Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de podcast dans l'éveil du masculin. Je suis Chris, coach et facilitateur d'espaces de transformation au service des hommes. L'intention de mon podcast est d'apporter des partages d'expérience, des conseils et des pistes de réflexion au sujet des problématiques et des défis qui concernent les hommes et leur épanouissement personnel. Mon souhait est d'aider chaque homme à marcher vers un masculin plus conscient et plus épanoui. Alors j'espère que vous allez bien, on se retrouve pour un nouvel épisode sur une nouvelle problématique. Est-ce que le développement personnel sert-il vraiment à quelque chose ? Alors je me suis souvent posé la question, et notamment quand ça n'allait pas, quand j'étais en perte de sens, est-ce que ça valait vraiment le coup de faire tout ce développement personnel, de lire tous ces livres, de participer à des séminaires, à des conférences, alors qu'au final, ma vie ne bougeait pas tant, ou que j'avais toujours une forme de mal-être en moi. Mais avant, je vais vous donner un petit peu de contexte. Ça fait 7-8 ans que je baigne globalement dans le développement personnel. Ça a démarré avec mon voyage en Australie. Pour être sincère, ça a démarré un petit peu avant, quand j'étais en France, donc il y a 8 ans en arrière. À cette période, ça n'allait pas bien, je me sentais mal, j'étais vraiment dans un mal-être assez permanent. Et je me rappelle, un ami en fait à moi m'avait offert le livre Miracle Morning, ça doit vous parler certainement si vous êtes dans le développement personnel. Et à ce moment-là, je me rappelle avoir bu et lu le livre, et mis en place toutes les pratiques, donc de méditation, de journaling le matin. et en effet ça me faisait du bien car j'avais la tête pleine, j'allais pas bien émotionnellement et j'avais... besoin de penser à autre chose et de me mettre en mouvement. Et à ce moment-là, ça m'avait un petit peu aidé. Mais ça a vraiment démarré quand je suis parti en Australie, où là, j'ai commencé à assister à des séminaires, à des conférences d'auteurs ou de personnes de personnalité publique, notamment comme Anthony Robbins, Gary V. Et c'est là où j'ai commencé un petit peu à vraiment plonger dans la sphère développement personnel. C'est là où j'ai commencé aussi à lire pas mal de bouquins. J'ai commencé avec Brian Tracy, avec le bouquin sur le pouvoir de la confiance en soi. Et à ce moment-là, ça n'allait toujours pas. Donc j'avais besoin de trouver un peu de lumière, j'avais besoin de voir que j'avais des ressources, que je pouvais retrouver de la confiance en moi, que je pouvais développer une meilleure estime de moi. Et je me rappelle qu'à ce moment-là, au niveau de ma relation de couple, c'était un petit peu compliqué. Donc naturellement, ça faisait ressortir aussi beaucoup d'insécurité, j'avais du mal à trouver ma place d'homme. Et j'avais besoin de trouver un douliprane, un pansement en tout cas à l'extérieur pour aller mieux. Et en soi, je ne peux pas cracher sur le développement personnel, je ne vais pas cracher sur la soupe. Je pense que fondamentalement, il est bon de faire son développement personnel. Après, ça va être vraiment une question de posture, d'attitude, de qu'est-ce qu'on en fait finalement et d'esprit critique qu'on arrive à développer tout le long du process et de la démarche. Pour le développement personnel, pour moi, ce que je remarque, c'est que souvent, on y arrive. Alors qu'en soi, on a une partenaire qui nous a... poussé, car il était temps de bouger, de se remettre en question, de faire évoluer les choses à son niveau et au niveau de la relation de couple, ou quand on a vécu une période de vie assez difficile, quand on sort peut-être d'un deuil, d'une séparation, d'une rupture, et c'est assez compliqué, qu'on se pose des grandes questions, et que finalement notre être est mis un petit peu à mal. Et là, à ce moment, il y a donc cet aspect un petit peu lumineux, que je dirais, du développement personnel, qu'on va aller chercher, où on a besoin de voir qu'on est assez, de voir qu'on est utile. qu'on est aimé, de voir qu'on peut s'accepter, qu'on peut aussi s'aimer. Donc il y a vraiment dans un premier temps tout cet aspect lumineux qu'on va aller chercher, soit par la spiritualité ou le développement personnel, c'est un petit peu en fait comme un temps de j'ai besoin d'être validé, d'être revalidé, de voir que voilà j'ai un intérêt, que je suis une bonne personne et que je peux m'en sortir. Et en soi on est dans une intention qui est très noble, je pense que le fait de passer le balai devant chez soi Le fait de prendre un temps pour faire son introspection et venir prendre soin de soi, se poser des bonnes questions pour avancer peut-être avec plus d'outils dans la vie de tous les jours, je pense que c'est hyper sain. Le fait de vouloir développer son intelligence émotionnelle, relationnelle, le fait de tout simplement développer des nouvelles compétences, qualités ou capacités, je pense que c'est quelque chose qui est porteur et qui finalement va être aussi le reflet de ce qu'on est et va impacter notre environnement, notre entourage et va faire du bien à notre monde intérieur. Pour moi, c'est peut-être la première couche qui fait déjà du bien, mais qui, d'une certaine façon, nous permet de gratter seulement la surface. Et je vais m'expliquer un petit peu plus tard. Dans cette première couche, souvent, ce que je remarque, c'est qu'on a des personnes qui vont se limiter à cette couche et qui vont finalement tomber un petit peu dans la quête de l'être lumineux. Alors si j'en parle, c'est que je suis tombé dans cette couche et je suis resté bloqué pendant un moment dans cette couche parce que finalement, je n'allais pas gratter vraiment au fond. vraiment à la source, là où il y avait vraiment des insécurités, là où il y avait vraiment des blessures ou peut-être des traumatismes. Et c'est là où en soi le développement personnel ne remplacera jamais une thérapie et va être limité sur certains aspects, surtout quand on le fait soi-même finalement, on est toujours limité, on part de notre monde, de notre subjectivité et on n'a pas forcément tous les outils et parfois on peut se persuader de choses qui ne sont pas forcément cohérentes. Donc c'est là où c'est bon de travailler avec une personne tierce, une personne neutre, pour moi il y a vraiment le travail. travail que je fais au quotidien de développement personnel avec mes bouquins, mon introspection, mes pratiques, tout ce qui peut me faire du bien. Et il y a vraiment ce cadre qui va être à côté et qui va me permettre d'aller plonger en profondeur, soit avec un thérapeute ou un psychologue, pour aller chercher des choses que je ne peux pas forcément aller chercher de moi-même, ou en tout cas je n'aurai pas forcément le recul pour pouvoir les analyser avec une certaine cohérence et en faire quelque chose de bon. Et pour revenir à notre être de lumière, on peut vite tomber dans une forme d'idéalisation de soi, un peu dans une forme même de narcissisme. Et on peut finalement se persuader qu'il faut toujours s'améliorer pour aller mieux, alors qu'on ne va pas forcément en effet gratter au fond. Et à ce moment-là, je pense qu'on peut aussi tomber dans des postures qui ne vont pas forcément être justes avec notre entourage. Et pour nous finalement, ça me fait penser à la posture du sauveur. Vous savez, la personne qui démarre son développement personnel, qui prend conscience de certaines choses. et qui a envie de répandre un petit peu sa magie autour d'elle, et qui va chercher d'une certaine façon à changer le monde autour d'elle. Alors l'intention est toujours bonne, si moi je peux aller un petit peu mieux, et que toi tu peux aller mieux demain, j'aimerais te partager ça. Sauf que parfois les gens qui sont autour n'ont pas souhaité être sauvés ou coachés, donc posture sauveur ou coach, peu importe. C'est à mon sens important de voir ce qu'on va venir projeter sur les autres, c'est pas parce qu'une intention est bonne pour moi qu'elle est bonne pour tout le monde. Et par rapport au développement personnel, on peut aussi tomber un petit peu dans cette dérive de Toujours positif. Moi je suis beaucoup passé par ça quand j'étais en Australie. Sur mes réseaux sociaux je faisais que des contenus en mode ultra positivité. Alors d'une avec le recul je sais que ça peut être agaçant. Moi-même par la suite j'ai été agacé et déclenché par les personnes qui étaient dans l'ultra positivité car je savais que c'est faux, que c'est une authenticité arrangée pour montrer que tout va bien. Alors qu'en fait à ce moment-là quand je me rappelle de comment j'étais, comment j'allais, ça n'allait pas. J'avais besoin de me persuader. que ça allait mieux, que je progressais, que je faisais mon développement personnel, que je m'améliorais. Donc j'étais vraiment dans cette dynamique, alors qu'avec du recul, c'était certainement une stratégie de survivre, pour me dire, en fait, oui, ça va, ça va, ça va, serre les fesses, alors qu'en fait, non, ça n'allait pas. Et je le vois maintenant, à ce moment-là, j'étais dans cette ultra-positivité, mais parce que j'étais justement en process de tout ça. parce que justement ça n'allait pas, donc j'avais besoin vraiment de me persuader à fond que ça allait. Donc je bute un peu sur cette partie-là parce que là j'en reprends conscience en réalisant l'épisode de podcast, mais pour le coup je m'envoie plein d'amour parce que j'ai été pas bien en moi, et j'avais besoin de certainement me réparer, et j'avais besoin de passer par là. Donc c'est ça qui est intéressant, c'est qu'aujourd'hui quand je dézoome, je vois que ça fait partie de mon chemin, j'ai pas forcément toujours été juste dans ma posture à ce moment-là, J'ai dû, une fois de plus, déclencher des personnes. je me suis menti à moi-même, mais ça faisait partie du chemin, et c'est ce qui m'a permis par la suite de progresser. Pour revenir à cette première couche, donc pour moi, voilà, on reste vraiment dans une forme de limitation, et si je reste que dans la partie « je veux être un être de lumière » , je vais être un petit peu limité dans le sens que on est des êtres de contradiction et de dualité. S'il y a de la lumière, il y a de l'ombre. Dans une carte, il y a toujours deux faces. Derrière le mot « puissance » , j'en avais parlé dans un épisode de podcast, il y a le mot « impuissance » , et tant que je ne vais pas visiter mon impuissance, Ça va être difficile de pouvoir venir et d'assumer complètement ma puissance. Et puis de toute façon, la vie sera faite de sorte que plusieurs fois, je replongerai dans mon impuissance avant de revisiter ma puissance. Donc pour moi... La seconde couche, on va être dans ce que j'appelle un peu plus le travail de l'ombre, donc le fait d'aller venir creuser, d'aller voir justement ces ombres, ces zones aveugles, ces contradictions, donc toutes ces dualités, et c'est une partie qui peut être un peu confrontante, car là on comprend qu'en fait non, on n'est pas que lumière, qu'on n'est pas juste cet homme charismatique ou lumineux ou intelligent, mais qu'on est aussi cet homme médiocre, malhonnête par moments. manipulateurs, provocateurs, plein de choses en fait. Et c'est pas agréable, mais selon moi, c'est l'une des couches qui nous fait le plus progresser, car quand on s'y confronte, on gagne vraiment en lucidité. Et donc, on a la capacité de voir vraiment l'entièreté de notre personne, et globalement vraiment ce qu'on projette sur le monde à l'extérieur. Et pour moi, cette phase-là, elle est arrivée il y a 4-5 ans maintenant. Donc dans mon parcours de 8 ans, pendant 3 ans, j'ai été un petit peu des persos lumineux, Et puis, il y a quatre ans, quand je suis parti vivre... entre le Mexique et Bali, j'étais nomade à ce moment-là, j'ai commencé à me confronter à cette partie un petit peu moins lumineuse. Et donc je me rappelle, c'était aussi mes débuts en fait dans le chamanisme, donc avec les plantes médicinales, donc là j'ai pris des strikes et je suis allé visiter des choses qui m'ont un petit peu bousculé. Alors petit disclaimer, je ne recommande pas à tout le monde cette voie, renseignez-vous bien avant de partir faire une session de plantes médicinales. Donc voilà, ça c'est fait, mais à ce moment-là, tout est remonté en tout cas par... par mes trous de nez, et j'ai vu que j'étais cet homme aussi qui avait du dark, et que malgré tout, le développement personnel que j'avais pu faire, je pouvais continuer à blesser, continuer à être dans des stratégies qui... de rejet vis-à-vis de moi dans l'autosabotage et que finalement tout le développement personnel que j'avais fait n'était peut-être pas si utile. Et donc là j'ai eu vraiment ces phases de remise en question mais à quoi bon faire du développement personnel si c'est pour voir que finalement je suis aussi plein de contradictions et qu'avec les conditionnements que j'ai, même si je souhaite améliorer les choses, ça s'améliore de quelques millimètres et donc il y a vraiment une frustration, un peu la frustration d'avoir plus conscience des choses mais finalement voir que dans le quotidien et dans la matière, on a vraiment des difficultés. à les intégrer car il y a des conflits internes qui se pointent et je suis désolé, je fais une petite pause j'ai dû changer de pièce car j'ai des travaux qui ont démarré donc le son n'est pas pareil car la pièce est plus petite donc on m'entend mieux, tant mieux donc pour le coup je reprends et je disais voilà il y a des conflits internes qui fait qu'en fait oui ça serait beaucoup plus simple d'avoir juste à lire des livres de développement personnel ou de faire des retraites et de voir que tout simplement, facilement dans la vie qu'on intègre tout, qu'on incarne tout rapidement mais mauvaise nouvelle, on est des êtres complexes, de dualité Merci. et on a cette capacité souvent à venir saboter les choses à l'intérieur de nous car on a tous nos protecteurs, on a tous nos blessures, nos insécurités et on a beau travailler sur ça, et je me bats un petit peu contre ça, contre le côté, avec le développement personnel, briser ses croyances limitantes. Je pense qu'on ne les brise jamais. C'est un peu comme une cicatrice. On arrive des fois un petit peu à les dépasser. On arrive à mieux se positionner, à avoir une attitude plus juste et à développer de nouvelles croyances, certainement. Mais quand on a une blessure qui a cicatrisé, ça reste une blessure qui est en soi. toujours présente, qui a créé quelque chose chez nous. Il suffit d'avoir un environnement instable ou de replonger dans des travers ou dans des choses qui nous sabotent ou nous font du mal pour revenir un petit peu à toutes ces croyances qui nous limitaient et qui ont été conditionnées par un environnement parfois difficile, par un héritage familial. Donc voilà, je pense que vous me comprenez. Et pour revenir un petit peu à mes moutons, dans cette deuxième couche, ce qui est intéressant, c'est qu'on rentre quand même dans une forme de déconstruction. où on va vraiment un petit peu plus en profondeur, et comme je le disais, où on voit un petit peu l'entièreté de sa personne, et donc on est un petit peu plus lucide, et je pense qu'à ce niveau-là, on peut revenir déjà dans une authenticité un peu plus juste que l'authenticité sur les réseaux sociaux, arrangée, où je suis un aide de lumière, et je me développe sur plein de plans, et tout va bien, alors qu'en réalité, au fond, il y a encore des choses qui ne vont pas, et certainement des choses qui ne vont pas, et donc on se ment un petit peu à soi-même, et on se retrouve avant d'une authenticité biaisée. si j'étais 100% authentique, je dirais j'ai envie de vous partager que du positif parce que ça va justement pas bien et j'ai besoin de me persuader de ça parce qu'en ce moment voilà c'est un peu compliqué mais voilà j'ai envie de faire des posts qui sont hyper positifs là on serait dans une forme d'authenticité car on serait beaucoup plus transparent déjà et alors je ferai peut-être un jour un épisode de podcast sur l'authenticité est-il possible d'être vraiment 100% authentique ? je pense que vous avez la réponse mais ça sera un épisode intéressant et pour venir sur une troisième couche Car pour moi là on est encore vraiment au niveau de l'individu, donc on est quand même, même si je suis dans un côté un petit peu plus sombre et je viens voir les polarités entre ombre et lumière, je suis encore un petit peu sur ma petite personne et sur le fait de pouvoir me réparer, guérir, le fait de développer des nouvelles choses et pouvoir mieux avancer dans la vie. Mais il y a un moment où, pour moi, ce qui va être intéressant, c'est de passer du moi au nous. Et donc de venir un petit peu plus dans une lecture systémique et de se dire, en fait, il n'en tient pas qu'à moi. on peut vite se retrouver un petit peu dans un phénomène de « En fait, le monde ne va pas très bien. » Et je pense qu'on peut aujourd'hui le constater avec tout ce qui se passe dans le monde. Mais moi, de mon côté, je me développe un peu comme un super-héros. Je suis plus résilient, j'ai beaucoup plus confiance en moi, je fais plein de choses qui me font du bien, je mets en place des choses qui me permettent d'être plus riche ou de mieux m'élever, peu importe. Mais pour autant, autour de moi, ça ne va pas forcément mieux. Donc derrière, c'est comment finalement, je peux un petit peu dézoomer Merci. et voir aussi l'écosystème, l'environnement, le monde dans lequel j'évolue. Et là, c'est quelque chose qui va certainement vous parler. Moi, quand je suis parti vivre en Australie et parti vivre à Bali, je me suis coupé des informations en étant un petit peu dans ma bulle. Et quand on vit à Bali, on se retrouve facilement dans une bulle. Une bulle un petit peu bien-être, où tout va bien, où chacun fait son surf, mange ses smoothie bowls et puis s'entraîne deux, trois fois par jour et puis travaille depuis son ordinateur. Sauf qu'on est dans une bulle, on se coupe un peu du monde. On ne veut plus forcément regarder ce qui se passe à l'extérieur, mais en réalité le monde continue à tourner. Et en fait, on est aussi impacté par ce qui se passe à l'extérieur, en réalité, même si c'est dans une moindre mesure, en fonction de où on vit sur Terre, bien sûr, et de ce qui se passe dans notre pays. Et quand je parle d'infos, je ne parle pas des infos d'FMTV pour aller nourrir du drama et voir que tout va toujours mal et qu'on est dans une forme de FOMO par peur de manquer l'information et de passer à côté de quelque chose. mais pouvoir s'informer via des médias qui sont qualitatifs et qui nous permettent de connaître l'actualité et pas l'actualité qui est manipulée pour voir en effet comment tourne le monde. Et derrière se dire, finalement, dans ce monde, j'ai sûrement un rôle à jouer une fois de plus. pas se mettre en sauveur, mais se dire à mon niveau, et en plus j'ai fait un peu mon def perso, j'ai travaillé sur mes blessures, maintenant je me sens comme un adulte, comme un homme un peu plus construit, un peu plus éduqué et un peu plus résilient, quel impact je peux avoir dans ce monde ? Et l'impact ça commence pas forcément en prenant un drapeau et en sortant dans la rue, mais ça commence déjà à un petit niveau systémique qui est déjà peut-être au niveau familial, ou dans mes relations, ou peut-être dans mon travail avec mes collègues de travail, ou peut-être dans mes interventions. Typiquement... moi je sais que dans mes interventions aujourd'hui j'ai les cercles d'hommes et c'est top de faire du menswork dans les cercles d'hommes c'est top d'apporter des outils comme des bains glacés, de la libération émotionnelle avec la respiration, des cercles de parole de sincérité radicale en soi ça a déjà un effet parce que chaque homme après retourne à la maison avec une nouvelle énergie, une nouvelle prise de conscience et est capable de venir chercher des choses et va pouvoir aussi transférer, transmettre un petit peu cette énergie qu'on va chercher en cercles d'hommes Mais derrière, si je voulais agir aussi un petit peu plus à un niveau systémique, qu'est-ce qui moi à mon niveau m'empêcherait d'avoir des interventions au-delà du cadre du cercle d'hommes ? Typiquement, je vous prends un exemple, qu'est-ce qui m'empêcherait d'aller intervenir dans une association pour des hommes qui luttent un petit peu contre leurs addictions et qui ont besoin de se réinsérer dans la vie de tous les jours, et pour qui des outils comme on peut avoir dans le cercle d'hommes, fondamentalement ça leur ferait du bien, même si au début ça peut sembler un petit peu inaccessible ou ça peut ne pas leur parler. mais comment on pourrait avoir une démarche qui leur permettrait en tout cas de s'y retrouver, et comment on pourrait aussi aider finalement peut-être dans le système ceux qui ont aussi plus de mal à s'en sortir. Parce que naturellement quand on fait ce travail en cercle d'hommes, on est quand même dans un cadre, il faut le dire, privilégié. C'est la personne qui a la possibilité d'acheter une retraite, la possibilité de venir voyager la plupart du temps, et qui va pouvoir faire ce travail alors que tout le monde ne peut pas le faire. Alors oui c'est bien, parce que ça permet déjà de toucher certains hommes, certains d'entre nous, et ça nous permet de bouger, et puis de revenir dans le quotidien avec eux. des outils et avec peut-être un système de pensée un petit peu différent, mais le quotidien ce n'est pas que nous, c'est aussi les personnes qui parfois n'ont pas la capacité à se permettre une retraite ou de voyager, et donc moi c'est un petit peu la prise de conscience que j'ai en fait cette année, qui en gros, moi ça va, je me suis développé, j'ai pu lancer mon activité, ça fonctionne, c'est très bien, mais comment peut-être aussi à mon niveau je peux contribuer dans des endroits où il y a vraiment un réel besoin, et comment ça peut aussi aider à faire bouger les choses, mais sans, voilà, une fois de plus Chercher à venir sauver le monde dans son entièreté, sinon on part dans une quête sans fin. Je pense que c'est très compliqué et par sauver le monde, il y a tellement de choses à faire aujourd'hui. Et si on regarde du côté des plus démunis, on peut toujours trouver plus démunis et on peut ne pas s'en sortir. Donc c'est déjà revenir un petit peu à son petit niveau et voir ce qu'il nous est possible de faire, voir les opportunités qu'on a autour de nous et qui vont nous permettre de sortir un peu de notre petite personne qui se fait du bien, qui en soi peut continuer à se faire du bien. Je suis complètement pour, comme je vous le disais. Je ne vais jamais cracher sur le développement personnel, sur le bien-être, sur... la santé, sur même le côté spirituel, mais comment aussi je peux contribuer à mon niveau. Et parfois ça démarre sans forcément faire une action, un mouvement à l'extérieur en particulier. Déjà le simple fait de venir s'éduquer sur certaines choses et sur certains sujets d'actualité et aller vraiment s'éduquer en profondeur, ça permet déjà de faire un petit peu bouger les choses à l'intérieur de nous. Ça va créer des conversations différentes, des points de vue différents, des prises de parties différentes. Et ça va déjà jouer au niveau systémique, quand je vais être avec mes parents, quand je vais être avec des amis. Par exemple, je sais que ces derniers temps, je me suis beaucoup éduqué sur la cause féminine, sur tout ce qui pouvait toucher les femmes, les relations aussi entre les hommes et les femmes. Je n'ai plus les mêmes positions, les mêmes points de vue, où je ne parle plus forcément de ces sujets de la même façon, car aujourd'hui, j'ai pris le temps de m'éduquer par rapport à ça. J'ai eu beaucoup de conversations dans ma relation de couple avec ma partenaire par rapport à ça. Et naturellement, ça va avoir un impact autour de moi. naturellement en plus en étant dans les cercles d'hommes en ayant des problématiques souvent régulières par rapport à la relation de couple dans les cercles d'hommes, naturellement je vais transmettre aussi des messages certainement un petit peu différents avec une posture aussi différente avec une posture sûrement plus mature donc ça va avoir un impact en tout cas au niveau systémique, ce n'est pas que ma personne, donc c'est ça qui est intéressant c'est que je pense que dans le développement personnel en effet les deux premières couches c'est de venir prendre soin de soi et la troisième c'est pas de venir répandre sa confiture de partout Mais c'est de se dire qu'il n'en va pas que de moi, qu'il y a quand même un monde qui tourne autour de moi, et que j'ai certainement une part de responsabilité, ou en tout cas un rôle à jouer à ce niveau-là, et que je n'ai pas besoin une fois de plus de prendre tous les drapeaux du monde et de descendre dans la rue pour venir manifester contre tout ce qui ne va pas, mais qu'à un certain niveau, je peux déjà commencer à toucher du doigt certaines choses, à proposer certaines choses, à impacter certaines personnes qui vont être réceptives à ça. et qui vont pouvoir peut-être me rejoindre, et collectivement on va pouvoir peut-être mettre en place quelque chose qui fait du sens en tout cas pour nous, qui est en alignement avec nos valeurs, et qui peut-être aura son petit écho dans le monde, mais si tout le monde commence aussi à réfléchir comme ça, c'est en soi positif, parce que c'est ce qui permet aussi au système de bouger, même si selon moi, le système on ne va pas le bouger du jour au lendemain, c'est un travail qui va se tisser sur des millénaires, ou sur des centaines d'années, mais ce n'est pas parce que ça va se tisser sur du long terme qu'il ne faut rien faire et rester que sur sa petite personne et se dire tant que moi je vais bien mais que le monde va mal, c'est pas très grave, le plus important c'est juste moi. Bien sûr la première rampe, comme je l'ai dit, c'est déjà d'aller bien. Pour moi, et c'est là où en soi le développement personnel il est intéressant quand il est fait avec du discernement, avec un esprit critique et que j'en fais quelque chose de bon, comment je peux avoir un impact on va dire positif si en moi je vais pas bien, je suis dans un profond mal-être et que c'est quelque chose que je projette à l'extérieur de moi. Donc en ça je pense qu'en effet c'est bon déjà de nettoyer devant chez soi, de prendre soin de soi, de faire en effet son petit développement personnel. mais qu'après ça va être aussi bon de venir dézoomer et de venir à un niveau un peu plus systémique, un peu plus collectif pour avancer ensemble. C'était tout pour aujourd'hui, j'ai répondu à la question, oui, le développement personnel sert à quelque chose quand on en fait quelque chose de bon et quelque chose d'intelligent, et toujours faire attention de ne pas tomber dans les travers de l'ultra-narcissisme ou de l'idéalisation de soi, et même si on tombe dedans, parfois ça fait partie du chemin, le tout c'est de pouvoir y revenir et trouver une posture un peu plus juste. qui fait un peu plus de sens pour soi et pour notre entourage et le monde qui nous entoure et en soit voilà c'est déjà pas mal prenez soin de vous et on se retrouve pour un prochain épisode de podcast