Speaker #0Salut tout le monde, c'est Chris, j'espère que vous allez bien et que vous êtes en forme. On se retrouve pour un nouvel épisode de podcast dans l'éveil du masculin. L'intention de mon podcast c'est d'apporter des partages d'expériences, des conseils et des pistes de réflexion au sujet des problématiques et des défis qui concernent les hommes et leur épanouissement personnel et mon souhait est d'aider chaque homme à marcher vers un masculin plus conscient et plus épanoui. Alors avant de se lancer dans ce nouveau sujet, petit rappel, j'ai une immersion qui arrive très prochainement en France du 4 au 8 mars à Chasselet, c'est à une heure de route de Lyon. C'est une immersion 100% homme et je vous remets le lien directement dans la description de l'épisode de podcast pour les personnes qui n'auraient pas forcément eu l'information. Cette année j'ai fait le choix d'être moins présent en immersion car sur 2025 j'ai pas arrêté, j'ai eu beaucoup d'immersion, la formation aussi en présentiel et cette année je compte être un peu plus présent sur le podcast et sur la création de contenu donc je pense que je vais réaliser peut-être 2 à 3 immersions maximum dans l'année. Donc en France ça s'est prévu, à l'étranger je ne sais pas encore. Merci. Mais si vous avez envie de me rejoindre en immersion pour travailler sur vous, vous explorer, rencontrer d'autres hommes, vous dépasser dans un cadre qui est bienveillant et fraternel, n'hésitez pas à aller découvrir l'immersion qui arrive très prochainement du 4 au 8 mars 2026. Nouvel épisode de podcast, aujourd'hui je souhaite amener un sujet qui est complètement lié justement à ce qu'on peut faire en cercle d'hommes, à ce qu'on fait en immersion. Et donc c'est à propos du menswork. Et en gros, pourquoi le menswork s'adresse à tous les hommes selon moi. par Men's Work. Déjà, je vais un petit peu vulgariser le terme. On entend en fait travail pour les hommes, mais ça peut être beaucoup de choses. Ça peut être à travers le breastwork, à travers tout type d'exercice de parole pour l'expression de soi, pour partager des vulnérabilités, pour venir parler de certaines difficultés qu'on peut avoir dans sa vie. Toute la force du menswork repose en général sur la dynamique collective, le fait qu'on soit plusieurs hommes à pouvoir échanger, partager des choses, se confronter dans la bienveillance. Et pour moi, le mens work... Il va en fait s'adresser à tous les hommes à partir du moment où en fait on a été un homme qui a été blessé à un certain niveau dans son enfance par exemple, où on a tout simplement été conditionné par notre environnement, notre culture, notre famille à penser, voir le monde d'une certaine façon, à agir d'une certaine manière ou à partir du moment où on a tous en fait nos mécanismes de protection et d'adaptation et qu'on sent que dans la vie de tous les jours on est ralenti, comme si en fait il y avait une couche un petit peu au-dessus de nous, sur nous, qui nous empêche d'être vraiment qui on est. de pouvoir vraiment interagir comme on le souhaite dans nos relations, de pouvoir se positionner de manière mature, juste et responsable avec nous mais avec les autres. Et donc à partir de ce moment-là, la finalité du menswork ça va être justement de revenir à un soi plus apaisé, à un soi un petit peu plus libre, à un soi plus libéré de ses conditionnements, de pouvoir justement développer cette posture plus juste et responsable avec soi et aussi avec autrui. Dans le menswork pour moi il y a vraiment cette notion d'agir sur soi. d'agir sur ce que je peux déjà contrôler, à défaut de vouloir agir sur le système ou agir sur l'extérieur. Aujourd'hui, on en entend assez souvent parler, ou en tout cas moi c'est quelque chose qui résonne beaucoup chez moi, on est en permanence en fait en train d'essayer de s'adapter à un système qui est malade, qui va mal, et c'est pas forcément la bonne direction à prendre. Et je suis complètement d'accord avec ça, mais ça n'empêche pas que nous à notre niveau, quand on a des blessures, quand on a des failles et des fragilités, il y a un moment où on a besoin de prendre soin de nous. pour revenir un petit peu justement dans un état de forme ou dans un état de sécurité émotionnelle, pour mettre en place des choses dans notre vie, pour faire des choix alignés, mais aussi pour avoir en fait un impact positif sur le système. Donc pour moi, il y a un petit peu une notion de responsabilité collective. En me responsabilisant, en prenant soin de moi, en me prenant en charge sur certains aspects de ma vie, je me permets justement aussi d'avoir après les ressources nécessaires pour avoir un impact positif dans le système. Et quand je parle du système, ça peut être à plein de niveaux différents. Mais déjà en étant, et je ne vais pas dire la meilleure version de moi, mais en étant un homme plus apaisé, plus intègre, plus responsable, j'ai beaucoup plus de leviers pour agir sur le système, pour avoir un impact positif sur mon environnement, sur ma famille, dans mes relations, dans les personnes qui m'entourent. Donc voilà. Et le menswork, il n'est pas là pour changer le monde directement. Il est là surtout pour que chacun puisse en fait agir sur lui et que chacun puisse venir là où il a réellement du pouvoir, donc à savoir lui-même. Donc voilà un petit peu pour poser le cadre du menswork. Et le menswork, en fait, vous pouvez le voir de différentes façons. Ça peut être le fait tout simplement de venir en cercle de parole ou en cercle d'homme et de venir déjà sur des problématiques et des défis qu'on va avoir en tant qu'homme. Et des défis et des problématiques, on en a beaucoup. Ça peut être dans la relation de couple, ça peut être dans la sexualité, ça peut être dans notre posture de père, dans la paternité, ça peut être dans une transition de vie. Ça peut être face à nos insécurités, car en ce moment on est épuisé, il y a tout qui nous pète un petit peu à la tronche. Ça peut être par rapport à des blessures du passé, par rapport à notre rapport à notre père, notre rapport au corps, ou tout simplement... des difficultés à exprimer ses émotions. Donc à partir de là, le fait tout simplement déjà d'avoir un espace pour venir parler de ses problématiques, parler de ses défis et rencontrer aussi d'autres hommes qui vont finalement être aussi dans, je dirais, dans un miroir de ce que nous on peut être, car on n'est pas seul une fois de plus, c'est ça qui fait du bien dans le menswork, c'est se dire on n'est pas seul à souffrir de notre côté. Souvent il y a d'autres hommes qui vont partager des problématiques qu'on a, qui seront peut-être plus avancées, qui vont nous apporter quelque chose d'hyper pertinent, hyper intéressant. qu'on va pouvoir adapter à nous, ou qui parfois vont être en N-1, N-2, à qui en fait on va pouvoir faire du bien, car on aura déjà une partie des réponses, ou une partie des solutions, ou des choses qu'on aura mis en place. Déjà à ce niveau-là, on rentre dans un travail collectif, qui va permettre à chaque homme en fait de se dévoiler, mais de venir aider un petit peu son prochain. Et c'est ça que j'aime bien avec le menswork, c'est qu'il y a vraiment cette notion d'intention collective, où on va œuvrer en fait ensemble dans une même direction, même si on a des histoires, des expériences qui vont être différentes. Souvent, on va avoir quand même des blessures qui restent relativement communes. Par exemple, l'absence de figure paternelle, le fait d'avoir un rapport difficile parfois avec son père ou conflictuel. Bien sûr que ça va être partagé par plusieurs hommes. Il n'y a pas un homme aujourd'hui sur Terre qui souffre de l'absence de figure paternelle. Il y a énormément d'hommes. Et des problématiques communes, on en a beaucoup. Ça peut être lié par exemple aux addictions. Il y a beaucoup d'hommes qui sont concernés par l'addiction de la pornographie, l'addiction du tabac, l'addiction par rapport à l'alcool. Donc c'est ça aussi que j'aime avec le Men's Work, c'est que ça nous permet de nous rassembler autour de problématiques qui vont plus ou moins nous toucher, et de pouvoir être dans cette intention de, ensemble on peut grandir, on peut s'aider à se désidentifier, ou à revenir dans une posture plus responsable, ou à partager des solutions qui pour nous ont été des game changers, qui nous ont permis de reconsidérer certaines choses au niveau de notre vie. Et bien sûr c'est toujours fait dans un espace sans jugement, sans critique de l'un et de l'autre, c'est toujours fait dans un espace de bienveillance. C'est toujours fait dans un espace de soutien. On n'est pas là pour voir qui réussit le mieux ou qui a la vie la plus merdique, excusez-moi du terme, mais on est là pour, au contraire, avancer ensemble, s'apporter des réponses, ou parfois juste de l'écoute, du soutien. Le fait de pouvoir venir dans un espace et de parler de soi, de parler de ce qui nous travaille en ce moment, de nos process, ça permet toujours de libérer la parole, ça fait toujours un bien fou, surtout quand on n'arrive pas à le faire à la maison, quand on n'arrive pas à le faire à l'extérieur et qu'on a... tendance un petit peu à tout garder pour nous. Et donc ça, c'est vraiment une grande roche du menswork, c'est vraiment ce côté de travail collectif, résonance collective. Et l'une des roches qui va être vraiment puissante du menswork, c'est bien sûr l'exploration de soi et de nos ombres. C'est le fait de venir comprendre nos fragilités, de comprendre nos mécanismes de protection et d'adaptation, de prendre conscience de nos conditionnements et de venir en fait révéler les parts de soi qui ne sont pas forcément assumées. Donc là, je parle vraiment de travail de l'ombre, c'est-à-dire, je vous prends un exemple concret, Par exemple, j'ai grandi dans un milieu difficile, dans un milieu défavorisé. Et petit, j'ai compris que pour pouvoir survivre et m'adapter à ce milieu, j'avais besoin de porter une armure. Et porter une armure pour me faire respecter, pour ne pas me faire marcher dessus. Donc je me suis construit dans une modalité d'homme dur, d'homme invulnérable, d'homme insensible. Et en soi aujourd'hui, ce qui va être compliqué pour moi, c'est de revenir peut-être dans l'archétype de l'homme gentil, de l'homme ouvert, de l'homme communiquant, de l'homme qui ose exposer sa vulnérabilité. Je vais avoir l'impression de ne pas avoir accès à ça, car en fait la rue un petit peu, ou en tout cas le quotidien que j'ai eu quand j'étais enfant m'a formaté à être dur, à être résilient. Donc pour moi, dans mon ombre, l'ombre du gentil mec, c'est quelque chose qui me fait flipper. Car si je suis gentil, on risque de me marcher dessus et... Comme vous le comprenez, il y a beaucoup de croyances qui vont être liées à ça. Et donc le travail que je vais avoir à faire, c'est de revenir un peu dans ma dualité de je peux être ce mec dur, qui est fort, qui est résilient, qui ne se laisse pas marcher dessus. Et ça ne m'empêche pas d'être un mec aussi qui est gentil, qui veut du bien aux autres, qui peut prendre soin des autres aussi. Donc ça va être un travail qui ne va pas être évident pour cette personne qui s'est formatée à être dure et solide par rapport à la vie. Mais ça va lui permettre d'accepter un petit peu plus ce qu'elle est, d'accepter en fait qu'elle a différentes facettes et qu'elle n'est pas que cette personne dure et résiliente. Et donc le travail de menswear permet de mettre en lumière ça, car par exemple quand on va se retrouver en groupe, admettons qu'on a 10 hommes, vous allez avoir 2 ou 3 hommes qui vont être dans cette posture d'hommes durs, d'hommes fermés, d'hommes insensibles. En réalité c'est une façade, au fond tous les hommes ont une sensibilité, il y a toujours un cœur derrière l'armure, en tout cas derrière ce qu'on veut laisser paraître. Quand ces personnes vont se retrouver face à 2 ou 3 autres hommes, qui vont être plutôt dans l'archétype de l'homme people pleaser, très gentil, vraiment le nazgaï, comme j'en avais parlé en podcast, ça risque de les déclencher, ça risque de les confronter un petit peu à ce qu'ils ne veulent pas voir d'eux, mais à ce qu'ils sont. en soi parce qu'il y a une partie d'eux qui a aussi ce côté gentil, qui a aussi envie de prendre soin de l'autre. Et là, à ce niveau-là, on va pouvoir justement avoir un travail hyper pertinent parce que le but, ça va être de pouvoir accéder à ça, de pouvoir l'accepter et de pouvoir, à un certain niveau, faire la paix avec certaines parts de nous, en réalité. Donc ça nous ramène à notre dualité de, en fait, je peux être un gars dur, insensible, résilient par moment et en même temps, je peux être aussi un gentil mec, un mec qui prend soin d'eux. un mec qui peut être au service pour les autres. Donc c'est ça qui est intéressant, c'est qu'on n'est pas dans le monde du « ou » , on est plutôt dans le monde du « et » . Je peux être un petit peu toutes les couleurs de mon être, et ça c'est important parce que quand je me permets d'être toutes les couleurs de mon être, je me permets d'ouvrir un peu le champ des possibles, de voir que je ne suis pas qu'une nuance, ou que du gris, ou que du vert, et que je suis beaucoup plus. Et à partir de là, je me sens aussi beaucoup plus libre d'exprimer qui je suis en toutes circonstances. alors c'est pas un travail qui se fait comme ça mais Le premier travail, c'est déjà de le mettre en conscience. Pareil pour un mec qui est dans le people pleasing à fond, qui se targue d'être un gentil mec, qui a du mal à poser ses limites, qui a du mal à communiquer ses besoins, aller réveiller justement ce côté peut-être un petit peu bad boy chez lui, lui montrer que c'est un mec aussi qui a, je sais pas, des ambitions, des désirs forts, des fantasmes, qui peut avoir un côté un petit peu dark aussi, ça va lui faire un bien fou, parce que ça va lui permettre aussi d'accéder à cette version de lui. Derrière, le but, c'est pas de s'en déresponsabiliser. de dire « Ah oui, je peux être un gros connard et je vais agir en tant que tel. » Non, le but, c'est de savoir que je ne suis pas juste un gentil mec. Je suis un mec qui, des fois, dit non, qui, des fois, n'a pas envie, qui, des fois, va avoir une conversation difficile ou confrontante avec une personne car c'est nécessaire. Et je sais que j'ai ces cartes en main et que je peux les jouer en fonction des situations, toujours en restant dans une posture juste et dans une posture responsable. Et donc ça, c'est vraiment l'une des grandes forces pour moi du Men's Work. C'est vraiment l'exploration de nos ombres. vraiment le fait de pouvoir revenir à sa dualité, tout en restant dans une posture responsable. Donc le but, une fois de plus, c'est pas de se déresponsabiliser, ou de mettre en lumière qu'en fait, je suis quelqu'un comme ça, et que comme je suis comme ça, ça sert à rien de changer, parce que c'est ma nature, et donc pour le coup, je fais pas d'efforts, je travaille pas sur moi, et c'est à prendre ou à laisser. Là pour le coup, on est complètement dans une énergie de déresponsabilisation, où on souhaite plus forcément s'adapter à ce qui se trouve autour de nous, où on souhaite pas forcément changer, et le but, une fois de plus, c'est pas de changer drastiquement sa couleur et de changer complètement l'identité, Mais c'est se dire qu'en fait, nos frontières, nos murs peuvent bouger. Ce n'est pas des trucs hyper rigides. Et on a une capacité à les faire bouger quand on a une capacité à accueillir un petit peu plus ce qu'on est dans son ensemble et dans toutes nos singularités. Je ne sais pas si ça se dit, mais voilà, j'espère que vous me comprenez. Un autre point du menswork, ça va être vraiment la sincérité radicale et notamment l'authenticité. Le fait de pouvoir porter sa voix, de s'exprimer sans masque, de parler librement même quand c'est inconfortable. Quand je vais venir... Dans un cercle d'hommes ou dans une immersion, le but c'est de mettre un petit peu all-in. Le but c'est de faire tomber les masques et de dire vraiment ce qui se passe pour moi, de parler vraiment de mes problématiques, de pouvoir être sincère avec moi et avec les autres. Je pense que le fait de pouvoir être sincère avec soi et avec les autres et de faire ce travail, parce que mine de rien c'est un travail, c'est pas toujours évident, ça permet de revenir à une forme de lucidité sur ce qu'on est, sur ce qu'on projette, sur ce qu'on alimente dans la vie, sur les rapports qu'on a avec les autres, et le fait de se donner cet espace. que j'appelle de sincérité radicale, de pouvoir vraiment dire les choses telles qu'elles sont ou telles qu'on les ressent. Et il faut partir du principe qu'à partir du moment où c'est ce qu'on ressent, ça reste un ressentiment qui est 100% légitime. Même si c'est pas forcément glorieux, même si c'est pas assumé, même si on aurait peur d'être jugé par un autre homme. C'est vraiment une force de pouvoir s'exprimer. Et je vous donne un exemple, admettons un homme et un cercle d'hommes. On est sur un travail de menswork et d'expression de soi. Et donc, on est sur le fait de partager quelque chose qui n'est pas forcément assumé. Et là, cette personne va tout simplement exprimer le fait que ça ne va pas dans sa relation de couple, qu'elle a trompé sa partenaire plusieurs fois, qu'elle a honte de ça, qu'elle culpabilise, qu'elle ne sait pas comment lui en parler, mais qu'elle souhaite lui en parler. Et bien sûr que ce n'est pas glorieux, mais le fait de pouvoir déjà libérer la parole par rapport à ça, ça fait du bien. De deux, le fait d'avoir 10 ou 15 mecs en face, et possiblement des mecs qui sont aussi dans la même situation, on se sent juste. un petit peu moins seul, et de 3, le fait d'avoir peut-être un retour avec des propositions ou des solutions ou certaines choses qui ont marché pour certains, ou le fait aussi de le confronter par rapport à sa réalité et de voir qu'est-ce que ça vient dire aujourd'hui, pas de lui, mais qu'est-ce que ça vient dire de sa situation de couple, de où il en est, de ce qui est plus cohérent, de ce dont il a besoin, ça va l'aider à se repositionner, à prendre du recul et à revenir sûrement dans une énergie plus mature et à pouvoir prendre des décisions importantes. pour sa relation, pour la faire évoluer, ou peut-être la stopper tout simplement. Après, ce qu'il faut comprendre, c'est que dans ces moments-là, le but, c'est pas de faire de l'ingérence dans la vie de la personne et de lui dire, tu devrais faire ça, tu devrais... quitter l'autre personne. Non, il faut que tu rattrapes à tout prix ta relation. C'est pas l'objectif. Quand chaque homme va parler de lui, il va parler de lui en fonction de lui, de son expérience, de ce qu'il a vécu ou éventuellement de sa vision de la vie, mais sans rentrer dans un conseil non sollicité car c'est pas le but. Le but c'est que la personne reste souveraine de ses décisions, souveraine de ce qu'elle ressent, il ne faut pas que ça soit parasité. Donc le menswear caste force justement à permettre d'ouvrir un petit peu le prisme et de voir un petit peu plus loin que le bout de son nez. et de sortir un petit peu de sa victimisation ou de son drama ou de son narratif un petit peu compliqué pour revenir dans une énergie mature, dans une posture qui va être plus responsable et prendre la décision en fonction de soi et de nos besoins et de ce dont on a envie. Donc ça voilà, c'est un point qui me semble juste logique, évident, mais c'est hyper important parce que sinon après il n'y a plus de cadre et ça part un petit peu dans tous les sens. Si vous venez dans une immersion et que tout le monde vous explique comment vous devez diriger votre vie, c'est que le cadre est bon. mal tenu, on n'a pas compris justement le principe de sincérité radicale, de travail en résonance, d'exploration de soi, c'est pas l'objectif. Chaque homme reste souverain de sa vie et des décisions qu'il va prendre dans sa vie. Donc voilà pour ce point. Je vais vous donner deux exemples de pratiques, d'exercices que je propose quand je suis en immersion avec les hommes. Le premier, c'est un cercle de parole très bête, très simple, mais qui fonctionne très bien. où ça va être un exercice vraiment d'affirmation, et quand je dis d'affirmation, d'expression plutôt de soi, et on va venir sur deux phrases. Et la première phrase, ça va être « je veux que vous sachiez » . Et on va continuer cette phrase. Donc là, on est en groupe, en cercle, et chacun va s'exprimer. On fait un premier tour, et donc, par exemple, moi je vais parler, je vais dire « je veux que vous sachiez » qu'aujourd'hui, je suis vraiment content d'être dans cette immersion. J'ai flippé au départ, car je me suis dit « me retrouver face à 10-15 hommes, ça va être hyper déstabilisant, inconfortable » . Mais je sens que j'en avais besoin, je sens que ma relation de couple à côté en avait besoin, et j'en ressentais vraiment l'appel, donc voilà, je suis plutôt content d'être là parmi vous, même si je vous avoue que c'est pas forcément hyper confortable pour moi. Ok, et chacun va passer son tour, mais déjà on va être dans une forme d'échange, d'écoute, dans l'expression de soi, et ensuite on va pouvoir aller un petit peu plus en profondeur, et on va venir sur une seconde phrase qui va être « je ne veux pas que vous sachiez » . Donc là, comme vous le comprenez, ça devient un petit peu plus touchy. Et donc là, le but, c'est de pouvoir... descendre un peu plus en profondeur, tout en respectant sa sensibilité et sa capacité à exprimer certaines choses. Le but, c'est de ne pas aller briser des systèmes, donc c'est vraiment en fonction de chacun. Moi, en tant que facilitateur, bien sûr, je suis là pour venir révéler certaines choses, pour venir confronter. Quand je sens que la personne est OK pour être confrontée, donc à ces moments-là, je demande toujours le consentement. Si c'est OK pour elle d'aller un petit peu plus en profondeur. Si typiquement, j'ai une personne qui me dit « je ne veux pas que vous sachiez qu'en ce moment, je ressens beaucoup de honte » , OK, c'est bien. c'est déjà énorme de pouvoir l'exprimer en groupe est-ce que t'es ok pour qu'on aille un peu plus en profondeur pourquoi en ce moment vraiment tu ressens de la honte qu'est-ce qu'il y a derrière cette honte qu'est-ce qui s'est peut-être passé dans ta vie qui fait qu'aujourd'hui tu te sens comme ça et là la personne va me dire je veux que vous sachiez que je reviens sur le même exemple j'ai trompé ma femme récemment et je l'ai fait plusieurs fois avec une personne qu'elle connait et j'ai vraiment honte par rapport à ça je sais pas comment me positionner ça me fait peur parce que j'ai peur de perdre mon couple j'ai eu un enfant avec elle récemment Merci. Et j'ai peur que ça remette en question toute notre vie et pourtant je l'aime, je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça et je me sens perdu. Ok, cool, là on a deep-dive, on est allé beaucoup plus en profondeur et on a permis à la personne de venir un petit peu cracher le morceau et de se libérer à un certain niveau déjà d'un point. Alors c'est pas parce que j'ai dit ça en immersion ou dans un espace de menswork que le travail est fait. Il y a une partie du travail qui a été révélée mais déjà on a pu déposer quelque chose qui certainement va permettre à la personne de se sentir peut-être un petit peu soulagée. Et après, bien sûr, dans le rôle de facilitation, on va venir voir justement comment la personne peut revenir dans une énergie, on va dire, responsable, se positionner et prendre une décision à son niveau pour soit améliorer les choses, soit pour peut-être révéler, si elle le souhaite, la vérité à sa partenaire. Peu importe, en fait, une fois de plus, le but, ce n'est pas de faire de l'ingérence, mais pour que la personne puisse prendre une décision qui est assumée, si elle a besoin d'un temps pour pouvoir pleurer ça en cercle avec le soutien de tous les hommes. c'est carrément ok et c'est à sa place, on est là pour recevoir les émotions des uns et des autres, même si le but c'est pas de se contaminer, donc il faut toujours un petit peu cloisonner et rester quand même centré sur son histoire, parce que sinon on finit par absorber toutes les histoires de tout le monde. Mais comme vous le comprenez, c'est en fait finalement donner un espace à la personne pour qu'elle puisse exprimer ce qui ne va pas, et que derrière elle puisse revenir dans une énergie responsable pour prendre des décisions qui lui semblent justes pour elle, pour sa relation de couple. Alors à ce moment, quand on est facilisateur et en fonction de nos casquettes, On peut... prendre une position de coach, on peut prendre une position de mentor, on pourrait prendre une position de thérapeute si on est thérapeute et si la personne est consentante pour le faire dans un cadre collectif, donc ça va vraiment dépendre aussi beaucoup du facilitateur et de ce qu'il peut apporter. Mais une fois de plus, l'intention, c'est de venir dans cet espace à la fois de sincérité radicale, de bienveillance, d'authenticité, où on fait tomber les masques et on peut s'exprimer. C'est vraiment déjà la première intention. Et des cercles de parole comme ça, j'en ai beaucoup. Ça peut être sur des thématiques, thématiques qui vont être libres, où chacun vient s'exprimer sur quelque chose. Ça peut être sur une thématique qui est liée à la relation de couple ou à la sexualité. Ça peut être un jeu avec des mots qui sont des mots désagréables, qui vont être des qualificatifs de type prédateur, violent. passif-agressif, manipulateur, tyrannique, et puis chacun va pouvoir travailler avec ces mots, venir voir si... Alors déjà, ce que ça fait résonner dans leur structure, s'il y a une histoire à construire avec ce mot, quelle histoire peut-être collective, voir si on a subi ce mot, voir si ce mot, on l'a fait subir à un certain niveau, voir quelle est l'ombre qui se cache derrière, comment ça peut être intégré de manière juste. Donc ça peut être hyper puissant, et voilà. Des exercices comme ça, il y en a beaucoup, et on est toujours dans cette dynamique justement de menswork. Un autre point qui est aussi intéressant avec le menswork, ça va être la confrontation bienveillante. Alors moi, dans ce que j'aime faire, j'aime bien la proposer avec un combat, un combat de boxe. Ça peut impressionner comme ça, mais à ce moment-là, on n'est pas là juste pour se mettre sur la tronche, on est là pour venir travailler sur certaines notions. Donc bien sûr, il y a l'archétype du guerrier, mais il n'y a pas que le guerrier combatif, valeureux ou fort. Il y a le guerrier qui sait poser un genou à terre, qui sait s'incliner face à la vie, et qui sait poser ses limites et dire quand c'est trop, et qui va avoir besoin de... de ralentir, de se restaurer, et on va aussi être sur des notions de saine colère et saine violence. Je crois que j'en avais déjà parlé dans un épisode de podcast. Dans tous les hommes et dans tout être humain, il y a un certain degré de colère et de violence, parce que dans tous les cas, à travers les générations, il y a beaucoup de choses qui ont été transmises, beaucoup de traumas, il y a eu beaucoup de guerres, de famines, il y a eu des abus sexuels, et à un certain niveau, on a tous un petit peu ça en nous, en réalité, ou on l'a peut-être subi dans l'enfance. où on a peut-être à un moment exprimé des impulsivités à la maison qui ont dérapé et qui ont fait du mal à quelqu'un. Et quel est finalement le meilleur endroit que peut-être un espace entre hommes pour pouvoir exprimer ça de manière cadrée, de manière saine, de pouvoir comprendre que cette colère, on a besoin de la catalyser, qu'on a besoin de la gérer et de ne pas la laisser exploser comme ça dans le quotidien parce que sinon on fait du mal un petit peu à tout le monde et que c'est un petit peu notre responsabilité. de se permettre des espaces qui vont permettre de venir canaliser ça et transmuter tout ça. Donc là, à ce moment, c'est combat de boxe entre deux hommes, mais ce n'est pas fait contre, ce n'est pas un match. C'est-à-dire qu'on va construire ça ensemble, on est dans la même équipe, on va s'échauffer ensemble et le but, c'est de pouvoir à la fois s'honorer, honorer la personne qui est en face, et on va partir sur un, deux rounds, par exemple, de deux minutes, où on va être dans la confrontation physique, mais avec vraiment des règles, c'est-à-dire qu'il n'y aura pas de tape au visage, pas de tape sous la ceinture. Dès qu'il y en a un qui dit que c'est pause, ou dès qu'il y en a un qui a besoin de ralentir ou de respirer, on respecte, on n'est pas là juste pour se mettre dessus, donc c'est là pour justement venir exprimer cette colère, mais de manière canalisée, mais toujours dans « je construis ce match avec toi » . On est dans la même équipe, et je suis là à la fois pour m'honorer et pour t'honorer, et je suis là aussi pour aller chercher le guerrier qui a peut-être soif, soif de conquête en ce moment dans la vie, mais qui ne se le permet pas, et le fait de prendre les box, ça va. réanimer en fait, raviver ce sentiment de ok j'ai envie d'y aller, j'ai des ambitions, j'ai envie de mettre de l'énergie dedans ou peut-être pour un autre homme dans un travail complètement différent le fait de prendre les gants ça va le ramener à la violence qu'il a peut-être subi à la maison et ça sera suffisant juste de mettre les gants et de ressentir en fait ce qui s'est passé par le passé, avec quoi il est plus en accord et de poser les gants et de dire c'est pas ok pour moi ou peu importe et le travail sera fait parce qu'on aura bougé quelque chose et ça lui aura peut-être permis de dézoomer par rapport à à une situation où peut-être qu'au bout d'un moment il va reprendre les gants, il va se dire finalement j'y vais, mais par rapport à moi ce que j'ai reçu, je vais faire ça bien, je vais le faire dans un espace qui est sécurisé, dans un espace où je m'honore et j'honore l'autre personne et on construit quelque chose ensemble. Donc voilà, voilà un petit peu la dynamique, c'est peut-être un peu compliqué ou un peu flou de comprendre ce que j'amène là à ce niveau avec cet exercice de confrontation, je pense qu'il faut être vraiment en cercle, en immersion pour pouvoir le vivre, pour pouvoir le ressentir, pour pouvoir le comprendre et qu'on a été déjà 3-4 jours ensemble et qu'on arrive à ce moment. qu'on a créé des liens, puis qu'on vient se confronter, mais qu'on travaille en équipe, il se passe des choses qui sont incroyables. Donc voilà, c'est peut-être pas évident à intégrer comme ça, mais c'est des modalités du menswear qui fonctionnent très bien. Je ne suis pas le seul à proposer des confrontations physiques. Vous avez peut-être déjà vu passer sur Instagram ou sur des réseaux, ou sur des sites, des personnes qui sont en confrontation physique dans des espaces de fraternité. Donc c'est des choses qui se font assez souvent et qui fonctionnent toujours bien quand c'est bien fait, dans la bonne intention, dans une énergie de groupe, où il y a de la cohésion. où il y a de la fraternité, où on n'est pas là pour se mettre juste sur la tronche, où on est là pour construire, pour bâtir et pour avancer ensemble. Donc voilà. Voilà ce que je voulais vous partager un petit peu par rapport au menswork aujourd'hui. Tout ça pour vous dire qu'en fait, le menswork, à un certain niveau, on en a tous besoin. Mais comme la thérapie... J'ai envie de dire aujourd'hui, à un certain niveau, on en a tous besoin. Et si, alors c'est peut-être dur ce que je vais dire, si nos parents avaient pris le temps de faire un peu de thérapie, on ne serait peut-être pas là aujourd'hui à vouloir réparer ou guérir de certaines choses. Et le but, ce n'est pas de les pointer du doigt, mais le but, c'est de se dire que nous, aujourd'hui, on a une responsabilité à ce niveau-là. Et que peu importe les modalités qu'on choisit d'utiliser ou de pratiquer, que ce soit la respiration, le froid, que ce soit le sport, que ce soit la thérapie, que ce soit du menswork dans un cadre cercle d'hommes, A partir du moment où ça nous fait du bien et que ça nous permet de revenir dans une posture qui est plus juste, qui est plus responsable et que ça nous permet d'avancer de manière plus apaisée dans la vie, j'ai envie de dire que c'est génial. Donc voilà, faites-le pour vous en tout cas, si vous êtes un homme et que c'est une approche qui vous intéresse et que vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à venir voir ce que je propose, notamment sur les réseaux et à venir peut-être découvrir les autres épisodes de podcast. Et comme je vous l'ai dit, je propose une immersion très prochainement en mars où il y aura du menswork. Et ça sera toujours au menu car c'est vraiment une roche qui est importante. C'est bien en immersion de venir faire du froid, venir faire du sport, venir faire de la respiration. Mais le gros du sujet, c'est un petit peu nos problématiques, ce qu'on vit dans la vie de tous les jours. C'est les insécurités qu'on peut avoir. C'est maintenant comment je me positionne, comment je me permets de libérer certaines choses, comment je me permets de prendre soin de moi pour revenir dans une forme de leadership, pour revenir dans une posture juste et continuer à avancer dans la vie avec plus de sérénité et plus de fluidité. voilà c'est peut-être ce que je vous souhaite en tout cas prenez soin de vous et on se retrouve la semaine prochaine pour un prochain épisode de podcast à très bientôt