Speaker #0Salut c'est Chris, j'espère que vous allez bien, on se retrouve dans un nouvel épisode de podcast dans l'éveil du masculin. L'intention de mon podcast est d'apporter des partages d'expérience, des conseils et des pistes de réflexion au sujet des problématiques et des défis qui concernent les hommes et leur épanouissement personnel. Mon souhait est d'aider chaque homme à marcher vers un masculin plus conscient et plus épanoui. On se retrouve pour un nouveau sujet de podcast, retour d'expérience sur le Kilimanjaro. J'ai pas pris le temps de le faire et je me suis dit que c'était un petit peu dommage car... Beaucoup de choses à partager à ce niveau-là. J'ai fait le Kilimanjaro en décembre dernier, donc en décembre 2025 avec mon beau-père. Et ça a été une expérience incroyable que je ne peux que vous recommander. Alors, petit disclaimer, il n'y a rien de technique sur le Kilimanjaro. En effet, ça monte haut, on monte à 5 895 mètres d'altitude. On est plus haut que le Mont Blanc, mais il n'y a rien de technique. Vous n'avez pas besoin de pioler ou de crocher ou de crampons. Il n'y a pas de neige en particulier. Alors, je pense que ça peut neiger, mais... Là, quand on l'a fait en décembre, c'était parfait. Il y avait juste de la glace au sommet. Et en gros, le Kilimanjaro, il n'est pas si physique que ça. On aurait vite l'impression de se dire, ok, on monte super haut, donc ça va être hyper physique. Alors, ce qui ne va pas être évident, c'est éventuellement la climatation. Avec le mal des montagnes, on va en parler. Mais c'est un sommet qui, pour moi, est très accessible. On est très loin de la Napurna, du K2 ou de l'Everest, avec un taux de mortalité à 20 ou 30% en fonction des sommets. Le Kilimanjaro, je crois que c'est à peu près 0,01%. Donc en réalité, il y a très peu d'accidents mortels. Alors oui, il y a des personnes qui ont pris l'hélicoptère pour redescendre rapidement parce que mal des montagnes aiguës. Il y a des personnes qui avaient le masque à oxygène car mauvaise acclimatation. C'est vrai qu'au niveau de l'acclimatation, ce n'est pas évident parce qu'on monte assez vite, assez haut. On part à peu près de zéro quand on arrive à l'aéroport. Quoique, je pense qu'on est un petit peu plus haut quand même vu qu'on est en Tanzanie. Et on démarre à peu près à 1800. mètres d'altitude avec le Machame Gate. Donc moi j'ai fait la voie Machame qui se fait en 6 jours mais qui peut se faire en 7 jours. Et de 1800 on va monter jusqu'à 5895. Alors ça va se faire à peu près sur 6 jours ou 7 jours en fonction de l'itinéraire que vous choisissez. Il y a différents itinéraires, il n'y a pas que la voie Machame, il y a plusieurs voies. Et c'est vrai que ce n'est pas évident parce qu'en peu de temps on doit s'acclimater assez rapidement. Et donc on peut être touché du mal des montagnes. et le mal des montagnes ça va être difficulté à... à respirer, à oxygéner correctement le corps, maux de tête, EDM cérébral ou pulmonaire à un certain niveau, des nausées. Moi, je n'ai pas été touché par le mal des montagnes, mais en tout cas très peu, il n'y a que à 5500 mètres d'altitude où j'ai eu quelques nausées et c'est passé assez rapidement avec un thé chaud. Je remercie mon guide pour ça avec les bonnes astuces. Bien sûr, je vous recommande de le faire avec un guide, toujours, qui connaît bien l'itinéraire, qui est expérimenté et qui va vous apporter tout le confort possible pour le faire et que ça puisse se dérouler correctement. Mais rapidement, pour revenir sur le Kilimanjaro et pour dézoomer, moi ça m'a fait énormément de bien. C'est un moment qui est arrivé en fin d'année et ça m'a permis d'apporter un petit peu de variété à mon quotidien. Parce que comme toute personne, j'aime la sécurité, j'aime le contrôle, j'aime le confort. Et il y a des moments où je finis un petit peu par m'ennuyer dans le quotidien. Et avoir un petit peu ce besoin d'incertitude ou de variété qui est comblé par le fait de venir casser avec la routine et le fait de venir pendant 6-7 jours se faire un sommet en temps de zenni. et profiter un petit peu de la montagne, revenir à soi, se poser des questions qu'on n'a pas forcément le temps de se poser dans le quotidien, ça fait beaucoup de bien. Et là pour le coup j'étais avec mon beau-père, une personne que j'apprécie énormément, que j'aime énormément, avec qui j'ai pu partager le Kilimanjaro, une personne qui m'inspire énormément, qui a 62 ans, mais qui est un performeur, qui a fait plus de 17 Ironman, qui fait beaucoup de sport, qui aime se challenger, qui adore la nature, et donc c'était le partenaire idéal comme vous l'avez compris. Et pour moi c'est important de venir se challenger avec des personnes qui nous inspirent. Je pense qu'en tant qu'homme on a besoin dans notre quotidien d'avoir des moments de rupture où on va prendre l'air, où on va un petit peu se défier. Alors ça peut être à travers la randonnée, ça peut être à travers le trail. Il y a beaucoup de pratiques aujourd'hui qui le permettent. Ça permet vraiment de casser un petit peu avec le quotidien et de pouvoir se renouveler. C'est ça aussi que j'aime avec le besoin d'incertitude. C'est Anthony Robbins qui dit que la qualité de notre vie dépend du degré d'incertitude qu'on est capable d'accepter dans celle-ci. je crois que je l'ai déjà dit en podcast et j'y crois énormément, plus je suis capable de faire face à l'incertitude quand je me sens en sécurité quand je me sens en forme et quand je suis en capacité d'absorber des nouvelles choses et plus je vais pouvoir me renouveler, découvrir des choses, en apprendre un peu plus sur moi, voir peut-être des zones que je n'ai jamais explorées et qui finalement vont devenir des nouveaux loisirs, des nouveaux plaisirs ou peut-être autre chose tout simplement et pour revenir à cette histoire de Kilimanjaro moi ce qui m'a surpris c'est que C'était pas si physique que ça, finalement, c'était plus, je dirais, mental, entre le froid, le mal des montagnes, le fait d'en mire en tente, parce que c'est assez inconfortable. Dès que vous êtes en altitude, vous avez une modification à de la respiration, naturellement, vous êtes un petit peu moins bien oxygéné, comme vous n'avez pas tout à fait le temps de vous accueillir. Climaté correctement parce qu'on monte assez rapidement, vous dormez mal tout simplement. Donc vous avez des nuits qui ne sont pas hyper qualitatives et donc il y a une forme d'accumulation de la fatigue avec les contraintes météo et les petits aléas. Il y a un moment où on a pris de la grêle à fond sur la tronche, c'était bien sympa, qui fait que vous êtes un petit peu poussé à bout quand même. Si en plus vous n'aimez pas trop la randonnée, alors pour le coup je ne vous conseille pas de faire l'équilibre de Jaro. Il y a des choses beaucoup plus accessibles ou beaucoup plus simples sur une demi-journée ou une journée à faire, peut-être même pas très loin de chez vous. Mais c'est là où l'effort peut être un peu plus mental. Et pour le peu qu'il y ait un petit peu de mal des montagnes, qu'on ait un petit peu mal à la tête, qu'on ait de la nausée, ça rend l'effort pas forcément très agréable. Donc par rapport au mal des montagnes, je reviens sur ce point, vous pouvez être en super bonne condition physique, si vous vous acclimatez mal, vous pouvez être quand même touché par le mal des montagnes. Donc en réalité ça ne dépend pas de votre condition physique. Il y a eu déjà des morts sur le Kilimanjaro, je crois qu'il y a eu un couple de marathoniens si je ne me trompe pas. qui ont eu tout simplement un accident cérébral, un accident pulmonaire, et qui y sont passés, qui n'ont peut-être pas respecté les consignes du guide ou qui ont été peut-être un petit peu trop dans la performance. Donc il faut savoir se placer. Il faut vraiment savoir trouver son rythme, monter à son allure, être vraiment dans l'écoute de son corps. Moi, le petit tip pour l'acclimatation, c'est la respiration nasale. Alors comme je suis formé et que je forme en respiration, à ce niveau, je suis plutôt... plutôt bien, plutôt expérimenté, donc dès le départ j'ai commencé à respirer par le nez, et tout le long j'ai respiré par le nez, ce qui fait que j'ai pas eu le mal de montagne, j'ai pu bien m'oxygéner, et même quand on monte à 5000, où en fait il n'y a plus que 48% d'oxygène dans l'air, alors c'est pas 48% d'oxygène dans l'air, c'est juste que la pression est moindre, ce qui fait que l'oxygène pénètre moins le corps, bah pour le coup on est moins bien oxygéné. Et si là vous respirez par la bouche, vous avez une respiration hyper dynamisante, vous allez fatiguer le système nerveux beaucoup plus rapidement, vous allez vous essouffler, vous allez avoir du mal à vous oxygéner, et vous allez aller vers le mal des montagnes, et pour le coup, l'expérience ne va pas être agréable. Pour revenir à l'itinéraire du Kilimanjaro, ce qui a été magnifique, vraiment, c'est le changement de paysage. C'est-à-dire qu'à chaque fois, vous avez un paysage qui est très différent. Au début, vous êtes vers la Mashame Gate, donc vous démarrez dans un environnement assez tropical, assez humide, il y a des petits insectes et des moustiques, donc il faut faire attention, faites attention si vous le faites, à bien faire les vaccins, fièvre jaune, tout ça. Et en fait, vous êtes vraiment dans cet environnement tropical. et vous allez après arriver vers Machamecan qui est quasiment à 3000, qui est à 2835 mètres d'altitude exactement et là vous allez passer votre première nuit. Mais à partir de là on a vraiment la végétation qui commence à se réduire et ça commence à être un paysage un petit peu différent. Puis on va continuer, on va continuer à monter, on va prendre facilement 1000 mètres d'altitude et là on va arriver sur un paysage qui commence à vraiment être volcanique et ainsi de suite, plus vous allez monter, moins vous allez avoir de végétation et plus ça va être volcanique jusqu'à ce qu'on atteigne le sommet. où là par contre c'est juste époustouflant, où on arrive carrément face à des glaciers en haut, et là on se dit mais en fait je suis sur le toit de l'Afrique, et il y a des glaciers qui sont énormes, qui sont immenses. À ce moment-là, vous êtes quasiment, vous êtes arrivé en fait à l'Ururu Peak, qui est à 5 895 mètres d'altitude, et là il y a de la fatigue, il y a de la fatigue, il fait froid, il peut faire jusqu'à moins 20 degrés, il y a des vents, il y a cinq jours déjà de marche dans les pattes, des mauvaises nuits en tente. Et à ce moment-là, c'est vrai que vous n'avez pas forcément le temps d'être en gratitude par rapport au paysage. Vous avez 15 minutes en haut, le temps de voir un petit peu le toit de l'Afrique et voir l'horizon et voir en fait ce paysage qui est complètement atypique avec les grands glaciers. Je dis qu'on n'a pas le temps d'être dans l'ingratitude parce que je me rappelle qu'à ce moment-là, mon beau-père avait une saturation en oxygène très basse, commençait à être fatigué. Et à ce moment-là, je me retourne et je commence à lui parler. Il me dit « Chris, je suis désolé, je ne peux même pas te répondre. Là, je suis vraiment en ligne droite, je suis un peu en tunnel. » Et donc, lui, il a été... un peu dans le dur, voire beaucoup dans le dur à la fin, et ça a été un moment un petit peu difficile pour lui, pour juste prendre du recul et se dire « Waouh, je suis sur le toit de l'Afrique, c'est magnifique, il se passe un truc » . Moi j'ai pu le savourer un petit peu plus, mais j'ai senti que voilà, on n'a pas tout à fait le temps de s'acclimater, que l'oxygène commence à être vraiment rare, et qu'il y a de la fatigue, et que plus on prend une pause rapide et on redescend, mieux c'est. Et là à ce moment c'était challengeant, parce qu'en fait on avait déjà fait 1200 mètres d'altitude, On avait... pas passer la nuit, on avait pas dormi, on avait eu une petite pause on était monté de nuit à partir de minuit, on était monté on a démarré à 5000 mètres d'altitude à Barafoucan, qui est en gros le camp de base, et on est monté jusqu'à 5895, donc dans la nuit à pas de zombies parce qu'à ce moment là c'est compliqué de marcher vite, il faut vraiment pouvoir se pacer et là, température froide glaciale, on avait des camelbags les camelbags ont gelé, on a dû boire une forme de granitane Non. dans la gourde parce que l'eau commençait aussi à geler dans la gourde et heureusement on avait les guides avec nous qui pourvoyaient à tout notre confort et puis on a pu monter en haut, on a eu 15 minutes histoire de voir un petit peu l'horizon et on est redescendu et on s'est pris quasiment à 3000 de dénivelé négatif derrière donc là ça faisait... C'était vraiment une grosse journée, c'était très très intense, mais ce qui a été beau finalement c'est surtout tout le chemin qui a été parcouru, plus que le sommet. Alors oui le sommet est incroyable, quand on est en haut on a une sorte de fierté, un sentiment de dépassement de soi, un sentiment de j'y suis arrivé, puis entre temps nous on avait vu pas mal de personnes se faire rapatrier par hélicoptère, des personnes aussi avec des masques à oxygène, des personnes qui étaient vraiment bien frappées par le mal des montagnes et qui redescendaient à vive allure avec les guides pour éviter l'œdème cérébral et l'œdème pulmonaire. Donc c'est vrai que ça crée une ambiance un petit peu, alors pas morbide, pas du tout, mais on se dit waouh je fais partie des chanceux qui arrivent à aller en haut et qui peut boucler un petit peu le Kilimanjaro et en soi c'est pas une fin en soi en fait d'arriver en haut parce que c'est tout le parcours qui est magnifique mais si vous arrivez en haut il y a un petit plus, il y a un petit plus d'accomplissement, vous êtes fiers, vous êtes contents et vous pouvez prendre bien sûr votre photo en haut où vous êtes complètement en état de décomposition pour ceux qui n'ont pas forcément l'habitude de l'altitude et de la montagne et puis vous redescendez. Moi ça m'a beaucoup touché parce que j'ai vu à quel point en fait le corps a pas forcément l'habitude de s'exposer à des environnements qui vont être hostiles. Et par environnement hostile, j'imagine par exemple la banquise, le désert, la haute montagne, où moi j'ai l'habitude et plus ça peut être challengeant pour moi physiquement et mentalement. Et c'est vrai que pour le coup ça vient nous challenger et on peut même se remettre un petit peu en question de finalement... Est-ce que j'ai une si bonne hygiène de vie ? Est-ce que je fais le nécessaire ? Est-ce que je me suis bien préparé ? Est-ce que j'ai un problème pour ne pas arriver à monter plus haut parce que là, j'ai la tête qui va exploser ? Je me rappelle avec mon père, avec mon beau-père, on rigolait beaucoup, on disait « popcorn » . Alors notre guide disait « popcorn » , il nous avait amené du popcorn. Et dès qu'on voyait en fait une personne en train de redescendre, c'était un petit peu… c'était pas sympa, mais on disait « popcorn » en disant « bon ben là, le cerveau est en train d'exploser » . Et on voyait à quel point en effet, ça pouvait… venir toucher certaines personnes, même en bonne condition, et que voilà, c'était un petit peu... Alors je vais pas dire aléatoire. Souvent les gens disent aléatoire avec le mal des montagnes. Je suis pas tout à fait d'accord avec le fait aléatoire, le facteur aléatoire. Je pense que l'acclimatation, elle doit être préparée, elle peut se gérer. Je pense que la respiration par le nez, c'est quelque chose qui est hyper important pour rester bien oxygéné, se réguler. Moi avant, j'avais fait un petit peu une tout doux des choses à faire et à ne pas faire pour pouvoir gérer l'acclimatation. Donc voilà, plus vous êtes préparé, plus vous pouvez anticiper, mieux vous pouvez vous gérer. plus vous pouvez rester à l'écoute de vous et plus vous allez pouvoir kiffer l'effort du Kilimanjaro, même si tout le monde n'aime pas forcément faire de la montagne. Et moi, ce que j'ai remarqué, c'est que là, à ce moment-là, la respiration avait un réel pouvoir. C'est-à-dire que dans le quotidien, quand on fait nos cohérences cardiaques, on sait que ça fait du bien, on sait que ça régule le système nerveux, que ça nous fait passer en parasympathie, que ça stimule la digestion, que ça permet de venir dans un état de clarté, dans un état de repos et que c'est top. Mais souvent, on trouve ça un petit peu boring, on trouve ça un petit peu... C'est ennuyeux parce que faire 5 minutes de cohérence cardiaque dans la journée, parfois on a l'impression qu'on n'a pas forcément le temps ou que ça ne va pas faire beaucoup d'effet. Mais quand on se retrouve à quasiment 6000 d'altitude et que là on voit le pouvoir de la respiration et à quel point ça nous permet de nous acclimater et à quel point le fait de venir en cohérence cardiaque sur les moments de pause ou d'avoir une respiration en deux temps sur l'inspiration, deux temps sur l'expiration par le nez et par le ventre, ça permet de se réguler. Là on commence à vraiment prendre conscience du pouvoir de la respiration et à quel point au quotidien elle peut nous accompagner. Face à toute situation de la vie, moi je suis un grand fan et grand explorateur de la respiration. Je l'ai fait à travers ma formation de breastwork, je le fais à travers mes pratiques sportives, avec le cardio, le running, à travers la préparation à l'Aerox. Je l'ai vu aussi avec les stages d'apnée que j'ai fait. J'ai mon niveau avancé d'apnée et je vois à quel point le travail respiratoire, le travail du diaphragme, le travail sur le système nerveux est hyper important. Et là, le fait de rajouter une roche avec l'altitude et avec le fait de pouvoir s'acclimater, Avec les bonnes techniques de respiration, je vois à quel point, alors c'est hyper transversal, mais il y a une vraie science, une vraie sagesse à travers la respiration. La respiration, une fois de plus, c'est un acquis, c'est une fonction involontaire qu'on a la capacité de rendre volontaire à partir du moment où on y met de la conscience, et ça peut devenir un super pouvoir. Le tout, c'est d'en avoir conscience et de pouvoir l'utiliser. Imaginez demain que vous avez une manette et d'un coup vous découvrez un bouton qui vous permet de vous acclimater et de gérer votre physiologie, de vous donner de l'énergie, de vous concentrer, de vous aider à digérer. juste en activant la bonne respiration sur le bon moment en fonction de votre besoin. Et bien en fait vous êtes juste un petit peu mieux armé et vous êtes capable d'avoir une meilleure adaptation en fonction des différentes situations de la vie et notamment là c'était en fonction de l'ascension du kilimanjaro. Et donc moi ça a pas été mindfuck parce que je savais déjà, j'étais complètement convaincu par rapport au pouvoir de la respiration mais je savais que ça pouvait faire une différence et j'ai pu le voir parce qu'entre mon beau-père et moi, mon beau-père avait plus de mal à respirer par le nez Tout le long, pour le coup, il a été touché par le mal des montagnes, il a eu mal à la tête assez souvent. Avant de faire la dernière ascension, quand on était à 5000, le guide rentre dans la tente pour prendre la saturation, parce que les guides, à chaque fois, prennent la saturation la nuit et le matin en revanche. Je me réveille pour faire un point sur nos variables de santé et voir que tout va bien, qu'il n'y a pas de nausées, qu'on a bien mangé, qu'on a dormi suffisamment pour pouvoir faire l'ascension. Et le guide vient, il prend la saturation en oxygène de mon beau-père, moi j'étais à 82%, c'est assez bas, mais quand on est à 5000 d'altitude, c'est tout à fait normal. Mon beau-père était à 58%, donc là on lui dit, réchauffe ton doigt, peut-être que le doigt est froid et que la saturation n'a pas forcément été très bonne. Et au final, on reprend la saturation et mon beau-père était à 62%, c'était très bas. limite 60% on va pas en tout on a fait attention que tout était ok pour lui, ça va que c'est un performeur que c'est un mec qui a fait plein d'Ironman qui se connait et qui a l'habitude de performer mais c'est là où je mets quand même un disclaimer une fois de plus attention parce que s'il n'y a pas d'acclimatation on peut vite aller vers le danger vers le risque, vers le problème de santé voir le danger de mort à un certain niveau donc il faut vraiment pouvoir être consciencieux et il faut vraiment pouvoir s'écouter et donner le bon retour le bon feedback au guide c'est arrivé sur l'ascension du Kilimanjaro, sur d'autres ascensions, que la personne délire en fait et dise que tout va bien, alors qu'en fait non, elle avait déjà passé la limite, parce qu'elle n'a pas suffisamment été à l'écoute d'elle, elle a dépassé un petit peu la limite, et puis comme elle était après dans une confusion, parce que son cerveau n'était plus suffisamment oxygéné, elle commençait à dire n'importe quoi. Et quand je dis confusion, ça peut être vraiment dire n'importe quoi. Commencer à dire, ah waouh, j'ai oublié d'envoyer un mail à mon travail, pourtant je pensais qu'il y a deux minutes j'avais contacté mon collaborateur, alors que hors sujet. On est en train de monter le kit Manjaro, ça fait depuis 5-6 jours qu'on est là ensemble et la personne en fait est complètement en train de délirer et par rapport à ça voilà il faut pouvoir faire attention. C'est là où le fait d'être avec des guides c'est hyper bien parce que les guides ils sont là pour tester ça ils sont là pour tester notre saturation d'oxygène, pour voir comment on marche pour faire des pauses même quand on n'a pas envie de faire des pauses parce qu'on a envie de monter et on a envie de vite arriver au sommet. Ils sont là pour voir quand on est toujours cohérent ou quand on commence à délirer tout simplement pour arriver à bien nous gérer tout le long. et qu'on puisse monter le Kilimanjaro correctement, sans qu'il y ait de pépins, sans qu'il y ait de problèmes au niveau de la santé. Tout ça pour vous dire qu'une fois de plus, c'est hyper accessible, que c'est juste magnifique à faire, qu'avec un peu de recul, on peut se voir comme privilégié, parce que tout le monde n'a pas la capacité et les ressources ou les moyens pour faire le Kilimanjaro, et il faut pouvoir avoir un peu de recul sur ça, et de se dire, en fait, j'ai un vrai privilège à pouvoir faire l'ascension. Alors les guides qui sont sur place, ben oui, ils font l'ascension régulièrement, notre guide, il avait fait plus de 50 fois. Mais les natifs qui sont en bas du Kilimanjaro, certains ne sont jamais allés sur le Kilimanjaro, parce que ça a un coût d'aller sur le Kilimanjaro. Alors on est loin des délires de l'Everest à 50-100 000 euros. Nous, le billet d'avion, ça nous a coûté à peu près 1000 euros aller-retour. Et l'ascension du Kilimanjaro pour deux personnes privatisées, ça nous a coûté 2000 euros par tête. Donc c'est pas énorme, mais en même temps, ça a un certain coût. Et quand on sait que le salaire moyen, il est peut-être de 100 ou 150 euros, on se sent quand même privilégié. Et il faut pouvoir avoir quand même... Je dirais une forme de recul sur ça, en se disant, nous on a la chance de pouvoir le faire, parce que des fois on se fout une pression de « waouh, je n'ai pas fait mon Kilimanjaro, je ne suis pas arrivé en haut, c'est dommage, je suis dégoûté, je suis déçu, j'en veux au guide, ils ne m'ont pas bien cadré » . Ce n'est pas une fin en soi d'aller en haut du Kilimanjaro, il faut surtout kiffer l'expérience, et on a déjà la chance de pouvoir le faire. C'est déjà juste incroyable de pouvoir voyager, prendre l'avion, de venir faire le Kilimanjaro et de profiter de ces moments-là, donc il faut avoir du recul sur ça, à mon sens. Donc voilà par rapport au point Kilimanjaro. Une fois de plus, c'était une super expérience que je ne peux que vous recommander. Si vous aimez la montagne, foncez faire le Kilimanjaro, ça en vaut vraiment le détour. C'est magnifique, les paysages à chaque fois sont hyper différents. On passe de la jungle au paysage volcanique, au paysage après lunaire avec les glaciers. Et franchement, c'est une expérience qui vous permet de couper parce que pendant 6 à 7 jours, vous êtes juste avec vous, avec les guides. Vous mangez bien, les guides font très bien leur boulot, ils sont hyper bien formés pour accompagner des groupes, ils sont très prudents. Je ne sais pas si c'est le cas de tous les guides, mais à chaque fois, j'ai vu qu'il y avait une très bonne énergie, que ça rigolait, que c'était vraiment une atmosphère hyper bienveillante. Et pour le coup, ça a joué un rôle important dans notre séjour, dans notre voyage. Donc ça a été incroyable, ça a rendu le voyage encore beaucoup plus beau. La connexion avec les guides, elle était incroyable. Pour moi, il y a eu vraiment de la petite larme. Là, je rentre un peu dans l'émotionnel, mais le retour un petit peu aux racines parce que je suis originaire de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique. et le retour un petit peu en Afrique ça faisait douze depuis très longtemps que j'étais pas allé en Afrique, la dernière fois c'était le désert, il y a peut-être 3 ou 4 ans de ça au Maroc, bah ça m'a fait un bien fou de revenir un petit peu sur la terre de mes ancêtres, de venir faire de la randonnée dans un endroit incroyable ça a été très très beau pour moi ça m'a apporté beaucoup de belles choses et puis après j'ai pu continuer avec la Côte d'Ivoire, je suis allé voir ma mère c'était aussi juste incroyable et ça m'a fait du bien de revenir un petit peu aux racines voilà, bon en tout cas j'espère que c'est un épisode qui vous aura parlé vous inspirera, qui vous aura donné des petites notions sur euh Le besoin de variété, d'incertitude sur le dépassement de soi. Je considère qu'en effet le Kilimanjaro c'est une forme de dépassement de soi. Même si on a l'habitude de faire de la montagne, c'est un super sommet avec plein de petits dépassements de soi, un petit peu à droite à gauche dans plein de moments. Même ne pas avoir l'habitude d'avoir des toilettes normales et de devoir faire tout simplement en nature, pour certaines personnes ça peut être un dépassement de soi, une sortie de zone de confort incroyable. Et quand on revient à la maison et que d'un coup on découvre des... vraie toilette, bah là on se dit je suis hyper privilégié, j'ai une chance de ouf et là d'un coup on savoure les toilettes on savoure même la douche donc voilà, prenez soin de vous en tout cas et on se retrouve prochainement pour un autre épisode dans l'éveil du masculin à très vite