Description
L'info de la mobilité internationale
proposé par Français dans le monde, le média de la mobilité internationale
www.fdlm.fr
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Description
L'info de la mobilité internationale
proposé par Français dans le monde, le média de la mobilité internationale
www.fdlm.fr
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
800 episodes


À première vue, l’annonce de la levée du moratoire sur les demandes de Certificat de sélection du Québec (CSQ) semblait être une bonne nouvelle. Dès juillet 2025, les étudiants étrangers et les travailleurs temporaires déjà installés dans la province pourront, enfin, relancer leurs démarches vers la résidence permanente. Ce certificat, pierre angulaire du système migratoire québécois, ouvre l’accès à la stabilité pour des milliers de personnes déjà intégrées dans le tissu économique et social de la province. Mais dans le même souffle, le gouvernement de François Legault impose un nouveau gel, jusqu’à fin novembre, du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) — la voie la plus rapide et simplifiée vers le CSQ pour de nombreux diplômés et salariés étrangers. Cette suspension soudaine touche les catégories les plus intégrées : celles qui vivent déjà au Québec, parlent français, et répondent aux besoins du marché du travail local. Un paradoxe qui alimente un climat d’instabilité. Les tensions ne s’arrêtent pas là. Le gouvernement a aussi confirmé sa volonté de baisser les seuils d’immigration permanente de 50 000 à 35 000 personnes par an d’ici fin 2025. Une baisse d’environ 30 %, très critiquée par les milieux économiques. Selon la présidente des Manufacturiers et Exportateurs du Québec, Julie White, cette politique est “incompatible avec les réalités du marché”. De son côté, le Conseil du patronat du Québec alerte sur les conséquences à long terme : perte d’attractivité internationale, pénuries de main-d’œuvre, ralentissement de l’innovation. Les données de Statistique Canada viennent appuyer ces craintes. Le Québec est l’une des provinces où le vieillissement démographique est le plus rapide du pays. En 2024, plus de 21 % de la population avait 65 ans ou plus. Sans immigration dynamique, le maintien des services publics, notamment dans les soins, l’éducation et la construction, sera mis en péril. Face à ces défis structurels, la réponse du gouvernement mise sur un équilibre délicat : renforcer l’intégration, protéger la langue française, tout en gardant un contrôle strict sur les flux migratoires. Mais pour de nombreux candidats à l’installation, ces ajustements fréquents ressemblent davantage à des freins qu’à un accompagnement. Les incertitudes administratives s’ajoutent aux obstacles pratiques : délais rallongés, complexité des critères, manque de prévisibilité. Pour les étudiants étrangers diplômés au Québec ou les travailleurs présents depuis plusieurs années, les règles changent trop vite. Et l’absence de lisibilité fragilise la confiance dans le système. Dans un monde où les talents mobiles comparent de plus en plus les conditions d’accueil, le Québec semble pris dans un tiraillement entre ouverture et repli. Sa politique migratoire reflète une tension plus large : comment concilier identité linguistique, cohésion sociale et vitalité économique ? __________________________________________________ Podcast (juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 22, 2025


Face à un modèle de société fondé sur la croissance, l'accumulation et la vitesse, un nombre croissant de Français font un choix de rupture : s’expatrier pour ralentir, simplifier, alléger. Ce podcast explore une tendance encore discrète mais croissante — celle de l’expatriation dite “décroissante” ou minimaliste. Non pas motivée par la recherche d’une promotion ou d’un meilleur salaire, mais par le désir d’un mode de vie plus épuré, plus libre, souvent plus proche de la nature. Le phénomène, documenté notamment par l’enquête Expat Insider d’InterNations (2024), révèle que 58 % des expatriés vivant dans des zones rurales ou secondaires affirment avoir réduit leurs dépenses fixes de manière significative sans pour autant sacrifier leur qualité de vie. Les pays les plus souvent cités sont la Thaïlande, le Costa Rica, le Mexique, la Géorgie ou encore l’Indonésie — des destinations où le coût de la vie peut être trois à cinq fois inférieur à celui d’une grande ville européenne, selon Numbeo. Mais la motivation ne se résume pas à une équation budgétaire. Il s’agit aussi d’une quête de cohérence. De nombreux “downshifters” — ces personnes qui choisissent volontairement de réduire leurs revenus pour gagner en qualité de vie — évoquent une amélioration marquée de leur bien-être psychologique. L’Université de Lausanne, dans une étude de 2022, a mis en évidence que ces trajectoires de ralentissement, lorsqu’elles sont choisies plutôt que subies, s’accompagnent d’une hausse du sentiment d’autonomie et d’équilibre personnel. Concrètement, cela se traduit par des choix de vie radicaux : quitter des logements trop grands, abandonner les biens superflus, vivre dans des structures simples, et parfois troquer ses compétences contre le logement ou la nourriture. Nombre d’expatriés minimalistes optent pour le bénévolat, le volontariat, ou lancent de petites activités économiques locales, souvent dans les domaines de l’artisanat, du soin, de l’agriculture ou du tourisme durable. Il y a bien sûr des contraintes. Ces pays n’offrent pas les mêmes protections sociales qu’en Europe. Il faut accepter une certaine instabilité, l’absence de couverture santé universelle, parfois des barrières culturelles ou linguistiques. Mais pour beaucoup, le gain en temps, en clarté mentale, et en alignement personnel dépasse largement ces incertitudes. Cette forme d’expatriation constitue aussi une critique implicite du modèle occidental productiviste. En s’affranchissant de l’accumulation matérielle, ces expatriés redéfinissent la notion même de richesse : ce n’est plus la possession, mais la liberté, la créativité, le lien aux autres, qui sont valorisés. Le minimalisme devient ici un levier de transformation existentielle, bien au-delà d’un simple “mode de vie”. __________________________________________________ Podcast (juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 22, 2025


À partir de fin 2025, l’Argentine mettra en place un programme de citoyenneté par investissement, permettant à des étrangers fortunés d’obtenir un passeport argentin en échange d’un apport financier de 500 000 dollars minimum. Une première dans l’histoire du pays, qui entend ainsi attirer les capitaux étrangers et relancer des secteurs clés comme la tech, l’agrobusiness, le tourisme ou encore l’énergie. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre des réformes ultralibérales du président Javier Milei, élu fin 2023, et dont la stratégie économique, bien que controversée, a déjà commencé à produire certains effets. Selon Forbes, l’inflation en Argentine, qui avait dépassé 200 % en 2023 selon l’INDEC (Institut national de la statistique), montre des signes de ralentissement. Les marchés, eux, commencent à regagner confiance, dans un pays longtemps jugé imprévisible. Mais ce programme suscite aussi de nombreuses interrogations. Car ce “passeport doré” argentin ne s’adresse qu’à une élite. Ouvrir la citoyenneté aux investisseurs étrangers peut relancer l’économie, certes, mais exclut d’emblée les catégories sociales qui n’ont pas les moyens de contribuer à hauteur de 500 000 dollars. Les télétravailleurs, les retraités modestes, ou les familles de classe moyenne ne sont pas concernés. Un changement radical pour un pays historiquement connu pour son hospitalité envers toutes les formes de migration. Les avantages, eux, sont indéniables. Le passeport argentin donne accès à 172 destinations sans visa, dont l’espace Schengen, et permet de vivre et travailler librement dans le Mercosur : Brésil, Uruguay, Paraguay. De quoi séduire les entrepreneurs globaux et les citoyens du monde à la recherche de flexibilité géopolitique. De plus, Buenos Aires, avec sa vie culturelle vibrante, ou des régions comme Mendoza et Bariloche, attirent déjà des profils internationaux en quête de qualité de vie. Mais l’opération comporte aussi des risques. Le climat politique argentin reste instable, sujet à des alternances idéologiques fortes. Et une fois la nationalité obtenue, aucun retour en arrière n’est possible : la citoyenneté argentine est irrévocable. Contrairement à d’autres programmes de résidence dorée, où l’on peut sortir du système ou céder ses investissements, ici l’engagement est définitif. Enfin, la démarche interroge plus largement sur la marchandisation de la citoyenneté. L’Argentine rejoint ainsi une tendance mondiale amorcée par Malte, Chypre, les Caraïbes ou le Portugal : celle des “citoyennetés contre investissement”, qui créent un accès différencié à la mobilité internationale selon les moyens financiers. Le débat est vif : pour certains, c’est un levier efficace d’attractivité économique ; pour d’autres, c’est un glissement dangereux vers une citoyenneté à deux vitesses. __________________________________________________ Podcast (juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3min | Published on June 22, 2025


Avec près de 2,5 millions de citoyens vivant à l’étranger selon les dernières estimations du ministère français des Affaires étrangères, l’expatriation n’a jamais autant séduit. Mais s’expatrier ne se fait pas au hasard : la majorité des Français choisissent leur destination en fonction des opportunités professionnelles. Alors où sont-elles aujourd’hui, concrètement ? L’Europe reste la première zone d’attraction. Sans exigence de visa, avec des environnements souvent anglophones ou francophones, elle permet une mobilité plus fluide. L’Irlande, notamment Dublin, attire grâce à son dynamisme dans la tech, les services financiers ou la santé. L’Allemagne accueille la plus grande communauté de Français en Europe, et ce malgré un ralentissement économique. Les secteurs industriels, d’ingénierie et de conseil restent très porteurs — à condition de maîtriser un minimum d’allemand. La Suisse continue de séduire grâce à sa qualité de vie et à ses salaires élevés, en particulier à Genève ou Zurich, mais y entrer sur le marché de l’emploi demande un solide profil et un projet clair. En Espagne et au Portugal, la transformation numérique a fait émerger des hubs attractifs à Barcelone, Madrid et Lisbonne. On y recrute dans les start-ups, le e-commerce, le tourisme haut de gamme et l’audiovisuel. En Amérique du Nord, les États-Unis demeurent un objectif pour beaucoup. Même si l’obtention de visas reste complexe, les opportunités sont réelles à New York, San Francisco, Miami ou Austin, dans des domaines comme la finance, le numérique, l’éducation ou le cinéma. Le Canada, et en particulier le Québec, attire les francophones grâce à des dispositifs d’accueil plus souples. Santé, construction, numérique et enseignement sont les secteurs les plus demandeurs Au Moyen-Orient, Dubaï se distingue par son attractivité et son développement rapide. Avec près de 85 % d’étrangers dans la population, l’émirat recrute activement dans le luxe, la logistique, l’éducation et le digital. L’Arabie Saoudite et le Qatar misent aussi sur l’accueil de talents étrangers pour soutenir leurs mégaprojets d’infrastructure et de transition énergétique. En Asie, Singapour, Tokyo ou Séoul recherchent des profils qualifiés dans la finance, la cybersécurité ou le consulting. Ces marchés sont exigeants mais offrent un haut niveau de rémunération et des environnements de travail très organisés. L’Australie et la Nouvelle-Zélande proposent de leur côté davantage de postes dans l’agriculture, l’hôtellerie ou le bâtiment, souvent dans le cadre des programmes "Working Holiday Visa" accessibles aux jeunes Français. Enfin, certains pays africains comme le Maroc, le Sénégal ou la Côte d’Ivoire restent des terres d’expatriation bien établies, notamment pour les ingénieurs, les experts en logistique ou les acteurs du développement. Cependant, les contextes politiques ou économiques peuvent évoluer rapidement : une préparation minutieuse s’impose. __________________________________________________ Podcast(juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 22, 2025


Pendant longtemps, les expatriés choisissaient leur destination en fonction des opportunités professionnelles, du climat ou du coût de la vie. Aujourd’hui, une nouvelle variable s’impose : celle de la ville intelligente. Ces métropoles hyperconnectées, où la technologie est mise au service des habitants, séduisent de plus en plus ceux qui souhaitent s’installer durablement à l’étranger. Mais au-delà de l’effet de mode, que recouvre réellement ce concept, et que change-t-il pour un expatrié ? Une ville intelligente n’est pas simplement une agglomération équipée de Wi-Fi gratuit ou de quelques capteurs. C’est un écosystème urbain capable d’analyser en temps réel des données pour réguler la circulation, surveiller la pollution, améliorer l'efficacité énergétique ou fluidifier l’accès aux services publics. L’objectif est clair : faciliter la vie quotidienne et optimiser la gestion urbaine. Singapour figure parmi les pionnières du genre. Selon l’IMD Smart City Index 2024, elle fait partie des trois premières villes les plus intelligentes au monde. Elle combine une gouvernance centralisée et des services publics 100 % numérisés. Près de 30 % de ses résidents sont des expatriés, preuve de son attractivité. L’arrivée y est rapide, les démarches simplifiées, et les infrastructures pensées pour accueillir des profils internationaux. Même efficacité en Estonie : Tallinn propose à tous les résidents — expatriés compris — un e-identifiant permettant de voter, de créer une entreprise, ou de déclarer ses impôts à distance. Le programme d’e-résidence, lancé en 2014, comptait plus de 126 000 inscrits début 2025, dont de nombreux entrepreneurs étrangers. Dubaï, quant à elle, déploie sa stratégie “Smart Dubai 2030” avec une ambition claire : devenir la ville la plus connectée du monde. Mais les grandes capitales ne sont pas les seules à adopter cette dynamique. Copenhague utilise des capteurs pour gérer le trafic cycliste selon la météo. Séoul déploie des assistants virtuels en plusieurs langues pour faciliter l’accès aux services publics. Même Toronto a tenté de créer un quartier entièrement numérique, projet controversé lancé par Sidewalk Labs, filiale d’Alphabet. Pour autant, une ville intelligente ne garantit pas une expatriation réussie. L’innovation ne remplace pas l’accueil humain, la reconnaissance des diplômes ou l’accessibilité linguistique. Une métropole hyperconnectée peut devenir inhospitalière si les services ne sont pas conçus pour un public international. Par ailleurs, la généralisation de la collecte de données et de la surveillance algorithmique soulève des inquiétudes croissantes : à Shenzhen ou dans certaines zones de Dubaï, la surveillance numérique atteint un niveau que certains expatriés jugent intrusif. __________________________________________________ Podcast (juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 22, 2025


Conduire à l’étranger semble souvent simple. Mais lorsqu’il ne s’agit plus de vacances mais d’installation durable, le permis de conduire devient une question centrale — et parfois un vrai casse-tête administratif. Ce podcast fait le point sur ce qu’il faut impérativement savoir, selon votre destination. Dans l’Union européenne, la circulation est relativement fluide pour les ressortissants européens. Un permis délivré par un pays membre reste valable dans l’ensemble de l’UE, à condition qu’il soit en cours de validité. Cependant, dans plusieurs États comme la Belgique, le Portugal ou les Pays-Bas, une déclaration auprès de la commune de résidence peut être exigée au bout de quelques mois. Au-delà d’un certain délai — souvent un à deux ans — un échange de permis peut être requis, notamment si le permis d’origine ne correspond pas aux normes locales (validité, format, durée). Hors UE, les choses se compliquent. Certains pays, comme le Canada, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie ou encore les Émirats arabes unis, ont signé des accords bilatéraux avec la France. Ces accords permettent souvent d’échanger un permis de conduire français contre un permis local, sans repasser les examens de code ou de conduite. Mais attention, ces procédures sont encadrées par des délais stricts : au Québec, par exemple, l’échange doit être effectué dans les six mois suivant l’obtention de la résidence. Passé ce délai, le titulaire devra suivre le processus complet d’obtention du permis local. Dans les pays sans accord, la seule solution temporaire reste le permis de conduire international. Délivré par les préfectures ou services consulaires, il s’agit d’une traduction officielle du permis national, valable dans plus de 150 pays pour une durée d’un à trois ans. Il ne remplace toutefois pas le permis d’origine et ne suffit pas pour les installations longue durée. Il peut néanmoins permettre de louer une voiture ou de conduire dans un cadre professionnel limité. Autre point essentiel : les assurances. Dans plusieurs pays, la validité administrative du permis ne suffit pas pour être couvert en cas d’accident. Les compagnies d’assurance peuvent refuser une prise en charge si le permis présenté n’est pas reconnu localement, ou si la période d’échange a expiré. Le risque est alors autant juridique que financier. Enfin, certains expatriés choisissent de passer directement leur permis dans leur pays d’accueil. Cela peut être pertinent si aucun accord d’échange n’existe. Mais là encore, les contraintes sont fortes : délais administratifs, examens dans une autre langue, contrôles médicaux et parfois même absence de reconnaissance internationale du nouveau permis si vous changez de pays à nouveau. __________________________________________________ Podcast (juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 22, 2025


Quand on parle de retraite à l’étranger, on imagine souvent une vie au soleil, des paysages exotiques, une deuxième jeunesse. Mais au-delà de l’idéal, une question demeure essentielle, parfois même angoissante : qu’en est-il de la santé ? Qui prend en charge les soins ? Et jusqu’où va la solidarité nationale lorsqu’on vit hors de France ? Chaque année, ce sont plus d’un million de Français qui touchent leur retraite tout en résidant à l’étranger. Une population hétérogène, souvent attachée à la France par ses cotisations passées, mais confrontée à une réalité médicale et administrative bien différente selon les pays. Pour ces retraités, l’accès aux soins et les remboursements dépendent de nombreux paramètres : lieu de résidence, durée de cotisation, régime de retraite, ou encore adhésion à des dispositifs spécifiques comme la Caisse des Français de l’étranger (CFE). Dans l’Union européenne, le droit à la santé reste encadré par des accords communautaires : grâce au formulaire S1, les retraités français peuvent bénéficier d’un accès local aux soins, pris en charge comme ceux des assurés du pays d’accueil. Mais en dehors de l’Europe, les choses se complexifient. Il n’existe pas de couverture universelle ni de garantie automatique. Les soins réalisés à l’étranger ne sont pas automatiquement remboursés par la Sécurité sociale française. Même pour un soin urgent, il faut avancer les frais, rapporter les factures, remplir un formulaire spécifique, et attendre l’accord du médecinde l’Assurance maladie. Pour pallier ces lacunes, la CFE propose une assurance santé volontaire, permettant de conserver une protection à la française partout dans le monde, mais elle reste payante et parfois peu connue des intéressés. En parallèle, d’autres retraités choisissent de revenir ponctuellement en France pour se soigner. Mais là encore, il faut avoir cotisé au moins 15 ans et faire une démarche d’affiliation au CNAREFE, sans quoi aucune prise en charge n’est garantie. Ce flou juridique, ces disparités de traitement, traduisent une forme de décalage entre un système de protection sociale pensé pour le territoire national, et une réalité migratoire de plus en plus assumée. Pourtant, le besoin est clair : bien vieillir à l’étranger, ce n’est pas seulement percevoir sa pension, c’est pouvoir se soigner sans craindre l’exclusion médicale. Depuis quelques années, les élus des Français de l’étranger, les conseillers consulaires, les députés, tentent d’alerter. Des améliorations sont à l’étude : meilleure information des assurés, simplification des démarches, élargissement des accords bilatéraux. Mais en attendant, pour des milliers de retraités, rester en bonne santé hors de France demande une vigilance constante et une bonne dose d’anticipation. Car derrière chaque départ au soleil, il y a une réalité administrative… et un défi solidaire. __________________________________________________ Podcast n°2000 (juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on June 20, 2025


Grandir entre plusieurs pays, plusieurs langues, plusieurs cultures… C’est le quotidien de milliers d’enfants de Français expatriés à travers le monde. On les appelle les TCK, pour « Third Culture Kids », ou en français : « enfants de la troisième culture ». Leur particularité : n’avoir jamais vraiment grandi dans le pays d’origine de leurs parents. De déménagements en nouvelles écoles, ces enfants développent très tôt une grande capacité d’adaptation, une ouverture au monde, et bien souvent, une facilité à jongler entre plusieurs langues et codes sociaux. Mais cette richesse a un revers. Pour beaucoup de TCK, la question de l’identité reste floue. Où sont leurs racines ? Quelle langue est vraiment la leur ? Où est « chez eux » ? À l’adolescence et même à l’âge adulte, ces interrogations reviennent comme un fil rouge, parfois source de solitude ou de décalage avec les autres. Certains deviennent des adultes éternellement en mouvement, d’autres ressentent le besoin de seposer enfin quelque part. Mais tous partagent cette même expérience : celle d’avoir grandi entre plusieurs mondes, sans appartenir totalement à aucun… et pourtant avec la capacité unique de s’adapter partout. Car être TCK, c’est avant tout apprendre à faire de la diversité son quotidien et de l’incertitude, une force. __________________________________________________ Podcast n°2000 (juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.fdlm.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on June 20, 2025


Lorsqu’on pense à l’expatriation, on évoque souvent le départ, l’aventure, parfois la fuite, mais rarement ce qui lie encore les Français à leur pays d’origine une fois à l’étranger. Or, derrière chaque expatrié, il y a une administration, un lien civique, une forme de diplomatie du quotidien qui ne dit pas son nom. Une diplomatie par les citoyens, pour les citoyens. Ce lien, encore trop méconnu, prend pourtant une place croissante dans les trajectoires d’expatriation. Il s’appuie sur un réseau dense d’élus, d’institutions et de dispositifs consulaires dont l’importance ne cesse de croître. Aujourd’hui, près de 1,7 million de Français vivent à l’étranger, selon les chiffres du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Cette population, en constante évolution, ne forme pas un groupe homogène. Étudiants, retraités, familles ou entrepreneurs : tous ont en commun un besoin fondamental, être représentés, informés, protégés. C’est là qu’intervient une diplomatie civile bien particulière. Depuis 2012, les Français établis hors de France élisent 11 députés des Français de l’étranger, qui siègent à l’Assemblée nationale. Chacun couvre une vaste circonscription : du Moyen-Orient à l’Asie-Pacifique, de l’Amérique du Nord à l’Europe centrale. Une manière d’ancrer la voix des expatriés dans le débat politique national. Mais ce maillage ne s’arrête pas là. Tous les cinq ans, les Français établis à l’étranger élisent également leurs conseillers des Français de l’étranger, 442 élus répartis dans 130 conseils consulaires. Leur rôle ? Faire le lien entre les citoyens expatriés et leur consulat, sur des questions très concrètes : scolarisation des enfants, accès à la protection sociale, soutien en cas de crise, démarches administratives. Ces élus de proximité ne sont pas parlementaires. Ils ne font pas de lois. Mais ce sont souvent eux qui alertent, accompagnent, expliquent. Ce sont eux que l’on contacte quand un passeport est perdu, quand une aide financière devient vitale, ou lorsqu’un rapatriement doit s’organiser en urgence. Pourtant, cette diplomatie citoyenne reste fragile, souvent mal connue des premiers concernés. En 2021, moins de 20 % des expatriés inscrits sur les listes consulaires ont voté aux élections locales. Un désintérêt qui tient parfois à la distance géographique, à la complexité administrative… ou à un sentiment d’abandon. Mais les lignes bougent. Depuis 2022, le gouvernement a engagé une modernisation des services consulaires, avec des démarches en ligne facilitées, des guichets numériques, et une meilleure coordination entre ambassades et élus. De plus, une dynamique nouvelle se dessine : celle de la co-construction. Des initiatives locales, portées par des Français de l’étranger, émergent pour renforcer le tissu associatif, créer des espaces d’écoute, et améliorer la coordination avec l’administration française. __________________________________________________ (juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on June 19, 2025


. Bonjour les amis, je vous emmène aujourd'hui sur les océans du XVIIIᵉ siècle, aux côtés d’un homme dont le nom évoque l’aventure, la découverte et le courage : Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse. En 1785, porté par la soif de connaissance et l’esprit des Lumières, La Pérouse reçoit une mission grandiose du roi Louis 16 en personne : faire le tour du monde pour cartographier des terres inconnues, échanger avec des peuples lointains, et rapporter des trésors de savoir à la France. À bord de deux navires, l'Astrolabe et la Boussole, il quitte Brest, traversant les mers démontées, bravant les tempêtes et les dangers inconnus. Partout où il pose l’ancre, il ne cherche pas la conquête, mais la rencontre : observer, comprendre, et respecter. Son voyage est une leçon d'humilité. Là où d'autres voient des terres à dominer, lui voit des peuples à écouter. Là où d'autres cherchent des richesses matérielles, lui récolte des cartes, des plantes, des récits, des savoirs. Mais le voyage de La Pérouse nous enseigne aussi la part d’incertitude et de risque qui accompagne parfois toute grande aventure. En 1788, après avoir quitté l'Australie, ses navires disparaissent, dans le tumulte d’une tempête, au large de l’ile de Vanikoro, laissant derrière eux une immense légende. Même si quelques rescapés survécurent au naufrage et tentèrent de survivre sur cette terre hostile, ni La Pérouse, ni aucun de ses marins ne put finir son voyage et revenir en France. Alors, la prochaine fois que vous hésiterez à vous lancer dans l'inconnu, à répondre à l’appel du grand large, souvenez-vous de La Pérouse : l'important est d'oser partir, d'explorer avec respect et curiosité, et, ainsi, de laisser derrière vous un sillage d'inspiration pour ceux qui suivront. Je vous retrouve très bientôt pour de nouvelles histoires inspirantes autour du monde. . https://www.linkedin.com/in/raphael-renaux-37b5551/ . Juin 2025. Podcast produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 18, 2025
Description
L'info de la mobilité internationale
proposé par Français dans le monde, le média de la mobilité internationale
www.fdlm.fr
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
800 episodes


À première vue, l’annonce de la levée du moratoire sur les demandes de Certificat de sélection du Québec (CSQ) semblait être une bonne nouvelle. Dès juillet 2025, les étudiants étrangers et les travailleurs temporaires déjà installés dans la province pourront, enfin, relancer leurs démarches vers la résidence permanente. Ce certificat, pierre angulaire du système migratoire québécois, ouvre l’accès à la stabilité pour des milliers de personnes déjà intégrées dans le tissu économique et social de la province. Mais dans le même souffle, le gouvernement de François Legault impose un nouveau gel, jusqu’à fin novembre, du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) — la voie la plus rapide et simplifiée vers le CSQ pour de nombreux diplômés et salariés étrangers. Cette suspension soudaine touche les catégories les plus intégrées : celles qui vivent déjà au Québec, parlent français, et répondent aux besoins du marché du travail local. Un paradoxe qui alimente un climat d’instabilité. Les tensions ne s’arrêtent pas là. Le gouvernement a aussi confirmé sa volonté de baisser les seuils d’immigration permanente de 50 000 à 35 000 personnes par an d’ici fin 2025. Une baisse d’environ 30 %, très critiquée par les milieux économiques. Selon la présidente des Manufacturiers et Exportateurs du Québec, Julie White, cette politique est “incompatible avec les réalités du marché”. De son côté, le Conseil du patronat du Québec alerte sur les conséquences à long terme : perte d’attractivité internationale, pénuries de main-d’œuvre, ralentissement de l’innovation. Les données de Statistique Canada viennent appuyer ces craintes. Le Québec est l’une des provinces où le vieillissement démographique est le plus rapide du pays. En 2024, plus de 21 % de la population avait 65 ans ou plus. Sans immigration dynamique, le maintien des services publics, notamment dans les soins, l’éducation et la construction, sera mis en péril. Face à ces défis structurels, la réponse du gouvernement mise sur un équilibre délicat : renforcer l’intégration, protéger la langue française, tout en gardant un contrôle strict sur les flux migratoires. Mais pour de nombreux candidats à l’installation, ces ajustements fréquents ressemblent davantage à des freins qu’à un accompagnement. Les incertitudes administratives s’ajoutent aux obstacles pratiques : délais rallongés, complexité des critères, manque de prévisibilité. Pour les étudiants étrangers diplômés au Québec ou les travailleurs présents depuis plusieurs années, les règles changent trop vite. Et l’absence de lisibilité fragilise la confiance dans le système. Dans un monde où les talents mobiles comparent de plus en plus les conditions d’accueil, le Québec semble pris dans un tiraillement entre ouverture et repli. Sa politique migratoire reflète une tension plus large : comment concilier identité linguistique, cohésion sociale et vitalité économique ? __________________________________________________ Podcast (juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 22, 2025


Face à un modèle de société fondé sur la croissance, l'accumulation et la vitesse, un nombre croissant de Français font un choix de rupture : s’expatrier pour ralentir, simplifier, alléger. Ce podcast explore une tendance encore discrète mais croissante — celle de l’expatriation dite “décroissante” ou minimaliste. Non pas motivée par la recherche d’une promotion ou d’un meilleur salaire, mais par le désir d’un mode de vie plus épuré, plus libre, souvent plus proche de la nature. Le phénomène, documenté notamment par l’enquête Expat Insider d’InterNations (2024), révèle que 58 % des expatriés vivant dans des zones rurales ou secondaires affirment avoir réduit leurs dépenses fixes de manière significative sans pour autant sacrifier leur qualité de vie. Les pays les plus souvent cités sont la Thaïlande, le Costa Rica, le Mexique, la Géorgie ou encore l’Indonésie — des destinations où le coût de la vie peut être trois à cinq fois inférieur à celui d’une grande ville européenne, selon Numbeo. Mais la motivation ne se résume pas à une équation budgétaire. Il s’agit aussi d’une quête de cohérence. De nombreux “downshifters” — ces personnes qui choisissent volontairement de réduire leurs revenus pour gagner en qualité de vie — évoquent une amélioration marquée de leur bien-être psychologique. L’Université de Lausanne, dans une étude de 2022, a mis en évidence que ces trajectoires de ralentissement, lorsqu’elles sont choisies plutôt que subies, s’accompagnent d’une hausse du sentiment d’autonomie et d’équilibre personnel. Concrètement, cela se traduit par des choix de vie radicaux : quitter des logements trop grands, abandonner les biens superflus, vivre dans des structures simples, et parfois troquer ses compétences contre le logement ou la nourriture. Nombre d’expatriés minimalistes optent pour le bénévolat, le volontariat, ou lancent de petites activités économiques locales, souvent dans les domaines de l’artisanat, du soin, de l’agriculture ou du tourisme durable. Il y a bien sûr des contraintes. Ces pays n’offrent pas les mêmes protections sociales qu’en Europe. Il faut accepter une certaine instabilité, l’absence de couverture santé universelle, parfois des barrières culturelles ou linguistiques. Mais pour beaucoup, le gain en temps, en clarté mentale, et en alignement personnel dépasse largement ces incertitudes. Cette forme d’expatriation constitue aussi une critique implicite du modèle occidental productiviste. En s’affranchissant de l’accumulation matérielle, ces expatriés redéfinissent la notion même de richesse : ce n’est plus la possession, mais la liberté, la créativité, le lien aux autres, qui sont valorisés. Le minimalisme devient ici un levier de transformation existentielle, bien au-delà d’un simple “mode de vie”. __________________________________________________ Podcast (juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 22, 2025


À partir de fin 2025, l’Argentine mettra en place un programme de citoyenneté par investissement, permettant à des étrangers fortunés d’obtenir un passeport argentin en échange d’un apport financier de 500 000 dollars minimum. Une première dans l’histoire du pays, qui entend ainsi attirer les capitaux étrangers et relancer des secteurs clés comme la tech, l’agrobusiness, le tourisme ou encore l’énergie. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre des réformes ultralibérales du président Javier Milei, élu fin 2023, et dont la stratégie économique, bien que controversée, a déjà commencé à produire certains effets. Selon Forbes, l’inflation en Argentine, qui avait dépassé 200 % en 2023 selon l’INDEC (Institut national de la statistique), montre des signes de ralentissement. Les marchés, eux, commencent à regagner confiance, dans un pays longtemps jugé imprévisible. Mais ce programme suscite aussi de nombreuses interrogations. Car ce “passeport doré” argentin ne s’adresse qu’à une élite. Ouvrir la citoyenneté aux investisseurs étrangers peut relancer l’économie, certes, mais exclut d’emblée les catégories sociales qui n’ont pas les moyens de contribuer à hauteur de 500 000 dollars. Les télétravailleurs, les retraités modestes, ou les familles de classe moyenne ne sont pas concernés. Un changement radical pour un pays historiquement connu pour son hospitalité envers toutes les formes de migration. Les avantages, eux, sont indéniables. Le passeport argentin donne accès à 172 destinations sans visa, dont l’espace Schengen, et permet de vivre et travailler librement dans le Mercosur : Brésil, Uruguay, Paraguay. De quoi séduire les entrepreneurs globaux et les citoyens du monde à la recherche de flexibilité géopolitique. De plus, Buenos Aires, avec sa vie culturelle vibrante, ou des régions comme Mendoza et Bariloche, attirent déjà des profils internationaux en quête de qualité de vie. Mais l’opération comporte aussi des risques. Le climat politique argentin reste instable, sujet à des alternances idéologiques fortes. Et une fois la nationalité obtenue, aucun retour en arrière n’est possible : la citoyenneté argentine est irrévocable. Contrairement à d’autres programmes de résidence dorée, où l’on peut sortir du système ou céder ses investissements, ici l’engagement est définitif. Enfin, la démarche interroge plus largement sur la marchandisation de la citoyenneté. L’Argentine rejoint ainsi une tendance mondiale amorcée par Malte, Chypre, les Caraïbes ou le Portugal : celle des “citoyennetés contre investissement”, qui créent un accès différencié à la mobilité internationale selon les moyens financiers. Le débat est vif : pour certains, c’est un levier efficace d’attractivité économique ; pour d’autres, c’est un glissement dangereux vers une citoyenneté à deux vitesses. __________________________________________________ Podcast (juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3min | Published on June 22, 2025


Avec près de 2,5 millions de citoyens vivant à l’étranger selon les dernières estimations du ministère français des Affaires étrangères, l’expatriation n’a jamais autant séduit. Mais s’expatrier ne se fait pas au hasard : la majorité des Français choisissent leur destination en fonction des opportunités professionnelles. Alors où sont-elles aujourd’hui, concrètement ? L’Europe reste la première zone d’attraction. Sans exigence de visa, avec des environnements souvent anglophones ou francophones, elle permet une mobilité plus fluide. L’Irlande, notamment Dublin, attire grâce à son dynamisme dans la tech, les services financiers ou la santé. L’Allemagne accueille la plus grande communauté de Français en Europe, et ce malgré un ralentissement économique. Les secteurs industriels, d’ingénierie et de conseil restent très porteurs — à condition de maîtriser un minimum d’allemand. La Suisse continue de séduire grâce à sa qualité de vie et à ses salaires élevés, en particulier à Genève ou Zurich, mais y entrer sur le marché de l’emploi demande un solide profil et un projet clair. En Espagne et au Portugal, la transformation numérique a fait émerger des hubs attractifs à Barcelone, Madrid et Lisbonne. On y recrute dans les start-ups, le e-commerce, le tourisme haut de gamme et l’audiovisuel. En Amérique du Nord, les États-Unis demeurent un objectif pour beaucoup. Même si l’obtention de visas reste complexe, les opportunités sont réelles à New York, San Francisco, Miami ou Austin, dans des domaines comme la finance, le numérique, l’éducation ou le cinéma. Le Canada, et en particulier le Québec, attire les francophones grâce à des dispositifs d’accueil plus souples. Santé, construction, numérique et enseignement sont les secteurs les plus demandeurs Au Moyen-Orient, Dubaï se distingue par son attractivité et son développement rapide. Avec près de 85 % d’étrangers dans la population, l’émirat recrute activement dans le luxe, la logistique, l’éducation et le digital. L’Arabie Saoudite et le Qatar misent aussi sur l’accueil de talents étrangers pour soutenir leurs mégaprojets d’infrastructure et de transition énergétique. En Asie, Singapour, Tokyo ou Séoul recherchent des profils qualifiés dans la finance, la cybersécurité ou le consulting. Ces marchés sont exigeants mais offrent un haut niveau de rémunération et des environnements de travail très organisés. L’Australie et la Nouvelle-Zélande proposent de leur côté davantage de postes dans l’agriculture, l’hôtellerie ou le bâtiment, souvent dans le cadre des programmes "Working Holiday Visa" accessibles aux jeunes Français. Enfin, certains pays africains comme le Maroc, le Sénégal ou la Côte d’Ivoire restent des terres d’expatriation bien établies, notamment pour les ingénieurs, les experts en logistique ou les acteurs du développement. Cependant, les contextes politiques ou économiques peuvent évoluer rapidement : une préparation minutieuse s’impose. __________________________________________________ Podcast(juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 22, 2025


Pendant longtemps, les expatriés choisissaient leur destination en fonction des opportunités professionnelles, du climat ou du coût de la vie. Aujourd’hui, une nouvelle variable s’impose : celle de la ville intelligente. Ces métropoles hyperconnectées, où la technologie est mise au service des habitants, séduisent de plus en plus ceux qui souhaitent s’installer durablement à l’étranger. Mais au-delà de l’effet de mode, que recouvre réellement ce concept, et que change-t-il pour un expatrié ? Une ville intelligente n’est pas simplement une agglomération équipée de Wi-Fi gratuit ou de quelques capteurs. C’est un écosystème urbain capable d’analyser en temps réel des données pour réguler la circulation, surveiller la pollution, améliorer l'efficacité énergétique ou fluidifier l’accès aux services publics. L’objectif est clair : faciliter la vie quotidienne et optimiser la gestion urbaine. Singapour figure parmi les pionnières du genre. Selon l’IMD Smart City Index 2024, elle fait partie des trois premières villes les plus intelligentes au monde. Elle combine une gouvernance centralisée et des services publics 100 % numérisés. Près de 30 % de ses résidents sont des expatriés, preuve de son attractivité. L’arrivée y est rapide, les démarches simplifiées, et les infrastructures pensées pour accueillir des profils internationaux. Même efficacité en Estonie : Tallinn propose à tous les résidents — expatriés compris — un e-identifiant permettant de voter, de créer une entreprise, ou de déclarer ses impôts à distance. Le programme d’e-résidence, lancé en 2014, comptait plus de 126 000 inscrits début 2025, dont de nombreux entrepreneurs étrangers. Dubaï, quant à elle, déploie sa stratégie “Smart Dubai 2030” avec une ambition claire : devenir la ville la plus connectée du monde. Mais les grandes capitales ne sont pas les seules à adopter cette dynamique. Copenhague utilise des capteurs pour gérer le trafic cycliste selon la météo. Séoul déploie des assistants virtuels en plusieurs langues pour faciliter l’accès aux services publics. Même Toronto a tenté de créer un quartier entièrement numérique, projet controversé lancé par Sidewalk Labs, filiale d’Alphabet. Pour autant, une ville intelligente ne garantit pas une expatriation réussie. L’innovation ne remplace pas l’accueil humain, la reconnaissance des diplômes ou l’accessibilité linguistique. Une métropole hyperconnectée peut devenir inhospitalière si les services ne sont pas conçus pour un public international. Par ailleurs, la généralisation de la collecte de données et de la surveillance algorithmique soulève des inquiétudes croissantes : à Shenzhen ou dans certaines zones de Dubaï, la surveillance numérique atteint un niveau que certains expatriés jugent intrusif. __________________________________________________ Podcast (juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 22, 2025


Conduire à l’étranger semble souvent simple. Mais lorsqu’il ne s’agit plus de vacances mais d’installation durable, le permis de conduire devient une question centrale — et parfois un vrai casse-tête administratif. Ce podcast fait le point sur ce qu’il faut impérativement savoir, selon votre destination. Dans l’Union européenne, la circulation est relativement fluide pour les ressortissants européens. Un permis délivré par un pays membre reste valable dans l’ensemble de l’UE, à condition qu’il soit en cours de validité. Cependant, dans plusieurs États comme la Belgique, le Portugal ou les Pays-Bas, une déclaration auprès de la commune de résidence peut être exigée au bout de quelques mois. Au-delà d’un certain délai — souvent un à deux ans — un échange de permis peut être requis, notamment si le permis d’origine ne correspond pas aux normes locales (validité, format, durée). Hors UE, les choses se compliquent. Certains pays, comme le Canada, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie ou encore les Émirats arabes unis, ont signé des accords bilatéraux avec la France. Ces accords permettent souvent d’échanger un permis de conduire français contre un permis local, sans repasser les examens de code ou de conduite. Mais attention, ces procédures sont encadrées par des délais stricts : au Québec, par exemple, l’échange doit être effectué dans les six mois suivant l’obtention de la résidence. Passé ce délai, le titulaire devra suivre le processus complet d’obtention du permis local. Dans les pays sans accord, la seule solution temporaire reste le permis de conduire international. Délivré par les préfectures ou services consulaires, il s’agit d’une traduction officielle du permis national, valable dans plus de 150 pays pour une durée d’un à trois ans. Il ne remplace toutefois pas le permis d’origine et ne suffit pas pour les installations longue durée. Il peut néanmoins permettre de louer une voiture ou de conduire dans un cadre professionnel limité. Autre point essentiel : les assurances. Dans plusieurs pays, la validité administrative du permis ne suffit pas pour être couvert en cas d’accident. Les compagnies d’assurance peuvent refuser une prise en charge si le permis présenté n’est pas reconnu localement, ou si la période d’échange a expiré. Le risque est alors autant juridique que financier. Enfin, certains expatriés choisissent de passer directement leur permis dans leur pays d’accueil. Cela peut être pertinent si aucun accord d’échange n’existe. Mais là encore, les contraintes sont fortes : délais administratifs, examens dans une autre langue, contrôles médicaux et parfois même absence de reconnaissance internationale du nouveau permis si vous changez de pays à nouveau. __________________________________________________ Podcast (juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 22, 2025


Quand on parle de retraite à l’étranger, on imagine souvent une vie au soleil, des paysages exotiques, une deuxième jeunesse. Mais au-delà de l’idéal, une question demeure essentielle, parfois même angoissante : qu’en est-il de la santé ? Qui prend en charge les soins ? Et jusqu’où va la solidarité nationale lorsqu’on vit hors de France ? Chaque année, ce sont plus d’un million de Français qui touchent leur retraite tout en résidant à l’étranger. Une population hétérogène, souvent attachée à la France par ses cotisations passées, mais confrontée à une réalité médicale et administrative bien différente selon les pays. Pour ces retraités, l’accès aux soins et les remboursements dépendent de nombreux paramètres : lieu de résidence, durée de cotisation, régime de retraite, ou encore adhésion à des dispositifs spécifiques comme la Caisse des Français de l’étranger (CFE). Dans l’Union européenne, le droit à la santé reste encadré par des accords communautaires : grâce au formulaire S1, les retraités français peuvent bénéficier d’un accès local aux soins, pris en charge comme ceux des assurés du pays d’accueil. Mais en dehors de l’Europe, les choses se complexifient. Il n’existe pas de couverture universelle ni de garantie automatique. Les soins réalisés à l’étranger ne sont pas automatiquement remboursés par la Sécurité sociale française. Même pour un soin urgent, il faut avancer les frais, rapporter les factures, remplir un formulaire spécifique, et attendre l’accord du médecinde l’Assurance maladie. Pour pallier ces lacunes, la CFE propose une assurance santé volontaire, permettant de conserver une protection à la française partout dans le monde, mais elle reste payante et parfois peu connue des intéressés. En parallèle, d’autres retraités choisissent de revenir ponctuellement en France pour se soigner. Mais là encore, il faut avoir cotisé au moins 15 ans et faire une démarche d’affiliation au CNAREFE, sans quoi aucune prise en charge n’est garantie. Ce flou juridique, ces disparités de traitement, traduisent une forme de décalage entre un système de protection sociale pensé pour le territoire national, et une réalité migratoire de plus en plus assumée. Pourtant, le besoin est clair : bien vieillir à l’étranger, ce n’est pas seulement percevoir sa pension, c’est pouvoir se soigner sans craindre l’exclusion médicale. Depuis quelques années, les élus des Français de l’étranger, les conseillers consulaires, les députés, tentent d’alerter. Des améliorations sont à l’étude : meilleure information des assurés, simplification des démarches, élargissement des accords bilatéraux. Mais en attendant, pour des milliers de retraités, rester en bonne santé hors de France demande une vigilance constante et une bonne dose d’anticipation. Car derrière chaque départ au soleil, il y a une réalité administrative… et un défi solidaire. __________________________________________________ Podcast n°2000 (juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on June 20, 2025


Grandir entre plusieurs pays, plusieurs langues, plusieurs cultures… C’est le quotidien de milliers d’enfants de Français expatriés à travers le monde. On les appelle les TCK, pour « Third Culture Kids », ou en français : « enfants de la troisième culture ». Leur particularité : n’avoir jamais vraiment grandi dans le pays d’origine de leurs parents. De déménagements en nouvelles écoles, ces enfants développent très tôt une grande capacité d’adaptation, une ouverture au monde, et bien souvent, une facilité à jongler entre plusieurs langues et codes sociaux. Mais cette richesse a un revers. Pour beaucoup de TCK, la question de l’identité reste floue. Où sont leurs racines ? Quelle langue est vraiment la leur ? Où est « chez eux » ? À l’adolescence et même à l’âge adulte, ces interrogations reviennent comme un fil rouge, parfois source de solitude ou de décalage avec les autres. Certains deviennent des adultes éternellement en mouvement, d’autres ressentent le besoin de seposer enfin quelque part. Mais tous partagent cette même expérience : celle d’avoir grandi entre plusieurs mondes, sans appartenir totalement à aucun… et pourtant avec la capacité unique de s’adapter partout. Car être TCK, c’est avant tout apprendre à faire de la diversité son quotidien et de l’incertitude, une force. __________________________________________________ Podcast n°2000 (juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.fdlm.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on June 20, 2025


Lorsqu’on pense à l’expatriation, on évoque souvent le départ, l’aventure, parfois la fuite, mais rarement ce qui lie encore les Français à leur pays d’origine une fois à l’étranger. Or, derrière chaque expatrié, il y a une administration, un lien civique, une forme de diplomatie du quotidien qui ne dit pas son nom. Une diplomatie par les citoyens, pour les citoyens. Ce lien, encore trop méconnu, prend pourtant une place croissante dans les trajectoires d’expatriation. Il s’appuie sur un réseau dense d’élus, d’institutions et de dispositifs consulaires dont l’importance ne cesse de croître. Aujourd’hui, près de 1,7 million de Français vivent à l’étranger, selon les chiffres du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Cette population, en constante évolution, ne forme pas un groupe homogène. Étudiants, retraités, familles ou entrepreneurs : tous ont en commun un besoin fondamental, être représentés, informés, protégés. C’est là qu’intervient une diplomatie civile bien particulière. Depuis 2012, les Français établis hors de France élisent 11 députés des Français de l’étranger, qui siègent à l’Assemblée nationale. Chacun couvre une vaste circonscription : du Moyen-Orient à l’Asie-Pacifique, de l’Amérique du Nord à l’Europe centrale. Une manière d’ancrer la voix des expatriés dans le débat politique national. Mais ce maillage ne s’arrête pas là. Tous les cinq ans, les Français établis à l’étranger élisent également leurs conseillers des Français de l’étranger, 442 élus répartis dans 130 conseils consulaires. Leur rôle ? Faire le lien entre les citoyens expatriés et leur consulat, sur des questions très concrètes : scolarisation des enfants, accès à la protection sociale, soutien en cas de crise, démarches administratives. Ces élus de proximité ne sont pas parlementaires. Ils ne font pas de lois. Mais ce sont souvent eux qui alertent, accompagnent, expliquent. Ce sont eux que l’on contacte quand un passeport est perdu, quand une aide financière devient vitale, ou lorsqu’un rapatriement doit s’organiser en urgence. Pourtant, cette diplomatie citoyenne reste fragile, souvent mal connue des premiers concernés. En 2021, moins de 20 % des expatriés inscrits sur les listes consulaires ont voté aux élections locales. Un désintérêt qui tient parfois à la distance géographique, à la complexité administrative… ou à un sentiment d’abandon. Mais les lignes bougent. Depuis 2022, le gouvernement a engagé une modernisation des services consulaires, avec des démarches en ligne facilitées, des guichets numériques, et une meilleure coordination entre ambassades et élus. De plus, une dynamique nouvelle se dessine : celle de la co-construction. Des initiatives locales, portées par des Français de l’étranger, émergent pour renforcer le tissu associatif, créer des espaces d’écoute, et améliorer la coordination avec l’administration française. __________________________________________________ (juin 2025) Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr)est le site de référence pour les Francophones qui s'intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr) propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l'APP "Français dans le monde" sur votre mobile. www.francaisdanslemonde.fr (http://www.francaisdanslemonde.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1min | Published on June 19, 2025


. Bonjour les amis, je vous emmène aujourd'hui sur les océans du XVIIIᵉ siècle, aux côtés d’un homme dont le nom évoque l’aventure, la découverte et le courage : Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse. En 1785, porté par la soif de connaissance et l’esprit des Lumières, La Pérouse reçoit une mission grandiose du roi Louis 16 en personne : faire le tour du monde pour cartographier des terres inconnues, échanger avec des peuples lointains, et rapporter des trésors de savoir à la France. À bord de deux navires, l'Astrolabe et la Boussole, il quitte Brest, traversant les mers démontées, bravant les tempêtes et les dangers inconnus. Partout où il pose l’ancre, il ne cherche pas la conquête, mais la rencontre : observer, comprendre, et respecter. Son voyage est une leçon d'humilité. Là où d'autres voient des terres à dominer, lui voit des peuples à écouter. Là où d'autres cherchent des richesses matérielles, lui récolte des cartes, des plantes, des récits, des savoirs. Mais le voyage de La Pérouse nous enseigne aussi la part d’incertitude et de risque qui accompagne parfois toute grande aventure. En 1788, après avoir quitté l'Australie, ses navires disparaissent, dans le tumulte d’une tempête, au large de l’ile de Vanikoro, laissant derrière eux une immense légende. Même si quelques rescapés survécurent au naufrage et tentèrent de survivre sur cette terre hostile, ni La Pérouse, ni aucun de ses marins ne put finir son voyage et revenir en France. Alors, la prochaine fois que vous hésiterez à vous lancer dans l'inconnu, à répondre à l’appel du grand large, souvenez-vous de La Pérouse : l'important est d'oser partir, d'explorer avec respect et curiosité, et, ainsi, de laisser derrière vous un sillage d'inspiration pour ceux qui suivront. Je vous retrouve très bientôt pour de nouvelles histoires inspirantes autour du monde. . https://www.linkedin.com/in/raphael-renaux-37b5551/ . Juin 2025. Podcast produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 18, 2025