Speaker #0Bonjour et bienvenue à la Fabrique du Sommeil, le podcast dédié à celles qui aspirent à des nuits sereines et des journées énergisées de manière naturelle. Je suis Corinne Baudoin, sophrologue et hypnothérapeute spécialisée dans le sommeil et le stress depuis plus de 10 ans. J'accompagne les femmes stressées à retrouver durablement un meilleur sommeil et leur énergie durant la journée. Et cela sans somnifère et sans dopant, juste en vous apprenant à utiliser les fabuleuses compétences de votre corps et de votre esprit. Si vos nuits vous échappent et que vous ne comprenez pas pourquoi votre sommeil tombe en panne, vous êtes au bon endroit. A chaque épisode, je vous apporte des éclairages, des stratégies et des techniques simples et efficaces. Seule ou accompagnée d'invités, nous explorerons les rouages de la mécanique du sommeil pour réinventer vos nuits et transformer vos jours. Prête pour relancer efficacement la fabrique de votre sommeil ? Alors, ça commence maintenant avec l'épisode du jour. Bonne écoute ! Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de La fabrique du sommeil. Un épisode pour mieux comprendre ce qui se joue vraiment quand le sommeil ne recharge plus. Vous dormez, vous vous couchez à une heure correcte, parfois même vous avez l'impression de faire tout ce qu'il faut. Et pourtant, au réveil, vous êtes fatiguée. Pas juste un peu vaseuse, mais avec cette sensation étrange que la nuit n'a pas vraiment fait son travail. Si vous vous reconnaissez là-dedans, j'aimerais vous dire une chose tout de suite : Vous n'êtes pas seule! Et surtout, il n'y a rien d'anormal à ce que vous vivez. Beaucoup de femmes me disent « je dors mais je ne récupère pas » . Et surtout, cette fameuse phrase « j'ai l'impression que mon sommeil n'est pas réparateur » . Dans cet épisode, je ne vais pas vous donner une nouvelle astuce, ni une routine de plus à appliquer. Je vais plutôt vous aider à comprendre simplement pourquoi on peut dormir sans vraiment se recharger. Et vous verrez que très souvent, ce n'est pas le sommeil qui pose problème, mais l'état dans lequel le corps passe la nuit. C'est parti ! Et pour comprendre cela, il faut d'abord faire une distinction essentielle. Souvent, quand on se réveille fatiguée, on se dit : « pourtant j'ai dormi » . Et c'est là que quelque chose d'important se joue. Parce que dormir, ce n'est pas exactement la même chose que récupérer. Dormir, c'est fermer les yeux, c'est être allongé, c'est parfois même dormir longtemps. Récupérer, c'est autre chose. C'est quand le corps peut vraiment relâcher, quand il se sent suffisamment en sécurité pour se réparer, se recharger, se régénérer. Pour récupérer vraiment, le corps a besoin de passer dans un mode très particulier. Un mode où le rythme cardiaque ralentit, où les muscles se détendent profondément et où la respiration devient... plus calme, plus lente, plus abdominale. C'est d'ailleurs la respiration naturelle du sommeil, celle que le corps enclenche spontanément quand il se sent en sécurité. Vous avez peut-être déjà entendu parler de la respiration abdominale parce qu'elle est souvent proposée pour retrouver le calme. Mais dans la journée, nous ne respirons pas en permanence comme cela. Quand la vie est chargée, quand le stress est présent, la respiration devient automatiquement plus haute, plus courte, plus thoracique. Et si cette respiration ne redescend pas suffisamment le soir, le corps peut avoir du mal à comprendre qu'il peut relâcher pour la nuit. Et c'est pour cela qu'il est tout à fait possible de dormir sans que cette récupération profonde ait réellement lieu. Je vais vous donner une image très simple. Imaginez votre téléphone. Vous le branchez le soir, il est bien connecté à la prise, mais en arrière-plan, il y a plein d'applications ouvertes. Résultat: il recharge, mais mal. Il chauffe, il ralentit et le matin, la batterie n'est pas vraiment pleine. Pour le corps, c'est un peu la même chose. Il peut dormir, mais rester allumé en permanence, comme s'il devait rester prêt à réagir. Les études montrent que chez les personnes très sollicitées ou stressées, le corps peut rester partiellement en état d'alerte, même pendant le sommeil. Et dans ces conditions-là, le sommeil existe, mais la récupération est incomplète. Alors voyons maintenant ce qui empêche concrètement le corps de récupérer la nuit. Quand le sommeil n'est pas vraiment récupérateur, ce n'est pas parce que le corps ne sait plus dormi. C'est le plus souvent parce qu'il ne se sent pas complètement autorisé à relâcher. Il y a plusieurs raisons à cela et vous allez peut-être vous reconnaître dans ce que je vais décrire. D'abord, il y a le corps qui reste en alerte. Même allongé, même les yeux fermés, il reste comme sur le qui-vive. Comme s'il devait rester prêt à intervenir. Ce n'est pas conscient, ce n'est pas volontaire, c'est un automatisme nécessaire à notre survie. Quand on a vécu beaucoup de stress, quand on a longtemps tenu bon, le corps apprend à fonctionner sur un mode d'adaptation. C'est un mode très utile en journée parce qu'il permet de faire face, de gérer, de tenir. Mais le problème, c'est quand ce mode reste activé la nuit. Le corps ne descend alors pas complètement dans ce fameux mode de repos profond dont il a besoin pour récupérer. Ensuite, il y a le mental qui ne décroche jamais complètement. Pas forcément avec des pensées claires, mais avec une activité de fond. Comme un moteur qui tourne au ralenti sans jamais s'éteindre tout à fait. Les recherches montrent d'ailleurs que même en l'absence de pensée consciente, le cerveau peut rester dans un état de vigilance. Ce n'est donc pas seulement ce que vous pensez le soir qui influence votre récupération, mais l'état global dans lequel votre cerveau reste pendant la nuit. Et puis, il y a la fatigue accumulée. Cette fatigue qui s'installe quand on tire sur ses réserves, quand on se repose, un peu, mais jamais vraiment. Et là, il se passe quelque chose de très contre-intuitif. On pourrait croire que plus on est fatigué, plus le corps va s'effondrer de sommeil. Mais chez beaucoup de femmes, c'est l'inverse qui se produit. Plus le corps est fatigué et plus il se met en tension. Comme s'il se disait... :" Je n'ai plus beaucoup de réserve, donc je ne peux pas me permettre de lâcher". Ce n'est donc pas une faiblesse, ce n'est pas un dérèglement non plus, c'est un mécanisme de protection. Un corps très fatigué ne se repose pas tout de suite. Il cherche d'abord à assurer, à tenir, à rester vigilant. Et tant qu'il ne se sent pas suffisamment en sécurité, il reste en alerte, même la nuit. Et si vous vous reconnaissez dans ce fonctionnement, il y a quelque chose de très important à entendre. Il n'y a rien de cassé chez vous. Votre sommeil n'est pas défectueux. Votre corps ne vous lâche pas. Il fait exactement ce qu'il sait faire quand il a dû rester fort, vigilant, disponible. responsable pendant longtemps. D'un point de vue du corps, ce que vous vivez n'est pas un bug. C'est une réponse d'adaptation. Un corps qui reste en alerte la nuit, ce n'est pas un corps fragile. C'est un corps qui a appris à protéger : À protéger votre énergie, à protéger votre capacité à tenir, à protéger votre équilibre comme il peut. Et souvent, le simple fait de comprendre ça, de poser ce regard-là sur notre sommeil, commence déjà à faire baisser la pression à l'intérieur. Parce qu'on s'arrête de se battre contre soi, on arrête de se dire : « je devrais mieux dormir » , « je devrais récupérer » . Et on commence à se dire : « mon corps fait de son mieux avec ce qu'il a » . Cette fatigue que vous ressentez au réveil ne veut pas dire que la nuit a été inutile. Elle veut surtout dire que votre corps n'a pas encore trouvé les conditions suffisantes pour se sentir assez en sécurité, pour relâcher complètement. Et la bonne nouvelle, c'est que ces conditions-là, ça s'apprend. Le corps et le cerveau sont capables d'apprendre tout au long de la vie. Même après des mois, parfois des années de sommeil non récupérateur. Pas en forçant, pas en ajoutant des efforts, mais en changeant progressivement la façon dont nous nous parlons, dont nous interprétons ce qui se passe la nuit, dont nous écoutons les signaux du corps. Et si malgré des nuits de durée suffisante, la fatigue restait très présente dans le temps, n'hésitez pas à en parler à votre médecin pour vérifier qu'il n'existe pas un trouble du sommeil sous-jacent, comme par exemple l'apnée du sommeil ou le syndrome des jambes sans repos. En dehors de ces situations particulières, si vous deviez changer une seule chose à partir d'aujourd'hui, ce ne serait pas votre heure de coucher, ni votre routine du soir, ce serait votre regard sur votre sommeil. Je vous rappelle que le sommeil ne se commande pas. Il ne s'obtient pas à force de volonté. Plus on essaie de le contrôler, plus le corps peut se crisper. En revanche, le sommeil, il se prépare, il se sécurise. Quand le corps se sent suffisamment en sécurité, le cerveau peut enfin baisser la garde. Et c'est à ce moment-là que le sommeil devient vraiment récupérateur. Votre corps sait dormir, il n'a rien oublié, il le fait depuis toujours. Le sommeil fait partie de notre fonctionnement biologique le plus ancien. S'il reste en alerte aujourd'hui, ce n'est pas pour vous empêcher de récupérer, mais pour vous protéger. Alors peut-être que ce soir, au lieu de vous demander : « est-ce que je vais bien dormir ? » , vous pourriez simplement vous dire: « qu'est-ce qui pourrait aider mon corps et mon cerveau à se sentir un peu plus en sécurité ? » Bien sûr, sans chercher de réponse tout de suite. Juste en laissant cette question exister. Parce que parfois, le simple fait de changer de regard, de poser moins de pression, commence déjà à modifier l'état intérieur. Et si vous deviez garder une seule chose de cet épisode, ce serait celle-ci: Votre sommeil n'est pas cassé! Il est en train de vous parler et vous pouvez pas à pas apprendre à l'écouter autrement. Et si vous souhaitez aller plus loin, je vous rappelle que ma mini-formation gratuite 7 jours pour mieux dormir est toujours disponible. Chaque jour, vous y découvrirez un petit exercice simple et guidé pour apaiser votre mental, relâcher votre corps et préparer vos nuits naturellement. Le lien pour vous inscrire est dans la description. de cet épisode. Je vous remercie pour votre écoute et je vous dis à bientôt pour un nouvel épisode de la Fabrique du Sommeil. J'ai été ravie de partager ce moment avec vous. J'espère que vous y avez trouvé des ressources, du réconfort et des inspirations pour embellir vos nuits et dynamiser vos jours. Pensez à vous abonner à mon podcast pour ne manquer aucun de nos prochains rendez-vous. Et si cet épisode vous a plu, partagez-le avec ceux qui, comme vous, méritent des nuits sereines et des journées aides. Des questions ? Des sujets que vous aimeriez que j'explore ? N'hésitez pas à m'écrire contact@corinnebaudoin.fr A très bientôt pour de nouvelles pratiques et astuces sommeil. D'ici là, je vous souhaite comme je le souhaite chaque soir, avant de fermer les yeux, à ceux qui me sont chers :" Bonne nuit, faites de beaux rêves !"