- Speaker #0
Hello les passionnés d'industrie, alors bienvenue sur le seul média qui parle vraiment des enjeux RH de ce secteur. Et son objectif ? Vous partager des stratégies, des astuces et de l'actionnable pour redevenir l'industrie qui fait envie. Je suis Claire Tenayot, hôte de ce podcast et fondatrice de Be Wanted. Et mon job ? Ben, faire rayonner votre industrie. Je vous aide à structurer votre fonction RH et bâtir votre marque employeur. ensemble on élabore des stratégies d'attractivité et de fidélisation des talents qui puissent accompagner la croissance de votre industrie. Mais je ne suis pas seule à ce micro. Chaque lundi, je reçois un invité, dirigeant des RH ou expert d'une thématique RH, pour que vous repartiez avec un shot de bonne pratique et de benchmark. Allez, j'ai terminé, c'est parti pour l'épisode et bonne écoute !
- Speaker #1
Écoute,
- Speaker #0
on n'a rien préparé ?
- Speaker #1
Absolument rien.
- Speaker #0
Alors, est-ce que t'es bien ?
- Speaker #1
Je suis hyper bien.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
T'as un fauteuil hyper confortable. Ouais. J'ai le chat de temps en temps sur les genoux, qui me tient chaud. Je suis très très bien.
- Speaker #0
Parce que du coup, il fait froid chez moi, quoi.
- Speaker #1
Non, il fait aussi très bon chez toi. Non, non, on est très bien aussi chez toi. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Ok, petit café ?
- Speaker #1
Plusieurs cafés, même.
- Speaker #0
Ouais, beaucoup trop de café.
- Speaker #1
Ouais. Non, non, pas trop, mais beaucoup de café. Ok. Très bon, d'ailleurs.
- Speaker #0
Par contre, il est probable que je supporte beaucoup moins bien que toi la caféine
- Speaker #1
D'accord Sachant que t'es toujours un peu speed à l'origine, je dois craindre le pire
- Speaker #0
Écoute, probablement Écoute, probablement Donc en tout cas, vous l'aurez compris on vous accueille aujourd'hui dans mon canap'
- Speaker #1
Très confortable J'insiste Beige, très salissant Oups.
- Speaker #0
Exactement. Et cette discussion s'annonce un peu spéciale parce que c'est la toute première fois qu'on est en impro à peu près totale. Ah ouais ? En fait, oui, c'est vrai.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Mais tu sais que je suis un peu maniaque du contrôle.
- Speaker #1
Oui, c'est pour ça que je suis étonné en fait.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
T'es étonné que j'ai rien préparé ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Ouais, mais parce que j'apprends. En fait, je suis vraiment en train d'apprendre que mieux vaut fait que parfait. Et parfois, mieux vaut pas fait du tout.
- Speaker #1
Non, bon, alors on va faire. On va faire. On va faire. Et on va essayer de bien faire.
- Speaker #0
Mais je me suis forcée parce que j'avais mis hier dans ma Master To Do, préparer épisode d'un.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et en fait, j'ai pas eu le temps. Et du coup, je me suis dit, tu sais quoi ?
- Speaker #1
Et bah, je t'avoue que j'étais étonné de rien recevoir de ta part. En me disant, voilà les thèmes qu'on va aborder, qu'on va approfondir. J'ai laissé faire. On va le faire en freestyle ? Ouais.
- Speaker #0
En même temps, ça nous ressent.
- Speaker #1
Je pense. C'est peut-être aussi bien comme ça. Écoute,
- Speaker #0
c'est bon. Bon, let's go. On se connaît ?
- Speaker #1
On se connaît un peu, ouais. Le chat, très bien.
- Speaker #0
Donc, on se connaît un peu ?
- Speaker #1
Oui, depuis deux ans. J'ai fait le calcul. Deux ans qu'on se connaît.
- Speaker #0
C'est vrai, deux ans quasiment tout pile. Ouais,
- Speaker #1
c'est exactement ça. En février, c'était ça.
- Speaker #0
Ok. Bon, je pense que tu connais un peu le podcast.
- Speaker #1
Je le connais très bien. Tu m'avais parlé de l'idée à l'époque du podcast. Depuis, j'ai écouté les différents épisodes. Je prends tout le temps un vrai plaisir à écouter tes épisodes, souvent en voiture, je dois le mettre.
- Speaker #0
C'est pas une tare en soi.
- Speaker #1
Ouais, ok, merci, ça me rassure. Je prends tout le temps vraiment beaucoup de plaisir à écouter tes podcasts qui sont souvent assez fun, mais aussi vachement insultifs.
- Speaker #0
Bon, donc du coup, forcément, moi, je suis contente de t'avoir aujourd'hui parce qu'on est plus que des simples connaissances. Je pense qu'on s'est lancé en même temps dans nos aventures entrepreneuriales respectives. On s'est entraînés. On s'est filés des tuyaux. On continue de le faire. Ça me fait trop plaisir de t'avoir suivi.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Ça va être le moment émotion. On va finir à chialer tous les deux.
- Speaker #1
C'est possible aussi. J'ai un côté émotif. J'admets aussi. J'ai un côté émotif. Je vais peut-être pouvoir me faire verser ma petite armée chef.
- Speaker #0
Tu me lances un défi. On est mal, on est mal dans cet épisode. Alors, donc tu connais un peu la routine, on ne va pas y déroger. Celles-ci, moi je les connais par cœur, je t'avoue que je n'ai plus besoin de me les écrire sur mon script. Donc trois questions. Qu'est-ce qui t'anime ?
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui te révolte ? Et qu'est-ce qui te fait peur ?
- Speaker #1
Ok. Alors, ce qui m'anime, c'est juste et simplement la relation à l'autre en fait. Échanger, partager. J'ai besoin de ça. En fait, je me nourris de ça, tout simplement. Je me suis tout le temps nourri de... de cette relation à l'autre, de découvrir l'autre. Donc ça, ça m'anime vraiment. Et l'autre côté qui m'anime aussi énormément, c'est le fait de découvrir. Je suis quelqu'un d'assez curieux, j'ai besoin de découvrir, découvrir différentes personnes, mais aussi découvrir différents environnements, découvrir différentes choses, ce qui m'a fait faire aussi des petits tournants dans ma carrière. On pourra peut-être en parler.
- Speaker #0
Et c'est important.
- Speaker #1
Voilà, donc ce côté, il y a à la fois le côté relationnel, qui est hyper important pour moi, et le côté découverte, toujours.
- Speaker #0
Révolte
- Speaker #1
Ce qui me révolte Alors je parlerai pas de révolte Je suis pas quelqu'un de très extrême Ouais bah c'est pour D'un mot qui Bah en fait C'est plutôt ce qui m'agace Mais c'est aussi en lien finalement avec le premier point Dont je parlais de ce côté relationnel C'est le parfois le côté Manque d'écoute, manque d'empathie Que certaines personnes Peuvent avoir avec les autres personnes Qui les entourent Merci. Moi, j'ai vraiment besoin de ce côté écoute. Et j'ai parfois du mal à accepter que, dans nos différents environnements, qu'ils soient industriels ou pas, qu'il y ait ce manque de prise en considération de l'autre, qu'on n'intègre pas les personnes dans les différentes prises de décisions, qu'on n'aborde pas tout le temps des méthodes collaboratives. Bref, que parfois, certaines personnes font les choses juste toutes seules, sans prendre en compte autrui. Et ça, ça ne me révolte pas, mais ça m'agace.
- Speaker #0
Donc ces gens-là, tu les nextes quoi ?
- Speaker #1
Non, non, non Là encore Moi je les nexte pas J'aime bien rester authentique comme je suis J'essaye de leur faire passer des messages On parle souvent du feedback C'est une chose sur laquelle Moi je crois énormément Le côté feedback Et je pense qu'on peut faire passer des messages Et ces messages-là qui sont aussi parfois délicats à faire passer Mais on peut les faire passer Et faire peut-être espérer en tout cas faire changer les gens ou certaines habitudes de certaines personnes.
- Speaker #0
Très bien. Bon, la question qui tue, qu'est-ce qui te fait peur ?
- Speaker #1
Ce qui me fait peur, je pense que je vais pas être très original sur le sujet, mais le contexte actuel. Je pense que comme beaucoup de personnes, ça me questionne. Quand je parle du contexte actuel, c'est le contexte économique, politique. Ça fait deux ans qu'on est dans un contexte un peu particulier. qu'on subit souvent, parfois. Donc ça, ça peut me faire peur, ou me questionner tout du moins. Et à ça, tu rajoutes un contexte géopolitique, macroéconomique aussi hyper compliqué, ce qui fait que ça me questionne d'autant plus pour aujourd'hui, mais aussi pour demain, parce qu'il y a des enjeux qui sont très importants, on parle souvent d'industrie, mais... Pour notre industrie, il y a des enjeux très importants et je pense que le contexte actuel ne joue pas en la faveur de notre industrie. Justement. Même si je pense qu'il peut aussi y avoir des opportunités dans ce contexte actuel, on peut aussi avoir des prises de conscience pour notre industrie. Il faut peut-être aller vers des bonnes actions.
- Speaker #0
Écoute, croisons les doigts. Alors attends, il faut qu'on fasse un point micro.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce que c'est le problème des cols roulés.
- Speaker #1
Ah, il fallait me dire. C'est quoi ? C'est une chemise idéale ?
- Speaker #0
Cyril va se marrer en écoutant
- Speaker #1
Asi C'est bon là ? Tu m'entends ?
- Speaker #0
Ouais en fait il faut éviter que ça frotte Ok très bien Ça a l'air pas mal, excuse-moi En plus je suis en chaussons Chaussons chaussettes
- Speaker #1
Mais ils sont très jolis tes chaussons
- Speaker #0
Je te remercie Isotonaire J'ai appris que t'étais pas fabriquée en France
- Speaker #1
C'est vrai ?
- Speaker #0
Ouais je suis un peu vénère Moi, j'étais persuadée de soutenir une boîte française, Made in France, machin, et en fait, a priori, la con soit pure pour Isotoner ! Ouais, je suis super fière. Et alors, je suis hyper fière, parce que c'est un vrai problème, c'est-à-dire qu'en fait, je ne supporte que les chaussons Isotoner, tu vois.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Ah bah ouais, longévité, tu vois, c'est accueil moelleux, soutien ferme.
- Speaker #1
Je vois que t'as développé aussi une expertise sur les chaussons Isotoner. C'est...
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
T'es multitâche, précisément.
- Speaker #0
Écoute, je suis comme ça,
- Speaker #1
ouais. Tu m'épatouilles pas.
- Speaker #0
Donc voilà, peut-être qu'il existe encore, contredisez-nous dans les commentaires.
- Speaker #1
Si vous avez des fabricants de chaussons français.
- Speaker #0
Voilà, ou peut-être j'ai pas suivi l'info, désolé pour Isotonaire, mais il me semble que c'est pas fabriqué en France et franchement ça craint. On veut des chaussons Isotonaire fabriqués en France. Donc mettez-nous dans les commentaires, si vous nous regardez sur YouTube, pour nous dire si vous avez une piste de chaussons fabriquées en France. Attention, même niveau qu'Isotonaire s'il vous plaît. Je me suis complètement...
- Speaker #1
C'est une recherche très très complexe quand même.
- Speaker #0
Bah oui ! C'est comme le coup de la doudoune pour mon ado.
- Speaker #1
Ah, la fameuse doudoune. Je n'ai toujours pas trouvé. Tu as trouvé, non ?
- Speaker #0
Ah non, évidemment. En fait, la solution qu'il a trouvée, c'est que du coup, il met des manteaux légers en été et il ne met pas de manteaux l'hiver.
- Speaker #1
Comme beaucoup d'adolescents.
- Speaker #0
Je ne comprends pas le concept.
- Speaker #1
Ouais, mais eux doivent le comprendre parce que beaucoup ont la même pratique. Ouais,
- Speaker #0
mais du coup, ce qui est hyper bizarre, c'est qu'il met une sorte de veste et par-dessus, il met un sweat zippé. Je n'ai pas compris.
- Speaker #1
Est-ce que tu l'as questionné sur sa pratique ?
- Speaker #0
C'est pour le style.
- Speaker #1
D'accord. OK. C'est une raison.
- Speaker #0
Parce que sa veste zippée, c'est une nague.
- Speaker #1
Ok, donc on parlait de Made in France.
- Speaker #0
Ah ben, on n'est pas dedans. Mais encore une fois, si vous avez des ados, donnez des tips, en fait. En fait, parce qu'à un moment donné, consommer français quand tu as des ados qui sont au lycée, où il n'y a que les marques, etc., qui comptent, moi, je n'ai pas trouvé la solution.
- Speaker #1
Et c'est vrai, et là, c'est un sujet super intéressant parce que moi aussi, j'ai un pré-ado, enfin voilà, il a 13 ans.
- Speaker #0
Tu n'es pas prêt.
- Speaker #1
Mais sans doute pas, sans doute pas. Mais je vais essayer de m'y préparer. Et c'est un vrai sujet, ça, cette sensibilisation, justement, à cette consommation du made in France. Parce qu'il y a quand même des beaux produits made in France. Mais c'est clair, les ados ne tournent pas vers cela.
- Speaker #0
Ah mais les ados, pour moi, c'est vraiment la cible, les grands oubliés du made in France. Parce que va leur faire acheter du Coco Rico ou du Slip Français ou du Asphalt et d'autres. En fait, non !
- Speaker #1
Moi, ils me disent, c'est pour toi, papa, ces marques-là. Oui, d'accord. Mais j'en suis sûr qu'il y viendra naturellement, au fur et à mesure. Bah, vieux comme nous.
- Speaker #0
J'espère avant. Ouais, non, mais on est d'accord sur la situation.
- Speaker #1
Ouais, il y a un vrai sujet.
- Speaker #0
On n'a pas terminé, évidemment. On continue de s'égarer. On va faire un épisode qui va s'égarer.
- Speaker #1
On va énormément s'égarer, je pense.
- Speaker #0
Ah ouais ? Ouais. Bah, on est prêts.
- Speaker #1
Mais ça ne me dérange pas.
- Speaker #0
Benj, c'est quoi pour toi l'industrie qui fait envie ?
- Speaker #1
L'industrie qui fait envie ? Déjà c'est une industrie qui s'ouvre. Pourquoi ? Parce que l'industrie, selon moi, elle fonctionne souvent en mode cloisonné, elle n'a pas forcément toujours ouvert ses portes. Et c'est une industrie qui ouvre ses portes, qui montre ses différents technos, parce que dans l'industrie des technos, il y en a plein, autant qu'une industrie. Et c'est une industrie qui montre ce qu'elle sait faire, et notre industrie. On sait faire beaucoup de très très belles choses. Donc pour moi déjà, une industrie qui fait envie, c'est une industrie qui sait s'ouvrir. Et ça, c'est clair. L'industrie qui fait envie, pour moi, c'est aussi une industrie qui sait s'adapter aux changements. Et du changement, il y en a beaucoup en ce moment, il y a beaucoup d'enjeux. Certes, il y a des enjeux économiques, mais il y a des enjeux technos. Et tu as aussi beaucoup d'enjeux écologiques. Et on parlait d'enfants, on sait que tout ce qui est... L'écologie, l'environnement, c'est des sujets qui nous touchent beaucoup, mais qui touchent aussi de plus en plus nos enfants. Donc c'est aussi une industrie qui va savoir s'adapter à tous ces enjeux-là. Donc ça, c'est important. Et puis, une industrie qui fait envie, et là, je reviens aussi à mon côté, dont je parlais au départ, c'est aussi une industrie qui est à l'écoute aussi de ses salariés. tout simplement. Je pense que les salariés, à une certaine époque, ont été peut-être un peu trop oubliés dans l'industrie. Peut-être qu'on ne les écoutait pas assez, peut-être qu'on ne les intégrait pas assez aussi dans les décisions, dans les choix stratégiques ou pas, parfois dans des choix du quotidien. Et je pense qu'une industrie qui fait envie, c'est aussi une industrie qui consulte régulièrement ses salariés. Je ne parle pas forcément d'entreprises libérées, mais juste consulter naturellement, simplement, parfois juste sur des petites choses au quotidien.
- Speaker #0
Écoute, il est venu le temps de te présenter.
- Speaker #1
Ouais. Alors, me présenter, ce n'est pas ce que je préfère faire.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Me présenter, mais je vais quand même le faire rien que pour toi et pour tes auditeurs. Écoute,
- Speaker #0
j'ai peut-être à prendre des choses sur toi. Non, je ne pense pas.
- Speaker #1
Je ne pense pas. Donc, moi, c'est Benjamin Devauchel. J'ai un peu plus de 40 ans, 44 exactement. J'ai deux enfants. J'en ai un de 9 ans et un de 13 ans. Moi, j'ai fait des études à la base, je me suis directement orienté vers la source humaine, jusqu'à un master, et surtout, j'ai une vingtaine d'années dans l'industrie, c'est-à-dire que je n'ai connu que l'environnement industriel. De mon stage, de mes premiers stages jusqu'à aujourd'hui, je n'ai mangé que de l'industrie. Donc je suis tombé dedans, on va dire, petit, alors que j'avais pas de pré... de prédisposition, c'est-à-dire que mes parents ne travaillaient pas dans l'industrie, etc.
- Speaker #0
Je ne veux pas que tu spoiles tout.
- Speaker #1
D'accord. Ah.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Ok. Il faut que tu me dises par contre ce que je ne dois pas dire. Parce que là, je ne suis pas au courant. Rappelle-toi, je ne suis pas préparé.
- Speaker #0
Ah oui, c'est vrai. Non, tu ne spoiles pas tout ton parcours.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Parce que je sais qu'il y a des marqueurs qui sont intéressants dans ton parcours. Et on va en détailler. Donc, tu as toujours travaillé dans l'industrie, parcours et race.
- Speaker #1
Je vais m'arrêter là. Donc, voilà. J'ai toujours travaillé dans l'industrie. Donc, ce qui veut dire qu'en fait, j'ai une vingtaine d'années vraiment à travailler dans l'industrie sur différentes fonctions. Et donc, industrie, voilà. Industrie, alors, industrie, mais plutôt dans des grands groupes. À chaque fois, deux grands groupes, principalement, un dans le nautisme et un dans l'aéronautique. Et puis, j'ai pris un virage, j'ai le droit de le dire, ça vous parle ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Il y a de ça deux ans.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Où, voilà, j'ai quitté le monde des grands groupes pour créer mon cabinet de recrutement. Je me suis associé à une personne qui s'appelle Elodie Blanji, qui avait déjà créé elle-même son cabinet de recrutement, qui s'appelle Vectorial RH. L'idée en m'associant à Elodie Blanji, c'était de créer une filiale spécialisée dans l'industrie. J'ai créé cette filiale avec Elodie, et aujourd'hui j'interviens pour des clients essentiellement industriels, dans tout domaine d'activité, c'est client. C'est-à-dire forcément le nautisme érotique que je connais, mais d'autres activités que j'ai découvertes aussi. Je pense à la maroquina de luxe, je pense à la machine spéciale, je pense à l'automobile, l'emballage, le packaging, carton angulé, un monde que je ne connaissais pas du tout, que j'ai appris à découvrir aussi. Bref, aujourd'hui, je travaille pour différents clients dans différents domaines industriels et je m'éclate.
- Speaker #0
Écoute, merci pour cette présentation. C'est le petit moment pub promo, tout ça. Il y a quelques petites nouveautés sur le podcast. Maintenant, vous pourrez regarder toutes les vidéos sur YouTube. Et histoire de pimenter un peu le truc, il faut savoir qu'elles sortiront toutes dès le dimanche. Et je garde la sortie des épisodes audio le lundi. Voilà, l'idée, c'est que comme ça, on soit un peu plus visible sur YouTube. Tu sais, le référencement, les moteurs de recherche, etc. Donc, je vais upgrader un peu. petit peu le niveau en termes de vidéos d'ailleurs tu vois mon setup c'est impressionnant limite on est... bref en tout cas objectif muscler la stratégie Youtube donc vous pouvez nous regarder dès maintenant sur Youtube donc allez-y et l'intérêt sur Youtube aussi c'est que c'est plus facile de partager de commenter, de nous donner des idées etc voilà donc grande nouveauté et ce qui m'aiderait beaucoup forcément c'est que vous puissiez vous abonner aussi sur YouTube parce que ça aide beaucoup pour la visibilité et notamment le référencement. Et parler d'industrie qui fait envie, c'est ô combien important. Donc si on pouvait tomber en premier sur les résultats de Google, voilà, c'est mon rêve de cette année à 2026.
- Speaker #1
Ouais, mais rêve accessible, Claire.
- Speaker #0
Tu sais, je ne suis pas quelqu'un de compliqué, moi. passer ce moment instant promo. Binge, toi et moi, il faut que j'arrête avec cette expression, mais malgré tout, je l'aime bien. En fait, on est quand même un peu du même bois sur pas mal de points. On partage évidemment cette plus qu'appétence, passion pour l'industrie, le fait d'être très connecté dans la compréhension aussi assez fine de la chaîne de valeur industrielle. La dimension aussi, voilà, performance en termes de processus RH, etc. Et il y a un truc chez toi qui est hyper intéressant, et c'est maintenant que tu vas en parler, c'est qu'en fait, tu as occupé, tu l'as dit en te présentant, c'est exactement ce que je voulais, pas que tu spoiles, tu as occupé deux fonctions qui te permettent aujourd'hui, dans ton quotidien de recruteur, d'être d'autant plus efficace et véritablement de parler le même langage. Alors, on a déjà fait un épisode, excuse-moi, je m'égare encore un peu, on a déjà fait un épisode avec Hélène Mi sur le match tech, enfin, recruteur tech versus recruteur industrie. Et donc là, l'idée, c'est vraiment d'aller encore un peu plus loin et de se dire, clairement, la connaissance des métiers de l'industrie en tant que recruteur, voilà ce que ça apporte et parle-nous de ça, quoi. Waouh !
- Speaker #1
Ouais, Donc là maintenant je peux parler un peu plus de... Par là tu veux bien ! Donc en fait effectivement comme tu disais j'ai occupé deux fonctions principales pendant mes 20 ans dans l'industrie. La première que j'ai occupée le plus finalement, c'est-à-dire sur mes 20 ans j'étais pendant 15 ans responsable ressources humaines. Mais du poil de chat hein ! J'ai été pendant 15 ans responsable ressources humaines. Donc deux groupes différents, poste sur lequel je me suis clairement aussi éclaté. Parce que...
- Speaker #0
Tu t'es parachuté de suite RRH ?
- Speaker #1
Ouais, c'est-à-dire que j'ai eu la chance de faire un stage dans le nautisme. Et suite à ce stage, on m'a proposé une création de poste. C'était une entreprise qui voulait décentraliser ses ressources humaines. C'est une entreprise qui avait plusieurs sites de production et qui voulait décentraliser les ressources humaines sur les sites. Donc j'ai été un peu en mode cobaye, pilote. Donc j'ai pris la responsabilité RH de deux sites de production à l'époque.
- Speaker #0
Le mec qui a fait direct les RH de deux sites de production.
- Speaker #1
Ouais, alors par contre j'ai été super bien accompagné, c'est-à-dire qu'il y avait un DRH qui était vraiment hyper à l'écoute dans l'accompagnement, il y avait aussi un responsable recrutement, recrutement et développement du personnel qui m'a aussi beaucoup accompagné, et puis j'ai eu des opérationnels aussi sur site qui ont été exceptionnels. Et donc voilà, j'étais en mode cobaye. Et finalement, c'est un pilote qui s'est très bien passé, ce qui fait que cette stratégie de décentralisation sur les différents sites a été adoptée. J'étais un POC. Ouais, j'étais un POC. Je ne le voyais pas comme ça à l'époque, mais avec du recul, j'étais un POC. Et très content d'avoir fait. Excellente expérience. Et donc, j'ai fait trois ans dans cette entreprise-là. Et au bout de ces trois ans, j'ai eu une autre belle opportunité dans un autre très joli groupe pour prendre un poste toujours également de responsable aux sources humaines. Et donc là j'ai fait différents périmètres RH, donc pareil, sur toute la panoplie RH, RH généraliste, donc ça va sur une partie administration du personnel, en passant par du recrutement, du développement, du disciplinaire, donc la relation sociale, j'ai fait beaucoup de relations sociales aussi, sur cette autre expérience. Et puis au global, ce qui fait que j'ai fait 15 ans de responsable aux ressources humaines, sur ces deux entreprises. Et puis au bout d'un moment, au bout de 15 ans en tant que RH, j'ai eu d'autres envies. j'étais un IRH une volonté d'être proche du terrain. Je ne dis pas que j'y arrivais tout le temps, malheureusement, mais j'avais une vraie volonté d'être assez proche du terrain, de m'intéresser aux aspects opérationnels,
- Speaker #0
techniques. Et il y a des trucs qui te fatiguaient, peut-être aussi, pour peser ces constats ? Dans le sens où tu arrivais un peu à bout en termes de limites sur ce rôle de RRH ? Sur lui-même ?
- Speaker #1
On peut se le dire, le rôle de RRH, des RH, enfin RH en règle générale, c'est un rôle qui est hyper... énergivore. Pourquoi ? Parce que des enjeux dans tous les sens, des sujets diversifiés, tu passes du coq à l'âne d'une minute à l'autre. Donc ça, c'est aussi ce qui fait tout l'intérêt des ressources humaines, mais c'est aussi très, très énergivore. Et puis, il y a eu un aspect aussi, relations sociales. Les relations sociales sont parfois très dures. Elles peuvent être usantes. Et moi, au bout d'un moment, j'ai eu ce côté-là. J'ai ce côté-là aussi qui est un peu émergé. Et ce qui m'a aussi, ce qui a peut-être amplifié mon envie de faire autre chose. Mais en fait, ma vraie motivation, ce n'était pas de sortir des astro-humaines à moi. Ma vraie motivation, c'était de découvrir autre chose. Et en fait, j'ai vraiment eu des envies de me rapprocher du terrain.
- Speaker #0
Oui, bien en même temps, après 15 ans quand même, tu vois, ça s'entend aussi.
- Speaker #1
Et après, 15 ans de RH, et puis ma dernière expérience, c'était quand même 12 ans dans la même structure aussi. Ouais,
- Speaker #0
c'est vrai. Enfin,
- Speaker #1
12 ans de RH dans la même structure.
- Speaker #0
T'as changé de poste quand même, non ? J'ai changé de poste, par contre.
- Speaker #1
Et c'est la chance qu'on avait dans le grand groupe, c'est-à-dire que j'étais dans un groupe qui permettait de changer tous les 3-4 ans de poste. Donc, ce qui m'a permis de travailler sur différents périmètres, avec des enjeux différents. Et puis c'est un groupe aussi qui permettait de travailler sur différents projets, donc du projet Transnat, etc. Donc bref, groupe excellent. En termes de développement perso, je me suis énormément développé personnellement, parce que c'est un groupe qui donnait cette opportunité aussi. Je me suis aussi beaucoup développé personnellement dans le groupe.
- Speaker #0
Donc je me rapprochais du terrain,
- Speaker #1
des envies aussi de managerial, clairement.
- Speaker #0
de manager des équipes.
- Speaker #1
Ben non, mais pourquoi ?
- Speaker #0
T'as quitté les premiers de la grille,
- Speaker #1
toi ! J'arrive pas à capter ton humour, en fait. Non, pas du tout. Moi,
- Speaker #0
je pensais que t'étais un mec drôle. Non,
- Speaker #1
pas du tout, je suis hyper chiant.
- Speaker #0
Je suis fidèle à ta photo de profil sur LinkedIn.
- Speaker #1
Ah ça, je m'en doutais que t'allais m'apparler celle-ci. Je m'en doutais que t'allais m'apparler. Comme quoi, parfois, derrière l'image, il y a autre chose. Parfois, derrière l'image... Donc, on était sur quel sujet, Claire ? J'ai perdu le fil.
- Speaker #0
Vélité managériale.
- Speaker #1
Ouais, alors... T'inquiète, je suis là. Il y avait... Non, il y avait... J'avais plusieurs envies, on va dire ça. Vélité managériale.
- Speaker #0
Est-ce que tu ne managais pas ? Du coup, pardon.
- Speaker #1
Non. Non, non, non. Quand j'étais sur mon rôle RH, je n'avais pas de management direct.
- Speaker #0
Tu n'avais pas d'équipe.
- Speaker #1
Pas de management direct. Et donc, dévélité managériale. D'une part, vraiment un souhait de me rapprocher du terrain. Et puis, j'avais un autre petit challenge intérieur, qui était que j'avais constaté que pendant toutes ces années RH, on est quand même, quand on est en RH, parfois un peu théoricien. On promulgue des belles théories, et parmi celles-ci, c'est de dire, en fait, il n'y a pas besoin d'être technicien pour manager, il n'y a pas besoin de connaître l'environnement, la technologie. ou d'être ingénieur pour manager. Je t'ai promis de promulguer cette belle théorie. Attention, quoi.
- Speaker #0
Est-ce que je peux te faire juste un mot ? Ça me fait trop rire. En fait, j'ai fait un épisode de podcast où je suis en solo où je décortique justement les 5 postures qu'il faut à tout prix éviter. Évidemment, le sauveur. Évidemment, la bonne élève.
- Speaker #1
Enfin, le,
- Speaker #0
la bonne élève. Le is no good. Qui veut être calife à la place du calife. le RH Intello. J'ai mis quoi le cinquième ? Justement, le RH Intello qui a des grandes roadmaps, le théoricien, l'universitaire. Et à un moment, en fait, tu as la réalité du terrain.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Tu as l'appropriation de tes théories qui est plus ou moins fluctuante sur le terrain. Complètement.
- Speaker #1
Et parce qu'on peut se le dire aussi, il y a parfois un peu de procrastination. Enfin, à un moment, je n'ai pas peur de le dire, et j'ai peut-être été le premier à procrastiner, parfois, mais on peut se dire aussi qu'il y a un peu parfois de procrastination côté RH. Et donc, ma volonté, c'était aussi de tester un peu ça, de se dire, OK, est-ce que les belles théories qu'on promue en disant, il n'y a pas besoin de connaître, d'être fin technicien ou ingénieur pour manager sur le terrain, est-ce que finalement c'est possible, est-ce que c'est praticable ? Et donc, j'ai proposé à mon employeur. précédent, je dis ok, je souhaite faire un virage à 180°, je souhaite passer de RRH à responsable de prod.
- Speaker #0
Et, attends, j'ai eu un tilt, est-ce que... Je l'ai perdu. Ah,
- Speaker #1
il va peut-être revenir ton tilt.
- Speaker #0
Ouais, bah continue.
- Speaker #1
Donc en fait, pendant les fameux entretiens individuels, parce que les RH ont aussi des entretiens individuels... Et donc j'ai proposé de faire ce virage à 180 degrés. Et j'ai eu la chance là encore d'avoir affaire à une entreprise qui permet de faire ces changements, ces switches-là, de changer de métier. Et donc j'ai pu prendre un poste de responsable de production.
- Speaker #0
Tu fais ton entretien annuel ?
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais. Et donc j'ai fait part de ce souhait, de faire ce virage. Et on m'a donné cette chance. Donc, j'ai pris la responsabilité d'un secteur de prod qui a aussi entre 120 et 150 personnes. Et là, j'ai découvert vraiment le terrain au quotidien.
- Speaker #0
Mais attends, ça ne t'a pas fait flipper à un moment, tu vois, de te dire « Waouh, je n'arrive jamais à bosser en prod » , même si évidemment, tu connais l'univers et tout.
- Speaker #1
On peut se le dire, forcément que j'ai flippé. Je passais de... J'étais dans ma zone de confort, parce que je connaissais quand même... J'ai fait quelques années dans l'ARH,
- Speaker #0
je connaissais la boîte,
- Speaker #1
je connaissais les rouages, je connaissais tout. À un environnement où... On peut se le dire, je ne comprenais rien. Mais en même temps, c'est aussi ce que je recherchais. Tu voulais être un peu en difficulté. Oui, oui. J'ai ton chat sur les joues, mais je ronronnais en fait. J'étais en RH, mais je ronronnais un peu comme ton chat. Je ronronnais finalement. Et donc, j'avais besoin peut-être, sans doute, c'est même sûr, de me re-challenger sur autre chose.
- Speaker #0
Mais tu t'es pas dit, quelque part, tu aurais pu attendre une opportunité et évoluer. C'est un grand groupe, tu vois. Côté RH ? Oui, côté RH. Ouais, c'est un grand groupe. C'est une hiérarchie.
- Speaker #1
Sauf qu'il y avait autre chose. Je n'avais pas envie de... C'est un groupe dans lequel les RH étaient très structurés. Donc, tu avais une partie de développement de l'apport du personnel, l'administration, etc.
- Speaker #0
Oui, tu as vu traiter un même sujet.
- Speaker #1
déjà, donc j'aurais perdu ce côté généraliste j'aurais perdu ce côté terrain ça c'est quelque chose qui me tient vraiment à coeur donc je me serais encore un peu éloigné du terrain et ça j'en voulais absolument pas donc à un moment c'est ce qui m'a fait dire qu'il fallait que je fasse ce virage là et j'avais vraiment envie de me rapprocher du terrain
- Speaker #0
Et donc, je l'ai fait. Je suis arrivé, j'ai commencé forcément un peu flippé. Mais forcément, directement, j'ai dit à mes équipes, ils me connaissaient, ils savaient d'où je venais. Tu vois bien le cliché du RH, machin.
- Speaker #1
Tu t'es perdu. Tu m'en dénonces ? Forcément, et je ne suis pas au courant de tout ce qui se dit.
- Speaker #0
Et je ne suis encore pas au courant de tout ce qui s'est dit derrière mon dos. Mais c'était le mec un peu parachuté sur ce poste-là.
- Speaker #1
De toute façon, il est horaire. Voilà, quoi.
- Speaker #0
Mais j'expliquais directement qu'effectivement, j'arrivais en prod, que je n'étais pas ingénieur, je ne suis pas un fin technicien, je suis encore moins ingénieur. Mais que du coup, mon objectif, c'était de m'appuyer sur les équipes. Et justement, on parlait souvent responsabilisation, autonomie. Et essayer de mettre en pratique ça.
- Speaker #1
Et alors ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Tu vois, en fait, c'est bien quand on ne prépare pas les choses. En fait, je pense que... thème de notre épisode, c'est est-ce qu'on peut être manager en prod sans être ingénieur, sans être technicien ?
- Speaker #0
Écoute, du coup, je suis resté 5 ans responsable de production parce qu'après, j'ai quitté cette entreprise pour créer mon cabinet d'accrètement. Mais ces 5 années ont été excellentes, personnellement, déjà, j'ai pris un pied fou. Mais après, en termes de résultats, parce que l'entreprise, à un moment, elle doit être contente que je prenne mon pied, mais il faut aussi du résultat. Mais il se trouve que les résultats ont été là. Donc il y a eu performance, donc ça c'est très bien. Mais plus qu'une performance, on va dire opération, etc. Moi ce qui a été relevé aussi, c'est qu'on a su créer, je dis on parce que je ne suis pas le seul, mais on a su créer une vraie dynamique d'équipe. Et donc, et c'est pour ça aussi que...
- Speaker #1
Que t'as pris de ton côté RH, en fait.
- Speaker #0
Et du coup, sans doute, sans doute. Mais en fait, si ça a pu performer, c'est pas lié à moi, c'est lié à l'équipe qu'on a su créer avec mes collègues. J'ai sans doute vécu mes cinq meilleures années de dynamique d'équipe. Ouais, ouais.
- Speaker #1
Et du coup, est-ce que, c'est peut-être une question con, mais est-ce que tu regrettes pas de ne pas avoir tout de suite bossé en prod ? Tu vois ? Quelque part, si tu dis que t'as bossé 15 ans, je sais pas... t'as bossé 15 ans en RH t'en bosses 5 en en prod est-ce que tu t'es pas dit à un moment putain c'est quand même bon on dit donc je suis pas souvent grossière sur le podcast ouais ça me choque en plus ouais c'est parce que la semaine dernière elle a juré comme un chartiste c'est vrai ouais du coup bah Hélène je sais que t'écoutes les épisodes donc tu vois tu déteins sur moi ouais Hélène marche une fois t'as vu et pourtant Hélène on croirait pas à sa belle Merci.
- Speaker #0
Ouais, alors que tu croirais plus de moi, et t'as vu, j'ai pas sorti en juin.
- Speaker #1
Ah, c'est vrai. Ouais, t'es bien élevé, tu diras à tes parents, ils t'ont bien élevé.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Merci beaucoup. Je vais passer à l'information.
- Speaker #1
Tu lui ferais écouter l'épisode. Regardez sur YouTube, s'il te plaît, ça me fera une vie de plus. Tout à fait, ok. Mais non, mais est-ce que tu vois, à un moment, tu t'es pas dit, bah c'est con, si j'avais su, j'aurais fait que... J'aurais fait une école d'ingé, tu vois ?
- Speaker #0
Non, non. Alors... Merci. Déjà, je n'avais absolument pas le niveau pour faire une école d'ingénieur. Non, mais il faut aussi se dire les choses. Quand je te dis que je ne suis pas technicien...
- Speaker #1
Tu ne voulais pas faire les deux ans de prépa, quoi.
- Speaker #0
Non, bien sûr que non. Donc, non, Je n'aurais pas eu les capacités pour faire une école d'ingénieur.
- Speaker #1
Pas bon en maths.
- Speaker #0
Notamment. Ce n'était pas ce que je préférais, on va dire ça comme ça. Et puis, j'ai vraiment eu envie, assez rapidement quand même, de m'arrêter vers le côté RH. C'est-à-dire que... Ah ouais, C'est pour ça que... Va te dire. Je ne sais pas. Je ne sais pas d'où ça vient. Je ne sais pas d'où ça vient. Et ce qui est drôle, c'est que... Mes parents n'étaient pas dans l'industrie. Mes parents n'étaient pas non plus du tout sur le côté RH.
- Speaker #1
T'es un transfugeur.
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais. Je suis un intrus, quoi. Et il se trouve que sur l'aspect ressources humaines, je ne sais pas pourquoi, on est trois. J'ai un frère et une sœur. Et on a tous pris quand même ce côté un peu... RH, voilà quoi. Et je sais pas, je sais pas pourquoi.
- Speaker #1
Ça mérite une thérapie familiale, le truc.
- Speaker #0
Sans doute, ouais, sans doute.
- Speaker #1
Bah, si tu veux, la prochaine fois, on fait venir toute ta vie.
- Speaker #0
Ouais, ouais. Ce sera peut-être mon prochain cadeau de Noël à mon frère et ma soeur. Faire un truc, peut-être y penser.
- Speaker #1
Faire une thérapie familiale.
- Speaker #0
Mais il y a sans doute un truc. Il y a sans doute un truc. Le cas où ça vient, à l'instant T, je sais pas te le dire.
- Speaker #1
Épargner la psychologie de toi.
- Speaker #0
même si le diron s'y prête on se l'épargne pas tout de suite mais non je ne regrette pas du tout parce que quand tout à l'heure je te disais que je m'étais énormément développé personnellement en termes de connaissance de soi etc c'est aussi parce que j'ai eu ce parcours RH et alors ?
- Speaker #1
tu arrives sur ton poste, tu te confrontes à quoi de suite ? Parce qu'en plus, tu es responsable de prod. Donc, à un moment, tu as tous les enjeux qualité, sécurité, etc. Tu découvres tout ça. Enfin, tu vois, les enjeux de la prod, la maintenance, les...
- Speaker #0
Tu te confrontes à quoi ? Alors, moi, la chance que j'ai, du coup, c'est que j'ai un parcours RH. Donc, tous les aspects, on va dire, sociaux, etc., ça... Pour moi, c'était acquis, c'était naturel, et ça, ça gère. Donc moi, effectivement...
- Speaker #1
Il y a différentes campagnes, entretiens annuels, machin, bon. C'est bon,
- Speaker #0
c'était... Oui, il y a du poil de partout, de chat. Et donc ça, pour moi, ça, c'était acquis. Donc ça, c'est bien. Donc effectivement, moi, j'ai dû me confronter au quotidien de non-conformité, des problèmes de qualité, des stops de prod, des enjeux de performance. On parlait d'effective working time et des trucs, voilà.
- Speaker #1
Donc...
- Speaker #0
Gestion de sous-soufflants, ligne de manufacturing. Oui, j'adore. Super. Alors ça aussi, je pourrais en parler, même volontiers. Mais bref, moi je me suis... Tout ça, c'est des choses auxquelles je m'intéressais déjà quand j'étais RH. Je participais aux différents truands de prod, avec les responsables de prod à l'époque quand j'avais ma casquette RH. Donc j'avais déjà appris quand même pas mal d'infos, etc. Mais quand tu le vis, et quand surtout tu es responsable des résultats, C'est autre chose. Donc, effectivement, c'est le grand écart. Mais j'insiste, en fait, finalement, la chance que j'avais, c'est que, certes, j'étais responsable de production, mais j'étais entouré aussi des fonctions support aussi. J'étais dans une boîte hyper structurée.
- Speaker #1
T'as un responsable qualité, un responsable méthode, etc. Exactement.
- Speaker #0
C'est-à-dire que moi, j'étais, on va dire, hiérarchiquement responsable de toute la production, avec Team Leader, etc. mais autour de moi, j'étais responsable fonctionnel, j'avais un responsable qualité, un responsable méthode, etc. Et en fait, le but du jeu, pour moi, c'était juste, entre guillemets, de faire travailler tout le monde ensemble. Et de faire travailler tout le monde ensemble, les bonnes personnes, au bon moment, ensemble.
- Speaker #1
Et alors, je vous propose qu'on gagne contre Hélène Lee, parce qu'elle m'a un peu chauffée dans notre match la semaine dernière. On a enregistré la semaine dernière. Au moment où on se parle, l'épisode n'est pas encore sorti. Je pense qu'en fait, c'est le moment qu'on gagne. J'ai un peu ce truc de compétition. Et en fait, je pense que c'est le moment que tu nous dises ça t'apporte quoi en tant que recruteur d'avoir béni vraiment Prod. Parce que c'était ça un peu. Alors, on était d'accord avec Hélène sur, effectivement, on ne peut pas recruter correctement si on ne connaît pas bien les métiers. Mais elle a gagné des points quand même, elle, sur le côté vulgarisation et tout. Franchement, ça m'embête. Donc là, j'aimerais bien que, tu vois, on la mette à terre. Je t'aime très fort, Hélène. Mais je pense qu'il faut qu'on la mette à terre. Et tu vois, vraiment, vas-y, quoi. Lâche-toi.
- Speaker #0
Non, je ne vais pas me lâcher. Je n'ai pas envie de la mettre à terre, Hélène. Non,
- Speaker #1
non,
- Speaker #0
non. Peut-être. A bientôt, Hélène. Forcément, pour moi, c'est beaucoup plus simple. Aujourd'hui, quand je vais chez mes clients, je comprends leurs enjeux. Je parle le même langage.
- Speaker #1
Tu parles beaucoup. Tes contacts, la plupart du temps, ce que tu mets, c'est votre dirigeant.
- Speaker #0
Oui, j'ai beaucoup de dirigeants en direct. J'ai beaucoup de dirigeants en direct. J'ai beaucoup de RH. aussi en direct, mais quand j'ai les RH en direct sur un recrutement, en fait, je demande vite à parler à l'opérationnel, si tu veux, quel besoin. Et parce que moi, j'ai besoin de ça, en fait. Pour recruter, et pour bien recruter, c'est l'idéal, j'ai besoin vraiment de l'imprégné, de l'entreprise, du contexte, des enjeux, des valeurs, des modes de fonctionnement, l'organisation, quoi. Donc, moi, ça ne me suffit pas, en fait. Ça ne me suffit pas de parler juste RH. Donc j'ai besoin de m'imprégner de tout ça. Et du coup, j'ai affaire direct aux opérationnels. Et avec les opérationnels, le match, il y a tout de suite match en fait. Ça passe bien parce que du coup, on parle le même langage. Et moi, j'ai connu leurs problématiques. J'ai connu les enjeux auxquels ils ont à faire face au quotidien, leurs problématiques. Donc on a parfois des discussions, parfois qui durent. Quand je fais des briefs en général, mes briefs, ils durent. Ce n'est pas un brief d'une heure. Il y en a qui baguent leur brief. Au moins, ce qui me concerne, parfois, mes clients trouvent peut-être que c'est trop long. Mais au moins, il y a un brief qui est complet. Et surtout, on parle des vrais enjeux.
- Speaker #1
Tu vas poser plein de questions. Je suis sûre que tu as envie de dérouler la pelote. Vas-y, raconte-moi comment ça se passe en prod. Je veux découvrir. Exactement.
- Speaker #0
En fait, on a commencé l'épisode en se disant, je suis juste hyper curieux. J'ai juste un besoin, c'est de découvrir, de répondre à ma curiosité. Moi, j'y vais.
- Speaker #1
Tu vois, ça rejoint ce que disait Hélène. la curiosité. Mais en fait, c'est la base. Que le recruteur soit curieux.
- Speaker #0
C'est la base, en fait. C'est pour ça que je te dis les briefs longs, mais à l'inverse, on peut voir parfois des briefs qui sont faits à la volée. Pour moi, c'est Noé. Et moi, j'ai besoin de voir vraiment le fonctionnement. J'ai besoin d'aller discuter avec aussi des vrais opérationnels, leurs routines, les différentes routines qu'ils ont, discuter de leurs routines au quotidien. Tu en parlais de Lean tout à l'heure, plus amélioration continue, excellence. Mais j'ai besoin aussi de parler de leur état d'esprit, de leur culture.
- Speaker #1
C'est hyper important pour projeter ton candidat. Exactement. Tu vas trouver ça, tes projets à six mois, c'est ça. Bien sûr. tes projets à un an, ça va être ça. Et puis, sur du plus long terme, sur de la feuille de route, c'est si, c'est... C'est essentiel.
- Speaker #0
Ouais, et donc... Alors, c'est pour ça. Donc, on peut ne pas connaître l'industrie et bien recruter, il n'y a aucun problème là-dessus. Mais je pense qu'effectivement, quand on connaît bien l'environnement, quand on l'a vécu, on va plus vite. On zoome vraiment directement sur les enjeux. Mais ouais. Et parfois même, moi, il peut m'arriver d'être un peu dans un rôle, finalement, un peu conseil avec certains de mes clients. parce que il ya des trucs que j'ai vu en prod une entreprise très structurée et donc il ya des choses aussi tout simple parfois à mettre en place du bon sens comme on est souvent et donc on est dans ces échanges là quoi non je veux dire pas plus cher mais c'est non non non non non pas argent pas par argent quoi Non, mais ça fait partie de la prestat, en fait. Et en fait, moi, c'est là-dessus, parce que des cabinets de recrutement, on peut se le dire, il y en a plein, il y en a quasiment à tous les coins de rue, des cabinets de recrutement. Mais pour moi, ça fait aussi partie de ma différenciation, en fait. Dans mon activité, ma différenciation, elle est surtout de deux ordres. Effectivement, mon expérience RH, ça tombe bien, c'est souvent mes interlocuteurs aussi, donc je connais aussi leurs enjeux, et voilà. Et puis, derrière, il y a ma casquette.
- Speaker #1
C'est un truc que tu valorises. Oui,
- Speaker #0
la différenciation, elle est là.
- Speaker #1
Et tu vois, c'est quand même intéressant, effectivement, parce qu'en plus, il y a de moins en moins aussi de collaborateurs qui veulent évoluer vers des rôles de mananiste. Donc déjà, c'est un vrai problème dans les boîtes qui vont être obligées de mettre des choses en place. tirer de nouveau sur ces métiers-là. Je pense très fort à des très grosses boîtes sur le secteur qui mettent des choses en place, notamment des primes d'incitation qui les élèvent, qui élèvent le montant des primes, ce qu'on appelle des primes de gâche, c'est un peu à l'ancienne. Non, mais c'est un sujet, tu vois. Donc, toi, dans ce rôle, dans ce nouveau rôle de manager aussi, Ciao ! Comment tu t'es sentie ? Est-ce que... Je ne sais pas trop comment verbaliser ça. Enfin, vas-y, réponds.
- Speaker #0
En fait, je sais... Moi, je me suis tout de suite bien sentie. Hormis le fait que le côté technique, c'est pas là où j'étais le plus à l'aise. Je me suis tout de suite bien sentie. Parce qu'en fait, comment te dire ? J'ai pris les choses naturellement en fait. Moi, plus que du... C'est pas forcément du management en tant que... J'étais sur un rôle de management, mais pour moi, le management, c'est un mot qui est... On met tout et rien derrière le thème management. Et pour moi, c'était plus en fait... Je me suis plus posé en tant que coordinateur. C'était de la coordination en fait que je faisais. Alors après, forcément, j'avais un rôle de manager par rapport au développement de... du personnel, etc. Donc là, un vrai rôle de management. Sur le côté disciplinaire aussi, là, j'avais un vrai rôle de manager. Mais après, dans le quotidien, c'était plus un rôle de coordination. Pour moi, le vrai rôle de management, il était sur les aspects de développement de carrière, sur les aspects disciplinaires, sur les prises de décision qu'il y a à prendre, sur mon tranche sur tel sujet. Mais le reste, c'était de la coordination, en fait.
- Speaker #1
Et alors ? Moi,
- Speaker #0
c'est comme ça que je l'ai pris, en tout cas. Et c'est comme ça que ça a fonctionné.
- Speaker #1
Et alors, comment tu as vécu le fait ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
d'être avant RH, d'ensuite être responsable de prod et d'avoir des RH. Ah,
- Speaker #0
ouais.
- Speaker #1
Tu vois ce que je veux dire ? Effet miroir, en fait. Ça ne devait pas être simple non plus pour les RH qui t'accompagnaient de savoir que tu étais un ancien RH. Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais. Alors, la chance que j'ai eue, c'est que ceux qui ont été mes RH, du coup, la plupart, je ne les ai pas eus comme collègues. Ils ne m'ont pas trop connu dans ma position de RH. On n'a pas été trop collègues. Pour eux, c'était peut-être plus simple. Moi, je t'avoue que j'étais hyper modeste là-dessus. Je n'allais pas leur donner des leçons. Ce n'est pas du tout mon mode de fonctionnement. Par contre, je me suis aperçu d'un truc. C'était que, on entendait souvent, quand j'étais RH, on entendait souvent, et ça me gonflait de dire les gens, les RH on les voit jamais sur le terrain, ils sont en réunion, etc. Quand j'étais RH, ça m'embêtait d'entendre dire ça. Et quand j'étais manager, à un moment, j'aurais eu envie aussi de voir un peu plus souvent les RH sur le terrain. Et c'est là que tu te dis qu'il y a une vraie attente des managers d'avoir des RH sur le terrain, mais il y a un vrai besoin aussi. il y a un vrai besoin.
- Speaker #1
Oui, mais du coup, c'est quoi ? Tu te laisses trop happer par des tâches qui ont moins de valeur ajoutée ? En RH ?
- Speaker #0
Tu es happé par les réunions, par les projets ? Oui, les revues de projets.
- Speaker #1
Les revues de projets.
- Speaker #0
Bien sûr. Et puis, quand tu es RH, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, tu traites une multitude de sujets Euh... Parfois au quotidien, mais aussi parfois sur des projets courts, moyens, longs termes. Mais ça, les gens ne le voient pas.
- Speaker #1
C'est la confrontation temps court et temps long.
- Speaker #0
Exactement. Et tout ça, ils ne le voient pas. Et c'est toute la difficulté du rôle de RH. C'est que tu es sur des sujets très opérationnels, mais à côté de ça, tu travailles aussi en parallèle sur des projets moyens, longs termes, parfois stratégiques, qui prennent du temps et qui se préparent. et donc et moi du coup je suis convaincu qu'il y a un vrai besoin d'avoir vraiment de la proximité,
- Speaker #1
de trouver le moyen quand même pour faire en sorte qu'il y ait de la proximité terrain mais alors tu as eu des RH qui nous écoutent parce que tu as vu les deux côtés donc quand tu dis bah j'étais responsable de prod moi même je me suis dit clairement il faudra que les RH soient plus là à la limite ça manque c'était quoi tes besoins concrets tu vois tu t'es dit quoi parce que quelque part moi j'ai envie de me faire l'avocat du neve
- Speaker #0
tu avais les réponses en soi bah pas forcément parce qu'il y a aussi des choses qui changent en 5 ans t'es resté 5 ans en 5 ans c'est des choses qui ont changé donc mais en fait c'est aussi moi je me suis rendu compte que les équipes sur le terrain et même si j'avais les réponses les équipes sur le terrain ont aussi besoin d'avoir le contact avec le RH en direct tu vois et sans forcément poser leurs petites questions à eux qui sont parfois pas hyper compliqué. Parfois, le manager a la réponse, mais ils ont aussi besoin de poser, de s'adresser directement.
- Speaker #1
Toujours à l'aise de le dire au manager.
- Speaker #0
Et voilà. Tu vois, le manager, ça peut rester un intermédiaire, etc. Et ils ont besoin d'avoir ce contact-là. Et c'est hyper dur pour Coté RH. Je sais, c'est très très dur, Coté RH, d'avoir cette proximité au quotidien. Mais je sais aussi que ça peut avoir une vraie valeur ajoutée. Et en tout cas, ça répond à un vrai besoin. Production, des opérationnels, etc.
- Speaker #1
T'as écouté l'épisode de Marie Poulikin de chez Maison Cadieux, sorti il n'y a pas longtemps ? Non, celui-là,
- Speaker #0
je ne l'ai pas écouté.
- Speaker #1
En fait, elle a la technique des 10 000 pas par jour.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
En fait, elle s'oblige. Enfin, maintenant, c'est plus obligé parce que c'est ritualisé, mais il y a la vraie culture de la boîte aussi qui est très au cœur du terrain, etc. Et en fait, elle fait minimum 10 000 pas par jour auprès des opérationnels, tu vois, vraiment de ses équipes sur différents sites parce qu'en plus, elle est sur différents sites chez Maison Cadieux. C'est hyper inspirant.
- Speaker #0
Mais en fait, alors moi, j'ai appris un truc. Ben voilà. Et en fait, j'allais en venir là. C'est-à-dire que pour moi, il y a une chose qu'on ne s'applique pas très bien en RH. Et parce que j'en étais allergique aussi quand j'étais RH. Tout à l'heure, on parlait du Lean. On parlait du Lean, donc amélioration continue, excellence industrielle, etc. On a souvent en tête quand on parle de ça, la caisse à outils, on te sort des trucs, les chikawas, machin et tout. Mais en fait, Merci. pas ça. Moi, j'ai découvert ça en production, en fait.
- Speaker #1
Fausse idée de ce qu'était le Lean. Alors,
- Speaker #0
je n'avais pas une fausse idée, mais je me disais, ouais, c'est bon, c'est des outils dans tous les sens, machin. Et moi, j'ai découvert vraiment en prenant mon job en prod qu'en fait, il y a des outils qu'on utilise en prod qui sont juste, qui seraient juste hyper, qui sont hyper facilement duplicables. Côté RH, je sais que ça va dans ton sens parce que je sais que tu milites pour ça.
- Speaker #1
Mais moi, je l'ai vécu. T'as vu, j'ai sorti un nouveau programme, d'ailleurs. Développer sa performance RH.
- Speaker #0
Et pour moi, en fait, ça répond à beaucoup d'enjeux RH. Et il y a un moment, si on structure son activité RH, si on organise son quotidien RH, ça peut passer par un simple agenda standard. Quand je parle d'agenda standard, je parle pas d'un truc où on millimètre tout. Mais se dire, à tel moment, je vais faire mon passage dans l'atelier, à tel moment. Et ben, voilà, on optimise son temps.
- Speaker #1
tu focalises sur les tâches qui ont de la valeur, qui ont de l'importance tu détruis les gaspillages les saisies, les ressaisies il faut arrêter la réunionnite parce que tu vas en réunion parce qu'un tel t'a demandé mais tu sais pas trop pourquoi t'es là, ça on fait sauter ça arrive hyper souvent et va en prod priorité les .5 peu importe comment ça s'appelle dans la boîte mais ouais
- Speaker #0
mais c'est pour ça, moi je suis convaincu et l'ensemble des RH la plupart du temps c'est des gens juste hyper engagés, hyper pros il n'y a pas de débat mais parfois, effectivement on peut se perdre un peu dans les différents sujets parce que il y a peut-être une fluctuation et ouais,
- Speaker #1
non mais ouais parce que tu vois, on a envie de bien faire, ça rejoint un peu ce qu'on disait sur le syndrome de la bonne élève hyper courant, mais parce qu'on est biberonné à cet aspect de la performance de vie. Ce que j'ai bien fait, tu vois, c'est malgré nous. Je pense qu'on l'a tous un peu vécu.
- Speaker #0
Parce que quand on est RH, on se dit que je vais pouvoir me planter parce que voilà, qu'est-ce qu'on va penser de moi ? Mais non, c'est pas grave.
- Speaker #1
Et puis, il y a aussi ce côté curiosité. Tu vois, on peut porter tellement de projets, tellement de sujets différents, je pense aussi dans notre rôle de RH. Et là, pareil, je pense fort à Léa.
- Speaker #0
Super l'épisode avec Léa.
- Speaker #1
tellement rire. Eh bien, en fait, c'est exactement ça. Tu vois, elle s'est retrouvée happée par plein, plein de projets qu'elle avait envie de porter. Pour finir par le subir.
- Speaker #0
C'est ça. Mais après, là aussi, on peut se le dire également, dans la fonction RH, c'est une fonction, je l'ai dit tout à l'heure, mais très énergivore.
- Speaker #1
Dans des fonctions...
- Speaker #0
Très exposée. Et souvent les RH ne sont pas les mieux ou les plus accompagnés. On a souvent tendance plutôt à s'occuper des autres que de s'occuper de soi-même quand on est RH. Et là, il y a un vrai enjeu pour les RH. Parce que pour moi, on est sur une fonction clairement stratégique, qui est au centre de tout finalement dans les entreprises. Et pour moi, il faut aussi d'abord s'occuper de tous les salariés. Regardons de près aussi la fonction RH. Une fonction RH qui ne va pas, pour moi, dénote d'autres choses dans l'entreprise. J'en suis convaincu.
- Speaker #1
Oui, bien sûr, tu as clairement raison. Écoute, c'est hyper intéressant. Est-ce que quand même, en étant passé des deux côtés... Est-ce que toi tu te dis, demain je reprends un job de RH, comment je m'inspirerais peut-être un peu plus du coup de ce que j'ai vécu en prod ? Est-ce que tu t'es posé la question ?
- Speaker #0
Je te la pose. Non, mais c'est ce que je disais à l'instant. Tu vois, toute cette démarche d'améliorer au continu, j'essaierais de l'adapter.
- Speaker #1
Tu prendrais mon programme ?
- Speaker #0
Mais carrément.
- Speaker #1
Ah ouais.
- Speaker #0
Non, mais sincèrement. En fait, c'est... J'aimerais, en fait, moi j'ai vu...
- Speaker #1
C'est ma meilleure preuve sociale.
- Speaker #0
J'ai vu des consultants, mais on faisait appel à des consultants qui sont venus développer, déployer une démarche d'amélioration continue, etc. Après, on avait nos consultants internes, on va dire ça comme ça, qui ne travaillaient que sur l'amélioration continue. Ces personnes-là, finalement, leur activité était essentiellement orientée vers le business, vers les opérations, vers la production. Ouais,
- Speaker #1
fonction support, il n'y a jamais de... et en fait je me dis mais ces personnes là elles ont autant leur place à déployer cet état d'esprit parce que c'est un mindset cet état d'esprit excellence industrielle dans les fonctions support à commencer par les RH même pire c'est à dire que des fois c'est même pas au codire tu vois c'est à dire moi je comprends pas la démarche en fait c'est avant tout une démarche managériale tu vois une sorte de culture managiale, bien plus que, comme tu le dis, une boîte à outils. Et en fait, on prend le truc par un tout petit bout.
- Speaker #0
Alors ça, moi, je ne l'ai pas connu.
- Speaker #1
Je ne l'ai pas connu parce que...
- Speaker #0
Là, clairement, moi, j'étais dans une boîte où cette démarche d'excellence industrielle, elle a été... t'es déployé assez intelligemment, même très intelligemment.
- Speaker #1
C'est une grosse boîte, mais tu vois, dans des petites boîtes, c'est logique. Il y a aussi la notion de ROI. Où sont les plus gros problèmes ? Je comprends. Puis ça ne mène à rien. Dans le déploiement, en tout cas, ça coûte du pognon. Enfin, c'est un investissement qui va rapporter. Ça aussi, il faut l'entendre. Mais tu vois, de tout déployer d'un coup, ce n'est pas sûr que ce soit la bonne approche non plus. Ce n'est pas si simple que ça. Donc, je comprends les dirigeants aussi. En fait,
- Speaker #0
moi, ce que j'observe souvent, c'est qu'il y a une vraie volonté de déployer ces démarches-là, d'amélioration continue, etc. Notamment dans les entreprises, PME ou autres. Mais on va directement, justement, à déployer des outils, le standard. On déploie juste du standard. Donc, tu as un consultant qui vient avec sa boîte à outils, qui te sort ses standards, et puis on choisit ceux qui nous paraissent le mieux. Et là, ça se paye cher, ça. Donc, c'est un gros investissement. Et moi, parfois, je pense qu'on ferait mieux d'investir et... En tout début d'épisode, je parlais de l'importance de l'écoute, l'écoute de ses salariés, etc. Et je pense qu'on ferait parfois mieux d'investir sur l'écoute, de prendre du temps avec les salariés, à les écouter, à écouter leur remontée, leurs avis, leurs recommandations. Je pense que ça serait tout aussi efficace.
- Speaker #1
Tu connais le concept de la boîte rouge ?
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #1
En fait, évidemment, ce n'est pas d'un coup t'installer une boîte rouge. Il y a, comme tu dis, de la sensibilisation. l'explication, etc. Mais en gros, le concept de la boîte rouge, c'est que tu mets visible de tous une boîte qui va recenser dans laquelle chacun va pouvoir mettre l'ensemble de ses problèmes, de ses contraintes répertoriées sur l'espace d'une semaine, par exemple, ou plus. L'idée étant que tu prennes cette boîte rouge en .5, etc., en fonction des équipes, et hop, OK. Comme ça, tu as les problèmes de tout de suite. tu ne les laisses pas sous le tapis l'objectif un problème il est répertorié tu vois on pioche dedans au point 5 au point 10 en fonction de votre organisation le lundi matin revue des problèmes ok la semaine dernière on a remonté tel problème ah est-ce qu'on le connaissait et bien non celui-ci on ne l'a jamais vu et tu mets soit tu fais une to do projet enfin C'est réglé en moins de deux semaines. C'est une tout doux sur ton point de vente. Réglé en plus de deux semaines, c'est un projet. Piloté par qui ? Qui a sponsor ? Qui ? Tu vois. Et en fait, c'est un levier hyper facile à déployer pour acculturer tout le monde à la résolution de problèmes, pour apprendre en fait à ne pas laisser les choses sous le tapis. Donc, hyper bénéfique pour tout le monde. Les opérateurs, le droit à l'erreur, les managers, de la même manière. le droit à l'erreur mais de faire grandir aussi parce qu'à force de mettre tes petits papiers tu vois de j'ai rencontré tel problème mais en fait c'est vrai j'ai pas pensé j'aurais pu le faire toute seule toute seule cette solution tu vois et hyper bénéfique pour la direction parce que mis bout à bout avec tous ces petits problèmes là alors évidemment tu les traites pas tous d'un coup on est bien d'accord tu les priorises tu les priorises mais à la fin de l'année la somme de tous ces petits problèmes que t'as réglés c'est une ligne d'or tu vois
- Speaker #0
Et c'est des petites démarches comme ça. Enfin, ton exemple, il est excellent.
- Speaker #1
C'est que c'est du culturel.
- Speaker #0
Et c'est du culturel. Et moi, ça me fait penser à des démarches qu'on avait lancées à l'époque. On l'appelait la cible. La cible, c'était quoi ? C'était que tu réunis tes équipes. Et tes équipes, c'est exactement ce que tu dis. Elles formalisent les petits cailloux qu'ils ont dans la chaussure du quotidien. Et par contre, le but du jeu, ce n'était pas que ce soit les managers. Ce n'était pas au manager de résoudre les petits problèmes. C'était, OK, vous avez ce petit caillou-là. Comment ? comment tu solderais ce problème ?
- Speaker #1
Pour en arriver là déjà, sur la résolution de problème, moi je l'ai déployé en co-manager, il faut vachement... C'est du changement culturel. C'est du changement culturel. Je demandais tout de suite, vous devez résoudre vos propres problèmes.
- Speaker #0
Ils le peuvent quand ils ont les moyens. Sinon, faire en sorte de leur donner...
- Speaker #1
Parce que si tu n'as pas déjà mis en place la culture du droit à l'erreur...
- Speaker #0
Ah mais complètement.
- Speaker #1
Et du coup, de la responsabilité aussi. Tu vois, c'est antinomique, mais les deux vont super ensemble. Eh bien, en fait, tu ne vas pas...
- Speaker #0
inculquer et embarquer tes équipes dans... Mais c'est vous la solution. Les AV, si tu n'autorises pas d'abord le droit à l'erreur, en fait, ils vont tout foutre sur le tapis et quand tu vas leur dire donnez vos problèmes et puis résolvez-les tout seul... Ça fait pchit le machin.
- Speaker #1
Mais c'est pour ça, on parle souvent de... Mais après, c'est des choses qui prennent du temps et il faut aussi savoir ce que... C'est du change. Ça prend du temps et c'est pas simplement investir dans des outils. dans lesquelles les gens... Ou faire une VSM. Ou faire une VSM, dans lesquelles les gens, si tu veux, ils ne vont pas croire, tu vois. Donc, ouais, c'est des enjeux hyper importants, ça. Et dans tous les domaines, production et RH. J'insiste, j'insiste. Donc, ouais, je pense que tu es sur le bon créneau, là. Enfin, pour moi, tes outils, tes solutions, c'est... Tu cibles le bon enjeu, en fait.
- Speaker #0
En tout cas, c'est du culturel. Moi, je te rejoins sur le côté culturel. Et si c'est culturel et que ce n'est pas porté comme enjeu par les RH, de toute façon, c'est aussi... Tu as beaucoup parlé sur la dimension « je parle le même langage » , etc. Un, c'est aussi un élément majeur, en fait. Vous ne pouvez pas parler le même langage que la prod si vous n'avez pas une compréhension des enjeux de flux, de productivité et de la culture managériale du Lean qui est déployée, peut-être. C'est pas aujourd'hui dans toutes les boîtes industrielles, mais quand même dans beaucoup. Au moins avec un vernis, même si c'est pas prononcé. Je pense que tous les ingénieurs, en majorité, ils sont particulièrement sensibles. Après, on le verbalise ou pas ? Moi, j'ai des irréductibles. Mais ils en font. C'est qu'ils n'aiment pas le terme.
- Speaker #1
Je déteste le terme aussi. J'aime pas le terme, mais il n'empêche que de la médiode, de l'excellence naturelle, on en fait naturellement et simplement. Et on le fait simplement. c'est là souvent pour ça que ça réussit d'ailleurs c'est pour ça que ça s'appelle Lean aussi oui le terme c'est un gros mot oui d'accord mais voilà donc gros enjeux autour de ces sujets-là en tout cas bon je
- Speaker #0
pense je check l'heure je check l'heure une heure on a pas été trop bavard non franchement ça fait que une heure ça fait que une heure on a été plutôt ouais ouais parce qu'on avait beaucoup parlé avant aussi on a aussi parlé une heure avant du coup bah on sait plus quoi dire en fait on n'a pas trop de discussion quoi ouais ça sera du coup ça m'a que ça m'a coupé l'appétit tu vois non écoute c'était très cool très
- Speaker #1
très cool on va continuer de faire des chouettes choses ensemble mais j'espère j'espère en tout cas c'était un super moment un super moment donc
- Speaker #0
ça me touche vraiment parce que toi t'étais tellement là je pense que t'es un des premiers à qui j'ai parlé de ce projet que t'appelais même pas l'industrie qui fait envie à l'époque j'avais rien en fait j'avais juste une vague idée dans ma tête oui t'avais beaucoup d'idées c'est ton problème c'est ton problème tu me connais par coeur c'est exactement mon problème mais du coup tu vois c'est cool merci beaucoup pour
- Speaker #1
pour l'invitation. C'est pas forcément le genre d'exercice que j'affectionne.
- Speaker #0
T'es réconcilié avec, ça va ?
- Speaker #1
Ouais, ouais. Non, mais j'étais pas non plus fâché avec l'exercice. Mais c'est pas ce que j'affectionne le plus. Mais après, t'as cette capacité... Bah ouais, tu vois. C'est pas ce que je préfère, en fait.
- Speaker #0
T'es un homme de l'ombre. C'est pour ça que tu mets des cols roulés noirs.
- Speaker #1
Ouais. Qui embêtent un peu trop. Pas bon pour les pros. Je saurais la prochaine fois. Mais voilà, tu sais aussi... bien amené l'exercice. Et donc, c'était un moment très sympa pour moi.
- Speaker #0
Écoute, en tout cas, moi, je trouve que tu t'es très bien débrouillé. Probablement, il faut que t'en fasses d'autres.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
En plus, tu sais quoi ? Alors, vous direz aussi pareil dans les commentaires. Je trouve que j'ai une voix quand même. Il y a un truc.
- Speaker #1
Tu crois que je pourrais...
- Speaker #0
Tu as une voix, ouais.
- Speaker #1
Tu crois que je pourrais faire un troisième, quatrième métier en radio ?
- Speaker #0
Ben, pourquoi pas ? Ah ouais ? Je pense que tu as une voix, en plus tu as une forme de douceur dans la voix et de rondeur. Franchement, je pense que tu as un truc.
- Speaker #1
Ok, merci beaucoup. Tu vois, je ne l'avais pas pris. Merci du feedback. On va terminer comme on l'a commencé. Une notion de feedback est importante pour moi. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Tant pris. Merci. Merci, Benj. Et puis, à bientôt. Si vous avez aimé l'épisode, vous pensez juste à nous mettre un petit commentaire, un petit like et évidemment à vous abonner. Je vous remercie pour tout. Merci à toi, Claire. A bientôt. Maintenant,
- Speaker #1
je vais enlever tous mes poils de chat.
- Speaker #0
Mais quelle idée de mettre un col roulé noir aussi.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Franchement, j'aurais dû te prévenir pour ce cas-là.
- Speaker #1
C'est un plaisir.
- Speaker #0
Merci encore, Claire.
- Speaker #1
A bientôt.
- Speaker #0
Encore merci de nous avoir écoutés. Il est temps de se retrouver lundi avec un nouvel invité. C'était Claire Tenayo, fondatrice de Be Wanted. Et vous venez d'écouter un épisode de l'industrie qui fait envie. Bon, pour être certain de ne rien manquer, pensez à vous abonner. Que ce soit sur Spotify, Deezer ou Apple Podcasts. Surtout, pensez à laisser un avis 5 étoiles pour lui donner de la visibilité. Allez, à bientôt sur l'industrie qui fait envie !