Speaker #0Allô ? Eh oui, écoute, si t'as l'habitude d'écouter l'industrie qui fait envie, tu sais que normalement je reçois des DRH, des experts, des dirigeants. Mais écoute, je me chauffe sur un nouveau format, un peu en solo. Et si je te dis tout, c'est parce que quand même un épisode par semaine à sortir, c'est un boulot monumental. Et que là, je commence à être bien chargée. Eh bien, j'arrête pour produire un épisode par semaine avec un invité parce que forcément, il y a la contrainte de l'adéquation de nos plannings respectifs, des relances, etc. Donc, je me dis, why not pour 2026, peut-être faire deux épisodes par mois avec des invités et deux épisodes par mois en solo où moi, ça me prendra moins de temps et ça me permettra aussi d'avoir... un peu, enfin non, je prends beaucoup de kiff avec tous mes invités, mais un kiff un peu différent parce que finalement, écoute, c'est mon podcast, j'avoue, j'aime bien papoter, donc pourquoi pas le faire aussi en solo de temps en temps, histoire de faire passer mes idées encore un peu plus fort. Donc du coup, là, j'ai décidé d'y aller vraiment sans filet, j'ai marqué trois idées sur une page Notion et l'idée, c'est aussi de pouvoir m'entraîner à la prise de parole. et de réussir à enlever tous mes tics de langage que je ne supporte pas quand je m'écoute comme les « hum » , « euh » . Voilà, bref, tu sais tout ! Maintenant, c'est parti ! De quoi je vais te parler aujourd'hui ? Écoute, le sujet du jour, c'est concrètement comment on fait pour attirer des candidats quand on n'a pas le produit le plus sexy ou même le procédé de fabrication. Et tu sais quoi ? Cette question, elle est directement inspirée. d'un sujet qui est revenu à la table ronde sur laquelle j'étais invitée à Paris. C'était organisé par Start Industries. Et le thème de cette journée, c'était comment attirer des candidats, des investisseurs et des clients. Enfin, en tout cas, c'était quand même plutôt le thème de ma table ronde. C'est pour ça que j'étais là. Et cette grosse question de comment on fait pour attirer, même si on n'est pas super sexy, elle m'a été posée à plusieurs reprises en tout cas. Donc, je vais tenter de t'apporter un éclairage ici. Alors. Déjà, moi, ce que je vois derrière cette question, c'est beaucoup d'humilité et de comparaison aussi, parce qu'on n'a pas forcément tous des produits connus par le grand public. Et puis, il faut aussi se dire qu'il y a des produits de première nécessité qui sont essentiels à la chaîne de valeur, qui, oui, ne sont pas les… sujets qui sont pas les produits les plus sexy de la terre et pour autant on en a besoin et tant qu'à faire autant qu'il soit fait en france je pense qu'on sera tous d'accord là dessus alors pourquoi s'est pointé cette question pendant la table ronde j'animais la table ronde j'étais avec clément plier lui il est dirigeant d'une start up qui s'appelle a eu deux à une âge bug a eu et ils produisent Une machine, en fait, qui va venir laver en 20 secondes avec de la vapeur des verres en verre pour remplacer l'usage des gobelets plastiques. Ils sont sur la ligne du métro depuis Paris, donc en plus hyper accessibles, etc. Donc, forcément, on est d'accord, on est sur un projet sexy. Je pense aussi en disant ça à Pimpant qui fait des produits cosmétiques hyper écologiques, etc. Je, enfin... il y a plein de boîtes comme ça et oui peut-être que toi tu produis des pièces usinées destinées à l'aéro à l'automobile ou que sais-je qui sont inconnues du grand public peut-être que tu produis des contrepoids en fonte avec un procédé de fabrication pas super sexy peut-être que tu produis de la machine spéciale alors j'adore la machine spéciale, moi perso je trouve ça extrêmement sexy, extrêmement canon mais encore une fois c'est inconnu du grand public Merci. Peut-être que tu produis des barquettes ou des cartons destinés à de l'emballage. Ben ouais, tu produis, ce n'est pas sexy, ce n'est pas connu, etc. Donc voilà, déjà, il y a l'élément de comparaison. Ben oui, écoute, c'est vrai que tous les produits manufacturiers ne sont pas les plus sexy du monde. Voilà, c'est comme ça. Maintenant, il y a quand même des solutions. On est d'accord que ces produits sont élémentaires, s'inscrivent dans une chaîne de valeur. et vont potentiellement être un maillon de la chaîne. Je ne sais pas, tu produis tes pièces usinées, in fine, elles iront sur un avion ou sur une voiture ou que sais-je. En tout cas, c'est des pièces qui sont élémentaires. Maintenant, je vais te donner en fait toute la méthode que moi, je l'utilise lorsque j'interviens sur ces sujets pour déployer la marque employeur d'une entreprise industrielle, puisque c'est quand même mon cœur de métier. Alors, comment je procède ? Déjà, je pense qu'il faut que tu te rappelles un truc essentiel, c'est que toi, en tant que dirigeant, tu as autre chose qu'un produit sexy. Tu as une histoire, tu as des valeurs, tu as une ambition, tu as... une vision et tu as toi. En fait, il ne faut pas oublier qu'il y a simplement des candidats qui peuvent juste avoir envie de bosser pour toi. Ben ouais, je te jure. J'en reviendrai sur mon point 4, tu vas comprendre comment on fait ça. Et forcément, c'est par là que commence le travail de marque employeur. Ensuite, c'est un peu ce qu'on va appeler l'identité de ta boîte, l'identité de ton entreprise. J'imagine que quand tu as soit lancé ton entreprise ou peut-être quand tu l'as repris en fonction Merci. Tu as travaillé ce sujet aussi côté produit, côté marketing. Quel est votre positionnement ? Quel est l'ADN de votre produit ? Quelle est la promesse ? Mais en fait, on a tout piqué au marketing. La marque employée, c'est du marketing appliqué au RH, ni plus ni moins. Donc, la méthodologie est la même. Et donc, cette étape de cartographier et d'avoir une vision claire sur votre identité, c'est clairement l'étape marketing du travail autour du positionnement. C'est tout pareil, ok ? La deuxième étape, je vais te poser une question cash. Est-ce que tu sais factuellement dire pourquoi il vaut mieux travailler chez toi plutôt que chez ton voisin ? Je te laisse réfléchir deux secondes. Généralement, ah non, je n'arrive pas à arrêter de parler, je ne supporte pas les blancs. Alors, généralement, la réponse est je ne sais pas. Je ne sais pas. Alors, c'est justement là qu'il faut aller travailler. Je venais le... Le parallèle avec le marketing produit, c'est exactement pareil. En RH, on va avoir besoin d'une promesse. Quelle est ta promesse en tant qu'employeur ? Qu'est-ce que tu offres à tes collaborateurs en échange de leur travail ? Tu vois, il est là le cœur du sujet. Et forcément, tout ne sera pas parfait. Et je veux dire, c'est OK. Mais il y a forcément des petits éléments différenciants que tes collaborateurs vont trouver chez toi, qu'ils ne trouveront pas ailleurs. Alors, concrètement, on parle de quoi ? On va parler, par exemple, Ben oui, de rémunération, évidemment, tu me vois venir. On va parler des avantages, mais qui ne sont pas forcément, enfin, qui ne sont pas de la rémunération. Ça peut être toutes sortes d'avantages. Alors là, s'il te plaît, ne me parle ni de la mutuelle, ni du pass Navigo, parce que clairement, sinon, je vais faire un infos-tus. Ça ne se fait pas. On essaye de trouver des trucs qui sont un peu sympas, qui sont un peu différents. On va parler aussi de ta culture managériale. quel est le management, les relations entre les personnes dans ta boîte. On va parler aussi des processus. C'est hyper, hyper essentiel. J'en reviens juste après. Mais voilà, comment est structurée l'entreprise ? En tout cas, c'est tout ça qui fait ce qu'on appelle une promesse employeur. Le terme RH, ça s'appelle l'IVP, l'Employee Value Proposition. Sorry pour mon accent anglais. J'avoue, je n'ai pas fait d'effort. En tout cas, voilà, là, on s'attache à dire qu'est-ce qui fait votre différenciation. Et quand on fait ce travail, il faut se le dire, ce ne sera pas parfait. C'est-à-dire que forcément, vous ne pouvez pas avoir travaillé toutes les briques pour être parfait et surtout parfait aux yeux de tout le monde. On ne cherche pas à plaire à tout le monde, on cherche à plaire aux bonnes personnes qui vont savoir ce qu'elles vont trouver. ça c'est hyper essentiel. Et ensuite, voilà, on priorise, c'est-à-dire que possiblement, on va trouver des sujets un peu qui grattent ou qui déplaisent et il va y avoir des quick wins à déployer pour trouver une solution rapidement, possiblement. Il va y avoir des sujets qui vont être beaucoup plus structurants qu'il faut inscrire, pas d'ailleurs, mais en tout cas, il y en a certains qu'il faudra inscrire dans la feuille de route à deux ans, à trois ans, etc. dans la lignée de ta feuille de route business. Et voilà, c'est OK. Vous ne serez pas parfait, mais par contre, vous aurez un mapping plein. Ensuite, il faut s'attacher à la tenir, cette promesse, parce que sinon, ça ne tient pas la route. Sinon, tu vas vendre un peu du rêve, tu vas vendre des paillettes. Et puis, une fois que le candidat, il va arriver dans ta boîte, il va se dire non, mais attends, on m'a vendu du vent et en fait, ce n'est pas du tout ce que je trouve dans la boîte. Non, ça, on ne veut absolument pas que ça se produise. Donc, on est vraiment focus sur... l'essentiel est ce que je passe comment je m'assure que cette promesse je la décline bien et elle est véritablement C'est véritablement ce qu'on trouve et la manière dont elle est vécue par l'ensemble de mes équipes. Et alors là, comment on s'en assure, comment on met un garde-fou autour de ça ? Eh bien là, il faut bosser sur les enjeux de la performance RH. Il faut avoir une stratégie qui soit clairement définie, une feuille de route sur un an, une feuille de route sur trois ans, hyper essentielle. Il faut vraiment optimiser tes processus RH aussi parce que… C'est le seul moyen. Il faut se rappeler que comme en business, c'est l'acquisition la plus compliquée. Donc, une fois qu'on a des candidats et des collaborateurs, des candidats dans les tuyaux en processus de recrutement et des collaborateurs qui sont dans les ateliers, en fait, il y a un truc essentiel à ne pas négliger, c'est s'assurer de bien les traiter et bien les traiter, leur garantir une expérience. Ça passe par des processus vraiment aux petits oignons. Si je te donne un exemple, si ton process de recrutement, il dure six semaines, que tu as cinq entretiens, que l'ARH, ORH, ils ont oublié de demander 15 000 papiers, qu'il faut faire des allers-retours, etc. Là, tu es sur un process qui a des façons. Moi, personnellement, tu me fais ça, mais je vais te dire, mais écoute, voilà, ça me gonfle ton process de recrutement. Donc, j'ai plus envie de fuir que de rester. Voilà. Donc, vraiment, on s'assure de tenir ces process. Et enfin, le quatrième pilier, c'est d'en parler. Voilà, c'est ce qu'on va appeler la communication employeur. On a défini en fait en amont toute la ligne éditoriale. Et bien maintenant, comment on fait pour en parler ? Comment on duplique les messages ? Quel canot de communication on utilise ? À qui on s'adresse aussi ? Ça, c'est un travail qui est essentiel à cette étape. À qui on s'adresse ? Où sont-ils ? Tu vois, le parallèle avec le marketing produit, c'est qu'elle est notable, c'est qu'elle est notre client idéal. Là, on fait exactement le même travail. On va s'attacher en fait à résoudre des points de douleur. Je donne souvent un exemple à cette étape-là. C'est l'exemple d'une campagne de marque employeur portée par Sodebo sur les techniciens de maintenance. En fait, ils ont fait un truc super malin. Ils se sont rendus compte en travaillant sur le terrain que les techniciens de maintenance en avaient ras-le-bol de chercher leurs outils aux quatre coins de l'atelier. Franchement, c'est vrai que c'est insupportable. Et donc, eux, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont communiqué sur le fisc. Sac ! technicien de maintenance avec sa propre servante, en plus une belle servante, et ils l'ont mis directement dans leurs différents outils de communication. Et c'est génial, franchement, c'est brillantissime. Faites la même chose, mais ça, il faut aller sur le terrain, etc. Et surtout, toi, tu as aussi un rôle à jouer en tant que dirigeant, parce que comme je te disais, on a envie de travailler pour un patron qui est engagé, qui a une vision, qui sait nous dire où on va, etc. C'est trop, trop puissant. Voilà, écoute, je t'ai expliqué. toute ma méthode. Alors, toute ma méthode, nous, en 12 minutes, je ne peux pas tout te livrer, mais en tout cas, des différentes briques de ma méthode pour accompagner l'activité d'une industrie. Tu vois que il y a finalement des choses qui sont assez essentielles qui vont servir à la fois ta performance RH, mais évidemment ta performance business. Pour moi, l'enjeu, il est toujours là de partir de quelle est ta feuille de route. business et comment on la déploie côté RH et comment on mobilise les bons outils, les bons leviers pour faire que ta stratégie RH serve ta stratégie business. Voilà, donc moi ce que je te propose, si tu as besoin d'en savoir plus déjà, tu peux me laisser des commentaires juste en dessous, j'y répondrai. Sinon, je te mets le lien de mon calendrier. Si tu as des questions, je prends avec grand plaisir une demi-heure pour qu'on puisse en discuter tous les deux. écoute j'espère que cet épisode t'a plu, t'as apporté de la valeur j'avoue je me suis bien marrée, j'ai passé un bon moment donc maintenant je te dis à bientôt, bye !