Speaker #0Si vous vous posez des questions comme comment trouver plus de clients et faire décoller mon business, comment vendre mes services sans me sentir trop pushy, comment être plus visible sur les réseaux sociaux, alors vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans le podcast Je peux pas j'ai business, je m'appelle Aline, je suis coach de l'entreprise. coach business diplômé depuis 2019 et ce podcast a été créé pour vous, pour vous aider à développer le business de vos rêves, un épisode à la fois. C'est comme avoir une coach business dans votre poche, prête à vous donner le petit coup de pouce ou le botage de fesses dont vous avez besoin. Alors installez-vous confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour. Et si aujourd'hui on parlait syndrome de l'expert ? Parce que je me rends compte que c'est quelque chose dont je parle énormément au quotidien mais ça fait... Littéralement, j'ai regardé six ans que je n'avais pas fait d'épisode de podcast sur le sujet et Dieu sait qu'en six ans, les choses ont changé, j'ai changé, ma posture a changé donc j'ai plein de nouvelles choses à vous dire à ce sujet-là. Donc si vous ne savez pas ce que c'est le syndrome de l'expert, vous êtes au bon endroit, on va en parler et si vous savez ce que c'est et que vous vous débattez avec récemment au sein de votre business, cet épisode va vous apporter des solutions. Donc bienvenue dans ce nouvel épisode et bienvenue dans un syndrome que tous les entrepreneurs vont rencontrer à un moment donné de leur carrière. Oui ? absolument tout le monde, même si vous le savez, même si vous êtes particulièrement haut en termes de développement personnel, vous êtes obligé de tomber un jour dans le piège, puisque vous allez voir que c'est un mécanisme tout naturel qui se passe à l'intérieur de notre cerveau et qu'on ne peut pas faire autrement. La bonne nouvelle, c'est qu'une fois qu'on est au courant, on peut l'identifier et on peut mettre en place les bonnes pratiques pour s'en garder au quotidien. Donc, qu'est-ce que c'est le syndrome de l'expert, qui est aussi appelé aveuglement de l'expert en neurosciences ? Le syndrome de l'expert, c'est quand on est expert dans notre domaine. Donc dans notre industrie, votre métier, par exemple moi en tant que coach business, et que du coup votre perception, votre quotidien devient votre norme. C'est-à-dire que vos connaissances, vous considérez ça comme normal. C'est-à-dire que votre niveau d'avancement, vous considérez ça comme normal parce que, encore une fois, c'est votre norme depuis des années. Et que du coup, vous oubliez qu'il y a plein de personnes qui n'en sont pas là où vous êtes aujourd'hui. Et c'est quelque chose qui s'installe de manière très pernicieuse. C'est pour ça que ce n'est pas du jour au lendemain. il y a un chiffre de notre tête qui fait qu'on peut se reprendre, on le voit arriver. Non, non, non, c'est un petit peu le syndrome de la grenouille ébouillantée, ça s'installe de manière très pernicieuse. Et on se retrouve à agir, à parler, comme si tout le monde autour de nous savait ce qu'on savait, était au même niveau de compétence ou de savoir-être ou de savoir-faire que nous, alors que pas du tout. Et le résultat qui se crée, c'est qu'il y a un décalage qui se met en place entre vous et votre audience, vos clients, vos proches. qui se retrouvent littéralement à vous regarder avec des yeux de merlant frit, en mode, ça va, tu me parles chinois, je comprends plus rien. Pour vous donner un exemple très précis, il n'y a pas très longtemps de ça, je parlais avec une coachée qui refusait de faire de la publicité sur Meta, parce qu'elle me disait, non mais c'est bon, il y en a déjà trop, tous mes concurrents concurrents en font déjà, etc. Sauf que, évidemment, c'était un biais de sa part, parce qu'elle-même, elle envoyait 15 par jour, parce que, devinez quoi, elle était abonnée à tous ses concurrents et concurrentes, alors que moi, qui pourtant était sa cible, je n'en voyais aucune. Autre image, vous pouvez vous retrouver à vouloir faire du contenu de plus en plus expert avec des concepts qui ont été rarement abordés dans votre industrie, dans votre milieu pour vous différencier de vos concurrents, aller sur des trucs un petit peu précis, un petit peu plus scientifiques, un petit peu plus deep aussi. Et ça ne fonctionne pas, ces contenus-là, tout simplement parce que les gens ne sont pas du tout au même niveau d'apprentissage que vous. Un dernier exemple qui, je sais, va vous parler, c'est quand vous rencontrez quelqu'un en soirée qui vous explique son métier, mais vous ne comprenez pas. un mot sur deux de ce qu'ils racontent. C'est souvent le cas des consultants, des gens qui sont dans la tech, dans l'IT. À part des gens de leur milieu ou du même domaine qu'eux, on ne comprend pas. Tu utilises frère des mots que je ne comprends pas. Vas-y, parle-moi français. Et même quand on leur demande d'expliquer concrètement ça correspond à quoi, on ne comprend pas plus. Et ça, c'est littéralement un syndrome de l'expert. Ces gens-là baignent tellement au quotidien dans ce jargon, dans ce vocabulaire, dans cette industrie, qu'ils ne se rendent pas compte que pour le commun des mortels, En fait, ça ne veut rien dire, mais c'est exactement ce qui se passe dans nos business. Quand on est enfermé dans notre tête, dans notre petit milieu avec nos concurrents, où on commence à se parler les uns aux autres et on oublie de parler à nos clients, et on oublie de parler à notre audience, ou alors on se dit, non, mais c'est trop bête, les gens sont plus intelligents que ça. Ou alors on se dit, ah mais non, mais cette idée, elle a déjà été abordée mille fois, ça ne sert à rien que j'en reparle encore une fois. Eh bien, si. Donc, voilà un petit peu ce que c'est le syndrome d'expert, c'est d'être devenu un expert. et de s'adresser à tout le monde comme s'ils étaient des experts avec vous, avec les mêmes références, la même norme et le même niveau de savoir-être et de savoir-faire. Et du coup, ce syndrome de l'expert, quand il s'installe chez vous, ça va changer beaucoup de choses. Ça va changer votre perception. Par exemple, un expert en immobilier ne va pas du tout lire une annonce comme moi je peux la lire. Ça va changer vos réactions. Quand vous avez traversé certaines crises, certains challenges, certaines difficultés, vous n'allez plus du tout paniquer comme vous pourriez peut-être paniquer la première fois que vous l'avez vécu. Et ça va changer votre discours. Que ce soit votre vocabulaire, la terminologie, votre niveau de langage. Et ça, c'est de façon inconsciente parce que vous grandissez et ça reste évidemment vous. Sauf qu'encore une fois, bien souvent, nos clients, notre audience, nos prospects, nos abonnés, eux, ils n'en sont pas du tout, du tout à ce niveau-là. Donc, quels sont les symptômes qui pourraient vous montrer que vous êtes touché par le syndrome de l'expert, parfois même sans vous en rendre compte ? Le premier symptôme, c'est quand vous créez du contenu et que vous vous dites, oh là là, mais ça a été déjà dit mille fois, que ce soit par moi ou par quelqu'un d'autre, ça ne sert à rien de le redire encore une fois. Quand votre contenu n'est plus que consommé et enregistré par des concurrents et que vous avez... moins de demandes clients. Quand votre contenu stagne ou quand votre audience baisse, quand vous perdez en interaction et que vous essayez de pallier à ça en créant du contenu de plus en plus qualitatif avec des sujets où vraiment vous vous challengez à aller prendre des sujets qui ont été peu vus pour apporter des nouveaux concepts, des nouvelles idées, en fait c'est complètement contre-productif. Et si vous regardez les contenus qui cartonnent dans votre thématique, il y a fort à parier qu'avec votre casquette d'expert vous vous disiez, non mais en fait les gens sont teubés, pourquoi est-ce qu'ils likent ça, pourquoi est-ce qu'ils s'engage avec ça. « Ah, c'est aussi simple que ça de créer du contenu qui fonctionne, mais je trouve ça un petit peu trop superficiel. » En fait, c'est normal de penser ça. C'est juste que vous êtes dans votre syndrome de l'expert où le contenu que vous, vous consommez, il est bien plus éducatif, il est bien plus qualitatif que ça. Mais encore une fois, et ça, je vous le répéterai beaucoup, vous n'êtes pas votre audience. Vous n'êtes pas vos clients. Ou en tout cas, vous n'êtes plus votre audience. Vous n'êtes plus vos clients. Le contenu que vous consommez n'est pas le contenu que vos clients consomment. Le contenu qui vous fait acheter n'est pas le contenu qui fait acheter vos clients. Il va falloir apprendre à décorréler les deux. Autre symptôme que vous êtes dans un vrai syndrome de l'expert, c'est que votre business stagne parce que vous avez l'impression d'avoir déjà tout vu, tout fait et que vous avez une vraie envie de vous renouveler, de pivoter. Parfois, vous observez aussi une baisse d'engagement. Et quand vous échangez avec des gens, souvent, vous avez un petit peu des yeux de merdant frit en face de vous ou les gens vous demandent d'expliquer parce qu'en fait, ils n'ont pas trouvé ça très clair la première fois. Et il y a un test tout simple que vous pouvez faire, c'est d'ouvrir vos téléphones. vos DM, vos derniers contenus publiés, de les lire et de vous demander combien de ces contenus répondent vraiment à des questions qu'on m'a posées récemment. Ou de vous demander combien de ces messages privés sont vraiment de gens qui sont mes prospects ou mon audience cible. Et si la réponse est proche de zéro, vous savez que vous ne créez plus du contenu pour votre audience, vous créez du contenu pour vous ou pour vos collègues. Mais du coup, forcément, ça ne peut pas fonctionner. Tout à l'heure, en début d'épisode, je vous disais que le syndrome de l'expert, c'était quelque chose de complètement normal. et que tous les entrepreneurs allaient à un moment ou un autre passer par là. Et pourquoi je vous dis ça ? Parce que c'est vraiment un mécanisme neuroscientifique qui se crée à l'intérieur de notre cerveau. Je vais ultra caricaturer mes explications, alors les experts, s'il vous plaît, pardonnez-moi. Il faut savoir qu'au quotidien, notre cerveau a deux modes de fonctionnement. Automatique, qui est un peu son mode de fonctionnement rapide, et manuel, qui est quelque chose de plus lent, de plus contrôlé, qui prend plus de bandes passantes et plus d'énergie. Et les deux cohabitent au quotidien sans qu'on s'en rende compte. Exemple. Vous êtes en train de respirer en même temps que vous écoutez cet épisode de podcast. Peut-être que vous conduisez, peut-être que vous êtes en train de cuisiner. Quand vous respirez, vous ne pensez pas au fait que vous respirez. C'est votre cerveau automatique qui envoie des messages à vos poumons de « Eh les gars, il faut respirer » . Quand vous conduisez et que vous êtes dans cet état un petit peu de flot, c'est quasiment un mode automatique. Par contre, quand vous êtes en train de cuisiner, de couper une carotte ou alors que vous êtes en train de travailler, là vous êtes dans un mode manuel, un mode lent, contrôlé, mais qui vous prend aussi plus d'énergie. Et le boulot de notre cerveau au quotidien, c'est de faire passer le maximum de choses dans le mode automatique pour pouvoir sans cesse avoir de la bande passante pour le mode manuel si jamais il y a un danger tel un tigre aux dents de sabre qui surgit et qui nécessiterait qu'on analyse vite la situation et qu'on prenne la fuite. Alors notre cerveau, c'est un disque dur qui est resté des millénaires en arrière, donc il réfléchit encore comme ça, mais son but c'est vraiment de tout faire passer, en tout cas le maximum en mode automatique, et c'est pour ça qu'on a des biais cognitifs. Et c'est pour ça qu'on a des croyances, et c'est pour ça qu'une expérience devient souvent le reflet de notre réalité. C'est pour toutes ces raisons-là. Sauf que le syndrome de l'expert, qu'est-ce que ça a à voir avec ça ? C'est exactement votre cerveau qui essaie de se mettre en mode automatique. Ce qui est normal pour moi, l'est pour mon audience. Les connaissances que j'ai, tout le monde les a. Parce que c'est beaucoup plus facile de réfléchir comme ça, plutôt que de se questionner H24 sur est-ce que les gens pensent, voient et envisagent les choses de la même manière que moi. Donc une fois que vous avez compris ça, ça vous permet de comprendre un petit peu aussi les pistes et les solutions qu'on va avoir. Comment est-ce qu'on fait pour travailler et se débarrasser de ce syndrome de l'expert ? Je ne sais pas si on peut vraiment s'en débarrasser parce que moi-même, depuis que je m'en suis rendu compte, je compose avec ça au quotidien. Mais il y a plusieurs choses, plusieurs pistes que vous pouvez mettre en place au quotidien. Et le fil rouge de toutes ces solutions, c'est vraiment de se répéter cette phrase que je vous disais. Vous n'êtes pas ou vous n'êtes plus votre audience et votre client. arrêtez de vous comporter comme tel et arrêtez de tout juger à travers votre propre filtre arrêtez de vous dire mon contenu est bon ou il est pas bon alors que vous êtes en plein dans le syndrome de l'expert parce que ce que vous avez trouvé pas bon va être génial pour votre audience si vous saviez le nombre de fois que je publie un épisode de podcast en me disant non mais ça va pas fonctionner c'est trop bête, c'est trop stupide et que c'est mon meilleur épisode de podcast du mois Et à l'inverse, le nombre de fois où je suis ultra fière d'un épisode de podcast que je peux vous produire, en me disant « non mais ça c'est une réflexion de ouf, c'est un angle d'approche que je n'avais jamais abordé jusqu'ici, les gens vont trouver ça trop intelligent » , en fait, il ne fonctionne pas cet épisode de podcast. Donc encore une fois, vous n'êtes pas, vous n'êtes plus votre audience et vos clients. Donc première chose qu'on va mettre en place, c'est de réadapter votre contenu et votre vocabulaire à votre client idéal. Aujourd'hui, je pars du principe que vous êtes... plus avancé que votre client cible. Et que du coup, avec votre syndrome de l'expert, vous ne lui donnez plus ce qu'il attend parce que vous jugez ça comme normal, du bon sens ou bien acquis. Votre job aujourd'hui, c'est d'écouter les demandes de votre audience, même quand elles vous semblent basiques, même quand elles vous semblent mille fois déjà répétées. Deuxième chose qu'on va mettre en place, qui est directement reliée, c'est de refaire très régulièrement le point sur votre client idéal. A chaque fois que je vous fais un épisode de podcast sur le sujet... Je vous bassine avec la même chose qui est de parler avec votre client idéal, que ce soit en visio, au téléphone, autour d'un café, écoutez-le, écoutez ses mots, repérez ses expressions, repérez ses questionnements, créez du contenu autour de ça, etc. C'est d'autant plus valable lorsqu'on est dans un syndrome de l'expert de très souvent, tous les six mois ou avant chaque création d'une nouvelle offre, se remettre en contact avec son client idéal. Retournez sur le terrain, allez dans des salons, des événements, des conférences, sur les groupes Facebook, dans les commentaires chez vous, dans les commentaires. chez vos concurrents, repérer les questions que les personnes se posent, parce qu'ils sont là, leurs points de douleur et leurs besoins. Pas dans ce que vous, vous imaginez dans votre tête. Troisième chose à mettre en place, surveillez votre langage. Si vous commencez à remarquer que vous avez un langage soutenu, comme si vous parliez à d'autres experts, avec du jargon, avec des terminologies, des choses qu'on ne comprend pas, simplifiez. Simplifiez et faites attention aussi à constamment utiliser dès que possible des métaphores du quotidien, ce qui pourrait... permettre aux personnes qui ne connaissent pas un concept ou autre de pouvoir mieux le comprendre. Et moi, je pars toujours d'une règle très simple sur les réseaux sociaux et en termes de contenu. Si un enfant de 5 ans peut le comprendre, ma cible le comprendra. Bon, je caricature peut-être, mais je me dis toujours, si un ado de 15 ans peut comprendre, alors ma cible comprendra, mais je ne prends jamais rien pour acquis. Et je ne sais pas si vous vous êtes fait la remarque, mais très souvent, dès que j'emploie un mot en anglais, j'essaie toujours de donner la définition en français. Après, dès que je vous parle d'un concept, j'essaie toujours de vous donner, en tout cas le plus souvent possible, des métaphores et des exemples. c'est justement pour pouvoir parler au maximum de personnes et pouvoir aussi embarquer avec moi un maximum de personnes. Et enfin, cinquième et dernière chose qu'on va mettre en place, c'est ce que j'appelle la pleine conscience business. Alors, ce n'est pas du tout un truc perché ou spirituel, mais c'est juste de forcer son cerveau à repasser en mode manuel avant chaque décision importante que vous allez prendre, au lieu de décider à travers vos filtres, qui sont vos croyances, ce que vous jugez être normal, ce que vous jugez être acquis, du bon sens, etc. Exemple, la prochaine fois que vous allez créer un contenu, que ce soit pour les réseaux sociaux, pour une formation, pour un client, posez-vous la question. Est-ce que c'est compréhensible de mon client idéal et qu'est-ce que lui, il voit, qu'est-ce qu'il comprend, qu'est-ce qu'il interprète de ce que je suis en train de lui raconter ? Alors oui, ça vous force à faire une certaine gymnastique cérébrale, mais c'est le meilleur moyen d'être sûr de ne pas trop partir dans ce syndrome de l'expert. Restez en contact avec votre audience, faites régulièrement des sondages, demandez aux gens ce dont ils ont besoin. Exemple, l'épisode d'aujourd'hui. Pourquoi est-ce que je vous le fais ? Parce qu'hier, j'ai publié une story sur Insta en vous demandant « Ah bah, je suis en train de brainstormer tous les sujets de mes épisodes de podcast d'août. De quoi est-ce que vous aimeriez que je parle ? » Et là, il y a une personne qui m'a dit « Aline, j'aimerais bien que tu nous refasses un épisode de podcast sur le syndrome de l'expert. » Et là, je me suis dit « What ? Mais moi, j'en parle constamment de syndrome de l'expert. J'ai l'impression d'être sans cesse en train de le rabâcher. Pourquoi est-ce qu'il y a cette demande ? » Et en fait, quand je vais creuser dans mes contenus, je me rends compte que le seul épisode de podcast que j'ai fait sur le sujet à part entière, c'était il y a six ans. C'était un épisode de 2020, je crois que c'est l'épisode 45 pour référence. Et surtout que même si parfois je l'aborde au travers d'un épisode, vite fait pour justifier sur la création de contenu, pourquoi est-ce qu'un contenu peut parfois ne pas fonctionner, etc. Mais en fait, je n'en parle pas en détail. Et c'était un très bon rappel à l'ordre. J'étais moi-même dans mon propre syndrome de l'expert, par rapport au syndrome de l'expert, donc c'est Expert Session. Et bien, ça me permet de me rendre compte que j'avais tout faux dans ma vision. Donc, restez en contact avec votre audience et ne pensez jamais que vous savez mieux que votre audience ou votre client idéal. Ce n'est pas le cas. Donc, j'arrive à la fin de cet épisode de podcast. Le point à retenir, c'est que vous n'êtes pas, vous n'êtes plus votre audience et vous n'êtes pas, vous n'êtes plus votre client. Et à partir de là, quand vous avez compris ça, restez en contact avec lui, que ce soit au travers d'échanges, d'appels, de visios, de sondages, de questionnaires, tout ce que vous pouvez faire pour récolter les mots de votre client. ses préoccupations, ses envies, ses besoins, ça fonctionne et c'est ce qui va vous aider à garder la tête dans les étoiles qui est votre réussite, mais aussi les pieds sur terre. J'en profite pour vous faire un petit aparté, parce que je viens de terminer le montage de cet épisode de podcast, de le réécouter, et je me suis rendue compte qu'il y avait une chose que je ne couvrais pas dans cet épisode, c'est quid de quand on n'a plus envie de travailler avec cette cible, qu'on se sent tellement décorrélée de notre client idéal, que finalement on se rend compte qu'on a envie de plus, qu'on a envie de s'adresser à des personnes un petit peu plus expérimentées, avec un niveau plus élevé, etc. Je rencontre ce cas extrêmement souvent chez les personnes que j'accompagne, qui me disent « mais en fait Aline, moi j'ai plus du tout envie de travailler avec des débutants, j'ai envie de pivoter, d'aller sur une cible plus avancée. Alors, c'est évidemment possible, et là, votre syndrome de l'expert deviendrait le signe qu'il est temps pour vous d'upgrader, de pivoter, d'adapter votre activité. Par contre, j'ai quand même envie de vous mettre un petit warning, ou en tout cas un retour d'expérience par rapport à ça, c'est que certes, le syndrome de l'expert peut être un signal qu'il est temps pour vous de pivoter, et en même temps, attention, parce que le pivot n'est pas la solution magique à chaque ras-le-bol. Quand vous allez travailler avec une cible beaucoup plus avancée, vous allez vous créer de nouveaux problèmes. Une cible plus exigeante, parfois même un nouveau syndrome qui va s'ajouter, qui est le syndrome de l'imposteur de « Ok, jusqu'ici, j'étais dans ma zone de confort de travailler avec la première cible, mais sur la deuxième, je me challenge au point même que ça peut devenir très inconfortable pour moi. » Ça demande de rééduquer votre audience, parfois de la renouveler. Donc oui, il est possible de pivoter et de vouloir changer sa cible. Par contre, attention à bien comprendre ce que vous êtes en train de faire, à peser le pour et le contre, car aucune solution, évidemment, n'est parfaite. Et aucune solution ne va, comme par magie, résoudre... tous vos problèmes sans vous en créer d'autres par la même occasion. Et ça, c'est une des grandes règles de l'entrepreneuriat, c'est que chaque décision vient avec son lot de problèmes et que la question à vous poser, c'est quels sont les problèmes que j'ai envie de gérer au quotidien. Donc voilà, je referme ma parenthèse, mais ça me paraissait important de vous le dire avant de clôturer cet épisode. Voilà ce que je pouvais vous dire pour aujourd'hui. J'espère que ça vous aura plu. J'espère que ça aura été une bonne piqûre de rappel. J'ai d'ailleurs une petite demande pour vous. Si ces épisodes de podcast vous plaisent et si le podcast vous plaît de manière générale, laissez un commentaire sur la plateforme d'écoute de votre choix. Ça aide énormément le podcast à se faire connaître. Et comme vous le savez, avec ces épisodes quotidiens au mois d'août, je suis en mission pour doubler mes écoutes en 30 jours et pouvoir parler à plus de personnes. Et tout soutien de votre part, toute force reçue sera évidemment hyper importante pour continuer à me motiver à être disciplinée au quotidien. Merci d'avoir été là jusqu'au bout. Et à vous tous, je vous souhaite une merveilleuse journée, soirée, après-midi, nuit, où que vous soyez. Et je vous dis à très vite dans un prochain épisode. Bye tout le monde !