Speaker #0Hello ! Écoute, j'ai remarqué un truc. À chaque fois que je commence à accompagner des RH, mais c'est vraiment la même rengaine. Qu'est-ce que j'entends ? Claire, il faut absolument que je fasse plus. J'ai absolument besoin d'être plus productive. Il faut que je sois plus disciplinée, plus organisée. Je m'en sors pas. Et c'est assez logique en fait. Parce que, bah, tu croules sous le boulot. T'as une to-do list interminable. Tu croules sous les urgences et en fait, tu ne sais plus où donner de la tête tellement tu es aspiré par des sujets opérationnels, les urgences des autres qui viennent t'appuyer tout ton temps et ta dispo. Et tu sais quoi ? Pendant longtemps, moi aussi, vouloir toujours faire plus, ça a été mon premier réflexe. À vrai dire, je ne suis pas tout à fait guérie de ce syndrome. Mais j'étais exactement comme ça. Et en fait, ça fait 17 ans que je bosse. J'ai toujours été obsédée par la performance. Et je peux te dire, mais j'en ai testé des trucs. C'est hack un peu de productivité, tu vois. Si je te donne des exemples, j'ai testé le time blocking, la méthode du Pomodoro, les outils de gestion de projet, par exemple. les to-do list de la mort qui s'entrecroisent, qui sont partagées. J'ai testé aussi les... Les cahiers de reconnaissance là où tu marques tous les jours ce que tu as fait. Vraiment, j'ai tout testé. J'ai aussi testé... Non mais moi, je suis fêlée. Donc, j'ai aussi testé les morning, les miracle morning routine là à base de méditation, yoga, eau au citron. Le cahier des réalisations. Tout ! Je te jure, j'ai tout testé. Le package complet. Moi, je suis plutôt bête et disciplinée. clairement je souffre du syndrome de la bonne élève donc tout ce qu'on me dit qui peut optimiser ma performance en fait j'y ai cru et j'ai tout appliqué et tu vois récemment j'ai compris un truc qui franchement m'a un peu mis une claque j'étais au fond du seau un soir parce que je me suis trouvée nulle dans toute ma journée en fait et c'est là que j'ai compris que je place ma confiance en moi sur ma capacité à être productive dans le travail. Tu vois, c'est terrible. Autrement dit, si je produis beaucoup, donc si je coche le plus de trucs possible sur ma to-do list, je vais bien. Si je ralentis, je doute. Et si ma to-do list n'avance pas, alors là, je suis au fond du saut. Et en fait, ça m'a un peu percutée. Et depuis que j'ai mis ça en lumière, Ça fait quand même maintenant quelques mois, parce que je te dis, ça fait vraiment depuis toujours que je fonctionne comme ça. Mais depuis que j'ai mis ça en lumière, en tout cas chez moi, par cette introspection, je fais attention dans chacun de mes accompagnements avec des RH. Et du coup, j'ai remarqué que c'était exactement la même chose. Tu mesures tout en fait à ta productivité. Tu pars du principe que ta performance repose sur ta productivité, que ta valeur repose sur ta capacité à produire, que l'estime que tu as de toi reposent sur ta capacité à produire, que l'estime que tu as de tes équipes reposent sur ta capacité à produire, enfin, sur leur capacité, du coup, à produire. En fait, tout passe par cette fameuse capacité à produire plus, à cocher des cases sur ta to-do list, à te dire à la fin de la journée, OK, cool, ma to-do est finie ou pas ? Généralement, elle n'est pas finie parce que tu n'en as jamais fait assez, parce que ta to-do list, de toute façon, tu décris le matin soit sur un coin de ton bureau, soit tu l'as en tête. Et de toute façon, tu as pris l'habitude de mettre 15 fois trop de trucs sur ta to-do list. Donc, en fait, chaque jour, tu es insatisfait de ce que tu as fait de ta journée. En fait, ça te rappelle peut-être un truc hyper connu qui est le syndrome de la bonne élève. D'ailleurs, je te ferai un épisode dédié à ce sujet-là. Et si tu fais bien, en fait, ce qu'on attend de toi... Tu mérites une médaille. Si ta tout doux n'avance pas, t'es au fond du seau. Limite, tu mérites qu'on sorte le martinet. Bon, après, on a été... Non, je pars dans des trucs beaucoup trop philosophiques, mais c'est vrai qu'on a toujours un peu marché à la carotte aussi dans notre éducation, particulièrement en France. Donc, c'est vrai qu'on est un peu dopés à ça. Mais soyons honnêtes deux secondes, on se juge beaucoup plus parce que l'on n'a pas fait. En tout cas, par le biais de ce que l'on n'a pas fait, que par le biais de ce que l'on a déjà fait. Et le résultat, c'est quoi ? C'est que toi, tu vis toujours avec cette sensation de ne pas en faire assez. Et du coup, tu culpabilises et tu te dis que tu dois faire encore plus parce que ça n'est pas normal que tu n'arrives pas à faire tout ce que tu avais prévu de faire. Et là, je vais te dire un truc hyper positionné. Si tu cherches des méthodes pour être toujours plus productif, tu fais clairement fausse route. Mais vraiment, parce que le problème, il n'est pas que ta tout doux n'avance pas assez vite. Le problème, en fait, c'est le poids, le niveau de responsabilité que tu vas mettre sur ta to-do list. Non, ça n'est pas normal de culpabiliser parce que ta to-do list n'avance pas. Non, ça n'est pas normal de vivre au quotidien avec cette sensation d'être en retard. Non, ça n'est pas normal de te dire que si tu fais moins, tu vaux moins. Et le pire, c'est que tu ne vois même plus tout ce que tu fais, tout ce que tu as déjà fait. Alors voilà, tu cherches des méthodes, tu cherches des outils, tu cherches des nouvelles façons d'aller plus vite, toujours plus vite. Mais tant que tu fais ça, tu vas regarder au mauvais endroit et qu'est-ce qui va se passer ? Comme beaucoup de RH, tu vas finir par te cramer, tu vas finir par te dire que la solution miracle, c'est de quitter ton job et que la solution miracle, c'est de te mettre à ton compte pour ralentir le rythme. Je te le dis tout de suite, ça ne marche pas non plus. Perso, si tu trouves une solution pour ralentir en étroit ton compte, fais-moi signe, je prends. Petite parenthèse. Et donc la seule chose à faire à ce stade, si tu te retrouves dans ce que je t'exprime, ça n'est pas de chercher à optimiser à tout prix. C'est vraiment de parvenir en fait à changer de prisme, à changer de façon de penser la productivité. Si tu ne le fais pas un jour ou l'autre, cette quête... de la productivité va forcément devenir toxique. Si t'as un doute, je t'invite à écouter l'épisode ou confession de DRH où j'ai reçu Léa Gelas. Tu vas voir, ça va te parler et ça fait le lien direct avec cet épisode. Et encore, si tu te reconnais dans ce que je viens d'exprimer, voilà ce qui t'attend. C'est pas plus compliqué que ça. Et encore une fois, je te le dis parce que je l'ai vécu. Tu vas t'épuiser, tu vas... Ne jamais arrêter de culpabiliser. Et tu vas surtout vivre un sentiment d'échec qui va être permanent. Mais après, ce n'est pas étonnant non plus. En fait, tout autour de toi, tout autour de nous, entretient ce mythe. Des outils miracles qui vont te faire gagner du temps. Des méthodes magiques qui vont révolutionner ton quotidien. Des actes de productivité à toutes les sauces. Parce que, soyons clairs... Toutes ces méthodes-là font vendre parce que le cerveau adore des méthodes toutes faites qui font vendre et sur lesquelles tu vas te dire « Oh mon Dieu, ça me parle tellement, c'est absolument, ça va sans aucun doute résoudre mon problème » . Mais à force, on ne fait plus la différence en fait dans toute cette vision du produire plus, toujours plus, aller toujours plus vite. On ne fait plus la différence entre ce qui est la productivité saine et la productivité toxique. Alors, je vais te passer un message hyper clair. La productivité, c'est un moyen. Ça n'est pas une fin en soi. Et je ne te jette pas, en fait, la pierre. Je te jure que moi-même, aujourd'hui, j'ai vraiment du mal. à me dépêtrer de ce prisme de réflexion. Parce qu'on est biberonné à ça, en fait, tout simplement. Et depuis 2020, j'accompagne les RH sur le sujet précis de la performance. J'ai vu les dégâts que ça cause, en fait, dans les services RH. Donc non, je ne vais pas te donner des recettes miracles. Je ne vais pas te vendre ici des hacks de productivité. Je ne vais pas te dire de te lever non plus à 4 heures du mat. Je vais juste t'aider à te positionner, à faire un peu ce switch de raisonnement, de la productivité un peu toxique, de toujours plus, toujours plus vite. Je vais juste t'amener en fait à regarder le problème d'une façon différente. Allez, maintenant on va se regarder dans le blanc des yeux, toi et moi. Et je te préviens, en écrivant cet épisode, j'ai fait ma propre psychothérapie, tu vois. Si tu te reconnais dans plusieurs de ces phrases, donc... tu as probablement un rapport à la productivité qui est toxique. Donc je vais t'en lister cinq. La première, tu te sens bien lorsque tu as beaucoup travaillé. Mais en revanche, si ta journée n'a pas été productive au sens dont toi tu l'entends, tu vas culpabiliser directement. La deuxième phrase. c'est chaque minute de ta semaine, tu cherches à l'optimiser. Je te donne des exemples. Tu manges sur ton bureau avec ta soupe Royco que tu es allé choper au distributeur parce que tu as dû annuler ton déj parce que tu as une vidéo que tu as profité de caler entre midi et deux. Sur le trajet du retour, tu appelles ton boss parce que tu n'as pas eu le temps de le faire dans la journée, au lieu d'écouter un épisode du podcast L'Industrie qui fait envie, par exemple, parce que tu n'as pas eu le temps de l'appeler plus tôt. Voilà. Troisième affirmation, tu vis avec cette sensation permanente de ne jamais en faire assez. Ta to-do list ne se désemplit jamais et même à force, tu t'y es habitué. Tu termines ta semaine clairement, t'es rincé. Quatrième affirmation, eh bien tu bosses beaucoup, spoiler. Tu passes des heures au bureau mais tu n'avances pas. pas suffisamment sur l'essentiel, sur les sujets de fond. Du coup, tu procrastines en fait sur tes sujets qui sont structurants. Tu te fais littéralement happer, tu vois, par l'opérationnel. Parce qu'en fait, ça te donne l'impression de quoi ? Ça te donne l'impression d'être productive. Concrètement, dans ton quotidien, tu gères l'appel d'un manager qui ne sait plus utiliser l'outil d'entretien annuel. Tu rappelles Freddy qui a téléphoné sur son chariot. Tu vois avec les agences de TT, de travail temporaire, si elles peuvent t'envoyer 5 opérateurs. Voilà, les 4 affirmations. Je te les répète pour être sûre. Attends, je reprends mes notes. Tu te sens bien quand tu as beaucoup travaillé. Chaque minute de ta semaine doit être optimisée. Tu vis avec la sensation permanente de ne jamais en faire assez. Et tu bosses beaucoup. Alors, maintenant, je suis hyper curieuse. Alors, je vais te demander un truc. Est-ce que tu peux me dire dans les commentaires Je ne sais pas où tu m'écoutes. Peut-être que tu me regardes sur YouTube. Peut-être que tu m'écoutes sur une plateforme type Spotify, Apple Podcasts ou autre. Tu peux laisser un commentaire juste en dessous. Viens me dire laquelle de ces affirmations te parle le plus. Avec tout ce que je viens de te dire, au final, tu passes ta vie à te retrouver, à te battre entre performance et culpabilité. Et ça, c'est beaucoup, beaucoup trop frustrant. C'est même, c'est destructeur, tu vois, en fait. Et au final, à ce rythme-là, soyons honnêtes, tu vas finir par craquer si tu ne changes pas de prisme. Ou par quitter tout ton job, ou par finir à désengager même, parce qu'au final, tu ne croiras plus en ton impact, tu vois, dans l'entreprise. Alors, je vais être très concrète. Si tu veux sortir de cette productivité toxique, il y a quelques décisions que tu ne peux plus éviter. Pour moi, la première, c'est arrêter de piloter ta journée pour vraiment piloter ta fonction RH. Tant que tu te demandes comment je vais caser tout ça aujourd'hui, tu es déjà en train de perdre en fait. Parce que la question à se poser, c'est sur quoi ma fonction RH doit créer de la valeur aujourd'hui ? pas vocation à passer mon temps. Sans ça, toute technique de productivité miraculeuse ne sera pas utile. La décision numéro 2, c'est arrêter de confondre activité et résolution de problème. Faire beaucoup, en fait, ne veut pas dire être performante. Parce que si tu passes tes journées à répondre, à rattraper, à corriger, à éteindre des feux, fais quoi concrètement tu te met des symptômes visibles Tu ne traites pas le fond. La performance RH, elle commence le jour vraiment où tu vas te donner le droit de traiter les causes et non pas de réagir dans l'urgence. La troisième décision, c'est de te refuser de prendre toujours ce rôle de tampon. Ça n'est pas ton rôle de compenser les flous managériaux, de porter toutes les non-décisions de l'organisation, d'absorber non plus toutes les tensions. Tant que tout passe par toi, en fait, c'est le signal que le système est défaillant, pas toi. Alors, structurer, non, ce n'est pas être rigide, c'est juste arrêter de t'user. Et ensuite, la quatrième décision, c'est de passer d'une performance qui soit individuelle à une performance qui soit collective. Là, tu as la sensation que toi, tu es performant parce que tu es réactif et parce que tu gères beaucoup de choses. Le problème, c'est que tu ne fais pas grandir de façon collective ton organisation en termes de montée en compétence. Ton job, ça n'est donc pas d'être partout. Mon job, c'est de faire en sorte que tous tes processus RH, tes managers puissent être le plus autonome possible dans ces sujets qui t'incomment, dont tu as la responsabilité stratégique, qu'ils puissent être autonomes même quand tu n'es pas là. Si tout repose sur toi, ça n'est donc pas de la performance, c'est une dépendance que tu viens créer. Voilà pour cet épisode. Alors vraiment, si tu t'es reconnu, au travers de ce que je viens de t'expliquer, j'aimerais vraiment que tu arrives à retenir juste une chose. Tu n'as vraiment pas besoin d'en faire plus. Tu as juste besoin de fluidifier tes processus RH. Parce que tes processus RH, c'est ce qui soutient toute l'organisation et c'est surtout ce qui va soutenir ton quotidien à toi et les relais auprès de tes managers. Mais il ne faut pas que tu te lances dans la gueule du loup parce que peut-être là, tu vas te dire « Waouh, ok, là, il faut que je tabasse, il faut à tout prix que je travaille dessus. » Le risque, c'est de partir un peu tout feu, tout flamme et de vouloir optimiser chacun de tes processus RH. Alors non, c'est pas du tout ce que je veux te verbaliser. Donc avant de vouloir tout corriger, tout optimiser, tout accélérer, il faut vraiment que tu commences par comprendre où ton temps se dilue, où tu viens compenser par manque de process efficace en tout cas. et où ta fonction RH, toi, si tu es tout seul, est devenue un boulot d'étranglement. Et c'est exactement pour ça que moi, je te propose un diagnostic RH qui est franchement hyper performant, que tu peux utiliser comme bon te semble. Le principe, il est simple, c'est que plus tu lui donnes d'informations, de data, de contexte, plus les réponses seront précises. En fait, c'est quoi ? C'est un agent IA. Alors, ça peut faire un peu flipper comme ça, mais ne t'inquiète pas, je ne vois absolument pas ce que tu y mets. La seule chose, c'est qu'il faut que tu, évidemment, anonymises tout ce que tu mets dedans. Mais je t'assure que je l'ai tellement dopé de méthodes, de contextes, de cas d'usage, de situations que j'ai rencontrées dans les entreprises. Franchement, il est bluffant. Moi, je l'utilise aujourd'hui au quotidien pour soutenir des RH que j'accompagne. Donc, je t'invite vraiment à tester. Il va pouvoir te proposer, en fait... un diagnostic de la performance, du processus RH de ton choix, voire même de plusieurs parce que moi, je te l'offre là, maintenant, à vie, en tout cas, tant qu'il existera. Donc, tu peux le faire mouliner autant que tu veux. Je te mets le lien dans la description de l'épisode juste en dessous. Et maintenant, il est l'heure de te souhaiter une super, super belle journée. Merci pour ton attention. Salut !