- Speaker #0
Bonjour et bienvenue sur L'arrière boutique, le podcast qui vous invite dans les coulisses de l'expérience retail. Je suis Audrey Gallier, consultante dans les domaines du retail, de l'entrepreneuriat et du développement de marques. Après dix années passionnantes à créer et développer mes boutiques, j'ai envie aujourd'hui de transmettre mon expérience, mais aussi celle de mes invités. Pour cela, je reçois dans ce podcast des personnes inspirantes, qui vous ouvrent les portes de leurs boutiques pour vous raconter leurs aventures. Je vous livre aussi, dans des épisodes boîte à outils, des pensées et astuces pour vous motiver et vous aider dans vos projets retail. Très bonne écoute ! Aujourd'hui, je vous emmène à la rencontre de Virginie, la fondatrice de Poupette Biscuiterie Funky. Avant de se lancer, Virginie a eu plusieurs vies professionnelles. Elle a travaillé dans la finance, la télévision, l'industrie musicale. Et puis un jour, elle tombe sur des vidéos Instagram de biscuits décorés. Et c'est alors le déclic. Pas de business plan, pas de plan du tout d'ailleurs, car comme elle le dit, elle est au rot, elle fonce, mais avec autour d'elle des rencontres, des gens qui vont croire en elle et qui vont lui permettre de créer l'étincelle. Et c'est comme ça que va naître Poupette. Virginie fabrique donc des biscuits décorés à la main, de véritables petites œuvres d'art, avec un univers très joyeux, coloré, moderne, qui dépoussière complètement le secteur. Des biscuits que les gens gardent exposés tellement ils n'osent pas les manger. Et j'avoue en faire partie. Ce projet est né dans sa cuisine. Quatre ans plus tard, Virginie a son atelier avec son propre labo. Elle y organise des ateliers. A côté de ça, elle enchaîne les collaborations et le rythme ne cesse de s'accélérer. On s'est retrouvés dans son atelier plein de couleurs et d'odeurs de biscuits pour discuter justement des coulisses de cette aventure. On parle de beaucoup de choses, notamment de l'importance des rencontres et du tissu humain qui se crée autour d'un projet. de la création d'une identité visuelle, de gestion de trésorerie, d'investissement, du pop-up qu'elle a récemment fait au bon marché, et de comment est-ce qu'on vit ce quotidien à mille à l'heure où ils font jongler entre vie perso et vie professionnelle. D'ailleurs Virginie a une image que j'ai beaucoup aimée, elle dit qu'elle a l'impression de faire un Pékin Express parce qu'elle court dans tous les sens avec un euro en poche. Et je trouve que ça résume assez bien l'entrepreneuriat parfois. Et on parle aussi d'une réflexion qu'elle mène et que je trouve vraiment très importante. sur ce que c'est de poser une stratégie quand on est avant tout artisane et créatrice. Comment est-ce qu'on pense structure et rentabilité sans pour autant avoir l'impression de gommer ce qui fait l'âme du projet ? Tout ça évidemment avec le sourire, beaucoup de douceur et une honnêteté que j'ai beaucoup appréciée. Petite précision avant de vous lancer, vous allez entendre quelques petits problèmes techniques au micro en cours de route. On a trouvé une solution, une solution miracle. J'espère que la qualité d'écoute sera tout aussi agréable malgré tout.
- Speaker #1
fabriqués de façon artisanale et personnalisés et je donne des ateliers aussi donc on a vraiment les deux parties donc t'as vraiment cette partie où on est assise qui est la partie atelier qui est extrêmement jolie la déco est très chouette il y a plein de couleurs c'est joyeux on se sent hyper bien dans cette pièce malgré le volet à nouveau en panne je pense que beaucoup de gens en écoutant cet épisode vont se dire ah tiens
- Speaker #0
Je ne suis pas la seule ou le seul à avoir des galères de volets électriques. Ça t'arrive souvent ?
- Speaker #1
Celui-là,
- Speaker #0
il est un peu capricieux,
- Speaker #1
oui. Oui, c'est la troisième fois. Ah ouais, quand même. Donc j'ai demandé à ce qu'on le change. Ouais, je pense qu'il y a un moment...
- Speaker #0
C'est important quand tu as un commerce.
- Speaker #1
Il a dû faire son temps, je pense.
- Speaker #0
Ouais, donc du coup, on a cet espace-là. Donc c'est intimiste, là, au moins. Ça fait lumière tamisée.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et après, dans le fond, tu as un labo.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Donc tu fabriques. artisanalement.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
tout est biscuit.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Alors, Poupette, raconte-moi peut-être le chemin qui t'a menée à créer cette entreprise, comment l'idée est née, un petit peu ton histoire avant tout ça. Oui, alors Poupette,
- Speaker #1
si je dois vraiment résumer, parce que ça peut être long, c'est, je pense, né quand même d'une frustration de ne jamais avoir... J'étais dans une famille où on m'a proposé, suggéré des choses ludiques, artisanales, créatives, des choses manuelles, etc. Et pourtant j'avais un papa qui était manuel, donc je n'ai pas trop compris. Mais ce n'était pas trop dans la famille et en fait je me suis rendu compte que c'était vraiment quelque chose qui me manquait. Et donc j'ai eu plein de vies professionnelles dans lesquelles ça s'est toujours bien passé, je me suis vraiment éclatée, j'ai appris. plein de choses. Ça m'a beaucoup enrichie aussi de faire plein de choses différentes. C'est pas toujours pris de manière très positive de faire plein de choses. Plein de choses différentes, mais en fait...
- Speaker #0
Tu ressens ça aujourd'hui ? Parce que j'ai l'impression que l'état d'esprit peut changer là-dessus, qu'on est plus habitués maintenant... Enfin, on voit plus souvent des parcours assez différents, où il y a des grands écarts entre les différentes activités. Donc j'avais plutôt cette sensation que ça pouvait être bien reçu, mais tu sens quand même encore un regard... Je l'ai ressenti, par exemple, avant la création de Poupette.
- Speaker #1
Donc j'avais démissionné. de mon ancien job qui était chef de projet marketing dans l'industrie musicale et quand j'ai essayé de retrouver du boulot, c'était compliqué parce qu'on comprenait pas trop soit j'avais trop d'expérience, soit pas assez et on comprenait pas trop aussi les changements parce que j'ai travaillé dans la finance,
- Speaker #0
j'ai travaillé dans la télé vraiment j'ai fait plein de choses différentes donc oui c'était un peu ça questionne c'est vrai que c'est intéressant parce que tu vois moi cette question je me la suis posée aussi quand de... quand j'ai arrêté mes boutiques, qu'est-ce que je fais après ? Et de se dire, tu as l'impression d'être un couteau suisse, donc du coup, d'avoir plein de connaissances de plein de choses, mais tu n'as pas une spécialité précise, une expertise précise. Et parfois, c'est vrai que dans certaines boîtes, aujourd'hui, ça peut être très siloté. C'est-à-dire que tu as les gens, je ne sais pas, qui vont faire le market, mais du coup, ils ont une carrière dans le marketing, d'autres qui seront aux sales. Enfin, je ne sais pas, tu as cette impression-là. Et ça me questionnait sur comment est-ce que ça peut être reçu. Et donc, c'est vrai que... À la fois, je trouve que c'est une force incroyable. Et quand t'es entrepreneur, j'en suis convaincue. T'as une agilité et t'as toujours une capacité à être dans la débrouille, la recherche de solutions. Mais je me suis pas confrontée au regard de recruteur parce que du coup, j'ai directement recréé une boîte et le podcast. Mais c'est vrai que ça devait être un petit peu frustrant. Oui, c'est frustrant, c'est déstabilisant.
- Speaker #1
J'ai un cruel manque de confiance en moi, mais ça n'aide pas. Oui, c'est clair,
- Speaker #0
c'est sûr.
- Speaker #1
Parce qu'on se pense... Souvent, je me dis, je suis capable, je suis sûre, je peux y arriver, je peux le faire, etc. Et puis après, en face de toi, les gens qui hésitent, effectivement, ils se questionnent, ils disent, non, c'est peut-être pas la bonne personne, etc.
- Speaker #0
Mais c'est peut-être, ça dépend de qui tu es en face. Parce que, je ne sais pas, moi, je me dis que, justement, quand tu es dans un état d'esprit d'entrepreneur et que tu as quelqu'un en face de toi qui est comme ça, qui a pu faire de la finance, Faire du market, changer autant, c'est que tu te dis, waouh, elle est hyper capable, elle peut faire plein de trucs. Donc je trouve que pour moi, c'est un bon indicateur. Peut-être qu'au contraire, quand tu as toujours évolué dans un truc où on cherche des experts, ça te fait peur parce que tu te dis, elle aura envie de liberté, elle ne va pas rester.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
En tout cas, c'est vrai que je trouve que ça a été vraiment une force pour Poupette. Oui. Et ça... Mon ancien job, chef de projet marketing dans l'industrie musicale, c'était vraiment t'écoutes au Suisse, t'es pas expert, mais t'es le chef d'orchestre d'une sortie d'album. Et donc tu travailles avec tous les départements.
- Speaker #0
C'est transversal. Voilà,
- Speaker #1
exactement. Et je trouve que ça, je me plaisais vraiment bien dans ce boulot. Après, j'ai quitté pour plein de raisons, mais en tout cas, mon boulot, je l'aimais vraiment. Et aujourd'hui, ce que je fais chez Poupette, c'est un petit peu ça aussi. Je crois que je suis experte en biscuits aujourd'hui, je l'espère. Mais je veux dire, je ne suis pas experte en comptage, je ne suis pas experte en réseaux sociaux. Toutes les différentes casquettes que demande la gestion au quotidien et la gestion de Poupette, je suis couteau suisse et chef d'orchestre. Oui,
- Speaker #0
c'est ce truc où vous êtes du coup un peu... Il faut être chef d'orchestre de soi-même. C'est très compliqué, c'est plus compliqué du coup. Mais oui. Ok, d'accord. Donc du coup, il y a mon micro qui fait des... C'est bon.
- Speaker #1
Ça t'a bougé ?
- Speaker #0
Ah mince, il faut vraiment que je ne bouge pas. C'est très difficile pour moi d'être immobile. Donc du coup, tu arrêtes ce job-là. Oui. Qu'est-ce qui se passe après ?
- Speaker #1
Et donc, refus. Quand je postule et je me dis mais qu'est-ce que je vais faire de ma vie, je sais pas. Et là en fait on a le projet de déménager, de partir de Paris, donc avec mon ancien compagnon et le père de mon fils. Et là je me dis bon, en fait je sentais que j'avais envie de faire quelque chose de manuel. Je savais pas trop comment l'expliquer. Bon, après... Je partais aussi beaucoup dans tous les sens. Je voulais travailler dans la petite enfance, puis je voulais refaire du marketing. Puis après, je me dis, je vais retourner, je vais refaire un peu de journalisme. Vraiment, je...
- Speaker #0
C'est un peu normal, non ? Quand tu as un moment comme ça où il y a des nouveaux possibles, d'être un peu en mode d'exploration et de poser un peu tout sur la table.
- Speaker #1
Oui, après je me sentais quand même plus perdue que de me dire « Ah, tout est possible » . D'accord, t'étais plutôt en mode… Oui, vraiment je savais pas trop, mais avec ce côté vraiment de faire quelque chose de mes mains. Et donc depuis toujours en fait je fais un peu de pâtisserie, mais vraiment genre très très très basique. C'est des cakes ou des tartes citron, enfin je veux dire c'est vraiment la base.
- Speaker #0
Ouais, enfin la base.
- Speaker #1
bonne petite base mais en tout cas je m'y connais pas trop je dois l'avouer en pâtisserie vraiment mais j'aime bien faire et je suis curieuse et donc du coup j'avais souvent j'avais envie de faire des gâteaux pour ramener au travail aux collègues aux amis à la famille s'il y avait des anniversaires je proposais toujours de faire un gâteau donc c'est
- Speaker #0
quelque chose que je faisais ça faisait partie aussi de ton identité vraiment d'un truc fort pour toi j'avais envie de partager et la gourmandise
- Speaker #1
donc en fait je me suis un jour retrouvée sur Instagram avec plein de vidéos de canadiennes, de japonaises de coréennes qui font des biscuits décorés et en fait je crois que je suis vraiment tombée dedans j'ai commencé à en faire j'en ramenais à la crèche on a même fait une Saint Nicolas avec une énorme structure avec plein de de gâteaux en pain d'épices avec des petits châteaux, des petits trains, etc. Et c'était décoré avec du glaçage. À ton initiative ? Oui. Alors, non, ça existait déjà directement à la crèche.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais en fait, j'étais vraiment genre dedans en disant non mais on va faire ça. Oui, c'est un peu ça. Oui, et j'étais très contente parce qu'en plus, c'était la Saint-Nicolas. Et comme je suis belge, c'est vrai que ça avait encore plus de sens pour moi. Ok. que de faire cette belle fête. Donc on s'est retrouvés à plusieurs mamans à fabriquer ce genre de choses avec des poches, etc. Donc c'était très chouette. Et en fait, j'ai pas mal d'amis qui m'ont dit, non mais Virginie, en fait, je comprends pas pourquoi tu te prends autant la tête, mais tu devrais vraiment te lancer dans la fabrication de biscuits, parce qu'il y a vraiment un truc. Et je me dis, oui, non, quand même pas. Ouais,
- Speaker #0
c'est vraiment parce que des gens extérieurs m'ont vraiment poussé. On t'en dit ça ? Tu es tombée dans la marmite de ça, tu as fait à fond, mais tu ne t'es pas dit je peux en faire quelque chose sur le plan professionnel. Non,
- Speaker #1
je me disais que ce n'était pas assez bien et qu'elle le disait avec le regard de l'amitié, avec la bienveillance que ça peut... Je me disais non, en fait, ce n'est pas possible.
- Speaker #0
C'est vrai que ce n'est pas facile quand tu es dans un loisir et que potentiellement ça devient... du professionnel, cette bascule-là elle est pas évidente parce que souvent comme c'est du loisir aussi peut-être que t'as pas toute l'expertise sur je sais pas, par exemple si tu fais du tricot en loisir ou je sais pas, la céramique de te dire je vais en faire mon métier t'as peut-être moins d'exigence sur ta réalisation tu te dis mais c'est pro, faut que je sois hyper faut que je sois carrée, etc. Donc le passage entre ces deux aspects-là enfin c'est Cette dimension-là, elle n'est pas facile.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
tout à fait. Et en fait, je te dis ça,
- Speaker #1
mais je me rends compte aussi qu'avant... Parce que j'essaie de regrouper les vagues. En fait, vraiment avant de me dire, OK, c'est ça que je veux faire. Donc, elle me disait de faire des biscuits, de foncer dedans, etc. Mais il y avait aussi cet aspect gâteau. Et en fait le projet dans ma tête C'était plutôt Monter une entreprise Donc gâteau de fête Organiser des anniversaires Enfin vraiment Avec une partie événementielle Oui voilà Parce que je le faisais aussi par exemple J'ai organisé la communion de ma petite soeur J'aimais bien faire ce genre de choses J'adore organiser les anniversaires Des enfants C'est vraiment quelque chose qui me plaisait Merci. Et en fait, là, je me suis lancée dans l'idée de faire un CAP pâtisserie, mais en candidat libre.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc, avant notre déménagement, parce que c'est vrai que je t'avais parlé du déménagement, mais donc avant notre déménagement, j'ai fait deux stages en entreprise.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Un chez Beaux Gâteaux et un chez Cédric Grolet.
- Speaker #0
Ah ouais, d'accord.
- Speaker #1
Et puis, on a déménagé. Et c'est après ces stages-là que je me suis dit, en fait, je ne veux pas faire de gâteau. Ce n'est pas fait pour moi.
- Speaker #0
D'où l'intérêt sur les stages.
- Speaker #1
Oui, oui, oui, complètement.
- Speaker #0
D'un coup, c'est tellement dans du concret que tu vois si jamais il se passe quelque chose, la chimie entre toi et les pratiques.
- Speaker #1
Oui, c'était vraiment pas le truc qui me... Parce qu'en plus, quand on dit gâteau de fête, on pense tout de suite, bon, la pâte d'âme. pâte à sucre, modelé, etc. C'était vraiment pas fait pour moi, je m'y retrouvais pas du tout. Après j'essayais de rigoler, c'était pas ça, mais bon il y avait quand même des gâteaux, etc. Et là ça m'a appris beaucoup de choses, surtout pour tout ce qui est organisation et hygiène et sécurité, etc. Et en fait, comme j'avais quand même toujours ces vidéos qui traînaient, je passais beaucoup de temps et je faisais des biscuits, en fait je me suis dit mais c'est ça que je veux faire, c'est vraiment les biscuits. et je prenais vraiment beaucoup de plaisir à faire ces biscuits, j'avais toujours envie d'en faire plus en fait de tester des techniques je voyais des tutos, j'avais trop envie de refaire derrière donc j'ai vraiment passé beaucoup beaucoup de temps à tester des choses et à faire et puis un jour je me suis dit bah en fait je sais pas ça marche toujours pas, j'ai toujours pas d'emploi bon après ça a été quand même sur 6 mois je dirais cette prise de décision où je me rends j'en avais fait déjà un petit peu avant mais où je me suis dit bon là stop j'ai pas d'emploi je trouve pas c'est compliqué je sais pas quoi faire j'ai fait mes stages mais allez on y va on va à fond on sait pas de quoi demain est fait je me lance et c'est parti donc j'appelle mes copines je fais bon ok ça y est je suis prête on y va Et on était en juin, je crois, et là, une de mes amies, qui était parmi les mamans de la crèche aussi, qui est illustratrice, graphiste, elle me dit « Bon bah si tu te lances par contre, on fait les choses bien, il faut une identité visuelle. » Donc ok, partons là-dessus.
- Speaker #0
Ah, j'ai bougé, c'est bon. On t'a perdue. Ça y est, vous m'avez retrouvée. Hyper important ça, c'est vrai. Et je trouve que c'est un aspect parfois qu'on sous-estime parce qu'on a l'impression que c'est du décor ou que c'est un peu futile alors qu'en fait ça permet de se poser plein de questions en amont sur qu'est-ce que je veux montrer, qu'est-ce que je veux dire aussi avec cette marque et c'est pas juste un logo et des couleurs quoi.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est bien d'avoir des gens aussi qui t'aident là-dedans parce que...
- Speaker #1
Et en plus on sait qu'au-delà de tout ça, il y a aussi l'aspect financier et on sait que ça coûte cher. de faire ça. Elle m'a permis de le faire à un budget très réduit. C'est chouette. Et d'ailleurs, le logo Poupette, ce n'est pas une typo qui existe. C'est vraiment elle qui a dessiné. Je trouve qu'elle est gourmande aussi. Elle est ronde. Je trouve qu'effectivement,
- Speaker #0
ça dit bien ce qu'on va trouver derrière. Oui, carrément.
- Speaker #1
C'est elle qui a trouvé le Biscuiterie Funky. Et qui est hyper important pour moi aujourd'hui parce que je trouve que ça définit vraiment bien aussi.
- Speaker #0
Parce que donc ça, Biscuiterie Funky, c'est ta baseline, c'est un peu le sous-titre où ça fait vraiment partie de... Pour toi, quand tu parles de poupettes, tu dis Poupettes Biscuiterie Funky ou c'est Poupettes ?
- Speaker #1
Oui, alors c'est un vrai sujet ça parce qu'en fait, c'est très long quand on le dit. Donc bon, régulièrement, c'est plutôt Poupettes. Je le remets souvent, j'en reparle souvent. C'est vrai que je communique. Et c'est vrai que c'est toujours compliqué de se définir et d'expliquer ce qu'on veut.
- Speaker #0
C'est hyper dur. C'est un des exercices les plus compliqués de réussir en une phrase ou quelques mots à dire, à se définir. Parce que quand c'est son projet, on a envie de dire plein de trucs, on a envie d'aller dans le détail. Alors qu'en fait, parfois, il faut pouvoir le dire. vite et bien, pour que les gens puissent aussi être des relais de communication tu vois que ça fait un peu ricochet moi si jamais tout à l'heure je veux voir quelqu'un que je raconte cet épisode qu'on a tourné ben tu vois effectivement ces mots là biscuiterie funky je pourrais facilement sortir et pour la personne en face ça va tout de suite lui parler quoi oui oui alors oui elle en calfait des biscuits et c'est plus compliqué de
- Speaker #1
que ça soit retenu quoi et puis il y avait moi je lui disais J'aime bien les mots modernes. Je trouve qu'il y avait un truc qui était hyper important, c'est sur les biscuits décorés avec du glaçage royal. J'ai toujours trouvé que... Alors, il y en a beaucoup. Moi, j'ai le nez dedans, forcément. Donc, je vois qu'il y a énormément de gens qui en font aujourd'hui.
- Speaker #0
Tu dirais qu'il y a de la concurrence ?
- Speaker #1
Oui. Après, je suis plutôt dans l'état d'esprit de se dire qu'il y a de la place pour tout le monde.
- Speaker #0
Oui, chacun a son style. Voilà.
- Speaker #1
Mais quand même, je trouve que c'est assez général. Il y a toujours des gens qui se démarquent, mais c'est quand même très enfantin, très nié ou très classique. C'est toujours un petit ours avec un petit nœud dans les tons pastels, beige. Il y a quand même un truc qui ressort souvent et je ne voulais pas du tout être dans ce genre de choses-là. De toute façon,
- Speaker #0
ça ne me ressemblait pas.
- Speaker #1
Je disais, je veux du moderne, je veux de la couleur, je veux que ça soit pop. je veux dépoussiérer ce truc, etc. Et puis en fait, elle ne m'a rien dit, elle m'a sorti ça, je lui ai fait mais c'est génial !
- Speaker #0
C'était directement, tu t'es dit c'est bon, elle a réussi à mettre tout ce que je l'ai dit par les mots le créer, quoi, visuellement. Je pense qu'effectivement, au-delà de ce qu'on disait, l'importance d'avoir un logo, etc., c'est ce truc d'identification et justement dans un monde où tu peux avoir beaucoup de concurrence et comme tu dis, chacun à sa place, il faut savoir c'est quoi ton truc qui te différencie Pour en fait prendre ta petite place sur cette grande carte. Oui, tout à fait. Les biscuits qui sont illustrés. Et donc ça a aussi cette importance-là d'identification. C'est trop drôle. Franchement, il faudrait filmer l'antenne. C'est ça qu'il faut que je joue. Voilà.
- Speaker #1
Attends, un faux contact dans ton câble.
- Speaker #0
C'est un faux contact dans le câble. Voilà, ça arrive. C'est la première fois depuis que le podcast...
- Speaker #1
Monsi te lâche. Potentiellement, on a...
- Speaker #0
On a un plan B. On a un Superman qui peut arriver avec un câble. Et donc oui, ce que je disais, c'est que je pense que... t'as raison, pour moi, il y a de la place pour tout le monde, mais quel que soit le secteur, quelle que soit l'activité, en tout cas, c'est comme ça qu'il faut voir les choses, parce que sinon... C'est paralysant. Mais du coup, la suite de ça, c'est quelle place je prends, qu'est-ce que je raconte, qu'est-ce que je dis, qu'est-ce que je fais différemment. Et ça, c'est hyper intéressant de le creuser. Et du coup, quand tu fais ce travail d'identité visuelle et graphique, tu poses ces questions. Tu te poses ces questions. Qui je suis ? Quelle est mon identité par rapport aux autres ? Et c'est assez fondateur aussi. Ça donne une direction en fait. Et donc toi tu t'es dit, allez, je dépoussière le truc, j'arrive. Oui. Nous revoilà après une petite aventure. On est parti se promener sur le boulevard Voltaire parce que le câble m'avait lâchée. Mais on a un sauveur.
- Speaker #1
Et pas n'importe lequel.
- Speaker #0
Son ancien compagnon qui nous a sauvés, qui nous a retrouvés un câble pour qu'on puisse finir cet enregistrement. Et on parlait un peu en off du fait que quand on entreprend, d'être bien entouré, d'avoir des gens sur qui compter, c'est hyper précieux. Et qu'il t'aidait pas mal aussi pour Poupette, ça on en parlera après sur le regard et tout. On en parlait avant l'enregistrement et il nous a prouvé l'exemple concret.
- Speaker #1
Heureusement qu'il est là,
- Speaker #0
il nous a sauvé la mise. Donc, on peut reprendre. On était en train de parler de l'identité visuelle et donc de ces mamans qui sont devenues des amies qui t'ont aidé justement à la définir et à lancer un peu la machine. Créer de l'étincelle pour toi aussi et lancer la machine. Oui,
- Speaker #1
tout à fait. Et donc, on était au mois de juin et en fait...
- Speaker #0
De quelle année du coup ?
- Speaker #1
Je suis très mauvaise. Tu t'es lancée à 3... Non, 2022. 2022 ? Ok. Si je ne dis pas de bêtises. Ok. été 2022 et je suis très mauvaise avec les dates en même temps je te lance pas la pierre parce que moi aussi c'est le truc que j'oublie vite et donc l'été est passé et ah oui important dans ma tête alors j'ai pas fait de business plan pas de business model ça a toujours été genre très spontané très genre je crois que c'est ma vie en général c'est ça je fonce je suis pas taureau pour rien je crois je fonce et après je réfléchis parfois ça m'a coûté un peu des ailes des plumes plutôt mais globalement ça m'a plutôt réussi et donc j'ai vraiment foncé je me suis dit bon bah de toute façon
- Speaker #0
YOLO, advienne que pourra et tu sentais pas ce besoin de le faire, ça te sécurisait pas plus que ça et tu t'es dit allez tu cherchais pas de financement ?
- Speaker #1
non ça a fortement aidé évidemment Non. Mais il y avait aussi le fait que j'ai eu la chance de vouloir partir, d'avoir négocié et j'ai eu mon chômage. Donc ça m'a permis aussi de développer tranquillement. Et je me disais, de toute façon, si ça ne marche pas, je me poserai la question après, mais je retomberai sur mes pattes. Je suis toujours retombée sur mes pattes. J'ai toujours surtout travaillé. je suis jamais restée plus de deux mois sans bosser pour ça j'étais assez sereine je crois que ça a aidé quand même aussi du coup tu n'as pas confiance en toi mais tu te fais quand même confiance c'est ça qui est bizarre en fait parce que vraiment il y a plein de choses sur lesquelles je ne suis pas confiante du tout mais je ne sais pas est-ce que c'est je suis un peu folle je ne sais pas c'est bien aussi d'être dans l'action en fait
- Speaker #0
Parce que d'être tout le temps en train de décortiquer tout, réfléchir à tout, ça peut être aussi hyper paralysant. Et quand tu entreprends, il faut réussir à trouver le juste équilibre entre les deux. C'est ça l'enjeu, mais ce n'est pas toujours évident. Après, quand tu as une nature à entreprendre, à être dans l'action, tu peux manquer de confiance, mais quand même y aller. Oui,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Ok, donc là, tu t'es dit, allez, go. Oui, pas de business plan.
- Speaker #1
pas de business plan, rien. Je me dis, on verra. Et dans ma tête, c'était plutôt pas de business plan, pas organisé. Mais je me disais quand même, je vais travailler pour les particuliers, je vais faire les mariages, les baptêmes, etc. Oui, d'accord,
- Speaker #0
vous étiez dans l'événementiel.
- Speaker #1
Oui. Et si j'arrive à travailler avec des entreprises, je suis trop contente.
- Speaker #0
Mais par contre, sur du biscuit, tu avais fait tes stages et tu étais passée à... Oui, j'avais oublié les gâteaux.
- Speaker #1
L'événementiel, j'avais oublié parce que Bon, je me remettais quand même un petit peu dans mes anciens boulots et tout. Je me disais, quand t'organises quand même, organiser l'anniversaire de ta sœur ou la communion de ta sœur, c'est pas du tout la même chose que d'organiser un vrai événement. Oui, et puis il y a un vrai enjeu. Les gens,
- Speaker #0
ils t'attendent au tournant aussi. Voilà, tout autant quand tu fais des gâteaux, mais là, le périmètre est plus large. Oui, voilà. Donc je me suis dit, non, on va se concentrer sur les biscuits. Ce qui est déjà pas mal.
- Speaker #1
Oui, et en fait, mon tout premier client, ça a été... C'était mon ancien boulot, mon ancienne entreprise.
- Speaker #0
C'était justement une question que j'allais te poser, que j'aime bien poser, c'est justement comment tu as trouvé tes premiers clients.
- Speaker #1
C'est ça, le réseau. Et le réseau chez moi a été vraiment hyper important. Alors c'est marrant parce que je ne suis pas quelqu'un qui réseaute beaucoup. Oui,
- Speaker #0
mais c'est ça qui est intéressant. J'aime bien l'idée de séparer... En fait, le réseau, on peut avoir une idée hyper négative. Tout à fait. Ça fait vraiment genre les gens qui vont networker, qui tirent un peu les ficelles, etc. Mais en fait, le réseau, c'est mille façons de faire et je trouve que c'est hyper important. Et on a toujours tendance à se dire, non mais moi, j'ai pas de réseau, je suis pas faite pour réseauter. Alors qu'en fait, comme tu dis, ça peut être juste très naturel de connecter avec les gens.
- Speaker #1
Et je dis souvent, c'est pas forcément un réseau, c'est des rencontres. Et ça, c'est hyper important pour moi aussi, encore aujourd'hui, tout le temps. Donc quand je dis réseau, c'est vraiment les rencontres. C'est plusieurs personnes dans mon ancienne entreprise avec qui j'ai gardé énormément de contacts et encore aujourd'hui, qui me font confiance et qui me connaissent et qui n'ont pas peur de...
- Speaker #0
De prouver aussi ta fiabilité. Exactement, oui. Mais le produit,
- Speaker #1
en vrai, ils ne l'ont pas vraiment vu non plus parce qu'ils ont vu deux, trois petites choses et ils ont goûté des gâteaux parce qu'ils travaillaient avec moi. Je veux dire... Je trouve que c'est une grosse confiance quand même. Oui, oui, oui. Donc il y a ça. Et puis aussi, il y a ces rencontres. La vie, c'est par exemple une ancienne voisine. Quand j'étais toute petite, j'avais même pas 10 ans. Mon ancienne voisine, on s'est perdu de vue. Mais grâce au réseau, par exemple, grâce à Facebook, on est resté en contact. Mais c'est pas comme si on se parlait tout le temps. Oui,
- Speaker #0
il y avait un petit lien de tenue entre vous deux. Voilà.
- Speaker #1
Et elle a vu que je me lançais. Et en fait, il s'avère qu'aujourd'hui, elle est déléguée pharmaceutique médicale chez Aven. Et en fait, elle m'a commandé des biscuits pour Octobre Rose. Dans un de mes anciens boulots, côté plutôt prod télé, j'avais une super stagiaire. Et donc, on n'a plus vraiment eu de contact, mais grâce au réseau, il y avait toujours ce petit lien. Et en fait, aujourd'hui, elle a un super poste chez Microsoft et elle a pensé à moi pour des biscuits. Et c'est un peu tout ça.
- Speaker #0
Toutes ces petites graines que tu as plantées presque à un moment. Oui, exactement. Qui font que ça a donné quelque chose et ça t'a aidé au lancement, en fait. C'est ça.
- Speaker #1
Donc, ce n'est pas du réseautage, mais c'est des rencontres et plein de gens autour de toi. Mais c'est ça, c'est plus...
- Speaker #0
Prendre aussi le temps de sortir et de rencontrer des gens, de... Prendre le temps aussi de discuter avec les gens que tu connais, les revoir, mais sans nécessairement avoir envie que ça te donne quelque chose. Ou un intérêt, c'est ça ? Oui, ça se fait naturellement. Quand tu sens qu'il y a des gens avec qui tu as des bonnes connexions, il y a les quoi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et à la fin, c'est vrai que ça peut être des premiers clients ou des porte-paroles. C'est ça, oui. Des traits d'union entre toi et autre chose. Très important,
- Speaker #1
les porte-paroles et tout ce bouche-à-oreille. Oui, oui.
- Speaker #0
Parce que là, ça a commencé comme ça. Et après... Déjà ça t'a surpris, ça a commencé vite ou ça s'est fait doucement ?
- Speaker #1
Ça a commencé je dirais quand même assez vite, ça a pris très vite et il y a pour moi deux éléments déclencheurs. Donc effectivement ce premier contrat avec Universal et aussi les filles de clin d'œil. Oui, les filles que j'adore et que je connaissais avant Poupette parce que François, D'accord, notre sauveur de micro, de câble. Connaissait très bien les filles, avait déjà travaillé avec les filles. Au-delà du professionnel, il y avait aussi une amitié qui s'est installée. Et donc, je les connaissais un petit peu. Et je leur avais déjà parlé... Enfin, elles suivaient un petit peu le projet, mais de manière très floue quand même. Et après, il y avait un côté où je voulais pas trop m'imposer. J'avais un peu peur de leur parler vraiment ou de leur suggérer quelque chose avec le projet que j'avais, donc Poupette. Et de me dire, ah mais elles vont se sentir obligées parce qu'il y a François. Vraiment, j'avais ce côté où je me disais non, non, non, je vais pas les solliciter. Et en fait, un jour, je me suis dit, bon, il n'y a pas meilleure carte de visite qu'en fait que mes biscuits. Donc je vais faire des biscuits personnalisés pour clin d'œil. pour les filles je vais leur offrir et puis après on verra et je l'ai fait sans vraiment penser parce que j'avais pas par exemple d'idée de commercialiser les biscuits dans leur boutique c'était vraiment bon allez et si elles aiment bien ça se trouve elles vont pouvoir me connecter ou je sais pas mais il y avait pas vraiment de réflexion derrière. Non, voilà. Pas de vrai plan.
- Speaker #0
C'est intéressant parce que du coup, comme tu disais tout à l'heure, les gens qui te connaissaient, qui avaient fait appel à toi, c'était comme un pari parce qu'ils ne connaissaient pas ces produits. Donc en fait, d'en faire et de les donner gratuitement, les gens n'ont pas une attente particulière parce que c'est un cadeau. Et puis toi, ça te baisse un peu la pression de « il y a cette attente » . Donc en fait, pour toi, je pense que c'est aussi une bonne étape pour tester le produit, voir comment les gens réagissent. Et eux, ils ne se font pas... C'est-à-dire, j'ai fait une commande... de tant de dizaines, centaines de biscuits et il faut qu'ils soient comme ci, comme ça. Là, c'est vraiment... Tu reçois des biscuits, t'es trop contente.
- Speaker #1
Et puis comme on les fait en plus pour des gens qu'on aime bien et on les fait... Je fais toujours des biscuits avec beaucoup d'amour, mais je veux dire, là, c'est vraiment autre chose. Oui, voilà.
- Speaker #0
Et en fait,
- Speaker #1
elles ont adoré. Et vraiment, porte-parole, en fait, comme tu disais. Et elles m'ont vraiment... donné une énorme première chance en me disant, voilà, on a un vernissage. Je crois que c'était un dévernissage. C'était le dernier jour de... Parce que ça n'avait pas eu le temps, je crois, de faire le vernissage d'une expo. Et là, genre, grosse pression parce qu'elle me demandait plein de biscuits, mais j'avais carte blanche. Bon, évidemment, il y avait leur identité visuelle très forte, etc., qui est superbe, mais j'avais vraiment carte blanche. Et puis après, je me suis vraiment challengée sur ce projet-là. Et aujourd'hui, tu vois, c'est des photos... Il y a certains biscuits, je trouve, comme les films, qui vieillissent mal. Ceux-là, je les ressors encore aujourd'hui. Et je te parlais tout à l'heure de la fabrication de Flyers et d'un kakémono. Cette photo-là, tu vois, je la ressors encore aujourd'hui. Donc, vraiment,
- Speaker #0
c'était un moment fort aussi pour toi.
- Speaker #1
Oui, ça a vraiment été un gros moment dans l'histoire de Poupette. Et juste au même moment, parce qu'on parlait d'offrir des biscuits, j'avais fabriqué des biscuits pour... Alors je dirais pas que c'est une amie, mais c'était vraiment une copine aux connaissances de quartier ici dans le 11e. Mais elle a déménagé à Angers. Et c'est un peu une maman... Enfin c'est pas un peu, c'est vraiment... C'est une maman influenceuse. Et que j'adore. Et en fait, c'était l'anniversaire de sa fille, Joé. Je lui ai envoyé. Et ces deux moments-là, ça a vraiment tout changé.
- Speaker #0
En termes de visibilité, il y a eu un avant-après.
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #0
Ok. Parce que d'un coup, ton travail a été montré à toute leur communauté.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et potentiellement plus communauté croisée. Donc ça veut dire que tu vois et là, ça a généré des opportunités avec des clients que tu ne connaissais pas.
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et très vite, principalement des entreprises.
- Speaker #0
D'accord. Peu de particuliers. Finalement, l'inverse de ce que tu étais dit à la base.
- Speaker #1
Tout à fait, oui.
- Speaker #0
Ok. Et tout à l'heure, quand on commençait à discuter avant d'enregistrer, tu disais que c'était près de 80, 90% de ton chiffre d'affaires aujourd'hui ? Oui, presque 90%,
- Speaker #1
c'est vraiment les entreprises, oui.
- Speaker #0
Ok. Donc, voilà, boost de visibilité, et donc très chouette, mais alors, quand t'es artisan, donc la force de ce que tu proposes, c'est que tu le fais à la main, donc c'est du temps long, c'est de la minutie, enfin voilà, comment tu gères ? ta prod en fait parce qu'il y a un moment où tu te retrouves, enfin il y a une jauge tu peux pas plus d'autant parce que tu es maman donc comment t'as géré cette organisation comment tu gères ça aujourd'hui encore ta prod pour que ça puisse rentrer dans ta semaine quoi il y
- Speaker #1
a eu pas mal d'étapes et je dirais que ça a chaque étape il y a eu une autre orga je dirais que la première année donc il y a Pendant un an, j'ai travaillé de chez moi, dans ma cuisine. Parce que c'est de la pâtisserie dite de conservation. Donc en fait, on n'est pas avec l'obligation d'un labo. Il y a cette obligation d'hygiène et de sécurité en formation, mais tu peux le faire chez toi. Et donc, je l'ai fait chez moi. Et donc, les prods, elles me paraissaient énormes. Mais en vrai, c'était des petites quantités.
- Speaker #0
Mais c'était un rodage aussi.
- Speaker #1
Oui, et puis je mettais vraiment beaucoup de... de temps à faire un biscuit. Je ne mets plus le même temps. Tu te chronomètres, tu sais ? Non, je ne me suis jamais chronométrée, mais j'arrive à peu près à te dire combien de biscuits à la main je peux faire par jour, avec une complexité moyenne, et combien en imprimer.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Il y a un gros,
- Speaker #0
gros écart. C'est vrai que dans ton offre, tu as ces deux options-là qui te permettent, en termes de volume, d'être...
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
De pouvoir créer du volume avec de l'imprimé. C'est ça. Oui. Et ça, ça arrivait vraiment par rapport à ce qu'on disait au niveau de l'organisation. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Et aussi, évidemment, rentabilité.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce que sur la première année où j'étais dans... Dans ma cuisine, le petit était à la crèche, donc c'était plutôt, je dirais, quand même facile parce que t'es chez toi et donc quand le petit dort, tu peux... Bon après c'est des journées un peu...
- Speaker #0
Faciles ?
- Speaker #1
Faciles, oui. Bizarre parce qu'on a... Oui, on oublie vite. Non, je dis pas que c'est pas facile, mais dans le sens où c'est plutôt pratique.
- Speaker #0
Ouais, d'accord.
- Speaker #1
Le petit dort, tu peux travailler. Il se réveille, bon bah voilà.
- Speaker #0
Ça c'est s'il dort à un rythme... Oui. Maîtrisé, tu vois. Oui,
- Speaker #1
oui, oui. Bah moi, tu vois, je savais que j'avais une fenêtre de tir. Entre 20h30 et minuit 30, ça c'était genre je pouvais travailler. Oui, je savais que je pouvais faire par exemple. C'est pas mal. Après, il se réveillait plusieurs fois pendant la nuit. Et la journée, c'est vrai qu'il a quand même passé des vraies journées à la crèche. Et donc, je travaille vraiment quand il était à la crèche. Donc là, je dirais qu'en termes d'orgas, ça allait plutôt bien.
- Speaker #0
Le volume des cantons. des commandes étaient OK avec ta prod et il n'y avait pas de friction particulière.
- Speaker #1
Oui, voilà.
- Speaker #0
Mais il y a eu un moment où...
- Speaker #1
Eh bien, quand on a décidé de... Donc ça, c'était quand... Parce que je t'avais parlé du déménagement tout à l'heure. C'était très important parce que... Donc, quand on a décidé de revenir sur Paris, donc on a fait une petite escapade de deux ans.
- Speaker #0
D'accord, OK.
- Speaker #1
Quand on a décidé de revenir sur Paris, là, Poupette commençait vraiment à prendre... J'avais beaucoup de clients mais qui étaient sur Paris, nous on était dans le nord.
- Speaker #0
Donc ça veut dire que les premiers clients que tu as eu, ils étaient à Paris, toi tu étais dans le nord et c'était pas un problème ?
- Speaker #1
J'expédiais.
- Speaker #0
Ouais mais c'était pas... Alors c'était pas un problème pour les clients mais en vrai j'ai eu des problèmes de casse.
- Speaker #1
Ouais d'accord. Enfin la logistique, les envois ça a été un peu...
- Speaker #0
La logistique était compliquée mais ça t'a pas freiné dans ta commercialisation ? Non, pas du tout. Pas du tout.
- Speaker #1
Pas du tout. Et les commandes commençaient à vraiment arriver de plus en plus. Et bon, on était dans une grande et belle maison. Mais forcément, revenir à Paris, c'est comprendre qu'on va revenir comme avant, dans des petits espaces. Voilà. Et travailler à la maison avec les quantités que j'avais en termes de prod, là, c'était plus possible, en fait.
- Speaker #0
D'accord. Donc, tu as dû chercher un endroit. Oui.
- Speaker #1
Et ça, pareil, au niveau... On parlait des rencontres. Toujours hyper importants dans ma vie. Mais non,
- Speaker #0
mais c'est vrai que les rencontres dans un parcours entrepreneurial, c'est... Oui, c'est fort. Il y a vraiment des gens qui sont marquants sur le chemin. Et c'est marrant parce que quand tu regardes la posteriorité, tu le sais. Mais sur le moment, tu ne te rends pas compte de l'impact que ça va avoir. Comme une vague qui va se créer après, quoi.
- Speaker #1
Oui. Et donc, cette rencontre, alors c'est Manon. qui a la chocolaterie Les Ourçons de Manon. Donc on avait participé toutes les deux à un pop-up de créateurs.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et on était face à face, en face l'une de l'autre, pardon. Et donc, en fait, elle m'a envoyé un message, elle m'avait dit, si t'es dans le coin à Paris, viens prendre un café, parce qu'elle m'avait parlé effectivement qu'elle avait trouvé un local et qu'elle faisait des travaux et que ça allait bientôt ouvrir.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc je reviens sur Paris et elle me renvoie un message. Et je me dis mais Virginie, en fait, là pendant deux ans, tu te dis que t'as été... Enfin que t'avais plus de vie sociale. T'étais fermée de tout. Et là en fait, tu repousses un peu un rendez-vous qui est cool avec une fille que t'as rencontrée, que t'as trouvé cool, qui te propose un café et te découvre son local. Mais en fait, qu'est-ce qui t'en empêche ? C'est à trois minutes à pied de chez toi. Je me dis mais qu'est-ce que t'as quoi ? Et donc je me dis mais oui, allez, allons voir Manon. Et en fait, je vais voir Manon, je vois son local, on papote. Et en fait, vraiment, ça s'est passé en dix minutes, un quart d'heure. Elle m'a dit, installe-toi en sous-sol, j'ai la place. Regarde, là, c'est pas utilisé, tu peux produire.
- Speaker #0
Je fais,
- Speaker #1
bah allez, banco. Donc en fait, j'ai travaillé une semaine dans mon petit appart à Paris. Où là, j'ai un peu pleuré, je me suis dit, non, vraiment, c'est pas possible. Et heureusement, je savais que... Ouais, t'avais ça.
- Speaker #0
Au moins, t'étais convaincue plus, plus. Tu savais que ça n'était pas possible à la maison.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est trop bien de s'entourer aussi. Tu peux partager aussi le quotidien avec quelqu'un qui entreprend aussi. Dans la food en plus. Il y a peut-être des synergies.
- Speaker #1
Ça me manque énormément aujourd'hui. Je suis très contente d'être dans mon local, mon espace, etc. Tu sens comme une solitude. Oui. Je sais qu'avec Manon, cet échange, on n'avait pas forcément les mêmes clients. On n'avait pas le même produit. Mais quand même, il y a des ressemblances. Quand on parle d'une chose, ça fait rebondir l'autre. Ça donne des idées. On se booste l'une l'autre. C'est très précieux, ça. Oui, oui, oui. Et parfois, je me dis que ça manque de travailler. Ce serait peut-être mieux d'être en duo plutôt que seule. Alors là, je fais un petit appel, je dis souvent, Charlotte Janvier, viens souvent ici, viens travailler ici.
- Speaker #0
C'est joli. Oui, il y a des biscuits. Oui.
- Speaker #1
Non, mais je dis ça parce qu'on travaille de plus en plus ensemble et on est devenus vraiment amis. Mais c'est vrai que travailler avec quelqu'un, échanger avec quelqu'un, parler de tes problématiques, et puis ça règle aussi plein de problèmes.
- Speaker #0
Déjà, des fois, de verbaliser un problème, Tu trouves la solution tout seul en fait. C'est vrai. Ça paraît bête, mais entre le truc qui tourne dans ta tête et puis quand tu le dis à quelqu'un, t'as des choses qui vont se régler. Oui,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
Donc encore plus si en face de toi, t'as quelqu'un qui entreprend et qui sait, qui est un peu passé par là, ou qui juste va te poser une question, et cette question va déclencher des trucs où ça va t'aider. Oui,
- Speaker #1
oui. Et puis Manon est très forte aussi, très smart. Oui. Et donc, c'était vraiment... Enfin, je suis restée un an là-bas. Donc, c'était vraiment super. Et donc, en termes d'orgas là-bas, pareil, en fait, au début, c'était vraiment super. Et limite, j'avais un peu trop de place. Et en parallèle, Manon, elle grandissait aussi. Et toutes les deux, vers la fin de l'année, on s'est retrouvées un peu serrées. Elle avait besoin de récupérer un peu d'espace. Moi, je me disais, là, ça ne va plus. Si on me demande plus de biscuits, je ne vais pas y arriver. Et je rebondis. Tout à l'heure, tu parlais de l'offre que je propose avec l'impression et le fait main. Et en fait, pendant que j'étais chez Manon, la question s'est posée. J'ai eu trois opportunités de contrat qui sont tombées à l'eau parce que j'avais que les biscuits faits à la main. Mais pour te donner une idée, sur un contrat, c'était vraiment 4000 biscuits.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et bon, le budget pour 4000 biscuits à la main, c'est juste pas possible. Et surtout le temps. Et le temps, c'est comme...
- Speaker #0
Il y a un moment où il faut manger, il faut dormir. C'est ça.
- Speaker #1
Donc après, j'avais fait mon petit calcul. si je prenais un extra et que je faisais en amont. Parce que la chance avec les biscuits, c'est qu'il y a... C'est une DDM, donc date de durabilité minimale. Ce qui fait que même si c'est périssable, en vérité, c'est un biscuit sec. Et donc, si tu le manges après trois mois, ou même six mois, huit mois, tu ne tomberas pas malade. Il sera peut-être vraiment moins bon.
- Speaker #0
Tu peux faire de la prod en amont, de base ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Après, ça dépend, parce que si la base, elle est ronde, OK, mais là, des fois, tu as des bases... Découpées ? Oui, oui, tout à fait. Tu ne peux pas t'en anticiper que ça.
- Speaker #1
Tout à fait, oui. Et là, je te parle de date et je suis en train de me dire, mais les gens vont penser qu'elle fait des biscuits bien en amont, qu'elle détonne à 3-4 mois, mais pas du tout, non. Mais en fait, je m'étais fait ce petit calcul de me dire, ah, si je les produis un mois à l'avance, ils ont encore un mois de date pour les consommer, donc ça marche. Et en fait, je n'ai pas eu ces trois contrats. Et là, je me suis dit, mais en fait, ça ne va pas. Il faut que je me diversifie ou que je propose différemment. Et j'avais déjà vu passer cette imprimante alimentaire. Et donc, j'ai fait l'investissement dans une petite machine. Et en fait, ça m'a permis d'aller chercher d'autres contrats. Et là, de commencer à être un peu plus rentable. Et je dirais même rentable parce que là, à ce moment-là, j'étais en auto-entreprise. Donc là, je dirais que c'était... plus confortable.
- Speaker #0
Oui, parce qu'il n'y a pas toutes les charges derrière. Donc là, à ce moment-là, toi, tu lui payais un loyer, tu avais ta machine et tu étais en auto-entreprise. Oui,
- Speaker #1
et je ne produis que à la commande.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc je n'ai pas de gestion de stock, de problèmes de produire et des choses qui me restent sur les bras. Donc ça, c'était plutôt bien.
- Speaker #0
Et donc, du coup, toi, tu as fait ce travail-là de calculer un peu ton coût de revient d'un biscuit ? Oui,
- Speaker #1
alors si je suis honnête, vite fait, quand même.
- Speaker #0
Grosso modo. Oui,
- Speaker #1
j'avais quand même fait un tableau avec vraiment les prix des matières premières, etc. Mais là où je dirais que c'était grosso modo, c'est plus sur le côté, le coût de la main d'œuvre.
- Speaker #0
Le temps de travail, tu n'es pas vraiment chronométrique, tu peux savoir combien tu fais en une journée. Voilà. Et en fait,
- Speaker #1
ce qui est compliqué, j'arrive pas à me mettre dedans, c'est que comme je fais jamais le même biscuit, c'est jamais le même produit,
- Speaker #0
que la complexité des biscuits,
- Speaker #1
en tout cas ce qui est fait à la main, dépend toujours du décor à réaliser. En fait, j'arrive pas à calculer. Mais après, maintenant, avec le recul, j'arrive quand même à avoir une moyenne et à savoir combien de biscuits à la main je fais sur la journée. Donc ça s'affine un petit peu. Donc je vais dire que j'avais fait les choses à moitié.
- Speaker #0
Non mais c'est intéressant. Parce que t'as besoin de ça aussi toi pour savoir les prix que tu vas proposer, toutes ces devis que tu vas faire. Parce que ça va vite en fait de travailler à perte. Des fois tu t'en rends même pas compte si jamais tu prends pas le temps de mettre tout ça à bout à bout. Bah ouais. Mais justement le fait d'introduire cette machine qui permet de produire plus vite et de faire des choses plus en série.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et bien ça permet aussi d'introduire cette réflexion-là de « Ok, du coup j'ai des prix différenciés. » Ça a dû être intéressant aussi à ce moment-là pour toi de faire ce pas de côté et de voir...
- Speaker #1
Et ce qui n'enlève pas en plus quand même le côté artisanal et le côté sympa ou funky. Oui, tu as quand même du plaisir à les faire. Oui, voilà. C'est juste que si tu veux grandir... Si tu veux vraiment en vivre, il faut reposer les cartes et se poser les bonnes questions. Et c'est vrai que faire uniquement du biscuit décoré à la main avec autant de détails, etc. Ce n'est pas rentable.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est un truc au final que je trouve assez vrai. Tu en parles sur ton site, c'est sur la page d'accueil. C'est comme des œuvres d'art sur des biscuits, et c'est vraiment ça. Oui,
- Speaker #1
c'est vraiment plus qu'un biscuit.
- Speaker #0
Et ça, il faut le prendre en compte, et c'est ce qui fait toute la valeur de ces biscuits. Mais du coup, il y a un prix pour ça, et il faut réussir à le faire comprendre aux gens, parce qu'il y a peut-être parfois une dissonance entre un biscuit... où les gens disent un biscuit c'est un biscuit mais là en fait c'est un biscuit œuvre d'art et souvent tu vois ce qui fait hyper plaisir,
- Speaker #1
bon c'est pas toujours compris le prix et c'est ok parce que je comprends tout à fait après je suis hyper à l'aise avec le prix parce que je sais le travail que ça demande et je sais que je ne vole pas les gens vraiment un acquis qu'il faut bien garder au fond de soi parce que c'est pas toujours facile
- Speaker #0
justement d'avoir Cette conscience-là, et d'être alignée, et d'être OK avec, et du coup, de défendre aussi son travail.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Et c'est trop chouette que tu aies réussi à arriver à ça, parce que...
- Speaker #1
Mais je comprends que ça ne correspond pas à certaines personnes, et que les gens comprennent pas pourquoi un biscuit décoré à la main peut coûter 9 ou 10 euros parfois, quoi. Et voilà, c'est OK. On décide de mettre 9 euros dans autre chose que un biscuit, et voilà. Mais ce qui me fait vraiment plaisir, c'est que certaines personnes gardent parfois les biscuits exposés et ne veulent pas les manger. Et donc je dis mais ils n'attendent que ça d'être mangés !
- Speaker #0
Mais oui, mais c'est évident de manger tes biscuits. T'as très envie parce qu'ils sentent bons et voilà. Mais c'est vrai que t'as l'impression que tu casses quelque chose, tu vois.
- Speaker #1
C'est assez drôle quand même. Tu casses la petite céramique.
- Speaker #0
Après du coup c'est une expérience. Et ça montre tout. Effectivement, ça montre... toute la valeur que les gens perçoivent dans ton produit. Parce que du coup, tu n'as pas envie de porter la teinte à ce petit biscuit qui a demandé beaucoup de travail.
- Speaker #1
Et c'est ça qui est bien aussi. Je rebondis un peu, pardon, je passe vraiment d'un sujet à un autre, mais je rebondis avec les ateliers. J'adore les ateliers, j'adore transmettre et partager. Et très, très souvent, c'est assez systématique, quand on sort de l'atelier, on me dit toujours « Ah oui, je comprends, en fait, ça apprend énormément de temps ah oui je comprends maintenant bon bah ouais je pourrais pas en faire plus de 4 genre sur ce laps de temps là mais donc les gens réalisent vraiment le temps que ça prend oui mais en fait je trouve que c'est c'est un truc qui
- Speaker #0
est assez universel c'est que plus il y a de travail de minutie plus il y a de préparation en amont plus ça apparaît presque facile parce que justement c'est tellement bien réalisé tu sais c'est comme les danseurs étoiles tu vois t'as l'impression qu'ils flottent c'est tellement facile pas du tout mais sur plein de choses une belle exécution tu te rends pas compte des heures et des heures de travail, de remise en question d'expérimentation d'erreur donc c'est vrai que c'est chouette de pouvoir amener les gens un peu dans les coulisses et de leur faire de les mettre au boulot c'est ça quoi et donc les ateliers que tu peux faire ici mais que... Du coup, ces ateliers ne sont apparus qu'après ton installation dans cette boutique. Oui, c'est ça. Qui est arrivé à quel moment, du coup ? Vous étiez un peu serrées toutes les deux. Oui, non,
- Speaker #1
figure-toi. Alors ? Oui, en fait, quand j'étais chez Manon, elle m'avait proposé de donner des ateliers chez elle. Et j'en avais fait aussi avec Katia Sanchez, plutôt entreprise. Alors là,
- Speaker #0
c'est une marque de... de très beaux pulls. Tu portes ?
- Speaker #1
J'avoue que je les ai souvent, ces pulls-là. Et donc, j'avais commencé à donner des ateliers. Et en termes d'orgas, justement, chez Manon, on a commencé à avoir moins d'espace, enfin, besoin de plus d'espace chacune. Et et Et au niveau de la vie perso, comme c'était vraiment à côté de chez moi, c'était plutôt pratique. Et à ce moment-là, on commençait cette garde partagée. Et donc, j'avais des soirées quand je n'avais pas mon fils. Parce qu'on fait deux jours, deux jours, trois jours. Et quand je n'avais pas mon fils, j'allais travailler le soir au labo. Et ma nonne était très sympa parce que je sais combien ça coûte de louer des espaces partagés. C'est toujours très cher. Et avec Manon, elle m'avait dit qu'il y a le loyer. Après, si tu dois revenir le soir, retravailler jusqu'à minuit, parce que tu as une commande, c'est chez toi, sans toi, chez toi. Donc, c'était vraiment super. Donc, pas toujours simple en termes de temps de travail, parce que beaucoup d'heures, etc. Mais au niveau de l'orgasme, ça se mettait plutôt bien. Finalement,
- Speaker #0
tu avais réussi à trouver un rythme et la proximité de ton lieu de travail. Oui, c'est sûr.
- Speaker #1
Très précieux, ça.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et donc, les ateliers, je m'étais dit, oui, j'ai envie d'en donner. Et j'espère pouvoir un jour trouver un espace de travail qui me permette de donner aussi les ateliers directement chez soi.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et en fait, j'avais donc commencé à chercher un local. Tout était très cher. J'avais un peu perdu espoir.
- Speaker #0
Mais du coup, quand tu as commencé à chercher un local, là, tu n'as pas fait un mini... Pas businessement nécessairement, mais un petit plan de financement pour voir si... Qu'est-ce que tu pouvais te permettre en termes de charges ou...
- Speaker #1
Oui, pareil, un peu vite fait parce que j'ai commencé à chercher, je dirais, six mois après avoir commencé chez Manon.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et plus dans l'optique de je regarde, comme ça, ça me donne une idée de le jour où je montrais ce dossier. donc en fait c'était pas Je cherchais pour vraiment absolument m'installer.
- Speaker #0
Informatif, quoi.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Mais c'est bien aussi de regarder comme ça un peu ce qui se fait. Oui, et puis, bon,
- Speaker #1
tu déchantes très vite aussi, quoi. Parce que je me disais, oh, mais 1400 euros de loyer, mais ça va ? 1500 ? Oui, mais après, il y a les charges. Bon, et ça monte. Et puis après, tu te dis, non, mais en fait, c'est pas du tout raisonnable. Voilà, c'est pas le moment, etc. Et puis, dans le quartier ici, enfin, je te dis 1400, mais c'était... Plus de 1 700 et 2 000 euros de loyer. Donc, c'est quand même assez important.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr qu'après, tes charges fixes sont très élevées. Il faut vraiment pouvoir... Absorber tout ça.
- Speaker #1
Il faut en faire beaucoup des biscuits pour pouvoir rembourser tout ça. Donc, le temps passe. Je regarde. Puis, je me dis qu'en fait, je n'ai pas encore les reins assez solides que pour partir. Et là, l'année commence à s'écouler. Et je sens qu'on commence toutes les deux à être trop serrées. Et en fait, c'est François qui tombe sur l'affiche ici à Loué. Parce qu'en fait, la petite histoire, c'est que moi, je passais pour aller déposer mon fils chez son papa. Je passais dans ce sens-là.
- Speaker #0
Donc, on va dire à droite.
- Speaker #1
Et je ne voyais pas l'affiche.
- Speaker #0
Ah ouais, d'accord, parce qu'elle était posée de sorte que tu ne la voyais pas quand tu faisais le travail. Comme le local fait l'angle,
- Speaker #1
il y avait une affiche sur la grande vitrine, et je n'avais pas vu, je ne voyais rien de ce côté-ci. D'accord. Où je ne faisais pas attention, mais en tout cas, vraiment, je ne l'avais pas vue. Et lui, quand il passe, on va dire à gauche, passe devant. Et c'est lui qui m'a envoyé la photo. Et puis, on a regardé à peu près l'annonce. Je lui ai dit, mais ça me paraît quand même assez petit. Enfin, très en longueur, bizarrement engensé. Je ne sais pas trop. Il me dit franchement, de toute façon, ça ne coûte rien d'aller le voir.
- Speaker #0
C'est toujours comme ça. Ça commence toujours par cette phrase, ça ne coûte rien de... Oui. Après, tu te prends dans l'engrenage de... C'est ça.
- Speaker #1
Et donc, ça n'a pas loupé. On l'a visité. Et lui était... Bon, moi, j'ai tendance plus vite à m'emballer quand même. Oui. Et lui était toujours un peu plus précautionneux et a posé plus de questions et tout. Et en fait, je l'ai senti aussi très emballé sur le local. Le loyer était très raisonnable. Bon, il y avait quand même pas mal de travaux à faire.
- Speaker #0
C'était quoi avant ?
- Speaker #1
Alors, au tout début, c'était un plombier.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Ensuite, pendant très longtemps, ça a été un dératiseur. et le bureau. Et après, ça a été poupette. Et en fait, quand on a... Le grand écart, quoi. Le local,
- Speaker #0
il a tout vu.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Maintenant, ça sent le biscuit. Et donc, le bailleur m'a tout de suite dit « Oui, ça fait un petit temps qu'il est alloué, mais en fait, on a reçu des dossiers, ça ne nous convient pas, on fait très attention. » Et je n'arrivais pas trop à comprendre, mais je sentais l'obligation d'avoir un projet vraiment qui leur parlait. Et j'avais un peu essayé de sonder. Ils m'avaient dit qu'ils avaient refusé aussi une fromagerie. Je me dis mais quand même, c'est des projets un peu cool quand même. Et en fait, là, je me dis bon, on va avoir un problème, le financement. Parce que bon, je suis en auto-entreprise. Donc forcément, je n'ai pas trois bilans, je n'ai pas un comptable, ce n'est pas du tout pris au sérieux par les banques. Mais je rencontre quand même une banque qui croit complètement en moi et qui est prête à m'accompagner.
- Speaker #0
Ce n'était pas ta banque, tu as poussé une porte et là, une rencontre en place. En fait,
- Speaker #1
j'avais rencontré plusieurs banques auxquelles j'avais exposé le projet. Et très vite, on m'avait fermé les portes en me disant, oui, mais bon, c'est compliqué. où tu rentres pas dans les cases. Je passe tous les détails, mais oui, voilà, tu rentres pas dans les cases. Et un seul qui vraiment... Enfin, je sentais que le projet, il était convaincu, en fait.
- Speaker #0
Est-ce que tu leur ramenais des biscuits ?
- Speaker #1
Je l'avais pas fait.
- Speaker #0
Ah, donc c'est-à-dire que c'est même pas un sac. Oui, oui,
- Speaker #1
non, et il m'avait dit, mais en fait, je vous sens passionnée. C'est trop bien quand tu rencontres des banquiers comme ça,
- Speaker #0
des gens qui financent, en fait, parce qu'ils sont aussi drivés par la passion et qui s'arrêtent pas juste aux petites cases, quoi.
- Speaker #1
Oui, bon après, je t'expliquerai, mais ce n'est pas de lui qui a financé au final. Ça t'a donné confiance ? C'est quand même ma banque aujourd'hui. D'accord, ok. Donc, il y a une idée quand même aujourd'hui de me dire si je dois faire d'autres investissements, etc. Je sais que lui, il connaît le projet et qu'il est prêt à soutenir et à suivre. Mais tu vois, je lui avais quand même fait un pseudo business plan avec des projections et tout ça. Et je lui avais présenté. Et en fait, moi, j'ai eu la chance d'avoir mon père qui m'a aidée avec une enveloppe de départ pour faire les travaux ici. Mais ça,
- Speaker #0
c'est bien de le dire parce qu'il y a plein de gens qui n'osent pas trop raconter aussi qu'ils ont des dettes des proches.
- Speaker #1
Oui, et c'est une vraie dette en plus. Je veux dire, il y a une reconnaissance de dette. J'ai des frères et sœurs, donc ce n'est pas de l'argent donné comme ça.
- Speaker #0
Et c'est bien de le dire parce que c'est vrai qu'il y a plein de gens qui, tu sais, tu sais pas trop comment les choses se financent parce qu'ils osent pas trop être transparents là-dessus. Et c'est une chance d'avoir des proches aussi qui croient en soi. Mais c'est parce que tu leur as aussi montré que t'étais passionnée, que t'allais au bout des choses. Oui.
- Speaker #1
Et en plus, bon, ça a toujours été un peu, enfin comme je, enfin après ça c'est côté perso, mais j'ai toujours eu l'impression en fait qu'on me prenait pas trop au sérieux pendant tout. toute ma vie et toute ma carrière. Parce que bon, je suis partie vivre à Bruxelles deux ans, puis je suis venue vivre à Paris. Bon, aujourd'hui, ça fait 17 ans que je suis à Paris, mais j'ai toujours été un petit peu l'électron libre et changer le boulot comme ça. Je ne rentrais pas dans des cases. Ma soeur travaille à la banque, elle est mariée, elle a un enfant. Je veux dire, très cliché, mais classique. Et je n'étais pas du tout là-dedans. Donc, j'avais toujours cette sensation de ne pas être trop prise au sérieux. Et pour la première fois de ma vie, je suis prise au sérieux avec Poupette. Donc, ça me fait beaucoup de bien. Et donc, mon père et ma belle-mère aussi, parce qu'ils sont tous les deux, ils m'ont aidée à investir, faire les travaux. Oui, parce que tu avais les travaux,
- Speaker #0
d'autant plus que tu as le labo. Donc, il faut que tu puisses aménager un labo où tu fais de la prod.
- Speaker #1
C'est ça. Et après, évidemment, tout le reste, tu fais toujours en fonds propres avec ta trésorerie. Alors, certains me diront, oh là là, mais tu ne dois pas faire ça. Parce que moi, à chaque fois, ma trésorerie, en fait, elle part dans de l'investissement. donc parfois je me retrouve un peu le couteau sous la gorge donc c'est pas toujours facile t'es allée avoir un suivi de ta trésorerie non ça c'est compliqué ça c'est un vrai point et d'ailleurs je l'écoutais dans ton podcast avec les erreurs à ne pas reproduire et ça c'est un vrai point un
- Speaker #0
vrai point sur lequel je dois travailler c'est difficile mais c'est vrai que ça peut être salvateur et éviter des soucis quoi.
- Speaker #1
Oui, et tu vois là, parce qu'on rebondit encore sur l'orgas, mais après l'année chez Manon, j'ai trouvé ce local, je me suis installée. Bon, je te passe les détails des problèmes de travaux et tout ça. Oui, le sol. Ah oui, je t'en avais dit. Oui, tu savais,
- Speaker #0
parce que tu es venue à l'ouverture. Oui, ben non, mais voilà. Ça se pousse par des galères de travaux, et puis si jamais il n'y a pas de galère aux travaux, après c'est les rideaux électriques qui font la malle. Il y a toujours des trucs qui viennent puiser de l'énergie à des moments où en plus c'est à course.
- Speaker #1
Et ça, je dois quand même le dire, c'est que ça a été une année très compliquée parce que ça m'a vraiment fort retardée dans l'ouverture du local. J'ai perdu vraiment beaucoup de confiance.
- Speaker #0
Une petite,
- Speaker #1
heureusement d'ailleurs, parce que j'ai quand même eu trois mois. Enfin petite, c'est déjà très très bien. Mais après je me suis quand même retrouvée pendant trois mois sans activité.
- Speaker #0
En plus c'est des périodes où tu dépenses beaucoup en fait. Mais complètement. Il y a un mal de l'amortissement. C'est colossal en fait. Tu vois juste ton compte en banque qui se vide, qui s'assèche. Oui,
- Speaker #1
c'était hyper dur.
- Speaker #0
Je comprends.
- Speaker #1
Et donc, j'ai eu l'impression d'avoir un peu, entre guillemets, perdu une année. Alors que tu vois, dans ta tête, c'est exponentiel. Tu grandis et tout. Et là, j'ai eu l'impression de régresser. C'était un gros stop. Oui. Bon, maintenant, j'ai un peu oublié tout ça. Mais quand t'es dedans, ouais. Oui. Mais donc, j'avais vraiment cette sensation. Et après, je dirais que j'ai vraiment ouvert en septembre. Ouais. Et là, l'organisation, elle a vraiment changé. Et quand on parlait de trésorerie... c'est que moi la fin d'année sur la biscuiterie c'est vraiment de septembre à décembre c'est vraiment la meilleure période de l'année donc ça m'a vraiment sauvé en fait mon année.
- Speaker #0
Parce que fête de fin d'année, contrat.
- Speaker #1
Oui c'est ça et puis aussi enfin à ce moment là je sais pas t'as plein d'événements, on travaille beaucoup avec les entreprises enfin au niveau B2B t'as vraiment énormément d'événements et donc ça m'a vraiment sauvé mon année, j'ai ressoufflé un petit peu et Et là, cette année, je l'ai recommencé. Et en fait, j'ai l'impression, tu vois, que depuis septembre, c'est un peu une course... La dernière fois, je le disais avec une extra qui travaille ici de temps en temps, j'ai l'impression de faire un Pékin Express. Tu as un euro en poche.
- Speaker #0
Tu dois tout faire super vite.
- Speaker #1
Et j'ai l'impression que c'est la course tout le temps, tout le temps. Après, il y a du positif et du négatif. Mais là, pour revenir sur le côté trésorerie, c'est qu'en fait, tout est tellement fait. J'ai l'impression... dans l'urgence. Et l'urgence, c'est pas que je procrastine ou quoi ou qu'est-ce. Ça m'arrive parfois, mais pas sur ce point-là. Mais c'est qu'il y a des projets qui arrivent, des opportunités qui arrivent. Et en fait, je me retrouve toujours à me dire, je fonce, je fonce, je fonce. Là, tu vois, sur cette année, il y a des opportunités de salons qui se présentent, etc. Dont un qui est vraiment hyper important pour moi, mais qui coûte énormément d'argent. Toute la trésorerie que j'avais, enfin toute Merci. une bonne partie de la trésorerie que j'avais accumulée sur le début d'année, sur janvier principalement, parce que j'ai eu un très bon mois de janvier, comme un mois de décembre en fait, donc c'était trop bien. Ça part en fait là-dedans, et puis j'ai eu aussi le bon marché. Oui,
- Speaker #0
donc t'as fait un pop-up pendant trois mois ?
- Speaker #1
Non, qu'est-ce que je raconte ? Deux mois. Deux mois,
- Speaker #0
c'était deux mois.
- Speaker #1
C'était la première fois que tu faisais un format comme ça ?
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
tout à fait, et je voulais le tester justement parce que là, t'es en direct, enfin c'est... C'est vraiment le particulier. C'est l'aspect un peu boutique, vente des produits en direct avec une vraie collection. Et donc, tout cet investissement... Parce que moi, en fait, aujourd'hui, je ne produis que des biscuits à la commande. Je n'ai pas de packaging parce qu'un client, il va me demander... Pour fermer le sachet, il va me demander un nœud ou il va me demander 100 sachets. Tu personnalises aussi ça ? Voilà, je personnalise tout ça. Donc, en vrai, j'achète... que ce dont j'ai besoin. Et comme c'est toujours de l'hyperpersonnalisation, je ne me voyais pas acheter en quantité astronomique un format et puis après essayer de l'écouler. Et là, en fait, cette année, elle a vraiment... Enfin, elle commence vraiment... C'est un peu un bulldozer, là. C'est que... Donc, j'ai eu une super fin d'année, un bon mois de janvier. Et là, tout part. Vraiment, toute la trésor part. dans l'investissement pour le bon marché qui est un investissement colossal parce que tout ce que tu vois là, les boîtes les packagings, les fourreaux tout ça demande énormément d'argent parce que bon ceux qui sont amenés à le faire le comprendront très bien mais comme c'est des prix dégressifs et que moi j'achète en petite quantité je me fais assassiner sur les prix parce que j'en achète que 200 ou que 300 donc j'en achète pas 10 000 Oui. Donc ça a été une grosse prise de risque et tout n'a pas été positif au final, mais j'en retire quand même plus. du positif. Et donc, j'ai un peu vidé les comptes.
- Speaker #0
Tu vois ? En fait, c'est ça qui est compliqué. C'est que pour avancer, il faut investir. Et comme tu dis, c'est des prises de risque. C'est un arbitrage. Et là, tu avais cette volonté d'aller te frotter un peu plus aux particuliers grâce à un tremplin et de visibilité que peut avoir le bon marché. Mais en fait, ça, c'est... Si on avait des boules de cristal, ça serait génial, mais on ne les tape pas.
- Speaker #1
donc après il y a de l'intuition mais il y a toujours le risque quoi c'est toujours un peu au poker avec ta boîte parfois c'est stressant en plus je dirais pas que c'était c'est ça le pire, je dirais pas que c'était un échec parce que en plus l'équipe du bon marché est assez contente de ce qui s'est passé autant au niveau relationnel tous les clients étaient hyper contents parce qu'on a même eu un Comment est-ce qu'ils appellent ça encore ? Tu sais, les visites surprises. Ah oui, les clients mystères. Les clients mystères, voilà. On a eu un client mystère, on a eu un rapport génial. Donc c'était trop bien. Donc ce n'est pas vraiment un échec, mais pour moi, à mon échelle, petite structure. Parce qu'en fait,
- Speaker #0
tu as tout mis en pause, en fait.
- Speaker #1
Alors j'ai essayé de produire à côté, quand même, de continuer à assurer des commandes. Mais il y a eu... plein de choses qui se sont emmêlées. Il y a eu tout cet investissement financier pour créer la collection sur mesure parce que c'était vraiment thématique au bon marché. L'investissement des salaires parce qu'au début j'ai été au bon marché moi-même mais très vite je me suis rendu compte que j'étais beaucoup plus rentable ici que sur place. Mais l'amplitude horaire du bon marché c'est 10h-20h. Donc quand tu mets quelqu'un sur place les salaires sont gigantesques aussi. Juste,
- Speaker #0
mini parenthèse, c'est passé en EURL ? En SASU.
- Speaker #1
Depuis août dernier.
- Speaker #0
Et ça va ?
- Speaker #1
C'est costaud. C'est costaud. Oui,
- Speaker #0
le comptable, la prévoyance, la mutuelle. Franchement, c'est un autre monde. C'est ce que Sarah de Dodo Toucan disait, c'est que quand elle avait fait ce passage, elle avait l'impression de passer la maternelle au lycée direct. Oui, ou à l'université. Mais bon, c'est costaud. À un moment, c'est le chemin... Tu peux pas aller vite, c'est la logique.
- Speaker #1
Parce que tu vois, effectivement, tu veux grandir, tu vas voir des banques, on te prend plus au sérieux quand t'es en entreprise que quand t'es en auto-entrepreneur. Il n'y a pas que ça, mais... Oui, il y a un moment, c'était l'étape... Autre chose aussi, tu vois, j'étais en auto-entreprise, mais j'avais quand même demandé... donc d'être sous le régime simplifié de la TVA, parce que j'avais quand même pas mal d'investissements, et le loyer chez Manon l'air de rien. Et bien, quand j'ai fait ma première déclaration TVA, je me suis retrouvée confrontée au contrôleur qui me disait « Mais vous n'avez pas de comptable, je ne comprends pas. » Alors moi, je n'ai jamais vu ce cas de figure-là. Vous demandez la TVA, mais vous êtes toute entrepreneur. Oui, mais alors votre fichier, je vois que vous êtes très... Enfin, vous voulez bien faire les choses, etc. Mais ce n'est pas du tout ça. c'est pas du tout comme ça qu'il faut faire donc en fait je me suis retrouvée mais perdue tu savais pas faire donc je me suis dit c'est dans l'ordre des choses il faut faire ça alors peut-être que je le fais trop tôt je sais pas mais en tout cas il a fallu que ça se fasse donc il y a tout ça les investissements au niveau des salaires les salaires en plus ici à l'atelier pour m'aider en prod parce que j'avais des contrats qui rentraient.
- Speaker #0
Parce que donc, toi, pour l'instant, dans l'équipe, t'es seule. Oui. Mais t'as des extras ou des prestataires avec qui tu bosses.
- Speaker #1
Oui. Deux filles, parce que ça aussi, c'est très compliqué de trouver. C'est quand même un secteur niche. Donc, on trouve beaucoup de pâtissiers, de boulangers, mais c'est pas du tout la même chose.
- Speaker #0
Et la demande est hyper variable. C'est-à-dire qu'il faut que des gens soient dispo, mais t'as pas besoin de tout le temps non plus. Oui,
- Speaker #1
oui, oui. Donc, j'ai eu la chance de trouver ces deux personnes. Mais par contre, ça coûte cher aussi, même si je les prends en extra. Elles sont qualifiées. Il y en a une à la 15 ans d'expérience. Je ne peux pas la payer 10 euros de l'or. De toute façon, je ne paye personne 10 euros de l'or.
- Speaker #0
Non, mais oui. Tu changes d'échelle encore une fois. Tout à fait,
- Speaker #1
oui. Et quand on fait parfois des grosses journées, parce que... Bon, après, il y a aussi une remise en question où je me dis, en termes d'orgas, il y a des choses qui... qui pourraient mieux fonctionner. Mais quand on fait des très grosses journées, après, quand je me vois fin du mois avec toutes les charges, tu vois... Alors, je suis très transparente avec ça, mais en ce moment, je ne me paye pas mon salaire, mais je paye quand même l'URSSAF.
- Speaker #0
Mais tu te payes un salaire, hein, Malin ? Oui.
- Speaker #1
Donc... Je me suis mis en accord avec ma comptable sur un salaire qui est vraiment très minime. Mais elle m'a dit pour commencer, oui voilà, pour te protéger. Et puis si je ne faisais pas ça, je ne pouvais pas prendre la mutuelle. Et je peux te dire, voilà, il y a plein de choses qui font que tu es bloqué. Mais ces deux derniers mois, voilà, c'est un peu folclore. Mais ce n'est pas... En plus, ce qui est bizarre, c'est que je dis ça, mais... Je ne suis pas dans une période de critique, dans le sens où les contrats rentrent quand même et tout, mais en fait, il y a tellement eu de choses. Et un gros investissement en début d'année. J'ai l'impression d'être déjà fin d'année, en fait. Un peu rincée, quoi. Mais je sais qu'il y a des projets qui arrivent, il y a des salons qui arrivent.
- Speaker #0
Mais c'est ça qui est compliqué, c'est cette fluctuation. Ça veut dire que, comme tu dis, septembre, décembre, c'est un moment, c'est un rush pour toi. Donc, une grosse partie de la trésor peut être réalisée à ce moment-là. Et donc, il y a des moments de tension avant. Mais tu sais qu'au global, quand tu vas dézoomer sur ton année, ce sera OK. Mais quand tu es dans le creux de la vague, tu es dans le creux de la vague. Ce n'est pas agréable, mais c'est bien aussi. Tu as de l'expérience et tu as un historique. Donc, tu peux aussi avoir cette vision-là, à savoir que ce n'est pas un creux infini.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
enfin j'espère oui oui oui mais donc ouais c'est ça ce truc de investir grandir, croître donc augmenter tes charges donc là ça fait un an en fait c'est ce qu'on disait tout à l'heure ça fait un an que la boutique labo, atelier est ouverte est-ce que t'as déjà fait un premier bilan toi de cette année je sais pas quand t'as pris cet endroit là Ton objectif, c'était de t'agrandir, d'avoir ton espace de prod pour toi, de pouvoir proposer des ateliers dans les murs, montrer ton univers. Un an après, qu'est-ce que tu retiens de cette année et comment tu vois justement ces objectifs-là par rapport à ce qui s'est passé ?
- Speaker #1
Si je dois être honnête avec moi-même, c'est que je suis contente de l'avoir pris, même s'il y a eu pas mal de péripéties et tout ça, parce qu'il y a vraiment une vraie évolution au niveau du chiffre d'affaires que je n'aurais pas du tout pu... réaliser si j'étais restée de l'autre côté ou si j'avais continué à louer un espace partagé. Mais je crois qu'il faut que je me pose plus sur des vraies questions d'organisation. Et tu vois, et aussi d'organisation et surtout de stratégie, de me dire... J'ai jamais parlé en fait de stratégie parce que j'ai toujours fait tout de manière très spontanée.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
voilà. ça se présente, je fonce. Donc, jamais vraiment réfléchi. Tu vois, le local, ça s'est aussi fait un peu comme ça. Bon, allez, on fonce. Et là, je me dis, bon, maintenant, il y a le local. C'est un statut d'entreprise. J'ai énormément de charges. Je suis un peu ramenée à la réalité, en fait. Et si je veux vivre, vraiment, maintenant, il faut vraiment que je me pose les vraies questions de où c'est rentable. Et j'aime pas... En fait, j'ai l'impression... de gommer tout cet aspect créatif-artisan en ayant ce truc de me dire il faut faire rentrer des sous. Mais en fait, c'est ça.
- Speaker #0
C'est hyper ambivalent, effectivement, quand tu es dans l'artisanat, d'avoir ces pensées-là. Mais en même temps, c'est aussi pour permettre à ce savoir-faire de vivre, de perdurer, qu'il faut aussi avoir ces questions-là. Donc, ce n'est pas non plus... des gros mots ou se renier que de réfléchir à ça. Et puis en fait, ça peut être hyper intéressant parce que ça peut quand même t'ouvrir des portes. Peut-être qu'il y a certaines portes que tu vas fermer momentanément, mais pas pour tout le temps. La porte, tu vois,
- Speaker #1
que je ferme en ce moment, c'est vraiment le côté extra parce que quand je vois le chiffre d'affaires qui rentre et toutes les charges qui sortent, je me dis, en fait, c'est pas possible. Alors c'est super parce que bon, déjà, tu travailles pas tout seul, mais en plus... C'est plus confortable. Tu fais travailler des gens, etc. Mais au final, ce qui reste, c'est vraiment très minime. Donc là, je me dis que ça va être de nouveau un petit peu plus compliqué pour moi en termes de prod. Mais bon, il faut que je...
- Speaker #0
Tu te retrouves un peu mieux. Oui,
- Speaker #1
parce que forcément aussi, il y a moins de rentrées. Mais je crois que les extras, je réfléchis, c'est vraiment sur une période de l'année. dont on parlait sur cette fin d'année.
- Speaker #0
Ou tu sais que c'est rentable. Ou quand tu as un gros contrat qui arrive.
- Speaker #1
Après, le reste, il faut que j'essaye de retrouver un rythme. Comme ce week-end, j'ai travaillé tout le week-end au labo. Et là, je produis. Après, le week-end comme ça, c'est bien aussi parce que tu es moins sollicité par les mails, les appels et tout. Je sens que je suis beaucoup plus productive.
- Speaker #0
Oui, il y a de ça. Le truc, c'est que comme on disait tout à l'heure, il y a plein de casquettes. Dans la même journée, tu vas faire de la prod et puis d'un coup, tu vas avoir un mail pour la com ou autre. Et en fait, c'est dur de réussir à bien séparer ton temps en fonction des différentes tâches. Et en fait, quand tout se mélange à la fin, tu as l'impression que tu fais tout, mais que tu fais rien. C'est exactement ça.
- Speaker #1
Et les filles me le disaient souvent ici quand on avait des grosses journées. Et elles me voyaient tout le temps. Ça n'arrêtait pas de sonner. Alors c'est super, tu te dis que c'est positif parce qu'en fait, tu as des clients qui t'appellent. et Mais en fait, je me retrouvais, il était 16h, je me disais, mais les filles, je devais faire les biscuits. Parce qu'on s'était mis une to-do liste chacune. Et je me disais, j'en ai même pas encore fait un. Et vous, vous en avez fait 100. Mais en même temps,
- Speaker #0
tu peux pas non plus te démultiplier. Et c'est ça qui est compliqué, c'est de réussir à structurer ses journées ou ses semaines en fonction de tout ce que tu dois faire et voir ce qui est prioritaire. Quand il y a de la prod, il y a de la prod. Et c'est ça qui est bizarre, c'est que... Enfin bizarre, non. C'est ça qui est compliqué, c'est que si tu produis pas, tu vends pas. Mais si tu produis mais que tu communiques pas,
- Speaker #1
et que tu fais pas du suivi client,
- Speaker #0
tu vends pas. Du coup, c'est vraiment réussir à doser. Donc peut-être l'enjeu, c'est de savoir, toi, de quoi t'as besoin et envie pour vivre. Et du coup, cacher d'affaires, ça représente et le faire un peu de façon... dans le sens, quoi. C'est quoi, toi ? le seuil de rentabilité pour payer tes charges et ce reste à vivre que tu vas avoir et après voir, ok, avec ça, comment ça rentre dans ton agenda. Oui, oui, oui. Après, je pense que c'est normal aussi d'explorer, de tester plein de choses. Mais après, effectivement, d'avoir ce moment stratégie, mais c'est plus regarder ce qui est ok pour toi, ce qui n'est pas ok et de repenser parce que finalement, c'est toi qui façonne ta boîte. Oui, et le risque parfois, c'est, je sais pas, tu te fais embarquer dans un truc, c'est genre le cheval fou, quoi. La boîte, elle part dans tous les sens et tu sais plus trop où tu veux l'emmener.
- Speaker #1
C'est pour ça que cette année, je me suis dit, bon, à la base, je m'étais dit, non, les salons, c'est pas trop pour moi et tout. Et je me suis dit, allez, cette année, on teste ça. Autant particulier qu'entreprise. Bon, moi, je pense quand même que l'entreprise est plus rentable. Et je pense, côté particulier, ce que je préférerais développer, même si j'adore faire les biscuits pour les particuliers, c'est plutôt la partie atelier. Mais je me suis dit, je teste. C'est vraiment là, l'année où je continue mes folies à me dire, allez, je fonce, j'investis là-dedans. Et voilà. Mais après, il faut restabiliser vraiment. Essayer de mûrir un peu tout ça. Et puis,
- Speaker #0
toi, faire le point. Ce dont tu as envie pour Poupette.
- Speaker #1
Oui. Parce que là, sinon, je pars dans tous les sens. Ouais,
- Speaker #0
bah ouais, mais bon. Après, c'est ça qui est bien aussi, c'est de tester des choses. Mais après, il faut juste faire le bilan de ce que t'as testé parce que sinon, t'apprends pas trop. Enfin, tu prends pas assez de recul, tu conscientises pas des choses.
- Speaker #1
Et c'est pas toujours facile aussi de prendre ce recul parce que souvent, il y a d'autres choses qui arrivent.
- Speaker #0
C'est jamais le bon moment.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Il y a toujours des urgences qui vont tomber dessus. Et qui font que tu repousseras sans arrêt ce truc-là.
- Speaker #1
Ou une autre opportunité. Tu te questionnes et tu te dis... C'est vrai que canaliser un peu le truc, c'est hyper important. C'est parfait à bloquer.
- Speaker #0
Encore une fois, c'est plus facile à dire qu'à faire. On va arriver sur la fin de cette discussion. On pourrait parler encore des autres. Oui, j'avoue. C'est trop intéressant. J'ai toujours une petite liste de questions que je prépare au cas où. Évidemment, je ne l'ai pas regardée, parce que finalement, c'était très fluide. Mais effectivement, on pourrait rembrayer encore sur une heure et demie de discussion. Donc là, on comprend un peu la suite pour Poupette, ses tests au nouveau salon, ta réorganisation, te laisser aussi le temps de continuer de mûrir le projet. Donc je ne te pose pas plus de questions là-dessus, sur la suite. Par contre, ça m'intéresserait d'avoir peut-être un conseil ou un petit partage d'expérience supplémentaire. Tu en as déjà donné plein pendant toute la discussion. Mais le conseil que tu donnerais à quelqu'un qui entreprend, et notamment dans l'artisanat, mais pas que d'ailleurs, par rapport à ton expérience, c'est quelque chose que tu as retenu.
- Speaker #1
Au final, de ne pas avoir peur de parler de son projet. Oui. Même de manière très simple, mais vraiment d'en discuter. Parce que ce qu'on disait tout à l'heure, en fait c'est pas forcément réseauté mais les porte-parole les gens qui vont t'apporter un conseil, quelqu'un avec qui tu vas discuter,
- Speaker #0
tu vas même pas avoir l'idée tu vas pas te dire ah potentiellement cette personne elle peut me donner un conseil ou me trouver quelque chose mais en fait oui quand tu veux lui en parler ça va allumer une lumière dans sa tête exactement et ça fait des opportunités comme ça quoi ou te poser des questions qui vont toi te faire réfléchir aussi sur
- Speaker #1
le projet donc vraiment ne pas avoir peur Ouais. d'oser parler, même si on se dit, c'est peut-être un peu naze là aujourd'hui. Ah bah si, le meilleur exemple, Chloé, donc Chloé Lafortune, qui a fait l'identité visuelle de Poupette, elle m'avait parlé d'un projet qu'elle avait, qui s'appelle Trombine, et c'est un photomaton, donc elle voulait créer une petite cabine. se mettre derrière la cabine et illustrer en live les personnes et faire comme si tu sortais ta photo du photomaton. Et en fait, elle m'en avait parlé, mais vite fait. Et je lui avais dit, mais tu sais, les filles de clin d'œil, je pense que ça va clairement leur parler. Et je sais qu'en plus, c'est pas genre parler à clin d'œil d'un projet parce que je sais qu'elles ont quand même... une super aura et elles sont super cool et elles peuvent vraiment être très importantes dans le parcours de quelqu'un. Exactement. Mais là, je savais que je recommandais aussi, si je parlais à clin d'œil de Chloé, je savais que c'était aussi quelque chose de très quali. Et donc, ce n'était pas juste recommander une copine. Et en fait, elle m'avait dit non, mais j'aimerais que tout soit prêt. J'aimerais que toute ma structure soit prête, etc. J'ai fait, mais Chloé, fonce en fait. Vas-y, n'attends pas.
- Speaker #0
On ne se sent jamais prête de toute façon.
- Speaker #1
Exactement. Je lui ai dit, ça ne sera jamais prêt et tout. Et puis là, tu vas louper une opportunité, etc. Elle l'a fait et elle a participé au clin d'œil, au carreau du temple. Et ce n'est pas grâce à moi. Là, je suis pour rien. Non, mais... C'est le côté de dire vas-y quoi. Comane elle m'avait dit fonce. Ouais. Je lui ai dit mais là elle m'a dit fonce.
- Speaker #0
C'est sûr que c'est facile de donner des conseils plutôt que de se les appliquer à soi. Mais c'est vrai que de ne pas attendre que ce soit parfait et de se lancer. Parce qu'en fait on apprend aussi en itérant, en testant. Et c'est pas grave en fait. Vaut mieux un truc que tu fais et qui n'est pas exactement ce que tu aurais aimé. Mais en fait à la fin c'est fait quoi.
- Speaker #1
Oui. Et parfois, les erreurs font grandir aussi. Oui, quand même. Et t'apprennes des choses. Après, c'est vrai qu'il y a certaines erreurs qui peuvent coûter cher, mais bon... De toute façon,
- Speaker #0
c'est comme ça. Il y a un moment, des choses arrivent et tu ne peux pas tout sécuriser. Il faut lâcher prise aussi. C'est l'entrepreneuriat. Oui, oui. Et c'est la vie aussi.
- Speaker #1
Et se faire confiance aussi, quand même. Oui. Même si ça, c'est vraiment difficile, mais...
- Speaker #0
parfois on a vraiment une petite voix intérieure je sais pas comment l'expliquer mais elle existe cette petite voix et faut l'écouter cette intuition aussi parfois ok trop bien merci pour tous ces bons conseils et puis pour ce partage d'expérience merci de m'avoir reçu je suis très honorée d'avoir pu échanger avec toi moi j'étais trop contente et j'ai hâte de voir ce que nous réserve la suite poupettes oui pour la suite de l'année.
- Speaker #1
Le week-end prochain, je suis au Grand Palais. Pour le Taste of Paris, je donne des ateliers.
- Speaker #0
Trop bien. Bon, amuse-toi bien. Merci. Profite-en. Et à bientôt.
- Speaker #1
À bientôt.
- Speaker #0
Salut. Voilà pour ma conversation avec Virginie, la fondatrice de Poupette Biscuiterie Funky. Ce que je trouvais particulièrement touchant dans son parcours, c'est ce moment où elle dit que pour la première fois de sa vie, elle s'est sentie prise au sérieux. Après des années à changer de voie, à ne pas rentrer dans les cases, à douter, Finalement, c'est Poupette qui lui a apporté ça. Et je trouve que c'est une phrase qui dit beaucoup sur ce que peut représenter un projet entrepreneurial. C'est pas juste un métier qu'on va se créer, c'est parfois aussi une façon de se retrouver, de se connecter à nos envies profondes. J'ai aussi beaucoup aimé sa réflexion sur la stratégie, ce moment où elle prend conscience qu'il faut se poser, regarder ce qui est rentable, ce qui ne l'est pas, et faire des choix, sans pour autant renier ce qui fait l'âme du projet. C'est un équilibre que beaucoup d'entre vous recherchent, j'imagine. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à laisser un avis sur le podcast. C'est vraiment ce qui m'aide le plus à le faire connaître et à permettre à d'autres entrepreneurs, entrepreneuses, futurs commerçants et commerçantes de le découvrir. Si vous avez des réactions, des questions ou des choses qui vous ont parlé dans cet épisode, partagez-les en commentaire aussi. Je lis toujours avec beaucoup d'attention. A très bientôt pour un nouvel épisode de La Réaloutique. Ciao !