- Speaker #0
Bonjour et bienvenue sur L'Arrière Boutique, le podcast qui vous invite dans les coulisses de l'expérience retail. Je suis Audrey Gallier, consultante dans les domaines du retail, de l'entrepreneuriat et du développement de marques. Après dix années passionnantes à créer et développer mes boutiques, j'ai envie aujourd'hui de transmettre mon expérience mais aussi celle de mes invités. Pour cela, je reçois dans ce podcast des personnes inspirantes qui vous ouvrent les portes de leurs boutiques pour vous raconter leurs aventures. Je vous livre aussi dans des épisodes boîte à outils, dépensées et astuces pour vous motiver et vous aider dans vos projets retail. Très bonne écoute ! Aujourd'hui, je vous emmène à la rencontre de Marine Foulon, fondatrice de Pépite de Famille. Avant de se lancer dans l'entrepreneuriat, Marine a passé 15 ans dans le secteur du luxe à des postes de direction stratégique et financière. Et puis, il y a un peu plus d'un an, elle a fait un grand écart assez radical en ouvrant un colombe un lieu de 200 m² entièrement dédié aux familles. Pupilles de famille, c'est un espace hybride qui mêle plusieurs choses. Une boutique de jeux et de livres pour enfants, un café où les parents peuvent se poser, un espace pensé pour accueillir les enfants et toute une programmation d'ateliers, de rencontres et d'activités pour les familles. L'idée, c'est de créer un lieu vivant, un endroit où l'on vient autant pour acheter quelque chose que pour passer du temps, se rencontrer, apprendre ou tout simplement souffler un peu. Un lieu que Marine décrit comme un véritable refuge pour les familles. Dans cet épisode, on va parler évidemment de reconversion professionnelle et de ce grand saut entre une carrière dans le luxe et la création d'un lieu pour les enfants et les parents. On parle aussi très concrètement de la construction du projet, comment tester son idée avant même d'avoir un local, comment penser une offre hybride entre boutique, café et atelier, comment financer un projet comme celui-ci, d'autant plus que Marine a acheté les murs alors que ça n'était pas du tout prévu. On parle aussi de communauté, comment créer un lieu de vie autour de la parentalité aujourd'hui et faire en sorte que les gens ne viennent pas seulement pour consommer. mais se rencontrer, échanger et créer du lien. Et puis, on parle aussi de la réalité du quotidien parce que Marine est aussi maman de trois enfants qui ont entre 4 et 10 ans. Alors forcément, la question de l'équilibre entre vie perso et vie professionnelle se pose aussi. Bref, on va parler de commerce, comme toujours, de lieu de vie, de parentalité, de reconversion et d'entrepreneuriat. Très bonne écoute. Salut Marine.
- Speaker #1
Salut Audrey.
- Speaker #0
Comment vas-tu ?
- Speaker #1
Écoute, honnêtement, je suis ravie d'être là. j'aime énormément ton podcast donc je suis très touchée que t'aies pensé à moi et puis surtout c'est le premier que j'enregistre donc j'avoue que c'est un petit peu intimidant mais tu vois je suis très contente que ça soit chez toi ouais bon ça va être un bon moment,
- Speaker #0
y'a pas de question piège c'est pas vite alors ce qu'on va faire c'est que tout simplement je vais te laisser la parole pour m'expliquer qui tu es et donc toi tu as fondé Pépite de famille Donc me raconter ce que c'est que Pépite de famille. Après, on va aller creuser dans ton histoire, dans l'histoire de ce lieu, dans ce projet, pour voir un petit peu comment tu l'as mis en place, qu'est-ce qui a été le déclic pour toi, qu'est-ce qui te fait te lever le matin avec passion pour accueillir ce lieu et proposer toujours plus de choses pour les familles que tu accueilles. Donc on va creuser ensuite tout ça. mais pour commencer Qui es-tu et qu'est-ce que c'est que Pépite de famille ?
- Speaker #1
Alors, moi je m'appelle Marine, j'ai trois enfants et j'ai donc ouvert Pépite de famille il y a un petit peu plus d'un an, début 2025. Après deux ans et demi pour le faire sortir de terre. C'est le fruit d'une reconversion, j'ai travaillé une quinzaine d'années en finance et en direction financière et en strat dans le secteur du luxe. et voilà, il y a une conjonction de déclics dont on parlera sûrement plus tard qui m'ont conduit à ouvrir ce lieu qui est un lieu ressource qui fait 200m2, qui est situé à Colombe dans le 92 en banlieue parisienne c'est un lieu qui réenchante les moments en famille un espace où les familles vont partager des moments de qualité et qui est multi-offre, tu y trouveras une boutique de jouets un grand café mieux. chaleureux, on y sert des pâtisseries, des boissons chaudes, un espace jeu. On propose également des ateliers pour les enfants de 0 à 10 ans, mais également pour les futurs jeunes parents. Et puis en famille, on fait aussi beaucoup de choses en duo. Et enfin, on a des formules anniversaires et on propose la possibilité d'organiser des événements familiaux, mais également un peu pro. On accueille régulièrement des entrepreneurs, on fait des événements pour les femmes. Donc l'idée, c'est vraiment un lieu qui vive en fonction des besoins, des envies des familles, mais pas que. Un lieu qui soit aussi beaucoup ancré localement, donc à Cologne, mais également dans toutes les communes limitrophes, ou à Cologne manière. Et même un peu plus loin. Voilà, c'est comme ça que je le conçois. Et à vrai dire, c'est comme ça que ça vit depuis plus d'un an.
- Speaker #0
Ok. Et quand tu as pensé le projet, il avait déjà un petit peu cet aspect-là ou il a évolué déjà en un an d'ouverture ?
- Speaker #1
Alors, il avait clairement cette coloration très forte de lieux de vie, de lieux qui rassemblent, de lieux de partage. Après, honnêtement, ça m'arrive très régulièrement de me dire, souvent dans mes journées, que c'est encore plus incroyable que ce que j'avais imaginé. Je vois souvent, par exemple, des mamans, le matin, suite à un atelier, qui sont en train d'allaiter tout en buvant leur latté et en échangeant des recos, des conseils. Ça, c'est des choses que je n'avais même pas pu imaginer. Et en fait, un lieu a quand même beaucoup ce pouvoir de... de créer des moments assez inattendus. Et je suis franchement hyper contente d'avoir réussi, je pense, à créer ce supplément d'âme. Une des missions que je m'étais fixée, c'était, je veux vraiment que les gens, quand ils vont, les familles, quand elles viennent chez Pépite de famille, elles se sentent comme à la maison. Et j'ai quand même régulièrement la sensation que c'est le cas, qu'elles se sentent bien. Je les accueille, la plupart des familles que je connais bien, par leur prénom. Je connais le prénom de leurs enfants. Je prends toujours ce temps, ces quelques minutes d'accueil. Et donc, je pense qu'effectivement, ça se ressent beaucoup. Et c'est ce qui fait que beaucoup de familles reviennent.
- Speaker #0
Ça, c'était une des missions que tu avais posées sur le papier. Est-ce qu'il y a d'autres missions que tu avais un petit peu identifiées ?
- Speaker #1
Oui, en fait, en gros, je voulais un lieu où les familles puissent prendre le temps d'être ensemble, de se connecter, voire de se reconnecter les uns aux autres. notamment tu vois l'idée c'est vraiment un lieu où c'est comme à la maison sans la charge mentale qui va avec donc on profite on se fait plaisir tu vois je sers des très bonnes pâtisseries il y a un espace jeu on peut aussi se former on peut aussi passer des moments récréatifs donc l'idée c'est vraiment d'être dans l'instant présent d'être pleinement dans l'instant présent avec ses enfants notamment ça c'est quelque chose que j'avais observé Merci. notamment pendant le confinement, le pouvoir du jeu, notamment dans le fait que c'est vraiment une communication, un langage pour les enfants. Quand tu prends le temps de jouer avec eux, tu te mets à leur hauteur et tu arrives pleinement à connecter avec eux. Et donc, chez Pépite, il y a aussi cette notion très forte autour du jeu, autour de l'amusement. Et c'est pour moi une manière pour les familles, les parents et les enfants de se reconnecter les uns aux autres. Donc la mission, elle est vraiment autour de ça. de recréer du lien, de créer du lien, voire de recréer du lien.
- Speaker #0
D'accord. Ok, et donc, ce projet, tu dis, ça a mis deux ans et demi à sortir de terre. Est-ce que tu peux nous raconter un peu ton cheminement, à partir de quand l'idée est née ? Parce que des fois, il y a des idées qu'on garde dans la tête des années, des décennies. Et voilà, quand est-ce que cette idée est devenue quelque chose de plus concret et tout ton petit cheminement à partir de là ?
- Speaker #1
Oui, complètement. En fait, si je réfléchis au pourquoi du comment, est-ce que j'ai eu un déclic ? Je ne suis pas sûre d'en avoir eu un. J'en ai eu plusieurs. Pour moi, ça a été une conjonction de plusieurs facteurs. Pro, perso. Perso, clairement, parce que rapidement, après être devenue maman, j'avais l'impression de courir après le temps, d'être toujours dans cet entre-deux, vouloir m'engager. professionnellement d'un côté, vouloir passer du temps de l'autre avec ma famille, et finalement de réussir à bien faire aucun des deux. Et puis, tu vois, le confinement, je me suis dit, ça y est, c'est l'occasion parfaite pour passer enfin du temps avec mes enfants. Je me suis rendue compte qu'avoir du temps avec eux, ça ne voulait pas forcément dire pour autant avoir du temps de qualité. Et qu'en fait, pour nourrir une complicité que tu peux avoir, que tu peux vouloir avec quelqu'un, c'est... C'est investir pleinement cette relation. Et c'est là où je me suis rendue compte qu'effectivement, prendre le temps de jouer, notamment avec son enfant, c'était l'essentiel, mais c'était nécessaire. Et donc ça, c'était une première composante. Tout ça sur fond de pas mal de remises en question professionnelles. Tu vois, donc comme je disais, j'ai... J'ai pendant très longtemps été dans des métiers finance, stratégie. J'ai fait une grande partie de ma carrière aussi à l'étranger, donc j'étais en Asie. Puis après la naissance de mon aîné, on a bougé, j'ai demandé à être mutée en France. Et là, j'ai eu un poste. plutôt au siège. Et ça a été très différent, très apprenant, clairement, mais c'est aussi à partir de là où j'ai commencé à me sentir moins alignée en termes de valeur, me sentir moins à ma place, moins utile. Et tu vois, je dis souvent que j'étais pendant une certaine phase dans un confort inconfortable. Je restais là. parce que quelque part, je ne connaissais que ça. Je sentais que mon expertise était là. Mais petit à petit, j'avais l'impression de me faner. Et du coup, j'ai fait un bien de compétence. Et ça, je pense que ça m'a aussi beaucoup aidée à ouvrir les yeux sur le fait que finalement, il y avait vraiment une urgence à bouger, à être dans l'action et à ne pas essayer de me contenter de... ce que je connaissais déjà, qui ne me satisfaisait plus. Tout le monde a des peurs à ce moment-là. Donc ça m'a aidée à mettre...
- Speaker #0
C'est possible de sortir d'un chemin un peu tout tracé, quoi.
- Speaker #1
Complètement. Ouais, ouais. Il y a des frais financiers, sociaux. Tu dis aussi que... Est-ce que tu serais capable de faire autre chose ? Enfin, plein de questions.
- Speaker #0
Oui, il y a toi-même qui... se posent toutes ces questions, puis il y a aussi les entourages qui...
- Speaker #1
L'entourage te renvoie ses propres peurs. Oui,
- Speaker #0
qui peuvent te frapper. Et donc ça, ça rajoute une difficulté supplémentaire.
- Speaker #1
Exactement. Alors, le bilan de compétences m'a aidée justement à un peu détricoter tout ça. Notamment, il a mis le doigt sur le fait que clairement, j'avais déjà... J'aime beaucoup les enfants. Il y avait tout ce côté assez instinctif maternel. Mais surtout, j'ai été très sensible aux liens, la transmission. En fait, finalement, toute ma vie, j'ai fait de l'accompagnement scolaire, du mentoring. J'ai aidé des jeunes à préparer leurs examens, leurs concours. Il y a toujours eu cette notion d'accompagnement, de vouloir... donner le meilleur de chacun, et puis vraiment de ce côté un peu humain. Mais je l'avais jamais envisagé sous un angle pro. C'était là, mais bon, ça me semblait être quelque chose de complémentaire. Et je pense que le bilan m'a aidée à potentiellement envisager le fait que ça pouvait être aussi un autre chemin professionnel. Après, concrètement, il fallait savoir quoi. Et du coup, c'est là où...
- Speaker #0
Qu'est-ce que j'en fais de ces infos, quoi ?
- Speaker #1
Ouais. L'intuition est là, le why est là, mais par contre, concrètement, comment j'en fais mon boulot demain ? Et là, il y a eu une dernière brique. Parallèlement à ça, on a déménagé avec ma famille et on est venu s'installer à Colombes, cette jolie ville du 92, qui me semblait être une ville très familiale. C'est une ville où on a plus d'espace, on est proche de Paris, mais on a... Il y a plus facilement des jardins, on est au calme. Donc, sur le papier, parfait pour les familles. Et tu vois, j'ai été assez surprise de constater, en m'installant ici, j'avais deux enfants à l'époque. Mon deuxième avait deux ans et demi. Donc, tu vois, il y a six mois de rentrée à l'école. Aujourd'hui, ils ont quatre, sept et dix.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà. Et en fait, à Colombes, j'étais assez surprise du fait qu'il n'y avait pas ou peu de structures adaptées aux familles. donc tu vois même pas je sais pas un restaurant un peu qui se freinit ou alors typiquement avec mon enfant de deux ans et demi j'avais aucun atelier, rien à faire, rien de spécial avec lui et c'est là où je pense que j'ai eu vraiment un déclic ça a permis un peu de tout mettre en perspective cette envie justement de créer des espaces où les familles puissent partager des moments de qualité ce qui m'avait tellement manqué de créer du lien de de remettre la valeur famille au centre un petit peu de notre quotidien. Et du coup, c'est comme ça que je me suis dit, tiens, en fait...
- Speaker #0
Tu as constaté qu'il y avait un manque et donc tu t'es dit, moi j'ai cette solution potentielle, mais que je n'ai pas activée, on peut faire quelque chose.
- Speaker #1
Exactement. Donc tu vois, c'est pour ça que je te dis, c'était une sorte de conjonction, un peu d'alignement, un moment à un autre, je me suis dit, c'était presque une évidence. Et du coup, c'est ça aussi qui m'a aidée à me dire, bon, allez, il faut y aller peut-être. Et puis, parallèlement à ça, j'ai négocié une rupture conventionnelle. Et ça, ça finit, je pense, de me sécuriser, de me rassurer dans le fait que ça valait le coup de tenter de manière même plus concrète et matérielle.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc voilà. Et après, suite à ça, son suivi. Donc deux ans et demi, entre le moment où j'ai vraiment effectivement signé ma rupture et du jour au lendemain, ça y est, c'est le grand saut. Et le moment où j'ai ouvert. Donc là, il y a eu plusieurs étapes. Il y a eu vraiment une première phase un peu d'idéation. J'étais dans un incubateur. J'étais accompagnée. J'ai posé sur...
- Speaker #0
Ça t'a aidé, ça ?
- Speaker #1
Complètement. C'est marrant parce qu'au début, j'ai... Je ne me voyais pas forcément dans un incubateur. Je me disais que ce n'était pas forcément pour moi. J'avais peur que ça me fasse perdre du temps. Enfin, je me disais, il faut que je reprenne peut-être le chemin de l'école ou ce genre de choses. Et puis finalement, j'ai fini par trouver un incubateur qui m'a convenu parfaitement en termes de format, de contenu, de durée, même de prix aussi. Concrètement, au début, il y a aussi beaucoup cette composante. Tu fais aussi très attention à ce que tu dépenses. Et mineurien, ça m'a bien aidée. J'étais incubée, alors concrètement, c'était pendant un an, mais j'étais surtout très imprégnée les six premiers mois. Et donc, j'ai été aussi accompagnée pour faire mon business plan. Et après, les deux étapes que je voulais valider, c'était d'aller voir la mairie de Cologne pour savoir s'il y avait un peu une sorte de traction par rapport à mon idée, mon projet. Et ensuite, je voulais aussi valider le financement. Donc, je suis allée voir une première banque qui m'a donné un prêt-accord de financement. Et donc là, je me suis dit, OK, bon, là, clairement, il y a quelque chose à faire. Mais maintenant, comment s'y faire ? Sachant que...
- Speaker #0
Toi, tu étais à l'aise dans tout ça, vu que c'était un petit peu... Disons que tu étais dans un sujet assez connu, vu que pendant 15 ans, tu avais bossé dans la direction Strat et Finances.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Tout ça, c'était différent de ce que tu faisais ?
- Speaker #1
Alors, oui, non, parce que... Le truc qui, je pense, m'a beaucoup aidée, c'est ce côté... Alors... décrocher du financement pour une femme, désolé, je ne fais pas du tout ma féminisme ou quoi que ce soit, je pense que ce n'est pas évident, pour plein de raisons. Mais moi, je me sentais vraiment à l'aise avec le sujet. J'ai pitché plusieurs banques de manière... Enfin, j'étais à l'aise et je pense aussi assez crédible. Donc ça, clairement, ça m'a bien aidée.
- Speaker #0
Je pense du fait de ton expérience, notamment. C'est quelque chose qui rassurait beaucoup l'audience.
- Speaker #1
Complètement. Et puis, je pense qu'en fait, on comprend tout de suite qui a fait son business plan toute seule et qui sait de quoi tu parles. Aujourd'hui, il y a quand même pas mal d'entrepreneurs qui font faire leur business plan par leur expert comptable et qui ne sont pas forcément très à l'aise eux-mêmes sur leurs chiffres ou sur leur prévisionnel. Donc ça, je pense que ça m'a aidée. Après, moi, le gros point d'interrogation, c'était plutôt un peu l'exécution. parce que le problème numéro un que j'avais c'était, bon très bien l'idée potentiellement le financement était là, mais ensuite c'est vraiment trouver le local.
- Speaker #0
Oui parce que quand t'as fait ton business long tu l'as fait sur... Parce qu'en fait souvent ce qui arrive c'est que tu sais pas toujours encore quel local tu vas avoir, donc t'as projeté quel type de local t'avais déjà quelque chose aussi, parce qu'aujourd'hui t'as 200 m² c'est ça ?
- Speaker #1
C'est ça, exactement.
- Speaker #0
T'étais partie sur une surface similaire, enfin comment t'avais fait pour... Pour te dire, attends, aujourd'hui, je sais, je veux ouvrir ce lieu, mais je ne sais pas encore exactement combien ça va me coûter. Comment tu as abordé cette question-là du local en amont dans ton business plan ?
- Speaker #1
Alors, je peux te le dire, mon business plan, il a changé des dizaines et des dizaines de fois. Après, voilà. L'important, je pense que c'est quand même d'en faire une sorte de première mouture qui fait sens, qui est évidemment un peu évolutif en fonction, notamment, la grosse composante, c'était le loyer et la surface. Mais je pense que j'ai été assez claire sur à peu près la dimension, enfin sur la taille cible. Moi, je sais que j'avais en tête, tu vois, pendant toute cette période, j'ai aussi la chance de faire des stages, enfin un peu des périodes d'observation dans d'autres lieux. Ah super,
- Speaker #0
ça c'était de ton fait, tu t'es dit tiens,
- Speaker #1
je vais aller sur le terrain voir un peu comment ça se passe. Ouais, je suis allée passer du temps dans deux lieux différents. et notamment un lieu une fille géniale qui m'a ouvert son lieu qui m'a partagé plein de choses et elle un de ses feedbacks c'est que son lieu il était très difficile à rentabiliser parce qu'il était trop grand selon elle donc ça je me souviens je l'avais bien gardé en tête et à l'inverse je savais que quelque chose de trop petit me freinerait un petit peu dans l'évolutif enfin ouais le côté évolutif que j'avais envie de donner quand même au projet Merci. Donc voilà, quelque chose autour de 200 me semblait déjà à l'époque la bonne taille. Mais après, trouver des locaux de 200, pour le coup, quand j'ai commencé à m'exister, je me suis rendue compte que c'était sacrifié. Oui, exactement. Et puis évidemment, implication financière non négligeable. Après, c'est vrai que typiquement, dans le 92, c'est aussi un des intérêts par rapport à Paris, c'est que les loyers ne sont pas les mêmes, bien que tu n'as pas de porte, même à Colombes, tu n'as pas de porte, surtout sur des surfaces comme ça. Donc voilà, et donc, passer cette phase d'idéation, je me suis dit, bon, cette partie immobilière, entre guillemets, elle est... immétrisable, je sais absolument pas combien de temps ça va me prendre pour trouver donc il faudrait aussi que parallèlement à ça je puisse un petit peu capitaliser sur tout ce temps en coulisses et sachant que dans mon incubateur il m'avait répété dix centaines de fois il faut tester, il faut faire des MVP des prototypes et moi honnêtement j'avais du mal à voir comment je pouvais tester quelque chose de mon Merci. projet potentiel sans le lieu. Et puis finalement, je suis revenue un petit peu justement à la mission de base en me disant « Mais attends, le lieu, il est venu pour enrober tout ça, c'est un peu la coquille, mais à l'origine, c'est surtout ce qui va se passer dans le lieu qui est le plus important. Donc est-ce que tu ne peux pas désembriquer, prendre une ou plusieurs parties de tes offres, essayer de voir si tu peux les tester ? » Et c'est là où je me suis dit « Tiens, je pourrais peut-être commencer à faire des ateliers d'une manière ou d'une autre. »
- Speaker #0
Or les murs, trouver des endroits pour t'accueillir.
- Speaker #1
Exactement, hors les murs. Et ça s'est fait de manière assez organique. Tu sais, après, pour le coup, plus t'es dans le mouvement, plus...
- Speaker #0
Oui, en fait, ce qui est dur parfois, c'est de lancer la machine. Et surtout qu'on n'ose pas trop. On se dit que pour l'instant, peut-être que le projet est encore à ses débuts. C'est dur de l'affirmer tant que c'est pas ouvert. Enfin, il faut aussi lutter contre pas mal de freins au passage à l'action. Puis on a peur. Moi, je... Je pense que ça peut être aussi effrayant de se dire, mais s'il n'y a personne, ça va remettre en cause mon idée. Ça fait peur parfois de se lancer parce qu'en fait, ça devient concret et parfois, on aime bien se planquer derrière son ordi. Bien sûr,
- Speaker #1
bien sûr.
- Speaker #0
Et c'est vrai que c'est un très, très bon conseil qu'ils t'ont donné parce que, comme tu le dis, une fois que tu as lancé la machine, après, ça tourne et tu vas te faire des rencontres qui peuvent être décisives. Tu vas peut-être comprendre un peu mieux ton marché, comprendre tes clients, les entendre. tendent leur retour et se disent « attends, ça c'est intéressant, je n'y avais pas pensé comme ça » . Et en fait, ça te met dans une dynamique hyper proactive et hyper positive au final.
- Speaker #1
C'est un effet boule de neige. Et c'est exactement ça. C'est-à-dire qu'en fait, tu mets un peu le doigt dans l'engouement. Effectivement, tu testes. Moi, ça m'a permis de mettre le doigt sur le fait que, par exemple, assez rapidement, j'ai proposé des choses pour les moins de trois ans. Je me suis rendu compte que c'était hyper pertinent parce que typiquement à Colombes et dans les communes avoisinantes, il y avait assez peu d'enfants qui se gardaient en collectivité. Donc en fait, il y avait tout un vivier d'enfants de moins de 3 ans qui étaient gardés à la maison et qui du coup étaient en demande pour des ateliers, de la sociabilisation, ce genre de choses. Donc c'était très pertinent. Ça m'a permis de valider un ensemble d'intuitions et d'hypothèses que j'avais. Après, du coup, tu es obligé de travailler sur ton pricing, de faire ta première... communication. Effectivement, c'est une sorte d'étude de marché hyper qualitative parce que t'es au contact direct de ton client, tu peux lui poser plus facilement des questions. Moi, en plus, au début, j'assistais à tous les ateliers tandis que j'étais très...
- Speaker #0
T'étais rodée à la fin.
- Speaker #1
Ah ouais, ouais, t'es vraiment... Du coup, j'ai fait aussi pas mal de contenu.
- Speaker #0
Parce que toi, tu les animais pas, les ateliers. Tu travailles avec des gens qui ont des compétences, qui ont des savoir-faire et tu leur laisses la place pour le... Voilà.
- Speaker #1
pour animer ces ateliers ? Je suis le chef d'orchestre et je m'entoure d'un... Je crée un écosystème de professionnels de la petite enfance, de la parentalité, vraiment des experts qui, eux, connaissent très bien leur sujet, mais moi, la qualité, c'est que je les ai bien sélectionnés et on monte ensemble des choses qui sont pertinentes et dans lesquelles, eux, vont exceller.
- Speaker #0
Donc c'était aussi le cas de tester ça, de tester la relation avec ces personnes-là, et ces collaborateurs et collaboratrices-là, et de voir comment ça marchait.
- Speaker #1
C'est ça, des premières collaborations, de recruter les premiers intervenants.
- Speaker #0
Et ça, t'as commencé combien de temps avant d'ouvrir ?
- Speaker #1
Ça, je dirais deux ans avant.
- Speaker #0
Ouais, donc quand même un bon moment avant. Donc ça veut dire que t'as... En fait, Pépite de famille est né à ce moment-là. Et après, il a pris une nouvelle forme avec le lieu. Mais c'était une sorte de concrétisation de déjà deux années de travail, de rencontres avec les familles.
- Speaker #1
Donc c'est quand même assez puissant. Et c'est d'ailleurs à ce moment-là que j'ai créé ma société, que j'ai déposé ma marque, j'ai créé mon identité graphique. En fait, tout s'est fait à ce moment-là.
- Speaker #0
Oui, parce qu'en fait, ça te force à l'action et ça accélère aussi le processus.
- Speaker #1
Et du coup, tu prends aussi le temps de le faire proprement, parce qu'en fait, ce qu'on ne soupçonne pas, c'est qu'effectivement, le jour où tu ouvres un lieu, le jour où tu es ouvert, après, tu es sur plein d'autres sujets hautement opérationnels. Et c'est vrai que là, tu vois, le fait d'avoir fait en amont pendant deux ans, finalement, d'avoir... poser des bases assez solides en admin. Il y a des tonnes de trucs à faire. Donc, effectivement, ça a été pas du luxe, entre guillemets. J'aurais aimé que ça aille plus vite. Mais je me rends compte que ça a été très utile. Après, il y a eu plein d'autres étapes sur le lien en lui-même, ce genre de choses. Mais ça m'a beaucoup aidée à préparer l'ouverture.
- Speaker #0
Et au final, à faire une ouverture peut-être plus impactante, plus réussie, parce que plus en phase avec le besoin de tes clients là-bas. Et puis toi, on est... en étant déjà rodée en fait, en ayant une petite équipe autour de toi.
- Speaker #1
Donc en fait,
- Speaker #0
ça a cet avantage-là de se dire, en fait, le début de l'aventure, c'est pas nécessairement le jour où on ouvre la boutique. Enfin, c'est vrai que c'est...
- Speaker #1
Même... Alors tu vois, ça c'est... Quelqu'un me l'avait dit, et je le remercierai jamais assez, la problématique qu'on a quand on ouvre, on met toute son énergie dans l'ouverture, mais plutôt physique, tu vois. être prêt sur ce que tu vas vendre, d'avoir bien rénové le lieu, d'avoir ton outil de caisse, enfin tout ça, ce qui sont des vrais sujets, clairement. Mais il ne faut pas oublier que le jour où tu ouvres, si personne ne t'attend, tu peux ouvrir. S'il n'y a personne, bon, ce n'est pas très intéressant. Oui,
- Speaker #0
c'est à ce moment-là qu'il faut commencer à poser les premières briques.
- Speaker #1
Exactement. Du coup, tu perds du temps et tu as ton loyer qui te rentre. Exactement. Si tu l'as fait avant, quelque part, tu es plus efficace rapidement. Il y a forcément une montée en En puissance, il ne faut pas se dire que dès qu'on ouvre, c'est au potentiel. Mais moi, j'ai quand même eu l'impression que toute cette phase, avec de recul, très honnêtement, ce n'était pas plus quelque chose.
- Speaker #0
Ça m'a plu de le faire, de s'en rendre compte avant qu'une fois que c'est fait, qu'il y a le temps de respirer et de voir les mouvements parcourus.
- Speaker #1
C'est un vrai conseil que je donnerais, ne pas sous-estimer la préparation de l'ouverture, de plein de points de vue, et notamment... Alors, communication, mais même opérationnellement. Je te dis, toute cette phase d'atelier, tout ça, en fait, ça m'a forcée à me poser des tonnes de questions sur la tarification, sur l'encadrement de réglementation. Plein de choses auxquelles, peut-être, tu ne penserais qu'au dernier moment et qui sont, en fait, plein de sujets essentiels. Donc, voilà. Et tu vois, pour préparer mon ouverture aussi, quelque chose d'autre que j'ai fait, j'ai fait une campagne de financement participatif. Et ça, ça a été un... formidable outil de communication aussi, préparé, notamment en local, toutes les familles qui n'avaient pas encore entendu parler du projet.
- Speaker #0
Tu dirais que c'était un outil aussi de création, un peu de communauté déjà ? Tous ces gens-là qui t'ont suivi via le LUL, ça a été de la base d'une communauté de potentiels clients, ou de clients déjà, des gens qui étaient déjà actifs sur tes ateliers, mais au-delà du financement ? C'est aussi une sorte de truc où les gens, ils s'embarquent dans l'aventure et ils se sentent un petit peu partie prenante.
- Speaker #1
Engagée ? Oui. C'est toute la force d'un tel outil. Alors moi, j'avais... Tu es passée sur Ulule ? Oui, exactement. Donc moi, j'ai fait ça sur Ulule. J'avais déjà, sur ma page Instagram, une petite communauté sur Instagram. Donc ça, c'était essentiellement les clients que j'avais déjà. Et puis ensuite est venue se rajouter cette deuxième communauté. Tu as tout à fait mis le doigt dessus. via cette campagne parce qu'en fait, là, assez rapidement, la campagne, honnêtement, je suis assez contente du résultat. J'ai réussi assez rapidement à toucher un cercle 3. Tu sais, c'est les personnes qui ne te connaissent pas du tout. Cercle 1, c'est ta famille, tes amis. Cercle 2, tes amis d'amis. Et cercle 3, c'est des gens qui ne te connaissent pas. Donc, s'ils viennent à participer financièrement à un projet, c'est qu'en général, il y a vraiment une traction. Ils y croient ou ils ont envie de s'engager dedans. Donc là, exactement. Et en plus, tu vois, moi, les contreparties que je proposais, c'était de venir, tu vois, profiter d'un atelier, profiter de l'espace-jeu. Donc en fait, c'était des contreparties dont ils allaient profiter en venant passer la porte de chez Pépite. Et donc, je savais qu'au-delà de ce que ça représentait financièrement pour moi, c'était déjà des premiers clients potentiels. Pour moi, le plus dur quand tu as un lieu, c'est de faire venir les gens une fois après. Normalement, si tu as bien fait ton travail... Vraiment, ils reviennent. Oui, ils reviennent.
- Speaker #0
La tribulation se fait un peu naturellement. Donc oui ça c'était un très bon outil Et honnêtement moi je pense que ça a Beaucoup beaucoup participé A faire une bonne ouverture
- Speaker #1
T'avais fait quoi comme demande de cagnotte ?
- Speaker #0
J'avais fait Une demande A 4000 euros ou 5000 euros
- Speaker #1
Et j'ai eu 13 000 euros Donc en plus du fait de Faire presque fois 3 financier, de se dire qu'il y a autant de gens qui soutiennent. Même toi, ça a fait un peu pousser des ailes. Dans les moments durs, tu te dis j'ai tous ces gens derrière moi qui sont en attente, qui sont hyper motivés.
- Speaker #0
J'aime l'impression d'un coup.
- Speaker #1
Oui, tu peux mettre l'impression, c'est clair. Du coup, le local, comment tu l'as trouvé ? Est-ce que ça a été compliqué ? Est-ce que tu as des... Des conseils sur ce moment-là ? Est-ce qu'il y a quelque chose que tu ferais différemment dans ta recherche locale ?
- Speaker #0
Alors, oui. Honnêtement, ça a été assez compliqué. Moi, je n'étais pas arrêtée sur Colombe spécifiquement. Je visitais dans le périmètre. J'ai visité également à Nières, Bois-Colombe, si tu connais les communes, qui ont un peu le même profil. Donc des communes très familiales, assez grosses, quasiment 100 000 habitants pour chacune. Je suis allée démarcher les mairies, parce que les mairies ont souvent des locaux préemptés. Et donc, ils ont aussi la main sur le type de commerce qu'ils ont envie d'installer. Donc notamment, Agnère a été assez aidante sur ça. Mais après, grosso modo, moi j'ai épluché aussi, moi-même de mon côté, toutes les annonces. donc j'ai visité je dirais pfff une vingtaine de locaux, et des locaux à louer. Et puis, après six mois de recherche, j'ai vu ce local qui était à proximité de chez moi, qui était un local à vendre. Et donc, j'ai appelé pour avoir des infos. Et donc, la personne m'explique potentiellement, oui, les propriétaires seraient intéressés par le louer, finalement. Donc, je le visite. là j'ai une sorte de gros coup de coeur en me disant j'ai notamment adoré les volumes c'est en plus dans une maison centenaire donc quand t'arrives l'extérieur, t'as toute une décoration art déco il y avait vraiment une âme quand je suis rentrée dedans bien que tout était dans un état il fallait tout refaire t'avais déjà ressenti un coup de coeur comme ça ? sur des vingtaines d'autres visites ? J'en ai déjà ressenti, mais il y avait toujours quelque chose qui me... Notamment, il y a deux, trois locaux sur lesquels je m'étais positionnée, j'avais fait des offres. Mais je me rendais compte que je n'allais pas jusqu'au bout. Je n'étais pas hyper proactive dans les démarches et tout. Je me connais à force. Je savais qu'il y avait quelque chose qui me gênait. Et là, en fait, ce local, honnêtement, il Ausha toutes les cases. Il était à 100 mètres de chez moi, dans la rue de l'école de mes enfants. au pied de la gare de la ville. 200 m2, c'est exactement ce que je cherchais. Très beau volume. Moi aussi, je crois que je cherchais un local avec l'histoire. Donc effectivement, le fait que ce soit un bâtiment ancien, ça me plaisait. Sauf qu'à la fin de la visite, l'agent immobilier me dit finalement, les propriétaires, ils veulent vendre uniquement, ils ne veulent pas louer. Donc grosse déception, désillusion. Ce n'était pas d'encre de base. Voilà, j'étais trop déçue parce que du coup, je la visitais pour rien. Et effectivement, en plus, l'espace de quelques minutes, je m'étais un peu projetée. Et puis, donc finalement, j'en discute le soir avec ma famille, tout ça. J'explique ce qui s'est passé. Et puis là, avant de discussion, notamment mes parents me disent « Mais en fait, pourquoi tu ne l'achètes pas ? » Je fais « Pardon ? » Alors, je n'avais absolument pas envisagé ça. Et puis, de manière très concrète, acheter, ce n'est pas du tout la même histoire. Il y a une beaucoup plus grosse barrière financière à l'entrée. Je ne sais pas, ça me semblait démesuré et presque impossible, parce qu'on n'est plus du tout sur les mêmes sommes. Les banques qui étaient OK pour me suivre, c'était sur du prêt pour des travaux, donc on n'était pas sur le même montant. Et puis finalement, je tourne le truc dans tous les sens pendant, je ne sais pas, peut-être 48 heures, et finalement je me dis, mais en fait, d'un point de vue purement financier, pragmatique, ça a plus de sens. Évidemment, acheter, en fait, plutôt que de payer un loyer à perte tous les mois, tu vas investir dans ton propre patrimoine. En fait, tu vas rentabiliser mieux ton projet. Mais par contre, est-ce que tu arriveras à trouver un financement ? Ce n'est plus même montant d'enveloppe. Et donc là, en gros, pendant plusieurs mois, enfin peut-être trois mois, j'ai fait le tour des banques pour essayer de voir ce qui était possible de faire.
- Speaker #1
Donc tu as refait, tu as retravaillé tout ton plan de financement avec cette nouvelle hypothèse-là.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Comment tu as été reçue par les banques ?
- Speaker #0
Écoute, il y en a plusieurs qui m'ont reçue et qui m'ont fait des grands sourires et qui ne m'ont jamais rappelée. tu vois en mode un peu perché ouais c'est vraiment tu dis génial merci il y en a qui ont plutôt été directs en me disant parce qu'en fait je pense que mon projet faisait c'est un projet tellement hybride, tellement nouveau tu vois c'est pas comme si je voulais ouvrir je sais pas une boulangerie, une boucherie ou quelque chose de très connu avec des petits alors qu'ils en ont besoin, ils viennent mettre dans des cases, ça les rassure t'es rentre dans aucune case t'as pas de benchmark, même de chiffre d'affaires finalement, c'est très difficile. Et puis, comme on ne parle plus des mêmes montants, forcément, là, les enjeux sont différents. Et puis, finalement, j'ai trouvé une banque qui a été OK pour me suivre. Et du coup, là,
- Speaker #1
c'est en suivi. Qu'est-ce qui les a convaincus ? Qu'est-ce qui a permis le déclic que les autres n'ont pas eu ?
- Speaker #0
Alors, maintenant que tu me poses la question, en gros, tu as vraiment le côté local. Je me suis rendue dans les guichets locaux de chacune des banques. Et cette banque, je suis rentrée dedans parce qu'il y avait un projet de... Ils avaient un programme d'entrepreneuriat féminin. Et moi, je sais que c'est comme ça que j'étais identifiée dès le début. Et donc, je pense que ça a joué, honnêtement. Et puis après, bon, je te dis, je pense qu'ils croyaient... Enfin, je pense que quand même, mon profil, j'ai réussi à les convaincre d'une certaine manière. Tu vois, moi, sur mon engagement. Du coup, moi, j'ai mis des billes aussi, ça les a rassurées. Je pense qu'il y a une conjonction de facteurs.
- Speaker #1
Comment ça s'est passé ? C'était moite-moite entre toi et la banque ?
- Speaker #0
Alors, tu sais, l'apport en général, c'est au moins 30-35 %. Moi, j'ai mis un petit peu plus, mais je dirais pas autant de 50 %. Mais oui, en fait, là, tu vois, en gros... Enfin, si, en fait, ce qui s'est passé, c'est que la banque a financé l'achat et moi, j'ai financé les travaux, grosso modo. D'accord. Et après, bon, il y avait des énormes travaux. Mais le fait que je mette plus que le minimum nécessaire, je pense que ça les a aussi rassurés sur l'engagement.
- Speaker #1
Donc toi, il y avait vraiment finalement de l'argent que tu as débloqué, que tu n'avais pas à la base prévu de débloquer. C'est un engagement encore important. Oui, c'est clair. Tu t'es dit, bon, ça ne rigole vraiment pas du tout. Mais tu avais déjà fait ce travail... aussi de validation du besoin, peut-être qui t'a permis de te rassurer. Mais effectivement, j'imagine que le moment où tout ça s'engage, on se dit « je ne peux pas faire marche arrière » .
- Speaker #0
Oui, vis-à-vis de mon mari, même de mes parents. Je pense qu'il y a une phase où tout le monde était un peu stressé, pour être honnête. Et même moi, je pense qu'il faut être un peu… c'est pas inconscient, mais il faut quand même être...
- Speaker #1
faut pas totalement tout savoir exactement dans quoi tu t'embarques parce que sinon tu te dis que c'est un peu fou ouais c'est bien d'avoir cette petite naïveté là c'est ce petit grain de folie mais je pense qu'il est nécessaire quand on te reprend c'est pour tout le monde le cas en fait il faut avoir ce petit truc ah
- Speaker #0
bah c'est certain et toi c'est pareil si on m'avait dit quand je me suis lancée tu me mettrais à deux ans et demi pour ouvrir je pense que ça m'aurait découragée alors que finalement à postériori tu te rends compte que ça t'a été super utile quoi Ah bah en fait, j'ai construit plein de choses. Tout un projet,
- Speaker #1
plein de choses.
- Speaker #0
Complètement. Et puis même, en fait, tu étais sans arrêt en train de cheminer, de mûrir même sur toi-même, sur tes envies, sur ce que tu as imaginé au début. Mais en fait, au fur et à mesure, les choses évoluent. Pas parce que tes envies évoluent, mais parce que le besoin... Enfin, bien sûr. En fait, ce temps, tu es toujours un peu impatient. Enfin, moi, je suis une nature impatiente, mais c'est important aussi de prendre le temps.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Mais ça fait partie de l'aventure aussi. Enfin, tout autant que...
- Speaker #0
à bientôt
- Speaker #1
C'est sûr que ce n'est pas comme l'ouverture où c'est concret, tout est bien mis en place, la boutique est prête, on a le plaisir d'accueillir. Mais en fait, tout le reste a sa place aussi dans le parcours.
- Speaker #0
Complètement. Je pense que l'entrepreneuriat apprend à être... apprend l'importance du temps et la patience.
- Speaker #1
Ce n'est pas facile. Parce que je dirais qu'en général, le profil entrepreneur, c'est quand même, on a envie, on est dans l'action. On a envie que ça avance, que ça bouge, on veut voir les résultats. Voilà, c'est... La lenteur, c'est pas facile à...
- Speaker #0
C'est sûr, mais quelquefois, je pense que c'est très vertueux. Ce qui me manque en ce moment, typiquement, c'est d'avoir le temps de faire des pas de côté, de faire du vide, parce que dans ces moments-là, je parle souvent de vide fertile. Prendre le temps, quelquefois, c'est ça qui t'en fait gagner. Et bon, je te dis, on me l'aurait dit au début, j'aurais pas été d'accord, mais là, avec du recul,
- Speaker #1
tout ce temps... Oui, parce que là, ton agenda, il est extrêmement chargé. Déjà, t'es maman de trois enfants qui sont encore jeunes. En plus de ça, t'as cette entreprise avec toute cette programmation à faire, donc à la fois de tout ce qui est atelier, mais aussi un café, la gestion d'une boutique.
- Speaker #0
en soi même un job à part entière là j'imagine que ton quotidien il est extrêmement extrêmement chargé oui ça c'est un des points sur lesquels j'aimerais bien travailler pour m'améliorer mais oui c'est quelque chose que j'ai fini par comprendre aussi le fait d'être multi-off c'est à la fois une force mais c'est aussi un écueil dans le sens où effectivement je pourrais quasiment avoir une personne dédiée par Paul Parce que la partie boutique, c'est une activité en soi qui mériterait un développement unique. Pareil pour la partie café, au final, il y a quand même toujours plein de choses à faire. Pour la partie programmation, je n'en parle même pas. Donc oui, toutes ces offres mériteraient une attention quasiment de 100%. Après, je trouve que c'est aussi la force du concept, c'est que les offres se complètent dans... Moi, je suis quand même sur une activité assez volatile qui peut être assez tributaire de plein de facteurs extérieurs. Et du coup, certaines offres assurent un peu un socle fixe et viennent compléter le fait que d'autres activités, je pense notamment par exemple aux ateliers, quelquefois, ça ne fonctionne pas, tu ne sais pas expliquer pourquoi. Quelquefois, c'est compensé par...
- Speaker #1
Oui, chacun se complète. Ça fait un peu... les, comment on appelle ça, les vases communicants, quoi, en fait. Il y a certaines activités qui vont prendre le relais d'autres en fonction de la, je sais pas, de la saison, de...
- Speaker #0
De la pluie, de la terre, de la nuit.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Parce que là, ton business model aujourd'hui, ta façon de gagner de l'argent aujourd'hui avec Pépite de famille, comment ça se répartit ? Est-ce que t'as réussi en un an à te rendre compte que, je sais pas, à quelle place prennent les ateliers par rapport à la boutique ? Est-ce qu'il y a un schéma un peu de business model qui se dessine ?
- Speaker #0
Alors, il y a des activités qui fonctionnent... Enfin, c'est assez différent de... Enfin, c'est différent. Si, c'est quand même assez différent de ce que j'avais anticipé. Il y a des choses qui fonctionnent, qui ont fonctionné beaucoup mieux, beaucoup plus rapidement que ce que je prévoyais. À l'inverse, il y a d'autres activités qui sont encore sous-développées aujourd'hui. Tu vois, là, j'aimerais bien développer davantage la partie boutique que j'ai probablement pas assez exploité l'année dernière parce que je me suis plus concentrée sur la partie atelier, café, ce genre de choses. Donc aujourd'hui, le lieu est clairement plus identifié pour la partie atelier, pour la partie espace-jeu et café. Mais je pense qu'il y a encore du potentiel sur la partie boutique de jouets aujourd'hui. Alors, les clients fidèles qui connaissent Pépite, maintenant, on commence à avoir leur réflexe. Ils y pensent pour les cadeaux d'anniversaire, les cadeaux de naissance. Là, j'ai passé le premier Noël, ça s'est bien passé. Mais il y a encore du travail sur le fait de faire venir des gens uniquement sur la partie boutique.
- Speaker #1
C'est bien, tu as une marge de progression.
- Speaker #0
Clairement, c'est sûr.
- Speaker #1
Et à la fin, c'est peut-être plus du complémentaire, parce que ce qui est important aussi, c'est justement de créer cette communauté de gens. Et les ateliers, ça permet aussi d'avoir des gens qui reviennent. De rétention. De rétention des gens, de les faire revenir et de les fidéliser. La boutique... C'est le plus qui vient te compléter la race. Mais c'est vrai qu'en même temps, tu ne peux pas en un an... C'est compliqué d'être sur tous les tableaux. Il y a un moment où il faut aussi accepter qu'il y a des endroits où tu peux ramèter moins d'énergie. C'est toujours compliqué parce qu'on a envie d'être partout. Mais parfois, quand on est partout, on est un peu nulle part. On a cette sensibilité de s'agiter. Qu'est-ce que je fais ? Est-ce que je ne suis pas en train de me fatiguer ? Mais en même temps, c'est aussi bien de planter les graines dans tous les sens. C'est compliqué quand on est multi-activité comme ça, de comprendre l'équilibre et de se prouver.
- Speaker #0
C'est sûr, mais la première année, je pense que l'un des objectifs qui m'était fixé, c'était de tester au maximum. Donc c'est aussi pour ça que j'ai...
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
d'explorer. D'être assez fourmillante, assez débordante, d'être beaucoup dans les propositions différentes. Tu vois, par exemple, là, je voulais que mon premier Noël soit un vrai premier Noël. Donc, j'ai commandé beaucoup de stocks pour la boutique. Je voulais, entre guillemets, je voulais me donner les moyens sur... sur chacune des choses. Tu vois, quelque chose que je fais, je change aussi les installations de mon espace jeu deux fois par an. Donc, quand je l'ai fait, j'ai fait une inauguration, j'en ai fait un événement. Ça m'a permis de tester, de comprendre que les gens aimaient bien ce renouveau. Enfin, voilà, j'ai validé certaines choses. Il y a d'autres choses que j'ai faites. Je suis contente de les avoir faites pleinement. Mais la conclusion, c'est que non, en fait, je les ferai différemment l'année prochaine. Et effectivement, là, ce que je me dis, Si je regarde ce qui s'est passé la première année, notamment sur la partie atelier, tout ça, je suis contente parce que tout ce que j'ai mis en place, le lieu maintenant est quand même, je pense, bien identifié pour ça. Donc ça, j'en suis contente parce que pour moi, c'est aussi la valeur ajoutée de Pépite, c'est de proposer… Pour moi, les ateliers, c'est un peu un prétexte pour passer du temps ensemble. Pour les moins de trois ans, c'est du temps passé avec leurs parents. Pour les futurs jeunes parents, moi, c'est aussi un cœur de… de cibles très importantes pour moi, notamment les futures mamans, les jeunes mamans, d'être identifiées aussi comme un lieu ressource en période de postpartum. Donc ça, je suis aussi très contente que le lieu commence à être identifié bien pour ça. Après, sur d'autres activités, oui, il y a encore de la marge de progression et c'est aussi tout l'intérêt de l'année 2, l'année 3. Et comme tu dis, je ne pouvais pas être partout tout le temps. Donc...
- Speaker #1
Oui. Est-ce que tu as une équipe avec toi aujourd'hui qui t'aide ?
- Speaker #0
Alors, sur le développement, pas tellement malheureusement. J'ai donc toutes mes intervenantes, mon écosystème de professionnels qui m'uniment tous les ateliers et tout ça. Donc là, une bonne dizaine. C'est une bonne personne avec qui tu collabores ? Une bonne dizaine, 10-12 de manière régulière. Et puis après, de manière plus ponctuelle, il y en a d'autres. Et après, sur la partie plus opérationnelle, gestion au quotidien du lieu. l'accueil, la partie café, la partie conseil de vente. Aujourd'hui, il y a deux autres personnes qui m'aident, mais tu vois, j'aimerais bien, à terme, plutôt avoir une gestionnaire de lieu, une sorte de double de moi, qui, elle, m'assure tous les jours de la semaine, voire plusieurs jours de la semaine. Aujourd'hui, je fonctionne plutôt par journée identifiée, donc j'ai quelqu'un pour le mercredi, j'ai quelqu'un pour le jeudi, j'ai quelqu'un pour le week-end. La partie RH recrutement, j'avoue que c'est une partie très difficile. trouver les bonnes personnes. Là, en plus, du coup, je cherche des profils de, je dirais, de maman ou de papa, mais en tout cas de parents, qui du coup, en gros, quand les familles sont disponibles et que le lieu vit bien, elles souhaiteraient pas vraiment être disponibles pour être à l'accueil. Donc, c'est aussi tout le challenge, trouver des personnes qui sont OK pour travailler le samedi, le mercredi. Bon.
- Speaker #1
C'est compliqué, effectivement. C'est pas hyper compatible avec les calendriers parentaux.
- Speaker #0
Sur le papier, non. Voilà, exactement. Et à l'inverse...
- Speaker #1
Tu peux te la trouver, effectivement.
- Speaker #0
C'est sûr, mais cette partie, je trouve que c'est vraiment l'enjeu de la deuxième année, c'est pérenniser vraiment plutôt la partie équipe. Et moi, j'aurais besoin... Aujourd'hui, je passe énormément de temps sur place, j'y suis quasiment tous les jours. Alors, de toute manière, je m'étais dit que ça serait le cas au début. c'est important en fait aujourd'hui j'incarne à 100% le lieu et je pense que j'ai une de mes très mêmes clientes qui m'a dit mais tu sais les gens viennent aussi chez Pipi Courtois et ça m'a rassurée tout en me disant mince, le lieu peut pas dépendre uniquement de moi il faut qu'il soit incarné de manière globale mais pour moi l'enjeu ça serait plutôt de trouver un peu des doubles c'est à dire des personnes qui incarnent le lieu Merci. sans les incarner individuellement, mais plutôt en incarnant un type d'accueil bien particulier.
- Speaker #1
Les valeurs, l'appréciage, l'énergie du pépite.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Que chacun puisse le porter et l'exprimer à sa façon.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Que ce soit identifié en fonction des uns et des autres, mais que toi tu puisses aussi prendre un peu de hauteur et ne pas être tout le temps dans l'opérationnel et dans le lieu, parce qu'en fait quand on est dans le lieu... 1000 sollicitations, la machine à café qui marche un peu moins bien, une livraison en cours, même si t'avais envie de bosser sur autre chose ou de faire autre chose, c'est compliqué de se détacher de tout ce qui se passe concrètement dans un lieu physique.
- Speaker #0
On est d'accord. Tout l'opérationnel qui est du coup court-circuit, le développement et pourtant il y a du boulot.
- Speaker #1
Quand est-ce que tu fais tout le reste, justement la programmation, la strat ? Ta compta, tu le fais le soir, tu le fais le lundi, tu arrives à le faire de là-bas ? Quel temps tu trouves pour tout ça ?
- Speaker #0
Le lundi, ma journée back-office et ma journée, pour le coup, en gros, ce que je dis, casquette, chef d'entreprise. Donc, tout l'admin, la compta, la programmation, il y a des milliers de trucs. Après, un lundi par semaine, ça ne suffit pas du tout. Donc, dès que j'ai un moment sur la pause-déjeuner, après moi, je me bosse beaucoup. Alors, un moment calme chez le BIT, c'est de 14 à 16 pendant la sieste des enfants. peut être en général présente sans être trop dérangée. Et puis, en fonction des jours, là, typiquement, le mercredi, j'ai une super personne de confiance. Donc, de plus en plus, c'était pas facile au début, mais j'apprends à m'éloigner et à m'isoler volontairement pour faire vraiment du développement. Mais je manque de temps.
- Speaker #1
Tu as trouvé ça difficile ? Enfin, tu trouves ça difficile aussi de... De s'éloigner un petit peu, de déléguer et de passer la...
- Speaker #0
Oui, et pourtant, je déteste le micromanagement, tout ça, mais c'est vrai que si on est sur des sujets... Enfin, c'est chez moi, et du coup, c'est pas facile de... Non pas que j'ai pas confiance, pour le coup, mais c'est pas ultra facile de passer la main à 100%, donc c'est pour ça, là, je le fais de plus en plus, clairement, mais j'aurais peut-être dû me forcer à le faire davantage, même dès le début. Parce qu'il y a un moment ou un autre, ma valeur ajoutée, à certains moments, elle est quand même plus dans le fait de faire des missions de développement plutôt que d'être à l'accueil.
- Speaker #1
Et est-ce que tu as du temps pour toi ?
- Speaker #0
Écoute, j'ai deux heures sacralisées par semaine pour aller faire ma petite activité sportive, à savoir du tennis.
- Speaker #1
C'est super d'avoir réussi à t'y tenir.
- Speaker #0
il va pas faire trop sauter le j'ai beaucoup travaillé j'ai la chance d'avoir une mentor et c'est vrai que ça faisait partie des choses qu'on avait bien établies dès le début notamment parce que à un moment même d'ouvrir j'avais eu des moments où j'étais un peu au bout du scotch et elle m'avait dit attendez d'ouvrir vous allez voir ce que c'est d'être vraiment au bout du scotch j'ai dit oui oui effectivement rétrospectivement elle avait raison et elle m'avait beaucoup sensibilisé au fait de quand même se garder du temps pour soi en Moi, j'avoue qu'en termes de priorité, du temps pour moi, c'est plutôt du temps que j'aurais envie de consacrer à ma famille. Donc, dès que j'ai du temps...
- Speaker #1
Oui, parce qu'il y a ça aussi.
- Speaker #0
C'est ça, c'est passer du temps avec mes enfants, avec mon mari, tout ça.
- Speaker #1
Ouais, c'est un peu mon projet sur le sujet. C'est comment, en tant que maman, trois enfants, je pense qu'il y a pas mal de personnes qui peuvent écouter cet épisode aussi et se poser des questions sur comment tu fais quand tu as une famille et que tu veux entreprendre, avoir un lieu ou pas un lieu d'ailleurs. Mais tu vois, c'est un questionnement de... Quel équilibre trouver ? Comment pouvoir répondre aux besoins de tout le monde et aux siens aussi ? C'est pas évident, quoi. Toi, comment t'abordes tout ça ? Et c'est quoi un peu tes petits trucs ? Bon, ça t'est pas sacralisé, mais est-ce que t'as d'autres petits trucs et astuces ou conseils ou retours d'expérience sur cet aspect-là ?
- Speaker #0
Alors, honnêtement, tu vois, là, les personnes autour de moi qui me... qui me posent des questions sur le fait d'ouvrir un lieu. Souvent, un des premiers feedbacks que je leur fais, si vous voulez entreprendre ou ouvrir un lieu en pensant que vous allez passer plus de temps avec votre famille, ne vous l'aurez pas. Ce n'est pas le cas. Après, alors moi, je dois dire que pourquoi est-ce que je m'y retrouve ? En fait, étant si proche géographiquement de l'école de mes enfants, de chez moi, quelque part, tout se mélange un peu. Mes enfants viennent faire du périscolaire chez Pépite. mon grand vient très souvent à la sortie d'école me rejoindre à mon travail donc en fait est-ce qu'on passe des moments de qualité ensemble ? je dirais pas ça mais par contre on se voit régulièrement ils assistent ma fille elle assiste à tous les stages de vacances c'est ma bêta testeuse en chef donc en fait ils profitent aussi beaucoup c'est aussi un lieu ressource pour eux complètement donc ils en profitent et du coup je suis aussi contente qu'ils en profitent donc de ce point de vue là je dois dire que je m'y retrouve après ce qui est plus complexe c'est maintenant moi de bosser le samedi ça je sais que c'est compliqué pour mon mari pour mes enfants donc ça ça a été un vrai ajustement et tu vois un des objectifs c'est petit à petit de réussir à redonner mes samedis de moins bosser je bosse un samedi par mois petit à petit de bosser encore moins le week-end mais bon Oui. À vrai dire... Je crois que je préfère incarner cette maman très investie professionnellement, qui est épanouie dans ce qu'elle fait, qui est heureuse, plutôt que cette maman qui rentre excédée du boulot, qui ne parle pas de son boulot. Là, clairement, ils savent très bien de quoi je parle. Et puis, un des trucs aussi qui m'a fait assez chaud au cœur, maintenant, mon aîné, il n'a que 10 ans, mais il parle de créer son entreprise. et tu vois je suis aussi contente de leur ouvrir un peu ce pan professionnel de se dire il y a plusieurs voies professionnelles effectivement tu peux travailler dans une grande entreprise enfin voilà ce que je faisais avant ce que mon mari fait ce que les gens peut-être de manière plus classique font et puis après tu peux aussi entre guillemets inventer ton propre métier et ça c'est aussi ok et le fait que lui aussi il évoque que... Je me suis dit que quelque part, j'avais aussi planté des petites graines. Et bon, c'est aussi peut-être ce qui me rassure dans ça. Mais en tout cas, je suis contente d'avoir probablement insufflé cette possibilité pour eux. Oui,
- Speaker #1
mais c'est vrai que c'est un éternel questionnement. Comment réussir à aménager son temps, à l'organiser ? Bien sûr. Et puis je trouve qu'on est dans des métiers aussi, quand on a des boutiques, des commerces, où il y a une saisonnalité, où il y a des moments où il va y avoir des énormes rushs, comme à la fin d'année, où on a l'impression d'avoir la vague qui submerge, et puis après ça va se calmer, donc il y a aussi ça, c'est-à-dire que c'est un équilibre, il faut toujours essayer de le trouver, tout en étant en mouvement, en étant flexible. Le recrutement en faisant aussi pour beaucoup des équipes, mais c'est pareil, c'est quelque chose qu'on ne maîtrise pas à 100%. On peut avoir des très chouettes personnes qui ne vont pas pouvoir rester parce qu'ils ont d'autres aventures à suivre. Inversement, avoir des recrutements qui ne se passent pas très bien. Donc c'est vrai que c'est réussir à garder de la sérénité et de l'ancrage dans quelque chose qui est en mouvement perpétuel.
- Speaker #0
Complètement, oui, complètement. Et puis, honnêtement, je pense que... Rien n'est figé, c'est-à-dire que moi, j'ai quand même bon espoir qu'au fur et à mesure, les choses vont se stabiliser, monter en puissance. Je vais avoir une équipe qui va me permettre peut-être de me dégager de plus en plus de temps. Enfin, les choses vont évoluer. Donc oui, oui, Noël dernier, clairement, j'ai bossé 7 jours sur 7 pendant 6 semaines d'affilée. Je l'ai très mal vécu. Bon, après, le learning, c'est que du coup, je ne recommencerai pas cette année. Mais c'est ça. pour moi Rien n'est figé. Les choses vont, quoi qu'il arrive, évoluer. Potentiellement dans le mauvais sens, mais aussi dans le bon sens. Et puis après, on en revient toujours au fait qu'il y a un moment ou un autre, finalement, si demain j'ai vraiment une contrainte, je peux aussi faire le choix de fermer. Enfin, pas fermer de manière durable, mais me dire si j'ai envie de prendre mon week-end, je prends mon week-end.
- Speaker #1
Oui, c'est des trucs qu'on s'intéresse. difficilement quoi c'est vrai que non je dis ça t'as un train à pleine vitesse et puis t'as du mal à faire ralentir le truc parfois alors que t'en aurais besoin et que dans l'absolu la terre ça arrêterait pas de tourner en fait si tu fermais une semaine évidemment t'as les charges en tête etc etc mais bon
- Speaker #0
c'est toujours c'est vrai que t'es aussi la capitaine du bateau quoi mais c'est pas facile complètement mais alors tu vois par exemple un des trucs que je me suis fixé c'est qu'en revanche je prends toujours des congés à chaque vacances scolaires Merci. Donc j'avoue, je ne l'ai pas dit, mais tu vois, ça, ça fait partie aussi des choses un peu non négociables. Alors, est-ce que je prends une semaine entière ? Pas forcément. Mais par contre, je coupe systématiquement toujours au même moment que mes enfants. Donc toutes les six, huit semaines. Parce que je sais que même pour moi, impossible de tenir sur la durée.
- Speaker #1
D'accord, donc ça veut dire que là, par exemple, pour les vacances d'hiver ?
- Speaker #0
Là, pour les vacances de février, j'ai pris cinq, six jours. J'ai réussi à staffer mon équipe. D'accord, ok. Donc la boutique était ouverte,
- Speaker #1
la boîte était off.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Est-ce que tu étais vraiment off-off ou est-ce que tu étais un peu... C'est une autre question.
- Speaker #0
Très honnêtement... Non, non, j'étais pas très off-off. Mais par contre, quand même, t'es loin, tu déconnectes. Tu vois, la Toussaint dernier, c'était... Mon frère s'est marié à l'étranger. Je l'ai su six mois avant. En plus, pour nous rendre service, il a fait ça à la Toussaint. En fait, moi, ça me rendait pas du tout service sur le papier parce que c'est une grosse spachotte. les vacances d'attente bon bah on s'organise on se débrouille et puis au final je pensais que ça serait pas gérant mais si c'est pas gérant c'est pas gérant c'est pas gérant c'est pas gérant c'est pas gérant ça s'est géré et en fait ça s'est très bien géré c'est un bon apprentissage aussi exactement, quelque part quand t'as pas le choix tu t'adaptes et tu te rends compte que la plupart du temps ça se passe donc oui à part quand j'ai ouvert, j'ai ouvert juste avant les vacances de février donc les premières vacances j'ai fermé quelques jours mais après j'ai refermé donc tu vois j'ai toujours réussi à me débrouiller et moi effectivement prendre du temps pour moi pour ma famille donc je considère que c'est quand même plutôt acceptable aujourd'hui comment tu fais
- Speaker #1
connaître Merci. Pépite de famille, comment tu ouvres ?
- Speaker #0
à des nouveaux clients, à des nouveaux parents qui ne te connaissent pas ? Comment tu te rends visible ? Parce que ce n'est pas évident dans ce brouhaha permanent d'informations. C'est quoi, toi, ta stratégie de communication ?
- Speaker #1
Alors, je me suis rendue compte quand même que les réseaux sociaux, même dans le secteur dans lequel je suis, fonctionnent très bien. Tu vois, je n'en étais pas du tout persuadée il y a trois ans. Mais au final, moi, je communique quotidiennement sur Instagram et je me rends compte qu'il y a énormément de familles qui m'ont connue via ça. Maintenant, il y a même des influenceuses, des mamans influenceuses.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, des mamans d'enfants qui viennent tester des lieux. Et voilà, moi, ça a beaucoup participé à mon ouverture, à me faire connaître. Et là, tu vois, pour mes un an, j'ai aussi organisé pas mal d'événements, dont une après-midi influenceuse.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Exercice assez complexe à faire. Et bien, pareil, ça a eu pas mal d'échos, à la fois ce jour-là, parmi toutes les familles qui étaient présentes. Mais ensuite, ça a eu un effet boule de neige, puisque du coup, il y a d'autres influenceuses qui sont venues faire. Donc voilà, les réseaux sociaux, je dois dire que c'est pas du tout à négliger.
- Speaker #0
Et c'est toi qui gères tout ça ?
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ou t'as quelqu'un qui s'en occupe ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
T'as un plan de communication à l'avance ? Comment tu fais pour que ça s'imbrique dans le reste sans que ça prenne trop de place ? Parce que c'est vrai qu'il y a toujours de la création derrière, du design, de l'écriture. Comment tu fais ça ?
- Speaker #1
Écoute, j'ai ma petite ligne édito à laquelle j'essaie de me tenir. Après, bon, ça reste encore un peu artisanal. J'avoue que je pourrais optimiser davantage. Là, tu vois, je suis en train d'essayer de me former un peu à l'IA, ce genre de trucs. Mais pour l'instant, j'avoue que je n'ai pas encore trop pris le train en route. Donc, je fais beaucoup de choses moi-même. Quelquefois aussi beaucoup à l'inspiration. Après, je pense que quand même une des forces que j'ai, c'est que je... J'ai beaucoup le réflexe de toujours prendre, filmer très souvent, de manière assez discrète. J'ai beaucoup de contenu spontanément. Et puis après, le lieu est tellement inspirant, si tu veux. Ce n'est pas très compliqué de trouver des choses à dire. J'ai compris aussi au fur et à mesure ce que les gens, j'ai l'impression, aiment voir. Beaucoup de retours en images sur ce qui se passe sur le lieu, du contenu sur tous les ateliers. Comme j'en fais régulièrement, c'est très facile de faire des reels sur tout ce qui se passe. Même régulièrement, des petits épisodes. On me raconte tellement de choses en journée. Donc, à la fois, je partage des petites anecdotes ou un peu des épiphanies quand je vois des choses. Honnêtement, c'est très inspirant. Après, tu partages la programmation à venir. Là, du coup, je fais pas mal de contenu aussi sur la boutique, sur les nouveautés. Donc en fait, honnêtement, il y a matière. C'est plus compliqué de...
- Speaker #0
Oui, à la limite, c'est plutôt l'inverse. C'est choisir ce que tu vas mettre en avant et quel récit tu fais pour qu'il y ait une sorte de cohérence aussi entre toutes tes prises de parole. Exactement. Plutôt que de se voir broder parce que tu peines à avoir des choses à dire, effectivement, entre... toutes tes activités, même le café en soi ça pourrait... Il y a des gens qui n'ont entre guillemets qu'un café. Là t'as café, boutique, les ateliers, plus j'ai vu que tu fais aussi des privatisations, qu'il y a des anniversaires. Ouais,
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
Il y a beaucoup,
- Speaker #1
beaucoup. Il y a plein de choses que je pourrais... Il y a des choses que je pourrais développer davantage sur peut-être même du contenu autour de la parentalité. Je fais régulièrement aussi des choses. À un moment je faisais des focus un peu sur les pépites. Tu vois, des enfants, donc des petites... les anecdotes, ce genre de choses. Tout est assez inspirant. Donc moi, effectivement, l'enjeu, c'est plutôt de rester dans la même ligne. Ça, pour l'instant, je pense que j'y arrive à peu près. Et surtout de sélectionner.
- Speaker #0
Instagram, c'est vraiment ton outil principal pour être visible et te faire découvrir ?
- Speaker #1
Oui, oui, complètement. Après, j'ai aussi une newsletter que j'exploite pas mal. Et là, j'essaye de plus en plus d'avoir un peu des newsletters.
- Speaker #0
Alors,
- Speaker #1
les fréquences hebdo.
- Speaker #0
D'accord. Donc, ça paraît que c'est toi qui la rédiges.
- Speaker #1
Oui. Exactement. C'est un peu l'idée. Là, les newsletters, moi, j'aimerais bien faire plus de contenu un peu informatif, qualitatif. Mais en fait, pour le coup, je trouve que c'est un tel... Un canal tellement puissant sur tout ce qui est programmation, relais de l'information. En fait, il y a pas mal de familles qui l'email fonctionne mieux que les réseaux sociaux pour se tenir informés de tous les ateliers.
- Speaker #0
C'est pas mal. C'est un peu comme si vous disiez, tous les mois je reçois un mail de pépite de famille avec la programmation. Exactement. Je m'organise en fonction quoi.
- Speaker #1
Exactement. Du coup, pour le coup, j'ai du mal à prendre la parole sur d'autres sujets. Ou alors j'aurais l'impression de saturer l'audience.
- Speaker #0
Et pour ta newsletter, tu passes par... Parce que t'as un site internet aussi ? Tu l'as fait toute seule ou tu l'as fait faire ?
- Speaker #1
Oui, alors avec l'aide de mon adorable mari. Mais oui, oui, la newsletter, on l'a fait sur WordPress.
- Speaker #0
D'accord. Et donc ta newsletter, tu passes par une...
- Speaker #1
Par brevaux.
- Speaker #0
Par brevaux, d'accord. Donc, tout est lié. Ouais. Ok, super.
- Speaker #1
Ouais. Voilà. Et après, j'aimerais bien développer un peu tout ce qui est presse. Tu vois, quelque chose qui avait été assez impactant, ça avait été... J'avais vu plusieurs articles dans le journal de la ville. En fait, le côté très local. Oui,
- Speaker #0
tout ce qui est local,
- Speaker #1
ça intéresse. Ouais.
- Speaker #0
C'est un vrai levier, quoi.
- Speaker #1
Ouais. Surtout, l'ouverture. Je me souviens vraiment, les premiers mois, j'avais régulièrement des familles qui venaient en disant, ah, vous avez lu. On a entendu parler de vous dans le journal de la ville. Donc voilà, ça c'est un bon relais. Et après, j'ai eu la chance l'année dernière d'avoir une émission de télévision. Les maternelles qui sont venues aussi faire un tournage chez Pépite. Mais bon, pour moi c'est plus la légitimité. Parce que commercialement, c'est plus significatif.
- Speaker #0
Peut-être moins impactant que la communication locale. effectivement... C'est exactement ce que tu dis, c'est aussi en termes d'autorité sur le sujet parentalité, légitimité, ça vient, t'es un peu adoubée par cette émission qui a aussi un aura particulier.
- Speaker #1
Quand t'es dans la famille, secteur famille, petite enfance, j'avoue, moi j'étais tellement... Ça m'a fait quelque chose. Oui, c'est chouette,
- Speaker #0
je comprends. Donc voilà, ça c'est un peu tes outils de visibilité. actuel ?
- Speaker #1
Oui, et puis on n'a pas trop parlé, mais tout ce qui est événements, mine de rien, je réussis de plus en plus à, entre guillemets, à l'utiliser, et j'aimerais bien encore davantage le développer. Alors je fais pas mal d'événements pour les familles qui me connaissent déjà, mais là je te dis, j'ai fait un premier événement à destination d'influenceurs, j'aimerais bien faire des choses un peu plus larges, ou sur des... En gros, qui me permettent de recruter d'autres types de cibles. Et ça, en fait, moi, je ne m'en fais du tout du milieu de la com, mais j'ai appris, j'ai fini par comprendre qu'au cours de la communication, c'est indispensable et dur, mais vraiment indispensable.
- Speaker #0
Il faut savoir dire ce qu'on fait et le dire aux bonnes personnes, avec les bons mots. Exactement. C'est un exercice en soi, je trouve, de pouvoir... en une ou deux phrases, dire l'essence même de ce qu'on propose, quelle que soit l'activité qu'on ait, même qu'on est en commerce ou pas en commerce d'ailleurs, pouvoir décrire ce qu'on propose avec sa marque en étant hyper clair avec les bons mots, c'est vraiment dur. Mais après, c'est une fois qu'on a réussi à le faire, c'est plus facile aussi de le dire aux gens qui deviennent eux-mêmes prescripteurs, qui en parlent et que le bouche-oreille soit efficace en fait.
- Speaker #1
Oui, oui, c'est... c'est marrant, ça me fait penser à ça mes clientes sont aussi mes meilleures ambassadrices bah oui en général je me rends compte tu disais tout à l'heure aussi, une fois que les gens sont là ils reviennent et ils en parlent moi j'ai la chance d'avoir beaucoup de récurrence et en fait effectivement sur un lieu où il y a tellement d'émotionnel d'affect finalement quand les personnes sont convaincues elles ont aussi envie elles-mêmes d'être d'en parler à leurs amis. J'ai très souvent des mamans qui viennent avec d'autres amis. Elles me disent « je voulais faire découvrir Pépite à ma sœur, à ma mère, à ma meilleure amie » . Et j'entends très souvent, elles me disent « vous savez, j'ai parlé de vous sur le groupe du Club Poucette, elle me recommande sur Facebook » . Finalement, il y a beaucoup de communication qui se fait pas par moi.
- Speaker #0
Et t'as un petit thème de parrainage ou quelque chose comme ça qui valorise aussi ? Ça ou pas ?
- Speaker #1
Eh bien, écoute, c'est une bonne idée. Non, non, à vrai dire, non. Mais j'avoue que ça me donne des idées.
- Speaker #0
Ah, tu participes aussi à la construction de cette communauté.
- Speaker #1
Complètement. Moi, je suis à l'inverse. C'est un peu différent, mais tu vois, comme je suis très sensible, justement, à... à remercier, j'ai vraiment la chance d'avoir un socle de maman très fidèle, ma meilleure cliente l'année dernière, la première année, elle est venue l'équivalente d'une fois tous les trois jours. tu peux imaginer j'ai des clients très fidèles je sais à quel point c'est une chance et puis en plus c'est des personnes avec qui j'ai tissé des liens assez forts j'ai beaucoup de personnes maintenant c'est devenu quasiment des personnes tu fais partie de la chaîne tu vois les enfants grandir tu as un lien de référence exactement complètement, t'as vraiment cet aspect là, les enfants grandissent moi j'ai vu plein d'enfants marcher, apprendre à parler, l'année dernière il y a toute la promo des enfants qui ont fait leur rentrée en septembre donc tu prends des nouvelles, les gens prennent des nouvelles de moi quand je rentre de vacances il y a des choses très fortes qui se créent et du coup pour les remercier toutes ces mamans alors je fais régulièrement aussi des événements pour les mamans, du coup souvent c'est les mêmes qui reviennent, mais là en janvier pour les 1 an de Pépite j'ai fait une après-midi exclusive pour elle où, en gros, je leur ai proposé, selon moi, le meilleur de l'expérience de Pépite, avec un excellent goûter, des ateliers offerts, elles ont dû en exclure le nouvel espace jeu. L'idée, c'était aussi, justement, de pouvoir les chouchouter, de pouvoir les remercier, pour moi, c'est une manière de les remercier, de leur fidélité. Donc, j'avoue que je fais très attention à ça, je suis très sensible, mais c'est vrai que l'idée du parrainage... je le garde.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, est-ce qu'il y a des enjeux particuliers ou des difficultés que tu traverses en ce moment où tu te dis, ça, je sais, c'est des éléments sur lesquels je dois bosser ? Est-ce qu'il y a des petits cailloux dans l'engrenage ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Alors, comme je te disais tout à l'heure, un des enjeux, c'est vraiment l'équipe, comment la stabiliser. Aujourd'hui, l'équipe que j'ai, elle fonctionne, mais ce n'est pas ce que j'entends par mon équipe cible. Donc, j'ai encore besoin de trouver la bonne manière de fonctionner et du coup, de recruter les bonnes personnes. Donc, ça, c'est vraiment l'enjeu des prochains mois. Et ça, c'est plus qu'un enjeu parce que ça a tellement d'impact opérationnellement. C'est ça qui va permettre, moi, de me dégager du temps pour faire du développement, de prendre du temps off. Donc, c'est indispensable. Et puis, après, malgré tous les points positifs de cette première année, Il y a quand même des réalités très concrètes. En début d'année, j'ai eu des gros soucis de trésorerie parce que j'ai beaucoup investi pour le Noël de l'année dernière. J'ai pris des gros risques financiers pour les achetables de stock de la boutique. Et donc, j'ai reçu toutes mes factures en janvier. Autant dire que ça a piqué un peu.
- Speaker #0
Oui, et puis tu as la TVA aussi que tu as collectée en décembre.
- Speaker #1
Ça allait à peu près parce que j'ai eu tellement de charges en première année que pour l'instant, je ne suis pas à son corps.
- Speaker #0
Parfois, ça c'est...
- Speaker #1
c'est un peu salé quoi oui oui mais bien sûr et tu vois en début d'année pareil il y a eu plein de je sais plus j'ai eu ma prime d'assurance annuelle j'avais un peu zappé et donc effectivement tu as des trésoreries pour justement essayer de voir venir tes flux ou tu navigues un peu à vue là-dessus et ben écoute il y a quand même certains si si moi je suis ça assez précisément mais tu vois il y a quand même certains trucs qui sont passés un peu la trappe et là je dois dire que ce qui a été problématique c'est en fait c'est quand même vraiment le fait d'investir dans ce premier Noël. Après, si je détricote le truc et que je reprends ça de manière un peu plus posée, c'est assez logique parce que typiquement, quand tu as une activité boutique de jouets, Noël, c'est un des plus gros enjeux. En général, on dit que tu fais entre deux fois et quatre fois ton chiffre d'affaires d'un mois classique. Donc, c'est logique que pour venir nourrir ça, tu aies besoin d'un plus gros stock que d'habitude. Je pense que l'erreur, en revanche, que j'ai faite, c'est que... Et plutôt que d'acheter au fur et à mesure, moi, j'ai fait un énorme achat un peu groupé. Et comme, évidemment, je n'ai pas vendu autant que, ça, c'est assez logique. Du coup, mécaniquement, une fois que les factures tombent, d'un coup, c'est complexe à gérer. Mais quelque part, du coup, ce premier investissement que j'ai fait, je pense, l'année dernière, c'est un investissement que je n'aurais pas à faire cette année. Donc, c'est assez explicable et assez sain. Après, par contre, l'enjeu, c'est toujours de passer le cap. Parce que je pense que c'est toujours un peu l'erreur. C'est-à-dire que tu concentres sur le business plan, la rentabilité théorique. Oui, mais il y a tellement d'autres logiques que la trésorerie. Mais par contre, la trésorerie derrière, je me souviens, on fait des plans de trésorerie, mais dans les faits, il y en a moins un autre. Il faut pouvoir payer tes charges, il faut pouvoir payer ton équipe. Et ça, c'est quand même la vraie vie.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que tu as les charges fixes qui, de toute façon, elles, que tu fasses du chiffre d'affaires ou pas, elles sortent, en fait. Donc, c'est vrai que c'est bien de bien les connaître. Mais à côté de ça, effectivement, tu vas avoir des flux de variables liés aux commandes, liés à tout ça. Oui, oui.
- Speaker #1
Moi, il y a ce côté un peu exceptionnel que je n'ai pas assez bien anticipé.
- Speaker #0
Tu peux en provisionner. Oui, mais en même temps, c'est normal. On apprend en faisant, quoi.
- Speaker #1
C'est sûr, mais toi, après, la vraie vie, c'est... la réalité financière de pouvoir être capable de payer. Moi, ma priorité numéro un, c'est de payer mon équipe. Donc, bon, après, les charges, la banque, le loyer, tout ça, mais surtout l'équipe. Les personnes qui se démènent à mes côtés, j'endormirais pas si je pouvais pas les payer. Donc ça, enfin, ça, je trouve que c'est dur parce qu'au-delà de soi et soi-même, et voilà, après, t'es quand même engagée vis-à-vis d'autres personnes. Je trouve qu'il y a quand même une grosse responsabilité. Je ne sais pas si je mets beaucoup de pression, mais ça, c'est quelque chose qui m'a quand même beaucoup plombée ces dernières semaines. Je vois le bout du tunnel, mais après, je pense que c'est quand même une réalité quand on entreprend.
- Speaker #0
Je pense que les problèmes de trésorerie, c'est malheureusement un truc que tout le monde connaît. Et tu peux, oui, avoir une société qui est sur le principe et rentable. Le business model, il est simple, mais en fait, le flux de trésorerie entrant et sortant, il y a des moments où il y a des points de fragilité, où c'est le moment où ça sort et c'est le moment où ce n'est pas rentré assez, mais il faut que ça sorte pour ensuite vendre. C'est aussi connaître ces rythmes-là et pouvoir sécuriser. Mais bon, il n'y a que l'expérience aussi et le recul qui permettent de le savoir, mais effectivement d'avoir un l'air insolite pour pouvoir accuser le coup. Quand il y a des mauvaises surprises comme ça, ça peut sauver une heure.
- Speaker #1
Je me suis rendue compte quand même qu'il y a quand même une fragilité. En fait, je pense que tu peux couler très vite. Malheureusement, un ou deux mois, je l'ai entendu, mais là, vraiment, il y a eu cette réalité d'un coup que j'ai ressentie de manière très forte où tu te dis, en fait, concrètement, comment ça va se passer si... Enfin bon, je comprends un petit peu mieux maintenant, tu vois, cette réalité de la trésorerie et le fait que les choses peuvent aller malheureusement très rapidement.
- Speaker #0
Oui, oui, et que c'est vraiment une coïncidence de facteurs. Enfin, c'est juste le truc qui s'accumule au mauvais moment, alors qu'en fait, dans l'absolu, ça peut marcher. Exactement,
- Speaker #1
exactement. De facteurs ou de mauvaises décisions, tu vois, c'est aussi ça que je garde toujours en tête. Et bon, t'as quand même toujours une paire de responsabilités.
- Speaker #0
C'est pour ça que c'est aussi important, je trouve, de s'aménager du temps où tu as les idées claires et où tu peux regarder les choses en n'étant pas dans le méga opérationnel et en réussissant un peu à s'enlever un peu les soucis du quotidien, les soucis de management, les soucis autres qui sont liés au business, pour le regarder en se disant, ok, alors qu'est-ce qui va se passer ? Comment ça s'est passé ? Et en fait, c'est facile à dire. Je sais, je l'ai vécu et je sais à quel point c'est dur quand on est dans le truc, avec des sollicitations dans tous les sens, entre les fournisseurs, les collaborateurs et la vie perso à côté. Mais c'est vrai de sacraliser aussi des moments. Alors tout à l'heure, on parlait de moments persos, mais d'avoir des moments aussi pros en tant que sacraliser des moments de chef d'entreprise où je regarde mes chiffres. Et si je ne suis pas à l'aise avec mes chiffres, peut-être que je prends de l'aide là où je peux. pour juste savoir avoir une meilleure vision et éviter des situations. Après, il y a des fois, c'est des trucs qui sont un peu inévitables. Mais au moins, sentir un peu plus maître du truc et voir un peu plus clair.
- Speaker #1
Et puis,
- Speaker #0
c'est vrai qu'il faut se bloquer dans l'agenda.
- Speaker #1
Ça, c'était aussi un des apprentissages d'un de mes stages. effectivement je sais que c'était un des feedbacks d'une de mes amies là qui avait un lieu j'avais bien senti qu'elle s'était perdue dans l'opérationnel et je vois tout à fait de quoi elle parle aujourd'hui et donc c'est d'être toujours très vigilante au fait de régulièrement mettre sa casquette de chef d'entreprise et je pense que la manière la plus facile c'est de c'est de booker d'en faire une habitude donc moi c'est pour ça que je c'est ça exactement donc moi c'est effectivement tous les lundis bien que ça ne suffise pas mais au moins je sais que j'ai déjà cette soupape identifiée tous les lundis ouais et peut-être de se rappeler qu'en fait c'est un peu son devoir c'est
- Speaker #0
le job et que c'est pas du temps
- Speaker #1
perdu parce que je suis pas en train de gérer cette réception cette réception non mais bien sûr les gars personnels au contraire c'est bête non c'est pas du nice to have oui c'est indispensable et si après c'est comment s'y astreindre vraiment C'est une chose de le savoir, et ensuite, c'est comment véritablement se dégager du temps, parce qu'en fait, on aura toujours mieux à faire sur le papier. Il y aura toujours des choses plus urgentes, en fait.
- Speaker #0
Ouais, mais moins importantes, peut-être.
- Speaker #1
T'as raison, exactement. C'est bien la différence entre les deux.
- Speaker #0
Pour une fois, c'est difficile, c'est extrêmement difficile de naviguer entre tout ça. Je pense qu'il faut aussi prendre le temps de se connaître, de regarder comment on travaille, de trouver le bon moment. Enfin, voilà. Quand est-ce que ça se met bien dans l'agenda pour que ce soit possible ? Oui,
- Speaker #1
ça peut être en fonction du rythme. Moi, j'avoue que ce rendez-vous hebdo, ça me semble indispensable. J'aimerais bien que ce soit plus. Mais après, il peut y avoir aussi des moments dans l'année. Là, je sais que par exemple, en janvier, c'était trop court selon moi, mais je me suis quand même consacrée du temps pour faire un bilan sur l'année 1 et poser des objectifs pour l'année 2. Mais on pourrait faire ça, je ne sais pas, au moins chaque trimestre. En fait, la temporalité, elle... Et ajustée, comme on disait tout à l'heure. C'est un éternel ajustement. Exactement. Il y a des choses qui... Et puis, en fonction de son activité, moi, c'est vrai que c'est très saisonnier. Donc, il va y avoir aussi des moments un poil plus creux à certaines périodes de l'année, en vacances scolaires. Donc, en fait, il y a des moments qui seront plus propices sur le papier. Et je pense qu'en revanche, il faut avoir le réflexe de s'en saisir dès qu'il y a l'opportunité de... de faire un pas de côté, il faut le faire. Et après, ce qui peut aider, alors moi, j'ai la chance d'avoir une mentor, mais ça peut être de plein de manières différentes. Dans quel cadre tu l'as rencontrée ? Alors moi, en gros, c'est via mon réseau d'alumni de mon école. Et en fait, elle me suit depuis que je suis incubée. Donc en fait, depuis deux ans et demi, trois ans et demi maintenant.
- Speaker #0
Mais c'est hyper important de s'entourer. Sans pourtant que ce soit des gens qui sont prestataires, mais ou même d'échanger avec d'autres personnes qui ont monté leur boîte, de ne pas hésiter.
- Speaker #1
D'autres entrepreneurs, complètement. Là, début du mois dernier, j'ai aussi organisé un déjeuner avec toutes les fondatrices de lieux kids et familles, comme le mien.
- Speaker #0
Trop bonne idée.
- Speaker #1
Avec l'idée...
- Speaker #0
De quel coin ? Chez toi ?
- Speaker #1
Alors, à Cologne, en l'occurrence, moi je suis toute seule, mais c'est plus... Paris, toutes celles qui ont fait ça, mais donc c'était essentiellement Paris 92. C'est sympa, on fait ça ? Oui, moi, j'aime beaucoup le collectif, donc voilà, qui est Iniciat, mais en fait, elles étaient toutes hyper partantes et du coup, en plus, on ne se considère pas comme concurrentes, en fait, on est plutôt, on a chacune des concepts avec des spécificités, on est en plus chacune dans des zones de chalandise différents, donc rien que par ça, finalement, il n'y a pas de... de concurrence directe, et à l'inverse, on a tellement de synergies et de points communs et de sujets de discussion. Moi, je sais que ce moment, il a été très riche. Moi, en plus, c'était pile-poil, ça faisait un an, donc ça m'a permis aussi de prendre le temps, de prendre un peu de hauteur, et moi, j'aimerais bien, limite, que ce soit beaucoup plus régulier. Mais ça, ça fait partie des nombreuses idées. Sinon, ça peut être des clubs d'entrepreneurs. Là, je me pose la question éventuellement de... justement de me mettre dans des réseaux pour me forcer régulièrement en forme de soirée, en tout cas faire un peu plus de network, et me mettre plutôt dans cette position justement chef d'entreprise, et même de sortir de mon lieu, je sens aussi que ça me ferait du bien de sortir un peu de pépite et un peu de ma zone de confort aussi. Et je trouve que ça c'est des rendez-vous qui forcent à le faire.
- Speaker #0
et mettre dans un mood et puis que tu vas toujours en retenir quelque chose le retour d'expérience c'est tellement précieux je pense et puis faire du,
- Speaker #1
là je me rends compte aussi quand même faire du networking, en fait je faisais beaucoup de ça avant d'ouvrir,
- Speaker #0
là depuis un an je le fais plus et j'aimerais bien y revenir parce que je sais que ça m'apportait beaucoup ça donne des idées forcément il y a toujours des c'est ça le piège du lieu c'est qu'il a besoin de nous en fait et puis parfois on a aussi l'impression peut-être qu'on a l'impression qu'on a peut-être trop l'impression qu'il a besoin de nous. Du coup, on s'en rajoute encore plus sur les débuts. Mais c'est vrai que c'est quand même d'avoir un lieu. En fait, on est attaché à ce lieu. Il faut l'ouvrir, le fermer, l'animer, le ranger, le remplir. Et donc, mine de rien, ça nous astreint à une localisation géographique. Et parfois, on a du mal à en sortir parce qu'on se met un peu en mode automatique. Alors qu'en effet, comme tu dis, sortir, faire parfois juste du réseau, rencontrer des personnes qui ont peut-être rien à voir sur le papier, ça fait aussi du bien, ça oxygène un peu l'idée. Et on peut parler avec des gens qui font un business qui n'a rien à voir. Mais en fait, justement, comme ça n'a rien à voir, quand on va leur parler de ce qu'on fait, ils vont nous poser une question et on va se dire, ah ouais, c'est vrai, je ne l'avais jamais vu sous cet angle. Intéressant. Puis après, ça mûrit, ça devient quelque chose. Donc oui, réussir à habiter ce lieu, et aussi en même temps à s'en détacher quand il faut, pour les bonnes raisons. C'est encore une fois ce fameux équilibre à trouver. qui est très personnelle et propre à chacun et aussi au secteur qu'on a.
- Speaker #1
Non, et puis pour que ça ne devienne pas un peu... Enfin, moi, je dis souvent, avoir un lieu, c'est aussi un gros fil à la patte. C'est quand même la réalité près de vrai. Et pour pas que ça devienne un peu trop aliénant. Il y a des moments, quelquefois, c'est quitter son lieu pour mieux y revenir.
- Speaker #0
Ouais. Avec une énergie nouvelle.
- Speaker #1
Exactement, pour garder toujours cette flamme. J'ai une de mes amies entrepreneurs qui me disait ça. Elle me dit, finalement, notre plus grosse responsabilité, quand on est chef d'entreprise, et a fortiori quand on a un lieu, c'est d'être la personne qui a toujours la flamme pour l'insuffler aux équipes, pour l'insuffler, pour incarner le lieu. Et pour l'avoir, il faut aussi que nous, on continue de se nourrir, on fasse d'autres choses par ailleurs. Ouais. Ouais. pour l'avoir en permanence. C'est pas facile.
- Speaker #0
Ouais, ça c'est le petit challenge. C'est-à-dire, j'ai aussi le droit à du repos, à un break, et de ne pas être tout le temps là, tout le temps affairée, parce que c'est aussi mon job que de garder cette flamme-là. Et il faut réussir du coup à s'autoriser, certaines choses, à s'autoriser, et se dire que c'est... un devoir en tant que chef d'entreprise. Oui,
- Speaker #1
c'est quasiment la plus grosse responsabilité. Oui.
- Speaker #0
Ok. Quels sont les prochains projets pour Pépite après cette première année de vie ? De quoi tu as envie ?
- Speaker #1
Là, je dirais l'émission de cette année, c'est d'accélérer en termes de croissance. Je trouve que la... L'année dernière, j'ai réussi quand même à bien poser les bases solides en termes peut-être de légitimité, d'autorité, enfin, réputation on va dire plutôt. Et là, du coup, c'est consolidé. Enfin, comment dire, j'aimerais être un petit peu plus à l'aise sur le chiffre d'affaires mensuel et de l'année. en développant d'autres leviers de croissance. On parlait tout à l'heure de la boutique, d'autres offres. J'aimerais bien développer l'offre anniversaire. J'aimerais aussi beaucoup développer tout ce qui est partenariat, entreprise. Pour moi, j'ai toujours visualisé aussi la Maison Pépite comme potentiellement un lieu qui pourrait accueillir des événements pour des marques autour de la parentalité. des marques de jouets, on pourrait imaginer des shootings photos, on pourrait imaginer des lancements presse des lancements de produits donc j'aimerais bien que le lieu puisse aussi être identifié pour ça, j'aimerais bien aussi développer toute l'activité hors les murs un petit peu comme ce que j'avais fait avant d'ouvrir donc être aussi participée à organiser des événements dans les entreprises par exemple, faire des partenariats avec le CE donc ça pourrait être les Noëls Merci. Les Noëls des entreprises, les Journées des familles. Je sais qu'il y a pas mal de choses qui se font. Et maintenant, ayant commencé à construire cet écosystème d'intervenantes de qualité, ce genre de choses, on pourrait tout à fait imaginer de les détacher et d'organiser des choses en dehors de chez Pépite. Donc ça, ça fait vraiment partie des choses que j'aimerais faire à terme. Et puis après, on aimerait bien faire des petits bébés. Donc moi, j'aimerais bien en ouvrir plusieurs. mais bon là ça me semble un peu prématuré pour être honnête l'idée c'est vraiment de pérenniser de bien comprendre ce qui fonctionne actuellement je pense qu'en fait il y a beaucoup de choses intrinsèquement qui sont liées beaucoup au fait que c'est près de chez moi au fait que c'est moi donc je il faut que j'arrive à voir ce qui est duplicable est-ce que c'est vraiment duplicable selon quel terme je pourrais pas forcément acheter tous les locaux demain Donc, voilà, je me pose pas mal de questions par rapport à ça, mais c'est vrai que je garde ça dans un coin de ma tête, parce que pour moi, la mission, elle semble avoir déjà tellement de sens ici. Ça en ferait tellement... Enfin, pour moi, il pourrait y avoir des pépites dans toutes les communes, en fait, d'avoir vraiment un lieu d'ancrage local où se retrouvent les familles, où se retrouvent les mamans post-partum, où on organise les anniversaires, le week-end. Enfin, c'est sûr que ça ferait sens.
- Speaker #0
et donc j'adorais que ce soit oui on a besoin de lieux comme ça on a besoin de pouvoir se retrouver d'échanger, de créer du lien D'avoir des lieux de vie, quoi. Et là, ça coche aussi toutes ces cases. Et tout à l'heure, tu disais, j'aime bien ce mot, lieu-ressource.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
C'est un joli mot qui explique bien aussi ce qu'est le commerce aujourd'hui. Il y a tout un tas de types de commerces différents. Mais à chaque fois, ce qui fait qu'il y a un commerce où on vient, où on revient. On crée du lien aussi avec les équipes. C'est ça, c'est des endroits ressources où on se sent bien, on se sent bien accueillis. On trouve ce dont on a besoin, que ce soit un service, un produit. Une expérience. C'est ça, une expérience. Et c'est un enjeu, je pense que c'est un enjeu aussi de société, d'avoir des villages, des villes qui ont des lieux comme ça. qui auront tous des visages différents, parce que ça dépend aussi beaucoup des gens qui les créent, qui les animent, etc. Mais c'est sûr que c'est un vrai sujet, je trouve, de savoir comment est-ce qu'on pérennise des lieux comme ça, comment on aide aussi à ce qui s'installe, comment on s'entraide les uns les autres quand on a fondé des lieux comme ça. Je trouve que ton idée, effectivement, de créer des rencontres où on échange... C'est hyper fort.
- Speaker #1
Oui, et puis je trouve qu'on a presque une responsabilité. Régulièrement, je me dis que c'est aussi des lieux où on favorise le bien-vivre ensemble. Tu vois, mon sujet, c'est la famille, mais on pourrait l'étendre à toutes les générations et lui donner toute une coloration encore plus large. Il n'empêche que des lieux de convivialité, on a besoin partout. Et tu vois, à Fortiori, en ce moment, à l'ère du No Kids... post-Covid où on s'est beaucoup éloigné les uns les autres, je trouve qu'on a vraiment besoin de se retrouver. Et oui, quand je vois que le samedi, c'est plein, archi-plein à l'heure du goûter, je me dis qu'il n'y a que le même truc. Donc ça me conforte bien dans l'idée qu'en tout cas, je suis persuadée qu'on pourrait en avoir quasiment dans toutes les communes. Ça aurait tout son sens pour les familles, ou même plus largement, juste des lieux. On ne s'excuse pas d'être là, on est les bienvenus. Oh là là, on en a besoin.
- Speaker #0
Est-ce que tu as encore quelques conseils à donner avant qu'on se quitte ?
- Speaker #1
Une question qu'on m'a beaucoup posée, c'est quelle est la qualité la plus importante pour bien entreprendre ? Et au final, si je devais la résumer à une chose... Ce que j'ai pu constater, parce qu'en fait, je trouve que le quotidien, c'est essentiellement éteindre des feux, trouver des solutions à des problèmes. C'est d'avoir une mission très forte et très... Comment dire ? Une mission suffisamment forte qui va vraiment nous ancrer et faire qu'on va tenir le cap. Moi, je me rends compte que j'ai eu beaucoup de... Surtout dernièrement, quand même énormément de high. Beaucoup de joie, ça a été très fort, mais il y a eu aussi quand même des périodes très complexes, et mine de rien, pour les absorber, surtout quand elles arrivent très régulièrement, très souvent, je pense que ce qui fait qu'on garde le cap et qu'on garde l'envie, c'est qu'on en revient toujours à la mission de base. Et honnêtement, pour se lancer, je pense que c'est vraiment le truc nécessaire, d'avoir un why très puissant. et de ne pas avoir peur d'y retourner sans arrêt pour garder le cap.
- Speaker #0
Oui, et donc pouvoir aussi se le noter quelque part et se prendre du temps pour se le rappeler ou connecter avec les clients, se noter aussi les retours qu'on peut avoir des clients,
- Speaker #1
prendre les bonnes bandes, on est d'accord, exactement.
- Speaker #0
Et se redonner de la vitalité et de l'énergie en se disant qu'ok.
- Speaker #1
finalement toute cette énergie tu vois alors moi j'ai le petit clin d'oeil, j'ai fait un livre d'or pour mes 1 an et je crois que je vais le feuilleter régulièrement j'ai la chance d'avoir pas mal de mamans qui m'ont mis des petits mots dedans et je pense que ça va être mon petit mon petit doudou le petit booster exactement merci
- Speaker #0
beaucoup Marine pour cette discussion, cet échange et tout ce que tu nous as partagé c'était très intéressant et puis bah Je souhaite une longue vie à Pépite de Famille en espérant voir ces lieux fleurir dans toutes nos villes. C'est vrai que ça ne ferait pas de mal.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et je te souhaite plein de bonnes choses. Et puis à bientôt.
- Speaker #1
Ouais. Merci beaucoup Audrey. Et puis à très bientôt. Avec plaisir.
- Speaker #0
Salut.
- Speaker #1
Salut.
- Speaker #0
Voilà pour ma conversation avec Marine. Ce que je retiens particulièrement de cet épisode, c'est qu'il n'existe pas une seule façon de créer un lieu. Il n'y a pas d'autoroute toute tracée avec les mêmes étapes pour tout le monde. L'entrepreneuriat demande souvent de savoir s'adapter, de composer avec des contraintes et de trouver son propre chemin. Et le parcours de Marine l'illustre parfaitement bien. Sa boutique a oeuvré il y a un an, oui, mais Pépite de famille existe en réalité depuis plus de trois ans. Pendant deux ans et demi, elle a organisé des ateliers hors les murs, dans différents lieux, pour tester son idée. Rencontrer des familles et commencer à créer une vraie communauté. Et donc quand la boutique a ouvert, il y avait déjà quelque chose, une attente, des gens qui connaissaient le projet, une dynamique. C'est aussi un bon rappel que quand on a une idée de lieu ou de commerce, on peut souvent commencer plus petit, autrement, et aller au contact de ses futurs clients avant même d'avoir un local. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à laisser un avis sur le podcast ou à partager vos réactions en commentaire. C'est ce qui aide le plus le podcast à se faire connaître. Je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode de l'arrière-boutique. Ciao !