Speaker #0Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien, on se retrouve sur l'éveil du masculin. Ça fait depuis un moment que j'ai pas pris le micro ici, j'ai regardé le dernier épisode de podcast qui date de 6 mois, donc je me sens un petit peu rouillé, mais je suis content de revenir en 2026 et de vous proposer prochainement des nouveaux épisodes. Alors j'étais tenté de faire un petit peu un bilan sur mon année 2025, mais un petit peu de flemme par rapport au bilan, il y a tellement de choses à dire, je prendrais peut-être le temps de le faire une prochaine fois, ou peut-être des épisodes liés à l'année 2025. Et là, tant qu'à faire, je me suis dit pourquoi pas rentrer directement dans le vif du sujet avec un épisode sur la frustration sexuelle. Un sujet que j'imagine parle à beaucoup de personnes, beaucoup d'hommes, beaucoup de femmes certainement aussi, car souvent elle est vécue des deux côtés, rarement d'un côté. Et avant toute chose alors, je vous souhaite une très bonne année 2026, le meilleur sur tous les plans, beaucoup d'amour, beaucoup de soutien, beaucoup de soutien dans ce que vous souhaitez entreprendre, beaucoup de réussite dans vos projets professionnels. et personnelles, et je vous souhaite aussi de très belles opportunités avec des relations qui vous nourrissent, dans lesquelles vous vous épanouissez au quotidien. Et alors avant toute chose, je lance une immersion très prochainement, masculine, qui sera en France du 4 au 8 mars 2026 à Chasselet. Donc pour ceux qui seraient intéressés pour venir faire un cercle d'hommes, faire une immersion sur plusieurs jours, pour venir travailler sur eux, rencontrer d'autres hommes, se dépasser et grandir dans une masculinité qui est... consciente et qui épanouit dans ses rapports, je vous mets directement le lien dans la description de l'épisode de podcast. Alors, je ne l'ai pas fait, la petite introduction, mais comme d'habitude, l'intention de ce podcast, c'est d'apporter des partages d'expérience, des conseils et des pistes de réflexion au sujet des problématiques et des défis qui concernent les hommes et leur épanouissement personnel. Mon souhait est d'aider chaque homme à marcher vers un masculin plus conscient et plus épanoui. Bon, gros sujet aujourd'hui, comment gérer la frustration sexuelle ? Alors, ça va être un sujet qui part de... de moi, c'est pas un livre que je vous lis, donc ça va être lié à mon expérience sur ces dernières années, j'ai fait pas mal d'épisodes sur la sexualité masculine, je vous mettrai aussi le lien directement dans l'épisode de podcast, il y a peut-être une dizaine d'épisodes qui traitent un petit peu de tout, de transmutation sexuelle, de pornographie, du désir féminin, donc n'hésitez pas à aller faire un tour dans cette playlist. Et pour le coup, pour revenir à ce sujet, alors voilà, ça sera lié à mon expérience à moi, lié aussi mes dix années de relation de couple, là je pars sur ma onzième année, plutôt content et fier de ça, donc voilà, c'est aussi à prendre avec du recul, bien sûr c'est un podcast qui s'adresse aux hommes, mais je pense que les femmes aussi pourront se retrouver dans l'épisode de podcast ou comprendre aussi les hommes, et donc voilà. Alors un premier point que j'aimerais aborder avec vous, c'est quelque chose que j'ai remarqué notamment cette année en 2025, l'année dernière en 2025, et j'en ai beaucoup parlé avec ma partenaire. Et le premier point que j'aimerais aborder, c'est vraiment le besoin de se soulager. Pourquoi je vous parle du besoin de se soulager ? Car pour moi, il y a vraiment deux choses qui vont être différentes dans le rapport qu'on peut avoir à notre partenaire. Il y a le fait de vouloir vivre un moment connecté à elle, d'être à l'écoute d'elle et d'être vraiment dans l'échange, que finalement, se retrouver plus dans une énergie de soulagement et que ça soit perçu par notre partenaire et qu'on soit un peu dans une énergie de personne insistante. voire même libidineuse, donc personne libidineuse qui pue un peu la libido, qui a besoin de sexe et qui le fait ressentir via peut-être son toucher, via le fait de regarder la personne qui est en face, le fait de se comporter d'une certaine façon. Et en gros, cette énergie de soulagement, ce qu'on a pu remarquer en tout cas dans la relation de couple que j'ai, c'est que c'est une énergie qui ne donne pas envie. C'est une énergie en général qui est un petit peu gluante. qui met la pression à l'autre, qui donne l'impression à l'autre que c'est un peu un devoir, le sexe, et que la personne qui est en face est là un peu pour combler nos besoins. Et donc la personne le ressent assez rapidement, énergétiquement, on le ressent quand une personne n'a pas forcément envie d'avoir un échange avec nous, mais a plus envie de nous prendre quelque chose pour se soulager, combler son besoin à elle. Et donc ça, bien sûr, cette énergie de soulagement, elle est souvent, voire très présente, quand on est en manque, quand on est en frustration sexuelle. C'est un peu l'énergie qui va se manifester et j'aimerais pas juste pointer ça du doigt mais j'aimerais peut-être apporter une solution à ce niveau. Moi ça a fonctionné pour moi parce que ça m'est arrivé à plein de moments dans ma vie de couple d'être frustré sexuellement, d'avoir peu de rapports sexuels et de remettre en question ma relation de couple, ma sexualité et de le reprocher en tout cas à ma partenaire. Et là en fait maintenant... Quand je vais être, par exemple, quand je vais avoir de la frustration sexuelle, parce que ça peut arriver que par moment on n'ait pas de rapport sexuel, pour x raisons, parce qu'on n'est pas forcément dedans, parce qu'il n'y a pas forcément de libido, car il y a beaucoup de stress au quotidien. Pour le coup, je vais prendre toujours, en fait, je vais faire toujours un pas de recul pour venir voir, avant même de venir... en contact de ma partenaire, dans quelle énergie je suis ? Est-ce que je suis dans l'énergie du mec qui est frustré, et donc qui a envie de se soulager, et donc qui a notamment envie de prendre quelque chose à sa partenaire, et qui n'est pas finalement en connexion avec elle ? Ou est-ce que non, je suis dans une énergie de connexion ? Ce qui fait qu'en général, quand je suis dans une énergie de connexion, je suis beaucoup plus réceptif, et quand je vais aller m'adresser à ma partenaire, le fait qu'elle me dise non, que ce ne soit pas le bon moment, ou qu'elle ne soit pas dedans, ou qu'elle n'ait pas de libido, Je vais être... aussi beaucoup plus dans la compréhension, dans l'empathie et je vais me mettre aussi beaucoup plus facilement à sa place. Alors que quand je suis dans l'énergie de soulagement, je suis souvent centré sur mon besoin que j'ai besoin de combler et donc je vais être beaucoup moins dans l'empathie et en général ça va, alors pas forcément partir au clash, mais je vais me sentir plus, comment dire, comment je pourrais dire ça ? Je vais me sentir plus refusé, on va dire, de l'intérieur. Et pour le coup, je vais commencer à alimenter quelque chose de négatif, je vais le projeter sur ma partenaire, on va en général s'embrouiller et ça ne va pas faire avancer du tout la relation. Donc la solution maintenant pour moi, c'est que quand je suis dans cette énergie de soulagement pour x raisons, je fais un pas de côté et je prends le temps de sonder cette énergie et je prends le temps de me dire que si je rentre avec cette énergie dans le rapport ou en contact de ma partenaire, que ce soit par des paroles valorisantes, de la tendresse, un câlin sous la douche. je sais que je vais faire peser quelque chose sur elle, que je vais créer une forme de redevabilité, que ça va pas lui donner envie, qu'elle va le sentir et que dans tous les cas ça fonctionnera pas. Donc souvent moi ça me permet de redescendre un petit peu et aussi d'être un peu plus à la place de l'autre et me dire en fait là c'est pas le bon timing pour elle, ou elle est pas dedans ou elle en a tout simplement pas envie et de me dire bon bah voilà passe ton tour tout simplement et tu redescends, tu reviens dans une énergie de connexion et peut-être que la connexion sur le moment, c'est juste d'avoir un échange, de pouvoir... parler de certaines choses, de se faire un câlin sur le canapé, ou éventuellement de communiquer par rapport au fait d'avoir envie d'un contact avec la personne, mais de vraiment être dans cette énergie de connexion plus que de soulagement. Voilà, ça c'est un premier point, peut-être que ça vous parlera en tant qu'homme, cette fameuse énergie de soulagement, c'est un petit peu l'énergie de j'ai besoin de prendre un Doliprane, j'ai besoin de consommer quelque chose pour vraiment éteindre un petit peu le feu ou la libido ou le désir que j'ai, parce que sinon je vais un petit peu exploser. Un autre point que j'aimerais aborder, c'est bien sûr le fait de consommer de la pornographie comme une béquille pour temporiser ou pour combler notre frustration sexuelle. Souvent, ça nous maintient dans cette énergie de soulagement. C'est souvent de courte durée quand on va consommer de la pornographie. Et ça va bien sûr jouer sur le circuit de la récompense, jouer sur les dopamines. Et une fois que les dopamines vont cracher, on verra que finalement on n'est pas comblé. En plus, on n'est pas forcément dans l'acte sexuel ou l'intimité physique avec notre partenaire. C'est plus de manière un peu dérobée sur le côté. et je dis pas qu'on a pas à se faire plaisir sur le côté mais il y a deux choses différentes de choisir délibérément de j'ai envie d'avoir un moment seul et me faire plaisir sur le côté et vraiment en conscience et j'ai envie de partager un moment avec ma partenaire je n'y arrive pas et je vais aller combler tout ça avec la pornographie et finalement je vais revenir aussi dans ma relation avec un petit peu ces attentes, cette projection parce que la pornographie nous conditionne énormément j'en ai fait un épisode de podcast il y a fort longtemps sur un petit peu tous les aspects négatifs de la pornographie et je vous invite à le découvrir il sera dans la playlist que je vous ai mis en... en lien dans l'épisode de podcast. Et donc voilà, pourquoi je vous parle de pornographie ? Car il y a aussi ce côté un petit peu addictif, c'est-à-dire qu'on y retourne facilement, on utilise ça comme une béquille. Et le problème avec la pornographie, c'est que ça ne nous fait pas aller au fond du problème, justement. Ça nous fait juste temporiser. Puis finalement, on se sent un petit peu merdeux, parfois on culpabilise, et il y a une forme de tristesse qui peut s'installer, où on a l'impression un peu de passer justement de... à côté de notre sexualité et du rapport qu'on pourrait avoir avec notre partenaire, du véritable échange qu'on pourrait avoir en tout cas avec notre partenaire. Et donc souvent, en tant qu'homme et j'imagine peut-être aussi en tant que femme, on a tendance à avoir recours à la pornographie. La pornographie, ce n'est pas un remède, ce n'est pas un pansement, c'est quelque chose qui nous fait plus de mal qu'autre chose. Une fois de plus, et là je parle vraiment de la pornographie mainstream, ça nous conditionne énormément. et revoir son rapport à la pornographie, et se dire qu'en fait, quand je suis frustré, je peux avoir d'autres modalités pour... réguler cette frustration et passer à autre chose, c'est quelque chose à reconsidérer. Et donc c'est peut-être la solution que j'aurai à ce niveau-là. Moi c'est quelque chose que j'ai mis en place il y a un petit moment et qui a bien fonctionné pour moi. J'en reparlerai peut-être prochainement. C'est en fait tout simplement un reboot de la pornographie, donc plus de pornographie pendant des mois et des mois et des mois, plus de masturbation aussi pendant un moment, vraiment pour... Sortir, on va dire, de ces conditionnements sur le fait de tout simplement sexualiser la femme, le fait d'être dans cette énergie un peu de prédation, de soulagement, ce qui m'a fait énormément de bien, qui a permis de revenir à ce que je dirais un peu ma libido originelle et de voir que mon besoin n'était pas si important que ça à partir du moment où je revenais à quelque chose de moins conditionnel. donc j'en parlerai très prochainement je pense que j'en ferai un épisode de podcast en espérant vous apporter plus de clés à ce niveau là mais en tout cas voilà, la pornographie c'est une béquille qui ne vous aidera pas ça fera passer votre frustration que pendant un moment et vous le savez très bien et derrière vous risquez d'y retomber ou de le projeter tout simplement dans votre relation de couple et donc un autre point pour rebondir sur cet aspect, comme je le disais avant on ne met pas forcément des choses en place pour transmuter cette frustration Ou à défaut, on utilise des béquilles, comme la pornographie, le tabac, les jeux vidéo, tout ce qui va en fait un petit peu stimuler la dopamine pour nous soulager. Et en fait, ça vient juste pointer du doigt qu'on ne se prend pas en charge émotionnellement sur ce fameux sujet, et donc le sujet de la frustration sexuelle. Donc je ne vous dis pas d'engager une thérapie sur la frustration sexuelle, mais souvent, on ne prend pas le temps d'aller creuser qu'est-ce qu'il y a derrière cette frustration. On ne prend pas le temps de se poser tout simplement avec cette frustration et de l'accepter à un certain niveau, de vraiment la ressentir. et d'aller pourquoi pas l'introspecter pour la comprendre. On ne prend pas forcément le temps de voir les modalités qu'on a qui pourraient nous faire du bien, comme peut-être la respiration, le bain froid, le fait de communiquer tout simplement sur des sujets importants dans sa relation de couple, le fait d'aller promener son chien ou peu importe. On ne prend pas le temps en fait de trouver un petit peu nos alliés dans ces moments-là. Et pour revenir sur l'idée de « on ne prend pas le temps de se prendre en charge émotionnellement » , parfois il y a peut-être un mal-être à l'origine quand on tombe dans la pornographie. Le problème, c'est pas la pornographie en soi. La pornographie, c'est une conséquence qui va induire d'autres conséquences sur le plan physiologique, sur le plan émotionnel, sur le plan aussi du circuit de la récompense. Mais souvent, c'est qu'avant et à l'origine, il y a quelque chose certainement qui ne va pas. Et ça serait intéressant justement d'aller voir qu'est-ce qui ne va pas. Est-ce que c'est notre vision de la sexualité ? C'est notre rapport au sexe ? C'est notre rapport à la performance ? Aller en fait questionner ces endroits en nous. Et ça peut être fait en effet en thérapie. Moi, c'est quelque chose que j'ai fait. qui fait du bien, qui permet de relativiser, de dézoomer, de se désidentifier à un certain niveau d'une sexualité par exemple performative pour un homme, et qui permet de remettre un petit peu la pendule à l'heure en fait. Donc c'est vraiment quelque chose que je peux vous recommander en tout cas, et une fois de plus je ne vous recommande pas forcément de faire une thérapie, mais au niveau solution j'aurais tendance à venir me prendre en charge émotionnellement, à en parler, à être vulnérable à ce niveau-là, si possible avec des personnes de confiance à pourquoi pas engager un accompagnement thérapeutique à ce niveau-là. Ou aller voir un sexologue, un sexothérapeute, quelqu'un qui pourrait m'aider à ce niveau, si je sens qu'il y a un problème derrière cette frustration sexuelle, et que c'est quelque chose qui me ronge, qui est très présent dans mon quotidien, et qui a tendance à se projeter dans mes relations de couple, et à faire du mal à mon couple. Un autre point important, je dirais qu'on ne conscientise pas le fait qu'on a un rapport aussi différent à la sexualité, ou qu'on est dans parfois la non-acceptation du fonctionnement de l'autre. où parfois on n'a pas les mêmes libidos, les mêmes envies, le même désir, le même fonctionnement sexuel, et parfois ça va nous frustrer, on ne va pas se retrouver, on va avoir l'impression qu'il y a deux mondes qui cohabitent ensemble, mais qui ne se rencontrent pas finalement, et parfois quand on va se rencontrer, ça ne va pas être comme on le souhaite, et ça va créer de la frustration, des antécédents qui vont venir amplifier cette frustration, et pour le coup à ce niveau-là, c'est toujours important pour moi d'arriver à se mettre à la place de l'autre. D'être à l'écoute de l'autre, donc vraiment de revenir dans la connexion, être réceptif, de partir du principe que tout ne part pas de soi, que la sexualité ou l'intimité ça se construit à deux, et que c'est un point de rencontre, et que la personne qui est en face n'est pas juste là pour combler nos besoins et vice versa, mais que c'est des choses qu'on a besoin d'aborder ensemble, que ça soit nos fonctionnements, ce qu'on aime, par exemple au lit, ce qu'on aime faire, ce qu'on n'aime pas forcément recevoir, connaître nos limites en termes de relations sexuelles au niveau du couple. Ça, c'est quelque chose qui, pour moi, est hyper important. Et la solution par rapport à ça, ça serait de prendre un temps pour communiquer, en fait, tout simplement avec sa partenaire ou son partenaire et explicitement parler de son fonctionnement et être à l'écoute de son fonctionnement, voir ce que la personne aime et ce qu'elle n'aime pas et viser ça pour vraiment mettre à plat les choses, en fait, sur la table. Je ne sais pas si ça se dit, mais venir parler de ces... de ces points qu'on n'aborde pas forcément dans la relation de couple et en début de relation souvent on n'en parle pas on part du principe que voilà tout feu tout flamme on y va ça fonctionne puis on voit qu'au bout d'un moment il y a un truc qui dérape un petit peu, qu'on se retrouve pas qu'on perd en intimité et c'est aussi normal parce que la relation de couple bah ça fesse un petit peu aussi au bout d'un moment donc si on prend pas ce temps pour pouvoir parler de tout ça et de mettre sur la table en fait ce sujet, ces sujets en fait qui sont importants, bah c'est difficile d'avancer c'est difficile d'aller à la rencontre de l'autre, c'est difficile d'être à l'écoute de l'autre, c'est difficile de savoir Ce qui fait vraiment du bien à l'autre ou dans quelle situation est l'autre qui fait qu'il n'est pas ou qu'elle n'est pas réceptive. Et ça fonctionne pour soi, bien sûr. C'est important de venir parler de soi, de son fonctionnement ou de venir parler de ses difficultés. Si par exemple il y a des troubles sexuels, s'il y a des choses qui sont compliquées à assumer. Je pense que l'intimité a cette force, en tout cas dans la relation de couple, de nous permettre de nous sentir souvent en sécurité pour aborder ces sujets et être dans une forme de vulnérabilité, pas de victimisation, mais qui va permettre après de trouver des solutions à deux, d'amener de la compréhension et d'avancer tout simplement à deux. Un autre point important que j'aimerais apporter, dans la frustration sexuelle, c'est aussi souvent, quand on se prend un mur, le fait de ne pas s'intéresser au désir féminin ou de son partenaire, de sa partenaire. Et on n'est pas forcément éduqué à ce niveau. Il y a beaucoup de conditionnements profonds quant au fait que la femme doit plaire, doit attirer, susciter du désir chez l'homme. La femme est objectifiée et sexualisée, donc dans ce sens, vous comprenez où on va. Mais pour le coup, on est, nous, en tant qu'hommes, souvent coupés de notre capacité à plaire et à susciter du désir chez notre partenaire. Et c'est d'autant plus renforcé quand on pense que le sexe est dû. que tout nous est dû et que la personne en face doit combler nos besoins. En termes de solution, il y a un livre que je vous recommande par rapport à ça, je profite, je le place ici, c'est l'intelligence érotique d'Esther Perel, qui permet justement d'aller à la rencontre de ces différents principes et d'être un peu plus à l'écoute de son couple, de sa partenaire et de son fonctionnement et de ce qui suscite du désir chez elle ou chez lui en tout cas. Car si en fait on ne prend pas le temps de... D'être dans cette démarche, on est toujours centré sur soi, son besoin et ce qui nous fait du bien. Alors en plus quand c'est conditionné, c'est encore plus compliqué. Mais finalement, une fois de plus, on ne va pas à la rencontre de l'autre. Et ça va être compliqué d'aller créer du désir et de faire en sorte que la personne ait tout simplement envie de nous, ou envie de proximité, ou envie de contact physique, de chaleur, ou de contact sexuel. Donc ça c'est vraiment un point important, et ça c'est un petit peu le travail pour moi sur cette année, c'était un petit peu le travail sur l'année 2025, de vraiment prendre du recul sur ça, parce que j'avais beau changer mon rapport à la pornographie, mettre en place de la transmutation sexuelle, faire de la masturbation consciente, parler de tout ça on va dire dans ma relation de couple, à partir du moment où j'étais toujours pas en capacité de sortir un peu de mon privilège d'homme, et de me dire que ma partenaire a un désir, mais peut-être qu'aujourd'hui je n'arrive pas à susciter le désir chez elle, ou que je m'y prends mal, ou que je suis encore dans une vision de la sexualité performative, et elle ressent et ça la contracte, tant que je n'étais pas dans cette démarche, c'était un petit peu compliqué pour venir attiser du désir chez elle, et être tout simplement à l'écoute d'elle pour qu'on puisse se rencontrer à un moment dans notre sexualité. Donc ça c'est vraiment un point important, qui amène à un autre point, qui est aussi pas forcément agréable. à entendre, mais en gros, c'est le fait de tout simplement pas donner du sexe à notre partenaire comme il ou elle le souhaiterait. Donc je dirais de pas lui faire l'amour ou des tendresses ou de susciter son désir comme elle le souhaiterait ou il le souhaiterait, ça fonctionne aussi. Et même si la personne a de la libido, même si la personne a de la libido, parfois elle va préférer ne pas avoir de rapport avec nous, car en fait, le sexe qu'on lui apporte, la façon dont on s'y prend. L'huble pas fait qu'elle se sent pas forcément écoutée ou forcément sécurisée ou l'échange n'est pas forcément bon. L'échange est parfois, je sais pas, trop mécanique ou il y a un moment où on se retrouve pas et puis il y a les antécédents qui reviennent au milieu de l'échange. Puis il y a les reproches, puis finalement on se braque, puis on se comporte comme un petit garçon. Et finalement, en fait, c'est pas une partie de plaisir. Donc ça, on peut en parler, c'est pas un point agréable. Moi, ça m'a pris du temps avant de comprendre qu'il y a un moment, j'apportais du sexe qui ne plaisait pas à ma partenaire. Et quand je dis j'apportais du sexe, je vulgarise un petit peu la notion, mais en fait je m'y prenais mal et que pour le coup ça créait une forme de distance, de séparation, et qu'en plus avec le temps dans la relation de couple il y avait une sorte de cumul des antécédents qui faisait que les choses n'allaient pas en s'améliorant, si vous me comprenez. Donc ça ouais, c'est un point important et donc la solution par rapport à ça, une fois de plus ça va être au bout d'un moment de poser une feuille sur la table et de demander en fait franco à la personne en face comment tu aimes faire du sexe. Qu'est-ce que tu aimes faire au lit ? Est-ce que les préliminaires c'est quelque chose qui est important pour toi ? Est-ce que tu as un schéma un petit peu plus coquine, tu aimes un peu plus les jeux ? Est-ce que telle ou telle chose ? Et bien sûr aussi parler de vous, voir un petit peu les points de rencontre, mais faire évoluer la relation à ce niveau parce que vous êtes dans la rencontre de l'un et de l'autre, qu'une fois de plus vous vous intéressez à l'autre, que vous êtes aussi en capacité de communiquer vos besoins et vos limites, et de trouver finalement un terrain de jeu qui va correspondre à tous les deux. Donc voilà, un point aussi. Un autre point important, et ce sera l'avant-dernier point, c'est souvent le fait qu'on ne prend pas le temps de comprendre un peu le contexte de l'autre par rapport à son stress, sa charge mentale, le fait qu'elle soit tout simplement coupée de sa libido, de sa libido. vidéo de son désir et que nous on arrive avec nos grands souliers et qu'on pense voilà se dire allez on prend un moment pour se connecter et faire l'amour ou faire du sexe et ça marche pas comme ça une personne qui n'arrive pas à revenir à elle à revenir à ses besoins parce qu'elle est chargée mentalement émotionnellement qu'elle est stressée qu'elle est en train de penser aux besoins de la maison ou aux besoins des enfants que les enfants sont prêts demain pour aller à l'école souvent ça ne fonctionne pas Si la charge mentale n'a pas été évacuée, c'est très difficile pour la personne de revenir à elle, d'être réceptif et de pouvoir être dans la connexion, on va dire que ce soit physique, émotionnel ou au niveau de la communication. Donc souvent je pense que c'est bien de prendre un petit peu la température. Parfois on n'a pas besoin de parler à la personne pour prendre la température, il suffit de voir son quotidien, il suffit de voir comment elle se sent, il suffit de voir si en ce moment elle boit beaucoup de café, si elle se ronge les ongles, si elle se gratte la tête toutes les deux secondes. si en fait ça ne va pas, elle est stressée, peut-être la chose à faire c'est déjà de demander comment on peut l'aider dans ces moments-là, venir la soutenir, peut-être absorber une partie de la charge mentale, répartir peut-être des choses à la maison, ou en tout cas trouver une solution qui ne permet pas forcément, une fois de plus, dans l'intention de « je fais tout ça pour avoir du sexe parce que sinon on revient un petit peu dans cette énergie de soulagement » , mais dans « je viens de soulager justement » , prendre soin de toi aussi à un niveau, ou te délester, pour qu'on puisse se retrouver dans l'intimité, et si on se retrouve in fine, après un moment dans le lit et qu'on partage un acte sexuel ensemble, tant mieux, bonus quoi. Mais voilà, vous comprenez un petit peu l'intention et l'approche, parce qu'une fois de plus c'est très subtil, ça dépend beaucoup de votre démarche, de votre intention et de l'énergie dans laquelle vous y allez, donc faire attention à ces points, mais être vraiment dans le fait de pouvoir être au courant de ce qui se passe pour l'autre, et si on n'est pas au courant parce qu'on ne voit pas forcément l'autre, ou que parce qu'on n'arrive pas à flairer ce qui se passe pour elle ou pour lui, tout simplement lui demander comment elle se sent, comment ça va aujourd'hui, comment se passe ta journée, qu'est-ce qui se passe en ce moment pour toi, est-ce que je peux t'aider à un certain niveau, et bien sûr c'est valable aussi pour vous, ça va dans les deux sens, peut-être que c'est vous qui un jour serez coupé de votre libido, n'aurez plus de désir, serez hyper stressé, penserez juste au travail pour x raisons, et peut-être que ça ne sera pas le moment justement pour avoir ces moments d'intimité ou ces moments de sexualité, mais ça sera intéressant de les communiquer ou en tout cas de les poser, car un couple, en fait, quand on dézoome... Un couple, c'est pas un truc linéaire où chaque semaine on est en train de faire l'amour, on se dit des mots tendres et ça s'améliore de semaine en semaine. C'est des phases d'alternance, j'en ai déjà parlé dans un épisode de podcast, il y a des moments ça va très bien, il y a des moments ça va pas. Et parfois l'alternance elle est longue, parfois ça va pas pendant 6 mois, on a l'impression de manger son pain noir. Mais une fois de plus, il faut pouvoir avancer en équipe et pas juste chacun de son côté se dire bon bah ça va pas, je suis frustré sexuellement, donc moi je vais aller dans la pornographie et je vais temporiser Pour l'instant, en espérant qu'un jour l'autre va se relever, qu'elle aura envie de moi par magie et qu'on pourra avoir des échanges sexuels ensemble. Voilà, je pense que vous m'avez compris. Voilà, et pour venir sur un dernier point, on ne prend pas le temps aussi d'aborder pleinement ces sujets dans le couple. Alors j'ai parlé finalement beaucoup de communication et j'ai peut-être oublié de donner des solutions par moment, mais vous l'aurez compris, la solution numéro une c'est la communication. C'est le fait de pouvoir échanger et de pouvoir parler de ces sujets avec l'autre personne. Je pense aussi qu'on ne prend pas le temps de s'éduquer sur la sexualité, une fois de plus la sexualité au niveau éducation, en tout cas de ce qui est transmis parfois à la maison ou à l'école, est très scolaire, très basique, si on peut dire qu'on est vraiment sur la procréation, alors que la sexualité c'est un champ qui est tellement plus vaste, donc on ne prend pas le temps de forcément s'éduquer sur la sexualité, sur les relations hommes-femmes, de se déconditionner par rapport aux choses qui ne sont plus forcément valables et qui ne peuvent plus passer, qui ne fonctionnent plus en fait de nos jours. Et on ne prend pas forcément le temps aussi de s'engager à deux dans une démarche pour aller de l'avant, surtout quand il y a des problèmes au niveau du couple, pas forcément sexuels mais des problèmes à notre niveau, ça peut être aussi au niveau sexuel. On ne prend pas forcément le temps de changer notre rapport à notre sexualité conditionnée, qui est souvent on va dire performative pour nous les hommes, et ça englobe pas tous les hommes, et ça englobe certaines femmes bien sûr, mais on ne prend pas le temps de sortir un petit peu de notre travers, de sortir de notre pornographie, et de se dire qu'en fait ça peut être différent, ça peut être autrement. ça peut être beaucoup plus nourrissant, beaucoup plus respectueux, tout en étant intense et en étant incroyable. Et on ne prend pas le temps de voir ce qui nous convient vraiment aussi en termes de sexualité. Et là, je parle de sexualité hors conditionnement, parce que si on est conditionné et matrixé par la pornographie, on va partir sur des choses qui nous conviennent en mode pornographie, et ça ne fonctionnera pas au niveau du couple. Après, si vous avez une partenaire pour qui ça fonctionne, tant mieux pour vous si vous vous y retrouvez à ce niveau-là, et qu'à deux, vous êtes bien... matrixer que ça vous fait du bien, tant mieux pour vous mais sinon, non, on prend pas le temps de savoir vraiment nous ce qu'on aime ce qui pareil, nous fait du bien là où on a envie de... d'aller en termes de sexualité et tout simplement d'en parler ensemble, voire même si on s'y retrouve toujours en fait dans notre relation de couple et s'il y a besoin de la faire évoluer d'une certaine façon, que ce soit dans la communication, que ce soit dans toute forme en fait d'évolution pour la relation de couple. Donc parfois on ne prend pas le temps de suffisamment parler de ces sujets car ces sujets sont parfois pas faciles à aborder, parfois un petit peu tabous en fonction de nos origines et de ce qui a aussi été légué et transmis. Ce ne sont pas des sujets qui sont évidents. à mettre sur la table, mais qui sont parfois, pas parfois, mais qui sont bien sûr nécessaires en fait. Donc on est en couple, on est en relation avec une personne, et si on n'aborde pas ces points-là, avec le temps, avec le fait une fois de plus de chacun avoir sa charge mentale, ses impératifs, et de parfois tomber dans un couple qui vit surtout dans les habitudes, on finit par se perdre, on perd l'intimité, on ne se retrouve plus au niveau sexuel, et donc au bout d'un moment, on pense que le problème est la sexualité, alors que non, le problème n'est pas la sexualité, le problème c'est de ne pas prendre le temps de communiquer, de se retrouver, de recréer de l'intimité, de recréer une forme de cohésion, de se remettre dans la même équipe pour trouver des solutions à deux et de pouvoir avancer tout simplement ensemble. Donc voilà. Voilà ce que je voulais vous dire pour aujourd'hui. Ça fait un bel épisode de podcast finalement. En tout cas, j'espère que cet épisode vous aura parlé, que ça vous aura donné quelques clés, que vous vous retrouvez en tout cas dans certaines situations et que ça vous met en réflexion, mais de manière positive par rapport à ça, et que ça va peut-être créer un élan pour vous, en tout cas par rapport à votre sexualité, pour peut-être dézoomer. pour voir quels sont vos conditionnements, voir comment gérer votre frustration sexuelle, voir comment en parler au sein de votre relation de couple, pour faire évoluer les choses. En tout cas, j'espère vraiment que c'est un épisode qui vous fera du bien. Et bien sûr, je ne peux que vous inviter à le partager à une personne qui se retrouverait dans ce que j'ai pu énoncer. C'est aussi quelque chose que je peux vous inviter à écouter en couple. Ça fonctionne bien, parce que même si je parle beaucoup en tant qu'homme, et souvent pour des hommes, les femmes sont réceptives par rapport à ça. Ça fait toujours du bien. pour la femme d'être aussi dans la compréhension de l'homme. Donc voilà, voilà un petit peu mes intentions pour cet épisode de podcast. Et une fois de plus, je vous souhaite à tous une très belle année 2026. Je vous dis à très vite.