Description
L'info de la mobilité internationale
proposé par Français dans le monde, le média de la mobilité internationale
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802 episodes


.Dubaï attire chaque année un nombre croissant d’expatriés, d’entrepreneurs et d’investisseurs fortunés venus du monde entier. Ce succès ne doit rien au hasard : il repose sur une combinaison unique d’avantages fiscaux, d’infrastructures ultramodernes, d’une grande stabilité politique et d’un cadre de vie pensé pour les familles comme pour les professionnels mobiles. L’un des piliers de cette attractivité est son environnement fiscal. À Dubaï, les résidents ne paient pas d’impôt sur le revenu. La TVA est plafonnée à 5 % et l’impôt sur les sociétés, introduit en 2023, reste limité à 9 % au-delà d’un seuil de revenus annuels de 375 000 dirhams (environ 95 000 euros). Cette structure fiscale légère séduit à la fois les indépendants, les entrepreneurs de la tech, les investisseurs étrangers et les grandes fortunes à la recherche d’un cadre stable et optimisé pour leurs activités. Le dispositif de Golden Visa, mis en place par les autorités émiriennes, renforce encore cette attractivité. Un investissement immobilier de deux millions de dirhams (environ 500 000 euros) donne accès à un visa de résidence valable 10 ans, renouvelable, et valable pour toute la famille. Dubaï connaît également un développement urbain spectaculaire, particulièrement dans des zones comme Dubai Marina, Downtown Dubai, Business Bay ou Palm Jumeirah. L’offre immobilière y est extrêmement diversifiée : appartements de luxe dans des tours futuristes, villas en bord de mer, résidences-services signées par de grandes marques comme Armani, Bentley ou Bulgari. Selon le Barnes City Index, Dubaï est passée de la 50e à la 2e place mondiale entre 2021 et 2025 parmi les destinations préférées des grandes fortunes, dépassant Miami, Paris et même New York. La qualité de vie constitue un autre élément-clé. Dubaï propose un réseau d’écoles internationales reconnu, un accès à des soins médicaux de très haut niveau, une sécurité publique élevée, ainsi qu’un environnement cosmopolite et connecté. En 2024, le cabinet Henley & Partners a enregistré près de 6 700 nouvelles installations de résidents fortunés, soit plus qu’aux États-Unis. Loin d’être uniquement un paradis fiscal, Dubaï se positionne aujourd’hui comme une ville-monde où il est possible de combiner réussite professionnelle et vie familiale dans un cadre moderne et sécurisé. Enfin, Dubaï s’impose comme une plateforme stratégique pour la gestion de patrimoine à l’échelle internationale. Le Dubai International Financial Centre (DIFC), quartier financier en pleine expansion, héberge un nombre croissant de family offices, ces structures dédiées à la gestion du patrimoine des grandes familles. Le DIFC estime que plus de 1 200 milliards de dollars sont désormais gérés à partir de la ville, par environ 120 grandes fortunes. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre du programme économique D33, qui vise à faire de Dubaï l’un des quatre plus grands centres financiers mondiaux d’ici 2033. Dans cette perspective, la ville renforce année après année son positionnement global : ouverte, fiscalement compétitive, technologiquement avancée, et socialement accueillante pour les profils les plus mobiles de la planète. . . Podcast (juin 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 3, 2025


.Dans cet épisode on explore les cinq villes européennes les plus avantageuses pour lancer une entreprise en 2025, sans exploser son budget. Alors que les grandes capitales comme Paris, Londres ou Zurich affichent des coûts de plus en plus élevés, certaines villes d’Europe centrale et orientale se distinguent par leur fiscalité souple, leur coût de la vie modérée et un environnement favorable aux jeunes entreprises. En tête du classement établi par le cabinet Vellis, on retrouve Sofia, capitale de la Bulgarie. Elle propose une fiscalité particulièrement avantageuse avec un impôt fixe à 10 %, un coût horaire moyen d’environ 10,6 euros, et des loyers commerciaux parmi les plus bas du continent, autour de 13 euros le mètre carré. La création d’entreprise y est relativement simple, bien que légèrement plus longue que la moyenne européenne. Sofia séduit par sa flexibilité financière et son cadre juridique clair. Deuxième ville citée : Budapest, en Hongrie. Elle affiche l’impôt sur les sociétés le plus bas d’Europe, à seulement 9 %, et des coûts salariaux et immobiliers très compétitifs. L’environnement administratif y est bien balisé, avec six démarches nécessaires à la création d’une entreprise. Budapest attire de nombreux entrepreneurs, notamment dans la tech et les services numériques, grâce à sa position géographique centrale et à une main-d’œuvre qualifiée. La troisième place revient à Bucarest, en Roumanie. Encore sous-estimée, la ville devient un point de chute pour les startups numériques, attirées par les faibles coûts de fonctionnement, une fiscalité raisonnable à 16 %, et un écosystème en plein développement. Le coût horaire moyen est estimé à 12,5 euros, avec des loyers autour de 15 euros/m². Bucarest offre un bon équilibre entre accessibilité financière et ressources techniques. Zagreb, en Croatie, occupe la quatrième position. Porte d’entrée vers les Balkans, la capitale croate offre des conditions d’installation favorables, avec un coût horaire à 12,7 euros et une fiscalité variable mais accessible. Elle reste encore peu identifiée dans les circuits classiques des startups, mais se présente comme un terrain fertile pour les projets souhaitant s’implanter dans une région en transition rapide. Enfin, Vilnius, en Lituanie, clôt ce top 5. Moins bon marché, mais extrêmement bien classée pour la facilité de faire des affaires, la capitale lituanienne est devenue en quelques années un centre névralgique de l’innovation, notamment dans la FinTech. Avec un impôt sur les sociétés à 15-16 %, des procédures de création simplifiées (quatre en moyenne) et une forte numérisation de l’administration, Vilnius est une ville à surveiller pour les startups tech ambitieuses. Ces cinq destinations ont en commun une approche pragmatique de l’entrepreneuriat : fiscalité simple, coût de la vie raisonnable, démarches administratives allégées. Pour les porteurs de projets à la recherche de stabilité et de croissance sans les contraintes financières des grandes métropoles, elles représentent de vraies alternatives. Et surtout, elles prouvent qu’il est possible de créer en Europe, sans forcément être basé dans les centres traditionnels de l’innovation. Podcast (juin 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 3, 2025


.Dans cet épisode, nous abordons un moment clé pour les lycéens français de l’étranger : la phase d’admission Parcoursup. Depuis le 2 juin 2025, les premiers résultats tombent, et les élèves doivent faire des choix décisifs concernant leur avenir dans l’enseignement supérieur. Accepter une proposition, garder des vœux en attente, ou refuser une offre : chaque décision engage une trajectoire. Mais pour les jeunes expatriés, ces choix soulèvent des questions spécifiques. Faut-il revenir étudier en France après le bac, ou poursuivre son parcours dans le pays d’accueil ou ailleurs ? À travers cet épisode, nous explorons les enjeux particuliers auxquels sont confrontés les élèves des lycées français à l’étranger, tout en décrivant le fonctionnement précis de la plateforme Parcoursup. Le calendrier de la phase d’admission s’étale jusqu’au 10 juillet 2025. Entre le 6 et le 10 juin, les candidats devront classer leurs vœux en attente par ordre de préférence. Ce classement est essentiel, car seuls les vœux classés sont conservés. Par ailleurs, refuser rapidement une proposition non désirée permet de libérer une place pour un autre candidat. Pour s’y préparer, un simulateur officiel est disponible sur le site Parcoursup, ainsi qu’une vidéo explicative détaillant chaque étape. Selon Campus France, plus de 113 000 jeunes Français poursuivent actuellement leurs études supérieures à l’étranger, un chiffre en constante progression. Le réseau des lycées français de l’AEFE, qui regroupe plus de 500 établissements dans le monde, représente un vivier important de candidats à la mobilité. Beaucoup choisissent un retour en France pour le master, plutôt qu’après le baccalauréat. D’autres préfèrent les universités néerlandaises, belges, canadiennes, espagnoles ou encore suisses, attirés par des approches pédagogiques différentes ou un cadre de vie plus proche de leurs attentes. Le Brexit a restreint l’accès au Royaume-Uni, mais d’autres destinations gagnent du terrain. Les Pays-Bas, par exemple, proposent de nombreux cursus en anglais et accueillent chaque année plusieurs milliers d’étudiants français. La Belgique reste également une destination populaire, notamment pour les études médicales, tandis que le Canada séduit par la qualité de ses universités et un environnement francophone dans certaines provinces. Ce moment de décision se superpose à la période des épreuves finales du baccalauréat. Pour les élèves du groupe 1, les épreuves écrites auront lieu à partir du 9 juin, et le grand oral se tiendra la semaine du 16 juin. Il est donc essentiel de rester concentré, de bien gérer son temps, et de ne pas négliger l’examen final malgré l’attente et la pression liée aux réponses d’admission. Enfin, pour celles et ceux qui quittent leur établissement cette année, il est vivement conseillé de rejoindre l’Union-ALFM, le réseau des anciens élèves des lycées français du monde. Présent sur tous les continents, ce réseau constitue un outil précieux pour entretenir des liens, obtenir des conseils et parfois même accéder à des opportunités professionnelles ou académiques. . . Podcast (juin 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 3, 2025


.Dans ce nouvel épisode on explore un phénomène à la fois séduisant et controversé : l’arrivée croissante de retraités français au Portugal, notamment dans la région de Porto, aujourd’hui considérée comme une alternative plus abordable à Lisbonne et à l’Algarve. Ce mouvement, à première vue paisible, cache des tensions économiques et sociales croissantes, notamment dans le secteur immobilier. Depuis quelques années, la ville de Porto attire une nouvelle génération de retraités européens en quête de soleil, de tranquillité… et d’avantages fiscaux. Longtemps concentré sur Lisbonne ou l’Algarve, le flux d’expatriation s’étend désormais à des zones plus rurales comme le Douro ou l’Alentejo, appréciées pour leur authenticité et leur coût de la vie encore raisonnable. Mais cette dynamique n’est pas sans effets secondaires. Selon Eurostat, le prix des logements à Porto a augmenté de plus de 10 % en un an, une tendance confirmée par l’Institut National de la Statistique portugais (INE). Cette hausse est en partie liée à l’afflux d’investisseurs étrangers, notamment français, qui achètent des biens pour les louer ou les revendre, dans une logique de rendement à long terme. À cela s’ajoute la présence de fonds immobiliers français, comme les SCPI (Sociétés civiles de placement immobilier), qui ont massivement investi au Portugal. À titre d’exemple, un fonds français a récemment revendu 600 biens immobiliers pour plus de 100 millions d’euros, selon le Jornal de Notícias. Le salon international de l’immobilier MIPIM, à Cannes, a d’ailleurs mis en lumière l’attractivité croissante du Portugal pour les opérateurs français. Cet engouement repose aussi sur un cadre fiscal historiquement attractif. Le statut de résident non habituel (RNH), instauré en 2009, offrait pendant dix ans une exonération d’impôt sur les pensions étrangères. Depuis 2020, une réforme a introduit un taux de 10 %, mais le dispositif reste avantageux comparé à la fiscalité française. Toutefois, ce régime est aujourd’hui remis en cause : le gouvernement portugais a annoncé sa suppression progressive pour les nouveaux arrivants à partir de 2024, face à la pression sociale et aux difficultés croissantes des jeunes Portugais à se loger. Le Portugal compte désormais plus de 1,5 million de résidents étrangers (SEF, 2024), soit environ 15 % de sa population, un chiffre en constante augmentation. Outre les Français, on observe une forte présence de Belges, de Luxembourgeois, de Britanniques post-Brexit ou encore de Néerlandais. Ce changement suscite un malaise croissant chez les habitants : hausse des loyers, éviction des populations locales, saturation des centres-villes par des locations touristiques… La gentrification touche désormais même des villes moyennes et des zones rurales. Face à cela, des mouvements citoyens et des élus locaux appellent à une régulation plus stricte du marché immobilier, notamment vis-à-vis des investisseurs étrangers. Faut-il pour autant blâmer les retraités français ? Pas nécessairement. Beaucoup d’entre eux participent à la revitalisation des territoires, à la rénovation du bâti ancien, et à l’économie locale. . Podcast (juin 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3min | Published on June 3, 2025


.L’expatriation est une aventure humaine, professionnelle et culturelle. Mais pour les femmes, elle comporte souvent des défis spécifiques, liés à la sécurité, à l’emploi et aux normes sociales. Dans cet épisode de la Radio des Français dans le monde, nous explorons ces réalités méconnues et mettons en lumière les réseaux de soutien qui permettent aux femmes expatriées de surmonter ces obstacles. Vivre à l’étranger en tant que femme implique une vigilance accrue. Dans certains pays, les normes patriarcales peuvent restreindre la liberté de mouvement et exposer les femmes à des risques accrus de harcèlement ou de violences. Par exemple, des mesures telles que des rames de métro réservées aux femmes ont été mises en place dans des pays comme le Japon ou l’Égypte pour répondre à ces préoccupations. De plus, les femmes expatriées peuvent se retrouver isolées, sans réseau de soutien local, ce qui peut aggraver leur vulnérabilité. Des initiatives comme la plateforme NomadSister, qui met en relation des voyageuses solo avec des hébergeuses, offrent des solutions concrètes pour renforcer la sécurité des femmes en déplacement. Près de 90 % des conjoints expatriés sont des femmes, et seulement 50 % d’entre elles réussissent à maintenir une activité professionnelle. Les obstacles incluent des difficultés administratives, la non-reconnaissance des diplômes et des barrières linguistiques. Ce désengagement professionnel peut entraîner une perte d’identité et une baisse de l’estime de soi. Cependant, certaines femmes saisissent cette opportunité pour se réinventer, en lançant leur propre entreprise ou en s’engageant dans des activités bénévoles. Des réseaux tels que She for S.H.E ou The Musettes soutiennent ces initiatives en proposant des ateliers, du mentorat et des événements de réseautage. L’adaptation à une nouvelle culture peut être source de stress, notamment lorsque les normes locales diffèrent significativement de celles du pays d’origine. Les femmes peuvent se sentir contraintes de modifier leur comportement ou leur apparence pour s’intégrer, ce qui peut engendrer un sentiment de perte de soi. Des études montrent que 62 % des femmes expatriées cherchent leur place dans leur nouveau pays, souvent confrontées à des stéréotypes ou à des attentes sociales différentes. Face à ces défis, les réseaux de soutien jouent un rôle crucial. Des groupes en ligne, des associations locales et des plateformes dédiées offrent un espace pour partager des expériences, obtenir des conseils et créer des liens. Par exemple, FemmExpat propose des ressources et des témoignages pour accompagner les femmes dans leur parcours d’expatriation. Ces communautés permettent non seulement de rompre l’isolement, mais aussi de valoriser les compétences acquises à l’étranger, renforçant ainsi la confiance en soi et l’autonomie des femmes expatriées. L’expatriation au féminin est une expérience riche, mais semée d’embûches spécifiques. En reconnaissant ces défis et en s’appuyant sur des réseaux de soutien solides, les femmes peuvent transformer ces obstacles en opportunités de croissance personnelle et professionnelle. Podcast (juin 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3min | Published on June 3, 2025


.Vivre à l’étranger, c’est plus qu’un simple déménagement. C’est une aventure personnelle, culturelle et souvent émotionnelle. Dans cet épisode on vous propose une sélection de livres – guides pratiques, témoignages et fictions – qui accompagnent l’expérience de l’expatriation à toutes ses étapes : le départ, la vie sur place, et le retour. Des guides pour bien préparer son départ Avant de partir, il est essentiel de s’informer et de se poser les bonnes questions. Ces deux ouvrages sont des références pour anticiper les défis de l’expatriation : · Réussir son expatriation – Nathalie Des Isnards · Petit guide pour une expatriation réussie – Delphine Joannon Ces livres proposent des conseils concrets sur la logistique, la vie en couple à l’étranger, les démarches à effectuer, et les impacts humains du départ. Des témoignages pour comprendre le vécu expatrié Une fois sur place, le choc culturel, la solitude ou l’émerveillement peuvent surprendre. Ces livres donnent la parole à ceux qui vivent l’expatriation de l’intérieur : · Expat, la vie devant soi – Audrey Smith · Chroniques d’une maman expatriée – Sarah Doraghi Entre récits intimes, portraits d’expats et tranches de vie à l’étranger, ces ouvrages permettent de se sentir compris et moins seul. Des romans pour ressentir l’exil autrement La fiction offre parfois un miroir plus juste que les manuels. Ces deux romans abordent le déracinement et l’identité avec poésie ou intensité : · L’art de perdre – Alice Zeniter · En attendant Bojangles – Olivier Bourdeaut Que ce soit à travers la mémoire d’un exil familial ou l’étrangeté d’un monde en déséquilibre, ces œuvres résonnent profondément avec l’expérience de vivre ailleurs. Et le retour ? Une étape à part entière Revenir dans son pays d’origine peut s’avérer plus complexe qu’on ne l’imagine. Ce livre aborde avec justesse le choc du retour : · Retour en France, mode d’emploi – Anne-Laure Fréant Parce que réintégrer un environnement familier, quand on a changé soi-même, demande aussi un accompagnement. . . Podcast (juin 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3min | Published on June 3, 2025


.En 2025, les déplacements professionnels vers les États-Unis ne relèvent plus de la simple formalité. Avec le durcissement des contrôles à l’entrée du territoire américain, les entreprises européennes doivent désormais faire preuve d’une vigilance extrême avant d’y envoyer leurs collaborateurs. Cette tension croissante s’explique notamment par un décret signé en janvier par le président américain, qui renforce les procédures de vérification pour les ressortissants étrangers, y compris ceux en possession de visas valides. Les professionnels sont ainsi de plus en plus nombreux à faire face à des fouilles approfondies de leurs appareils électroniques, des interrogatoires prolongés à la douane ou même à des refoulements imprévus. En réponse, les entreprises européennes adaptent leurs pratiques : ordinateurs vides, données sensibles stockées dans le cloud, téléphones jetables, consultations juridiques préalables… Chaque voyage est désormais minutieusement préparé, même pour des missions de courte durée. Ce climat d'incertitude touche particulièrement certains secteurs stratégiques comme la tech, la finance, la cybersécurité ou la recherche. Les entreprises américaines elles-mêmes, conscientes des risques pour leurs collaborateurs étrangers, recommandent de voyager avec des justificatifs complets : certificats de mariage, baux de location, preuves de ressources. Certaines universités prestigieuses, comme Duke ou Columbia, déconseillent à leurs chercheurs étrangers de quitter le pays sauf en cas d’absolue nécessité, par crainte qu’ils ne puissent y revenir. Le climat sécuritaire impacte aussi les dynamiques économiques. Des compagnies comme Air France-KLM ou Lufthansa observent une baisse des réservations en classe affaires sur les vols transatlantiques, signe que les entreprises préfèrent reporter ou rediriger certains déplacements vers des pays jugés plus stables ou prévisibles, comme le Canada, l’Irlande ou les Émirats arabes unis. Les exigences d’entrée aux États-Unis ne concernent pas uniquement les nouveaux visiteurs. Même les détenteurs de cartes vertes ou de visas longue durée sont aujourd’hui soumis à des contrôles renforcés. La simple possession d’un appareil contenant des données sensibles peut suffire à déclencher un interrogatoire. Au-delà des procédures, c’est une atmosphère générale de méfiance qui s’installe. Pour de nombreuses entreprises, il ne s’agit plus seulement de gérer des voyages, mais de mitiger un véritable risque réputationnel, juridique ou humain. Et pour les salariés, la frontière entre mission professionnelle et insécurité perçue n’a jamais été aussi fine. Ce changement profond des conditions d’accès aux États-Unis pose une question stratégique pour les années à venir : les entreprises peuvent-elles encore compter sur la libre circulation de leurs talents dans un contexte aussi verrouillé ? Et si la mobilité professionnelle vers les États-Unis devenait, à terme, une exception plutôt qu’une norme ? . . Podcast (juin 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 3, 2025


.Depuis la sortie du Royaume-Uni du programme Erasmus+, la mobilité étudiante européenne vers les universités britanniques s’est considérablement réduite. Les chiffres sont sans appel : en 2023-2024, seuls 7 000 étudiants allemands étaient inscrits dans une université britannique, soit près de moitié moins qu’avant le Brexit, selon le DAAD (Office allemand d’échanges universitaires). En France, la tendance est similaire. Alors que Londres, Oxford ou Manchester faisaient autrefois partie des destinations phares pour un semestre ou un cursus complet, le Brexit a profondément modifié les règles du jeu. Dans cet épisode, nous analysons les conséquences concrètes de ce changement : hausse des frais d’inscription, disparition des bourses Erasmus automatiques, complexité administrative et barrière du visa. Pour un étudiant européen, accéder aujourd’hui à une université britannique demande une préparation rigoureuse, un budget conséquent et, souvent, le soutien d’un programme bilatéral entre établissements. La fin du programme Erasmus+ signifie que les étudiants doivent désormais passer par des accords directs entre universités, très variables d’un établissement à l’autre. Les aides financières sont devenues plus rares. Les frais de scolarité peuvent atteindre jusqu’à 40 000 € par an, et les anciens financements européens ne sont plus garantis. Si certains dispositifs comme les bourses nationales (DAAD, établissements français) existent encore, ils ne suffisent plus à compenser le coût global d’une mobilité vers le Royaume-Uni. Côté visa, les conditions sont strictes : il faut justifier de ressources suffisantes (1 023 £ par mois en dehors de Londres, 1 334 £ dans la capitale), prouver son niveau d’anglais, s’acquitter d’une assurance santé britannique (IHS surcharge) et naviguer dans des démarches souvent longues. Les étudiants européens, même déjà installés au Royaume-Uni, ne sont pas épargnés par ces formalités. Quant aux stages, ils deviennent presque impossibles à organiser sans visa de travail, sauf exceptions très ciblées comme certains programmes de recherche scientifique. Malgré ces obstacles, des alternatives existent. Certaines grandes écoles françaises (Sciences Po, HEC, CentraleSupélec...) ont maintenu des accords privilégiés avec des universités britanniques, permettant des mobilités encadrées. De plus, un projet de Youth Mobility Scheme entre l’Union européenne et le Royaume-Uni est en discussion. Ce programme pourrait, à terme, faciliter les séjours des jeunes Européens pour études ou travail temporaire. Étudier au Royaume-Uni n’est donc plus un choix spontané, mais un parcours exigeant. Il faut aujourd’hui anticiper, comparer, budgéter et chercher activement les bonnes opportunités. Pour celles et ceux qui sont prêts à s’engager dans cette voie, le prestige académique et l’expérience internationale restent au rendez-vous, mais à un prix — financier et administratif — bien plus élevé qu’avant. . . Podcast (juin 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 3, 2025


.Loin d’être une exception ou un simple rêve d’évasion, partir travailler à l’étranger juste après les études est devenu un choix de plus en plus courant pour les jeunes diplômés français. Dans ce podcast, on explore les motivations, les destinations, les opportunités… mais aussi les défis que représente ce grand saut. Selon une étude 2024 de Campus France, 45 % des étudiants français envisagent une première expérience professionnelle hors de France à la fin de leurs études. Ce chiffre monte encore plus haut parmi les diplômés d’écoles de commerce, d’ingénieurs et de masters internationaux. Le phénomène ne se limite plus aux seuls profils “aventuriers” : il devient une véritable tendance structurelle, voire un levier stratégique de carrière. Les raisons de partir sont multiples. Certaines sont pragmatiques : des marchés du travail étrangers plus ouverts aux profils juniors, des secteurs en tension qui recrutent massivement, comme le numérique, l’ingénierie, les data sciences ou la finance. L’Allemagne, par exemple, cherche activement des jeunes ingénieurs ; le Canada, de son côté, a facilité en 2023 l’accueil de plus de 100 000 travailleurs qualifiés, selon Statistique Canada. Une large part d’entre eux était composée de jeunes professionnels, tout juste diplômés. Mais le choix de l’expatriation ne se résume pas à une stratégie d’emploi. Pour beaucoup, il y a aussi l’envie de vivre autrement : découvrir une autre culture, pratiquer une nouvelle langue, sortir du cadre académique français. Des villes comme Berlin, Montréal, Amsterdam, Lisbonne, Dubaï ou Singapour sont devenues de véritables hubs internationaux, où l’anglais est souvent suffisant pour débuter une carrière et où les environnements multiculturels favorisent l’apprentissage et la mobilité. L’expatriation en début de carrière permet aussi de développer rapidement des soft skills recherchées : autonomie, adaptabilité, capacité à gérer l’incertitude. Une enquête menée par l’Apec révèle que plus de 70 % des recruteurs français considèrent qu’une expérience professionnelle à l’étranger constitue un avantage, même pour des profils juniors. Et dans un monde de plus en plus interconnecté, ce type de parcours devient un marqueur d’agilité. Mais tout n’est pas simple pour autant. Travailler à l’étranger implique de s’adapter à un cadre juridique et culturel différent, de naviguer des procédures de visa parfois complexes, et de comprendre des pratiques managériales qui ne ressemblent pas toujours à celles apprises en école. Loin d’être une extension de la vie étudiante, cette première étape professionnelle peut être exigeante, tant sur le plan administratif que psychologique. Il faut aussi être préparé à gérer le retour. Si certains choisissent de rester, d’autres reviennent en France avec une expérience précieuse, mais pas toujours bien comprise. Il faut alors savoir la valoriser, la traduire dans un langage professionnel local, expliquer ce que l’on a appris : leadership interculturel, autonomie, capacité à rebondir. . . Podcast (mai 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3min | Published on May 28, 2025


.S’installer à l’étranger, ce n’est pas seulement changer de pays : c’est aussi recréer du lien. Pour des milliers de francophones installés aux quatre coins du monde, ce lien passe par les clubs et associations francophones, véritables points d’ancrage communautaires et culturels. Selon les données du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, la France compte en 2025 plus de 2,5 millions de ressortissants enregistrés à l’étranger, et jusqu’à 3,5 millions si l’on inclut les non-inscrits au registre. Parmi eux, beaucoup s’appuient sur un tissu associatif dense, présent dans plus de 160 pays. En tête, on trouve les Alliances Françaises, un réseau culturel historique fondé en 1883 et aujourd’hui implanté dans plus de 132 pays avec plus de 800 antennes. Si leur mission première est linguistique et culturelle, elles jouent aussi un rôle social de plus en plus important, en organisant des événements, des cafés-rencontres, ou des ateliers pour petits et grands dans des villes comme Buenos Aires, Bangkok ou Nairobi. À côté de ces institutions, de nombreuses associations de Français de l’étranger se sont structurées. L’Union des Français de l’Étranger (UFE), par exemple, est présente dans plus de 100 pays et regroupe des antennes locales à Dubaï, Madrid, Tokyo ou San Francisco. Elle propose des services d’entraide, des événements culturels, des groupes d’accueil pour les nouveaux arrivants ou encore des réseaux professionnels. Les Français du Monde, autre réseau historique, a également des sections dans des dizaines de villes : Rome, Rabat, Dakar, Montréal… Côté professionnel, des structures comme le Réseau des Entrepreneurs Francophones à Montréal ou FrenchConnect London jouent un rôle clé dans l’accompagnement des porteurs de projets et la mise en réseau des cadres ou entrepreneurs francophones. Les groupes informels en ligne prennent aussi une place grandissante. Sur Facebook, “Français à Lisbonne” compte plus de 30 000 membres, “Français à Berlin” dépasse les 50 000. Ces groupes, très actifs, offrent un soutien quotidien : recherche de logement, école, emploi, coups de pouce logistiques ou juridiques. Sur WhatsApp, des groupes de parents, d’étudiants ou de professionnels se forment spontanément, souvent à l’initiative d’un ou deux expatriés désireux de créer du lien. Les plus jeunes ou les familles peuvent se tourner vers des associations étudiantes ou culturelles : à Montréal, le Bureau des Étudiants Francophones de l’UdeM ; à Bruxelles, l’Association des Étudiants Francophones de l’ULB. Enfin, des associations plus spécifiques existent : les Petits Frères des Pauvres International, présents à Bruxelles et Montréal pour le soutien aux aînés isolés ; les clubs Toastmasters francophones pour pratiquer la prise de parole dans des dizaines de capitales. Ce tissu associatif, multiple et souvent bénévole, permet aux francophones de ne pas se sentir seuls à l’étranger, de maintenir un lien avec la langue et la culture, mais aussi de s’intégrer localement sans s’isoler. . Podcast(mai 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3min | Published on May 28, 2025
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.Dubaï attire chaque année un nombre croissant d’expatriés, d’entrepreneurs et d’investisseurs fortunés venus du monde entier. Ce succès ne doit rien au hasard : il repose sur une combinaison unique d’avantages fiscaux, d’infrastructures ultramodernes, d’une grande stabilité politique et d’un cadre de vie pensé pour les familles comme pour les professionnels mobiles. L’un des piliers de cette attractivité est son environnement fiscal. À Dubaï, les résidents ne paient pas d’impôt sur le revenu. La TVA est plafonnée à 5 % et l’impôt sur les sociétés, introduit en 2023, reste limité à 9 % au-delà d’un seuil de revenus annuels de 375 000 dirhams (environ 95 000 euros). Cette structure fiscale légère séduit à la fois les indépendants, les entrepreneurs de la tech, les investisseurs étrangers et les grandes fortunes à la recherche d’un cadre stable et optimisé pour leurs activités. Le dispositif de Golden Visa, mis en place par les autorités émiriennes, renforce encore cette attractivité. Un investissement immobilier de deux millions de dirhams (environ 500 000 euros) donne accès à un visa de résidence valable 10 ans, renouvelable, et valable pour toute la famille. Dubaï connaît également un développement urbain spectaculaire, particulièrement dans des zones comme Dubai Marina, Downtown Dubai, Business Bay ou Palm Jumeirah. L’offre immobilière y est extrêmement diversifiée : appartements de luxe dans des tours futuristes, villas en bord de mer, résidences-services signées par de grandes marques comme Armani, Bentley ou Bulgari. Selon le Barnes City Index, Dubaï est passée de la 50e à la 2e place mondiale entre 2021 et 2025 parmi les destinations préférées des grandes fortunes, dépassant Miami, Paris et même New York. La qualité de vie constitue un autre élément-clé. Dubaï propose un réseau d’écoles internationales reconnu, un accès à des soins médicaux de très haut niveau, une sécurité publique élevée, ainsi qu’un environnement cosmopolite et connecté. En 2024, le cabinet Henley & Partners a enregistré près de 6 700 nouvelles installations de résidents fortunés, soit plus qu’aux États-Unis. Loin d’être uniquement un paradis fiscal, Dubaï se positionne aujourd’hui comme une ville-monde où il est possible de combiner réussite professionnelle et vie familiale dans un cadre moderne et sécurisé. Enfin, Dubaï s’impose comme une plateforme stratégique pour la gestion de patrimoine à l’échelle internationale. Le Dubai International Financial Centre (DIFC), quartier financier en pleine expansion, héberge un nombre croissant de family offices, ces structures dédiées à la gestion du patrimoine des grandes familles. Le DIFC estime que plus de 1 200 milliards de dollars sont désormais gérés à partir de la ville, par environ 120 grandes fortunes. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre du programme économique D33, qui vise à faire de Dubaï l’un des quatre plus grands centres financiers mondiaux d’ici 2033. Dans cette perspective, la ville renforce année après année son positionnement global : ouverte, fiscalement compétitive, technologiquement avancée, et socialement accueillante pour les profils les plus mobiles de la planète. . . Podcast (juin 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 3, 2025


.Dans cet épisode on explore les cinq villes européennes les plus avantageuses pour lancer une entreprise en 2025, sans exploser son budget. Alors que les grandes capitales comme Paris, Londres ou Zurich affichent des coûts de plus en plus élevés, certaines villes d’Europe centrale et orientale se distinguent par leur fiscalité souple, leur coût de la vie modérée et un environnement favorable aux jeunes entreprises. En tête du classement établi par le cabinet Vellis, on retrouve Sofia, capitale de la Bulgarie. Elle propose une fiscalité particulièrement avantageuse avec un impôt fixe à 10 %, un coût horaire moyen d’environ 10,6 euros, et des loyers commerciaux parmi les plus bas du continent, autour de 13 euros le mètre carré. La création d’entreprise y est relativement simple, bien que légèrement plus longue que la moyenne européenne. Sofia séduit par sa flexibilité financière et son cadre juridique clair. Deuxième ville citée : Budapest, en Hongrie. Elle affiche l’impôt sur les sociétés le plus bas d’Europe, à seulement 9 %, et des coûts salariaux et immobiliers très compétitifs. L’environnement administratif y est bien balisé, avec six démarches nécessaires à la création d’une entreprise. Budapest attire de nombreux entrepreneurs, notamment dans la tech et les services numériques, grâce à sa position géographique centrale et à une main-d’œuvre qualifiée. La troisième place revient à Bucarest, en Roumanie. Encore sous-estimée, la ville devient un point de chute pour les startups numériques, attirées par les faibles coûts de fonctionnement, une fiscalité raisonnable à 16 %, et un écosystème en plein développement. Le coût horaire moyen est estimé à 12,5 euros, avec des loyers autour de 15 euros/m². Bucarest offre un bon équilibre entre accessibilité financière et ressources techniques. Zagreb, en Croatie, occupe la quatrième position. Porte d’entrée vers les Balkans, la capitale croate offre des conditions d’installation favorables, avec un coût horaire à 12,7 euros et une fiscalité variable mais accessible. Elle reste encore peu identifiée dans les circuits classiques des startups, mais se présente comme un terrain fertile pour les projets souhaitant s’implanter dans une région en transition rapide. Enfin, Vilnius, en Lituanie, clôt ce top 5. Moins bon marché, mais extrêmement bien classée pour la facilité de faire des affaires, la capitale lituanienne est devenue en quelques années un centre névralgique de l’innovation, notamment dans la FinTech. Avec un impôt sur les sociétés à 15-16 %, des procédures de création simplifiées (quatre en moyenne) et une forte numérisation de l’administration, Vilnius est une ville à surveiller pour les startups tech ambitieuses. Ces cinq destinations ont en commun une approche pragmatique de l’entrepreneuriat : fiscalité simple, coût de la vie raisonnable, démarches administratives allégées. Pour les porteurs de projets à la recherche de stabilité et de croissance sans les contraintes financières des grandes métropoles, elles représentent de vraies alternatives. Et surtout, elles prouvent qu’il est possible de créer en Europe, sans forcément être basé dans les centres traditionnels de l’innovation. Podcast (juin 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 3, 2025


.Dans cet épisode, nous abordons un moment clé pour les lycéens français de l’étranger : la phase d’admission Parcoursup. Depuis le 2 juin 2025, les premiers résultats tombent, et les élèves doivent faire des choix décisifs concernant leur avenir dans l’enseignement supérieur. Accepter une proposition, garder des vœux en attente, ou refuser une offre : chaque décision engage une trajectoire. Mais pour les jeunes expatriés, ces choix soulèvent des questions spécifiques. Faut-il revenir étudier en France après le bac, ou poursuivre son parcours dans le pays d’accueil ou ailleurs ? À travers cet épisode, nous explorons les enjeux particuliers auxquels sont confrontés les élèves des lycées français à l’étranger, tout en décrivant le fonctionnement précis de la plateforme Parcoursup. Le calendrier de la phase d’admission s’étale jusqu’au 10 juillet 2025. Entre le 6 et le 10 juin, les candidats devront classer leurs vœux en attente par ordre de préférence. Ce classement est essentiel, car seuls les vœux classés sont conservés. Par ailleurs, refuser rapidement une proposition non désirée permet de libérer une place pour un autre candidat. Pour s’y préparer, un simulateur officiel est disponible sur le site Parcoursup, ainsi qu’une vidéo explicative détaillant chaque étape. Selon Campus France, plus de 113 000 jeunes Français poursuivent actuellement leurs études supérieures à l’étranger, un chiffre en constante progression. Le réseau des lycées français de l’AEFE, qui regroupe plus de 500 établissements dans le monde, représente un vivier important de candidats à la mobilité. Beaucoup choisissent un retour en France pour le master, plutôt qu’après le baccalauréat. D’autres préfèrent les universités néerlandaises, belges, canadiennes, espagnoles ou encore suisses, attirés par des approches pédagogiques différentes ou un cadre de vie plus proche de leurs attentes. Le Brexit a restreint l’accès au Royaume-Uni, mais d’autres destinations gagnent du terrain. Les Pays-Bas, par exemple, proposent de nombreux cursus en anglais et accueillent chaque année plusieurs milliers d’étudiants français. La Belgique reste également une destination populaire, notamment pour les études médicales, tandis que le Canada séduit par la qualité de ses universités et un environnement francophone dans certaines provinces. Ce moment de décision se superpose à la période des épreuves finales du baccalauréat. Pour les élèves du groupe 1, les épreuves écrites auront lieu à partir du 9 juin, et le grand oral se tiendra la semaine du 16 juin. Il est donc essentiel de rester concentré, de bien gérer son temps, et de ne pas négliger l’examen final malgré l’attente et la pression liée aux réponses d’admission. Enfin, pour celles et ceux qui quittent leur établissement cette année, il est vivement conseillé de rejoindre l’Union-ALFM, le réseau des anciens élèves des lycées français du monde. Présent sur tous les continents, ce réseau constitue un outil précieux pour entretenir des liens, obtenir des conseils et parfois même accéder à des opportunités professionnelles ou académiques. . . Podcast (juin 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 3, 2025


.Dans ce nouvel épisode on explore un phénomène à la fois séduisant et controversé : l’arrivée croissante de retraités français au Portugal, notamment dans la région de Porto, aujourd’hui considérée comme une alternative plus abordable à Lisbonne et à l’Algarve. Ce mouvement, à première vue paisible, cache des tensions économiques et sociales croissantes, notamment dans le secteur immobilier. Depuis quelques années, la ville de Porto attire une nouvelle génération de retraités européens en quête de soleil, de tranquillité… et d’avantages fiscaux. Longtemps concentré sur Lisbonne ou l’Algarve, le flux d’expatriation s’étend désormais à des zones plus rurales comme le Douro ou l’Alentejo, appréciées pour leur authenticité et leur coût de la vie encore raisonnable. Mais cette dynamique n’est pas sans effets secondaires. Selon Eurostat, le prix des logements à Porto a augmenté de plus de 10 % en un an, une tendance confirmée par l’Institut National de la Statistique portugais (INE). Cette hausse est en partie liée à l’afflux d’investisseurs étrangers, notamment français, qui achètent des biens pour les louer ou les revendre, dans une logique de rendement à long terme. À cela s’ajoute la présence de fonds immobiliers français, comme les SCPI (Sociétés civiles de placement immobilier), qui ont massivement investi au Portugal. À titre d’exemple, un fonds français a récemment revendu 600 biens immobiliers pour plus de 100 millions d’euros, selon le Jornal de Notícias. Le salon international de l’immobilier MIPIM, à Cannes, a d’ailleurs mis en lumière l’attractivité croissante du Portugal pour les opérateurs français. Cet engouement repose aussi sur un cadre fiscal historiquement attractif. Le statut de résident non habituel (RNH), instauré en 2009, offrait pendant dix ans une exonération d’impôt sur les pensions étrangères. Depuis 2020, une réforme a introduit un taux de 10 %, mais le dispositif reste avantageux comparé à la fiscalité française. Toutefois, ce régime est aujourd’hui remis en cause : le gouvernement portugais a annoncé sa suppression progressive pour les nouveaux arrivants à partir de 2024, face à la pression sociale et aux difficultés croissantes des jeunes Portugais à se loger. Le Portugal compte désormais plus de 1,5 million de résidents étrangers (SEF, 2024), soit environ 15 % de sa population, un chiffre en constante augmentation. Outre les Français, on observe une forte présence de Belges, de Luxembourgeois, de Britanniques post-Brexit ou encore de Néerlandais. Ce changement suscite un malaise croissant chez les habitants : hausse des loyers, éviction des populations locales, saturation des centres-villes par des locations touristiques… La gentrification touche désormais même des villes moyennes et des zones rurales. Face à cela, des mouvements citoyens et des élus locaux appellent à une régulation plus stricte du marché immobilier, notamment vis-à-vis des investisseurs étrangers. Faut-il pour autant blâmer les retraités français ? Pas nécessairement. Beaucoup d’entre eux participent à la revitalisation des territoires, à la rénovation du bâti ancien, et à l’économie locale. . Podcast (juin 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3min | Published on June 3, 2025


.L’expatriation est une aventure humaine, professionnelle et culturelle. Mais pour les femmes, elle comporte souvent des défis spécifiques, liés à la sécurité, à l’emploi et aux normes sociales. Dans cet épisode de la Radio des Français dans le monde, nous explorons ces réalités méconnues et mettons en lumière les réseaux de soutien qui permettent aux femmes expatriées de surmonter ces obstacles. Vivre à l’étranger en tant que femme implique une vigilance accrue. Dans certains pays, les normes patriarcales peuvent restreindre la liberté de mouvement et exposer les femmes à des risques accrus de harcèlement ou de violences. Par exemple, des mesures telles que des rames de métro réservées aux femmes ont été mises en place dans des pays comme le Japon ou l’Égypte pour répondre à ces préoccupations. De plus, les femmes expatriées peuvent se retrouver isolées, sans réseau de soutien local, ce qui peut aggraver leur vulnérabilité. Des initiatives comme la plateforme NomadSister, qui met en relation des voyageuses solo avec des hébergeuses, offrent des solutions concrètes pour renforcer la sécurité des femmes en déplacement. Près de 90 % des conjoints expatriés sont des femmes, et seulement 50 % d’entre elles réussissent à maintenir une activité professionnelle. Les obstacles incluent des difficultés administratives, la non-reconnaissance des diplômes et des barrières linguistiques. Ce désengagement professionnel peut entraîner une perte d’identité et une baisse de l’estime de soi. Cependant, certaines femmes saisissent cette opportunité pour se réinventer, en lançant leur propre entreprise ou en s’engageant dans des activités bénévoles. Des réseaux tels que She for S.H.E ou The Musettes soutiennent ces initiatives en proposant des ateliers, du mentorat et des événements de réseautage. L’adaptation à une nouvelle culture peut être source de stress, notamment lorsque les normes locales diffèrent significativement de celles du pays d’origine. Les femmes peuvent se sentir contraintes de modifier leur comportement ou leur apparence pour s’intégrer, ce qui peut engendrer un sentiment de perte de soi. Des études montrent que 62 % des femmes expatriées cherchent leur place dans leur nouveau pays, souvent confrontées à des stéréotypes ou à des attentes sociales différentes. Face à ces défis, les réseaux de soutien jouent un rôle crucial. Des groupes en ligne, des associations locales et des plateformes dédiées offrent un espace pour partager des expériences, obtenir des conseils et créer des liens. Par exemple, FemmExpat propose des ressources et des témoignages pour accompagner les femmes dans leur parcours d’expatriation. Ces communautés permettent non seulement de rompre l’isolement, mais aussi de valoriser les compétences acquises à l’étranger, renforçant ainsi la confiance en soi et l’autonomie des femmes expatriées. L’expatriation au féminin est une expérience riche, mais semée d’embûches spécifiques. En reconnaissant ces défis et en s’appuyant sur des réseaux de soutien solides, les femmes peuvent transformer ces obstacles en opportunités de croissance personnelle et professionnelle. Podcast (juin 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3min | Published on June 3, 2025


.Vivre à l’étranger, c’est plus qu’un simple déménagement. C’est une aventure personnelle, culturelle et souvent émotionnelle. Dans cet épisode on vous propose une sélection de livres – guides pratiques, témoignages et fictions – qui accompagnent l’expérience de l’expatriation à toutes ses étapes : le départ, la vie sur place, et le retour. Des guides pour bien préparer son départ Avant de partir, il est essentiel de s’informer et de se poser les bonnes questions. Ces deux ouvrages sont des références pour anticiper les défis de l’expatriation : · Réussir son expatriation – Nathalie Des Isnards · Petit guide pour une expatriation réussie – Delphine Joannon Ces livres proposent des conseils concrets sur la logistique, la vie en couple à l’étranger, les démarches à effectuer, et les impacts humains du départ. Des témoignages pour comprendre le vécu expatrié Une fois sur place, le choc culturel, la solitude ou l’émerveillement peuvent surprendre. Ces livres donnent la parole à ceux qui vivent l’expatriation de l’intérieur : · Expat, la vie devant soi – Audrey Smith · Chroniques d’une maman expatriée – Sarah Doraghi Entre récits intimes, portraits d’expats et tranches de vie à l’étranger, ces ouvrages permettent de se sentir compris et moins seul. Des romans pour ressentir l’exil autrement La fiction offre parfois un miroir plus juste que les manuels. Ces deux romans abordent le déracinement et l’identité avec poésie ou intensité : · L’art de perdre – Alice Zeniter · En attendant Bojangles – Olivier Bourdeaut Que ce soit à travers la mémoire d’un exil familial ou l’étrangeté d’un monde en déséquilibre, ces œuvres résonnent profondément avec l’expérience de vivre ailleurs. Et le retour ? Une étape à part entière Revenir dans son pays d’origine peut s’avérer plus complexe qu’on ne l’imagine. Ce livre aborde avec justesse le choc du retour : · Retour en France, mode d’emploi – Anne-Laure Fréant Parce que réintégrer un environnement familier, quand on a changé soi-même, demande aussi un accompagnement. . . Podcast (juin 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3min | Published on June 3, 2025


.En 2025, les déplacements professionnels vers les États-Unis ne relèvent plus de la simple formalité. Avec le durcissement des contrôles à l’entrée du territoire américain, les entreprises européennes doivent désormais faire preuve d’une vigilance extrême avant d’y envoyer leurs collaborateurs. Cette tension croissante s’explique notamment par un décret signé en janvier par le président américain, qui renforce les procédures de vérification pour les ressortissants étrangers, y compris ceux en possession de visas valides. Les professionnels sont ainsi de plus en plus nombreux à faire face à des fouilles approfondies de leurs appareils électroniques, des interrogatoires prolongés à la douane ou même à des refoulements imprévus. En réponse, les entreprises européennes adaptent leurs pratiques : ordinateurs vides, données sensibles stockées dans le cloud, téléphones jetables, consultations juridiques préalables… Chaque voyage est désormais minutieusement préparé, même pour des missions de courte durée. Ce climat d'incertitude touche particulièrement certains secteurs stratégiques comme la tech, la finance, la cybersécurité ou la recherche. Les entreprises américaines elles-mêmes, conscientes des risques pour leurs collaborateurs étrangers, recommandent de voyager avec des justificatifs complets : certificats de mariage, baux de location, preuves de ressources. Certaines universités prestigieuses, comme Duke ou Columbia, déconseillent à leurs chercheurs étrangers de quitter le pays sauf en cas d’absolue nécessité, par crainte qu’ils ne puissent y revenir. Le climat sécuritaire impacte aussi les dynamiques économiques. Des compagnies comme Air France-KLM ou Lufthansa observent une baisse des réservations en classe affaires sur les vols transatlantiques, signe que les entreprises préfèrent reporter ou rediriger certains déplacements vers des pays jugés plus stables ou prévisibles, comme le Canada, l’Irlande ou les Émirats arabes unis. Les exigences d’entrée aux États-Unis ne concernent pas uniquement les nouveaux visiteurs. Même les détenteurs de cartes vertes ou de visas longue durée sont aujourd’hui soumis à des contrôles renforcés. La simple possession d’un appareil contenant des données sensibles peut suffire à déclencher un interrogatoire. Au-delà des procédures, c’est une atmosphère générale de méfiance qui s’installe. Pour de nombreuses entreprises, il ne s’agit plus seulement de gérer des voyages, mais de mitiger un véritable risque réputationnel, juridique ou humain. Et pour les salariés, la frontière entre mission professionnelle et insécurité perçue n’a jamais été aussi fine. Ce changement profond des conditions d’accès aux États-Unis pose une question stratégique pour les années à venir : les entreprises peuvent-elles encore compter sur la libre circulation de leurs talents dans un contexte aussi verrouillé ? Et si la mobilité professionnelle vers les États-Unis devenait, à terme, une exception plutôt qu’une norme ? . . Podcast (juin 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 3, 2025


.Depuis la sortie du Royaume-Uni du programme Erasmus+, la mobilité étudiante européenne vers les universités britanniques s’est considérablement réduite. Les chiffres sont sans appel : en 2023-2024, seuls 7 000 étudiants allemands étaient inscrits dans une université britannique, soit près de moitié moins qu’avant le Brexit, selon le DAAD (Office allemand d’échanges universitaires). En France, la tendance est similaire. Alors que Londres, Oxford ou Manchester faisaient autrefois partie des destinations phares pour un semestre ou un cursus complet, le Brexit a profondément modifié les règles du jeu. Dans cet épisode, nous analysons les conséquences concrètes de ce changement : hausse des frais d’inscription, disparition des bourses Erasmus automatiques, complexité administrative et barrière du visa. Pour un étudiant européen, accéder aujourd’hui à une université britannique demande une préparation rigoureuse, un budget conséquent et, souvent, le soutien d’un programme bilatéral entre établissements. La fin du programme Erasmus+ signifie que les étudiants doivent désormais passer par des accords directs entre universités, très variables d’un établissement à l’autre. Les aides financières sont devenues plus rares. Les frais de scolarité peuvent atteindre jusqu’à 40 000 € par an, et les anciens financements européens ne sont plus garantis. Si certains dispositifs comme les bourses nationales (DAAD, établissements français) existent encore, ils ne suffisent plus à compenser le coût global d’une mobilité vers le Royaume-Uni. Côté visa, les conditions sont strictes : il faut justifier de ressources suffisantes (1 023 £ par mois en dehors de Londres, 1 334 £ dans la capitale), prouver son niveau d’anglais, s’acquitter d’une assurance santé britannique (IHS surcharge) et naviguer dans des démarches souvent longues. Les étudiants européens, même déjà installés au Royaume-Uni, ne sont pas épargnés par ces formalités. Quant aux stages, ils deviennent presque impossibles à organiser sans visa de travail, sauf exceptions très ciblées comme certains programmes de recherche scientifique. Malgré ces obstacles, des alternatives existent. Certaines grandes écoles françaises (Sciences Po, HEC, CentraleSupélec...) ont maintenu des accords privilégiés avec des universités britanniques, permettant des mobilités encadrées. De plus, un projet de Youth Mobility Scheme entre l’Union européenne et le Royaume-Uni est en discussion. Ce programme pourrait, à terme, faciliter les séjours des jeunes Européens pour études ou travail temporaire. Étudier au Royaume-Uni n’est donc plus un choix spontané, mais un parcours exigeant. Il faut aujourd’hui anticiper, comparer, budgéter et chercher activement les bonnes opportunités. Pour celles et ceux qui sont prêts à s’engager dans cette voie, le prestige académique et l’expérience internationale restent au rendez-vous, mais à un prix — financier et administratif — bien plus élevé qu’avant. . . Podcast (juin 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on June 3, 2025


.Loin d’être une exception ou un simple rêve d’évasion, partir travailler à l’étranger juste après les études est devenu un choix de plus en plus courant pour les jeunes diplômés français. Dans ce podcast, on explore les motivations, les destinations, les opportunités… mais aussi les défis que représente ce grand saut. Selon une étude 2024 de Campus France, 45 % des étudiants français envisagent une première expérience professionnelle hors de France à la fin de leurs études. Ce chiffre monte encore plus haut parmi les diplômés d’écoles de commerce, d’ingénieurs et de masters internationaux. Le phénomène ne se limite plus aux seuls profils “aventuriers” : il devient une véritable tendance structurelle, voire un levier stratégique de carrière. Les raisons de partir sont multiples. Certaines sont pragmatiques : des marchés du travail étrangers plus ouverts aux profils juniors, des secteurs en tension qui recrutent massivement, comme le numérique, l’ingénierie, les data sciences ou la finance. L’Allemagne, par exemple, cherche activement des jeunes ingénieurs ; le Canada, de son côté, a facilité en 2023 l’accueil de plus de 100 000 travailleurs qualifiés, selon Statistique Canada. Une large part d’entre eux était composée de jeunes professionnels, tout juste diplômés. Mais le choix de l’expatriation ne se résume pas à une stratégie d’emploi. Pour beaucoup, il y a aussi l’envie de vivre autrement : découvrir une autre culture, pratiquer une nouvelle langue, sortir du cadre académique français. Des villes comme Berlin, Montréal, Amsterdam, Lisbonne, Dubaï ou Singapour sont devenues de véritables hubs internationaux, où l’anglais est souvent suffisant pour débuter une carrière et où les environnements multiculturels favorisent l’apprentissage et la mobilité. L’expatriation en début de carrière permet aussi de développer rapidement des soft skills recherchées : autonomie, adaptabilité, capacité à gérer l’incertitude. Une enquête menée par l’Apec révèle que plus de 70 % des recruteurs français considèrent qu’une expérience professionnelle à l’étranger constitue un avantage, même pour des profils juniors. Et dans un monde de plus en plus interconnecté, ce type de parcours devient un marqueur d’agilité. Mais tout n’est pas simple pour autant. Travailler à l’étranger implique de s’adapter à un cadre juridique et culturel différent, de naviguer des procédures de visa parfois complexes, et de comprendre des pratiques managériales qui ne ressemblent pas toujours à celles apprises en école. Loin d’être une extension de la vie étudiante, cette première étape professionnelle peut être exigeante, tant sur le plan administratif que psychologique. Il faut aussi être préparé à gérer le retour. Si certains choisissent de rester, d’autres reviennent en France avec une expérience précieuse, mais pas toujours bien comprise. Il faut alors savoir la valoriser, la traduire dans un langage professionnel local, expliquer ce que l’on a appris : leadership interculturel, autonomie, capacité à rebondir. . . Podcast (mai 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3min | Published on May 28, 2025


.S’installer à l’étranger, ce n’est pas seulement changer de pays : c’est aussi recréer du lien. Pour des milliers de francophones installés aux quatre coins du monde, ce lien passe par les clubs et associations francophones, véritables points d’ancrage communautaires et culturels. Selon les données du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, la France compte en 2025 plus de 2,5 millions de ressortissants enregistrés à l’étranger, et jusqu’à 3,5 millions si l’on inclut les non-inscrits au registre. Parmi eux, beaucoup s’appuient sur un tissu associatif dense, présent dans plus de 160 pays. En tête, on trouve les Alliances Françaises, un réseau culturel historique fondé en 1883 et aujourd’hui implanté dans plus de 132 pays avec plus de 800 antennes. Si leur mission première est linguistique et culturelle, elles jouent aussi un rôle social de plus en plus important, en organisant des événements, des cafés-rencontres, ou des ateliers pour petits et grands dans des villes comme Buenos Aires, Bangkok ou Nairobi. À côté de ces institutions, de nombreuses associations de Français de l’étranger se sont structurées. L’Union des Français de l’Étranger (UFE), par exemple, est présente dans plus de 100 pays et regroupe des antennes locales à Dubaï, Madrid, Tokyo ou San Francisco. Elle propose des services d’entraide, des événements culturels, des groupes d’accueil pour les nouveaux arrivants ou encore des réseaux professionnels. Les Français du Monde, autre réseau historique, a également des sections dans des dizaines de villes : Rome, Rabat, Dakar, Montréal… Côté professionnel, des structures comme le Réseau des Entrepreneurs Francophones à Montréal ou FrenchConnect London jouent un rôle clé dans l’accompagnement des porteurs de projets et la mise en réseau des cadres ou entrepreneurs francophones. Les groupes informels en ligne prennent aussi une place grandissante. Sur Facebook, “Français à Lisbonne” compte plus de 30 000 membres, “Français à Berlin” dépasse les 50 000. Ces groupes, très actifs, offrent un soutien quotidien : recherche de logement, école, emploi, coups de pouce logistiques ou juridiques. Sur WhatsApp, des groupes de parents, d’étudiants ou de professionnels se forment spontanément, souvent à l’initiative d’un ou deux expatriés désireux de créer du lien. Les plus jeunes ou les familles peuvent se tourner vers des associations étudiantes ou culturelles : à Montréal, le Bureau des Étudiants Francophones de l’UdeM ; à Bruxelles, l’Association des Étudiants Francophones de l’ULB. Enfin, des associations plus spécifiques existent : les Petits Frères des Pauvres International, présents à Bruxelles et Montréal pour le soutien aux aînés isolés ; les clubs Toastmasters francophones pour pratiquer la prise de parole dans des dizaines de capitales. Ce tissu associatif, multiple et souvent bénévole, permet aux francophones de ne pas se sentir seuls à l’étranger, de maintenir un lien avec la langue et la culture, mais aussi de s’intégrer localement sans s’isoler. . Podcast(mai 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr (http://Francaisdanslemonde.fr): Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE. . Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3min | Published on May 28, 2025