Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de podcast dans l'éveil du masculin. Je suis Chris, coach et facilitateur d'espaces de transformation au service des hommes. L'intention de mon podcast est d'apporter des partages d'expérience, des conseils et des pistes de réflexion au sujet des problématiques et des défis qui concernent les hommes et leur épanouissement personnel. Mon souhait est d'aider chaque homme à marcher vers un masculin plus conscient et plus épanoui. J'espère que vous allez bien, on se retrouve pour un nouvel épisode de podcast assez spécial qui est un retour d'expérience sur la plongée en apnée. Plonger en apnée que j'ai pu réaliser récemment à Nusa Penida, côté Bali en Indonésie. Ce n'était pas la première fois. J'avais fait déjà mon niveau 1 au Mexique il y a 4 ans maintenant, en 2021. Le niveau 1 qui permet de descendre globalement à 20 mètres de profondeur. Et on est sur des temps d'apnée statique à peu près de 2 minutes. Et là j'avais envie de performer, de me challenger un petit peu plus et de découvrir un peu plus ce sport. Alors pour vous donner du contexte... J'adore la plongée de manière globale. Je fais beaucoup de scuba diving, j'ai fait plus de 110 plongées déjà. J'ai fait pas mal de liveboard, notamment à Komodo, à Rajahampat, en Mer Rouge et au Maldives aussi. Et vivant en Indonésie, il est assez évident de plonger dans des sites quand même incroyables, donc je plonge assez régulièrement. Mais pour moi, la plongée en bouteille, c'est vraiment quelque chose de très différent par rapport à la plongée en apnée. La plongée en bouteille, on est quand même sur quelque chose de beaucoup plus récréatif, en tout cas quand on va descendre à 30-40 mètres. Il y a plein de petites spécialités qu'on peut passer comme prendre des photos sous l'eau de la vie marine, plonger avec des mélanges d'air différents pour rester plus longtemps sous l'eau. La plongée quand même en bouteille peut devenir sportive quand on va faire par exemple du cave diving, donc plonger dans des caves ou quand on va tout simplement faire de la plongée en eau profonde où là on va partir avec plusieurs bouteilles et là on rentre vraiment dans des plongées techniques. Pour moi, la plongée en apnée, on est vraiment dans un sport. dans le sens qu'il y a vraiment une phase de préparation. Alors en plongée, en bouteille, on a aussi une phase de préparation par rapport à la cartographie du site qu'on va pouvoir explorer. C'est toujours important de préparer sa plongée en amont, les courants, ce genre de choses. Mais la plongée en apnée, on va être vraiment dans une préparation physiologique, physique. On va préparer tout l'appareil respiratoire. On va aller chercher un état de relaxation profond. un état de calme. On va travailler aussi avec des étirements pour trouver vraiment de l'amplitude au niveau de la cage thoracique. Donc on peut avoir une phase de préparation qui peut durer 30-40 minutes en fonction des plongées qu'on s'apprête à faire. Et puis après, on a la fameuse phase de relaxation avec différents types de respirations qu'on peut réaliser avant de plonger. Et dans la plongée en apnée, on peut avoir de la plongée en apnée statique, donc dans une piscine ou même à l'air libre. Et la plongée en piscine aussi, mais sur des longueurs. Et la plongée en eau profonde, où là on est en mer la plupart du temps, au Mexique j'étais plutôt en Cénotes, où là on va avoir différentes pratiques. La plupart du temps c'est ce qu'on appelle le constant weight, donc le fait de descendre en fait avec les palmes et de remonter avec les palmes. Et on va avoir aussi la free immersion, donc le fait de suivre tout simplement un câble et de s'aider de ses mains pour descendre et pour remonter. Alors il y a différents types de pratiques, on peut aller beaucoup plus loin, mais en tout cas sur le niveau 1 et le niveau 2 c'est le type de pratiques qu'on va apprendre. Ce que j'ai beaucoup aimé avec la plongée en apnée, c'est que ça amène déjà à beaucoup d'humilité. Mais un peu comme l'exposition au froid. Quand vous êtes dans un bain glacé, que vous restez plusieurs minutes, il y a un moment où vous avez une vague de froid qui se présente à vous, vous commencez à avoir une forme de frilosité, et si vous ne sortez pas, vous pouvez tout simplement tomber en hypothermie, et ça peut être dommageable pour le corps, et à un certain niveau, ça peut être même mortel, notamment s'il n'y a pas une bonne phase de récupération. Là, étant donné qu'en plongée, on va être quand même en hypoxie, donc le fait de manquer d'oxygène et d'avoir les niveaux de CO2 qui s'élèvent, on peut vite rentrer dans une pratique qui peut être... Je ne vais pas dire dangereuse, mais quand même à risque, si on ne se prépare pas bien, si on n'est pas vraiment dans l'écoute de soi, si on est dans une forme de surperformance, et qu'on souhaite dépasser à tout prix ses limites, et que finalement on finit par perdre conscience sous l'eau, alors il faut savoir qu'en plongée, que ce soit en bouteille ou en plongée en apnée, on est toujours accompagné, pour qu'il y ait quand même un minimum de sécurité. Et on n'est pas accompagné avec des personnes qui ne savent pas plonger, c'est toujours avec des instructeurs, des personnes qui savent plonger, c'est hyper important. Ou quand vous le faites par exemple avec un binôme, c'est toujours avec une personne qui peut au moins vous rescuer sur votre plongée au cas où il vous arriverait un pépin. Et là, comme je vous le disais, on est quand même dans un stress un peu plus primitif dans le besoin de pouvoir respirer. Quand on est immergé pendant un petit moment sous l'eau et qu'on a des contractions, des spasmes au niveau de la cage thoracique et donc au niveau du diaphragme, car il y a une élévation des niveaux de CO2 et un besoin de respirer, c'est quand même... assez confrontant mine de rien moi ça m'a beaucoup confronté j'ai partagé beaucoup de vidéos récemment sur instagram de mes plongées j'ai fait un highlight si vous voulez aller le voir vous pouvez sur les vidéos on a l'impression que tout va bien que je suis en totale maîtrise alors qu'à l'intérieur de moi c'est un petit peu le bordel tous les indicateurs sont pas au rouge mais sont allumés et il y a vraiment cette envie de pouvoir remonter de respirer et cet aspect là je le trouve juste fantastique car en En apnée, mais aussi en exposition au froid, on apprend à être confort dans l'inconfort. C'est-à-dire que quand vous êtes dans un bain glacé depuis plusieurs minutes, en effet, ce n'est pas forcément agréable. Donc c'est comment je peux venir me détendre, me relaxer, comment je peux venir trouver un état de pleine conscience et de pleine présence dans ma pratique, comment je peux me connecter à ma respiration. Alors là, en apnée, pour le coup, ce n'est pas possible. Et comment je vais pouvoir venir alimenter, à partir des ressentis physiques que je vais avoir, des choses qui vont être positives. Si je commence en effet à alimenter un drama ou des pensées sombres ou le fait tout simplement de souffrir, je vais alimenter cette souffrance et je vais vouloir tout simplement fuir ou dégager. Après, il y a une différence avec le fait d'être à l'écoute de soi quand j'atteins mes limites et qu'il est bon de sortir parce que là, ça fait trop des premiers signaux en tout cas que je reçois mais qui sont en soi juste des signaux qui ne sont que temporaires, qui vont passer si j'apprends à revenir dans un état de calme. Et là, en apnée, c'est un peu le cas. On travaille beaucoup sur ce qu'on appelle la happy place. Le fait de pouvoir visualiser une place où je me sens bien, où je suis peut-être en train de manger quelque chose qui me fait du bien, où je suis avec une personne que j'aime, qui va me permettre d'être dans un état psychologique favorable. Et pour le coup, je le place ici, la visualisation ça fonctionne énormément. Le fait de pouvoir se visualiser avant la pratique, que ce soit une exposition au froid ou sur une phase d'apnée, ça permet d'avoir une visualisation positive où je me vois en fait tenir mon bain glacé ou en tout cas ma phase d'apnée. où je me vois franchir les différentes étapes, où je me vois tout simplement réussir, ça me permet de me mettre dans des bonnes conditions. Visualisation positive qui sert très bien aussi dans la pratique sportive ou pour toute chose. Donc c'est un peu comme une forme de préparation mentale, en plus de la préparation physiologique qu'on peut avoir. Et pour revenir un petit peu sur cette envie de respirer, c'est comment je peux être confort avec l'inconfort, avec tous les signaux qui vont se révéler à moi quand je vais avoir des spasmes, quand mon corps va m'indiquer que là c'est important que je respire. alors qu'en général, j'ai encore du temps, c'est-à-dire que je peux encore tenir mon apnée. C'est juste que les premiers signaux, comme je n'ai pas forcément l'habitude de les avoir, je les prends un petit peu comme des déclencheurs de « je dois respirer, sinon je vais m'étouffer » . Et comme on est quand même sur un stress archaïque, tout simplement de survivre, si je m'étouffe, si je me noie, je vais tout simplement mourir. Souvent, on est dans l'urgence de respirer. Et c'est ça que j'aime bien avec l'apnée, c'est qu'on apprend justement à relativiser ces signaux, à les écouter car... Ils sont hyper importants, ça nous envoie une information de où on en est dans notre descente ou dans notre apnée statique mais on apprend à être à l'aise avec ces signaux qui sont inconfortables. Et je peux vous dire que c'est inconfortable car quand vous avez des spasmes au niveau de la cage thoracique, au niveau du diaphragme, c'est pas agréable et quand vous allez pousser votre apnée, vous allez avoir des spasmes beaucoup plus forts et beaucoup plus réguliers. La première apnée statique que j'ai pu faire en test pour voir un petit peu mon temps, j'étais à 2 minutes 37. En soi c'est pas... incroyable, c'est pas énorme pour certaines personnes c'est déjà beaucoup, et là avec la pratique justement du stage j'ai pu passer à 4 minutes et 5 secondes en apnée statique et je vous promets, alors c'est pas énorme non plus, c'est déjà bien, je vous laisse visualiser 4 minutes 5 secondes sans respirer quand je suis arrivé aux 4 minutes et 5 secondes mon corps bougeait dans tous les sens j'avais des spasmes dans tous les sens j'étais vraiment à la limite de l'hypoxie totale, alors je pense que j'aurais pu tirer encore un peu plus, peut-être 20 ou 30 secondes Merci. Mais à ce moment-là, j'avais des spasmes dans tous les sens, ça devenait vraiment inconfortable. Mais c'était à la fois beau parce que j'étais comme dans une danse avec mon corps, avec ce besoin de respirer, avec cette envie de pouvoir performer. Là, j'étais en piscine, j'avais un instructeur à côté de moi, donc je n'étais pas en immersion en train de plonger à 20, 30 ou 40 mètres. Donc c'était plus évident de performer. Et ça a été beau de revenir à moi, de prendre les premières respirations et de voir qu'en fait, j'étais dans un état de conscience complètement modifié, complètement altéré. C'est-à-dire que ma sensorialité... Les bruits, ma vue, tout avait changé, tout était devenu un petit peu flou, à la fois long, c'est très difficile à décrire comme sensation, mais en soi j'étais complètement conscient, après quelques respirations, parce qu'il y a des respirations en termes de récupération à faire pour réoxygéner le corps et le cerveau, j'ai pu rapidement revenir à moi, mais à ce moment là, ça m'a permis vraiment de me confronter à ce qu'est l'inconfort d'avoir des spasmes dans tous les sens, alors là c'était pas 5 ou 10 spasmes, quand vous faites par exemple une apnée, Vous le voyez, vous avez rapidement un spasme, au bout peut-être de 30-40 secondes, voire 1 minute ou 1 minute 30, et puis après vous tenez en général 2-3-4 spasmes et vous avez besoin de respirer. Là, on était au-delà de ça, on était peut-être sans déconner à 30-40-45 spasmes, les spasmes étaient après hyper rapprochés, hyper forts, j'avais le corps qui bougeait dans tous les sens, et ça a été assez impressionnant comme pratique. Mais ça a été hyper intéressant car ça m'a permis de développer une forme de confiance, car quand je tiens 4 minutes et 5 secondes et que je sais que sur une plongée, Donc... En Ausha 20 ou 30 mètres de profondeur, j'en ai globalement pour 1 minute, 1 minute 30, voire 1 minute 40. Derrière, ça me permet de savoir que j'ai de la marge. Alors oui, il y a des contraintes de pression, il y a du mouvement, donc on perd plus rapidement. son oxygène, mais en soi, ça permet d'établir une confiance qui permet d'être beaucoup plus à l'aise dans l'eau et de se dire qu'en fait c'est bon, je peux le faire, ça va le faire, et que même si j'ai des spasmes quand je suis à 20 ou 30 mètres, mais en fait tout va bien, je sais que je peux tenir tant de spasmes, tant de contractions, avant d'avoir vraiment le besoin de respirer pour pas me noyer ou pour pas m'étouffer. Donc ça, ça a été vraiment une part intéressante, et je le transpose beaucoup à l'exposition au froid, et notamment avec ce qu'on appelle le réflexe d'immersion des mammifères. Le fait d'avoir un ralentissement du rite cardiaque, ce qu'on appelle la brachycardie, le fait d'avoir une vasoconstriction des extrémités, où tout l'afflux sanguin vient sur les organes vitaux, tout simplement pour nous protéger, chose qu'on retrouve dans l'exposition au froid. Après, dans la plongée, on va aller un peu plus loin avec la contraction de la rate, avec le fait aussi de protéger les alvéoles pulmonaires avec l'afflux sanguin, surtout quand il y a des contraintes de pression. Mais pour le coup, c'est hyper intéressant parce qu'on peut voir les changements physiologiques de notre corps en temps réel. Ce qui m'amène vraiment à parler de pleine présence et pleine conscience. Quand je suis en apnée, statique, ou tout simplement en train de descendre à 20 ou 30 ou 40 mètres, je ne suis pas dans un état de méditation. Souvent, quand on regarde un petit peu les vidéos sur YouTube, on a l'impression qu'on est dans un état de méditation, un état de calme. Alors oui, on est dans un état de relaxation, mais on est surtout dans un état de pleine présence et de pleine conscience. Car on doit être à l'écoute de tous nos ressentis, de tous les signaux physiques. Plus je suis à l'écoute de moi, Plus je vais pouvoir naviguer, plus je vais pouvoir savoir où j'en suis, et plus je vais pouvoir être sécure dans ma phase d'apnée. Après, il y a des personnes qui sont très câblées challenge, défi, où là ça va être important d'être encore plus dans l'écoute de soi, pour ne pas aller dépasser ses limites, et ne pas aller tout simplement black out sous l'eau, et de risquer en fait l'incident, où là, même s'il y a une personne qui nous sauve derrière ses plongées terminées, c'est un stress énorme pour le système nerveux, on dirait pas comme ça. Moi je sais qu'après mes trois jours de plongée en apnée, Je suis rentré, j'étais léthargique, j'étais fatigué. J'ai vu à quel point ça stressait énormément le système nerveux d'aller chercher ces temps de rétention, où on est en hypoxie, où on n'a plus d'oxygène, à quel point le corps travaillait. C'est-à-dire que même les organes comme les poumons, la rate, on a vraiment l'impression qu'il y a un travail physique énorme, même si c'est une pratique relativement statique ou avec très peu de mouvements et dans beaucoup de relaxation. C'est une pratique qui consomme énormément d'énergie. Et puis quand on est dans l'océan, quand on est en mer, on peut avoir des contraintes comme l'hypothermie, le fait de tout simplement descendre en température corporelle, de commencer à avoir froid, donc d'être aussi beaucoup plus réceptif aux signaux physiques et d'avoir plus de difficultés à retenir sa respiration, à rester dans un mental positif. donc il y a beaucoup de choses qui rentrent en ligne de mire et c'est là où je trouve que c'est une pratique qui est vraiment complète car on est vraiment dans la pleine présence dans l'écoute de soi, dans la préparation dans la visualisation de la descente dans la descente en elle-même dans la phase de récupération, dans la planification des autres descentes, en fonction de comment on se sent sur l'instant T, c'est une belle pratique. Pratique qui amène quand même à beaucoup communiquer avec les autres personnes qui vont faire les plongées avec nous, car on est toujours un petit peu présents les uns pour les autres, en cas de besoin, s'il y a besoin de se courir, s'il y a besoin d'aider un participant à respirer, à s'oxygéner, à prendre un petit peu plus de temps avant de refaire des descentes, ou avant de repartir en apnée statique. Et j'aimerais revenir sur un point qui est la tolérance au CO2. Alors c'est un épisode assez confus, je pars un petit peu dans tous les sens mais je le fais de manière très intuitive, j'espère qu'en tout cas ça parlera. Belle transposition aussi avec le breastwork, alors ça fait depuis un moment que je suis instructeur de breastwork. Par breastwork j'entends libération des émotions non vécues avec des respirations somatiques, donc de type classique ou reverse. J'ai déjà fait des épisodes de podcast à ce sujet si ça vous intéresse. Là on est quand même dans de la respiration différente, on est un peu plus dans le breastwork comme outil qu'on peut utiliser au quotidien pour améliorer son amplitude respiratoire. pour stimuler son système nerveux, soit sur la partie sympathique ou parasympathique, pour aller chercher soit de l'énergie ou du repos, de la concentration, donc un peu plus comme une forme de biohacking. Là, avec la tolérance au CO2, on va travailler sur certains types de respiration, et notamment quand on va faire de l'apnée statique, on va être complètement dans la tolérance au CO2, le fait de pouvoir s'adapter, le fait de développer sa capacité d'adaptation, et de pouvoir mieux, on va dire, résister au fait d'avoir des niveaux de CO2 qui montent, Je trouve que c'est un super travail dans le sens que le fait... de pouvoir mieux tolérer le CO2 nous permet d'être beaucoup plus résilients et de mieux faire face au stress, et notamment au stress du quotidien. Donc il y a une vraie transposition à ce niveau-là. Plus j'ai une meilleure tolérance au CO2, plus en fait je peux tenir une apnée qui va être longue et plus en fait je peux naviguer avec le nez bouché, les voies complètement obstruées et sans perdre mes moyens par rapport à une personne qui, dès qu'elle va être en apnée, peut-être dans son travail pendant 2 ou 3 ou 4 secondes, va pas forcément respirer ou respirer correctement. va avoir tous les indicateurs au rouge et va être dans un état soit de fuite, de combat ou de sidération et va avoir plus de mal à faire face aux situations de stress. Là pour le coup, le fait de venir chercher cette tolérance au CO2, ça apprend une fois de plus. plus à être confort avec l'inconfort parce qu'une fois de plus c'est inconfortable, on a besoin de respirer. Priver une personne d'air, c'est juste une forme de torture, je vous laisse imaginer. Donc la priver pendant plusieurs minutes, c'est une forme de torture. Après quand c'est délibéré, que c'est conscient, dans un cadre d'apnée, c'est différent. Donc il y a une attention qui est complètement différente. Mais le fait de pouvoir développer justement sa tolérance au CO2, ça nous permet d'être une fois de plus plus résilient et de faire face plus facilement aux situations stressantes de la vie. Et ça, il y a des études qui ont prouvé que les personnes qui développaient une meilleure tolérance au CO2 arrivaient à garder plus facilement leur calme, leur lucidité dans des environnements stressants. Quand vous prenez l'archétype de l'apnéiste qui tient sa respiration pendant 7, 8, 10 minutes, qui a un rythme cardiaque à 35 voire 40, vous imaginez à quel point ils sont beaucoup moins poreux par rapport au stress ambiant, par rapport aux stimulations autour, car bien sûr il y a une meilleure maîtrise de soi via le système nerveux, une meilleure conscience de soi et ça joue énormément. Et ça, c'est un aspect que j'aime beaucoup. Pour le coup, en petite recommandation, alors je ne vais pas vous dire lancez-vous dans des stages d'apnée, mais ça peut être intéressant d'avoir des respirations au quotidien, en dehors de l'eau bien sûr, toujours la sécurité en premier, pour venir travailler cette tolérance au CO2. Et vous avez plein de façons de faire. Il y a plein de respirations que vous pouvez trouver sur Internet pour travailler la tolérance au CO2. Mais déjà, le simple fait de se poser, de faire une cohérence cardiaque pendant deux minutes, puis après de partir sur une apnée poumon plein, pendant une minute, ça va vous permettre déjà de venir chercher un petit peu ces phases de rétention. Derrière, vous pouvez repartir sur deux minutes. Après, vous pouvez pousser à une minute trente, deux minutes de repos, une minute quarante-cinq, deux minutes de repos, deux minutes et ainsi de suite. Ou ça peut être l'inverse. Je vais partir sur deux minutes de respiration, donc cohérence cardiaque. Et je vais faire, par exemple, une minute trente d'apnée. Et après, je vais partir seulement sur une minute trente pour une minute trente d'apnée. Et après, je vais partir sur une minute de récupération pour une minute trente d'apnée. et après j'avais des 100 à 30 secondes et ainsi de suite. Ça va permettre de venir travailler justement ces phases d'hypoxie et de développer votre tolérance au CO2. Bien que je recommande, si vous en avez l'occasion un jour et si vous en avez l'envie, de quand même faire un stage d'apnée. C'est hyper intéressant. Ça va vous apprendre beaucoup de choses sur vous certainement et il y a de très belles transpositions que vous pouvez faire dans votre quotidien. Donc voilà, c'était à peu près tout. J'aurais pu vous partager plus de choses ou rentrer un petit peu plus dans la technicité. Ce n'était pas forcément l'envie. Le but, c'était plus de partager un petit peu mon... Merci. Mon retour d'expérience, et par rapport à la descente la plus profonde que j'ai pu faire, j'ai été limité. J'ai été limité parce que je suis descendu jusqu'à 28 mètres, je pensais descendre à 30 voire 35 mètres. J'avais les capacités pour, mais problème d'égalisation au niveau des oreilles. Donc là il y a aussi un vrai travail au niveau des oreilles mine de rien, et donc on peut avoir des facteurs limitants, comme le fait d'être très stressé, le fait de se confronter à l'inconnu et donc d'avoir une appréhension énorme et de perdre son oxygène. le fait d'avoir des mouvements parasites et le fait d'avoir des contraintes de pression qui font qu'au bout d'un certain temps, on a des difficultés à égaliser correctement. Et si on continue, si on pousse un peu plus, le risque c'est de faire un barreau trauma ou en tout cas de percer un tympan, ce qui est assez dommageable et ce qui nous met complètement hors jeu. Donc une fois de plus, comme je vous le disais, ça amène vraiment à être à l'écoute de soi. Moi, je n'ai pas voulu pousser plus, j'aurais pu, mais avec la fatigue, ça devenait un petit peu compliqué. Et donc, c'est là où j'ai pris ma petite claque d'humilité. j'ai fait ce qu'on appelle une Excel dive où l'Excel dive c'est en fait le fait de partir pas pour mon vide mais c'est le fait de prendre une grande inspiration et de vider peut-être pendant 5, 10, voire 15 secondes son réservoir tout doucement pour partir avec un petit peu moins d'air ce qui nous met dans des contraintes où même si on descend à 10 ou 20 mètres on a l'impression de descendre beaucoup plus bas avec la pression et j'ai pu faire une Excel dive à 20 mètres donc derrière l'instructeur m'a dit en fait Excel dive à 20 mètres t'as la capacité physiologique de descendre à 100 mètres, donc sur le moment, l'ego qui est complètement flatté, et grosse flaque à 28 mètres quand je vois que mon oreille, je ne peux pas l'égaliser, et après plusieurs tentatives à 28 mètres, pas possible de descendre plus bas. Alors après, j'ai pu découvrir des nouveaux exercices, un travail au niveau de la mâchoire, au niveau de l'oreille interne, au niveau du massage des joues, il y a plein de choses qu'on peut faire, et donc c'est aussi ça en fait, l'apprentissage. On arrive, on teste, puis on se confronte à certaines limitations, puis on voit comment on peut ne pas les contourner. mais à développer justement plus de conscience dans certaines zones pour pouvoir être plus à l'aise et développer aussi sa technique pour après pouvoir plonger avec plus de facilité. Mais ça fait partie du chemin, on est là pour apprendre et peu importe ce qu'on fait, toujours cette position d'apprenant. C'est ça aussi qui est beau car ça nous permet d'explorer des nouvelles choses, de développer la plasticité cérébrale en gagnant confiance, en se disant aujourd'hui je suis capable de tenir 4 minutes en apnée. Bien sûr ça va fluctuer en fonction du contexte, de nos émotions, de notre stress. Et voilà, c'est hyper intéressant. Mais en tout cas, voilà, moi ça m'a beaucoup passionné, cette histoire. Je vais replonger là dans une semaine, et probablement en août ou en septembre, je viendrai faire ce qu'on appelle mon Master Freediver. Donc là c'est vraiment pour développer de l'expérience, pour aller plonger à 50 mètres et pour aussi prendre plus de kiff sous l'eau. J'ai pas pour objectif d'aller faire de la compétition loin de là, ni de me dire je dois plonger le plus profond pour me prouver quoi que ce soit, mais j'ai pour objectif de me dire je peux plonger demain à 20-30 mètres et rester 2 voire 3 minutes sous l'eau et pouvoir kiffer. C'est une vision qui me parle beaucoup. Pour avoir fait beaucoup de plongées en bouteille, je trouve sympa d'être juste confronté à ces capacités. et de faire avec ce que la nature nous donne pour ne pas hacker ça, et quand même profiter des fonds marins, mais avec ses ressources et ses propres capacités. Donc voilà, c'est un peu mon challenge du moment. En tout cas, j'espère que c'est un épisode de podcast qui vous aura parlé. Ça change un petit peu d'habitude. Là, c'était vraiment un petit retour d'expérience sur l'apnée. Et puis voilà, pour vous donner quelques informations, moi je l'ai fait à Nusa Penida avec Pure Dive Resort. J'ai eu deux instructeurs, j'ai eu Lily qui est incroyable, Et j'ai eu Arthur qui est vraiment... incroyable qui est un poisson aquaman. Donc si vous avez l'occasion un jour de venir en Indonésie, et notamment à Nusa Penida, je vous recommande ce centre qui est vraiment hyper quali, où les cours, que ce soit la théorie ou pratique, sont vraiment bien, où c'est hyper sécure, et où les instructeurs sont vraiment passionnés, ça joue. Quand on a une personne qui nous transmet une passion, on le sent, et pour le coup, on touche quelque chose qu'on n'aurait pas touché avec une personne qui se fait tout simplement chier dans son métier, ou qui est un petit peu comme un robot et qui répète tout simplement... ce qu'il a appris et la pratique. Donc voilà, prenez soin de vous et on se retrouve prochainement pour un prochain épisode de podcast. A très bientôt.