- Speaker #0
Hello les passionnés d'industrie et de RH, bon ce podcast je l'ai vraiment pensé pour vous. Et son objectif, c'est de vous partager des stratégies, des astuces et de l'actionnable pour redevenir l'industrie qui fait envie. Et moi, je suis Claire Tonaillot, je suis hôte du podcast et fondatrice de Be Wanted. Mon objectif, c'est de faire rayonner l'industrie, enfin surtout la vôtre. Je vous aide à élaborer des stratégies d'attractivité et de fidélisation des talents qui accompagnent la croissance de votre entreprise. Mais je ne suis pas seule à ce micro, puisque chaque mois, je reçois deux invités qui vous présentent chacun quatre thématiques et donc quatre épisodes. Alors, c'est un shot de bonne pratique et de benchmark que vous trouverez dans vos oreilles chaque lundi et jeudi. Allez, j'ai terminé. C'est parti pour l'épisode et bonne écoute. Salut Marco, on se retrouve, on est donc lundi, troisième épisode, ça va ?
- Speaker #1
Ça va super, content de te retrouver Claire.
- Speaker #0
Trop bien, et bah écoute, on va continuer dans notre lignée, dans l'épisode précédent, donc on a beaucoup parlé de je suis RH, qu'est-ce que je mets en place pour mettre en œuvre mon plan de formation, pour le définir et le mettre en œuvre et le piloter Ici, l'intention c'est vraiment que tu nous expliques, bah, quelle est... le moyen vraiment pour toi d'incarner des approches innovantes dans la pédagogie et qu'on rentre un peu plus encore dans le détail sur l'approche de la pédagogie par le jeu. Tu nous as, on parlait plutôt du concept de manière générique sur le premier épisode. Là, j'ai vraiment envie qu'on rentre dans le cœur du sujet, qu'on aille vraiment gratter qu'est-ce que c'est. Donc, le sujet qu'on pose juste ici, c'est est-ce que ce n'est pas infantilisant cette pédagogie par le jeu.
- Speaker #1
Alors, merci pour cette question. Elle est vraiment essentielle et tu sais, pour être très honnête, c'est un de mes points d'appréhension aussi, quand j'ai voulu me démarquer et aller encore plus sur cette séquence-là. Pour être honnête sur la partie des managers, des cadres d'une manière générale, il n'y a pas de sujet. Avec mes étudiants, je l'ai testé avec des étudiants, pareil, dans le supérieur. de niveau licence, master, il n'y a pas de sujet, ils kiffent de ouf. Maintenant, je t'avoue que je pense qu'on a encore un sujet d'évangélisation pour vraiment expliquer que c'est justement une autre manière d'apprendre, une autre manière de concevoir la pédagogie et l'apprentissage. Je pense que peut-être que des populations un petit peu moins diplômées le prendre comme infantilisant.
- Speaker #0
Et j'ai envie de te poser une question. Je ne sais pas si tu auras la réponse, mais il y a peut-être des hypothèses. Ça nous vient d'où, ça ? Parce que, tu vois, moi, je suis partie à l'étranger. Et en fait, typiquement, ils ont cette culture des petits, en fait. Voilà, on apprend en étant dehors, on apprend en jouant. Et c'est vraiment au cœur et jusqu'à très longtemps de leur... pédagogie tu vois pour est ce que est ce que ces franco français est ce que ça trouve ses racines dans notre culture nationale dans dans notre culture de la productivité dans notre culture du taylorisme j'en sais rien j'ai pas l'explication ça vient d'où pourquoi est ce qu'on a cette toujours ce truc de se dire l'apprentissage doit être dur quoi tu dois galérer pour apprendre quelque chose d'où ça vient c'est une vraie hypothèse c'est une vraie hypothèse et c'est vrai que ce que je peux constater sur les gens réticents
- Speaker #1
Moi, je n'en ai pas forcément eu, mais dans les réticences, ça pourrait être de se dire que le travail, c'est sérieux. Je ne suis pas payé pour faire le clown. À mon avis, c'est plus des croyances ou des injonctions. Je ne sais pas d'où elles viennent. En tout cas, on va inviter, si ce n'est pas encore fait, les auditeurs à réécouter l'épisode 1, dans lequel je parlais de ma femme qui est prof au collège. Et en fait, je pense aussi qu'il y a un impact de changement en commençant par le système pédagogique. et quand ça va devenir évident pour nos jeunes d'avoir été éduqués comme ça avec le jeu et des apprentissages ludiques, il n'y aura plus de sujet le jour où ils arriveront sur le marché de l'emploi. Aujourd'hui je pense vraiment qu'on est à un croisement, les choses ont énormément changé mais voilà il y a encore peut-être un pourcentage de la population qui va considérer ça comme infantilisant, ridicule, pas professionnel.
- Speaker #0
Parce que tu dois avoir au début, pardon excuse moi je t'ai coupé c'est pas bien, mais au début tu dois avoir une forme de pudeur, bah attends... on n'est pas habitué à faire ça, je ne vais pas... Tu vois, tu dois avoir un peu cette... Tu dois lire, j'imagine même, sur les visages, tu vois ? Au début, au moins, le temps que les gens se mettent à l'aise pour kiffer, comme tu l'as dit tout à l'heure.
- Speaker #1
Oui, il y a toujours quelques minutes d'inertie. On est d'accord. Après, le rôle d'un formateur, d'un animateur de séminaire ou d'un coach, que sais-je, c'est aussi de faire une très bonne phase d'inclusion en début de formation. Histoire que les gens aient déjà pris le temps de se connaître, de se découvrir et d'échanger avec eux. Donc, le café de début de journée est important. Et on n'attaque pas à 9h01 par un escape game sans que les gens se connaissent. se connaissent, ça ne marchera pas.
- Speaker #0
Super. Et tu parlais justement dans le premier épisode de ta femme qui travaillait dans l'éducation nationale et développait ses pédagogies. C'était ton déclencheur ?
- Speaker #1
Absolument. Si tu veux, je sentais bien qu'il y avait un truc à aller chercher, à innover sur le marché et que potentiellement, pourquoi ce qui marchait à l'école ne marcherait pas avec les adultes. Donc ça a été clairement mon déclencheur. et elle me montrait les vidéos. J'ai participé moi aussi à un escape game qu'elle a organisé avec tout le collège. Un escape game grandeur nature. Et j'ai vu les gamins pendant une heure, ils ont fait un escape game en anglais. Ils n'ont pas dit un mot en français. Même entre eux, quand les profs avaient le dos tourné, ils continuaient de jouer dans le jeu en anglais. C'est extraordinaire. Tu t'es dit,
- Speaker #0
il y a un truc à calquer sur le monde pro. Parce que c'est trop bien. Il y a vraiment quelque chose.
- Speaker #1
C'est ça. Je lui ai dit, déjà c'est trop bien. Après, je lui ai dit... Pourquoi tu fais ça ? C'est là où elle m'a dit Non, mais va voir les neurosciences. Et effectivement, j'avais déjà des bouquins, moi aussi, je suis allé relire. Et tout converge. Tout te dit, de tous les modèles anciens, nouveaux, récents, les études américaines, toutes les études sur le sujet du jeu et de l'apprentissage ludique, elles convergent toutes pour dire qu'il y a une hausse de performance, il y a une hausse d'apprentissage, il y a une hausse de mémorisation, et il y a des plus grands progrès. Pourquoi ça ne marcherait pas dans le monde de l'entreprise ?
- Speaker #0
Non, mais c'est vrai que dit comme ça, ça paraît tellement évident. Alors, pour les auditeurs qui nous écoutent, surtout, on va parler de neurosciences, mais dans l'épisode d'après parce que c'est intéressant. On va creuser ça juste après. Et tu crois que... Parce qu'à portée aussi, c'est un peu disruptif encore, tu vois. Donc, si j'enfile encore les bottes de notre RH dans un environnement industriel, évidemment, et donc un peu pragmatique en tout cas. Tu sais, il faut oser, quoi. Il y a ce truc de... Ah, ça se trouve, ils vont me prendre... Ils vont penser que je suis complètement tarée parce qu'on va faire un escape game, par exemple, tu vois. Donc, comment est-ce qu'elle peut peut-être... Si tu peux lui donner des pistes pour lui dire Ben non, t'inquiète pas, passe le cap et puis porte peut-être ces messages-là. Et comment éviter que du coup, ces activités, cette pédagogie, en tout cas... ludique, elle soit perçue comme une perte de temps. Parce que, comme tu l'as si bien dit, elle est d'abord rattachée à un besoin de performer, en fait. Et donc, à un objectif pédagogique comme n'importe quelle formation.
- Speaker #1
Je voudrais lui dire, mais rassure-toi, cher DRH ou responsable RH, c'est pragmatique. C'est pragmatique, puisqu'en fait, toutes les études scientifiques convergent pour dire que ça va amener un bénéfice et une hausse de performance. Donc peut-être qu'il faut aller retrouver les sources et se renseigner et mettre clairement les bénéfices. Et pour moi, l'axe de transformation, il est là, c'est de dire, attendez, comparons les résultats de ce qu'on faisait avant. Est-ce que les apprenants étaient satisfaits ? Est-ce que dans les approches traditionnelles de on a toujours fait comme ça ça marche ? Ou est-ce qu'on ne pourrait pas faire un essai et comparer ? quitte à revenir en arrière. Je pense vraiment, il ne faut pas tout révolutionner. Ça, par contre, je suis d'accord. Il faut y aller par petites étapes. Se dire, allez, on fait un test avec une session pendant deux jours ou un jour avec un groupe. Et on commence petit. Comme ça, même si ça ne marche pas, au pire, ça ne va pas mettre l'entreprise sous faillite.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Et moi, ce qui m'intéresse aussi, parce qu'en fait, ça me questionne vachement sur comment, quelque part, tu montes. ne délivre pas tous tes secrets mais comment à un moment donné tu arrives à mettre sur le papier par exemple ton escape game tu pars d'un objectif et comment tu vas te dire il faut un peu d'imagination, il te faut un scénario il te faut une histoire de l'imagination pourtant j'en ai à revendre mais c'est chaud comment ça prend vie dans ta tête alors déjà
- Speaker #1
Maintenant, j'ai la chance d'avoir plein de matos d'escape game à la maison. Des cadenas, des coffres, des trucs à double fond, etc. Et des énigmes. J'ai une super formatrice aussi à la maison, donc ça aide. Moi, comment je fonctionne ? Je pars de mon module. Je vais te donner un exemple. J'ai un module Être un leader dans un monde VUCA Voilà un certain complexe ambigu. Mes objectifs pédagogiques, là-dessus, je vais parler des styles de leadership, les caractéristiques du monde VUCA et trouver un plan d'action pour renforcer l'impact managérial. J'ai mes objectifs. Ensuite, je vais créer mon thème. Là, tu vois, c'est le côté imagination. Je vais te le lire. Là, il s'appelle Cyber Defenders Dans un futur proche, une cyberattaque massive menace les infrastructures mondiales. jour au lendemain. Vous êtes le leader d'une agence de cybersécurité internationale et vous devez utiliser différents styles de leadership pour gérer une crise, coordonner des équipes et contrer l'attaque tout en vous adaptant à un environnement qui change. Et là, tu vois mes deux objectifs. Les participants doivent identifier des styles de leadership essentiels pour survivre. Et objectif 2, les participants seront confrontés à des énigmes qui leur demanderont d'employer le style de leadership le plus approprié. Donc en fait, je vais simplement remplacer les PowerPoint traditionnels en leur disant, ben voilà. Il y a un jeu, mais vous allez découvrir, vous allez devoir vous positionner d'une telle manière qui va faire que derrière, on va pouvoir utiliser ce concept pour la suite de la formation. Donc encore une fois, on repart vraiment de l'objectif final et on revient après à Rebrousse.
- Speaker #0
Oui, donc finalement, ton histoire... Sans côté péjoratif, mais il faut bien à un moment donné que tu rentres dans une histoire de vraiment... On va démêler cette histoire et voilà, ça reste le but.
- Speaker #1
Sur un escape game qu'on a tous fait dans des salles où on est complètement captivé par l'ambiance du jeu.
- Speaker #0
Et du coup, après, ça veut dire que chacun a un rôle ou pas, tu vois ?
- Speaker #1
Alors ça, ça va dépendre du nombre de personnes du groupe. Mais globalement, je l'ai fait travailler plutôt en collectif.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
par équipe de 3-4 personnes. Et globalement, après ça c'est dans la pédagogie, il y a un peu des îlots dans la pièce. Je vais installer différentes étapes, différentes énigmes à travers la pièce qui constituent le fil directeur. À l'inverse d'un escape game traditionnel, je m'arrange pour qu'on puisse le faire dans n'importe quel ordre. De manière à ce que les groupes après puissent tourner et que ça ne bloque pas un groupe par rapport à un autre.
- Speaker #0
Ouais, donc toi, tu t'anticipes dans ton scénario et dans tes énigmes, etc., à lever pour que ce ne soit pas nécessaire d'aller chercher tel code ou telle lettre ou tel mot qui est dans telle boîte à double fond. C'est un peu ça que tu veux expliquer, en fait. Il n'y a pas de causalité entre chacun des énigmes ou en tout cas, il n'y a pas de il faut d'abord ça avant ça quoi. C'est ça ?
- Speaker #1
Si, mais en fait, par table. Tu vois, par exemple, je dis une bêtise, mais la table du fond de la salle de formation. elles vont avoir leur énigme à tiroir, mais elles ne vont pas être liées à celle qui est au niveau de la machine à café.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Tu vois, en fait, on raisonne par zone.
- Speaker #0
Ok. Donc, ça fait un sacré taf en anticipation, en logistique et tout ça. Et du coup, parce que tu disais que tu personnalises forcément en fonction du contexte. Là, j'imagine que c'était pour des experts en cybersécurité ou en tout cas en informatique où il doit y avoir un sujet.
- Speaker #1
Non, même pas. J'essaie de prendre un peu des thématiques qui peuvent être un peu différentes et plutôt sympas à jouer. Je m'adresse vraiment à ce qu'on aime à titre perso. Et en revanche, je suis là pour illustrer le module de leadership dans un monde d'incertitude.
- Speaker #0
D'accord. Donc ça, tu ne vas pas forcément contextualiser par rapport à le cœur de métier de l'entreprise, de chacun. Tu peux les amener sur complètement autre chose.
- Speaker #1
Parce qu'en fait, mon but à travers ça, c'est d'illustrer le monde VUCA, que les participants comprennent les caractéristiques du monde VUCA et découvrent un peu les styles de leadership qui sont adaptés à telle situation ou à tel contexte. Donc finalement, on est vraiment dans le cœur du réacteur du module, des apprentissages et des...
- Speaker #0
connaissances ouais je comprends ok et tu comment comment dire tu animes aussi des conférences attendent un petit peu parlé je pense que ça peut être intéressant aussi de voir comment est ce que tu intègres cette approche aussi de faire une sérieuse tu vois que comment comment tu fais le lien en fait parce que tu as du coup plusieurs casquettes on va se le dire quand même Comment tu fais le lien et comment tu déclines cette approche sur cette partie conférence ? Tu fais des séminaires aussi, je ne sais plus ce que tu m'as dit.
- Speaker #1
Je fais aussi des séminaires collectifs. Sur le volet conférence, je suis parti assez loin aussi. Là, j'ai une conférence sur le management par la confiance, qui est ma conférence un peu signature. Et comme je te disais dans le premier épisode aussi, en préambule, j'ai vécu des séminaires moi-même chiants. et des conférences chiantes où ce n'était pas intéressant. Et je me suis dit que j'allais chanter. Et donc, tu vois, mon ADN de conférencier, je reprends et je réécris et je chante en live des tubes de la chanson qu'on connaît tous, que j'ai réinterprétés à la sauce managériale. Par exemple, Encore un nouveau de Jean-Jacques Goldman, Encore un matin de Jean-Jacques Goldman, c'est devenu Encore un nouveau c'est une chanson sur l'intégration. J'ai repris Les scènes laïques des tropiques qui s'appelle Viens bosser c'est ma chanson d'introduction pour parler de l'attractivité. Et en fait, chaque chanson va correspondre à un point clé de ma conférence et va venir illustrer le point clé que derrière j'ai envie d'illustrer. C'est comme si je faisais des mini formats TEDx de 10 minutes dans ma conférence, 4-5 fois, avec une chanson, l'explication après pédagogie. Une chanson, l'explication du point clé. En fait, ça vient surprendre, parce que je peux te dire, quand tu es dans un séminaire professionnel, Un conférencier qui se met à reprendre les soundlikes des tropiques, on ne s'attend pas à ça. C'est plutôt disruptif et original. En même temps, les paroles sont hyper adaptées à ce que je vais présenter derrière. Et ça vient créer des stops d'attention. Je vais parler après d'un sujet managériel hyper important qui demande de la concentration. Je m'arrange pour que ça tienne 10 minutes. Bam, on change d'aspect, une chanson. On se détend, on se marre, on rigole. 10 minutes sérieux, tu vois, concentration boum,
- Speaker #0
une chanson c'est un moyen de maintenir aussi l'attention et toi de prendre du plaisir parce que j'imagine que tu dois la musique c'est aussi beaucoup de plaisir c'est du partage, voilà j'imagine que c'est un bon moyen d'allier les deux et effectivement de pouvoir passer tes messages et de garder les yeux et les oreilles sur le fond pendant tes 10 minutes aussi.
- Speaker #1
On ne va pas spoiler l'épisode 4, mais par contre on va revenir aux épisodes précédents. Je fais ça parce que c'est une manière de me différencier comme conférencier, clairement. Mais je ne fais pas ça que pour me faire plaisir. Il y a aussi un aspect neurosciences, où quand tu chantes une chanson, tu la dis, c'est le partage, c'est la joie, et ça va susciter chez les gens une émotion, la surprise. le côté intérêt, j'ai des chansons aussi un petit peu plus touchantes. Et en fait le fait de lier une émotion à un moment qu'on a vécu, ça va renforcer la mémoire. Et tu vois, j'ai eu un cas, c'était ce matin, c'est véridique, j'ai fait une conférence aujourd'hui et la personne m'a dit mais tu sais que je suis déjà venu te voir il y a un an. Ou bien il y a des gens qui m'ont dit Marco on l'a vu il y a un an, on se souvient encore de la journée, c'était vraiment top. Et tu vois, quand en conférence On te dit, mais si tu sais le conférencier qui chantait, qui avait dit que, là encore, j'ai vendu du changement. Et j'ai vendu quelque chose où les gens ont gardé un impact de ce que j'ai dit à travers ce moment où on se dit, mais oui, c'était tellement original.
- Speaker #0
Écoute, ce n'est pas moi qui vais te contredire sur le côté émotionnel de la musique. Et effectivement, on se rappelle plus de ce qu'on a ressenti que de ce que l'on a entendu souvent. En tout cas... de ce que la personne nous a fait ressentir que ce qu'elle nous a dit ok c'est franchement en tout cas ça donne envie moi je t'ai jamais vu en conférence donc ça donne envie d'y être et les retours que tu as du coup tu as plusieurs formats de conférences là encore tu as peut-être du catalogue et Et des conférences que tu fais sur mesure en fonction du besoin du sujet du client ?
- Speaker #1
J'ai vraiment trois ou quatre conférences un peu signatures qui sont mes sujets d'appétence et d'expertise. Quand ça sort de ça, je n'y vais pas parce que je pense que la conférence est un sujet où on a besoin d'être calé dans son domaine. Ça va être sur le management, la confiance en travail, l'intergénérationnel et le recrutement et je reste là-dessus. Ça, c'est le format un peu conférence traditionnelle une heure. Comme tu l'as dit, je suis très polyvalent. Je peux aussi animer des séminaires. d'une journée ou plusieurs journées, où là, en fait, je vais superposer le meilleur de la formation et des apprentissages ludiques que je vais avoir en formation avec le côté mini-conférence intégré dans le séminaire. Là, c'est un format plus long qu'un format une heure où on va beaucoup plus loin, déjà, dans la partie conception et apprentissage.
- Speaker #0
Ok,
- Speaker #1
très clair. Donc, c'est du sur-mesure, finalement. Moi, je suis un couteau suisse.
- Speaker #0
Et je reviens sur ta partie... conférence parce que tu vois on a souvent l'image que voilà c'est que des grosses boîtes qui font appel à des conférenciers ou alors dans le cadre d'un événement plus globale qui est porté par une organisation un groupement je ne sais quoi assez rarement une entreprise en propre qu'est ce que concrètement qu'est ce que qu'est ce que ça apporte Tu parlais justement de cette notion de moi, je cherche de la valeur, je cherche à donner de la valeur, ajouter pas que le kiff
- Speaker #1
Elle est super intéressante, ta question. Autant, en tant que formateur, on va vraiment être chargé de passer de la connaissance à la compétence. Tu vas transmettre des connaissances, tu vas faire jouer, tu as plus de temps, et tu vas faire en sorte que les apprenants pratiquent de manière à se sentir à l'aise pour retransmettre ça dans leur quotidien. Le conférencier, quand je suis en conférence, je vais intervenir plus en amont et souvent pour appuyer une stratégie ou une vision d'une entreprise. Parce qu'ils ont besoin de quelqu'un extérieur qui va passer des messages un peu clés. On fait appel à un conférencier dans des contextes de changement, de transformation, de projet ou d'envie de remédiation. En tant que conférencier, j'inspire pour donner envie de passer à l'action. Donc quelque part, le cheminement, ça pourrait être de se dire, on fait appel à un conférencier qui va laisser à l'auditoire le fait que c'est possible de faire autrement. Tu as souvent le DG qui, après et avant, dit bah ouais, regardez, capitalisons sur ce que vient de dire Marco, on est capable de le faire collectivement, si je t'ai fait venir, c'est parce que j'ai la conviction qu'on va pouvoir y arriver Et après, on met en place les parcours de conseil, d'audit, d'accompagnement, de long terme, de coaching, de formation, pour après continuer à capitaliser. tu vois, sur une envie de changer. Donc, un séminaire d'entreprise, il sert pour moi vraiment à ça.
- Speaker #0
C'est un peu la prise de conscience, quoi. Enfin, déclencher ou amorcer, en tout cas, voilà, une démarche d'évolution, de changement, etc. OK.
- Speaker #1
Voilà. Et là encore, je vends du changement, mais plutôt sur une quête, tu vois, beaucoup plus en amont d'inspiration et de se dire, bah ouais, c'est vraiment important que maintenant, on fasse ça et qu'on change.
- Speaker #0
OK. Écoute, c'est hyper clair. Est-ce que tu vois quelque chose à rajouter ? Moi, je suis en panne de questions. Enfin, je ne serai jamais vraiment en panne, je pense. Sinon, je vais te garder encore avec moi pendant une heure. Est-ce que toi, en tout cas, de manière spontanée, tu vois quelque chose à rajouter sur cette thématique ?
- Speaker #1
J'aurais envie de dire, soyez créatifs sur les modalités. d'apprentissage qui s'offrent à vous. Il y a la formation, il y a le co-développement, il y a l'intelligence collective, il y a la facilitation, il y a la conférence, il y a le séminaire. Bref, aujourd'hui, tout ça sont des dispositifs qui sont méga hyper intéressants et qui vont pouvoir servir une tâche finale qui est soit l'acquisition de compétences, soit le changement et la transformation. Donc, profitez-en. Et là encore, la créativité est la seule limite.
- Speaker #0
Donc, en conclusion, est-ce que... L'apprentissage par le jeu, c'est infantilisant ou pas ?
- Speaker #1
Non, ce sera de moins en moins. Et je sais qu'on va de plus en plus dans une époque où ça va devenir, j'en suis convaincu, évident. Et si on refait ce podcast, Claire, dans 3 ou 5 ans, je suis sûr qu'on n'aura pas le même discours.
- Speaker #0
Bon, trop bien. Marco, merci. Du coup, on se retrouve jeudi. On conclut cet épisode. Jeudi, c'est déjà notre dernier. et en tout cas merci pour ce troisième épisode c'était super on en sait aussi un peu plus on a gratté un peu plus donc trop bien je te remercie et puis je te dis à jeudi alors salut à jeudi et oui nous voilà déjà à la fin de l'épisode alors vraiment merci beaucoup de nous avoir écouté c'était Claire Tenayau fondatrice de Be Wanted il nous reste plus qu'un épisode de cette série alors ne le manquez pas on se retrouve jeudi mais surtout en attendant pensez à vous abonner pour nous rien manqué. Et laissez un avis 5 étoiles pour donner de la visibilité au podcast. Allez, à jeudi !