- Speaker #0
Hello les passionnés d'industrie, alors bienvenue sur le seul média qui parle vraiment des enjeux RH de ce secteur. Et son objectif ? Vous partager des stratégies, des astuces et de l'actionnable pour redevenir l'industrie qui fait envie. Je suis Claire Tenayot, hôte de ce podcast et fondatrice de Be Wanted. Et mon job ? Ben, faire rayonner votre industrie. Je vous aide à structurer votre fonction RH et bâtir votre marque employeur. ensemble on élabore des stratégies d'attractivité et de fidélisation des talents qui puissent accompagner la croissance de votre industrie. Mais je ne suis pas seule à ce micro. Chaque lundi, je reçois un invité, dirigeant des RH ou expert d'une thématique RH, pour que vous repartiez avec un shot de bonne pratique et de benchmark. Allez, j'ai terminé, c'est parti pour l'épisode et bonne écoute ! Bonjour Jean-Yves, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Toujours clair, très bien. Le soleil est avec nous ce matin.
- Speaker #0
C'est vrai ? Tu seras mon rayon de soleil. Alors parce que chez nous, tu sais que je suis à l'autre bout de la France par rapport à toi. Chez nous, c'est la cata, donc je prends ton soleil. En tout cas, je suis super contente de t'avoir. Tu avais déjà fait un... petit passage sur le podcast et j'étais un peu frustrée de ne pas t'avoir eu beaucoup. C'était dans un épisode un peu hors série parce qu'on s'était rencontrés tous les deux lorsque j'étais venue à Global Industrie sur ton territoire à Lyon. Et j'avais eu la chance de visiter ton industrie, mais tu vas nous en parler après. et on avait plutôt parlé d'entrepreneuriat. Le thème, c'était « Faut-il être fou pour entreprendre dans l'industrie ? » en 2025. Et là, on va échanger plutôt autour de tes enjeux RH. Tu sais ce qui t'attend ?
- Speaker #1
Chaque année, son thème.
- Speaker #0
De quoi tu l'as dit, pardon ?
- Speaker #1
Chaque année, son thème. Donc, 2026, ça sera les RH.
- Speaker #0
Eh ben écoute, on en trouvera un autre en 2027. Innovons, innovons Jean-Yves. Moi, c'est toujours un plaisir de t'avoir. On a une petite habitude ici. On a trois questions pour commencer. Donc, tu ne les avais pas l'année dernière en 2025. C'est la première fois que je les recueille. L'idée, c'est de pouvoir apprendre un peu à te découvrir au travers de ces trois questions. Alors, dis-moi tout. Qu'est-ce qui t'anime ? Qu'est-ce qui te révolte et qu'est-ce qui te fait peur, Jean-Yves ?
- Speaker #1
Qu'est-ce qui m'anime ? Qu'est-ce qui m'anime ? Je crois qu'aujourd'hui, peut-être avec l'âge, ce qui m'anime le plus, c'est le collectif et c'est d'être ensemble, d'être en équipe. d'être autant en vie professionnelle que personnelle, associative. C'est de bâtir des projets ensemble, c'est de vivre ensemble, c'est de passer des moments ensemble, c'est d'avoir des objectifs ensemble, à plusieurs. Je crois que plus les années passent, plus le collectif et le groupe le travail, être avec les autres m'anime, j'en ai de plus en plus besoin et je crois que tout au long de ma vie, de mes journées, je recherche d'être avec des gens et de bâtir ensemble des projets des constructions je crois que c'est vraiment aujourd'hui c'est ce qui m'anime vraiment ce qui me révolte, alors c'est peut-être l'opposé Ce qui me révolte, c'est l'égoïsme, je crois, de plus en plus. L'égoïsme de certaines personnes, l'égoïsme des gens. Alors, est-ce que c'est opposé du collectif ? Je ne sais pas.
- Speaker #0
L'individualisme, en fait, c'est ça ?
- Speaker #1
Pardon ?
- Speaker #0
L'individualisme, en fait.
- Speaker #1
L'individualisme, voilà. L'égoïsme, l'individualisme. Je crois qu'on a tellement de choses à vivre ensemble, tellement de projets qu'on peut partager. pour vivre mieux, pour se rendre une vie meilleure et tout, qu'on ne peut pas être égoïste, on ne peut pas penser à soi. Et voilà, donc c'est peut-être ce qui me révolte, l'individualisme peut-être plus que l'égoïsme.
- Speaker #0
Est-ce que ça serve ? Est-ce que tu trouves que ça s'exacerbe ?
- Speaker #1
J'ai un peu l'impression, je ne veux pas en tirer non plus, c'est un ressenti personnel, donc je ne veux pas en tirer aussi non plus une généralité. Peut-être que d'autres personnes n'auront pas les mêmes avis que moi. Et là, j'ai un peu l'impression que c'est de plus en plus difficile de pouvoir travailler ou rencontrer des gens dans un collectif et les gens sont de plus en plus individuels c'est je trouve que c'est de plus en plus fort rencontre encore des gens n'ont encore des belles rencontres associatif marche encore le l'entreprise on va parler un peu plus tard sûrement marche doit marcher aussi mais mais je trouve que voilà De plus en plus, les gens vivent autour dans leur appartement, dans leur maison, dans leur village. Il y a de moins en moins de choses à partager. Et ça, ça me révolte parce que je pense qu'il y a plein de problèmes qui pourraient être réglés. Il y a plein de sujets qui peuvent se régler. Et je pense qu'on a aussi pas mal d'impact par des... Je vais dire le mot par des journalistes ou des politiques qui un peu cultivent cela. C'est un peu leur terreau. Et ça, ça me révolte.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Clairement.
- Speaker #0
Et alors, qu'est-ce qui te fait peur ?
- Speaker #1
Qu'est-ce qui me fait peur ? Il y a beaucoup de gens qui me disent que je suis un optimiste. Donc, je ne sais pas quand je vais me faire peur. Peut-être, sûrement. Ah, mais tu es entrepreneur, donc. Voilà. Tu es entrepreneur, tu es optimiste et tout. Voilà. Je n'ai pas vraiment de choses qui me font... qui me font peur. Peut-être quand même l'échec me fait peur. L'échec me fait peur, peut-être. Voilà. Est-ce que c'est de la peur ? Est-ce que c'est du stress ? Des fois, la différence est un peu limite. Peur en elle-même, peut-être pas, mais l'échec dans une envie, l'échec dans un objectif, l'échec dans tout ce que je peux en comprendre me fait peur peut-être ou me stresse plus. Je suis... Pas une personne qui se cultive des échecs, ou entre guillemets, des fonditures, des trucs. Et on apprend. Je suis plutôt une personne qui est dans une dynamique, qui est dans un optimisme et tout. Donc, ce qui me fait peur, c'est peut-être un peu l'échec quand même.
- Speaker #0
Tu as du mal à tirer des leçons ou à... ou à valoriser le côté échec en disant « J'ai vécu cet échec, mais ça a changé ma vie. » Enfin, je caricature.
- Speaker #1
Voilà. Alors, ça, c'est un super échec qui m'a servi. Je n'ai pas d'échec qui m'a servi. J'en ai utilisé des leçons, que je fasse des retours d'expérience.
- Speaker #0
Je vais éviter de les refaire. Énormément. Je vais éviter de faire les mêmes conneries.
- Speaker #1
Voilà. Mais je m'en souviens plus que quoi. Voilà, je pense que je suis assez critique. pour me faire des retours d'expérience dans tout ce que je fais. Par contre, à dire que je suis content de me mettre planté parce que ça m'a servi, non.
- Speaker #0
J'entends, j'entends. OK, merci en tout cas pour ça. Et alors, tu sais qu'évidemment, on est sur le podcast L'Industrie qui fait envie. Donc, j'ai envie de te poser la question comme je la pose à chacun de mes invités. Qu'est-ce que représente pour toi, ce terme, cette expression qui est sortie de mon chapeau, l'industrie qui fait envie, qu'est-ce que toi, ça t'évoque ?
- Speaker #1
Moi, ça me parle parce que l'industrie qui fait envie, moi, je suis arrivé dans l'industrie complètement, par hasard, et peut-être par erreur. venant pas du tout d'un milieu familial d'entreprise, d'entrepreneur ou même d'ouvrier dans l'entreprise. Je suis arrivé parce qu'à un moment donné, il faut travailler et que j'avais fait des études.
- Speaker #0
Tu avais fait quoi comme études ?
- Speaker #1
A l'origine, quand j'ai commencé, j'ai fait un BTS, mécanique automatisme. J'ai commencé à travailler et après, j'ai refait une école d'ingénieur. Au début, quand j'ai découvert vraiment l'entreprise, à l'issue de mon BTS, j'ai commencé un poste de technicien de maintenance. Beaucoup aimé, je suis tombé amoureux de l'entreprise, par peut-être ce collectif que je disais tout à l'heure, par cette ville, par ses challenges, par ses projets, par le fait que l'entreprise offre beaucoup de choses, on vit des situations que chaque journée est différente, et à ce moment-là... J'étais technicienne maintenant, je n'étais pas entrepreneur, j'étais technicienne maintenant sur un pôle de machines très fermé et j'avais l'impression que tous les jours, c'était une nouvelle histoire, c'était une nouvelle vie. Et puis, il y avait des collègues, il y avait des projets et tout. Et donc, une entreprise qui, quand vous dites l'entreprise qui fait envie, oui, moi, elle me fait envie et on en a parlé en 2025, à 60 ans de devenir entrepreneur, c'est aussi parce que ça me fait envie. donc J'aime beaucoup cette appellation que tu as choisie, parce que j'aurais tendance à dire, l'entreprise ne fait peut-être encore pas assez envie, on va peut-être en parler dans les sujets tout à l'heure, mais ouvrez les portes et vous allez voir, vous n'allez pas jamais en ressortir.
- Speaker #0
Oui, donc toi, ce que tu exprimes aussi derrière ça, c'est… La puissance du collectif dans l'industrie. J'entends aussi un peu la diversité des situations qu'on peut y rencontrer. En tout cas, c'est ce qui t'a animée tout de suite. En même temps, en technicien de maintenance, c'est sûr que tu as de quoi être servie niveau diversité des sujets dans ce métier-là. Ok. Écoute, merci Jean-Yves. Maintenant, tu as carte blanche pour te présenter, à commencer par ton nom de famille déjà, nous parler de toi, de ce que tu fais aujourd'hui, ta carte blanche. Question la plus difficile de tout l'épisode.
- Speaker #1
Oui, sûrement, peut-être. Donc moi, Jean-Yves Ganard, j'ai 60 ans. J'ai 40 ans de vie industrielle et comme je l'ai dit juste avant, je suis tombé dans l'industrie à 20 ans et j'en suis tombé amoureux. J'ai travaillé la moitié de ma carrière dans la mécanique pour l'industrie automobile. L'autre moitié de ma carrière... dans des produits grand public autour du papier. C'est important et j'ai travaillé tout au long de ma carrière, j'ai été confronté à des situations d'évolution importante, de situations complexes, donc on a affronté pas mal de situations et de challenges à relever. L'automobile, dans les 40 dernières années, a beaucoup évolué. La grande distribution a beaucoup évolué. L'arrivée aussi des grands magasins, des produits grand public, de la concurrence. Donc, ça a toujours, toujours été une remise en cause. Toujours n'a jamais été arrivé à une position de confort. Toujours a été besoin de remettre en cause. et ça m'a nourri sur le fait que beaucoup de choses sont possibles. Beaucoup de choses qui semblent impossibles sont possibles. J'ai eu des faits dans ma carrière qui m'ont marqué cela. Et donc, j'ai nourri ça pendant 40 ans de vie industrielle. Comme j'ai dit tout à l'heure, j'ai commencé technicien de maintenance. J'ai beaucoup fait de différents postes. J'ai commencé à exister maintenant, j'ai fini président de société en tant que salarié, avant de prendre l'expérience entrepreneuriale. J'ai vécu beaucoup d'expériences et j'ai eu beaucoup de postes, ce qui est aussi très enrichissant. En 2023, j'avais envie, depuis quelques années, de prendre l'expérience entrepreneuriale. c'est un peu l'aboutissement peut-être de la carrière, parce que là aussi j'avance, et que j'ai plus de carrière derrière que devant, je ne vais pas refaire, je n'imagine pas que je n'ai pas 40 ans devant moi, mais j'avais vraiment ce projet de faire une expérience entrepreneuriale, donc j'ai racheté une fonderie en 2023, près de chez moi, en Orisère. une quarantaine de personnes, une fonderie qui va fêter ses 90 ans cette année et qui, pour moi, a sûrement du potentiel. J'ai vu un potentiel dans cette entreprise. Et j'ai vu surtout aussi la possibilité de garder et de redévelopper cette entreprise, cette activité. Alors... que pendant ces 40 dernières années, on nous a très souvent poussé, que ce soit dans l'automobile, dans la grande distribution, à aller sourcer à l'étranger. Dans les années 95, c'était dans le mercantil. Ça revient un peu à la mode. L'automobile nous poussait d'aller au Brésil, au Mexique. Puis après, début des années 2000, il fallait aller en Asie. C'était la grande mode de la Chine. Les grands distributeurs français de la grande distribution, les Carrefour, Leclerc, nous poussaient d'aller acheter ou d'aller fabriquer en Indonésie. Puis après, on nous a ramené l'Europe de l'Est dans les années 2010-2015. Et puis, peut-être que là, j'ai un peu la faiblesse de croire qu'on a la possibilité de peut-être garder une partie de l'industrie comme en France.
- Speaker #0
depuis quelques années qu'on a une volonté j'espère qu'elle est collective dynamique avec une vraie volonté j'espère que j'espère
- Speaker #1
et que j'ai donc j'ai décidé moi j'avais envie de participer on a ce fameux plan France 2030 qui pour moi a du sens c'est pas que des mots c'est pas qu'un slogan et j'avais envie d'apporter ma pierre à l'édifice aussi minime qu'elle soit mais de se dire aussi que des métiers très en amont comme la fonderie comme la forge,
- Speaker #0
comme du plastique on doit les garder aussi en France oui parce que c'est c'est ce que tu vois c'est ce que je trouve aussi intéressant sur la fonderie déjà tout le monde pense enfin en tout cas le grand public Merci. ne peut pas s'imaginer ou ne s'imagine pas qu'il y a encore des fonderies en France. Et on est sur des filières à monts qui ont été décimées depuis ces 40 dernières années en France, pour plein de raisons, mais parce que réputées extrêmement énergivores, parce que réputées polluantes, parce que réputées difficiles, etc. Et donc, ça coûte moins cher. Et finalement, on délocalise aussi ces problématiques. perçus en tout cas de pollution,
- Speaker #1
on les délocalise à l'autre bout du monde c'est-à-dire qu'elles ne soient pas loin de chez soi que ce ne soient pas nos enfants ou nous qui travaillons c'est ça voilà et donc j'ai repris depuis 2023, novembre 2023 donc ça fait deux ans une PME et j'en suis fier mais de moi c'est un projet tu as bien raison et donc j'essaie de travailler de développer et peut-être un peu ambitieux mais je dis souvent j'essaie d'en faire une fonderie du 21e siècle c'est mon objectif voilà alors qu'est-ce que c'est qu'une fonderie du 21e siècle on pourrait toujours en discuter ce que je veux dire simplement c'est que j'essaie vraiment l'objectif mon objectif aujourd'hui c'est que on n'a plus le même regard par rapport à la fonderie. Mais pas qu'un regard parce qu'on change le regard, parce qu'on dit que c'est bien, mais un regard parce que ça a réellement changé. Et je pense qu'il faut que ça change pour aller, et il faut vraiment que ça change et faire évoluer. Et c'est vraiment mon life motive, mon objectif.
- Speaker #0
Mon travail de bataille.
- Speaker #1
Mon acte de bataille, voilà, au quotidien, tous les matins.
- Speaker #0
Ok, super. Merci, merci Jean-Yves. Je fais une parenthèse comme d'habitude sur le podcast pour tous. Je veux vous remercier au moment où cet épisode est publié. On attaque le mois de février. Le mois de janvier a connu une progression complètement dingue. Donc merci, merci pour vos retours. pour votre fidélité. Je profite juste de cet épisode pour remercier Alexandra. Alexandra, je sais que tu écoutes absolument tous les épisodes qui sortent, donc mille merci en tout cas pour ton soutien. Et si vous aussi, vous voulez nous soutenir, il y a deux petits gestes qui vraiment nous aident beaucoup à faire connaître et découvrir le podcast, c'est évidemment vous abonner pour ne rien manquer et surtout, nous mettre un avis 5 étoiles. Ça prend vraiment une minute trente. au-dessus de la plateforme sur laquelle vous écoutez. Et voilà, ça motive les algorithmes à faire découvrir l'industrie qui fait envie. Ça ne vous coûte pas grand-chose, mais ça aide beaucoup en tout cas la croissance du podcast. Jean-Yves, après cet instant promo, je reviens donc à toi. toi et moi, je l'ai dit un peu au tout début de l'épisode, on a déjà eu l'occasion d'échanger on s'est rencontré tu m'as accueilli sur ton site, sur la fonderie Charles Lausier puisque je ne crois pas qu'on l'ait encore nommé donc je la nomme maintenant forcément moi j'étais bluffée, alors moi j'adore les fonderies donc voilà j'étais trop contente Et clairement, dans mon élément, mais ça, je crois que tu l'as vu et que tu le sais déjà. Et tu vois, au mois de décembre 2025, j'ai animé une table ronde par le biais de Start Industries à l'école des mines. Et en fait, en face de moi, j'avais que des dirigeants de startups industriels, des investisseurs également et des étudiants de l'école des mines. ... Et la question qui est revenue des dirigeants, c'est oui, OK, nous, on est des startups industrielles, mais ce n'est pas pour autant qu'on a un produit ultra sexy, ultra grand public, avec des procédés de fabrication qui ont le plus de paillettes possible. Donc, on a du mal à trouver des leviers pour attirer. en tout cas avec ces contraintes-là. Je ne sais pas comment tu vas le prendre, mais à ce moment-là, j'ai pensé à toi. Pourquoi ? Parce que même si moi et toi, je pense, si tous les deux, en tout cas, on adore les fonderies, ce n'est pas forcément le cas du gomin des mortels. On peut avoir une image complètement biaisée, en tout cas de ce qu'est une fonderie, de ce que peut devenir aussi une fonderie, comme tu le soulevais tout à l'heure. Et pour autant, je le sais parce qu'on en a discuté plusieurs fois, toi tu as fait plein plein de choses depuis 2023 que tu as repris la fonderie Charles Lausier en faveur de l'attractivité de la marque employeur de ton entreprise en faveur aussi de l'attractivité de cette filière à mon et de la filière de la fonderie Donc, c'est vraiment, tu vois, des sujets que j'avais envie de creuser avec toi. On va aussi parler de transmission parce que forcément, c'est des métiers aussi spécifiques sur lesquels les compétences se font rares. Donc, on va parler de tout ça ensemble. Est-ce que cette intro te va ? Tu ne le prends pas trop mal ? Ça va ?
- Speaker #1
Pas du tout, pas du tout, pas du tout. Ça montre le travail qui reste à faire. Et tous les mois, c'est le même matin. Ben voilà.
- Speaker #0
Mais c'est pour ça que tu es là. C'est pour ça que tu es là, parce que je sais vraiment que tu fais plein, plein de belles choses. Donc, on va essayer de décortiquer tout ça. Alors, déjà, tu nous as expliqué, c'est une reprise d'entreprise. Charles Lozier avait déjà 90 ans, c'est ça, d'activité. Quand tu as repris... Euh... Quels signaux faibles, un peu, qu'au TRH ont pu t'alerter ? Ou quels constats, en fait, tu as pu faire qu'au TRH en reprenant l'entreprise ? Qu'est-ce qui t'a peut-être surpris ? Voilà.
- Speaker #1
Je n'ai pas vu de signaux faibles. Et je ne vois surtout pas qu'on le prenne, qu'on va essayer d'employer plus des mots positifs que des mots négatifs. Même si... Peut-être ce qui m'a surpris le plus au niveau RH, quand j'ai repris, j'ai eu l'impression, pour l'avoir dit quelques temps après à des amis ou des personnes, j'avais l'impression de revenir 30 ans en arrière, avant la négociation, avant le passage aux 35 heures. Moi, j'ai, au point de vue RH, ma première... Grande négociation en tant que direction, ça a été le passage aux 35 heures.
- Speaker #0
Mais attends, je ne comprends pas.
- Speaker #1
Dans la société.
- Speaker #0
Oui, d'accord.
- Speaker #1
Et je crois que je m'en rappellerai toujours. Et là, je suis revenu dans une société où les gens travaillent 39 heures par semaine. Ils ont cinq semaines de congés payés par an. donc quatre semaines de fermeture d'entreprise. Il n'y a pas de RTT, il n'y a pas de télétravail. Et donc, tous les jours, tout le monde est là. du lundi matin au vendredi midi, tout le monde est là. On ne se pose pas des questions sur est-ce qu'il y en a qui sont AFTT, est-ce qu'il y en a qui sont en télétravail pour organiser des réunions, pour faire des groupes de travail et tout. Tout le monde est là, tout le monde est sur le pont et il y a un vrai collectif. Je me suis dit, par rapport à mes expériences sur les 15-20 dernières années, où... D'un point de vue RH, il fallait toujours jongler entre les vacances scolaires. On se dit, attends, les vacances scolaires, on ne peut pas lancer un groupe de travail parce qu'il y en a toujours qui sont en vacances. À la période du mois d'avril, tout le monde prenait pour solder ses congés. Fin d'année, c'était tous les RTT et tout. Je ne dis pas que c'est bien ou pas bien. Je ne veux pas du tout faire la guerre entre les deux. Oui, tu fais un constat. C'est un constat pur. Je me suis dit, même à un tel point, c'est que quand je suis arrivé, et il y avait la réforme de la réforme l'évolution de la convention collective de la métallurgie au 1er janvier 2024 et je suis arrivé au mois de novembre rien n'avait été préparé donc j'ai commencé et j'ai eu le réflexe c'est pas grave et j'ai eu le réflexe de j'ai eu le réflexe de penser RTT mais je me suis dit mais attendez les gens ici il n'y a pas de RTT ils savent Est-ce qu'on ne va pas les perturber ? Est-ce que les gens savent ce que c'est ? Pour les cadres, j'ai pensé tout de suite on pourrait mettre des RTT, des contrats. Après, je me suis dit non, ce n'est pas un équilibre. Je ne connaissais pas assez l'entreprise pour me dire son fonctionnement, son équilibre, l'équilibre entre les gens et des choses comme ça. Peut-être ce qui m'a le plus frappé ou qui m'a le plus interpellé, c'est ça. C'est de se dire qu'il y a encore des entreprises en France. Alors, c'est vrai que je venais de sociétés, pas de grands groupes, mais des sociétés quand même plutôt de taille plus importante, grosses PME ou ETI, qui a fait une évolution par rapport aux organisations de travail. Et il y a encore des entreprises en France, des PME, où les gens, entre guillemets, ça travaille, on ne se dit pas, on est là du lundi au vendredi, et puis ça travaille. un petit peu comme... comme on peut rencontrer peut-être des artisans, comme on peut peut-être rencontrer un milieu plus agricole et tout. Et donc, c'est ça qui m'a le plus interpellé ou changé un petit peu quand je suis arrivé.
- Speaker #0
Oui, parce que ce n'est pas dans les cultures de boîte, en tout cas, que toi, tu as eu avant.
- Speaker #1
Pas dans les 20 dernières années, quoi.
- Speaker #0
Oui, mais du coup, justement, est-ce que tu ne crois pas que ça peut s'expliquer en partie ? par... Mine de rien, quand t'es dans une PME, tu connais ton patron, tu le vois. Tu vois, il y a quand même ce truc de... T'as un combat collectif, en fait, du fait de cette notion de proximité que tu peux perdre dans des plus grosses structures. Moi, je vais pas les nommer, mais j'ai bossé dans des très grands groupes. Ou évidemment, le sentiment d'appartenance, tu vois, il est... En fait, tu ne sais pas vraiment pour qui tu bosses, concrètement. Ou alors dans des boîtes qui n'appartenaient à personne. Mais là, je ne peux pas trop en dire parce que sinon, tout le monde va savoir de qui je parle. Et tu vois, du coup, il n'y a pas le même en train d'être aux côtés d'un dirigeant ou en tout cas qui porte une vision, tu vois. Alors peut-être que j'idéalise, mais moi, c'est mon côté un peu idéaliste.
- Speaker #1
Je ne sais pas. Je me suis posé la question, pour être franc, je ne sais pas. Dans mes 20 dernières années de position de direction générale ou de président de société, alors certes, je n'étais pas l'actionnaire, certes, alors est-ce que c'est la différence ? Je ne sais pas. Il m'a semblé d'être proche, on prenait des circuits courts de décision, le management de ça, et néanmoins, il y avait une...
- Speaker #0
culture d'entreprise où ça a évolué. Alors, c'est des sociétés qui étaient passées par des positions peut-être un peu plus différentes. Mais je ne sais pas ce qui est sûr. Moi, ce qui est sûr, non. Ce que je pense, c'est qu'effectivement, c'est une culture d'entreprise et que ça y contribue. Est-ce que tu expliques le fait de savoir qu'on est l'entreprise ? où le dirigeant il est là, il est présent, le propriétaire est là parce que je veux dire entre dirigeants et puis l'actionnaire il y a quand même encore une différence voilà. Le dirigeant ou l'actionnaire il est là, il est au milieu des gens, on travaille en collectif et tout ça doit sûrement y contribuer mais j'ai surtout fait attention dans les premières semaines et tout à pas casser ça. on peut vite amener. Il y avait un équilibre, il y avait une logique pour les gens, pour les personnes, pour les employés. Voilà. Et puis, une certaine solidarité entre eux. Et c'est un de mes soucis quand j'embauche des gens, quand je recrute des gens. Alors, je sais qu'il faudra que ça aille évoluer. Je sais que obligatoirement, il y a des choses qui vont rentrer en compte et il faudra les faire évoluer, c'est la vie. Comme je disais tout à l'heure, une fonderie du XXIe siècle, c'est le XXIe siècle, peut-être ça, c'est aussi une gestion du changement, mais c'est une gestion du changement qui doit se faire, j'allais dire, en douceur et pas brutalement parce que l'entreprise n'est pas prête à ça, parce que les marchés ne sont pas prêts à ça aussi. vivent avec des entreprises qui sont organisées comme nous. Charlosier n'est pas une exception dans cette organisation là, je rencontre d'autres fonderies de notre taille dans nos marchés, on est tous organisé, tout le monde fait 39 heures, on se parle pas, il y a personne qui fait de télétravail, il y a personne qui a des RTT ou très peu... Et aujourd'hui le marché est habitué à ça, nos clients sont habitués à ça donc on peut pas du jour au lendemain faire une rupture, se dire tiens voilà on va... entre guillemets, économiquement mettre les prix parce que les gens vont prendre des RTT, parce qu'ils ne vont travailler que 35 heures, parce que le service et tout. Donc ça fait partie d'une gestion de changement qu'il va falloir faire, qu'il va falloir faire en douceur, qu'il va falloir faire progressivement, qui n'est pas simple et qu'il faut arriver à accompagner. premier, un des gros sujets et en discutant ça me rappelle une chose qu'on avait échangé ensemble peut-être que la plus grosse transformation que j'ai d'entreprise c'est une transformation sociétaux-économique, j'allais dire sociétal-économique c'est à dire qu'il faut arriver à la faire l'année 21ème siècle dans son organisation mais il faut que l'économique continue de vivre aujourd'hui nos entreprises n'ont pas été construites économiquement pour accompagner cette évolution-là.
- Speaker #1
Oui, de toute façon, effectivement, il faut transformer nos modèles organisationnels, mais toujours avec cette notion de market fit et l'équation, elle n'est pas simple. Et tu vois, j'ai envie de rebondir sur ce que tu viens de dire, mais il y a plein, plein, plein, une multitude de choses. Déjà, ça me rappelle aussi à quel point... en fait je trouve qu'il peut y avoir une dissonance dans ce que tu dis entre les tendances marché qui sont sur un temps très court alors que le temps de l'industrie est un temps très long tu vois et c'est quelque chose dont beaucoup de dirigeants me parlent en fait voilà nous on existe depuis des décennies on est toujours là on avance progressivement On s'adapte au marché mais par contre on ne fait pas de changements brutaux, comme tu dis, de rupture. De toute façon en termes de changement effectivement, soit tu fais du gros changement étalé sur deux ans, de la grosse transfo sur du projet Charles Lausier 2027, comme on le voit dans beaucoup de grosses boîtes. Et là, tu es plus sur de la rupture. Soit tu avances petit pas par petit pas, en escalier, plutôt qu'en courbe droite. Et je trouve que ça rappelle aussi ce côté qui est quand même très industriel d'accepter que le temps est long pour que ce soit durable. Et moi, je trouve que c'est l'un des plus grands enseignements que je tire du monde industriel. C'est juste mon point de vue. Je pense que tout le monde s'en fout.
- Speaker #0
Ça, c'est une vérité. Et ça, c'est l'avantage quand même des entreprises et sûrement dans les... Peut-être que les PME y contribuent. C'est qu'on est en tant que dirigeant, en tant qu'actionnaire, on est sur du temps long. On n'a pas de compte à rendre, même si on a tous les jours à rendre avec plein de monde. Mais c'est-à-dire, entre guillemets... On a des objectifs à 4-5 ans, on n'a pas des objectifs à 1 an, comme ça peut être dans des grands groupes ou dans d'autres sociétés, même des petites sociétés. Je n'aime pas faire cette guerre entre les grands groupes et les petites sociétés. Ça dépend tout de ce qu'on peut peut-être des secteurs. Et donc, ça donne une certaine stabilité, ça donne une certaine vision et il faut avancer par petits pas. comme les américains disent des baby steps donc il faut tu vois le problème de ça aussi du temps long versus le marché très dans l'instantané c'est les notions d'investissement parce que on est en plein dedans et là juste par rapport à ce que tu expliquais nous on a un projet charlosier 2026 qui est dans une première phase de changement d'industrialisation qui pourra permettre après des évolutions peut-être au niveau de RH et tout,
- Speaker #1
on ne peut pas faire les choses dans l'autre sens tu as des invests matériels tout de suite on parle très vite en centaines de milliers voire millions d'euros qui vont mettre x années à être pour aller chercher du ROI et ce qui est logique on est dans un système d'économie d'échelle dans l'industrie, pas forcément de production tout de suite héroïste. Et ça, c'est compliqué côté financeur. En fait, ils ont perdu l'habitude que ça fonctionne comme ça, en fait. Tu vois ?
- Speaker #0
Oui, oui, tout à fait, tout à fait. Je partage.
- Speaker #1
Bon, et donc impact direct effectivement aussi côté RH, puisque les deux sont liés. Bon, je me suis un peu écartée de mon sujet, mais tu me connais. Je savais qu'avec toi, j'allais comme d'habitude de toute façon m'écarter de mes sujets cœur. Alors, question aussi importante, je trouve dans le cadre d'une reprise. Est-ce que toi, tu as rencontré au début des sortes de résistances, en tout cas côté RH ou ce que tu nous expliquais ? Tu vois, sur Plutôt, je me suis positionnée en observateur. Tu vois, tu as eu l'humilité aussi je trouve de te dire : "Oh là, je ne connais pas suffisamment la boîte et possiblement ce petit changement peut avoir des répercussions importantes donc je ne le fais pas ou pas tout de suite en tout cas." Est-ce que tu penses que ça a limité tes résistances ? Est-ce que tu as eu des incompréhensions avec tes équipes quand tu es arrivé ?
- Speaker #0
Oui, oui. obligatoirement, ils étaient sur une tendance un peu dormante depuis plusieurs années. Et il y a un gars qui arrive et qui a des idées qui leur parlent de croissance, qui leur parlent de nouvelles technologies, qui leur parlent de qualité, qui leur parlent de RSE, qui leur... parle de satisfaire ses collaborateurs, de satisfaire ses banques, de satisfaire ses clients. Et donc, obligatoirement, on les perturbe. Obligatoirement, on se fait poser des questions. Je ne suis pas sûr d'avoir été compris, mais ça, ce n'est pas le souci. Il y a longtemps que j'ai compris que d'un point de vue management, on ne peut pas demander aux personnes de se mettre à notre place et de nous comprendre. Par contre, je demande toujours à mes responsables, mes directeurs, des fois de se mettre dans les chaussures de leurs collaborateurs. Ce n'est pas possible, on ne peut pas leur demander, mais nous on doit se forcer à être un peu dans leurs chaussures. Et par le fait que, un, moi j'ai expliqué ma vision de l'entreprise très rapidement, au bout de deux mois, j'avais fait une réunion, je l'ai fait avec l'encadrement, ma vision, et ma vision c'est moi qui l'ai définie. Pour moi, c'est moi qui donne la vision. Et avec l'encadrement, on a fait la stratégie. On a dit comment on va y aller dans les 3-4 ans.
- Speaker #1
Tu donnes le cap et ensuite vous avez bossé ensemble la déclinaison, plan d'action, comment on y va.
- Speaker #0
Plan d'action, voilà, grossir à 3-4 ans. Et puis je l'ai communiqué. Je l'ai communiqué et je vais être mec, moi pareil, quand je me mets dans ma position d'auditeur, je ne l'ai communiqué pas pour que les gens disent « Amen, c'est super, demain matin on va faire » . Mais pour que je puisse, qu'on puisse dire aux gens « Attendez, vous voyez ce qu'on fait aujourd'hui, ce qu'on vous demande là, ça va contribuer à ce qu'on s'est dit là, à cette petite ligne pour donner du sens. Pour donner ça, voilà, ça va contribuer à améliorer la qualité. Cette action qu'on est en train de mettre en place ce matin, ça va contribuer à chercher du business peut-être dans tel secteur d'activité qu'on a signé. Pour pouvoir donner et pour pouvoir… J'aime beaucoup… rapprocher toutes les idées qu'on met au quotidien et puis pour les raccrocher des fois aux gens pour leur donner un peu l'explication que c'est pas une idée du matin. On dit toujours tiens est-ce que c'est le patron qui a eu cette idée dans le matin ?
- Speaker #1
Ouais tu les raccroches à ta stratégie.
- Speaker #0
À ma stratégie. Et donc pour revenir à ça, de ma stratégie j'en ai fait et après derrière on descend des petites actions, un plan d'action, d'un plan d'action, des petites missions. Ouais, projet, plan d'action, tâche... Et tous les jours, et ces gens là je leur demande pas de simplement se dire de la mission, de la vision, de plan d'action, de me définir les actions. Les actions c'est à nous de faire la gestion du changement, c'est à nous de la faire, c'est à nous de la conduire, c'est à nous de la driver. On peut pas demander après il y a des gens qui suivent, il y a des gens qui suivent moi, il y a des gens qui font de la résistance, on sait très bien ça. Donc par contre, tous les jours, on démultiplie cette vision ou ce changement par des petites actions au quotidien. Et eux, ce qui les intéresse, c'est les petites actions au quotidien qui vont changer leur vie tous les jours. Tiens, je fais ça aujourd'hui, demain je le fais autrement. Est-ce que, je veux dire, on ne va pas leur demander de penser, d'intellectualiser leurs modifications d'aujourd'hui parce que ça va permettre de faire ceci, cela ? Non, ça leur donne quoi pour demain de différent ? ça leur donne quoi comme changement de main ? Oui, mais tu es toujours sur la notion de baby step en même temps. Donc c'est vraiment dans ces choses-là. Donc quand on démultiplie comme ça, j'aurais tendance à dire, alors OK, ça nécessite beaucoup de temps, ça nécessite beaucoup d'engagement, ça nécessite beaucoup de communication et de partage d'être au milieu des gens. Ça veut dire que ce n'est pas… J'ai fait ma présentation. Maintenant, les gars, dans trois mois ou dans un mois, je fais que je relève les compteurs. Je relève les compteurs. Je relève les compteurs. Mais si vous ne pouvez pas avancer, c'est que vous n'êtes pas bon. C'est que vous n'avez pas compris. Pourtant, j'avais été vachement clair dans mes slides. Les objectifs, ils étaient clairs et tout. Donc, on ne comprend pas pourquoi vous ne les avez pas atteints. Voilà. Mais ça nécessite de se dire, attends, ça, c'est juste pour leur donner une feuille de route. Je n'en fais pas plus. Ça dure une demi-heure de présentation. C'est juste, ça va être des points d'ancrage. pour mon quotidien, quand on fait des choses sur le terrain, qui eux là les concernent parce que leur changer leur pose de travail, ils avaient l'habitude de travailler comme ça, on leur fait travailler comme ça, mais ça les change ça.
- Speaker #1
Bien sûr,
- Speaker #0
complètement. Le gars il m'embête parce que moi j'avais l'habitude, moi quand je suis là et que je me mets à la fenêtre et que je regardais, c'était super, ou j'avais mon collègue là-bas, je m'entends bien et que je voyais s'il y en a un, là il me tourne, là je vois un collègue que j'aime moins. et qui m'embêtent et il fait exprès pour m'embêter vers ça mais non ça permet pourquoi comment donc ça permet d'expliquer un peu les gestions du changement voilà et par ce biais là on trouve moins de résistance si les gens ils y trouvent leur compte si
- Speaker #1
ça fait l'amélioration ouais tu mets en fait tu mets des jalons déjà et tu mets un peu des garde-fous aussi au travers cette vision la déclinaison projet etc dire voilà on le fait dans ce On le fait dans cette dynamique-là qui a un sens pour l'organisation. Bon, après, toi, tu es piqué d'automobile, donc on voit bien que c'est…
- Speaker #0
Oui, je suis piqué d'automobile. Comme je dis, l'automobile, il faut y avoir travaillé pour prendre. Il faut surtout en sortir pour pouvoir l'appliquer ailleurs avec les bonnes méthodes et en enlevant tout ce qui est perturbateur ou un peu… Non,
- Speaker #1
parce que tu as des méthodes. Tu sors avec des méthodes après que tu es en capacité d'adapter un contexte qui n'est pas celui de l'autre. C'est intéressant en fait. Trop bien.
- Speaker #0
Pour revenir à des choses qui ne sont pas trop discutables. Moi j'aime bien dans le gestionnement, il n'y a personne, j'en parlais encore avec mon responsable de fonderie la semaine passée je crois. Moi j'ai commencé technicien de maintenance et en plus j'ai un peu commencé, j'ai même été opérateur pendant 6 mois parce qu'on a démarré une usine et c'est en tant que technicien de maintenance, c'est nous qui avons fait les premières productions pour bien connaître. Qu'est-ce qui satisfait mieux à une personne, même un opérateur de production, c'est quand la journée il a fait le maximum de production. On est tellement content quand on devait faire. qu'on a bien bossé, que ça a bien tourné, qu'on n'a pas été embêté, que ça a bien avancé, que la pièce était bonne et tout. On est hyper content qu'on a battu des records de production, on est super content. Quand la journée, on a été embêté, que la machine était arrêtée, qu'on s'est croisé les doigts pendant que la maintenance réparait, parce qu'on avait des problèmes qualité, les gens passent une mauvaise journée. Et si on leur parle de qualité produit, personne ne veut faire des produits mauvais. Personne ne veut avoir des problèmes. Donc personne ne veut que le client ne soit pas content. Donc si on ramène un peu à cela, personne ne veut mettre en danger sa vie ou sa sécurité, même si des fois il faut les forcer à changer. Donc il faut ramener à des choses concrètes qui leur parlent sur le terrain et des choses qui ne sont pas trop discutables.
- Speaker #1
En fait c'est de la com finalement. Ce n'est pas tant de parler du résultat pour l'entreprise, mais du bénéfice réel, sans tirer, sans mettre des paillettes. Mais parler du bénéfice en fait pour l'opérateur, le collaborateur, voilà, au sens large. On va déployer ça et toi, ça va t'être utile pour ça.
- Speaker #0
C'est la présence. C'est être sûr qu'on n'est pas en train de le ramener. Est-ce qu'on est en train de leur régler leurs vrais problèmes ? Est-ce qu'avant de vouloir faire un changement qui est nécessaire à l'entreprise, est-ce qu'on a une écoute parce que la personne n'est pas en train… Elle a un gros problème que tous les jours, elle a un caillou dans la chaussure que chaque fois qu'elle le met, elle a mal. Et là, on lui demande qu'on va l'améliorer, mais elle se dit « Mais attends, si tu m'enlevais déjà le caillou que j'ai dans ma chaussure, peut-être que je pourrais avancer et t'aider à avancer. » Donc avant que tu me parles, que je fasse ce que tu me demandes, il s'agit de m'écouter et de regarder ce que j'ai comme problème.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et d'enlever déjà ce qui me tale tous les matins quand je marche ou tous les jours là et qui m'empêche de bien avancer. Et là après, je vais avoir la paix, on va y aller et là je serai à 100% disponible pour faire le changement que tu veux faire.
- Speaker #1
Je trouve que tu as tellement raison de soulever ce caillou dans la codasse et en plus si tu... commence par apporter les changements qui viennent uniquement de la direction de ta vision, de ta strat, de tes projets, de tes plans d'action. Sans prendre en compte les cailloux dans la godasse, tu ne vas plus les écouter et in fine, la progression, tu vois, et les changements ne seront pas bien menés parce que tu ne vas mettre que les cailloux dans la godasse sous le tapis. Tu vois, tes cailloux vont finir sous le tapis alors que c'est la somme. des traitements de ces petits cailloux qui va faire que tu progresses.
- Speaker #0
Je voudrais revenir sur une réflexion que tu as faite tout à l'heure, si je me permets.
- Speaker #1
Je ne sais pas si elle était bonne, tu sais, il ne faut pas toujours m'écouter.
- Speaker #0
Non, tu disais que tu as fait une conférence ou une table ronde à l'école des mines où il y avait des... Parce que ce qu'on est en train de discuter, ce n'est pas propre à des entreprises pas sexy ou sexy. Moi, pour moi, c'est du management de base. Alors c'est peut-être bien pour ça. Mais où tu disais qu'il y avait des startupeurs ou des startups avec des produits, voilà, ils disaient comment on peut attirer des gens quand on a des produits qui ne sont pas sexy. Je pense que le problème, on n'attire pas des... et c'est peut-être le problème, alors j'allais dire c'est peut-être le problème en France ou peut-être ailleurs aussi, mais on va parler de ce qu'on connaît, la France. c'est qu'on met trop le produit en avant dans les entreprises et pas assez les hommes.
- Speaker #1
Mais merci !
- Speaker #0
Et voilà, moi dans mon métier j'ai fait plusieurs produits différents, j'ai sûrement pas fait, j'ai commencé, j'ai fait des vis, des boulons, là je fais de la fonderie, je dis toujours j'aurais mis des petits pois en boîte, j'aurais aimé mes petits pois, mais parce que c'est un collectif, parce que c'est leur résultat, et peut-être que la première chose... qu'il faut c'est de se dire mais attendez en dehors de... les gens ils ne viennent pas que pour le produit qu'on fait, ils viennent pour un projet, pour un collectif, pour des challenges, pour de l'autonomie, pour des conditions aussi comme tu disais. Je leur présente où c'est qu'on veut aller. Et moi, dans mon expérience, chaque pause que j'ai eue, et je n'ai pas eu que des pauses de direction, ce qui me motivait, c'était de me dire demain, alors demain, après-demain, on aura besoin... Oui, bien sûr. Chaque deux temps court quand même, ce n'est pas dans cinq ans. Je n'ai jamais eu de plan à cinq ans. On est en train de faire pour que ça s'améliore, pour que ça évolue, pour qu'il y ait quelque chose qui change. Et ça, ça me motivait. En dehors même purement que du produit. que l'on veut faire quoi. Et donc sûrement peut-être que les deep tech ou les sociétés, ça, il ne faut pas être qu'ils soient que focalisés à vendre leurs produits. Et peut-être qu'aujourd'hui on parle trop aussi donner du sens aux choses, les gens qui vont travailler sur des produits qui vont donner du sens. Ok, il y a plus souvent des produits mais il y a aussi une vie collective, donner du sens aussi. à son travail, à sa collectivité, comment on travaille avec ses collègues, comment on travaille en équipe, comment on partage des idées, comment on écoute les gens, comment tous ensemble on avance, comment cette entreprise fait un collectif. Et c'est sûrement ça aussi, moi c'est ça que j'aime, alors c'est sûrement ça que je pousse et que je joue, mais c'est aussi comme ça qu'on attire des gens.
- Speaker #1
Je suis d'accord, mais tu vois, de ce que j'ai compris aussi... Peut-être que je me trompe, mais je pense qu'il y a un peu un différent syndrome qui se joue derrière cette question. Déjà, c'est pour moi beaucoup d'humilité parce qu'il y en a qui disent « bah oui, mais tu vois, typiquement… » Je ne sais plus les exemples, j'ai dormi depuis, je ne peux pas te dire les exemples que j'avais, mais j'avais un dirigeant qui avait un produit… vraiment cette dirigeante de home clément houllier je peux le citer puisqu'il co-anime et avec moi il fait un produit absolument dingue qui est en fait une sorte de jeu levait très mal le pitch et clément si tu écoutes suis désolé allez voir le site mais en fait ils font une sorte de machine à laver à la vapeur qui en 20 secondes va laver n'importe quel verre tasse etc et tu la mets à de tes machines à café et en fait ça évite la consommation évidemment de 2,2 de consommables verts gobelets donc on est d'accord que là on est sur un produit qui hyper sexy dans le sens des valeurs développement durable etc et il jouait aussi ce qu'il tout à fait logique il Quand, effectivement, j'avais aussi d'autres dirigeants qui avaient plus des entreprises d'usinage, etc., ils disaient « Nous, personne ne connaît nos produits. On ne sait pas ce qu'on fait. » Mais tu vois, du coup, je trouve qu'il y avait une forme de très grande humilité de se dire « Moi, je ne suis pas aussi… Ce n'est pas aussi bien que ce que fait lui. » Déjà, je voudrais faire mieux en termes… Là, le sujet, c'était la partie transition écologique. Je voudrais faire mieux… Je progresse, mais aujourd'hui, je ne suis pas nickel. Et aussi, tu vois, là, en l'occurrence, je pense à un dirigeant particulier qui est dans un écosystème où autour de lui, il y a plein de donneurs d'ordre, genre Aéro, etc., et où il se dit « Non, mais moi, je suis tout petit, je n'ai rien à apporter, tu vois, je ne suis pas à la hauteur côté candidat » . J'essaie de te faire une réponse, mais je l'ai un peu pris comme ça, tu vois.
- Speaker #0
Moi, je ne... Je ne pense pas que le produit est suffisant pour motiver et pour attirer les gens. Je suis d'accord. Et si peut-être que je mettrais du 50-50, mais j'aurais tendance à dire plus parce que je me dis que tous les matins, on ne sort pas et tous les matins, on est comme en ambiance d'entreprise. On a ses collègues, on a son chef, on a sa méthode de travail et ça, on le vit tous les jours. Le produit qu'on sort, on le sort en un temps, on est content. mais c'est quand même tous les matins qui nous fait se lever. Et si on n'est pas dans une bonne ambiance et tout, si on n'a pas des bonnes conditions, conditions dans le sens partage, respect, challenge, c'est aussi quand je dis partage, ce n'est pas le monde des bisounours. Aussi, j'aurais à faire attention parce que des fois on entend des messages, des choses comme ça. On est une famille. Quand ça ne va pas, on se le dit. Et puis on peut s'engueuler. aussi parce que quand voilà ce qui est normal moi je... mais après quand on a décidé quelque chose ensemble, on y va ensemble. Voilà. Et c'est comme une équipe de sport quoi. À un moment donné on a le droit de se réveiller dans le vestiaire. Par contre, quand on est sur le terrain, on a décidé de jouer d'une façon, on joue de la même toute façon. On ne s'engueule pas au milieu du terrain. Et voilà, moi j'attache beaucoup d'importance à cette culture d'entreprise et cette communication et l'intégration des personnes, le partage, l'autonomie, la responsabilité. Et je pense que c'est là-dessus qu'on peut attirer des gens. et qu'on peut attirer des gens. L'année passée, j'ai recherché un responsable du bureau d'études et un technicien de maintenance. Au mois d'août, juste peut-être un retour d'expérience, alors je ne veux pas faire du cocorico, mais mon responsable technique et mon technicien de maintenance nous annoncent au mois de juillet qu'ils partent en fin d'année, en fin d'année un peu décalé. Je commence à parler, on me dirait bonne chance. pour trouver un technicien de maintenance, c'est bonne chance. Et puis un responsable technique en fonderie, bonne chance aussi. Et on a eu, en responsable technique, on a rencontré 6-7 personnes super candidats qu'on a rencontrés. On a rencontré 6-7 personnes super. Premier décembre, on avait un responsable technique qui était là. En technicien de maintenance, on s'est même payé le luxe d'avoir... un mois de recouvrement avec nos techniciens de maintenance qui partaient. D'accord ? Et on a eu... Alors peut-être qu'on avait la coupable, peut-être, je ne sais pas. Mais je ne crois pas qu'il y avait ça. Mais voilà, on a un technicien de maintenance qui est arrivé le 1er décembre. Le technicien de maintenance partait le 31 décembre. Il y en a eu même un mois de recouvrement. Les choses comme ça. Ils sont venus en fonderie. Les gens, ils sont venus en fonderie. Et ça ne les a pas rechignés. Le responsable technique, il est allé de Paris. Il a déménagé de Paris pour venir en Orisère. C'est pour être dans une société de 40 personnes qui fait de la fonderie à aluminium, qui est sous-disant...
- Speaker #1
Ouais mais tu vois après c'est pas un hasard non plus, tu as déployé plein de choses. Dans les exemples que tu m'avais donné, tu me disais que tu travailles beaucoup. La preuve, moi je suis venue chez toi, enfin chez toi, chez Charles Lezié. Tu ouvres beaucoup l'entreprise. Tu es très proche aussi de ton tissu territorial. Tu vois, pour moi, c'est aussi une somme d'action. Tu communiques aussi quand même. Je ne fais pas attention et l'algorithme est capricieux, donc je ne vois pas forcément toutes tes publications. Mais mine de rien, tu communiques sur LinkedIn, aussi via la page Charles Lausier. Tu vois, à votre échelle, pour une boîte de 40 personnes, et tu portes beaucoup de choses.
- Speaker #0
Tu vois ? Oui, oui. Je ne veux pas... Oui, il n'y a pas de miracle. il n'y a pas de miracle. Je crois... Et j'ouvre beaucoup mes portes. On a plein de visites, que ce soit des concurrents, des collègues, des... Voilà, je pense que c'est mon rôle. Oui, des aventuriers. Des entités. Voilà. On ouvre beaucoup nos portes.
- Speaker #1
Tu fais les journées aussi ? Avec les arts et métiers, tu as vu, ils recommencent, ils refont cette année.
- Speaker #0
Oui, là on a fait avec l'UMM, on a fait une journée. Là, au mois de mars, il y a la CCI, le RISER qui font aussi des tournées qui viennent. Mais quand on a été sollicité, on n'essaie pas trop en faire non plus. On bosse aussi, le but ce n'est pas de faire un... Mais on n'est pas non plus... On ouvre tout ce qu'il peut avoir à faire. C'est ce que je disais peut-être au début, c'est que moi, mon projet, c'est vraiment France 2030, la réindustrialisation. Et ça revient, on ne peut pas rester tout seul dans son entreprise, si on veut réindustrialiser ou garder. Réindustrialiser, c'est un peu compliqué, mais garder de l'industrie en France, moi, ça, je n'y crois pas un instant. Surtout à notre petite taille. Je ne sais pas, je parle des grands groupes. Même au niveau mondial, ils font de la consolidation, ils communiquent beaucoup, des grands équipementiers automobiles. les grands équipementiers électroniques, ils se connaissent, ils communiquent, ils échangent, on voit même très souvent qu'il se passe des sociétés ou des filiales, des choses comme ça. Nous, on est de petit niveau, on doit ouvrir, on doit travailler ensemble. Tout seul, on ne va pas y arriver. Tout seul, ce n'est pas la guerre. Alors avec les institutions, avec les universités, les écoles, avec les syndicats professionnels, avec les politiques locales et nationales, moi. Je crois qu'il faut avoir une idée un peu claire de ce que l'on veut, pas se disperser, parce qu'on pourrait vite se disperser, mais de se dire que tout ce qui peut contribuer à être plus fort, à rendre plus des services, à créer plus de valeurs ajoutées dans notre travail, dans notre raison d'être, nous aidera sûrement à garder l'industrie en France. Et c'est ça pour moi, France 2030.
- Speaker #1
C'est chouette ce que tu viens de dire. Moi, forcément, tu te doutes que je partage et notamment cette question de maillage, d'écosystème. Et on a peut-être été par le passé aussi, effectivement, trop silotés, tu vois, dans la chaîne de valeur globale de notre industrie française. Et je trouve qu'il y a une belle dynamique aussi. Et même si, de façon individuelle, les PME, par définition, sont petites, le tissu national global des PME, lui, il est énorme et il compte terriblement dans notre économie. Donc ça, il ne faut pas l'oublier. Et c'est aussi en se serrant les coudes, en bossant ensemble et en créant ce tissu-là. que ça va servir. Je trouve que ton témoignage est chouette.
- Speaker #0
Je suis optimiste parce que je suis optimiste dans ce sens-là. Je trouve que depuis deux ans, il y a une nouvelle peut-être génération. C'est bien, c'est toujours quand il y a des changements qu'il y a des choses qui bougent. C'est normal. Celui qui me prendra ma succession fera encore bouger les choses, j'espère. Au bout d'un moment. Je rencontre beaucoup de gens qui reprennent des sociétés, comme dans mon cas, et qui ont envie, qui sont ouverts à plein de choses, qui sont ouverts à la discussion, qui ne sont pas fermés. Ils reprennent pas une boîte et ils disent « Qu'est-ce qui se passe à droite ? » Ils regardent un petit peu. Ce n'est pas ça. Au contraire, je trouve que les nouveaux dirigeants, dans les PME, dans ce que je connais, sont beaucoup plus ouverts que ce qu'on a peut-être... pu à un moment donné se dire mais qui se dire attendez lui c'est mon concurrent faut que je ferme les portes mais ça a été très français moi j'ai travaillé dans l'automobile et je peux le dire quand même parce que c'est une réalité même si il y a pas de plaisir en étant sous-traitant pour l'automobile quand on travaillait pour Renault PSA voulait pas venir travailler chez nous et quand on travaillait chez PSA quand on travaillait pour les deux et regardait celui qui avait le plus de carnet de commandes le plus gros carnet de commandes, ils ne voulaient surtout pas être leaders pour ceci, cela. Vous allez en Allemagne, en Italie, ce n'est pas du tout la question. Moi, je connais, je connais, mais ce n'est pas du tout la question. On était, même les grands donneurs d'ordre nous ont cultivés dans ce sens-là. Nous ont cultivés dans ce sens-là, quoi. Je veux dire, ils préféraient aller acheter à l'étranger en Allemagne ou en Italie. plutôt qu'en France, parce que leur concurrent, soi-disant français, était déjà dans cette société-là. En Allemagne, vous ne connaissiez pas ça. On ne connaissait pas ça dans l'automobile. Il y avait une solidarité.
- Speaker #1
Oui, de toute façon, on a ruiné des filières. Il n'est pas trop tard, heureusement. Enfin, il n'est pas trop tard. En tout cas, on se remonte les manches collectivement. Écoute, j'avais autre chose à te dire, mais sinon on va encore exploser le timing. On est déjà à près d'une heure d'échange. Et je pense qu'il va être temps qu'on se quitte, Jean-Yves. Mais bon, on ne va pas vraiment se quitter, toi et moi. En tout cas, qu'on termine cet échange. Merci. par contre ce qui là où je te dis moins merci c'est que ça va encore encore me donner envie, dans les années à venir, de reprendre une boîte industrielle. Il faut que je... Il faut s'assurer de ses envies. Oui. Écoute, je vais dire ça à mon mari. Je m'en fiche. Je suis libre. Il n'écoute jamais mes épisodes. Ou alors, je lui tendrai adroitement. Juste celui-là. Va écouter, Jean-Yves. Tu vas voir, tu vas me suivre dans mon idée folle. Mais voilà, c'est juste ce que je peux te dire. Tu as encore replanté cette petite graine que j'ai là depuis quelques années, donc on verra. Et merci pour tout ce que tu as partagé, en tout cas. Et puis, au plaisir. Après, tu as peut-être un dernier mot à dire. Je te laisse en dernier, si tu le souhaites.
- Speaker #0
J'espère avoir répondu au sujet, même si c'était un peu vaste. Et puis... N'hésitez pas au plaisir d'échanger, au plaisir de partager et même d'échanger. S'il y a des personnes qui souhaitent aussi partager des expériences ou m'appeler, moi je suis complètement ouvert. J'ai un peu ce dernier projet professionnel qui est de me dire à mon petit niveau, comme le petit colibri on va dire, apporter ma pierre à l'édifice dans la reconstruction de France 2030 de l'industrie. et c'est ce qui m'anime et tout ce que je peux faire dans ce sens là sera j'essaierai de le faire et me satisfait énormément écoute ce que je te propose c'est de mettre en
- Speaker #1
description de cet épisode ton lien vers ta page LinkedIn comme ça vous pourrez contacter Jean-Yves pas de ce biais là et je vous assure que vous aurez en tout cas des échanges très sympas et plein de choses à... il y a plein de choses à apprendre merci Jean-Yves merci pour votre écoute et puis à très bientôt encore merci de nous avoir écouté il est temps de se retrouver lundi avec un nouvel invité c'était Claire Tenaglio fondatrice de Be Wanted et vous venez d'écouter un épisode de l'industrie qui fait envie bon pour être certain de ne rien manquer pensez à vous abonner que ce soit sur Spotify Deezer ou Apple Podcast Surtout, pensez à laisser un avis 5 étoiles pour lui donner de la visibilité. Allez, à bientôt sur l'industrie qui fait envie !