Speaker #0Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien. On se retrouve pour un nouvel épisode de podcast dans l'éveil du masculin. L'intention de mon podcast est d'apporter des partages d'expérience, des conseils et des pistes de réflexion au sujet des problématiques et des défis qui concernent les hommes et leur épanouissement personnel. Mon souhait est d'aider chaque homme à marcher vers un masculin plus conscient et plus épanoui. Donc on se retrouve pour un sujet sur la sexualité masculine, notamment par rapport à l'arrêt du porno et à la perte de libido, et notamment comment s'en sortir. Je vais pas parler de la perte de libido dans la vie quotidienne. Mais je vais en parler plutôt pour les personnes qui ont souhaité arrêter la consommation de porno, qui ont souhaité couper avec cette addiction, et qui se sont retrouvées face à ce qu'on appelle une flatline, donc une perte de libido. Donc à un moment où il n'y a plus de désir, il n'y a plus de tension à l'intérieur de soi, il n'y a plus d'envie, et c'est quelque chose qui peut être à la fois très déstabilisant, parce que ça peut même remettre en cause notre virilité, car en tant qu'homme, on voit encore notre virilité beaucoup à travers la partie sexuelle, et notamment à travers la partie... performative et à ce moment là on peut justement retomber dans la pornographie pour se prouver que finalement tout va bien qu'on n'est pas déréglé et qu'on a encore du désir et qu'on est encore fonctionnel je dirais un certain niveau et j'ai envie de vous parler de ça parce que l'année dernière j'ai fait un protocole de reboot sur plus de trois quatre mois à peu près et à deux mois donc à huit semaines donc sans pornographie sans masturbation je suis tombé dans la flatline donc dans le fait voilà de vraiment avoir plus de libido et à ce moment là ça a été à la fois Très intéressant, très déstabilisant. Et est-ce que j'ai un problème ? Ou au contraire, est-ce que je suis tout simplement en train de faire un reset au niveau physique, au niveau hormonal, au niveau psychique et au niveau mental ? Est-ce que je ne suis pas tout simplement en train de revenir un petit peu à ma libido originelle ? Est-ce que finalement je ne donne pas un espace pour que mon corps puisse justement se rebooter ? Et pas que mon corps, il y a vraiment aussi le système dopaminergique, parce que comme vous le savez, la pornographie... qui stimule énormément les dopamines, libère après de la prolactine, et en fonction de l'intention un petit peu de départ, on peut se sentir un peu honteux, on peut culpabiliser, on peut se sentir un petit peu mou, un petit peu vacillant. Je ne referai pas le topo par rapport à la pornographie, j'avais fait un épisode de podcast sur tous les effets secondaires de la pornographie, je vous mets de toute façon ma playlist sur la sexualité masculine dans l'épisode de podcast, vous pourrez retrouver tous les épisodes de podcast liés à ça. Et moi c'est une période qui m'a vraiment questionné, qui m'a vraiment fait du bien. Ça m'a déstabilisé parce qu'au début, j'avais pas l'habitude de ça, et d'un coup, je sentais qu'il n'y avait plus de désir en moi, et en même temps, ça a été hyper intéressant parce que quand j'étais à l'extérieur ou même à la maison, je sentais que je sexualisais plus du tout le corps de la femme. Et ça m'a permis de sortir un peu de cette posture, pas de cette posture, mais ça m'a permis de sortir un petit peu de cet archétype d'homme compulsif quand il va être en manque, quand il va être frustré, quand il va être en colère et qu'il a besoin d'avoir un doliprane et de se soulager, et de voir qu'en fait, je pouvais... évoluer dans ma journée sans forcément avoir des pensées sexuelles ou des envies en particulier et que finalement je pouvais ne pas être driveé, on va dire, par ma libido. Et je dis pas que c'est mal d'avoir des pensées sexuelles ou d'avoir du désir, non, c'est très bien et c'est tout à fait humain et on en a tous à un certain degré. Je dis que par contre, en effet, quand on consomme de la pornographie, on rentre dans des conséquences assez insidieuses parce que ça se projette sur nous, sur notre relation de couple, sur nos rapports, sur nos attentes. Et on rentre dans une sexualité souvent performative qui est complètement déconnectée du réel et de ce qu'on peut trouver dans une relation sexuelle où deux personnes sont consentantes et communiquent et sont dans la connexion. Et peu importe après ce qu'elles aiment, c'est leur modalité à elles. Mais le fait d'avoir cette flatline et de pouvoir désexualiser complètement la femme et sans le forcer mais que ça vienne naturellement, moi personnellement pendant trois semaines, parce qu'elle a duré trois semaines cette flatline, ça m'a fait beaucoup de bien. Et ça m'a permis de revenir aussi à ce que j'appelle un peu ma libido originelle. Qu'est-ce qui se passe dès que je ne vais plus avoir de pornographie dans mon quotidien ? Qu'est-ce qui se passe ? Comment est ma libido ? Et en fait, ce que j'ai pu noter, c'est que quand j'ai retrouvé, après cette période de flatline de la libido, j'étais dans un besoin, on va dire, beaucoup plus équilibré, beaucoup moins projeté aussi sur ma partenaire. Si avant, je pouvais me persuader que pour bien faire, j'avais besoin d'avoir une cadence de 4 à 5 rapports sexuels par semaine, là, d'un coup, si j'ai un rapport, voire deux dans la semaine, c'est déjà tout. très bien, il y a des semaines même j'en ai pas forcément envie et je suis aussi beaucoup plus redescendu dans en fait ce qui va primer maintenant pour moi c'est de me sentir vraiment connecté à ma partenaire, de voir qu'elle en a envie elle aussi, de voir que le timing il est bon pour nous deux, de voir qu'il y a l'attention suffisante pour avoir un rapport sexuel et pas forcément un rapport sexuel avec pénétration parce que ça se limite pas à ça la sexualité et donc moi ça m'a fait beaucoup de bien, ça m'a permis à la fois de me détendre de sortir un petit peu de cette énergie de soulagement et j'en avais parlé dans un épisode de podcast sur comment voilà dépasser ou sortir en tout cas de la frustration sexuelle. Pour revenir à une énergie, je dirais, alors pas plus pure, pas du tout, mais plus stable finalement, et retrouver finalement une souveraineté. par rapport à mon énergie sexuelle et à ma libido. Là où ça peut être déstabilisant pour certains hommes, et je reviens sur cette partie-là, c'est que quand on se trouve dans la flatline et qu'on n'a plus de libido, on peut venir remettre en question notre virilité. Parce qu'en tant qu'homme, bien conditionné, on voit encore beaucoup la virilité sur le plan sexuel. Si je suis plus performant, ou que je n'ai plus forcément de désir, ou que ce que j'ai entre les jambes ne s'active plus, je ne suis plus viril. Donc il y a une peur qui se crée à ce niveau-là. Et souvent, on peut tout simplement repartir dans la pornographie pour se prouver qu'on fonctionne bien, qu'on n'a pas de soucis, qu'on est toujours viril, mais le problème c'est qu'on reste dans le même circuit et qu'on n'arrive pas à s'en sortir. Donc on reste un petit peu dans un schéma vicieux, alors que finalement cette flatline, elle est là pour un petit peu mettre les compteurs à zéro. En fait, on n'a pas de problème, c'est juste que pendant un moment, on s'est sensibilisé à consommer de la pornographie pendant des années, et de manière addictif, compulsif, pour des fois soulager certaines émotions qui étaient trop désagréables à ressentir, parfois par habitude avant de dormir. Et en fait, quand je suis dans cette flatline, ça me permet juste de revenir à moi et de pouvoir trouver un moment de calme et de repos, et de restaurer finalement mon énergie sexuelle. C'est là où pour moi, je trouve que ça va être hyper pertinent dans ce période d'avoir une routine, je vais l'appeler comme ça, de réactivation de l'énergie sexuelle, pour remettre de la conscience sur mon appareil génital. J'avais parlé aussi de masturbation consciente, ça peut être intéressant de réinstaurer en ce moment-là de la masturbation, voir comment je me sens, voir si j'arrive à ressentir du désir, voir comment je place ma respiration, comment j'arrive à rester plus dans la détente et dans la connexion déjà avec moi-même. Ça peut être des pratiques, moi j'avais appris des pratiques de Tao avec mon takshika, sur le fait de venir masser la verge, masser les testicules, faire un petit tapping sur les testicules, faire des respirations de type respiration de feu, comme les respirations kapalabhati, pour venir dynamiser cette énergie sexuelle, pourquoi pas la visualiser, pour la faire remonter dans l'ensemble du corps, voir comment ça bouge à l'intérieur de soi, voir que l'énergie sexuelle c'est pas juste un organe qui d'un coup devient dur, et puis après rapport sexuel éjacule, qu'il y a beaucoup plus que ça, que c'est une énergie créative, que c'est un élan de vie, et qu'on a la capacité de la transmuter, de l'utiliser comme un vecteur dans nos activités, que ce soit dans le sport, dans la performance à un certain niveau, dans la compétition. dans un projet peut-être immobilier, dans une relation de couple qui est en train de perdre un petit peu en tension. Donc ça permet aussi de revenir un petit peu, comme je le disais, souverain de cette énergie sexuelle, de remettre de la conscience à ce niveau-là et de se réapproprier, on va dire, sa propre énergie sexuelle et de venir en fait la déconditionner de la pornographie. La flatline, elle n'est pas obligatoire. Il y a des personnes qui vont faire par exemple un protocole complètement reboot pour sortir de la pornographie qui ne vont pas avoir de flatline. Il y a des personnes qui vont mettre en place un protocole reboot et qui vont, au bout de 3 semaines, avoir une flatline qui va durer 2 ou 3 mois. Et ça peut faire peur à ce moment-là. À ce moment-là, je pense qu'il ne faut pas hésiter à se faire accompagner par une personne qui est qualifiée, par un sexothérapeute ou peu importe, pour avoir aussi un travail de fond à côté. Parce que ce qu'il faut se dire, c'est que s'il y a un moment où il y a eu pornographie, la pornographie c'est une conséquence qui induit d'autres conséquences négatives. C'est pas une cause. C'est-à-dire qu'il y a eu un moment, j'ai été soit dans le mal-être ou j'ai été pas bien. Ou par influence, je me suis tourné vers ça, ou parce que dans mon environnement masculin, tout le monde consommait de la pornographie, et de temps en temps j'avais besoin de me détendre, et je suis rentré dans ça, et ça a induit la conséquence de la pornographie, qui induit aujourd'hui d'autres conséquences sur ma vitalité, ma physiologie, sur mon corps, et à plein de niveaux. La pornographie, on le sait aujourd'hui, crée beaucoup de troubles, de dysfonctionnements sexuels, ça peut être des dysfonctionnements érectiles, donc le fait d'avoir des difficultés tout simplement à bander. à maintenir une érection dans un rapport. Et donc là, on peut remettre en question ce qu'on est, notre estime de nous, notre puissance masculine, tout ce genre de choses. Ça peut être aussi de l'éjaculation précoce, le fait tout simplement de s'être habitué à avoir des rapports sexuels sur Internet très rapides, un petit peu cachés, et d'avoir travaillé le système nerveux à éjaculer à chaque fois rapidement. Il y a un moment, on retrouve ça un petit peu dans nos rapports sexuels, et donc on se retrouve après deux ou trois minutes de rapports sexuels. à plus savoir gérer cette énergie sexuelle parce qu'on n'arrive pas à la catalyser, on n'arrive pas à être vraiment dans la connexion, on est plus dans la performance, et d'un coup on atteint le point de non-retour et puis ça sort, et puis mince, on se dit « j'ai un problème » . Donc il ne faut pas oublier que cette pornographie n'est pas anodine, elle a vraiment des conséquences négatives sur nous, et sur nos rapports aussi avec les autres, ou en tout cas avec notre environnement. Et quand je dis « notre environnement » , ce n'est pas qu'avec notre partenaire de couple. On le sait statistiquement aujourd'hui, les personnes qui vont consommer beaucoup de pornographie vont avoir tendance à s'isoler. et à rester seul à la maison, ou parfois à prétexter qu'ils n'ont pas envie de faire une activité pour pouvoir rester à la maison, pour pouvoir se masturber, alors qu'ils n'étaient pas forcément déjà dans un bon état d'être. Si vous voulez avoir un petit peu plus de références et de science, je vous recommande un livre qui est... Génial. Alors malheureusement, il est en anglais. Donc si vous avez la possibilité d'avoir un traducteur, pourquoi pas. C'est Your Brain on Porn, donc ton cerveau sur la pornographie, donc branché sur la pornographie. Et ce que j'ai beaucoup aimé avec ce livre, c'est qu'il y a à la fois toute la science, à la fois des protocoles à l'intérieur, à la fois énormément de témoignages liés à la pornographie, mais qui touchent autant des hommes que des femmes. Parce que là, moi j'en parle à titre masculin, parce que je m'adresse surtout aux hommes, mais beaucoup de femmes sont aussi touchées par la pornographie. Donc voilà, c'est un petit peu le message que je voulais vous faire passer par rapport à ça, sur le fait d'arrêter le porno, en effet ça a aussi une conséquence sur nous, notre physiologie et notre libido, et parfois la conséquence peut sembler un petit peu lourde, et ça peut nous déstabiliser, donc il faut pas le prendre à la légère, il faut pas hésiter à se faire accompagner à ce niveau là, il faut pas hésiter à en parler, il faut pas hésiter à se dire que, bah en fait c'est normal, je suis juste en train de recalibrer même mon système nerveux, mon corps, mon appareil génital et mon énergie sexuelle, et que ça va permettre justement derrière ça, si en effet je fais bien les choses et que j'arrive à tenir dans le temps mes engagements, de retrouver ma libido, d'arrêter à un certain niveau de sexualiser les femmes si je sens qu'à ce niveau-là je suis quand même assez problématique et je me sens bien conditionné, que comme tous les hommes j'ai tendance à toujours sexualiser on va dire des femmes dès que j'en vois passer une dans la rue, et de revenir, voilà comme je le dis, à cette libido originelle, à cette énergie et de retrouver de la souveraineté à ce niveau-là. parce que cette libido, ou en tout cas cet élan de vie, c'est un peu notre élan, je dirais, créateur, et je ne parle pas créateur de reproduction, mes créateurs en termes de créativité, en termes de feu intérieur. Et s'il y a un moment où il est malmené, notamment via la pornographie, où il n'est pas honoré, parce que je prends juste mon appareil génital pour un vulgaire outil qui me permet d'avoir du plaisir et de jouir et d'éjaculer, il y a un moment où je vais passer à côté de certaines choses, en tout cas, à mon niveau et dans le recul que j'ai par rapport à tout ça. Petite parenthèse... Ça fait un moment que je parle de sexualité masculine parce que moi-même j'ai été en process de ça. Ça a été un long chemin, ça fait depuis des années que je suis sur le sujet. Je sais à quel point c'est pas évident de sortir de la pornographie, qu'il y a des moments de rechute, qu'il y a des moments où on va avoir tendance à s'en vouloir, à se juger fort. C'est vraiment un chemin. C'est-à-dire qu'une addiction, ça ne se travaille pas par la volonté, ça se travaille en effet par de l'accompagnement, par le fait de pouvoir être vulnérable par moment, par le fait de s'adresser aux bonnes personnes, par le fait de tester des choses qui ont fonctionné pour d'autres personnes. Aujourd'hui, vous avez des forums nofap, donc tout ce qui va être attiré au fait de ne plus consommer la pornographie, qui sont aussi des communautés d'entraide où il y a beaucoup d'hommes qui partagent à ce sujet-là. Donc c'est aussi comment vous vous entourez, quel environnement vous recrée autour de vous. Comment vous allez consommer les choses de manière différente, comment vous allez mettre en place peut-être un travail de fond, et comment vous allez mettre en place aussi des protocoles qui sont adaptés à votre sensibilité. Moi dans le protocole que je vous ai parlé sur le reboot, moi j'ai pris le protocole je dirais le plus extrême, où là il n'y avait pas de pornographie, il n'y avait pas de masturbation, et c'était une volonté de ma part, faire une forme d'abstinence pendant longtemps. J'en ai parlé avant à ma partenaire parce que je ne voulais pas non plus lui imposer mon choix, j'avais besoin que ce soit ok pour elle et qu'elle comprenne on va dire la démarche et l'intention qu'il y avait derrière. Mais vous pouvez passer sur des protocoles qui vont être beaucoup plus légers, qui permettent d'avoir encore de la masturbation ou de la masturbation avec conscience. J'en ai parlé dans des épisodes de podcast, donc n'hésitez pas à aller les consulter. Donc voilà. En tout cas, j'espère que c'est un épisode qui vous aura parlé, qui résonnera avec vous, ou qui vous permet de prendre du recul sur une période de flatline, ou si vous souhaitez justement arrêter le porno, que vous soyez averti de ça et que vous vous dites que c'est normal et que vous pouvez tout simplement la dépasser, et que derrière ça vous permettra de revenir à votre libido originel. ou si tout simplement vous connaissez un homme qui est dans la démarche de vouloir arrêter le porno ou qui arrête le porno en ce moment, n'hésitez pas à lui partager la playlist sur la sexualité masculine que je mets en lien dans l'épisode de podcast, ou cet épisode pour qu'il puisse avoir peut-être plus de clés ou plus de réponses, ou juste peut-être pas se sentir seul dans cette direction qu'il entreprend. C'est pas une direction évidente, les hommes on a parfois cette capacité un petit peu à s'isoler, un petit peu à taire ce qu'on ressent et ce qu'on fait. Et le fait parfois juste d'avoir une personne qui parle un petit peu la même langue ou qui est passée par des choses communes, ça fait du bien, ça donne toujours de l'inspiration et de la force et ça peut aider dans ces moments difficiles. Voilà, prenez soin de vous et on se retrouve la semaine prochaine pour un prochain épisode de podcast. A très bientôt.