Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue sur le podcast de l'ECI, l'école du coaching inclusif. Aujourd'hui c'est avec moi, Christelle, que vous allez passer un moment de cœur à cœur. Nous parlons hypersensibilité, ce trait de caractère, puisque ce n'est pas une maladie mais un trait de caractère, qui désigne à la fois une très grande sensibilité aux stimuli émotionnels et sensoriels et une tolérance plutôt faible ou une grande réactivité émotionnelle face à ces perturbations. Plusieurs types d'hypersensibilité, émotionnelle, sensorielle, olfactive, auditive, bref, nos 500 sons. Entraînée dans ce tourbillon d'émotions, une personne hypersensible est souvent quelqu'un de très empathique, avec tout ce qui l'entoure, une véritable éponge émotionnelle. Les causes sont diverses, l'éducation, la petite enfance, voire la vie intra-utérine, un trauma, qu'il va falloir identifier, Un entourage peu compréhensif, une éducation stricte. ou les émotions n'ont pas leur place. Bref, apprendre à appréhender ce trait pour comprendre s'il est traumatique ou réflexe, c'est un travail qui se fait avec un ou une psychologue. Nous savons aussi que les personnes neuroatypiques, que nous connaissons bien ici à l'ECI, perçoivent le monde avec beaucoup plus d'intensité, mais cette particularité, ce trait de caractère peut toucher tout le monde. Alors, est-on inadapté lorsqu'on est hypersensible ? Bien sûr que non. En revanche, il y a des challenges à surmonter. Le premier étant, bien entendu, de prendre conscience de ce trait de caractère. Le déni dans ce cas de figure est égal à souffrance. On se sent différent, inadapté, envahi par tout ce qui nous entoure. pour finir Par se juger complètement nul, de trop ressentir, de trop penser et se dévaloriser évidemment, s'auto-saboter et la possibilité derrière c'est la déprime. C'est extrêmement difficile en fait de se protéger quand on ignore ses symptômes. Alors à vous, chers auditeurs, qui vous interrogez peut-être sur votre sensibilité, je vous invite à avoir une petite réflexion autour des questionnements suivants. Si cela vous chante ou vous intéresse, bien évidemment. Pensez à une situation de tristesse, de colère, voire de rage depuis l'enfance qui vous ont fortement marqué, auquel vous pensez encore aujourd'hui pour certaines. Une situation de stress subie peut mener à être hyper conscient de son environnement parce que cet environnement a représenté à un moment donné un danger. Pensez également aux réflexions qui revenaient ou reviennent souvent dans votre famille, amis, collègues. concernant votre personnalité, sans aucun doute biaisé, elle pourrait vous donner un indice cependant sur ce que vous laissez paraître ou au contraire ce que vous souhaitez cacher. Comment ressentez-vous l'extérieur ? Qu'est-ce qui vous agace ? Qu'est-ce qui vous réjouit ? Un autre point, à quoi attribuez-vous ce que vous considérez être comme un échec ? Qu'en est-il de votre confiance en vous, autrement dit ? Avez-vous un endroit, une image, un objet, une personne refuge ? Et en avez-vous besoin ? Écoutez-vous votre corps. Et à quel moment de vos vies votre corps vous a parlé à travers la maladie ? Il pourrait être intéressant de voir si cela correspondait à un événement particulier et jeter un œil du côté de la médecine chinoise pour appréhender un peu plus profondément cette maladie ou cet incident corporel. Parce que selon la médecine chinoise, la cause sous-jacente de toutes les maladies sont les émotions. Et chaque organe possède ses propres émotions. Voilà donc quelques pistes de réflexion qui vous permettront, je vous le souhaite, de reconnaître votre grande sensibilité ou du moins de pointer certains traits qui y correspondent. Si ce n'est pas le cas, écrire libère et vous permettra de prendre du recul. Commencez à s'interroger, le premier pas vers soi est un travail d'introspection qui peut être long et chaotique, d'où l'importance d'être accompagné en coaching ou en thérapie. N'hésitez pas à me partager vos retours et je vous invite aussi à venir partager vos histoires et parcours de vie de cœur à cœur. Je me suis interrogée ensuite sur ce qui absorbe notre énergie. Je dis nous évidemment parce que je suis hypersensible, vous l'aurez deviné. Il m'a fallu passer par des étapes afin de mieux me comprendre et j'y travaille encore. Voilà donc ce que j'ai expérimenté qui je crois est commun à beaucoup d'hypersensibles. La liste n'est évidemment pas exhaustive et j'ai ajouté des solutions que j'ai mises en place pour me protéger et retrouver ou garder mon énergie vitale. J'ai donc constaté que les personnes négatives étaient hyper nocives à l'hypersensible. D'une part parce que nous sommes en empathie, donc à l'écoute et en réception, et d'autre part parce que cette empathie nous pousse à vouloir aider. Or, cette énergie négative, nous la prenons de plein fouet. Il faut donc, ce que j'appelle, faire un nettoyage ensuite. Pour ma part, en ville, c'était la marche, la forêt qui était proche de là où j'habitais, les arbres, et surtout respirer, ça c'est le principe de base. Et dans mon nouvel environnement, c'est les éléments également, mais qui changent considérablement, la mer, le vent, la pluie, et toujours la respiration. C'est ce que j'appelle des solutions ressources. La rumination fait partie des éléments qui peuvent être pénibles pour l'hypersensible. Oh, combien nous aimerions mettre notre cerveau en pause ! Ma ressource pour commencer à calmer mon esprit, c'est la respiration encore une fois. Je pratique également le yoga, ce qui me permet de remonter mon énergie ou de la faire circuler différemment et de libérer ma tête avec les postures inversées notamment. De la musique, si l'action par le corps n'est pas possible pour vous. Ou juste, parfois, mettre des écouteurs sans rien à écouter. pour faire silence en fait, et se retrouver. Parce que le bruit, la lumière trop forte, l'agitation, la foule, certains lieux sont aussi épuisants pour nous hypersensibles. Alors notre ressource en urgence, c'est la fuite. On part, on quitte l'endroit, on sort de la foule, et on part se poser un moment pour respirer, et visualiser, si ça vous est possible, un endroit, ressource, où vous êtes, où vous avez été bien. Ça peut être une image de l'enfance, une personne, enfin quelque chose qui vous fera sortir l'espace de quelques instants de l'endroit où vous êtes et du contexte stressant et épuisant. J'ai également expérimenté le travail alimentaire. Et un travail alimentaire ne fait pas sens, or l'hypersensible en a grand besoin. Des collègues sympathiques mais avec lesquels j'avais peu de points communs, en dehors des tâches quotidiennes. Cela mène à confirmer la dépréciation de soi, puisque je me sentais inadaptée, pas à ma place, je m'ennuyais profondément. Ajoutez à cela des conflits entre collègues, et alors là, le tour est joué. Somatisation des primes, voire le burn-out qui vous guette. Je sais que démissionner est rarement possible sans se mettre dans une situation financière compliquée, et c'est d'ailleurs souvent cet aspect-là qui m'a, et vous sûrement, bloqué vers le mouvement pour le mieux. à leur négocier son départ est une possibilité. Faire un bilan de compétences avec une bonne introspection en coaching, si vous vous sentez déboussolé. Et toujours trouver du temps de ressourcement, des pauses dans sa journée, des exercices avant de commencer sa journée. Bref, prenez soin de vous. Personne ne le fera à votre place. Pour ma part, j'ai pris deux ans pour me retrouver, pour me soigner, pour m'interroger sur mon parcours après avoir négocié mon départ. Rien n'est proportionnel au temps. où on a fait semblant pour survivre en se voilant la face. C'était le temps dont j'avais besoin pour mieux me comprendre, me calmer, construire un projet professionnel, réintroduire des activités artistiques desquelles je m'étais éloignée pour la survie de mon intuition et de mon imagination. Faire la paix avec mes choix, prendre soin de moi et de mes enfants, mieux me comprendre, comprendre mes besoins, les leurs aussi. Quand on a la tête dans le guidon, comme on dit, on a du mal à voir ce qui se passe autour de nous. et se projeter ensemble pour mener à bien notre installation dans un lieu ressource. Dans ressource, j'entends ce qui améliore, les moyens dont quelqu'un dispose, et les possibilités améliorent, moyens, possibilités. Pratiquer des activités qui vaut ressource. Alors je pratique également la bulle de protection. Quand par exemple les énergies d'une personne ou d'un groupe de personnes sont trop vives, pour moi je m'imagine une bulle protectrice qui m'entoure largement. et qui ne laisse passer que les bonnes ondes. Vous pouvez y ajouter une couleur, imaginer sa forme, son aspect. Elle ne doit pas vous enfermer, mais vous protéger de quelque chose d'indicible et invisible. Entourez-vous de personnes que vous appréciez, qui vous apprécient, et qui sont surtout dans le non-jugement. Le vide autour de vous fait aussi partie de l'évolution, lorsqu'enfin on s'accepte tel qu'on est. D'ailleurs, la plupart de vos « amis » s'en iront d'eux-mêmes, puisque vous ne correspondez plus aux personnes que vous avez attirées. Rassurez-vous, c'est une très belle étape. C'est comme pour redécorer sa maison. On adore. Je vous propose quelques exercices. Choisissez celui qui vous parle le plus ou pas. Libre à vous. Avant une réunion ou un entretien, ou simplement pour se reconnecter à soi, après avoir vécu une émotion très forte. Alors, assis, les mains sur les cuisses ou... sur la table ou votre bureau, si c'est plus confortable pour vous. Ou debout, genoux légèrement fléchis, basculez votre bassin en rétroversion, soit légèrement vers l'avant, pour ne pas cambrer votre dos. Les yeux fermés, si possible. C'est pour une meilleure connexion à soi, pas de stimuli visuels, et calmer le cerveau. Les épaules détendues, la nuque souple, la tête alignée avec votre plexus et votre bassin, votre dos droit, mais pas tendu. et vos pieds et doigts de pieds bien étalés en contact avec les chaussures, si vous en portez, ou le sol. Prenez bien le temps de vous mettre en position et de vous détendre ainsi que vos mâchoires. Inspirez par le nez et allongez votre temps d'expiration par la bouche. Respirez comme ceci au moins trois fois. Voilà. Il y a aussi ce que j'appelle le serrage, ou se prendre soi-même dans les bras en se berçant. et en se tapotant les épaules. Laissez le temps à votre corps de s'apaiser en écoutant votre respiration. La marche est une ressource. Prenez l'air en marchant et en soufflant fort si vous vous sentez en colère, ou bloqué, ou au contraire, lentement, en posant votre regard sur quelque chose de joli, que vous trouvez joli, qui vous apaise. Bref, prenez le temps pour vous. Prenez le temps pour... vous. Et n'hésitez pas à me faire un retour sur ces exercices si vous les avez pratiqués et s'ils vous ont été utiles surtout. Pour finir, n'oubliez surtout pas que l'hypersensibilité est une force. Oui, je répète, l'hypersensibilité est une force. Vous êtes empathique, à l'écoute. Bien que dans votre bulle de protection, vous appréhendez votre environnement et proposez un apaisement et des solutions. Vous êtes intuitif et capable de déceler des changements infimes, de sentir une ambiance, un lieu, de visualiser et grâce à cela d'être proactif. Vous êtes créatif et capable de trouver de nouvelles possibilités, de vous projeter. Vous êtes authentique et donc quelqu'un de confiance. Vous êtes curieux. une source de motivation pour ouvrir le champ des possibles pour vos collègues, vos amis, votre famille. Ne vous laissez pas enfermer dans une case, soyez ouvert à vos ressentis, continuez à rêver et focalisez-vous sur vos forces. Focalisez-vous sur vos forces. Voilà. Je suis Christelle, n'hésitez pas à aller écouter les autres voix de l'ECI, Patricia avec Amalgame, Marianne avec Aime-toi. Claudia avec l'Odyssée intérieure et Stéphanie avec l'écologie de soi. Je vous dis à très bientôt.