Speaker #0Salut à toi et bienvenue dans le podcast Keto Autrement. Ici, on parle de keto, de jeûne intermittent, de liberté alimentaire et de transformation durable, surtout si tu es une femme de plus de 40 ans qui en a marre des régimes à la con. Je suis François Bellé, j'enseigne aux femmes à perdre du poids grâce à l'alimentation cétogène et au jeûne intermittent. Je les aide également à finir avec les envies de nourriture émotionnelle. Chaque dimanche, je te partage des conseils concrets, des idées simples, parfois des coupules. et surtout beaucoup de motivation pour que tu reprennes le pouvoir sur ton corps, ton énergie et ta vie, installe-toi bien, on débarque. Avant de commencer, si tu apprécies le podcast, pense à cliquer sur suivre pour ne pas manquer les prochains épisodes. Et si tu m'écoutes sur Apple Podcast, tu peux aussi laisser 5 étoiles au podcast, ça m'aide énormément à le faire connaître. Et enfin, si tu as une amie qui passe son temps à recommencer le keto, embois-lui cet épisode parce que je pense qu'il pourrait vraiment lui être utile. Aujourd'hui, j'ai envie de commencer avec une phrase que je reçois très souvent. « François, lundi je reprends sérieusement. » Peut-être que tu l'as déjà dit toi aussi. « Lundi je reprends, après les vacances je reprends, après ce week-end je reprends, après Noël je reprends, après l'anniversaire de mon fils je reprends. » Et parfois même tu t'es peut-être dit « Allez, demain je reprends. » Et sur le papier ça paraît plutôt positif, d'accord ? Alors on s'est un peu éloigné de son alimentation et on décide de repartir. Sauf que derrière cette phrase se cache parfois un problème. Parce que si tu dois sans cesse reprendre le keto, c'est peut-être que tu fonctionnes encore avec l'idée qu'à chaque fois que quelque chose ne se passe pas comme prévu, tout est à recommencer. Et aujourd'hui, j'aimerais justement essayer de te sortir de cette logique. Parce qu'un repas différent n'annule pas les trois semaines qui viennent de passer. Un week-end compliqué n'efface pas tout ce que tu as appris. trois jours pendant lesquels tu as moins bien mangé ne te ramènent pas magiquement au point de départ. Tu n'as pas besoin de recommencer. Tu as besoin d'apprendre à continuer. Et cette différence, elle paraît peut-être minuscule, mais vraiment, elle change beaucoup de choses. Imagine, ça fait trois semaines que tu fais du keto, ça se passe plutôt bien, tu as trouvé quelques repas que tu aimes bien, tu prends tes habitudes petit à petit, tu te sens même un peu mieux et tout, puis arrive un week-end. Samedi midi, tu es invité, alors tu fais au mieux, mais il y a un dessert et tu en manges. Et le soir, tu te dis, bon, pour aujourd'hui, c'est foutu, donc tu manges autre chose que tu n'avais pas prévu. Puis dimanche matin, un petit déj différent, puis dimanche midi, repas en famille, puis dimanche soir, tu regardes ton week-end et tu te dis, bon, allez, demain, je m'y remets sérieusement. Et là, tu fais quelque chose que je trouve intéressant. Tu traces mentalement une espèce de ligne, d'accord ? Donc, avant, j'étais sérieuse. Après. j'ai craqué et lundi, nouveau départ. D'accord ? Ça, c'est exactement la logique des régimes classiques. Tu sais, le fameux, demain je commence, demain je commence mon régime. Donc ce soir, allez, on finit le paquet de gâteaux, on mange la pizza, on prend le dessert, parce qu'à partir de demain, tout change. Et parfois, sans s'en rendre compte, on reproduit exactement la même chose avec le keto. On passe de, ok, je mange le keto, on passe de ça à j'ai craqué, puis je reprends le keto. Alors que la vraie compétence à développer, elle est peut-être ailleurs. Elle consiste à être capable de dire, ok, ce repas a été différent, le prochain sera simplement un repas normal. Point. Pas de punition, pas besoin d'attendre lundi, pas besoin de faire 24 heures de jeûne pour « réparer » , pas besoin de supprimer la moitié de ton alimentation le lendemain, pas besoin de monter sur la balance 4 fois, juste tu continues. Et je vais te donner une règle extrêmement simple aujourd'hui. Si tu ne dois retenir qu'une seule chose de cet épisode, c'est celle-ci. Ne transforme pas une exception en permission d'abandonner. Je le répète, ne transforme pas une exception en permission d'abandonner. Tu manges quelque chose que tu n'avais pas prévu ? Très bien, c'est arrivé, ok ? Mais attention à la petite phrase qui arrive juste derrière. Tu sais, le fameux foutu pour foutu. Parce que très souvent, ce n'est pas le premier aliment qui pose réellement problème. C'est juste cette phrase en fait. Donc prenons quelque chose de très concret. Tu es au restaurant ? Tu prends un plat qui t'aurait compatible, puis quelqu'un commande un dessert, tu en prends quelques bouchées. Tu pourrais simplement sortir du restaurant et continuer normalement. Mais ton cerveau peut aussi te dire, bon, de toute façon, aujourd'hui c'est foutu. Et sur le chemin du retour, on pourrait prendre une glace. Puis le lendemain, bon, j'ai déjà fait n'importe quoi hier. Et finalement, en fait, 4 bouchées de dessert deviennent 2 jours complètement différents. Tu vois la différence ? Ces 4 bouchées-là n'étant pas obligées à manger différemment pendant 2 jours. C'est juste l'interprétation de ces quatre bouchées qui a parfois déclenché la suite. Et c'est quelque chose que j'aimerais vraiment que tu commences à observer. Pas seulement, qu'est-ce que j'ai mangé ? Mais qu'est-ce que je me suis dit juste après ? Parce que cette petite phrase intérieure, elle est parfois beaucoup plus importante que l'aliment lui-même. J'ai craqué, je suis nul, j'ai aucune volonté, je savais bien que je n'y arriverais pas, elle est encore ratée, foutu pour foutu. Et si à la place, tu pouvais simplement penser, ok, c'était pas prévu, mais je continue. Tu enlèves du coup énormément de pouvoir à cet écart. Et d'ailleurs, si tu as écouté mon épisode précédent, tu vois probablement le lien. Je te parlais du fait qu'on peut très bien... connaître la théorie du Keto, mais avoir beaucoup plus de difficultés lorsqu'on doit l'appliquer dans la vraie vie. Et bien ça, c'en est un parfait exemple. Théoriquement, tu sais probablement qu'un repas ne détermine pas à lui tout seul ton parcours, mais lorsque tu es dedans, avec la culpabilité, avec la balance, avec cette impression d'avoir fait une erreur, c'est beaucoup plus difficile. Et c'est justement pour l'une de ces raisons que j'ai créé le défi Keto Express. D'ailleurs, petite parenthèse importante, les inscriptions sont maintenant ouverte. Je ne vais pas transformer cet épisode en présentation commerciale du programme, ce n'est pas le but. Je veux surtout que tu reportes aujourd'hui avec quelque chose que tu peux appliquer dès ton prochain repas, d'accord ? Mais si tu ressens justement le besoin d'être accompagné pour arrêter de rester seul face à ce genre de situation, Keto Express a été créé pour ça. Je te mets le lien dans la description de cet épisode si tu veux découvrir les détails. Maintenant, on revient à notre fameux lundi je reprends. Parce qu'il y a une deuxième erreur derrière cette logique, c'est de vouloir compenser. Tu vas te remanger samedi, donc dimanche, tu te dis, je vais jeûner. Alors attention, je ne suis évidemment pas en train de dire que le jeûne intermittent est mauvais. Tu sais que j'en parle assez régulièrement ici. Mais il y a une énorme différence entre jeûner parce que ça correspond à ton rythme, parce que tu n'as pas faim, parce que tu l'utilises intelligemment, et jeûner pour te punir d'avoir mangé quelque chose la veille. Psychologiquement, ce n'est pas du tout la même chose. Dans un cas, c'est je n'ai pas faim ce matin, je mangerai plus tard. Dans l'autre, c'est hier j'ai été mauvaise. aujourd'hui je n'en répare rien. Et moi, je n'aime pas du tout cette deuxième logique parce qu'on tombe vraiment dans l'écart qui donne de la culpabilité. Du coup, on se punit. Du coup, on tombe dans le contrôle. Et ça, ça entraîne quoi ? Un nouvel écart. Alors que j'aimerais que ton alimentation devienne beaucoup plus calme en fait. Voilà donc ce que je te conseille après un repas ou une journée qui ne s'est pas passé comme prévu. Première chose, ne dramatise pas. Tu n'as pas besoin de te raconter une histoire autour de ce qui vient de se passer. Tu constates. « Ok, j'ai mangé ça. » Et c'est tout en fait. Pas de « je suis incapable de tenir » , pas de « j'ai encore tout raté » . Mais reste-en sur les faits en fait, tout simplement. Deuxième chose, ne cherche pas à réparer. Tu n'as pas besoin de te punir. Tu n'as pas besoin de faire une journée à 500 calories. Tu n'as pas besoin de te lancer dans un jeûne interminable juste pour compenser. Reviens simplement à ton fonctionnement habituel. Troisième chose, pense au prochain repas. pas à lundi, pas à demain, au prochain repas. C'est probablement l'une des habitudes les plus utiles que tu puisses développer. Alors, tu déjeunes au restaurant et le repas est très différent de ce que tu avais prévu ? Très bien, ok. Ce soir, tu reprends ton alimentation qui est toi habituelle. Pas besoin d'une cérémonie de redémarrage. Et quatrième chose qui est peut-être même la plus intéressante, essaie de comprendre ce qui s'est passé. Sans culpabilité. Pourquoi tu mangeais différemment ? Parce que tu en avais envie et que tu as fait ce choix consciemment ? Ok, c'est top. Est-ce parce que peut-être tu étais stressé, parce que tu avais très faim, parce que tu n'avais rien prévu, parce que tu n'as pas osé dire non, parce que tu pensais qu'après le premier écart, tout était foutu ? Et je pense que la réponse, elle peut t'apprendre quelque chose. Et ça, en fait, c'est infiniment plus utile que de te traiter de tous les noms et de t'en vouloir. Imaginons que tu réalises, chaque vendredi soir, j'arrive complètement affamé et je mange n'importe quoi. Ok, tu te rends compte de ça. Là, ton problème, c'est peut-être pas la volonté. Ton problème, c'est peut-être simplement ce qui se passe avant le vendredi soir. D'accord ? Ou alors, autre situation, ça peut être chaque fois que je me pèse et que mon poids remonte, je me décourage et je mange davantage. Très bien. Là, tu viens d'identifier un déclencheur. D'accord ? Ou encore, ça peut être quand je vais chez mes parents. Je n'ose jamais refuser le dessert. Ça, c'est un truc sur lequel tu peux travailler. D'accord ? Tu vois la différence ? On passe de « je suis nul » à « j'ai identifié une situation qui me pose problème » . Comment est-ce que je peux mieux la gérer pour la prochaine fois ? Et là, tu progresses. Parce que réussir le keto sur le long terme, ça ne veut pas dire devenir parfaite. C'est important, j'insiste toujours là-dessus. Tu n'auras jamais une vie dans laquelle absolument tous les repas seront parfaitement planifiés. Et heureusement, en fait, tu vas partir en vacances, tu vas aller au resto, tu vas fêter des anniversaires, tu vas peut-être manger quelque chose simplement parce que tu en as envie. Tu vas avoir des semaines où tout sera facile, et d'autres où ça sera bien. Du compliqué, d'accord ? Donc, si ta réussite dépend de ta capacité à être parfaite, je t'avertis que, je te le dis, tu te prépares à beaucoup de frustration. Alors que si ta réussite dépend de ta capacité, revenir naturellement à tes habitudes après une période différente ou plus compliquée, là, tout change. C'est un peu comme conduire, d'accord ? Si tu rates une sortie sur l'autoroute, tu ne te dis pas « Mince, j'ai raté la sortie, il faut absolument que je retourne au point de départ. » D'accord ? Tu continues, ton GPS y recalcule, tu prends la prochaine sortie et tu arrives quand même à destination. D'accord ? Mais j'aimerais que tu commences à voir ton alimentation un petit peu comme ça. Tu as raté une sortie, très bien. On recalcule. Pas besoin de retourner au tout début. Et c'est justement cette façon de penser que j'ai envie de développer avec les personnes qui vont rejoindre Keto Express cette semaine. Pas la perfection, pas 12 semaines pendant lesquelles il faut être irréprochable, mais apprendre à faire progressivement, à mieux gérer la vraie vie, à mieux gérer les questions, les doutes, les envies, les repas différents, les moments où le poids fait pas ce qu'on voudrait, les moments où on n'a plus de motivation. Parce que pour moi, c'est là que se construit quelque chose de durable. Encore une fois, si tu veux découvrir Keto Express, les inscriptions sont ouvertes cette semaine et tu trouveras toutes les informations dans la description. Mais que tu rejoignes le programme ou non, je veux vraiment que tu testes ce dont on vient de parler. D'accord ? Donc la prochaine fois que tu manges quelque chose qui n'était pas prévu, observe ce qui se passe dans ta tête juste après. D'accord ? Et lorsque tu entends « bon, foutu pour foutu » , s'il te plaît, arrête-toi et réponds simplement « non, c'est pas foutu pour foutu, c'est juste un repas » . Le prochain repas, je continue normalement. Ok ? C'est tout, pas besoin de faire davantage. Et si tu arrives progressivement à développer ce réflexe, tu vas peut-être arrêter de penser, de passer ta vie à reprendre le kéto. Parce que tu ne l'auras plus vraiment arrêté, tu l'auras simplement vécu. Et finalement, c'est peut-être ça que je veux que tu retenes aujourd'hui. Le véritable progrès n'est pas forcément de réussir à ne plus jamais sortir du cadre. Le véritable progrès, c'est peut-être le jour où sortir un peu du cadre ne déclenche plus trois jours de culpabilité derrière. Donc cette semaine marque l'ouverture du défi Keto Express. Si tu as envie d'être accompagné pour aller justement dans cette direction, toutes les informations sont disponibles dans la description de l'épisode. Tu peux aller regarder ça tranquillement et voir si ça correspond à ce dont tu as besoin aujourd'hui. Si ce n'est pas le cas, applique au moins cette règle dès cette semaine. Ne recommence pas lundi, continue au prochain repas. Ok ? Allez, moi je te dis à très vite pour un nouveau podcast.