Speaker #0Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien. On se retrouve dans un nouvel épisode de podcast dans l'éveil du masculin. Aujourd'hui j'aimerais vous parler de la phase de seuil identitaire. Quand on atteint un plateau, quand il y a de la frustration, quand il y a de l'écart identitaire, quand on se lève le matin et on se dit mais qu'est-ce que je fous dans cette vie, qu'est-ce que je fais là ? J'ai essayé de tourner cet épisode de podcast plusieurs fois et comme à mon habitude j'ai envie d'être dans le contrôle et la maîtrise, donc je l'ai recommencé plusieurs fois. Donc là je me fous la paix et puis voilà, j'y vais et on voit où... ça nous mène. Si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est que moi-même j'ai atteint une phase de seuil assez phénoménale en 2026. C'est pas la première, donc j'ai l'habitude. Bien sûr, c'est complètement identitaire. Et je pense, pour ma part, que c'est aussi lié à mon travail. Le fait d'avoir, alors d'être déjà entrepreneur, d'avoir un travail où je suis un peu mon propre produit ou l'image de ma marque, ça amène un truc identitaire beaucoup plus intense. Ce qui fait qu'en fait, les phases de seuil arrivent, je dirais pas assez souvent, mais elles arrivent correctement. Et là, cette année, en 2026, ça s'est présenté en début d'année, j'ai pris une décision qui était importante pour moi, que j'ai respectée, et ça s'intensifie là depuis le début de l'année, et au mois d'août, j'ai atteint vraiment le plateau, où je me suis dit, en fait là, je suis dans la phase de seuil, et dans cette phase de seuil finalement, je suis pleinement dedans, qu'est-ce que je peux m'apporter ? Comment je peux me traiter dedans ? La phase de seuil, ce qui est difficile, c'est qu'on est dans une transition. C'est-à-dire qu'on n'a pas la clarté absolue pour savoir ce qu'on a envie de faire ou comment on a envie de partir ou c'est quoi l'étape d'après. Et en même temps, on ressent dans tout notre corps qu'on a besoin de lâcher quelque chose, qu'on a besoin de lâcher un truc qui est plus aligné ou qui ne correspond plus à ce qu'on recherche. Et donc, on se retrouve un petit peu entre deux chaises. Et c'est désagréable parce qu'à ce moment-là, il y a de la frustration. on peut ressentir de la colère, on peut être triste, on peut se sentir seul, il y a de l'anxiété ou de l'angoisse qui peut remonter. Moi personnellement, j'ai eu la phase de frustration, il y a eu la colère qui est venue pour me mettre en mouvement, mais j'ai senti que ce n'était pas suffisant. Il y a eu une phase de tristesse où je me suis senti seul. Avec la solitude, il y a des angoisses qui remontent, qui me confrontent à beaucoup de choses et je ressens le besoin tout simplement de m'autoriser à... vivre ce qui se passe à l'intérieur de moi et à pas en faire un programme de je dois ressentir ma solitude, mon angoisse et je dois appliquer des choses qui vont me permettre de me sentir bien après, donc là la phase de seuil en gros c'est t'es en transition tu vis la palette d'émotions t'as pas de contrôle sur ça, tu sais que tu te prends en charge quand même et que tu prends soin de toi et que t'es bienveillant avec toi, que tu te donnes le cadre et l'environnement et les relations autour de toi qui sont nécessaires pour que ça puisse aller quand ça tangue, mais c'est une phase voilà faut le dire qui est pas agréable Et là, j'ai une opportunité, c'est que je vais aller courir un trail ce week-end. Alors je vous parle beaucoup de moi, je vous donne un petit peu comment moi je processe la phase de seuil. Je vais aller courir le Mondalica Trail à Lombok, qui n'est pas très loin de Bali. On part sur 52 km, et pour une fois, je me suis dit, pas de dépassement. Habituellement, Chris, c'est dépassement de soi, contrôle, maîtrise, all-in, on va faire une très bonne perf. Si on peut faire un podium, on le fait. Là, je me suis dit, c'est pas l'intention du trail. Dans cette phase de seuil et pour cette rentrée, je vais juste m'autoriser et m'offrir le fait de me laisser traverser. Me laisser traverser par toute l'aventure, par les difficultés, par les paysages, par ce que je vais partager avec mon binôme parce que je cours à chaque fois avec un binôme en trail, par toutes les émotions qui vont remonter. Si je dois pleurer pendant 52 km, je vais pleurer pendant 52 km. En gros, je m'autorise à me laisser vraiment traverser parce que c'est ce que je ressens en ce moment. Pour vous donner un petit peu ce qui se passe pour moi dans la phase de seuil, c'est comme si ces dernières années j'avais parfaitement intégré mon archétype du guerrier, je parle souvent des archétypes du masculin, du mec qui est discipliné, qui se donne un cadre, qui a de la structure, qui peut être compétitif, qui s'entretient, qui fait le nécessaire, mais qui est beaucoup dans le contrôle finalement et qui ne se laisse pas toujours traverser par la vie. Et ce que j'ai pas trop travaillé sur ces dernières années, c'est plutôt mon amant. L'amant, c'est plutôt l'archétype qui se laisse traverser par la vie, qui se laisse traverser par les émotions, par la nature, par les rencontres, par la poésie, par l'art, par toute chose. Et là, ce que j'ai l'impression en fait d'être, c'est plutôt un guerrier asséché. C'est-à-dire qu'il est tellement asséché que l'armure, elle a commencé à bien rouiller et que le feu, il commence à être vraiment épuisé. Pourtant, c'est bizarre, je suis en pleine forme. Je suis très reposé, je sais que je peux performer, continuer à me dépasser, mais je sens que mon feu, il a complètement disparu. Et je sens le besoin de reconnecter à... à mon amant. Donc moi, ma face de seuil, je la vis un petit peu comme ça. C'est comme si d'un coup, je rentrais dans une nouvelle temporalité qui me demandait de venir embrasser et jouer une nouvelle facette de moi. Quelque chose que j'ai pu refouler par moments ou que j'ai mis de côté parce que je jugeais ça pas important. Et ce qui est marrant, c'est que cette histoire d'amant, elle m'a fait prendre du recul sur beaucoup de choses parce que l'amant, il est lié à beaucoup de choses. Il n'est pas lié à se laisser traverser par... par les émotions ou par la vie, il est lié aux relations, aux interactions, à la relation de couple, il est lié à l'expression de soi, de ce qu'on ressent, il est lié à plein de choses. Et en fait, ça m'a permis de prendre du recul et de voir que dans mon quotidien, j'étais en permanence comme un petit guerrier en train de vouloir bouger des petites lignes, et notamment dans mon travail, et de jour en jour, je bougeais des petites lignes et en fait je voyais qu'il ne se passait rien. Il n'y avait pas de changement. Et j'ai dû prendre vraiment du recul, dézoomer et revenir sur ma vie de manière plus globale pour comprendre qu'en fait, ce que j'avais besoin de bouger, c'était une grande ligne. Et une grande ligne qui n'était pas forcément au niveau du travail. Et donc là, j'ai bougé récemment une grande ligne qui me met en... Je ne vais pas dire en difficulté, mais qui me confronte et qui me met face à beaucoup de choses propres à moi et sur certains rapports que je peux avoir. à certaines choses, et je sens que pour le coup, il se passe déjà beaucoup plus de choses. Et je pense que dans la phase de seuil, parfois, là où on peut s'aider, c'est d'arrêter de venir chipoter avec des petites lignes qu'on a envie de bouger, qui ne changent pas du tout la phase de notre monde, et de venir prendre du recul, de venir se donner un souffle, de prendre le temps déjà d'être dans la transition et de pas forcément trouver une solution immédiatement à ce qu'on vit, mais... prendre ce recul nécessaire et de voir un petit peu quelles sont les grandes lignes de notre vie et quelles sont les grandes lignes finalement qui sont un peu encombrées, obstruées, et qui font qu'en fait après ça va venir sur l'ensemble des lignes en fait, ça va venir un petit peu bloquer le tout et en fait finalement, quelles lignes il y a besoin de bouger, et après comment la faire bouger, la bouger donc la ligne en question, et puis voir après Bye ! Qu'est-ce qui va venir nous traverser une fois qu'on a bougé cette ligne ? Est-ce que je peux vous donner un exemple concret ? Oui. Ça pourrait être par exemple, je vais prendre le travail, ça pourrait être aujourd'hui vous êtes entrepreneur, vous travaillez avec un certain type de personnes et vous avez atteint une phase de plateau de saturation et aujourd'hui vous avez un petit peu trop évolué par rapport aux personnes que vous accompagnez et vous vous êtes dépassionné de ce que vous faites et donc il y a vraiment un écart et vous prenez plus vraiment de plaisir. même si ça fonctionne. Et pour le coup, vous faites les choses pas de moins en moins bien, mais un petit peu moins avec le cœur. Et bouger une petite ligne à ce niveau-là, ça va être peut-être, allez, je vais leur proposer quelque chose de différent, ou je vais tout simplement renouveler l'accompagnement, ou je vais changer mon tarif, ou voilà, bouger une petite ligne en fait. Et vous pouvez bouger des petites lignes tous les jours, mais vous sentez que finalement, il y a un truc qui... fonctionne pas. Et vous prenez un peu de recul, et vous voyez qu'en ce moment, en fait, je sais pas, au niveau familial, au niveau relationnel, c'est un peu compliqué, il y a une grande ligne qui vous convient pas, dans laquelle vous vous retrouvez pas, et vous vous sentez un petit peu bloqué, et là, vous prenez ce recul, et vous vous dites, bon bah, là, cette ligne, je vais la bouger, ça va me demander du courage, ça va me faire flipper, mais je sens que j'en ai besoin. Et par exemple, voilà, je vais couper les ponts avec telle personne de ma famille parce que ça me draine, parce que je sens que c'est pas juste pour moi, parce que je me sens pas respecté dans la relation, parce que j'ai beau lui dire ce que je ressens, elle le comprend pas et donc voilà, je coupe les ponts. Et là, vous avez bougé une grande ligne qui n'avait rien à voir avec votre business et bizarrement, bon bah ça vous fait bouger, vous vous laissez traverser par certaines choses et vous revenez dans votre activité pro. et d'un coup vous avez l'impression d'avoir les solutions à vos problèmes ou vous avez l'impression d'avoir libéré un espace qui vient en fait libérer un nouvel espace ou qui vous donne plus d'énergie pour faire les choses autrement ou qui vous redonne une forme de vitalité dans ce que vous faites et une forme de foi par rapport au client que vous êtes en train d'accompagner en ce moment. Voilà, c'est pour vous donner un exemple. Ce n'est pas un exemple parfait, ça pourrait être un autre exemple, ça pourrait très bien fonctionner. Moi j'ai été un petit peu confronté à ça, alors je ne suis pas du tout dans cet exemple-là. mais vraiment pas du tout, c'est pour ça que j'ai pris du temps à le créer ça a été à un autre niveau mais pour le coup dans cette phase de seuil c'est ce que je vous dis Il y a vraiment cette notion pour moi aussi d'écart identitaire, c'est-à-dire qu'à un moment il y a vraiment un écart, un delta entre qui je suis, ce que je fais, ce que je propose, ce que je pense, à quoi ressemble ma vie et le miroir que me renvoie ma vie, tout simplement. Et donc rapidement vous pouvez pas tricher avec vous, si vous êtes honnête et que vous vous regardez en face et que vous laissez remonter ce qui doit remonter, vous savez quand vous êtes frustré, quand vous êtes en colère, quand vous n'êtes pas heureux, quand vous n'êtes pas épanoui. Et sans être dans une histoire de recherche, de réussite ou de course à l'abondance ou de je ne sais quoi. Donc moi la phase de seuil, voilà, comment je la vis ? En gros, ça part un peu dans tous les sens, mais je la vis dans le fait déjà de revenir au corps, être moins dans la tête, et donc ça passe par, une fois de plus, toutes mes pratiques que je fais pour moi au quotidien, tout ce qui va être respiration. Là en ce moment j'ai repris mes routines à fond. D'une, parce que ça m'importe de la sécurité. De deux, parce que ça me permet... De bouger mon corps, de le mettre en mouvement, de ressentir ce qui se passe au niveau de mon corps et de pouvoir tout simplement faire circuler ce qui se passe, parce qu'il y a des tensions. Naturellement, vous le savez, les maux émotionnels se transforment aussi en tensions physiques. Je fais énormément de respiration en ce moment. J'ai facilement 15 minutes chaque matin de respiration. Respiration somatique, où je pars sur la méthode Rebirth. Ça me permet de venir réguler le système nerveux. Et ça me permet aussi de venir jouer sur mes anxiétés, ça me fait énormément de bien, ça me permet vraiment de réguler pas mal de choses. Et puis je me permets de faire du sport mais de ne pas en faire en excès parce que le sport c'est quand même un stress pour l'organisme, donc j'essaie de modérer les stress. Et puis là comme j'ai eu la fin de prépa et que je devais être prêt et dispo pour le mandalica, je suis en phase de décharge. Donc il y a vraiment revenir au corps. La deuxième chose dans la phase de seuil c'est, j'essaie immédiatement de ne pas trouver une solution. Parce que souvent la phase de seuil c'est quelque chose qui prend du temps, c'est une phase de transition, on n'a pas forcément la clarté nécessaire pour prendre une décision et bouger d'un coup ce qui ne nous convenait pas. La troisième chose c'est vraiment j'essaie de m'entourer, de ne pas rester seul. La solitude c'est vraiment un peu un poison dans la phase de seuil, ça nous met dans une forme de rumination face à nos insécurités. Heureusement je suis suivi en thérapie, heureusement j'ai un super entourage autour de moi. Et un autre point qui est important pour moi, c'est le fait de venir arrêter de bouger des petites lignes en pensant que c'est ce qui va changer la donne, et de prendre le temps de revenir sur quelque chose de beaucoup plus macro que micro, de voir l'image dans son ensemble, et de voir peut-être la grande ligne, le canal qui est bloqué, qu'on n'a pas envie d'affronter parce qu'il fait flipper, mais qui pourrait faire un mouvement intelligent et qui pourrait remettre en perspective beaucoup de choses. sans vouloir changer toutes les petites lignes en fait. Donc ça c'est un petit peu comment je gère la phase de seuil. Bien sûr, un cinquième point qui est valable, c'est je me fais accompagner. J'ai une thérapeute, et quand on est de façon accompagnant, c'est important d'être aussi accompagné, c'est hyper important. Et donc ça me permet d'avoir un espace qui est safe pour moi, où je peux globalement tout dire, où je peux venir tout déballer, et ça m'aide énormément. Je ne pensais pas cette année que la thérapie m'aurait autant aidé. après des années avoir cheminé sur moi. Donc podcast c'est un petit peu spécial car je vous parle beaucoup de moi, de comment je gère la phase de seuil, mais c'est quelque chose qui nous arrive tous, vers 30, 35 ans, 40 ans, 45 ans, un peu à n'importe quel stage de la vie. Ça arrive vraiment dans l'adolescence ou quand on est jeune, ça arrive plutôt une fois que tout est formé, qu'on a un petit peu de recul et qu'on voit que finalement il y a vraiment un écart entre ce qu'on veut et la réalité. Et c'est complètement légitime. de vivre une phase de seuil. Ça ne fait pas de nous une mauvaise personne, ça ne fait pas de nous quelqu'un de problématique ou de girouette. Au contraire, ça fait quelqu'un qui a la capacité à se renouveler. Je pense qu'il n'y a que les cons qui ne se renouvellent pas et qui restent sur les mêmes choses et qui continuent à proposer les mêmes choses toute une vie. Alors c'est peut-être un petit peu dur ce que je dis, mais le renouvellement, il fait partie de l'humain. Il suffit de voir notre société à quel point elle se renouvelle sur tellement d'aspects. Comment on ne peut pas nous se renouveler à travers ça et être touché et que ça crée justement parfois des choses positives comme très négatives. Donc c'est complètement normal d'avoir des phases de plateau, des phases de seuil. Le tout c'est de savoir les recevoir finalement et de savoir les traverser parce qu'une phase de seuil ça peut durer longtemps. Et je pense qu'il y a des personnes des fois qui restent bloquées dans une phase de seuil pendant des années et je pense que ça crée beaucoup de frustration, de rancune, d'aigreur. On en veut un petit peu au monde, mais en fait on s'en veut finalement beaucoup à soi. Et je pense qu'une phase de seuil ça se franchit pas en un jour ni en une semaine. Je pense que moi la mienne honnêtement si je dois prendre du recul, je pense qu'elle a facilement 8 mois à 1 an. Et elle m'a pris du temps parce que j'ai déjà mis du temps à comprendre que j'étais dans une phase de seuil. J'ai mis du temps à mettre en place déjà certaines choses. J'ai mis du temps à comprendre que ça allait mettre du temps à passer. Et j'ai mis du temps à comprendre que ça allait être hyper important. la façon dont j'allais me traiter dans cette phase de seuil pour pouvoir la traverser, je dirais pas en douceur, mais en étant dans mon équipe, avec moi-même. Donc voilà. J'espère en tout cas que ça vous parlera. J'espère que si vous êtes dans une phase de seuil, dans une phase de plateau, vous trouverez des éléments qui vous feront du bien dans cet épisode de podcast. Et n'hésitez pas à partager ce podcast si vous pensez à une personne qui est un petit peu dans une phase de seuil et qui a besoin de l'entendre pour retrouver un petit peu de la foi. dans cette phase de seuil et arriver à avancer malgré le fait qu'elle n'est pas forcément la réponse à ses problèmes tout de suite. Prenez soin de vous et on se retrouve dans un prochain épisode de podcast dans l'éveil du masculin.