Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de podcast dans l'éveil du masculin. Je suis Chris, coach et facilitateur d'espaces de transformation au service des hommes. L'intention de mon podcast est d'apporter des partages d'expérience, des conseils et des pistes de réflexion au sujet des problématiques et des défis qui concernent les hommes et leur épanouissement personnel. Mon souhait est d'aider chaque homme à marcher vers un masculin plus conscient et plus épanoui. Alors j'espère que vous allez bien, on se retrouve aujourd'hui pour un sujet sensible, parfois tabou. mais très intéressant chez nous les hommes, le sujet de l'impuissance. Comment faire face à notre impuissance ? Je vous parle d'impuissance aujourd'hui car il n'y a pas moins que quelques semaines, voire même quelques jours, où je me suis retrouvé confronté à ma propre impuissance. Impuissance de par certaines situations que j'ai pu vivre récemment. Impuissance face à la tournure que prend le monde, où finalement on se sent parfois en fait petit, et on voit qu'on a peu d'impact et que même quand on essaie de mettre en place Un mouvement ou un collectif, on reste quand même petit et que c'est pas nous qui allons changer la face du monde et de toute façon le but n'est pas de changer la face du monde mais de rester aligné avec soi, faire preuve d'intégrité avec ses valeurs et ce qui nous semble bon au final et je vous parle d'actualité car sur ces derniers mois je me suis senti très poreux, très perméable habituellement j'ai tendance à me couper de l'actualité, à ne pas regarder pour pas alimenter quelque chose de négatif surtout quand on voit ce qui est proposé en termes d'actualité Et il y a un moment où... On ne peut pas non plus faire le truche, c'est important de se tenir au courant de ce qui se passe même s'il faut trier ses sources avant d'avoir un avis sur certaines situations mais on peut le dire, on a eu tellement de dingueries récemment et dans tous les sens du terme que c'est des choses qui peuvent venir nous déclencher qui peuvent venir créer du ressentiment chez nous et qui ne nous laissent finalement pas de marbre et ça a été intéressant car la semaine dernière j'ai pris 4 jours pour m'isoler justement à la montagne Pour me confronter un petit peu à cette impuissance, venir la ressentir, me donner finalement un espace pour l'écouter et voir finalement quels étaient les apprentissages dans cette impuissance. Donc tout simplement j'ai pris mon sac, j'ai laissé ma partenaire à la maison et je suis parti voilà quatre jours à Kintamani en mode introspection, venir me donner un espace pour accueillir cette impuissance et calmer aussi l'agitation émotionnelle que j'ai pu avoir sur ces dernières semaines. Et pour revenir un peu sur l'impuissance, C'est un sujet quand même qui touche beaucoup d'hommes, beaucoup de femmes aussi. L'impuissance, on peut la retrouver à plein de niveaux. On peut avoir l'impuissance sexuelle, l'impuissance face à des situations qui nous dépassent, sur lesquelles finalement on n'a pas de contrôle, l'impuissance dans le manque de légitimité par rapport à une situation, l'impuissance par rapport à la tournure que va prendre le monde, l'impuissance par rapport à un manque d'intégrité avec soi-même, et malgré toute la bonne volonté qu'on a, parfois on a tendance à ne pas forcément respecter nos valeurs, l'impuissance face à la maladie, face à la mort, face à la perte d'un proche. L'impuissance en fait a plein de niveaux et dans notre vie on est fréquemment en fait soumis à cette impuissance et cette impuissance vient beaucoup créer de colère, de frustration et je pense que la frustration et la colère sont nécessaires. La frustration elle vient raviver un feu intérieur, elle vient nous montrer qu'on n'est pas aligné avec quelque chose en particulier ou qu'on se respecte pas. La colère elle vient réaffirmer en fait ce qui est important pour nous, elle vient nous permettre de poser nos limites. de dire non à certaines choses, de rester aligné avec des choses qui ont du sens pour nous. Donc moi je la vois un petit peu comme un fin de cycle d'impuissance, et elle me permet d'une certaine façon d'accéder à ma puissance. J'en parle souvent en ce moment sur les réseaux sociaux, impuissance et puissance c'est finalement les mêmes cartes, et parfois la face active de la carte ça va être impuissance, et on va ressentir l'impuissance x 1000, mais derrière la face active de la carte, on a une partie silencieuse, qui est quand même présente, mais à laquelle on a du mal à accéder. tant qu'on continue à mettre du contrôle et qu'on essaie de régir finalement cette impuissance ou de ne pas la ressentir. Et la partie cachée, c'est tout simplement la puissance. Et pour pouvoir des fois accéder à sa puissance, on a besoin de pouvoir ressentir cette impuissance, de pouvoir la nommer, la verbaliser, de pouvoir l'exprimer, d'avoir un cadre qui permet de la vivre. Et il vaut mieux finalement ressentir pleinement son impuissance dans tous les sens du terme pour créer un nouveau cycle et revenir à sa puissance intérieure. Et pourquoi c'est un sujet sensible chez nous les hommes ? Alors j'en ai fait justement un post sur Instagram où j'expliquais que l'impuissance en fait ça touche directement à l'image qu'on peut se faire de la masculinité et la masculinité on voit ça souvent comme la force, le contrôle, notre capacité à agir, à protéger, à être en mouvement, dans l'action. Donc en fait ça nous pose un petit peu la question de mais que se passe-t-il si je ressens justement cette impuissance, si je deviens impuissant ? Que se passe-t-il si du jour au lendemain... Je dis à ma femme ou à mes enfants, peu importe, que je me sens impuissant. Souvent, il y a un petit peu une forme de honte qui remonte et on préfère se taire. et c'est ce qui fait qu'on en fait finalement un tabou, un sujet qui est difficile à exprimer. Et il y a plusieurs points justement qui peuvent jouer sur le fait de ne pas parler de cette impuissance. Il y a la fameuse pression face à la virilité traditionnelle. Comme je l'ai dit juste avant, être un homme c'est être fort, performant, c'est rester en maîtrise, peu importe la situation face à nous. Donc finalement, montrer mon impuissance et risquer d'être perçu comme faible, pour le coup, il vaut mieux souffrir en silence et conserver nos masques de force et d'hommes résilients. Il y a aussi le fait de confondre impuissance et faiblesse, alors qu'oser justement exprimer son impuissance, c'est se montrer vulnérable, c'est pouvoir demander de l'aide, et c'est faire preuve d'intelligence émotionnelle pour soi. Donc c'est aussi finalement se tendre une main que de montrer finalement son impuissance, que de pouvoir finalement la reconnaître. Il y a aussi l'isolement émotionnel et social, car aujourd'hui en tant qu'homme on n'a pas beaucoup d'espace, en tout cas on ne s'offre pas beaucoup d'espace pour venir parler de ce sentiment d'impuissance. Par peur d'être jugé, on manque aussi de figures, de modèles, d'hommes qui sont vulnérables, qui osent parler librement d'impuissance sans s'apitoyer sur leur sort. Et ça, ça me fait penser beaucoup aux archétypes, une fois de plus, du masculin. Avec notamment le guerrier, qui peut être dans une totale impuissance quand il va être dans sa forme dysfonctionnelle, avec un guerrier donc masochiste, qui se lamente, qui se victimise, qui devient en fait passif et qui est en fait dépossédé de son courage, de sa volonté d'avancer. Et on peut aussi finalement l'avoir dans le guerrier sadique, donc en excès de masculinité. Le guerrier qui va être dans l'hyper contrôle, qui va être dans une forme de rigidité, qui va être invulnérable, insensible, qui va faire plutôt violence aux autres, qui va avoir du mal à faire confiance aux autres. Et finalement, cette rigidité et ce besoin de contrôle omniprésent va l'amener finalement à ressentir une forme d'impuissance, car malheureusement, il ne peut pas tout contrôler. Et donc c'est en ça que j'aime bien les archétypes du masculin. C'est pouvoir avoir cette grille de lecture et savoir à ce moment-là, quand je ressens cette impuissance, et que soit je m'en victimise trop et je m'englue dans un drama et je suis dans une position de masochiste, ou au contraire j'essaie de contrôler, de la mettre sous le tapis, de ne pas la ressentir, et finalement à chaque fois elle me revient à la tronche, et bien à ce moment-là dans ma posture, est-ce que je vais être dans un guerrier masochiste ou dans un guerrier dans l'hyper-contrôle ? donc un guerrier sadique qui va peut-être même projeter et rejeter cette impuissance finalement sur les personnes qui sont... autour de lui. Et c'est ce qui nous permet, en prenant conscience de ça, de pouvoir revenir dans une forme d'harmonie et de se dire, en fait, oui, je suis un guerrier puissant, mais de manière duelle, je suis aussi un guerrier impuissant. Et le fait de pouvoir ressentir cette impuissance en moi, de pouvoir la verbaliser, de poser un genou à terre, de m'incliner face à une situation de la vie qui est compliquée en ce moment, et de peut-être trouver de l'aide ou d'engager quelque chose pour moi, pour m'en sortir. pour réguler mon système nerveux, pour retrouver un meilleur état d'être, ça permet justement de revenir dans un guerrier qui est mature, qui a son service et qui se prend en main. Et c'est ça que j'aime bien parce que finalement je peux me sentir impuissant et ça ne veut pas dire que pour autant je dois me déresponsabiliser et me dire que de toute façon c'est la faute à la vie et que moi j'ai pas de chance et que je suis une grande victime car de toute façon ce discours ça va pas m'aider et ça n'enlève en rien l'impuissance que je peux ressentir sur le moment. Et je vous parle d'impuissance car moi j'ai eu un épisode avec mon dos qui est toujours un petit peu présent. Ça fait maintenant 8 ans que je souffre de douleurs chroniques au dos suite à la musculation à outrance avec des charges lourdes où j'ai eu plusieurs épisodes, donc dernier disque de sciatique, puis après ça s'est transformé en fait en des lombalgies chroniques. Et alors oui, il y a quelque chose de mécanique, il y a de l'inflammation. Alors maintenant au stade où j'en suis, il n'y a plus d'inflammation. Il y a plutôt quelque chose de psycho-émotionnel. Et en fait, mon dos me ramène toujours, alors je travaille justement sur cette partie, mais à une sensation d'impuissance. le bas de mon dos, quand en fait je me connecte tout simplement au bas de mon dos mais sans forcément faire un truc énergétique, quand je me connecte physiquement j'ai comme l'impression en fait d'avoir le corps coupé en deux, c'est à dire que j'ai comme l'impression de ne pas avoir accès à la totalité de mon corps et notamment bien sûr quand je fais de l'activité physique, là où ça me renvoie à un sentiment d'impuissance et quand je vais dans des épisodes justement inflammatoires, je vais avoir un feu qui me brûle et je vais ressentir en même temps un vide énergétique à ce niveau là, donc bien sûr je fais le nécessaire pour travailler sur ça physiothérapie, j'ai du kiné j'ai fait de la kinésiologie j'ai de la médecine chinoise ça avance tout doucement, ça s'améliore en réalité ça s'améliore énormément mais plein de fois je me suis senti impuissant et le plus dur dans tout ça c'était pas tant la douleur que mon dos me renvoyait tout simplement mais c'était de me dire moi Chris qui adore le sport qui adore le mouvement, la performance le dépassement de soi, bah là en fait je me sens comme une merde, je peux pas bouger où je suis immobilisé depuis un mois, où dès que je fais ne serait-ce qu'un étirement, mon dos m'envoie une douleur terrible et je me sens totalement impuissant. Et c'était justement cet instant-là. impuissance qui était douloureuse à reconnaître, douloureuse à accepter et je me rappelle encore il y a, allez, l'année dernière on était en mai-juin, j'ai eu une grande inflammation sur la partie sacro-iliaque mais qui oscillait en bas du dos et je pouvais plus bouger quasiment pendant un mois, un mois et demi et je me rappelle je suis sur le canapé, je regarde ma partenaire Chloé et là je lui dis franchement j'en peux plus, je me sens tellement impuissant et donc alors voilà, deux doigts de fondre en larmes tellement que j'étais au bout parce que ça fait, bah c'est long en fait, c'est une douleur chronique donc C'est un truc qui nous bouffe un petit peu au quotidien, quand ça réapparaît en tout cas. Et à part là, reconnaître mon impuissance et me sentir vraiment au plus bas, j'ai pas pu faire autre chose. Et je pense que ça m'a fait du bien, car ça a permis en fait, pour une fois, de reconnaître que je me sentais totalement impuissant, et que j'avais l'impression de ne pas pouvoir honorer mon guerrier, ou de ne pas pouvoir profiter de mon guerrier, et que tout simplement, la vie était aussi en train de m'apprendre que suite aux blessures que j'ai pu avoir, et suite peut-être au travail, qui n'a pas forcément été fait ou encore compris à ce niveau-là pour débloquer certaines choses, c'était aussi à moi de massagir et de trouver une pratique plus respectueuse justement de mon corps. Car dans mon quotidien, je voulais encore être ce Chris qui performe, qui va à fond, qui va courir à fond. Typiquement avant, je courais le 10 km en 38 minutes. Aujourd'hui, je peux maintenir l'allure, mais si je le fais, j'ai un dos qui est complètement dans l'inflammation le lendemain et puis je suis obligé de stopper pendant deux ou trois semaines, voire un mois. ce qui est pas du tout... En fait, ce qui ne fait pas sens, ce qui n'est pas du tout intelligent. Donc ça me confond à ce genre de choses. Et vous me direz, ouais mais ce n'est pas une finalité en soi, ce n'est pas grave, tu peux faire les choses différemment. Le truc c'est que quand on vit nous, l'impuissance, c'est un autre deal, c'est un autre game. C'est vraiment dur de soi à soi de se dire, en fait je me sens impuissant et je vais devoir reconsidérer les choses, les voir d'une façon différente et réadapter mon hygiène de vie, ce que je fais pour moi, mettre en place certaines choses pour accéder justement à cette face cachée. qu'il y ait aussi la puissance et me relever avec mes apprentissages et finalement continuer à profiter de mon corps, je ne vais pas dire dans une certaine mesure, mais d'une manière différente, peut-être en plus bonne intelligence avec moi-même. Donc ça, c'était un épisode. Mais des épisodes d'impuissance, j'en ai eu beaucoup. J'ai eu un moment des épisodes d'impuissance sur les finances. Quand je suis parti vivre en Australie il y a 7 ans, j'ai quitté l'expertise comptable, j'ai quitté Lyon, je suis parti en mode démission, j'avais quasiment rien avec moi, j'avais peut-être 2000 euros sur moi. Et à ce moment-là, je me suis lancé sur les réseaux. J'ai lancé mes premiers programmes de fitness, ça a un petit peu marché, mais ça m'a vite rattrapé pendant le voyage parce que vivre en Australie, ça a un coût, mine de rien. Et c'est là où, à plusieurs reprises, j'ai été face à des situations où j'étais en découvert, où je me sentais un petit peu démuni, j'avais l'impression d'essayer de tout faire, ou en tout cas de trouver des solutions à mon niveau, et ça ne fonctionnait pas, ou je vivotais. Et c'est une situation qui a duré facilement un à deux ans, et ça a créé des angoisses viscérales. C'était compliqué de dormir le soir, je me sentais totalement impuissant. Et en même temps, je n'avais pas envie de reconnaître que j'étais impuissant à ce moment-là. Je voulais contrôler le truc à fond, ne pas le ressentir, vraiment taire ce ressenti. Et donc, j'étais tout simplement en lutte permanente avec moi. Et en fait, c'était en train de créer beaucoup d'agitation émotionnelle en moi, mais surtout un épuisement émotionnel très dur à porter, très lourd à porter. Et bien sûr, comme j'étais à l'étranger, je n'avais pas envie d'appeler ma famille pour leur dire « En fait, j'ai fait le choix de partir à l'étranger, de quitter l'expertise comptable. » Et financièrement, c'est compliqué. Personne n'a envie de dire ça à sa mère ou à son père. On n'en parle pas spécialement à nos frères et sœurs. En tout cas, si vous avez l'occasion de le faire, c'est tant mieux pour vous et ça c'est vraiment cool. Moi je ne le faisais pas parce qu'en plus j'étais le frère aîné et c'est moi qui dois montrer l'exemple. En tout cas, je me suis persuadé de ça. Dans ma construction, on m'a fait un petit peu comprendre que j'étais le frère aîné et que je devais montrer l'exemple. Et puis, quand on quitte un pays, il y a des relations qu'on perd ou on s'éloigne. Il y a des amis qu'on perd ou qu'on voit que quand on rentre en France. Et parfois on ne se sent pas forcément de parler de ces sujets. Et quand on en parle dans le couple et dans l'intimité, souvent il y a des insécurités de l'un et de l'autre qui se déposent. On a peur d'insécuriser la partenaire, donc on le garde un petit peu pour soi. Et ça ramène une fois de plus à cette impuissance. Et comme je le disais au début de l'épisode de podcast, on peut vite se retrouver dans un isolement, un isolement émotionnel, un isolement social qui nous coupe du reste du monde où on se sent totalement impuissant. Et là, à ce moment-là, à part ressentir pleinement son impuissance, Et la pleurer un bon coup, la crier un bon coup, je vois pas tout à fait ce qu'on peut faire d'autre, si ce n'est mettre en place une routine qui nous fait du bien, se changer les idées, en effet il y a plein de petits outils qu'on peut utiliser, mais les petits outils c'est comme des petits pansements en fait, ça vient pas non plus régler l'origine du problème. Alors l'origine du problème de l'impuissance c'est pas le fait de se ressentir impuissant, bien sûr, mais pouvoir en tout cas déjà la ressentir, l'exprimer, et lui donner un espace pour qu'elle puisse circuler, c'est déjà bien, après en soi voilà. Il faut aller venir travailler sur la relation à l'argent, la relation que j'ai à mon corps, à ma performance. Là, c'est le vrai travail de fond qui démarre après ou pendant et qui va permettre d'évoluer en tout cas. Une petite leçon que j'ai compris, c'est que même si j'intellectualise tout ça avec ma tête et que je comprends que je me sens impuissant et que je le verbalise, tant que ce n'est pas profondément ressenti et que ce n'est pas exprimé émotionnellement, en fait, c'est juste compris. Mais c'est comme demain, vous travaillez sur un de vos traumas, vous le comprenez, vous arrivez à décortiquer la scène, mais tant qu'on n'a pas relâché le ressort qui se trouve à l'intérieur de vous, que ce n'est pas passé par le système nerveux, que ça n'a pas été régulé, le trauma n'est pas parti, il est toujours présent donc vous vous sentirez toujours en insécurité face à des situations de la vie qui vous représenteront des situations relativement proches de ce que vous avez pu vivre quand vous étiez traumatisé. Le sentiment d'impuissance, mais pour beaucoup de choses finalement, c'est un petit peu pareil. C'est un petit peu quand l'esprit rejoint le corps, qui rejoint le cœur, qui rejoint le champ énergétique, que finalement je peux être en alignement, et c'est bizarre de dire alignement avec l'impuissance, mais je peux être dans une forme d'alignement pour me donner la possibilité d'aller purger une bonne fois pour toutes cette impuissance et relever la partie inverse de la carte qui est la puissance et réaccéder justement à cette puissance souvent comme vous le savez on le dit après la tempête vient le bosan c'est pas pour rien qu'on dit ça, il y a une vérité par rapport à ça c'est juste que parfois on a envie d'avoir du contrôle sur la météo et on a envie que ce beau temps arrive d'un coup alors que parfois on peut être confronté à l'impuissance pendant des jours, des semaines voire des mois et au moins j'ai envie de l'accepter et au plus un sentiment latent qui reste présent et qui laisse même une charge résiduelle en moi et au plus j'apprends à l'accepter à le vivre et à trouver l'espace pour être aidé, pour demander de l'aide, pour engager une démarche, peut-être avec un thérapeute, ou pour venir en cercle d'hommes, pour venir mettre les mots sur cette impuissance et venir la vivre, et venir trouver un élan de fraternité qui va me permettre de reconnecter à quelque chose de fort à l'intérieur de moi, à quelque chose de très vertical, pour renouer à cette puissance. Et au plus, finalement, je me responsabilise et j'apprends à ne pas m'apitoyer de cette impuissance, car on est tous là, dans ce monde, à vivre des épisodes d'impuissance. plein de fois dans notre vie, on n'est pas seul dans notre quotidien, et une fois de plus ça n'enlève en rien le fait qu'on a le droit de ressentir cette impuissance, au contraire il faut pouvoir la ressentir, je le refais, au contraire c'est bon de pouvoir ressentir son impuissance il n'y a pas de il faut, vous en faites ce que vous voulez, mais plus vous vous permettez finalement de la ressentir et de vous foutre la paix avec ça et de partir du principe que c'est pas parce que vous vous sentez impuissant que vous avez moins de valeur que vous êtes un homme moins bien alors, petite nouvelle Vous êtes un homme faible et fragile, vous êtes des hommes faibles et fragiles, et vous êtes aussi des hommes forts et résistants. On est un petit peu tout et son contraire, et tant qu'on n'a pas forcément accepté ça, et ben on se perçoit qu'on est juste ce mec bien ou ce mec fort, et le jour où la vie nous présente une situation, où on est ce mec faible ou ce mauvais gars, ben là en fait toutes nos fondations sont en train de trembler, et on essaie de se raccrocher à une histoire qu'on se raconte depuis... de toujours, qui vient valider le fait que non, non, vraiment pas nous, on est ce mec bien ou ce mec fort. Donc plus j'accepte en fait toutes les nuances de mon arc-en-ciel, et plus je suis capable de tout égoutter. Alors oui, il y en a qui sont un peu moins, je dirais, savoureuses que d'autres, mais plus en fait j'apprends à avancer dans ma dualité d'homme, j'apprends à être un homme à la fois impuissant et puissant, j'apprends à me relever plus facilement des épisodes où je ressens de l'impuissance, parce que je sais que derrière se cache ma véritable aussi puissance, j'apprends justement à revenir dans une masculinité qui est beaucoup plus complète, je dirais. C'est ce que je fais un petit peu finalement en cercle d'hommes, c'est permettre aux gars de ressentir à la fois leur douleur, leur souffrance, leur impuissance, leur honte, leur colère, leur frustration, pouvoir la nommer, pouvoir l'exprimer, que ce soit avec des activités comme le breastwork, des cercles de paroles, des cercles de sincérité radicale, des moments en nature entre mecs ou des moments de confrontation avec les gants de boxe, mais aussi voir qu'on est aussi son contraire, qu'on est aussi la joie, on est aussi Le bonheur, qu'on ait aussi la lumière, le rayonnement, l'expansion, le charisme, le leadership, la gentillesse, l'empathie, qu'on ait vraiment toutes ces nuances justement de l'arc-en-ciel. Et pour finir avec un peu de structuration sur cette histoire d'impuissance, on pourrait finalement l'avoir en quatre phases. Alors j'avais préparé un petit truc, je vais essayer de le retrouver rapidement. On pourrait finalement avoir le moment où je suis dans l'impuissance et je vais être dans la reconnaissance de cette impuissance et donc là je vais passer en mode Harry Forcé. je me sens bloqué incapable d'agir tout simplement et il y a une forme de résignation ou de doute profond sur ma capacité à changer les choses, mais en soi à l'intérieur de moi, je sais que j'en ai vraiment la capacité, mais que je suis obligé d'accepter, d'accueillir ce qui se passe parce que pour l'instant, j'ai pas le contrôle sur la situation phase 2, la frustration donc là on est plus dans le réveil du feu intérieur où on sent que par rapport à cette situation je me sens pas aligné, j'ai pas posé mes limites j'aurais pu faire autrement et cette frustration, elle est nécessaire car la frustration elle pousse justement à vouloir autre chose, phase 3 la colère, donc là c'est un petit peu la repure avec l'ancien ou mon ancien celui qui prenait pas sa place, qui s'affirmait pas, qui a subi une situation injuste où il avait pas forcément le contrôle sur ça, et donc là il y a toute la colère qui se pointe, donc là on est dans la colère contre, et sur le moment c'est bon d'avoir de la colère contre quelque chose, mais au bout d'un moment ce qui va être intéressant c'est de venir dans la colère pour quelque chose, et ça ce sera la phase 4, mais voilà à ce moment là je suis dans ma colère, et je vois aussi toutes mes limites, c'est ça qui est intéressant, c'est que l'impuissance elle est là aussi pour nous montrer nos limites, et je peux... me sentir en colère, de voir en fait tout simplement mes limites, car j'aurais espéré mieux, et je peux même avoir de la colère contre moi et m'en vouloir, et c'est là où je dois faire attention de ne pas tomber dans le masochiste et commencer à dramatiser, à m'engluer dans un truc qui me dessert complètement. Et phase 4, on pourrait passer sur l'affirmation de soi, sur le fait de reprendre son pouvoir et de retourner la carte, et d'accéder à sa puissance, et de pouvoir dire non avec ça. Là, suite à la frustration que j'ai eue, maintenant je désire autre chose, suite à la colère contre telle chose, bah là maintenant je vais rediriger cette colère à faire quelque chose de porteur, quelque chose qui est plus aligné avec moi, pour m'affirmer, donc là ça va être de la colère pour avancer, et bien sûr on pourrait même ajouter une phase 5, au bout d'un moment c'est bien que ce sentiment de colère, cette émotion de colère, finisse par se diluer, car la colère c'est comme on dit un bon starter pour se lancer à long terme, moyen terme, c'est un mauvais carburant, ça finit un petit peu par nous ronger, et quand on est tout le temps en colère, Il y a un moment où, ne serait-ce que pour nous, notre système nerveux, notre physiologie, c'est pas bon. Ça crée beaucoup d'inflammations, beaucoup de dégâts intérieurs. Donc c'est important derrière de pouvoir partir sur quelque chose de plus apaisé et de revenir dans un cycle de puissance où on se prend en charge, on se responsabilise, on voit nos qualités, on voit nos forces. Ça n'empêche pas qu'on peut voir aussi nos failles et nos défauts. Une fois de plus, on essaie d'être duel, mais on repart dans un nouveau élan créateur jusqu'au prochain épisode d'impuissance. mais ce qui est intéressant c'est qu'entre temps on a appris justement à naviguer avec cette impuissance en tant qu'homme et qu'on commence à l'apprivoiser et pas à la rejeter en disant « Non, c'est bon, j'ai travaillé une fois, tu ne reviendras plus parce que la vie s'amusera. » Alors, s'amusera pas, elle ne s'amuse pas, mais la vie est faite de sorte, et ce n'est même pas la vie, c'est nous sommes composés et faits de sorte que nous nous confronterons une fois de plus à notre propre impuissance. C'est finalement plus nous qui la manifestons, entre parenthèses, qu'ils amenons à nous plus que la vie. qui le fait elle-même, c'est juste qu'une fois de plus tout part de nous, et là où je ressens de l'impuissance et que j'ai l'impression que la vie me montre de l'impuissance, peut-être que mon voisin à côté il est dans sa meilleure des vies, il ne ressent pas du tout de l'impuissance, alors que pourtant on est globalement dans la même situation. Donc c'est juste ma vie, ce que je ressens moi, ce que je vois, ce que je perçois, ce que je perçois de moi, et donc comment je peux cette fois-ci mieux naviguer, parce que je commence à mieux connaître le goût de l'impuissance dans ce fameux arc-en-ciel qui me compose. Donc voilà, j'espère en tout cas que c'est un épisode de podcast qui vous parlera, vous fera du bien. Si vous êtes dans un moment d'agitation émotionnelle, j'espère que ça permettra de mettre des mots sur quelque chose, sur une frustration, sur une colère, sur une impuissance, sur une émotion refoulée, sur quelque chose qui n'est pas nommé, sur un espace qui n'est pas présent et qui fait que vous vous sentez isolé, socialement seul. Donc j'espère que ça vous fera du bien et j'espère que vous aurez pris plaisir à écouter cet épisode de podcast. N'hésitez pas à mettre une review, un commentaire ou en tout cas une note sur la plateforme d'écoute que vous avez, que ce soit Apple Podcast, Spotify ou Deezer. Et puis je le rappelle prochainement, j'ai trois cercles d'hommes qui arrivent, le prochain ça va être à Bali en avril du 26 au 30 avril, et j'ai encore de la place, vous avez le lien directement dans la description de l'épisode de podcast. Il y a un cercle d'hommes du 7 au 10 juillet qui est déjà complet en France, et c'est pourquoi j'en ai lancé un deuxième du 20 au 23 juillet, j'ai lancé les inscriptions récemment, et la moitié des places, plus de la moitié des places sont déjà parties, donc si ça vous intéresse d'expérimenter un cercle d'hommes prochainement et de venir justement travailler sur votre masculinité, de rencontrer aussi d'autres hommes qui vont avoir des histoires, des visions différentes des vôtres, mais sûrement des blessures communes aux vôtres, et venir dans cet élan pour pouvoir avancer ensemble, revenir à une masculinité dans laquelle on se sent apaisé, dans laquelle on se sent à notre place, dans notre axe. N'hésitez pas justement à venir découvrir les cercles d'hommes, que ce soit à Bali ou que ce soit en France très prochainement. Prenez soin de vous, et on se retrouve la semaine prochaine pour un prochain épisode de podcast. A très vite !