Speaker #0Salut c'est Chris, j'espère que vous allez bien, on se retrouve pour un nouvel épisode de podcast dans l'éveil du masculin. L'intention de mon podcast est d'apporter des partages d'expérience, des conseils et des pistes de réflexion au sujet des problématiques et des défis qui concernent les hommes et leur épanouissement personnel. Mon souhait est d'aider chaque homme à marcher vers un masculin plus conscient et plus épas de nuit. Nouvelle thématique, ce qui ne me tue pas me rend plus fort, est-ce que c'est vrai ? Alors à un certain niveau j'ai envie de vous dire oui. Et je vais me baser sur le principe de la loi de l'hormèse, alors attention. Il y a ce qui peut ne pas me tuer mais qui va complètement franchir mes limites et qui va me mettre surtout en sidération, qui va complètement me déréguler, et là c'est pas bon, et il y a ce qui ne me tue pas, mais qui est amené dans une certaine proportion et qui va pouvoir me renforcer, me permettre de développer ma résilience, et peut-être me permettre de me découvrir à travers une nouvelle modalité. Je vais prendre un exemple. Si on part sur une exposition au froid, donc un bain glacé à 0°C, et vous devez vous exposer pendant 10 minutes. si vous avez un système nerveux qui en surménage, que vous avez de la fatigue chronique, que vous vous sentez à deux doigts de l'explosion, ça va être hyper violent comme expérience. C'est-à-dire que ça risque plus de vous braquer, de vous dégoûter, et là on va avoir un stress qui est beaucoup trop fort par rapport à ce que votre organisme peut encaisser, et donc ça va venir tout simplement vous contracter, et vous allez vous dire que c'était simplement de la souffrance et que c'était pas une bonne expérience. Si par contre on prend un premier bain glacé, qui serait éventuellement à 15°C, et qu'on fait une petite exposition à... Deux minutes, par exemple, on va amener un stress de manière délibérée, qui est suffisamment fort pour créer un stress au niveau de l'organisme et pour créer une réaction physiologique, permettre de libérer certaines hormones, comme de l'adrénaline, du cortisol, des endorphines, et permettre de créer une adaptation physiologique, qui vous permettra après par la suite de réitérer l'expérience avec peut-être un bain glacé à 13 degrés cette fois-ci, pendant trois minutes. En gros, entre-temps, vous allez pouvoir vous renforcer, et en allant chercher ce stimulus, en tout cas cette douleur, Vous allez pouvoir aussi rentrer dans une zone d'apprentissage qui va vous permettre après, en réitérant l'expérience, de rentrer dans une zone de magie et de développer peut-être des nouvelles connaissances, une nouvelle compréhension de vous, un lien corps-esprit beaucoup plus fort et qui va vous permettre de vous sentir peut-être plus résilient. Et qui au passage vous aura permis peut-être de gagner en confiance en vous parce que ça va jouer sur la plasticité neuronale et vous verrez que vous serez peut-être capable de tenir par exemple 5 minutes à 10 degrés. Et ça sera déjà génial par rapport au point de départ. Mais tout ça, ça va fonctionner. Parce qu'on a un stress qui va être suffisant sans être trop fort. Et là, ça me fait parler du principe de la loi de l'hormèse. La loi de l'hormèse, en gros, c'est créer un stress biologique au niveau du corps qui va être délibéré, mais qui est suffisant, qui est suffisamment fort pour que ça puisse créer quand même une tension et que ça puisse permettre au corps de s'adapter, donc de compenser ce stress. Et donc, en gros, si j'ai un stress qui est trop faible, bon, il ne se passe pas grand-chose. Si, par exemple, on fait une exposition à la chaleur et que vous rentrez dans un sauna, à 60 degrés et que vous restez 3 secondes, autant vous dire il va pas se passer grand chose. Si on a un stress qui est beaucoup trop fort et que vous rentrez dans un sauna à 90 degrés et qu'on vous pousse à rester 15 minutes dans le sauna, une fois de plus ça va vous dégoûter, vous allez vous dire que c'était une mauvaise expérience, ça va stresser votre corps, ça va peut-être même déréguler votre système nerveux, le corps va peut-être même rentrer dans un état de décompensation, on va perdre ce qu'on appelle l'homéostasie, donc l'équilibre des fonctions internes du corps et finalement ça va vous figer et ça va peut-être même vous mettre en état de sidération. Si par contre on vous propose de faire un sauna à 80° pendant 3 minutes, ça sera déjà un premier stress, une première expérience qui va pousser votre corps à s'adapter et à devenir plus fort. Donc en vertu de ça, je trouve que la loi de l'hormèse c'est hyper intéressant quand on arrive à l'intégrer dans son quotidien, quand on arrive à l'appliquer et on peut l'appliquer à beaucoup de choses. Par exemple si vous reprenez le sport, si vous faites tout de suite une session de 3 heures de running, ça va vous dégoûter, vous allez avoir mal au corps, vous allez avoir mal aux os, mal aux articulations. Et vous allez vous dire, le running, ce n'est pas pour moi. C'est hyper douloureux, je ressens juste de la souffrance par rapport au running. Une fois de plus, si vous faites un premier run de 15 ou 20 minutes, histoire de retrouver un peu votre souffle, votre foulée, d'avoir des premières sensations, ça sera un stress pour le corps parce que 20 minutes à courir, c'est déjà stressant pour le corps mécaniquement. Mais ça va permettre au corps de s'adapter. Mentalement, vous allez vous dire, la prochaine, je peux faire peut-être 25 ou 30 minutes. Et vous allez pouvoir progresser. Donc j'adore la loi de l'hormèse pour ça. Parce que quand je suis en capacité d'apporter un stress... suffisamment fort et pas trop faible, je peux permettre à mon corps de se développer et de se renforcer. Une fois de plus, c'est valable pour tout. Une séance de mobilité. Par exemple, vous n'êtes pas souple, vous avez du mal à forcer dans certaines amplitudes. Si au début, vous avez une séance qui dure deux heures avec des grands écarts à faire et puis des montées de poids sur des mouvements où vous n'êtes pas à l'aise, ça va vous dégoûter, vous risquez de vous blesser, de vous faire mal et vous allez vous dire, c'est pas pour moi, de toute façon, je suis raide, je suis raide, c'est comme ça, on ne peut rien y faire. Si par contre, vous avez une séance de 20 minutes avec des mouvements de débutant, qui respecte votre niveau vous allez pouvoir arriver à apprécier la séance arriver à développer un petit peu votre mobilité et votre souplesse et vous allez pouvoir de séance en séance progresser. Et bien ça c'est valable pour tout. C'est pareil si demain vous n'aimez pas la méditation et que vous vous mettez à méditer 15 ou 20 minutes dans votre routine matinale, ça va vous permettre de développer la tension, la concentration, de réguler votre système nerveux, de passer en onde alpha, donc d'être un petit peu plus à l'écoute de ce qui se passe à l'intérieur de vous alors que si je vous fais faire tout de suite une méditation qui dure 2 heures, ça va vous dégoûter et vous n'allez plus vouloir toucher la méditation de votre vie. Si par exemple on fait une méditation qui dure 30 secondes, ça ne sert quasiment à rien. En gros, au niveau de la loi de l'hormèse, si le stress n'est pas suffisant, on reste tout simplement dans un niveau d'atrophie, donc on ne progresse pas, autant ne rien faire. Si le stress est suffisant, adapté à ce que je peux recevoir, on peut progresser. Le corps va trouver les adaptations nécessaires pour évoluer et donc pour aller vers de la croissance. Et si c'est trop fort, ça va juste me bloquer, me faire mal, je vais me blesser, et au pire, me dégoûter et me dire que ce n'est pas pour moi. A partir de là, on comprend qu'on peut tout tester. Il y a plein de choses qu'on peut tester et il y a plein de choses qui nous permettent de nous renouveler et d'apporter un certain niveau de variété et d'incertitude dans notre quotidien. Et c'est ça que j'aime bien avec ce besoin de variété et d'incertitude, j'en ai parlé la dernière fois dans mon épisode de podcast sur le Kilimanjaro. Pouvoir se tester avec un stress qui est adapté par rapport à ce que mon corps peut absorber, ça va me permettre de pouvoir progresser, de me découvrir et de pouvoir entrer dans une zone d'apprentissage puis de magie et de pouvoir après développer des nouvelles qualités ou peut-être une nouvelle perception de la vie. ou peut-être un nouveau loisir ou un nouveau plaisir. J'aimerais quand même prendre un petit peu de recul, et j'en ai parlé dans un épisode de podcast, de la charge allostatique. La charge allostatique, en gros, c'est le stress que je vais soumettre à mon corps. Si j'ai un système nerveux qui est en surménage et qu'en ce moment, je suis dans un état de fragilité ou de dépassement ou dans un état de crash, je vais devoir limiter le stress que je vais apporter à mon corps. Donc, le stress qui est bon pour mon voisin n'est pas forcément bon pour moi. Si Hector, il est en pic d'énergie, et qui peut tenir un bain glacé à 0°C pendant 5 minutes, ça ne veut pas dire que je dois faire pareil, je dois pouvoir adapter la pratique à moi, à ce qui m'est possible de faire. Et en fonction bien sûr de l'expérience de chacun, si vous avez déjà fait des bains glacés, ou que Hector en a déjà fait plein, il a un niveau d'adaptation qui sera plus important, mais ça n'empêche pas qu'il va rentrer dans ce bain glacé avec un contexte émotionnel, un contexte actuel, un état de forme, qui fait qu'il devra adapter sa pratique. Donc en gros, la loi de l'hormèse pour moi, il faudrait arriver un petit peu à la pratiquer dans son quotidien pour pouvoir... se renforcer, développer des nouveaux circuits neuronaux, travailler sa plasticité neuronale, se sentir un peu plus en confiance en se disant « je suis capable progressivement de progresser en main glacée, je suis capable de progresser en running » . Le but, ce n'est pas de progresser en tout, mais de progresser sur des choses où vous avez de la sensibilité, où vous êtes appelé, où ça vous donne un challenge, où ça vous met en mouvement et où ça vous permet de vous renouveler à un certain niveau. Aujourd'hui, dans notre société moderne, on peut dire ce qu'on veut, on est beaucoup dans une société driveée par le plaisir. et donc un petit peu dans la recherche de dopamine. Souvent, et pour masquer certains états, on va se diriger vers des véhicules qui vont peut-être devenir à terme des addictions. Je pense à la caféine, je pense à la pornographie, je pense aux jeux vidéo, je pense à la cigarette, il y a plein d'addictions aujourd'hui qu'on peut développer assez facilement. On est dans une société où on recherche du confort naturellement, parce qu'on a une possibilité d'avoir plus de confort qu'avant, et c'est pas valable pour tout le monde, on est un peu plus, pour ceux qui m'écoutent certainement, privilégié dans la capacité à avoir du confort où on a tout simplement un peu plus de moyens pour s'octroyer du confort. Et donc ça peut nous faire entrer un peu dans une forme de complaisance, de sécurité, de routine, avec des petites choses qui nous font du bien, mais qui ne nous aident pas à progresser. Et là c'est une voie qui va être différente de la voie je vais un petit peu me challenger, je vais dans l'inconfort, je vais dans l'incertitude, je vais dans la zone d'apprentissage, je vais jouer avec la loi d'hormèse pour justement aller travailler un petit peu cette douleur, cette petite intensité, ce stress qui va me permettre de découvrir des nouvelles choses. Si je reste dans la voie, on va dire, plaisir, ce qui se passe c'est qu'en général, bon ben voilà, ça va sécréter de la dopamine, ça va jouer sur le circuit dopaminergique, ça va faire du bien à l'instant T, puis ça va finalement cracher derrière. Et on va redescendre en dessous de ce qu'on appelle la ligne de base, au niveau de la dopamine. Et donc, comme on descend en dessous de la ligne de base, ben on est plus motivé, on est plus heureux, et on se dit, bon ben je dois réitérer. Une clope supplémentaire, un café supplémentaire pour avoir de l'énergie, un porno supplémentaire pour reprendre de l'intensité, de l'excitation et du plaisir. Sauf qu'à rester dans ce circuit-là, on est en train tout simplement d'huiler une bonne addiction qui va finir par rester là dans le temps, parce qu'on va finir par développer tout simplement une dépendance. Et on n'est pas finalement dépendant à la cigarette en elle-même, au porno, ou à peu importe la substance. Donc oui, la substance est addictive à un certain niveau, mais on va être surtout dépendant à la stimulation de dopamine qui nous permet d'avoir un certain bien-être, un certain niveau de motivation, de nous sentir en intensité. Ou tout simplement de venir masquer des émotions qui sont désagréables, qu'on n'a pas forcément envie de ressentir, de masquer certaines anxiétés. Et donc finalement, le chemin inverse, c'est se dire, pourquoi ne pas rompre avec ça ? Alors attention, ça ne remplace en... Rien, une thérapie, un travail de fond sur les blessures, les insécurités, les déclencheurs, sur l'addiction en elle-même, il y a vraiment deux choses à différencier, mais pourquoi ne pas prendre une voie différente et aller vers la voie douleur pour aller chercher d'une certaine façon le plaisir et la dopamine. Je vous donne un exemple. Il y a une étude scientifique qui a été faite sur des hommes, sur une exposition au froid, pendant une heure, à 14°C. 14°C donc en termes de température. Et donc, à la suite de cette heure... il y a eu une libération de 250% de la dopamine, ce qui est énorme. Ce qui peut être même au-delà d'une cigarette ou d'un café ou d'un porno. Donc l'effet bien-être-motivation a été beaucoup plus important et est resté beaucoup plus de temps dans la durée que le fait de simplement se faire une cigarette ou de se faire un truc plaisir mais qui vient huiler notre addiction. Alors je ne vous dis pas de faire un main glacée d'une heure à 14°C, mais ça nous prouve que le fait de s'exposer à quelque chose d'un petit peu contraignant le fait d'aller chercher un petit peu l'inconfort, d'aller chercher un petit peu la douleur. Ça peut permettre de venir jouer sur le circuit dopaminergique à partir d'un véhicule qui est beaucoup plus sain, parce que le bain glacé, il ne fait pas que du bien aux dopamines. Il permet de réguler le système nerveux. Il permet de renforcer le lien entre le corps et l'esprit. Il permet de gagner en clarté. Il permet de jouer sur l'inflammation du corps. Il permet de trouver de la relaxation, de stimuler le système parasympathique. Voilà, il a plein d'effets positifs, comme vous l'avez compris. La cigarette à côté. Même si ça va stimuler la dopamine, ça a quand même beaucoup moins d'effets positifs qu'un bain glacé. Donc si vous vous extrapolez ça à plusieurs modalités, on pourrait prendre par exemple le sport versus le porno. Comment je canalise ma frustration, ma colère, et au lieu de me soulager dans du porno, comment je peux avoir une activité physique qui me met en mouvement et qui va me permettre d'aller libérer des endorphines et de la dopamine et qui va me donner une sensation de réalisation et qui va me faire du bien par rapport à un porno dans lequel je vais venir déformer ma vision de la sexualité, rester dans une sexualité performative, que je vais venir projeter dans mon couple. où je vais me sentir un petit peu honteux, où je vais culpabiliser, et 5 heures plus tard, je vais repartir dans ça. Vous me comprenez, il y a deux chemins différents. Il y a un chemin plus douleur, mais qui permet d'amener à un certain niveau de bien-être qui va être beaucoup plus constant, et qui ne vient pas modifier notre ligne de base au niveau de la dopamine. Et il y a un chemin qui va être plus, on va dire, éphémère, qui donne l'impression de rapidement avoir son shoot, mais qui est très délétère, qui a beaucoup d'effets négatifs, et sur un effet cumulé d'un mois, on ne les voit pas trop. Sur un an, on commence à le voir, sur 10 ans... une personne qui fume la cigarette depuis 10 ans, ou une personne qui se masturbe 5 fois par jour depuis 10 ans via du porno, il y a quand même un effet qui va être hyper impactant au niveau de la santé, au niveau des neurotransmetteurs, au niveau des hormones, au niveau du corps, vous m'avez compris. Donc ce que je suis en train de vous dire, c'est au final comment vous pouvez intégrer ce principe de la volormèse, et donc du stress suffisamment fort, mais pas trop non plus intense pour briser vos limites physiologiques, qui va venir. apporter un petit peu d'intensité, un petit peu de douleur, un petit peu de tension, mais qui va vous permettre de progresser. Et comment ça va vous permettre aussi de vous renouveler dans votre quotidien ? Le fait de, par exemple, démarrer l'exposition au froid, ça va vous permettre de découvrir une nouvelle modalité, de vous tester, de voir que le froid fait du bien à votre corps, de progresser, de rentrer dans cette fameuse zone d'apprentissage et de zone de magie. Peut-être pour X raisons, demain vous allez prendre plaisir à le partager, à le découvrir, peut-être un jour vous allez faire un voyage en Islande ou en Norvège et vous prendrez plaisir à faire une exposition au froid. parce que vous avez l'habitude de prendre la douche froide chez vous, et donc vous voyez que ça peut être transposé à beaucoup de choses, et que vous pouvez en tirer plein de bénéfices à plein de niveaux. Moi personnellement, le principe de la loi de l'hormèse, je l'ai appris avec l'exposition au froid, mais c'est un principe sans forcément le remarquer que j'ai appliqué dans beaucoup de choses. Je l'ai beaucoup appliqué dans le sport, je l'ai beaucoup appliqué même dans l'exposition à la chaleur, avec le sauna, le hammam, les huttes de sudation quand je faisais des témascales au Mexique. Je l'ai beaucoup appliqué avec la randonnée. avec le fait d'être en haute altitude. J'ai commencé tout doucement avec des petits monts à 2000, puis des volcans à 3000, puis après on est passé à 4000, et ça m'a permis de venir travailler plein de choses. Quand on travaille en altitude, on travaille sa tolérance au CO2, quand j'ai une meilleure tolérance au CO2, j'ai une capacité à mieux m'oxygéner, à mieux gérer le stress à l'intérieur de moi, à rester plus lucide dans une situation de stress, parce que j'arrive à mieux gérer l'inconfort à l'intérieur de moi, et bien sûr ça peut se transposer à beaucoup de choses. Quand je vais être en réunion de travail, ou quand je vais être face à une personne qui s'emballe, au lieu de m'emballer directement et de péter un plomb, les signaux de stress, je vais les percevoir, je vais les ressentir, je vais prendre un petit peu de recul, je vais me dire là c'est pas forcément le bon moment pour interagir, je vais prendre un moment pour respirer, et puis je vais rentrer en communication avec la personne en me disant le but c'est d'être dans son équipe et de trouver une solution et qu'on puisse avancer à deux. Si une personne a une mauvaise tolérance au CO2 et qu'elle n'arrive pas à tenir sa respiration plus de 5 ou 10 ou 15 ou 20 secondes, dès que vous allez la mettre sous pression, elle va exploser. Mais comme elle n'a pas pris l'habitude de travailler sa tolérance au CO2, Et donc sa capacité à ressentir du stress en interne et arriver à le gérer et arriver à changer de narratif en se disant « Ok, c'est juste du stress, c'est temporaire et ça va passer » , ben vous avez une personne qui est pas armée de la même façon et donc face à la vie qui va réagir. différemment et qui possiblement sera un petit peu plus en pilote automatique. Donc voilà par rapport à la loi de l'hormèse et à ce qui ne te tue pas te rend vraiment plus fort. Après maintenant il faut prendre du recul. Si demain vous êtes en couple avec une personne et que vous êtes tout le temps en train de vous disputer et que ça mène à rien, ce qui ne te tue pas peut aussi t'affaiblir d'une certaine façon. Donc il y a aussi ce côté de qu'est-ce que j'en fais finalement. Donc là je suis en train de faire un truc qui ne me tue pas certainement mais qui m'affaiblit, qui me fait du mal. Qu'est-ce que j'en fais ? Est-ce qu'on démarre une thérapie ensemble ? Est-ce que je dois me prendre en charge parce que je suis en train de laisser infuser mon mal-être sur cette personne ? Qu'est-ce que je mets en place dans mon quotidien ? Est-ce que justement je change un petit peu de façon de faire ? Est-ce que je m'ouvre un peu ? J'accepte ma vulnérabilité ? Je communique avec cette personne ? On trouve un intérêt dans le temps ? On voit quelle est l'intention qu'on veut avoir pour tous les deux pour pouvoir avancer ? Il ne faut juste pas rester bloqué dans ce qui ne te tue pas te rend vraiment plus fort. Il faut pouvoir bien sûr le nuancer, mais d'une certaine façon, je pense que ce qui ne nous tue pas peut nous rendre plus fort quand c'est bien appliqué dans des bonnes proportions. Et quand voilà, c'est complètement délibéré, c'est-à-dire que si demain je rentre chez vous, une fois de plus, en mode stage commando, et que je vous réveille à 2h du matin, et je vous mets même dans un petit bain glacé à 15°C pendant une minute, ça risque de vous mettre en sidération, ça risque même peut-être à certains niveaux de vous traumatiser. Donc ça doit être délibéré, ça doit être un stress qui est géré, qui est manageable, ça doit être un stress dans l'intention de progresser, qui peut faire du bien au corps, qui peut permettre au corps de se renforcer, de s'adapter, et de pouvoir progresser à travers le temps. Voilà par rapport à cet épisode sur la loi de l'hormèse. Je vous en parle car voilà, comme je vous le dis, moi je l'applique depuis longtemps et j'ai vu qu'à plein de niveaux j'ai pu me renforcer. Mais même par exemple sur la prise de parole. J'ai toujours galéré à la prise de parole, ça n'a jamais été évident pour moi de parler face à un public. J'étais typiquement ce genre de personne qui, à l'école, avait peur de lever la main pour parler même si j'avais la réponse. J'avais peur de bégayer parce que je bégayais et parce que ça m'arrive même des fois de bégayer dans le podcast mais vous l'entendez pas parce que je le coupe. Là j'ai un peu plus de contrôle sur ce que je dis et donc sur la forme. mais le fait par exemple de faire des immersions pour les hommes et de me retrouver face à 10, 15, 20 hommes et plusieurs fois de réitérer et de devoir prendre la parole parce que c'est moi qui guide l'immersion, qui fédère, qui donne les consignes, qui propose des activités, et bien il y a une forme un peu de loi d'hormèse. Au début, j'étais pas à l'aise, je bégayais, il y a des moments où je me rappelais plus de ce que je voulais dire parce qu'il y avait une sorte d'inhibition corticale à cause du stress et je perdais un petit peu mes moyens, mais c'était pas un auditoire de 800 personnes. Une fois, j'ai eu l'expérience. où je suis passé sur une scène et je devais juste témoigner d'une histoire avec ma partenaire. C'était un interview, j'avais même pas de conférence à faire et je crois qu'il y avait 600 ou 800 personnes et j'ai complètement été sidéré. J'ai vu une image blanche, toutes les personnes qui me regardaient ont posé des questions sur ma vie et je ne savais même pas répondre sur ma vie en fait parce que j'étais complètement sidéré. Là le stress était beaucoup trop fort pour moi, pour mon système nerveux et donc je me suis juste mis en mode freeze et il n'y a rien qui est sorti. Donc le fait d'être en immersion avec des hommes et avec 10 ou 15 personnes D'être dans une zone de maîtrise que je connais, où je vais pouvoir apporter de la valeur et pouvoir m'adresser à ce public progressivement, ça m'a permis d'être de plus en plus à l'aise. Et maintenant, quand je suis en immersion, qu'il y a 15, 20 ou 30 ou 40 mecs face à moi, c'est plus un problème. Je peux porter ma voix, je peux parler. Si je bégais, je me lâche, je me fous la paix avec ça, je continue. Je ne perds pas forcément mon fil conducteur et j'arrive à transmettre l'information qui me semble bonne et celle qui résonne à l'intérieur de moi. Voilà, c'est un exemple. Mais tout ça pour vous dire que la loi de l'hormèse, vous pouvez l'appliquer à plein de choses. Et je vous recommande de l'appliquer un petit peu dans votre quotidien. pour vous sortir de votre quotidien, pour casser avec votre routine, pour vous découvrir, pour aussi insuffler quelque chose de nouveau, pour pouvoir vous renouveler. Comme je vous l'ai dit, je parle souvent des besoins entre le besoin de certitude et de contrôle et le besoin de variété, et donc d'incertitude. On recherche naturellement le besoin de contrôle et de certitude parce que ça apporte de la sécurité, c'est maîtrisable, ça fait du bien, mais il y a un moment quand j'ai la sécurité, si je ne vais pas me challenger, si je ne vais pas apporter des défis, si je ne vais pas me renouveler, découvrir de nouvelles choses, si tu ne jouais pas répondre à l'invitation de mon ami qui me propose de faire une session de kitesurf alors que j'en ai jamais fait et que je me dis ah non mais je suis trop nul ah mais non c'est pour les gens qui aiment glisser ben je peux pas me tester, je peux pas me découvrir, je peux pas rentrer dans une zone d'apprentissage donc je vais continuer à faire la même chose, à peut-être faire le même sport à manger la même chose, à voir la même personne et je vais rester un petit peu dans une roue où je vais pas pouvoir progresser et l'être humain a besoin de progresser à un certain niveau pour se réaliser et pour s'accomplir une fois qu'on a répondu un petit peu aux besoins d'en bas de la pyramide et je pense que vous savez à qui je fais référence Merci. Ça va être aussi intéressant de s'attaquer aux besoins en haut de la pyramide. Si toutefois, vous ne vous sentez pas en sécurité dans votre environnement, s'il y a un mal-être permanent, si le besoin d'incertitude n'est pas au goût du jour parce qu'il faut déjà arriver à se stabiliser et à trouver la sécurité dans l'environnement ou à la maison, naturellement, ça ne sert à rien de venir vous challenger alors que vous êtes déjà un petit peu acculé. Prenez le temps de répondre à ce besoin de certitude, de sécurité. Prenez le temps d'engager quelque chose, de vous prendre en charge pour retrouver, je dirais, un bien-être, vous retrouvez une ligne de base qui vous permet de de vous sentir en sécurité et apaisé, avant de pouvoir vous challenger avec la vie et avec les différentes propositions de la vie, de votre environnement et les personnes qui sont autour de vous. Voilà, c'est à peu près tout ce que je voulais vous dire par rapport à la loi de l'hormèse. Maintenant, c'est à vous de voir. Est-ce que vous avez envie d'appliquer cette petite loi au quotidien pour voir comment vous pouvez progresser ? Ou est-ce que vous préférez rester dans quelque chose de connu qui amènera à une forme de passivité et amènera à une forme de feu qui s'éteint ? Donc, tout dépend de vous. C'est vous qui avez le choix. Maintenant, c'est à vous de voir si vous voulez choisir. la douleur ou le stress ou la voie qui n'est pas forcément la plus plaisante pour progresser ou si vous préférez rester dans une voie qui crée un peu une forme de complaisance mais où vous avez l'impression de vous mentir à vous-même, de rester dans un confort qui n'est pas un confort, de ne pas évoluer. Et une fois de plus, ça ne change en rien que s'il y a un mal-être ou s'il y a quelque chose à travailler ou une insécurité ou une thérapie à mettre en place, c'est pas le fait d'aller chercher de la douleur à droite à gauche qui va vous faire progresser si vous n'êtes pas une fois de plus en sécurité ou si vous n'êtes pas bien. Ça n'empêche pas le travail de fond qui doit être fait à côté. Il y a deux choses différentes. Il y a le travail de fond que je fais à côté pour aller bien, pour me comprendre, pour dépasser certaines peurs, pour revenir à un état d'être qui me permet d'être fonctionnel. Et il y a l'hygiène de vie que je me donne pour pouvoir progresser, pour travailler sur ma physiologie, pour venir travailler sur ma concentration, sur mon attention, sur les choses que j'ai envie de développer, pour pouvoir tout simplement avancer dans la vie et profiter de la vie à maximum et continuer à découvrir un petit peu tout ce que la vie a à m'apporter. Je vous souhaite en tout cas une très bonne journée, je vous souhaite de foncer un petit peu, découvrir ce principe de la loi de l'hormèse et je vous souhaite tout simplement de vous challenger si vous vous sentez suffisamment en sécurité pour continuer à progresser dans votre quotidien. A très vite !