Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de podcast dans l'éveil du masculin. Je suis Chris, coach et facilitateur d'espaces de transformation au service des hommes. L'intention de mon podcast est d'apporter des partages d'expérience, des conseils et des pistes de réflexion au sujet des problématiques et des défis qui concernent les hommes et leur épanouissement personnel. Mon souhait est d'aider chaque homme à marcher vers un masculin plus conscient et plus épanoui. J'espère que vous allez bien, on se retrouve pour un nouvel épisode de podcast sur la santé mentale des hommes. et notamment comment prendre au sérieux sa santé mentale. Si je vous parle de ce sujet aujourd'hui, c'est que je me suis intéressé il y a quelques mois à la santé mentale des hommes à la dépression, au suicide masculin. Je suis tombé sur un article de 2022, mais globalement les chiffres en 2021, 2023 et 2024 sont quasiment similaires. Plus de 70% des suicides en France concernent des hommes. Et à contrario, plus de 70% des consultations en thérapie en France concernent des femmes. Donc ça met un petit peu en lumière. Le fait qu'en tant qu'homme, on a encore du mal à se prendre en charge ou à se responsabiliser lorsqu'il en va de notre santé mentale, lorsqu'on n'est pas bien, lorsqu'on va être déprimé, lorsqu'on va être dépressif. Je pense qu'il y a encore des injonctions comme l'injonction de l'homme fort, l'homme viril, qui doit serrer les dents, qui doit pas faillir, qui doit pas être vulnérable, car sinon ça insécurise un petit peu la famille et l'entourage. C'est quelque chose qui pèse encore sur nous, les hommes, ce qui fait qu'on a encore du mal à être dans cette posture de « quand j'ai besoin d'aide » . j'ose demander de l'aide, j'ose faire la démarche et je fais en sorte de pouvoir me prendre en charge à ce niveau-là. Je pense que chez nous les hommes, il y a toujours cette notion de valeur. Si je suis faible, fragilisé, si j'ose montrer mes failles, si je suis vulnérable, je perds tout de suite en valeur, je perds en crédibilité, en légitimité. Je ne suis plus forcément cet homme fort, je perds tout simplement en utilité aussi. Et à partir de ce moment, c'est en effet beaucoup plus difficile d'oser exprimer mes faiblesses, mes failles, d'oser demander de l'aide. je pense que La figure paternelle joue un rôle aussi à l'intérieur. Pour ma part, j'ai toujours vu mon père dans une forme de mal-être, pas très heureux, parfois déprimé, peut-être dépressif, je sais pas, j'étais pas forcément à sa place. Mais c'est un petit peu l'image avec laquelle je me suis construit. Et j'ai vu un père qui, seulement à partir de 50 ans, a osé en fait consulter, voir un thérapeute pour aller travailler sur lui, aller travailler sur ses blessures. Et c'est un petit peu l'image que ça m'a envoyé pendant mon enfance. L'homme doit pas être une victime, ne doit pas se plaindre. doit contenir même quand ça ne va pas et donc naturellement j'ai reproduit un petit peu ce schéma pour moi même ça a été vraiment compliqué la première fois où je suis allé en thérapie alors que ça faisait depuis un moment que ça allait pas, que j'avais besoin d'aide finalement je projetais ça aussi dans ma relation de couple c'est à dire qu'à travers ma partenaire en vidant à chaque fois un petit peu mon sac de merde je recherchais une thérapeute, une coach ou une personne qui allait me sauver alors que la personne qui est avec nous en couple ne doit pas avoir cette fonction elle est là pour nous soutenir pour nous donner de l'amour, pour être présente avec nous, pour communiquer, mais elle ne doit pas se substituer à un thérapeute ou à un coach. Sinon, on commence un petit peu à tout mélanger, on met en place des jeux de pouvoir, des jeux de position au niveau de la relation de couple, et ce n'est pas sain. Et donc, c'est seulement à partir de 31 ans où j'ai engagé une thérapie, car j'en ressentais vraiment le besoin, et c'est comme si à ce moment-là, les pertes étaient beaucoup plus importantes que le bénéfice de rester le même et de continuer à souffrir de ce que je souffrais, tout simplement. J'ai fait un premier travail de 6 mois qui m'a fait du bien. On est venu travailler sur toutes les impulsivités que je pouvais avoir dans le quotidien. Par impulsivité, j'entends ces moments où je vais être très en colère, mais que ça va être vraiment surdimensionné par rapport à une situation. Et donc je vais être dans des réactions très fortes et je vais parfois être violent verbalement. Alors jamais physiquement, heureusement, mais voilà, je vais m'emporter. Et on a pu faire un travail en revenant globalement sur 0 à jusque 12 ans, si je ne me trompe pas, sur... Globalement, toutes les mémoires cristallisées au niveau de la colère, au niveau de la frustration qui n'avait pas été exprimée pendant l'enfance, mais qui venaient se rejouer, bien sûr dans l'intimité, dans ma relation de couple, et qui venaient exploser en fait dans la relation de couple. Donc parfois sur des choses très bêtes, sur des conflits ou des contradictions, ou sur des prises de tête, où là ça a explosé, mais de manière démesurée, jusqu'à un point où ma partenaire me l'a fait remarquer en me disant « Là c'est plus juste, là tu dépasses les limites, tu dépasses les bornes, tu t'en prends à moi, alors qu'en fait... » C'est pas moi qui suis fautive, et quand bien même je suis fautive par rapport à ce désaccord, c'est pas mesuré, c'est pas juste une faute plus. Il y a des choses qui viennent se projeter dans notre relation et qui viennent en fait la détruire à petit feu. Et ça, ça a été pour moi le premier travail en thérapie que j'ai pu faire, qui m'a fait du bien. Puis après j'ai stoppé la thérapie car dès que ça allait un petit peu mieux et que j'avais plus forcément ces impulsivités, je me suis dit bon ben je suis guéri, je suis réparé donc je peux continuer. Et là que très récemment, j'ai repris une thérapie. pour des raisons diverses, pour une envie d'aller creuser un petit peu plus, d'aller comprendre aussi certains de mes mécanismes pour naviguer avec plus de lucidité dans mon quotidien, pourquoi j'ai encore des comportements auto-saboteurs à certains niveaux malgré... Justement, tout le développement personnel que je fais, et je vous invite à découvrir le précédent épisode de podcast que j'ai fait sur le développement personnel, ses limites et ses dérives. Pour en toucher un petit mot à ce niveau-là, pour moi il y a vraiment deux choses différentes. Il y a le développement personnel que je peux faire au quotidien pour prendre soin de moi, pour m'améliorer, pour me comprendre un petit peu plus et m'explorer. Et il y a vraiment le cadre thérapeutique où là quand ça va mal, quand je sens qu'il y a des blessures profondes qui remontent à la surface, quand je sens que j'ai besoin d'avoir... un cadre où je ne suis pas dans une forme d'auto-coaching ou d'auto-analyse, mais avec une personne qui va me permettre d'aller toucher du doigt certaines choses, et d'avoir un espace pour tout simplement libérer la parole et pour m'exprimer sur ces sujets, car ça va deux secondes de parler de soi à soi, ou de rester dans son intériorité, et d'être dans une forme de rumination où on n'est jamais vraiment objectif avec nous-mêmes, c'est quasiment impossible, car ça part de nous, justement, là ça va être nécessaire, là ça va être sain, et c'est important pour moi de faire vraiment la part des choses. ce n'est pas parce que Je fais du développement personnel que je suis exempté de thérapie, bien au contraire. À faire du développement personnel, parfois on vient remuer énormément de choses, mine de rien, et après ça va être important justement de pouvoir traiter ces choses en thérapie. Je ne dis pas que la thérapie est obligatoire, mais je pense que pour tout être humain qui a eu des bagages familiales relativement lourds, qui a eu des blessures, qui a subi des traumatismes, à un moment donné de notre vie, la thérapie ça va être nécessaire, ça va être sain. ça va permettre d'aller déballer certaines choses, d'aller tisser des nouveaux liens, de certainement mieux se comprendre. Après voilà, c'est une voie de guérison, il y a plusieurs voies de guérison, je pense que c'est intéressant d'avoir une voie de guérison par l'esprit, où on peut intellectualiser les choses, où on peut les comprendre, mais je pense que c'est aussi intéressant d'avoir une voie de guérison par le corps, car il y a des choses qu'on ne peut pas réguler que par l'esprit, qui ont besoin de passer par le corps, qui ont besoin de passer par le système nerveux, et là typiquement des pratiques somatiques, comme la thérapie par le souffle, donc le breastwork, j'en ai fait un épisode de podcast, Ça peut être hyper intéressant pour venir se compléter justement avec une thérapie où on va venir travailler plus au niveau de l'esprit, qui n'empêchera pas de libérer certaines émotions et de pouvoir réguler certains états. Et pour revenir à la peur d'être vulnérable, d'être vu dans ses failles et ses fragilités, je pense qu'en tant qu'homme, il y a encore cette peur de se confronter à ses difficultés, à nos impuissances, à nos blessures. Je pense que c'est plus facile en effet d'être dans le déni et de faire comme si tout allait bien, même quand ça va mal. Je pense qu'on a encore beaucoup de difficultés en fait à exprimer ce que l'on ressent. Moi le premier, je sais que pendant longtemps j'ai verrouillé, c'était très difficile pour moi d'exprimer ce que je ressentais à ma partenaire par rapport à des situations qui étaient compliquées ou qui me mettaient dans la difficulté ou qui créaient beaucoup d'agitation émotionnelle en moi. Alors déjà, j'avais l'impression parfois que c'était mal ou que c'était pas à sa place, mais j'avais surtout l'impression que je ne savais pas faire car on ne m'avait jamais montré. En tout cas, l'image du père que j'ai eu à la maison ne m'a jamais montré comment exprimer ces difficultés. Donc voilà, j'ai grandi avec ça et je pense qu'aussi en fonction des blessures ou des traumatismes d'enfance que j'ai pu avoir, quand j'avais à exprimer en fait quelque chose vis-à-vis d'une situation compliquée, ça m'arrivait des fois de friser, de voir tout simplement un mur blanc, d'être en sidération, de perdre mes mots, de ne plus savoir en fait qu'est-ce qui se passait en moi. comme s'il m'était en fait impossible de dire là je ressens de la colère, là j'ai de la frustration là je me sens triste, alors que pourtant je ressentais bien l'émotion, mais je me sentais d'un coup coupé en deux, comme si J'étais censuré au niveau de la gorge, comme si je n'avais pas la possibilité d'exprimer vraiment ce que je ressentais. Et donc ça, c'est aussi quelque chose qui est quand même assez propre à l'homme. Alors souvent on dit, en effet, les femmes communiquent beaucoup plus, sont plus dans la parole, là où les hommes sont plus dans le non-verbal. Mais en soi, la communication, ça touche tout le monde. Et en tant qu'homme, on a le droit, on a la possibilité de pouvoir communiquer et d'exprimer ce qui ne va pas. Et je pense que parfois, c'est déstabilisant, c'est inconfortable, mais je pense que c'est un bon exercice. d'expression, d'affirmation de soi, que de pouvoir dire là aujourd'hui je me sens comme ça, là aujourd'hui j'ai besoin de ça, là suite à cette situation, je me sens comme ça et j'aimerais telle chose, et que ça soit dans le positif ou dans le négatif. C'est un petit peu comme si chaque matin en tant qu'homme vous vous levez et vous prenez un petit peu la température, la météo en interne, comment je me sens aujourd'hui, qu'est-ce que je ressens quand je sors du lit, est-ce que je suis satisfait, est-ce que je suis anxieux, car je suis en train d'appréhender ce qui va arriver dans la journée. Est-ce que je me sens angoissé ? Est-ce que j'ai peur ? Est-ce que je me sens en énergie et j'ai envie de croquer la journée à pleines dents ? Juste de pouvoir le verbaliser, peut-être même de l'écrire, ça peut déjà nous aider en fait à exprimer, à prendre l'habitude d'exprimer les choses et ça peut aider justement quand on va être en relation avec une personne, quand on va être avec notre partenaire et qu'elle va nous poser la question « comment tu te sens ? » ou « t'as besoin de quoi ? » à venir plus facilement dans cette expression de soi. Je pense que c'est quelque chose qui se travaille au quotidien, mais il ne faut pas sous-estimer. Bien sûr, les blessures, les traumatismes qu'on a pu avoir dans l'enfance qui vont venir se travailler en thérapie, même si les premières sessions de thérapie ne seront pas évidentes, même si on a la gorge nouée. En tout cas, on sera dans la démarche, dans l'intention de se prendre en charge, de prendre soin de nous et d'avoir un espace neutre pour pouvoir en parler et pas forcément. forcément à la maison, avec les enfants ou avec notre partenaire. Et en soi, c'est très bien de dire quand ça ne va pas, c'est important. Mais c'est important derrière de pouvoir se responsabiliser. Comme je le dis, et j'en parle souvent avec les archétypes du masculin, je parle du guerrier, il y a le fameux guerrier masochiste qui est en mode victime, en mode un peu drama queen, qui se lamente et qui va être dans la plainte, mais qui derrière va rester une victime et ne va pas se responsabiliser ou se prendre en charge ou demander de l'aide. Et donc il y a une différence avec le guerrier qui est bien dans son axe. Et qui va oser dire quand ça ne va pas, qui va oser se responsabiliser même si ça fait mal, même si c'est compliqué, qui va oser quand même se mettre en mouvement, se prendre en charge, demander de l'aide. Moi ça m'est arrivé mais à plusieurs reprises d'être dans ma difficulté de ne pas demander de l'aide, de m'isoler et de venir remuer la merde et de me noyer ou de nager justement dans cette merde. Alors je m'excuse pour le mot employé mais en fait c'est comme si je venais appuyer encore plus sur ma souffrance histoire de bien souffrir, d'être vraiment bien au fond du gouffre pour en fait retrouver un petit peu ce moment où je peux pas aller plus loin et donc là je peux que aller de l'avant mais je pense que fondamentalement on a pas besoin d'aller chercher la souffrance extrême pour se mettre en mouvement. Il y a une citation j'ai plus la personne qui a créé la citation mais qui dit l'homme apprend dans la souffrance. C'est une réalité, c'est une vérité, je pense qu'on est beaucoup à apprendre dans la souffrance mais je pense que si parfois on peut court-circuiter un petit peu cette souffrance et ne pas attendre d'être... complètement dans la souffrance pour pouvoir se mettre en mouvement et prendre soin de soi au quotidien, ça fait une différence fondamentale. Et je vous parle de ça car à chaque fois que j'ai été dans la souffrance et que je suis encore plus plongé dans ma souffrance, j'ai commencé à avoir des pensées sombres, des images noires. Et là, on commence à passer dans un autre délire qui commence à être pas cool où le besoin de thérapie ou de suivi commence à être vraiment, vraiment important. Donc c'est là où ces états-là, c'est important de les prendre au sérieux. Surtout quand on va être de nature, je dirais, déprimé, anxieux, dépressif. à ruminer, surtout quand on va être dans un cadre ou dans un environnement où on se sent relativement isolé, où on souffre de solitude, où c'est un isolement subi, et parfois c'est un isolement qu'on se fait subir à nous-mêmes, car on a l'impression d'être compris de personne, et donc on a tendance à se mettre en marge. Là, c'est important justement de venir se prendre en charge et de faire le nécessaire. Comme on le dira, il n'y a personne qui le fera à votre place, alors il y a des personnes certainement qui seront autour de vous, qui vous aiment, qui vous aimeront, qui continueront à vous aimer, et qui vous enverront des signaux d'alerte. qui vous diront là je sens que ça va pas, là je te vois comme ça, là c'est important que tu démarres ça et peut-être vous allez être dans le refus, vous allez être dans non c'est bon je me gère, je suis un grand garçon, je suis un homme, je sais quoi faire en gros je continue à serrer les fesses et puis de toute façon je vais trouver une solution où mon état d'être va s'améliorer du jour au lendemain ou dans quelques semaines et c'est là où en effet c'est important de vraiment prendre ces signaux au sérieux souvent les gens qui nous voient à l'extérieur sont un peu plus objectifs que nous alors pas tous, il y a des gens qui projettent énormément qui vont vous dire « Ah, aujourd'hui, tu fais un peu la tronche, ça va pas, t'es déprimé » , alors que vous faites juste la tronche parce que vous êtes levé du mauvais pied, par exemple. Donc, il faut faire attention aussi à ça. Mais souvent, les gens qui vous aiment, qui sont autour de vous, et qui sont quand même lucides sur qui vous êtes, sur votre état, et sur votre évolution des derniers mois ou des dernières années, là, à mon sens, ça va être intéressant de prendre en compte leurs signaux. Un autre point que j'aimerais aborder, qui est pour moi la peur de l'engagement, pas dans la relation de couple, mais la peur de l'engagement dans une thérapie, car j'en vois pas forcément la valeur. ou car j'ai souvent entendu des personnes autour de moi me dire que la thérapie ça sert à rien ou Huguette elle est restée 30 ans en thérapie, elle n'a pas bougé, elle est toujours aussi déprimée et dépressive. Alors naturellement ça va vous envoyer des mauvais signaux et ça arrive. Vous avez certainement des personnes autour de vous qui ont démarré de la thérapie, qui font de la thérapie depuis longtemps et qui fondamentalement ne bougent pas ou sont toujours aussi déprimées. C'est pas parce que vous avez ces personnes autour de vous qui sont dans ces phases-là que vous devez vous assimiler à ces personnes-là. Bien sûr c'est important d'avoir une bonne ou un bon thérapeute avec un cadre où vous vous sentez en sécurité, où vous pouvez être vulnérable, où vous pouvez être pleinement vous, où il y a le respect de la confidentialité, où vous avez une thérapeute ou un thérapeute qui va permettre d'aller suffisamment en profondeur, où ça va être un thérapeute peut-être ou une thérapeute qui va être spécialisée dans votre mode de fonctionnement, si vous êtes par exemple neuroatypique, si vous êtes hypersensible, si vous avez un TDAH. Donc en effet, c'est important de trouver le cadre le plus approprié, mais dans tous les cas, ça aura de la valeur. Et pour moi, je veux vraiment venir aussi différencier la partie coaching, mentorat et thérapie, car c'est des choses qui sont très différentes. Et je vous en parle car j'ai souvent des hommes qui viennent me voir pour du coaching ou du mentorat, mais qui ont en fait finalement des besoins thérapeutiques. Typiquement, je vais vous prendre un exemple, un homme qui va venir me voir par rapport à un problème de dépendance affective. C'est pas tout à fait ce que je vais venir travailler en mentorat ni en thérapie. Même si j'ai certainement des conseils à donner à ce niveau-là, car je suis passé par là, ou car on peut toujours poser des bonnes questions en coaching, faire bouger des choses et faire remonter de l'information, ça va avoir ses limites. Pour moi, ça sera beaucoup plus pertinent d'aller voir un psychologue ou d'aller voir un thérapeute. qui va pouvoir accompagner justement la personne à ce niveau-là. Le coaching pour moi, c'est une position basse où on vient poser des questions, où on vient créer une réflexion, où on vient faire remonter des choses à la surface, où on vient voir les blocages, les comportements d'autosabotage et voir comment la personne peut retrouver une forme de souveraineté, s'engager par rapport à quelque chose qui est aligné avec elle. Le mentorat, ça va être une position différente, une position un petit peu plus haute où là, on va transmettre plutôt l'énergie, où on a déjà expérimenté des choses. pour notre client et on va pouvoir globalement lui donner le chemin de A à Z tout en faisant en sorte que ça soit adapté à lui, à son mode de fonctionnement et à son écosystème. Et la thérapie, on est dans un cadre qui est encore complètement différent. Donc c'est important de ne pas tout mélanger, même si aujourd'hui vous avez un besoin d'être accompagné. Définissez bien ce besoin. Est-ce que c'est de la thérapie dont j'ai besoin ? Parce qu'on va venir travailler sur des insécurités profondes, sur des blessures, sur des traumatismes. Quel type de thérapie ? Est-ce que c'est plutôt du coaching, du coaching business ou du coaching sportif pour me remettre en forme ? Est-ce que c'est du mentorat ? Car aujourd'hui j'ai envie de développer mon business et je veux passer de 100 000 à 1 million et j'ai trouvé un mentor qui a fait déjà cette expérience 20 fois pour des clients et l'a déjà vécu lui et aujourd'hui il est à 10 millions donc il va pouvoir me donner une feuille de route et venir me faire travailler sur certains aspects qui vont me permettre d'accélérer donc toujours avoir un questionnement pertinent pour bien définir le besoin et trouver le cadre le plus approprié alors j'ai un petit peu vulgarisé entre la thérapie, le coaching et le mentorat mais comme... je le dirais, faites vos recherches, n'hésitez pas à demander et regardez ce qui est le plus approprié pour vous. Et après pour moi un autre point qui va être important, c'est un petit peu l'hygiène émotionnelle que j'ai au quotidien, mais aussi l'hygiène physique, l'hygiène mentale, c'est tout ce que je vais pouvoir mettre en place. Je sais que moi à mon niveau, le fait d'avoir une routine de biohacking, de faire attention à ma complémentation, d'avoir de l'activité physique, d'avoir des moments en nature, des moments de respiration, en effet ça me permet de jouer sur mon état d'être, ça me permet de jouer sur mon système nerveux. Quand on a un système nerveux qui est régulé, c'est plus évident d'être en énergie, d'avoir de la concentration, d'être créatif, d'être inspiré, de pouvoir se mettre en mouvement. Dès que je vais avoir un système nerveux donc dérégulé ou je vais être en sidération, ça va être beaucoup plus compliqué de me mettre en mouvement, de prendre des décisions, de faire des choix éclairés, d'avoir de la clarté sur certaines choses à mettre en place. Donc c'est là où pour moi l'hygiène de vie elle est hyper importante. Aujourd'hui on le voit, c'est même prouvé par la science, un sommeil de mauvaise qualité ou une respiration de mauvaise qualité ce n'est plus... la conséquence d'un état anxieux ou d'un état dépressif, mais au contraire, ça peut être une cause qui va venir amplifier ces différents états au quotidien. Et c'est là où ça va être vraiment important de faire attention à votre hygiène de vie, mais de venir justement dans cette posture d'homme qui se prend en charge et qui n'attend pas d'être au bord du gouffre avant de démarrer par exemple une thérapie si ça ne va pas. Donc voilà, procrastinez pas votre besoin de prise en charge sur votre santé mentale, trouvez la voie qui vous convient, celle qui vous appelle. C'est un message où je ne viens pas forcément vous dire comment vous comporter, peut-être un petit peu, mais c'est plus d'homme à homme, où je vous partage le fait que pour moi en effet ça a pris du temps, et si j'avais su, j'aurais préféré commencer avant. Je pense qu'il n'est jamais trop tard pour démarrer. On peut démarrer très tard, on peut démarrer très jeune, mais c'est important de le faire quand on en ressent le besoin, et même quand on n'en ressent pas le besoin, mais qu'objectivement on projette des trucs qui ne sont pas juste à l'extérieur, qu'on est dans des grandes impulsivités, qu'on s'en prend aux personnes qu'on aime. C'est souvent signe d'un mal-être, c'est souvent signe qu'il y a quelque chose qui ne va pas et c'est déjà suffisant à ce moment-là pour démarrer quelque chose, pour prendre soin de soi. Donc voilà, il en va de nous, il en va de notre santé mentale, mais aussi physique, aussi émotionnelle, et il en va aussi des personnes avec qui on va vivre au quotidien. Et comme vous le savez, notre état c'est un petit peu le reflet de ce que nous sommes et de ce que nous vivons intérieurement, et c'est un petit peu le cadeau finalement qu'on fait aussi aux personnes qui sont avec nous. Donc voilà, en tout cas j'espère que c'est un épisode qui vous parlera, qui résonnera. Peut-être que ça ne résonnera pas pour vous, mais que vous connaissez une personne qui est dans une forme de souffrance ou de mal-être assez permanent et qui aurait besoin de se prendre en charge, peut-être un homme ou une femme. N'hésitez pas à lui déposer les signaux avec beaucoup d'amour et beaucoup de soutien, sans prendre la décision à sa place. Et si c'est votre cas, n'attendez plus, prenez soin de vous, vous méritez comme toute personne sur Terre. On se retrouve la semaine prochaine pour un prochain épisode de podcast. A très bientôt.