- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, nous vous souhaitons la bienvenue dans le podcast L'environnement au cœur de ma santé, le rendez-vous qui explore les relations entre la santé et l'environnement. Cet épisode est proposé par la mutualité française Grand Est en partenariat avec la DREAL Grand Est et Frodon Grand Est. Alors on observe des vagues de chaleur de plus en plus intenses, fréquentes, précoces. On parle de vagues de chaleur lorsque la température moyenne quotidienne dépasse 25 degrés. En France, avant 1989, elles apparaissaient en moyenne tous les 5 ans. Et depuis 2000, Météo France indique qu'elles reviennent tous les ans. Selon le ministère de la Transition écologique, cette tendance va se poursuivre, car on estime qu'elles seront deux fois plus nombreuses d'ici 30 ans. Pour les particuliers, une des stratégies pour réestomper les vagues de chaleur, c'est de végétaliser leurs extérieurs. Pour cet épisode, je reçois Christelle Laruelle-Pognon qui est responsable du pôle jardin, espace, végétalisé et infrastructure à Frodon-Grand Est qui nous permettra d'en apprendre davantage sur la végétalisation des jardins et nous transmettra des solutions pratiques à mettre en œuvre au quotidien. Bonjour Christelle !
- Speaker #1
Bonjour Vanessa !
- Speaker #0
Les canicules entraînent une surmortalité importante. Selon Santé publique France, en 2022, environ 2800 décès prématurés en France ont été attribués aux épisodes caniculaires. Alors Christelle, comment les végétaux peuvent-ils nous aider à combattre la chaleur dans nos villes ?
- Speaker #1
Alors je dirais que déjà pour comprendre, il faut vraiment qu'on réfléchisse à comment la végétation peut nous aider. Il faut comprendre d'où vient la chaleur de nos villes. Donc c'est vrai qu'on parle d'îlots de chaleur urbain. Les îlots de chaleur urbains sont des phénomènes où les températures en milieu urbain... et donc en ville, sont plus élevés que ceux en milieu rural et donc en campagne. Par exemple, on peut relever une différence entre Reims et les campagnes environnantes de 4,7 degrés la nuit et sur Metz de 3,7 degrés la nuit. Comme il a été dit juste avant, on s'attend vraiment à des canicules plus importantes, plus longues, plus intenses, dans les années qui vont venir. Et il est donc essentiel... de s'adapter et d'adapter nos villes. Il faut savoir que le végétal est vraiment un allié clé pour rafraîchir nos villes. Pourquoi ? Parce que les arbres et les plantes vont apporter de l'ombre, ce qui immédiatement va faire baisser la chaleur ressentie. Ensuite, ils fonctionnent un peu comme des climatiseurs. Ça va immédiatement diminuer la température, puisque il faut savoir qu'un arbre mature peut quand même reproduire la fraîcheur équivalente à 5 climatiseurs qui fonctionnent pendant 20 heures. grâce à sa capacité à transpirer jusqu'à 450 litres d'eau par jour par ses feuilles. Donc on explique que les vapeaux de transpiration, c'est vraiment le phénomène où les plantes vont libérer de l'eau dans l'air par les feuilles. Et ça, ça va forcément refroidir l'atmosphère urbaine. C'est exactement comme nous, quand on transpire, ça nous permet de réguler notre température. Donc les arbres fonctionnent de cette façon-là. Et donc ce végétal va jouer un rôle important dans la chaleur de nos villes. mais aussi dans la gestion de l'eau de nos villes, puisqu'il faut savoir que le changement climatique va impacter aussi l'eau en ville. Et donc ces arbres vont vraiment absorber l'eau de pluie, la stocker dans les sols et aussi la restituer progressivement, ce qui va limiter les excès de chaleur et les ruissellements. Enfin, en multipliant les espaces verts, on va vraiment favoriser la biodiversité en ville. Cela va vraiment améliorer la qualité de l'air, le cadre de vie et aussi rendre vraiment nos écosystèmes urbains beaucoup plus résilients face aux changements climatiques. Il faut vraiment comprendre que nos villes doivent s'adapter. Le changement climatique nous pousse vers des phénomènes de plus en plus extrêmes. Ce ne sera pas seulement plus de chaleur ou moins de pluie, on va vraiment alterner entre des périodes de fortes pluies et des périodes de grandes sécheresses. L'enjeu c'est donc de concevoir nos villes capables de gérer l'eau sur place, savoir la stocker quand elle est abondante, l'infiltrer dans les sols. et la préserver du coup pour des périodes qui sont plus sèches. C'est vraiment une condition essentielle pour rendre nos villes résilientes face au climat de demain.
- Speaker #0
Alors quel serait le végétal idéal, en quelque sorte, quel serait le meilleur végétal pour demain dans nos villes ?
- Speaker #1
Ça c'est vraiment une question difficile. Parce qu'il n'existe pas vraiment de végétal unique, idéal pour la ville de demain. Ce qu'il faut vraiment retenir, et vraiment je dirais en réalité, on ne connaît pas ce végétal de demain parce que nos villes vont vraiment... devoir faire face à des conditions qui sont vraiment contrastées. Donc, on pourrait se dire, avec le changement climatique, qu'il serait facile de planter des végétaux venus du Sud pour s'adapter au réchauffement. Ce n'est pas si simple, parce qu'en Grand Est, on a encore du gel, on a de la neige, on aura des épisodes de fortes pluies et des périodes de sécheresse. Donc, nos végétaux vont devoir être capables de s'adapter à toutes ces situations. La clé, donc ça ne sera pas le végétal miracle, c'est plutôt la diversité. Il va vraiment falloir privilégier des plantations variées, par exemple remplacer nos haies monocultures de tuyats ou de fautinières et de robines qu'on commence à avoir partout par plutôt des haies vives, vraiment composées de plusieurs espèces. Les espèces locales notamment ont aussi un avantage supplémentaire puisqu'elles sont déjà adaptées au climat actuel mais aussi à nos sols et qu'ils sont beaucoup plus résistants aux maladies et aux ravageurs. Il est vraiment important aussi de choisir des végétaux qui vont être moins gourmands en eau. Ça va être un enjeu de demain, la ressource en eau. Donc on choisit des végétaux moins gourmands en eau, on les plante si possible en pleine terre plutôt qu'en hors-sol, donc dans des jardinières, des bacs et autres, quand c'est possible et on essaye de penser les plantations sur le long terme. On retient vraiment que les arbres jouent un rôle essentiel, ils créent de l'ombre, rafraîchissent nos villes et améliorent le confort. thermique de tous.
- Speaker #0
Alors est-ce que vous pouvez nous citer quelques végétaux qui sont plus adaptés à notre région Grand Est ?
- Speaker #1
Alors déjà, avant de choisir des végétaux, on se pose vraiment la question de qu'est-ce que mon sol ? Qu'est-ce que son exposition ? Qu'est-ce que son pH ? Il faut vraiment connaître les caractéristiques de l'espace sur lequel on veut planter. Seconde grosse question, on se pose aussi la question de quelle place j'ai, place disponible pour mon On arrête de planter. des végétaux qui prennent 10 mètres de large, alors que finalement, je n'en ai que 5. Donc ça, c'est vraiment des clés qu'il faut connaître, son terrain et son emplacement. Parce qu'évidemment, entre un sol calcaire et un sol argileux, on se doute que les végétaux ne peuvent pas être identiques. Donc on essaie de planter des espèces plutôt rustiques. Et on peut citer des exemples d'arbres, par exemple. On connaît très bien le charme, l'érable, le tilleul, l'érable champêtre, le saule. Le gingko biloba ou encore le noisetier, c'est vraiment des végétaux qui s'adaptent. Je ne sais pas si en 2050, 2070, ils seront encore là, mais vraiment de multiplier comme on l'a vu avant, c'est vraiment la clé du succès. Après, pour les haies, il y a des espèces qui sont aussi très intéressantes, notamment pour la biodiversité. On va privilégier aussi des espèces comme le cornouillet, le sureau, le noisetier, l'aubépine ou encore les viornes. Elles vont vraiment offrir à la fois abri, nourriture et faune. C'est pareil, on ne plante pas une haie vive si on doit la tailler trois fois à l'année parce qu'elle a été plantée dans un espace beaucoup trop restreint. L'objectif, c'est de planter des végétaux qui vont vivre et qui vont avoir la place de vivre. Ce qu'il faut retenir aussi, c'est que pour vraiment protéger nos sols et limiter l'arrosage, dans nos massifs, dans nos espaces, il va falloir prévoir du paillage, des plantes couvre-sol qui vont vraiment être de forts alliés. On va donc, en termes de plantes couvre-sol, on peut citer la pervenche. le thym serpolé, le lierre qu'on commence à avoir partout dans nos villes, les géraniums vivaces, et tout ça en se posant toujours la question de l'exposition au soleil. Si j'ai un massif qui est totalement à l'ombre, on va partir sur des couvre-sol pour l'ombre, et quand on est au soleil, évidemment, on va partir à des couvre-sol au soleil. Ce n'est pas parce qu'on aime un couvre-sol qui est tout le temps au soleil qu'on va le mettre à l'ombre, il ne va pas se sentir très bien. Et donc pour ça, n'hésitez pas vraiment. à aller voir vos pépinières locales. Ils vont vous aider pour vous accompagner. Ils connaissent le terroir, ils connaissent les besoins en local, donc n'hésitez vraiment pas à aller les voir. Par contre, un point important dans le choix des végétaux, restez vraiment vigilants face aux espèces exotiques envahissantes. Souvent, les espèces exotiques envahissantes, on les a aussi amenées par notre propre introduction. Donc, il est vraiment essentiel de connaître aussi ces espèces-là et de ne pas les planter. Par exemple, l'herbe de la pampa, il faut savoir que cette herbe-là est interdite à la détention depuis 2023. On en voit encore beaucoup. Donc aujourd'hui, il est interdit de la planter. N'hésitez pas à regarder un peu, à poser des questions à vos pépiniéristes, parce que notamment ces plantes exotiques envahissantes, ça nuit vraiment fortement à la biodiversité locale.
- Speaker #0
Et l'aménagement de l'espace n'est pas anodin non plus ?
- Speaker #1
Non, c'est sûr que l'aménagement de votre jardin, c'est vraiment une question à réfléchir forcément dès le départ. Donc on réfléchit place disponible, on réfléchit usage, qu'est-ce que je veux vraiment de mon espace ? Et aussi, on va réfléchir entretien. Donc l'aménagement de l'espace, ça va vraiment jouer un rôle majeur, puisque le choix des sols, des matériaux, la gestion de l'eau a vraiment un impact direct sur le confort et le climat local. Par exemple, dans les aménagements… il faut déjà privilégier, si possible, des allées ou des terrasses de couleur claire permettant de limiter l'accumulation de chaleur. On parle d'effet albédo, donc plus votre vêtement est noir, plus évidemment la nuit, il va restituer beaucoup plus de chaleur. Donc voilà, déjà la couleur peut être une première clé à réfléchir, mais aussi la surface qu'on va utiliser. Donc on essaye dans les aménagements extérieurs de limiter les surfaces imperméables. Puisque toutes les surfaces imperméables vont empêcher l'infiltration de l'eau de pluie sur vos jardins. Donc voilà, on essaye d'avoir plutôt des revêtements perméables quand c'est possible. Après, évidemment, on a une allée de garage, on a peut-être une terrasse imperméable. Mais peut-être prévoir rien qu'une petite pente de votre allée de garage pour qu'à côté, vous ayez un massif végétalisé qui va gérer l'eau pour qu'on puisse vraiment avoir une gestion infiltrée de l'eau. plutôt que toujours. cuisseler et emmener l'eau plus loin. La végétation comme on l'a dit c'est vraiment important donc on fait des massifs avec du paillage avec des plants de couvre-sol et on choisit vraiment des végétaux adaptés et résistants parce qu'une fois bien installés ils vont vraiment nécessiter beaucoup moins d'eau. On l'a vu avant la ressource en eau va vraiment être une problématique voilà un enjeu fort pour les années à venir donc il faut vraiment se poser la question de la conception au départ des choix des végétaux et après se poser la question une fois qu'on a réduit la quantité d'eau utilisée au jardin on va la récupérer donc on va pouvoir mettre en place des récupérateurs d'eau donc par exemple en déconnectant vos toitures on récupère l'eau des toitures donc de l'eau de pluie alors pensez à mettre une petite moustiquaire au dessus de votre récupérateur d'eau ça évitera la prolifération du moustique tigre et voilà une fois qu'on a vraiment De l'eau récupérée, on peut arroser, évidemment avec parcimonie et vraiment en réflexion, le jardin. Et ces principes, il faut savoir qu'ils sont vraiment appliqués à grande échelle, puisque les collectivités transforment, végétalisent les villes, elles végétalisent les cours d'école, les cimetières, les espaces publics, pour les rendre vraiment plus frais, plus perméables et beaucoup plus agréables à vivre.
- Speaker #0
Nous sommes dans une logique où la santé humaine entre vraiment en résonance avec la santé de la planète, la santé des animaux, dans le concept de One Health, une seule santé. Alors un des atouts de la nature, c'est la biodiversité, vous l'avez dit. Alors Christelle, comment peut-on développer cette biodiversité dans son propre jardin ?
- Speaker #1
Donc effectivement, dans le concept One Health, une seule santé, on comprend vraiment que la santé humaine est liée à celle de la planète et des animaux. Sans la biodiversité, on ne mangerait rien dans notre assiette. Donc ça, c'est vraiment essentiel à retenir. Sans les pollinisateurs, nous n'aurions plus de légumes et de fruits. Donc la nature va vraiment jouer un rôle central grâce à cette biodiversité globale. Donc dans son propre jardin, on peut vraiment contribuer à cette biodiversité vraiment assez facilement. Par exemple, en laissant certaines zones un peu plus naturelles, en installant des refuges pour les animaux comme des nichoirs. Mais on peut aussi vraiment simplement laisser des espaces avec des tas de branches, des tas de pierres ou encore pratiquer une fauche plus tardive. C'est-à-dire que dans des endroits où on va vraiment moins passer dans le fond du jardin, on va laisser pousser, on va faucher qu'une fois à l'année, et là vous aurez vraiment une vie dans votre jardin. On peut aussi, en fonction des espaces, tondre plus haut. Arrêtez de tondre à 3-4 cm, l'été le gazon ne survit pas. Donc on essaie de plus on tond haut, plus votre gazon va avoir un enracinement fort, et plus il va passer l'été. Après, pour vraiment le... Comment dire ? Le fait que la biodiversité puisse passer dans votre jardin, permettre aux petits mammifères le passage, il est vraiment important de penser aux petites circulations dans le jardin. Le hérisson, le renard, tous ces animaux qui ont besoin de circuler. Nos grillages les bloquent, donc on va essayer d'éviter des grillages ou des blocages. On essaie par exemple de lever son grillage de quelques centimètres pour permettre un passage en dessous. On peut aussi faire des... petits trous dans votre grillage, quelques espaces pour permettre les passages. Et puis, de façon globale, on fait vraiment attention aux produits chimiques puisque même si les produits de synthèse sont aujourd'hui interdits pour protéger la biodiversité, il faut savoir qu'il y a encore des produits phytosanitaires qui sont autorisés, qui sont vendus en jardinerie et qui restent quand même un peu impactants. Donc, posez-vous la question de l'usage et faites attention à votre santé et celle de la biodiversité.
- Speaker #0
Dans son potager, pour favoriser cette fameuse biodiversité et lutter contre les misibles, on peut aussi associer les fleurs et les plantes comestibles. Est-ce que vous pouvez nous donner quelques exemples ?
- Speaker #1
Dans un potager, effectivement, on peut mélanger des fleurs, des plantes, des plantes comestibles ou des plantes ornementales. C'est vraiment une façon de favoriser la biodiversité et de limiter les nuisibles. Parce que c'est ça dans le potager, il y a vraiment des nuisibles et il faut vraiment se poser ces questions. Et là, on va vraiment parler de plantes compagnes. Il faut savoir que certaines fleurs vont attirer les insectes pollinisateurs et les auxiliaires, comme les coccinales. On sait que les coccinales, c'est très bien dans un potager. Et donc ça va vraiment réguler nos pucerons par exemple, ce qui nous dérange des fois dans notre potager. Concrètement, des petits exemples, pensez qu'avec des tomates on peut mettre des œillets d'Inde, on peut planter des capucines près des légumes parce que ça va attirer les pucerons ailleurs que sur vos légumes. On peut aussi semer des fleurs mélifères comme la bourrage ou la phacélie entre les rangs qui vont nourrir le sol mais qui vont aussi attirer les pollinisateurs. Mais par exemple, on ne va pas mettre un pied d'aubergine à côté d'un pied de pomme de terre, puisque par exemple, ces deux plantes-là ont le même ravageur qui est le dorifort. Donc si évidemment vous les mettez l'un à côté de l'autre, on va créer un chemin très facile pour que le ravageur puisse venir. Et de façon plus globale, une fois que vous avez commencé tout ce qu'on a déjà dit dans votre jardin, il est possible d'aller encore plus loin et de parler un peu de concept jardin-forêt. Ça s'inspire vraiment du fonctionnement de la nature, puisque l'idée c'est vraiment d'utiliser plusieurs niveaux, plusieurs hauteurs. Par exemple, sous un arbre fruitier. On peut faire grimper des tomates ou des haricots, tout en cultivant des plantes aromatiques au sol. Ça permet vraiment de jouer l'horizontalité et la verticalité. On optimise l'espace parce qu'on n'a pas toujours des jardins immenses pour pouvoir avoir du potager, du verger et autres. Donc on optimise l'espace, on crée des aménagements vraiment riches en vie et on produit des fruits, des légumes et des fleurs dans un même espace.
- Speaker #0
Et si je n'ai... pas d'espace extérieur que je veux assainir l'air intérieur de mon logement. Est-ce une bonne idée d'y installer beaucoup de plantes ?
- Speaker #1
C'est vrai qu'on se pose cette question. C'est sûr, déjà, quand on n'a pas de jardin, on fait comme on peut dans son salon et ses pièces. Installer des plantes chez soi, c'est avant tout une très bonne chose pour le bien-être. Elles apportent du vivant, de la couleur et un effet apaisant sur le mental, c'est prouvé. On parle parfois quand même de plantes dites dépolluantes. Donc effectivement, il y a quelques petites plantes où il y a un petit intérêt dépolluant. On peut mettre le chlorophytum, le ficus ou le spatifilum qui peuvent améliorer la qualité de l'air intérieur. Mais il faut vraiment rester réaliste, les plantes seules ne vont pas suffire à assainir vraiment votre air intérieur, sans ventilation, sans aération. Et puis attention, quand on a trop de plantes et qu'on veut en faire trop, trop d'arrosages vont aussi favoriser l'apparition de moisissures. dans le terreau et puis voilà développer certaines allergies donc les plantes c'est important mais attention à l'intérieur par contre plus largement faut savoir que le lien avec la nature joue vraiment un rôle sur notre santé mentale les études montrent que le simple fait de voir de sa fenêtre des arbres ça améliore le bien-être et avoir un espace vert à moins de 500 mètres de chez soi ça incite à marcher à aller s'aérer et à mieux vivre la ville bah oui un petit parc à côté de chez soi on a envie d'aller y faire un tour au premier rayon de soleil. Donc finalement, le rapport à la nature vraiment est fondamental. Il participe à notre équilibre personnel, mais aussi au respect du vivant et au mieux vivre ensemble. Et donc, n'hésitez pas franchement à aller voir vos bailleurs, vos copropriétés, vos communes, pour végétaliser ces espaces-là, pour pouvoir vraiment bénéficier d'espaces verts utiles et accueillants pour tous.
- Speaker #0
Merci Christelle.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Alors en résumé, en tant que simple citoyen, nous pouvons... agir en premier lieu dans son jardin en végétalisant ses extérieurs, de préférence en pleine terre avec des espèces locales, peu gourmandes en eau, en diversifiant aussi les végétaux qui peuvent être de véritables parasols lors des vagues de chaleur. La biodiversité est un atout de la nature pour combattre la chaleur et les ravageurs, donc associer les plantes comestibles et les fleurs du plotager, attirer les oiseaux, permettre aux petits mammifères de circuler dans votre jardin. Pensez aussi Merci. à des aménagements extérieurs peu imperméables, de couleurs claires qui refléteront les rayons du soleil sans éblouir. Des plantes à l'intérieur de son logement, oui, mais uniquement pour le plaisir des yeux et du cœur. Des solutions existent, soyons acteurs de notre santé. Découvrez nos podcasts L'Environnement au cœur de ma santé au cours de nouveaux épisodes sur l'habitat et la salubrité et bien d'autres. A bientôt !