Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de podcast dans l'éveil du masculin. Je suis Chris, coach et facilitateur d'espaces de transformation au service des hommes. L'intention de mon podcast est d'apporter des partages d'expériences, des conseils et des pistes de réflexion au sujet des problématiques et des défis qui concernent les hommes et leur épanouissement personnel. Mon souhait est d'aider chaque homme à marcher vers un masculin plus conscient et plus épanoui. J'espère que vous allez bien, ça fait longtemps que j'ai pas fait d'épisode de podcast, deux mois, deux mois et demi, peut-être trois mois. pas mal de mouvements en ce début d'année ou en tout cas dans ce premier semestre 2025 pour moi et je suis content de reprendre le micro même si ça me fait bizarre car ça fait depuis un moment que j'ai pas parlé dans le micro mais en tout cas aujourd'hui je viens avec un sujet qui est comment guérir la douleur chronique alors j'ai pas de solution miracle ça a été long de mon côté c'est un épisode de podcast qui va être assez personnel sur mon expérience que j'ai pu mettre en place que j'ai pu aussi ressentir les moments difficiles comment ça s'est passé pour moi Je m'excuse d'avance car j'ai le voisin qui fait des travaux donc il y aura peut-être des bruits parasitants pendant le podcast et je vous propose tout simplement qu'on plonge directement dans cet épisode de podcast. Alors c'est un gros sujet pour moi et avant tout c'est une belle victoire car ça fait maintenant dix années que je suis soumis à une douleur chronique en bas de mon dos. Ça fait exactement maintenant un an que je n'ai plus de soucis de dos, que je n'ai plus de douleur. Il y a toujours une petite sensibilité, une petite fragilité qui fait que je me surveille, que je suis beaucoup à l'écoute de moi. Mais globalement, pendant 10 ans, j'ai souffert d'ernidiscale, d'inflammation sur la partie sacroiliac, de lombalgie aussi à répétition. Pour vous donner un petit peu un espace-temps, c'était globalement tous les 2 à 3 mois où j'avais des douleurs chroniques. Parfois c'était des douleurs qui restaient pendant 2, 3, voire 4 mois. Parfois ça partait pendant plusieurs mois et ça revenait. Et voilà, j'ai eu pas mal aussi la sensation d'avoir le corps coupé en deux, parce que le dos, et en tout cas le bas du dos, Quand on a ces douleurs-là, on a l'impression d'avoir notre corps qui est coupé entre la partie basse et la partie haute. Il y a eu aussi des compensations, notamment sur les hanches, avec une mauvaise posture, parce que le corps essaye de compenser pour éviter, pour fuir tout simplement la douleur. Donc derrière, des douleurs aussi au niveau des hanches. Et puis ça s'est aussi soldé par une impossibilité de courir plus de 20 ou 30 minutes. Dès qu'il y avait des impacts, ça devenait compliqué. Ça n'a pas été évident pour moi, car pendant longtemps, j'ai créé une identité autour d'un personnage sportif. Ça a été assez intéressant car j'ai fait un peu ce travail en thérapie d'aller chercher un petit peu cette identité de personne sportive qui s'est créée quand je devais avoir 8 ou 9 ans avec mon grand-père. Mon grand-père qui a un jour dit mais ce petit il est incroyable, il fera les Jeux Olympiques plus tard et à ce moment-là j'ai été très poreux, j'ai vraiment enregistré l'information et j'ai tout fait pour me prouver et prouver à ma famille que j'étais quelqu'un de sportif et c'est quelque chose qui m'a suivi pendant longtemps. Et c'est là où cette douleur est le reflet aussi de cette identité que j'ai voulu... conserver le plus longtemps possible. Et avant de rentrer un peu plus dans le détail et sur la partie, je dirais, psychologique, j'aimerais vous parler un petit peu de mon chemin de guérison, et notamment les étapes que j'ai pu vivre avec cette douleur chronique. Ça a commencé à 24 ans, donc c'était le moment où j'étais vraiment dans la musculation à fond. Quand j'étais en gros dans le bodybuilding, c'est le moment où j'ai commencé aussi la prise de produits dopants pour les compétitions. J'en avais déjà fait un épisode de podcast que je vous invite à voir. Et à 24 ans, donc, hernie discale sur la partie L5-S1, donc au niveau lombaire et sacro-iliaque. Et donc là, 6 mois d'arrêt, 6 mois d'ostéopathie, je perds 10 kg, je suis limite en mode dépression totale, je perds beaucoup de poids, et c'est long, c'est laborieux, mais à ce moment-là, je suis toujours dans cet égo qui essaie de construire une forme de virilité et d'homme musclé, d'homme fort, et donc je récupère finalement bien parce qu'un corps relativement neuf. C'était une première blessure et je repars à fond. Donc je repars à fond un peu dans ma stratégie no pain no gain, performance à fond, pas trop m'écouter, et jusqu'à 27 ans où justement j'arrête les produits dopants, car je prends du recul à un moment et je me dis en fait c'est pas viable à terme, puis la compétition ça fait pas gagner non plus sa vie, puis si je continue en fait dans cette direction, je continue à prendre tout simplement des produits dopants et j'ai envie de développer un style de vie différent, quand même plus respectueux de mon corps, j'arrête à ce moment-là les produits dopants. Et donc là, mon corps un peu me lâche. Les douleurs qui remontent, perte de motivation, faiblesse nerveuse, faiblesse musculaire. Il y a un petit peu tout qui pète à l'intérieur. Et donc là, les maux de dos réapparaissent très rapidement et de manière régulière. Donc bien sûr, à la fois, il y avait un côté mécanique avec le fait de porter souvent des charges lourdes, de s'entraîner deux fois par jour. Par exemple, sur le soulevé de terre où j'étais plutôt fort, j'avais cinq répétitions à 250 kg. Donc je vous laisse imaginer les charges que je pouvais porter. au squat c'est pareil, je tournais autour de 180, 200 kg autour de 8 à 10 répétitions donc beaucoup de stress mécanique au niveau de mes lombaires, au niveau du dos sûrement des postures qui n'étaient pas très bonnes et aussi un gros manque de mobilité, je ne faisais jamais de mobilité Je m'étirais jamais, j'étais vraiment dans le mec qui voulait juste construire du muscle et donc là, à ce moment-là, tout pète, mon corps me le fait bien comprendre et malgré ça, j'ai une phase où je perds un peu mon identité parce que comme j'arrête les produits dopants, l'identité du mec musclé part un petit peu avec je perds beaucoup de poids, mais je me remets après un an globalement de coupure où je m'entraîne de manière assez parsemée, je me remets quand même à fond la musculation avec pour objectif de construire globalement le même corps sans produits dopants Et donc à 28 ans, à ce moment-là, je suis en Australie, toujours dans ma démarche No Pain No Gain, je repars à Bâle dans l'amusculation et un jour en Australie, je m'en rappelle, on était avec ma partenaire vers Saint-Guildas, je m'entraînais sur une salle qui s'appelle Fitness First à Saint-Guildas, je fais un faux mouvement en bas du dos et là je repars dans un dos complètement bloqué et ça me dure plusieurs mois. Et là, à ce moment-là, il y a le côté mécanique, mais il y a le côté aussi inflammatoire que j'avais eu avant. Et là, le côté inflammatoire, c'est vraiment avoir l'impression d'avoir en fait... Une bougie ou un feu ou un briquet qui est allumé en permanence en bas du dos sur ma zone lombaire, sur la sacroiliac aussi. Et donc une douleur infernale à la fois aiguë et lacinante, vraiment longue, et qui m'immobilise, tout simplement. Donc là, à ce moment-là, je m'en veux, ça crée beaucoup de frustration, je suis très dur avec moi à ce moment-là. Et puis l'épisode finit par passer. Toujours quelques épisodes de l'ombology, mais je reprends un petit peu de... de force, et donc là, à partir de globalement 29 ans jusqu'à 30 ans, je charbonne à la musculation, toujours un petit peu dans la même dynamique, toujours dans mon open new gain, et à 30 ans, se passe le retour en France, car Covid général, mondial, et donc là, je rentre en France, je quitte toute ma routine que j'avais, à ce moment-là, j'habitais à Bali, donc je ne l'ai pas dit, mais j'ai fait l'Australie, puis Bali, puis je suis resté un moment à Bali, et là, à ce moment-là, je retourne en France, je suis confiné comme tout le monde à la maison, Et limite déprimé, je me mets à manger un petit peu comme un cochon, alimentation complètement émotionnelle. Et puis je prends 7 kilos. Je me rappelle à ce moment-là, j'étais toujours à fond dans le fitness. Je faisais des lives sur Instagram et je me bloque le dos. Pareil, je me bloque le dos en fin de live parce que j'avais trop charbonné, j'avais pris beaucoup de poids. Mais pas suffisamment reposé, j'étais à peine revenu de voyage. Et puis j'enchaînais 2 à 3 lives limite par jour à fond, plus dans mes programmes sportifs. Et donc là, je me bloque le dos. et donc là je pars sur, pareil, encore 2-3 mois d'inflammation, je peux quasiment rien faire à ce moment-là, une fois de plus, hyper dur avec moi. Et je me rappelle de ce moment-là car ma partenaire Chloé prend une photo de moi où je suis dans le lit, où j'étais sous opiacé, je prenais tout, Doliprane, Ibuprofène, opiacé, la douleur était terrible, et j'étais tellement au bout que j'étais en train de boire du vin le soir, alors que je ne buvais pas d'alcool, pour me shooter et ne plus ressentir du tout la douleur. Donc j'étais un petit peu dans cette situation, mais pour le coup c'était, maintenant avec le recul c'est assez marrant de me voir à ce moment-là dans le lit avec du vin, j'arrivais à peine à me lever donc je renverse le vin sur le lit, mais je suis dans un état où je suis dur avec moi, exécrable avec ma partenaire, j'en veux un petit peu au monde entier, et surtout à ce moment-là j'en veux à mon dos, car en fait une totale perte de confiance, et moi Chris le sportif, une perte de confiance en mon corps, et j'ai un sentiment de trahison hyper puissant par rapport à mon corps. et en même temps on peut faire Il y a toujours cet égo qui est présent, qui ne veut pas lâcher, qui veut être performant, qui veut être ce mec viril, ce mec musclé, qui doit correspondre à une certaine vision de la masculinité, et donc aucune acceptation. Et c'est là où c'est intéressant, car pour moi dans cette phase, j'aurais pas tendance à dire qu'on vient combattre la douleur chronique, mais on vient surtout l'accepter dans un premier temps, pour tout simplement recevoir les messages du corps, ce que le corps a à nous dire. Souvent je le dis, le corps a cette capacité... à mettre en lumière et à garder en mémoire ce que le mental bloque, ce que le mental n'a pas forcément envie de lâcher. Et souvent le corps va somatiser plein de choses, et ça va être des tensions, des tensions physiques, des douleurs, ça va être de la fatigue, ça va être des blocages dans certaines parties du corps. Et c'est juste que parfois on s'accroche à quelque chose de manière très forte, et moi pour le coup c'était même à mon identité, à mon hygiène de vie, que ça me semblait impossible de lâcher ça, alors que finalement c'était un boulet, mais que je n'avais pas forcément envie de lâcher. Et pour le coup, j'étais un peu dans une forme de prison, emprisonné par moi-même, et ça a été un peu une lutte interne pendant longtemps. Et puis, à partir de 30 ans, 31, 32, on finit par sortir du Covid, là je commence à vraiment me questionner, à développer un style de vie différent, je commence à intégrer du yoga dans ma routine, à faire un peu plus d'étirements, mais sans grande motivation et sans grande passion, car ça ne me parlait pas, j'étais issu pour moi de la musculation, du bodybuilding, donc c'était... Trop éloigné ou trop chiant ou quand j'allais faire des cours de yoga et que j'étais confronté à des personnes qui étaient naturellement souples ou qui pratiquaient depuis longtemps ou des petites mamies qui presque faisaient un grand écart devant moi alors que moi j'arrivais à peine à... ouvrir un peu mes hanches et étirer mes jambes, ça venait me confronter et pour le coup j'avais tendance un petit peu à fuir ou éviter ou à ne pas être régulier dans ces sessions en trouvant toujours un petit peu des excuses. Toutefois j'ai quand même persévéré, je me suis dit que c'était quand même bon pour moi et que j'avais pas envie de vieillir avec un corps plein de douleurs, en tout cas ça rentrait pas dans ma philosophie de vie, si je peux dire ça, même si à ce moment là j'avais pas de philosophie de vie. Et donc j'ai quand même fait l'effort de m'initier un petit peu à toutes ces pratiques qui pouvaient me faire du bien et surtout à être un peu plus à l'écoute de mon corps. Les années passent, et donc l'année dernière, ça fait maintenant un an, 34 ans, suite à une retraite pour homme que j'effectue à Bali, on fait l'ascension du mont Agung, qui est un volcan avec 2000-2200 mètres de dénivelé. J'ai un sac chargé à facilement 20-30 kilos avec moi, et voilà. Après l'ascension, retour à la maison, une fois que la retraite est terminée, mon dos me lâche une fois de plus, et la grosse inflammation sur la sacro-iliaque. Inflammation pendant deux mois, allongée pendant des semaines, un feu intense en bas du dos. Je ne peux même pas vous décrire ça tellement c'était brûlant en fait. Et donc là, ça a été vraiment le dernier épisode, mais ça a été vraiment la rupture où à partir de ce moment-là, je me suis dit, j'en peux plus, c'est assez. Il faut que je me reprenne en main, il faut que je sois vraiment plus à l'écoute de moi. Et la crise, tu as 34 ans, tu vas vers tes 35 et prochainement vers tes 40 ans. Ça va être important de développer une philosophie de vie différente. Pour moi, c'était un petit peu l'adage, vieillir dans un corps en bonne santé, un corps sans douleur finalement et fonctionnel. Ça me fait penser au livre de Christophe Cariot que j'ai lu justement l'année dernière, qui parle beaucoup de posture, de douleur chronique qu'on peut avoir et qui prône justement un corps sans douleur. Et quand on est sportif et qu'on vieillit, avoir un corps sans douleur, c'est quand même pas mal. Ça permet de rester fonctionnel, de jouir de ses capacités physiques, de pouvoir durer longtemps et de pouvoir aussi profiter de la vie et de toute chose. Mais j'ai envie de dire, même quand on n'est pas sportif, au final, je pense que c'est quelque chose d'important. La santé, ça fait partie des choses pour moi qui sont les plus importantes avec les relations qu'on peut avoir et je dirais les richesses immatérielles. Mais pour le coup, j'ai vraiment eu cette rupture et là, j'ai une grosse remise en question. Et je me suis dit, voilà, il faut que je puisse voir les choses vraiment différemment, fonctionner différemment pour apporter quelque chose de mon corps de différent. Et pour faire aussi avec ce que j'ai finalement, apprendre aussi à vivre avec cette douleur. Là, j'étais vraiment pour une fois dans une forme de phase d'acceptation. Ce qui n'empêche pas que pendant ces 10 années, j'ai quand même cherché à mettre en place des choses, à être traité, à faire de l'ostéopathie, à faire des IRM régulièrement, à comprendre un petit peu le problème, voir la mécanique, aller chercher un petit peu la symbolique émotionnelle, notamment avec la kinésiologie. Donc j'ai pu avoir plusieurs voies, plusieurs alternatives, mais c'est qu'à partir de 34 ans, il y a eu vraiment une rupture qui s'est opérée, qui m'a permis de de vraiment voir les choses dans leur ensemble et de reconsidérer un petit peu la situation de mon dos et de mettre en place des choses beaucoup plus sensées, on va dire, beaucoup plus sensées pour moi. J'aimerais parler de la dimension sentiments et émotions, car ça a généré sur ces dix années beaucoup de choses pour moi, de la frustration, frustration de me sentir limité, de ne pas pouvoir jouir de mon corps, frustration de voir l'identité du Chris fort et viril partir, alors je basais la virilité avant. que sur la force physique visiblement et sur les muscles, mais beaucoup de frustration, frustration de devoir renoncer à certaines choses alors qu'en réalité je me sentais capable que les muscles étaient suffisamment forts mais que le dos me disait non, beaucoup de colère bien sûr, colère envers moi, colère envers mon dos, sentiment de trahison, qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il se passe, pourquoi moi je peux avoir ces problèmes là, pourquoi ça peut être aussi long, comment ça se fait que j'arrive pas à récupérer complètement alors que j'ai toutes les bases nécessaires pour pouvoir récupérer sur tous les plans et pouvoir repartir de plus belle, perte de confiance énorme, et ça c'était un point que j'avais traité en ostéopathie, où certes il y avait le souci mécanique, le souci inflammatoire, mais il y avait carrément le fait de perdre confiance en mon corps, et de ne plus recruter certaines zones, donc certains muscles, sur certains mouvements, et donc tout simplement de compenser avec d'autres muscles, et de continuer à me faire mal, ou des fois de trop recruter certains muscles, par peur de me blesser ou de me faire mal, par anticipation, et donc de finalement pas bien faire les mouvements, ou d'avoir tout de suite une tension qui m'envoie le signal que pas possible, et donc qui me fait complètement perdre confiance en ma capacité à pouvoir faire du sport et être fonctionnel. Quand je vous parle de sport, j'aimerais généraliser, parce que pour moi, il n'est pas question que de musculation et de bodybuilding, ça, ça a été un épisode de ma vie, je continue toujours la musculation, de manière très fonctionnelle, mais c'est le sport en général. Faire des ascensions sportives, nager, aller courir, faire du volley, faire du paddle ici à Bali, faire de la Muay Thai que je fais en ce moment, c'est pouvoir faire du sport en général. Donc je me sentais vraiment limité. tous ces plans, car quand on a l'impression d'avoir le corps coupé en deux et qu'au moindre impact ou à la moindre intensité, un peu trop élevé, on a le dos qui nous dit non, on se sent hyper limité. Et on finit vraiment par se sentir trahi par son corps et il y a une grosse perte de confiance qui se met en place. Un autre sentiment qui a été très présent, c'est, comme j'en ai parlé, le sentiment d'impuissance, le fait d'avoir vraiment cette sensation d'avoir le corps coupé en deux. Et je pense que beaucoup pour les hommes et aussi pour les femmes, dès qu'on se sent un petit peu invalide, on se sent tellement impuissant, on a l'impression de ne plus être utile. de perdre notre valeur, certainement parce qu'on a été conditionné et matrixé dans ce sens, et donc pour le coup il y a même une perte d'estime de soi qui vient jouer sur la confiance, donc en fait dès qu'il y a un indicateur qui se met au rouge avec l'impuissance, tous les autres indicateurs suivent, et on se sent, alors excusez-moi du terme, mais on se sent en fait un peu comme une grosse merde, on s'en veut, et on vient continuer en fait perpétuellement à nourrir ce sentiment d'impuissance, parce qu'on aimerait récupérer rapidement, se lever un jour et se dire j'ai plus de problème de dos, et en fait c'est ça être en... en bonne santé, c'est ça qui est la norme, mais comme je n'arrive pas à atteindre ça et que de toute façon je suis dans le contrôle et pas dans l'acceptation, je continue à mettre une pression énorme, à avoir des conflits internes à l'intérieur de moi et à être sur une démarche qui n'est pas forcément la plus propice, la plus douce, la plus agréable ou la plus intelligente par rapport à ce dont mon corps tout simplement et mon dos a besoin. Perte de mon identité aussi, j'en ai parlé et j'en avais parlé dans l'épisode avec les produits dopants, perte de mon identité d'homme fort. Alors c'est pareil, homme fort, on peut entendre homme fort physiquement, homme fort mentalement, homme fort à plein des niveaux, moi c'était l'homme fort physiquement, et le fait de lâcher cette identité, ou en tout cas de ne pas trop avoir le choix et de me dire mais en fait je suis plus cet homme fort et de me comparer à ce que j'étais avant, c'est quelque chose qui a créé beaucoup de frustration, beaucoup de colère, qui est venue une fois de plus alimenter mon manque de confiance, mon sentiment d'impuissance, donc ça a été un petit peu une boucle infernale. mais heureusement dans tout ça il ya quand même une voie d'apprentissage une voix de de guérison, le corps est vraiment un enseignant si on accepte de l'écouter. C'est difficile d'écouter son corps et pourtant tous les jours on a des signaux sur notre état nerveux, notre état énergétique, sur notre état hormonal. Je pense que c'est juste qu'on n'apprend pas forcément à écouter vraiment notre corps ou que parfois on n'a pas forcément le temps ou que parfois on part du principe que c'est normal si je suis ballonné, c'est normal si j'ai une petite douleur. De toute façon vu l'hygiène de vie que j'ai c'est tout à fait normal donc on normalise des choses. qui ne devraient pas en soi être normales si on prend soin de soi, ou qui devraient être juste des indicateurs pour nous dire que là on peut améliorer certaines choses, ou là on peut ralentir, ou là on peut reposer le système nerveux, ou là on peut peut-être bouger un petit peu plus pour retrouver de l'intensité dans son quotidien. Donc finalement c'est un petit peu comment on peut être à l'écoute de notre corps. Mais la voie de guérison pour moi elle est passée par plusieurs choses. La première ça a été l'ostéopathie, avec le fameux épisode « Retrouver confiance en mon corps » , mais aussi avec toutes les manœuvres. pour retrouver un petit peu de l'espace dans mon corps et on soulageait les douleurs chroniques que je pouvais avoir. Il y a eu du yoga, certes pas de manière régulière, mais qui a commencé à me faire entrer dans un état d'esprit et qui m'a amené après vers la mobilité et aussi vers les assouplissements, qui fait qu'aujourd'hui dans ma routine quotidienne, j'ai 2 à 3 voire 4 entraînements de mobilité et de stretching par semaine pour prendre soin de mon corps, pour être un peu moins rigide, développer aussi de nouvelles amplitudes dans certains mouvements. où je n'arrivais pas à déployer ma force, et pouvoir aussi redécouvrir finalement mon corps avec des nouveaux mouvements, des nouvelles choses que je ne pouvais pas forcément faire avant, qui n'étaient pas forcément importants pour moi avant, mais qui aujourd'hui prennent du sens, car j'ai l'impression d'avoir un corps qui est justement beaucoup plus fonctionnel et qui peut aller finalement plus loin, tout en étant plus à l'écoute de lui. Il y a eu la médecine chinoise qui m'a beaucoup aidé, et notamment avec l'acupuncture. J'en ai fait pas mal, notamment ici à Bali. J'ai même cheminé avec les plantes médicinales. Donc j'en parle rarement, j'aime pas trop en parler parce que je trouve que parfois ça n'a pas forcément sa place dans les épisodes de podcast, mais je suis allé pèleriner dans le chamanisme avec notamment l'ayahuasca, le peyote, la psilocybine et à plusieurs reprises, et avec à chaque fois les intentions de venir guérir mon dos, comprendre un petit peu le fond du problème, trouver les symboliques. Alors, je vous arrête tout de suite, il n'y a rien eu de magique, certes j'ai pu avoir une compréhension peut-être un peu plus... plus étendu, j'ai pu explorer certaines choses, j'ai pu aller un peu à la racine, mais ça ne m'a pas guéri pour autant. Ça m'a apporté, je pense, un peu plus d'informations que j'ai eu par la suite besoin de traiter dans le réel en fait, dans mon quotidien, dans mon rapport avec moi-même, dans mon rapport à mon corps, dans la perte de confiance que je pouvais avoir en mon corps et dans la routine que je pouvais mettre en place pour être beaucoup plus à l'écoute de mon corps et lui apporter ce dont il avait besoin. Il y a eu la kinésiologie. Alors il y a eu toute une interrogation du corps, ça a été un travail assez intéressant. pour aller voir un petit peu justement les mémoires qui étaient bloquées et voir où ça se situait, à quel âge, est-ce qu'il y avait en effet des blocages, des traumas à ce moment-là, et après venir... réguler ça sur différents plans. Il y a eu le travail de symbolique, au bas du dos. Pour moi, le bas du dos, c'est beaucoup la partie sacrée, notamment avec la sphère sexuelle, ce qui m'a amené naturellement après à visiter le Tao sexuel, l'énergie sexuelle, comment la canaliser, car quand on a une addiction à la pornographie, on vide son énergie. J'en ai fait beaucoup d'épisodes de podcast et naturellement, on se sent parfois coupé en deux, ou en tout cas, on sent qu'il y a un manque et pour le coup, il y a une perte d'énergie dans cette sphère-là. Ça explique aussi certaines choses, en tout cas à mon niveau. Il y a eu la partie racine, le fait de se sentir coupé de ses racines, coupé de son héritage, coupé de sa famille. J'en ai pas parlé, mais le fait d'être parti en voyage depuis maintenant 8 ans, d'être loin de ma famille, j'ai eu un sentiment d'être déraciné, d'être dans des environnements où je devais à chaque fois un petit peu m'adapter, alors avec tout l'aspect positif que donne le voyage, avec toute la richesse que peut apporter le voyage, mais avec tout le côté aussi un peu plus négatif de la distance, notamment quand on vit loin, où on se sent loin de ses proches. Et même à un certain niveau, ça a pesé sur moi, donc ça a pesé sur mon dos, ça a créé de la culpabilité, culpabilité de faire ma vie sans mon frère, ma soeur, mon père et ma mère, culpabilité de recevoir des reproches de ma mère qui me disait « mon fils, tu fais ta vie loin de moi, je ne sais plus qui tu es, ce que tu deviens et ce que tu fais » . Donc c'est des choses qui, bien sûr, ont joué sur moi, c'était un poids que je portais et comme vous pouvez le voir au niveau de la symbolique, on porte du poids sur les épaules, sur le dos, on vient créer des tassements, le tassement ça me fait penser beaucoup. à l'ernie discale pour le coup, mais voilà, il y avait quelque chose à ce niveau-là, quelque chose à aller traiter en thérapie, travail que j'ai pu mettre en place, limite que j'ai pu aussi poser pour retrouver une forme de souveraineté, et pour m'affirmer dans ce que j'étais, dans ce qui me semblait bon, et dans l'homme adulte que je devenais tout simplement. Il y a eu la physiothérapie, que je continue toujours, une fois par semaine, qui me fait énormément de bien, où on vient travailler sur la partie musculaire pour libérer, on va dire, les points gâchettes, donc toutes les tensions que le corps peut accumuler, car quand on fait du sport, naturellement on accumule des tensions mais quand on est aussi dans un travail parfois un petit peu sédentaire et qu'on est assis toute la journée et qu'on n'a pas forcément les bons réflexes, on va accumuler aussi pas mal de tensions donc le corps va se verrouiller à certains niveaux et si on n'a pas une thérapie manuelle pour venir assouplir le corps, libérer certains espaces, on finit tout verrouillé avec plein de douleurs et naturellement c'est hyper inconfortable à porter au quotidien. Il y a eu aussi l'hygiène alimentaire parce que mine de rien, le fait d'avoir une alimentation est parfois un peu plus émotionnel et à se gonfler un petit peu de tout, j'étais vite dans le ballonnement. Mais quand on a des inflammations en bas du dos et qu'on a des ballonnements, ça vient tirer une fois de plus sur la partie sacrée et la partie racine, ça vient tirer sur les psoas. Et en plus, avec mon manque de souplesse des psoas, je vous laisse imaginer un petit peu le délire, ça a été aussi choisir les bons compléments alimentaires. Quels sont les compléments prouvés scientifiquement qui peuvent aider à soulager l'inflammation ? Ça a été aussi la gestion de mon poids. Il y a eu ce moment quand j'ai pris plus 7 kilos parce que j'étais revenu de Bali, j'étais en mode Covid, j'étais à un poids de forme beaucoup trop lourd, j'avais à la fois fait de la fente musculaire et j'avais beaucoup plus de gras, pas une difficulté à porter mon corps finalement, mais je me sentais alourdi et bien sûr dès qu'il y avait des impacts ou un effort, ça n'avait pas forcément le même impact sur ma structure et notamment sur mes douleurs de dos. Il y a eu l'hygiène physique, aborder le sport de manière... plus intelligente, être beaucoup plus à l'écoute de moi, intégrer la mobilité, le yoga, le stretching, faire un peu moins de sport. Ce qui a été intéressant à ce niveau-là, c'est que j'ai pu passer dans cette approche de faire un peu moins de sport, ou en tout cas de manière plus intelligente, voir les exercices plus adaptés à ma morpho-anatomie et reconstruire des programmes qui étaient beaucoup plus valables pour moi, ce que je recherchais, et qui étaient beaucoup plus respectueux de mon corps, de mes douleurs, ce qui m'a permis d'aller à la fois chercher le côté fonctionnel. Le côté, je continue à prendre plaisir dans ma programmation et à faire du sport, tout en déployant un côté performance, car c'est une chose qui reste importante pour moi, qui me fait du bien, et je trouve que via la performance aussi, il y a une sorte de découverte de soi, et quand on performe, on peut gagner en confiance. Ça crée de la plasticité cérébrale qui fait qu'on se sent plus capable de faire en tout cas certaines choses, et donc aujourd'hui, c'est là où je suis relativement fier, c'est que j'ai pu, on va dire, allier C'est trois dynamiques, être fonctionnel, être performant et prendre plaisir dans ce que je fais. Il y a eu l'hygiène émotionnelle, je pense que le breastwork m'a fait beaucoup de bien. Le breastwork, j'en ai déjà fait un épisode de podcast. La thérapie par le souffle, le fait de pouvoir venir libérer les émotions non vécues, de venir libérer les fardeaux émotionnels qu'on a, les charges émotionnelles qu'on porte, qui permet de refaire de l'espace, de retrouver de l'alignement, de se sentir plus léger et qui permet aussi de libérer les tensions physiques. Il y a eu aussi tout simplement l'écoute de mon corps et de mes ressentis. Chaque matin maintenant quand je me lève, c'est vraiment la question, la première question. que je me pose, c'est de quoi j'ai besoin aujourd'hui, de quoi a besoin mon corps, et qu'est-ce qui va être pertinent par rapport à mon état de forme, par rapport à ma fatigue nerveuse, par rapport à l'énergie dont je dispose, ce qui me permet à chaque fois de calibrer mon entraînement et ma journée un petit peu en flux tendu, ce qui fait que ça me fait sortir des fois de certains points. une programmation, mais qui me permet vraiment d'être à l'écoute de moi et d'être le plus pertinent avec ce qu'il me est possible de faire et en même temps ce qui me met en joie et ce qui me fait du bien. Ça c'est un truc qui est hyper puissant. Souvent j'ai des clients qui viennent me voir et qui me disent « Chris, qu'est-ce que tu penses des routines ? J'ai envie de me mettre dans une routine, faire ça pendant 30 jours, 60 jours. » Je dis en effet la routine c'est bien, ça sécurise, on peut avoir du contrôle, ça permet de développer des bonnes habitudes, de prendre soin de soi, mais ça peut être aussi quelque chose de relativement rigide. qui peut nous enfermer, puis parfois ça fait plus forcément sens, et on la porte un petit peu comme un vieux boulet. On peut avoir une routine beaucoup plus flexible, où chaque matin on se réveille et on se dit « de quoi j'ai besoin aujourd'hui ? » « Quel est le temps que j'ai de dispo ? » « Quelle pratique me ferait du bien ? » « Est-ce que j'ai besoin d'énergie ? » « Est-ce que j'ai besoin de concentration ? » « Est-ce que j'ai besoin d'espace dans mon corps et de faire plutôt de la souplesse et de la mobilité ? » « Est-ce que j'ai besoin de sortir de mon brouillard mental et de prendre un carnet et d'écrire tout ce qui me passe par la tête ? » Je trouve que c'est beaucoup plus pertinent comme ça. Ça n'empêche pas d'être discipliné, d'avoir une routine quotidienne, mais de vraiment l'adapter en fonction des besoins du moment. Et puis après, il y a eu une partie hygiène mentale, et notamment avec le travail sur le système nerveux, via le breastwork, la respiration consciente, via le bain glacé, le sauna. Alors oui, j'ai la chance d'être à Bali et d'avoir à disposition tout ça. C'est pas forcément évident pour les personnes qui vivent en France ou qui sont dans un petit patelin ou qui n'ont pas forcément les moyens, mais c'est vrai que pour moi, ça a été un plus. Et ça m'a permis de vraiment réguler mon système nerveux. Et quand le système nerveux est régulé, on part d'une énergie différente. On a plus de clarté, on conserve de l'énergie à l'intérieur de nous, on est beaucoup plus lucide de ce qui se passe autour de nous, et c'est plus évident de prendre des décisions, de se mettre en énergie, et d'avancer dans sa journée. Donc ça, ça a été un point important, et je relie beaucoup l'hygiène mentale avec le système nerveux, car dès que je vais avoir un système nerveux dérégulé, où je vais être tout le temps en mode fight, donc système orthosympathique, où je vais être complètement en sidération, donc système parasympathique, et t'as euh Dans celle, ça va être compliqué d'être en mouvement où je vais aller vers un burn-out et je vais avoir du mal à m'écouter et puis je vais avoir une sorte de fatigue chronique qui va venir amplifier les douleurs chroniques. Donc comme vous pouvez le voir, dans tout ce que j'ai pu vous partager là, alors ça fait peut-être beaucoup d'informations, ce n'est que mon histoire, ce n'est que ce que moi j'ai vécu, c'est quelque chose qui a pris du temps, c'est quelque chose qui m'a fait passer dans beaucoup d'émotions, beaucoup de sentiments différents, ça s'est manifesté par différents épisodes. Il y a eu des prises de conscience, il y a eu des choses qui ont été mises en place. Aujourd'hui, la voie de guérison que je vous ai partagée, c'est quelque chose que j'essaie d'implémenter au maximum. Alors j'ai des cycles, parfois je vais être plus en effet physiothérapie, gêne alimentaire, hygiène physique, et puis médecine chinoise. Parfois je vais repartir un petit peu sur la kinésio, augmenter la mobilité, puis reprendre quelques séances d'ostéopathie. Mais toujours dans l'écoute de moi, en gardant des choses qui sont pertinentes, et en me permettant toujours d'avoir vraiment une hygiène à ce niveau-là. pour me prendre en main et pas attendre que mon dos explose complètement pour me réveiller et me dire bon bah là c'est trop tard mais j'en peux plus il faut que je trouve des solutions. Je pense que ça fonctionne pas. En gros avec le recul je pense que ce qui a été le plus fort pour moi c'est vraiment de développer une nouvelle philosophie de vie. Et c'est d'être passé aussi dans cette phase entre contrôle et acceptation, commencer aussi à me foutre la paix et commencer un petit peu à voir le Christ que je souhaitais être au quotidien ou que je voulais devenir. Et donc ce crise qui a vraiment une philosophie de vie autour du sport, autour de la santé, mais autour aussi je dirais de la souplesse et pas de la rigidité, et de me permettre d'être beaucoup plus à l'écoute de moi, pour prendre soin de moi, vraiment avoir cette capacité à m'apporter ce qui me semble juste sur l'instant T. Et aujourd'hui le meilleur dans tout ça c'est que je continue à progresser, dans plein de sports. Là je me suis mis à la Muay Thai à fond, alors j'en avais fait déjà avant, j'avais un petit peu lâché avec justement les problèmes de dos. Là j'ai pu reprendre et je suis très régulier depuis 4-5 mois. Je redécouvre aussi mon corps, je recommence aussi à prendre plaisir dans certaines choses. Là j'ai pu reprendre la course, j'arrive à courir une heure avec un bon rythme sans problème. Je reste toujours à l'écoute de mon corps car je peux avoir ces moments où je repars un peu dans des excès. Donc dès qu'il y a un indicateur ou dès qu'il y a une micro-information de mon corps sur mon état et qu'il me dit tout simplement là c'est un peu trop ou je force un petit peu trop, tout de suite je ralentis et je reviens dans une approche plus adaptée. Quitte à rajouter un peu plus de récupération, de faire un peu moins d'entraînement dans la semaine, il n'y a plus de rigidité à ce niveau-là, mais parce que j'ai pu passer dans cette phase d'acceptation et que j'ai pu développer une philosophie de vie autour de ma santé, autour de mon bien-être et de ce dont mon corps avait tout simplement besoin. Donc voilà, je ne vous apporte pas de solution miracle, juste mon partage à moi, mon histoire avec tout ça. Aujourd'hui c'est une très grosse victoire. Pour moi, sur l'année 2025, c'est certainement la plus belle victoire que j'ai, c'est certainement la plus belle victoire que j'aurai car je sors... de 10 ans de douleur de dos chronique. Je touche du bois pour que ça ne revienne pas. J'ai un dos qui est encore sensible, fragile, mais en tout cas, aujourd'hui, qui me permet d'avoir retrouvé cette confiance dont j'avais besoin et de me sentir fonctionnel et de pouvoir faire le mont Agung, les volcans, les ascensions, de pouvoir courir, de pouvoir faire tout ce que je veux. à partir du moment où je suis respectueux de mon corps et de mon état de fatigue et que je fais le nécessaire au quotidien pour rester en forme. Donc voilà, j'espère qu'en tout cas c'est un épisode de podcast qui vous aura parlé, qui vous aura inspiré certaines choses. Si vous êtes en ce moment dans la douleur chronique et que c'est quelque chose qui vous bouffe, j'espère que ça vous aura donné en tout cas des pistes, que ça vous donnera peut-être de ralentir, d'accepter un petit peu plus ce qui se passe, d'aller interroger le corps, la sphère aussi émotionnelle. de voir aussi quelles sont les pratiques que vous pouvez mettre en place, même si au début ça va vous confronter, car c'est nouveau et qu'il faut recréer des habitudes, donnez-vous le temps et la chance de pouvoir expérimenter ces pratiques et de développer ces habitudes pour faire bouger les choses, en tout cas intérieurement puis physiquement, et dites-vous que ce n'est pas perdu, que c'est complètement possible de se remettre d'une douleur chronique, alors je ne connais pas toutes les douleurs chroniques au monde, je pense qu'il faut distinguer maladie chronique et douleur chronique, mais en tout cas une douleur chronique c'est possible, à mon sens. de s'en remettre ou en tout cas d'apprendre à vivre avec parce que je l'ai pas dit mais pendant en fait de 27 à 30 ans c'était en mode j'accepte pas et à partir de 30 ans jusqu'à 35 ça a été un petit peu j'apprends à vivre avec et j'avais un petit peu un côté fataliste de ça sera comme ça et puis je vivrai avec tout le temps ça m'empêchera pas de kiffer la vie et au final aujourd'hui à 35 ans je me dis qu'en fait non c'est beaucoup mieux qu'espérer c'est finalement incroyable comment on peut récupérer même si ça prend beaucoup de temps même si c'est un peu le marathon, que c'est un peu le parcours du combattant, c'est quand même possible. Donc voilà, c'est peut-être un message, un élan de, pas d'espoir ou de motivation, mais un élan de c'est possible, vous pouvez le faire, prenez le temps d'être vraiment à l'écoute de vous, n'hésitez pas à être aidé, à vous faire accompagner, n'hésitez pas à aller voir les bonnes personnes, à écouter des choses qui sont pertinentes et à mettre en place des choses dans votre quotidien pour voir ces petits changements, tout fonctionne selon moi par effet cumulé. Ce qui ne fonctionne pas forcément au début. parce que ça fait une semaine ou un mois, pourra forcément fonctionner au bout de 2, 3, 4, 5 ou 6 mois avec d'autres habitudes et permettra d'avoir des résultats assez incroyables, ce qui vous permettra de retrouver confiance et d'appuyer sur la pédale d'accélération en vous disant que oui, c'est possible, vous pouvez complètement récupérer, vous pouvez vous en sortir et vous pouvez continuer en même temps à kiffer la vie, même si vous avez encore cette douleur chronique qui est présente ou qui est encore un petit peu présente à 5% dans votre structure. Donc voilà. Je m'excuse un peu pour les mots employés, c'était un petit peu parfois peut-être flou, j'ai fait ça de manière très intuitive et j'ai pas préparé le podcast, je l'ai fait vraiment en mode je laisse venir ce qui vient, ce qui me sort par la tête et en tout cas j'espère que ça résonnera quelque part. Prenez soin de vous et on se retrouve, je vais pas vous dire la semaine prochaine pour un prochain épisode de podcast car j'ai cassé un petit peu la dynamique depuis un moment mais on se retrouve en tout cas très prochainement pour un prochain épisode de podcast. A très vite.