Speaker #0Tu as envie de te lancer dans l'alimentation cétogène, alors attends 30 secondes. Parce que je vais te dire aujourd'hui quelque chose qui pourrait t'éviter beaucoup de frustration. Tu vois, sur internet, on a parfois l'impression que le keto, c'est LA solution miracle. Tu enlèves le pain, tu enlèves les pâtes, le sucre, et les kilos disparaissent. Si seulement c'était aussi simple, ça serait génial. La vérité, c'est que le keto est un formidable outil, clairement. Mais ce n'est pas forcément le bon outil au bon moment. Et certaines personnes échouent. avant même d'avoir commencé. Pas parce qu'elles n'ont pas de volonté, pas parce que c'est des gens qui sont faibles mentalement, mais parce qu'elles partent en fait sur des mauvaises bases. Et reste bien jusqu'à la fin parce que je vais aussi t'expliquer pourquoi les femmes de plus de 40 ans obtiennent souvent de meilleurs résultats que lorsqu'elles en avaient 30. Tout simplement. Alors je sais que c'est contre-intuitif, mais il y a une vraie explication derrière tout ça. Salut à toi et bienvenue dans le podcast Keto Autrement. Ici on parle de keto, de jeûne intermittent, de liberté alimentaire et de transformation durable. Surtout si tu es une femme de plus de 40 ans qui en a marre des régimes à la con. Je suis François Bellet, j'enseigne aux femmes à perdre du poids grâce à l'alimentation cétogène et au jeûne intermittent. Chaque dimanche, je te partage des conseils concrets, des idées simples, parfois des coups de gueule et surtout beaucoup de motivation pour que tu reprennes le pouvoir sur ton corps, ton énergie et ta vie. Installe-toi bien, on démarre ! Avant de commencer, j'ai une petite demande. Si tu apprécies ce podcast, pense à cliquer sur suivre dans ton application. Et si tu m'écoutes sur Apple Podcast, prends quelques secondes pour laisser un avis 5 étoiles. Tu n'imagines pas à quel point ça aide le podcast à toucher d'autres personnes qui traversent les mêmes difficultés que toi. Allez, on entre dans le vif du sujet. Premier profil, la personne qui veut des résultats immédiats. Je vais être honnête, c'est probablement le profil que je rencontre le plus souvent. Tu découvres le kéto, tu regardes quelques témoignages. Une personne raconte qu'elle a perdu 8 kilos, 10 kilos, une autre 12, 15. Et ton cerveau fait immédiatement le calcul. Moi aussi, je veux ça. Du coup, tu te lances à fond. Tu vides les placards, tu donnes tes pâtes, tu jettes les biscuits, tu supprimes le sucre. Tu achètes des livres, des compléments, des recettes. Et pendant quelques jours, tu es porté par la motivation. Tu te sens un peu comme être invincible. Puis la réalité tape à la porte. La balance ralentit. Tu as une journée compliquée, tu vas craquer sur un dessert. Immédiatement, une petite voix apparaît. Et cette petite voix, elle te dit, tu vois, tu n'y arriveras jamais. Cette petite voix, elle est redoutable. Parce qu'en fait, elle ne juge pas seulement ton alimentation, elle juge ta valeur. Et c'est exactement là que beaucoup de personnes abandonnent. Pourtant, laisse-moi te dire une chose. Ton corps, ce n'est pas une machine. Ce n'est pas un compte bancaire où tu retires exactement ce que tu déposes. Parce que le poids, il varie. L'eau varie, les hormones varient, le stress varie, le sommeil varie, et tout ça influence la balance. Et les études montrent d'ailleurs qu'une perte de seulement 5 à 10% du poids corporel améliore déjà de nombreux marqueurs de santé. Mais notre cerveau, lui, il veut toujours aller plus vite. Et c'est souvent cette impatience qui fait échouer les meilleurs projets. Donc pose-toi cette question. Et si ton objectif n'était pas de perdre 10 kilos, ok, mais de ne pas perdre 10 kilos, ne plus jamais les reprendre. Tu vois la différence ? Elle change tout. Maintenant, parlons du deuxième profil. Et je pense qu'il concerne énormément de personnes. Peut-être toi qui m'écoutes aujourd'hui. Le deuxième profil, c'est la femme qui est épuisée. Pas juste fatiguée, hein. Épuisée. Parce que tu sens que tu te lèves fatiguée, que tu travailles fatiguée, que tu t'occupes de tout le monde, et le soir, tu t'effondres dans le canapé. Fais l'impression un peu de fonctionner sur batterie en permanence, quoi. Je vais te raconter une histoire. Une personne que j'ai pu aider par le passé, qui avait 48 ans, deux enfants, travail de préprenant, une maman âgée, donc elle devait s'en occuper quasiment tous les jours. La maison à gérer, des nuits trop courtes. Et en fait, quand elle est arrivée dans mon accompagnement, elle, elle pensait que son problème, c'était avant tout le sucre. Elle me disait, si seulement j'arrivais à arrêter de grignoter un petit peu tout le temps, etc. Alors du coup, elle s'était lancée dans le kéto et elle a tout changé d'un coup. On en a parlé un petit peu juste avant. Plus de sucre, plus de pain, plus de pâtes, elle avait balancé du jeûne intermittent direct, marche quotidienne, bref, vraiment tout d'un coup. Résultat, deux semaines plus tard, elle était juste encore plus fatiguée. Pourquoi ? Parce que là, à ce stade-là où elle en était, son vrai problème, ce n'était pas encore l'alimentation, même si c'était effectivement quelque chose sur lequel il fallait bosser. Son vrai problème, c'est qu'elle était en survie permanente. Elle vivait avec un niveau de stress absolument gigantesque en fait. Elle dormait mal, elle récupérait mal. Et son corps, ben, il faisait simplement ce qu'il pouvait pour tenir, quoi. Donc je vais te dire quelque chose qu'on entend vraiment trop rarement, parfois. La meilleure stratégie pour perdre du poids, c'est d'abord de dormir davantage. Ouais, de dormir davantage. Parce qu'un cerveau épuisé réclame plus facilement du sucre. Parce qu'un corps stressé stocke plus facilement. Parce qu'un organisme qui manque de récupération coopère rarement. Et ça, il y a beaucoup de personnes qui n'entendent jamais. D'accord ? Elles pensent manquer de volonté, elles pensent être nulles, alors qu'elles manquent simplement de repos. D'accord ? D'ailleurs, ouais... Attends un petit peu parce que tu vas voir que le troisième profil est probablement celui dans lequel tu vas plus te reconnaître. Donc ce troisième profil, c'est la femme qui veut tout changer du jour au lendemain. Alors j'imagine que tu connais cette scène. On est dimanche soir, tu te regardes dans le miroir, tu sais, un pantalon qui sert un peu trop. Ou tu tombes sur une photo de toi qui a été prise pendant le dernier anniversaire de ton fils, par exemple. Et là, tu prends une décision. Tu te dis bon, là, c'est trop. Cette fois, c'est terminé. Demain, nouvelle vie. plus de sucre, plus de pain, plus d'alcool, plus de grignotage, kétostric, jeûne intermittent, 10 000 pas par jour, 3 séances de sport, 2 litres d'eau, je me couche tous les jours à 22h, je fais de la méditation le matin, de la lecture, je vais chercher les meilleurs compléments, etc. Donc en gros, j'exagère bien sûr un petit peu, bien entendu, mais ce que tu te mets comme objectif là, c'est de devenir une nouvelle personne en 24h. Et bien sûr, on en revient d'ailleurs un peu au premier profil, parce qu'ils se ressemblent. Pendant quelques jours, ça marche. T'es porté par l'enthousiasme, tu cuisines. Tu prends des photos de tes repas, tu as le sentiment de contrôler les choses, d'accord ? Puis arrive la vraie vie, une mauvaise nuit, une réunion qui est stressante, les enfants malades, ça peut être quoi aussi ? Ça peut être une invitation au resto, chez des amis, une journée où t'as juste pas le temps de préparer ton repas à l'avance. Et là, tout s'écroule. Tu manges un morceau de pain, puis tu te dis que de toute façon, bon, t'en es là, c'est foutu pour foutu, le fameux syndrome. Tu dis que la journée est fichue, alors le soir, c'est pas grave, t'as des desserts, biscuits. pizza même s'il faut, bref, tu te lâches et le lendemain, il se passe quoi ? c'est simplement que tu culpabilises et tu te promets de recommencer lundi encore et encore ce scénario, je l'ai entendu des dizaines de fois et encore une fois, le problème, c'est pas le keto le problème, c'est le perfectionnisme parce qu'il y a beaucoup de femmes qui pensent qu'il faut être parfaite pour réussir en keto alors qu'en réalité, ce sont les personnes régulières qui réussissent, pas les parfaites Celles qui avancent même quand la journée n'est pas parfaite, le stress n'est pas un peu trop, elles se sentent un peu fatiguées. Celles qui acceptent qu'un repas ne détruise pas complètement leur semaine, ne le fasse pas tomber dans les faits foutus pour foutus. Celles qui comprennent qu'une erreur qu'elles font, ce n'est pas un échec. D'accord ? Au contraire, ça fait partie de l'année. Je vais te donner une image par rapport à ça. Construire une nouvelle alimentation, c'est comme construire une maison. Tu ne vas pas poser le toit avant d'avoir fait tes fondations. D'accord ? Tu avances étape par étape. Pourtant même des seins. beaucoup de personnes qui veulent construire toute la maison en un week-end. Forcément, tout de bien que ça s'effondre dans ce cas-là. Mais si tu te reconnais là-dedans, j'ai une bonne nouvelle. Tu n'as probablement pas besoin de plus de motivation. Tu as surtout besoin de plus de simplicité. Et ça, ça change tout. Maintenant, parlons d'un profil qui, moi, me touche particulièrement parce qu'il concerne énormément de personnes de plus de 40 ans, de personnes qui enchaînent les régimes depuis des années et des années. D'accord ? Quand j'évoque ça, toujours ça me fait penser à plein de gens que j'ai pu accompagner, des personnes qui sont arrivées dans mon programme, qui me disent le type de phrases qui résonnent vachement, qui me disent « François, moi je viens vers toi parce que j'ai tout essayé » . Ça me parle beaucoup parce que forcément je sais que ce n'est pas exagéré ce genre de phrases-là. Tu les connais, tous les trucs, le régime du camp, les Weight Watchers, compter les calories. faire de l'hypocalorique, des substituts de repas, bref, toutes ces choses-là, suivre pas nos applications, etc. On a tous fait le tour, donc toutes ces personnes connaissaient tous ces régimes-là, d'accord ? Sauf un, celui qui dure toute une vie. Et c'est souvent ça le problème. Parce qu'à force de chercher la prochaine méthode miracle, on oublie de construire des habitudes. On pense que le problème est toujours dans le programme, alors qu'il est plus... plus souvent dans notre manière d'aborder ce changement. Je vais te poser une question. Et si ton prochain succès ne dépendait pas de nouveaux régimes, mais du fait d'arrêter d'en chercher un ? Prends juste quelques secondes pour réfléchir à cette phrase. Parce que cette idée est peut-être même la plus importante de tout l'épisode. Les personnes qui réussissent durablement ne sont pas forcément les plus disciplinées. Ce sont celles qui arrêtent de courir après la perfection. Elles choisissent une direction. Et elles avancent, encore et encore, même quand elles font un écart, même quand elles stagdent, même quand il n'y a plus de motivation, même quand elles ont... Elles se sentent fatiguées, d'accord ? Pourquoi ? Parce qu'elles ont compris quelque chose. La motivation, elle est temporaire. Par contre, les habitudes que tu construis, elles, elles restent. Ok ? Ça, c'est hyper important. Et justement, d'ailleurs, le dernier profil est probablement, tu vas avoir le plus douloureux et sûrement un des plus fréquents. Si tu t'y reconnais, j'aimerais vraiment que tu écoutes jusqu'au bout, parce que c'est peut-être pas ton alimentation qui te fait souffrir, c'est peut-être plus la relation que tu entretiens avec elle. Donc le cinquième profil, c'est la personne qui mange ses émotions. Et si je termine par celui-ci, c'est pas un hasard. Parce qu'à mes yeux, c'est souvent le véritable problème. C'est pas forcément les glucides, le sucre, le pain. C'est plutôt les émotions. Tu passes une mauvaise journée, tu t'es disputé avec quelqu'un, tu es stressé par le travail. Je sais pas, tu t'inquiètes pour tes enfants, tu te sens seul, tu te sens fatigué. Et en fait, sans même t'en rendre compte, tu ouvres un placard. Tu cherches pas de la nourriture quand tu fais ça. Tu cherches du réconfort, tu cherches une pause. Tu cherches juste... quelques minutes de calme dans une journée qui est beaucoup trop rapide. Et pendant quelques instants, il faut dire ce qui est, ça fonctionne. Le sucre t'apaise, le gras ça réconforte, le cerveau il reçoit sa récompense. Puis forcément derrière, qu'est-ce qui arrive ? À la culpabilité. Tu te sens faible. Tu te promets que demain, ça sera différent. Et en fait, le cycle recommence. Donc j'aimerais que tu entendes ceci. Tu n'es pas faible. Tu n'es pas cassé. Tu n'es pas condamné à vivre comme ça dans toute ta vie. Tu es simplement un être humain qui a appris au fil des années à utiliser la nourriture comme un refuge émotionnel. Et ça, ça s'apprend, mais ça peut aussi se désapprendre. Moi, je repense souvent à une personne qui m'avait confié quelque chose d'assez... qui m'a beaucoup touché. Elle m'avait dit, en fait, le seul moment où je pense en faire à moi, c'est quand je mange un truc en cachette dans ma voiture. Cette phrase m'avait marqué parce que, je veux dire, elle ne parlait pas de nourriture. Elle parlait de solitude, elle parlait de fatigue, de surcharge mentale, du fait qu'elle n'avait pas d'espace pour elle. Et c'est précisément pour cette raison que je répète souvent que le kéto n'est pas une baguette magique. Alors oui, il peut réduire les fringales chez beaucoup de personnes. Il peut stabiliser l'énergie, il peut grandement faciliter la perte de poids. Mais il ne remplacera jamais un travail sur les émotions si celles-ci sont les véritables moteurs de tes comportements alimentaires. Ok ? Maintenant, il est temps pour moi de refermer la grande question du début. Pourquoi certaines personnes obtiennent-elles souvent de meilleurs résultats avec le keto après 40 ans ? Il faut savoir que la réponse est finalement assez logique. À partir de la quarantaine, beaucoup de femmes, notamment, entrent progressivement dans la périménopause. Les hormones commencent à évoluer, tout simplement. Les oestrogènes fluctuent, tu as la graisse abdominale qui devient plus facile à stocker, tu as des amis de sucre aussi qui peuvent augmenter parfois. Tu sens que ton énergie est moins stable. Et il y a beaucoup qui ont l'impression que leur corps ne leur obéit plus. Elles mangent comme avant, elles bougent comme avant, et pourtant elles prennent du poids. C'est extrêmement frustrant. Et souvent, elles pensent que c'est entièrement de leur faute, on en revient à la volonté, etc. Alors qu'en réalité, c'est juste leur métabolisme qui est en train de changer. Chez beaucoup de femmes, la sensibilité à l'insuline diminue progressivement. Autrement dit, le corps gère moins efficacement les grandes quantités de glucides qu'auparavant. Ce n'est pas une maladie, c'est juste une évolution fréquente avec l'âge. C'est juste normal. Et c'est justement dans ce contexte qu'une alimentation pauvre en glucides peut devenir particulièrement intéressante. Pourquoi ? Parce qu'elle limite les fortes variations de glycémie, elle améliore la satiété et ça réduit fréquemment les fringales. D'accord ? Et ce que ça permet aussi, c'est que beaucoup de femmes ont enfin l'impression de ne plus passer leur journée à penser à manger. Ok ? Ça, c'est la vraie libération. Ok ? Attention cependant, parce que c'est important de le dire, le keto n'est pas obligatoire, n'est pas supérieur à toutes les autres approches. Il y a certaines femmes qui réussiront très bien avec un low carb modéré, d'autres avec une alimentation méditerranéenne riche en protéines, d'autres simplement en diminuant les aliments ultra transformés. En fait, le meilleur régime, c'est celui que tu peux suivre pendant des années, pas pendant trois semaines. Et c'est probablement le conseil le plus important. temps que je puisse te donner aujourd'hui. Et j'aimerais terminer avec une dernière réflexion. Pendant des années, tu as peut-être pensé que tu manquais de volonté, que tu étais incapable de tenir un régime, que tu étais condamné à toujours reprendre, pas que tu avais perdu. Mais si ton corps a changé, si tes hormones ont changé, si ton métabolisme a changé, alors peut-être que le problème n'a jamais été réellement toi. Peut-être que tu essayais simplement d'utiliser les mauvais outils. Et ça, en fait, Au final, c'est une excellente nouvelle, parce qu'on peut changer d'outil. On peut apprendre, on peut reconstruire, on peut repartir de manière différente, sans se sentir coupable. sans être obligé de se priver tout le temps, sans passer sa vie au régime. Donc voilà le message que j'aimerais que tu gardes en tête aujourd'hui. Si cet épisode t'a plu, prends quelques secondes pour laisser un avis sur Apple Podcast et cliquer sur suivre dans ton application. C'est vraiment le meilleur moment d'aider le podcast à grandir. Et si tu connais peut-être une amie qui se pose des questions sur le keto ou qui enchaîne les régimes depuis des années et des années, partage-lui cet épisode, il pourrait potentiellement vraiment lui faire du bien. Et si tu veux démarrer le keto simplement, Sans te prendre la tête, j'ai créé le pack Keto Autrement. Dedans, tu trouveras un guide du débutant clair, 7 jours de menu keto, une version végétarienne pour les personnes qui ne mangent pas de viande, et la liste de courses complète. Tout est prêt. Tu n'as plus qu'à suivre. Le lien est en description. Et si tu veux être accompagné, assister à mes lives aussi, poser tes questions, ne pas rester seul, tu peux rejoindre gratuitement le groupe Facebook Keto Autrement. Encore une fois, tous les liens sont dans la description de l'épisode. Merci d'avoir passé ce moment avec moi. Prends soin de toi et rappelle-toi une chose, tu n'as pas besoin d'être parfaite, tu as simplement besoin d'avancer dans la bonne direction. A très bientôt pour un nouvel épisode de Keto Autron.