- Speaker #0
Hello et bienvenue sur le podcast La Révolution dans l'Assiette. Je suis Claire, photographe culinaire et créatrice de recettes végétales, passionnée et engagée pour un avenir plus responsable. Chaque semaine, je te retrouve seule ou accompagnée de mes invités à la découverte d'une alimentation végétale et plus responsable. Ensemble, nous allons ouvrir les portes de l'univers végétal et partir l'explorer. Alors, installe-toi bien et c'est parti ! Hello et bienvenue dans cet épisode. Aujourd'hui je reçois Fabien Borgel et nous avons enregistré son interview dans son restaurant. Alors si vous entendez des morues de frigo ou des bruits de couteau, c'est normal. Je vous laisse avec l'épisode et je vous souhaite bonne écoute. Bonjour Fabien et bienvenue sur le podcast La Révolution dans l'Assiette. Je suis ravie de pouvoir t'accueillir ici. Et donc du coup, on va commencer par te présenter aux auditeurs pour qu'ils puissent savoir un peu qui tu es. Donc du coup, est-ce que tu peux te présenter et nous parler un peu de ton parcours ? Comment t'en es arrivé ? jusqu'ici ?
- Speaker #1
Alors bonjour Claire, moi c'est donc Fabien, Fabien Hamborgel, je suis donc cuisinier métier et j'ai ouvert ce restaurant, donc le restaurant avec un ami qui s'appelle Emile, qui est un ami de longue date, qu'on s'est suivi depuis toujours. Comment c'est venu ? Alors c'est venu, c'est venu par un soir entre amis, on a discuté de choses et d'autres. On s'est rendu compte que le cru n'était pas trop répandu sur Paris, enfin en France du moins, et on a décidé de se lancer à Paris. Parce qu'en France, il y avait déjà un restaurant cru en Auvergne qui existait.
- Speaker #0
Et du coup, c'est vraiment d'abord l'idée du cru qui est venue, et après l'alimentation végétale ou l'inverse ?
- Speaker #1
Les deux en même temps, j'ai envie de dire. Non, non, il n'y a pas de l'un ou l'autre, c'est l'alimentation vivante avec le végétal. C'est le sans gluten qui est venu par la suite, par contre. Mais le cru et le végétal, non, ensemble. Parce qu'Emile étant végétalienne, depuis que je le connais, est végétalien. Et toi,
- Speaker #0
de ce que tu m'avais dit, tu n'es pas végétalien.
- Speaker #1
Moi, je suis cuisinier, oui. Je suis cuisinier et je me suis toujours intéressé, sans réellement comprendre avant qu'on nous serait sans, quels étaient les produits à comment switcher ou à faire attention à certains... Je pense au miel par exemple, à des choses de ce type qu'on ne peut pas utiliser du fait que ça provient des animaux. Ça au début je ne le comprenais pas énormément, mais à force, en ouvrant cette entreprise, je me suis complètement baigné dedans et j'ai commencé à réaliser un peu tous ces différents produits qu'on pouvait changer par d'autres produits. Et on découvrait d'autres goûts, d'autres manières aussi de travailler. Donc, c'était un challenge et assez intéressant au final.
- Speaker #0
Et du coup, quelle était ta première réaction quand il t'a dit ou quand vous avez eu l'idée d'avoir un restaurant 100% végétalien, du coup ? Est-ce que c'était de la peur ? Est-ce que c'était de l'enthousiasme ?
- Speaker #1
Non, pour moi, ça a toujours été un truc où il fallait que je fasse quelque chose, pas comme les autres. Ça, c'était une évidence. Après, je pense que le déclic, il s'est fait vraiment quand il m'a fait goûter la cuisine. Donc un soir, je suis allé chez lui et on m'a fait un entrée plat dessert de cette alimentation. Et je me souviens toujours les spaghettis avec la boulette de noix bolognaise, royaunaise, non, bolo, je n'ai plus le terme là. Enfin voilà, une sauce tomate avec des noix, des boulettes de noix et des spaghettis de courgettes. Et alors ça, c'était quand même assez bluffant. Et j'ai trouvé que cette illusion de manger ce qu'on a l'habitude de manger et qu'il ne l'est pas m'a complètement séduit.
- Speaker #0
Donc c'est en goûtant les plats vraiment que tu t'es dit, ok, il y a quelque chose à faire. D'accord, c'est très intéressant parce que du coup, la plupart du temps, c'est une peur de devenir 100% végétalien. Et du coup, commencer par déjà savoir que c'est bon, c'est déjà important. Puisque c'est vrai que quand on dit alimentation végétale, la plupart du temps, ça peut être la salade. Un vrai pulsif,
- Speaker #1
en fait. Ça peut être croissant. Oui, mais non, pas du tout. Non, bien au contraire.
- Speaker #0
Quelle a été ta première réussite en ouvrant ce restaurant ?
- Speaker #1
De l'ouvrir. Je pense que le premier truc, c'est d'ouvrir les portes et d'avoir commencé à accueillir quelques clients. Je pense que ça, c'était quand même assez beau parce que ça a été un travail de près de plus d'un an, je crois. Et à force de rencontrer, parce qu'on s'est fait aider de quelques amis, à force que les amis viennent et ne comprenaient pas exactement ce qu'on allait faire, ça pouvait un peu... On pourrait avoir une peur, mais au final, non. Une enthousiasme de leur ouvrir et de montrer ce qu'on allait faire. Je pense que ça, c'est le premier pas. Le deuxième pas, après, c'est le retour des clients. Les retours des clients qui te disent Ah, je ne connaissais pas, mais je suis agréablement surpris. Magnifique. Et des gens qui n'ont jamais mangé, ou qui l'ont très peu, qui ne connaissent très peu le végétal. Donc je pense que ça, c'est l'un des...
- Speaker #0
Alors petite anecdote, en t'attendant dehors, il y a des personnes qui sont passées en vélo et qui ont dit, ah c'est ici, il faut qu'on vienne goûter. Voilà. Donc c'est bien parce que du coup ça parle et ça donne envie de découvrir cette cuisine, notamment que ce soit la cuisine végétale, mais aussi la cuisine crue. Et donc du coup, tu as dit que ça t'avait pris un an à mettre en place ce projet, que ce soit à trouver les recettes.
- Speaker #1
Non, non, plutôt sur les travaux, sur comment mettre en place toute cette entreprise. Donc les premières recettes ne viennent pas de moi, du fait que ce n'était pas moi qui étais en cuisine. Mais c'est très rapidement arrivé et il a fallu le temps d'organiser le truc et que je comprenne un peu aussi le fonctionnement. de cette cuisine. Ce qui était le plus dur, c'était vraiment, dès le départ, de le mettre en place et après, ça fait à l'ouverture.
- Speaker #0
Et les recettes, du coup, là maintenant, tu t'inspires de recettes, que ce soit des recettes de saison ou pas du tout ?
- Speaker #1
Alors, de saison, c'est une obligation. C'est même la base. Ce jour où on se parle, je suis très en retard parce que je devrais changer de carte. Je n'ai pas eu le temps encore. pas mal de petits trucs à résoudre, mais ça va se faire dans le week-end. La base, c'est les produits, ensuite après, des recettes type que je connais déjà, ou alors après, de la création pure et dure.
- Speaker #0
Et ça te prend du temps à créer ces recettes ?
- Speaker #1
Ça dépense si le temps, je l'ai, et si je suis assez enthousiaste pour faire des choses. Je pense que c'est un peu comme tout le monde au final. Après, la créativité, elle vient tout seul.
- Speaker #0
Et la question, c'est pourquoi 42 degrés comme on dit pour ce restaurant ?
- Speaker #1
Alors, cette fameuse question du 42 degrés, et en fait, cette température n'a pas dépassé. Donc, on estime entre 42 et 45, donc on a choisi 42, pour ne pas dénaturer les nutriments, pour conserver les vitamines, l'enzyme, les sels minéraux, tout ce qu'on a besoin pour atteindre bonne santé.
- Speaker #0
D'accord. Et est-ce que c'est conseillé de manger cru, un cru tout au long de la... Enfin, tout le temps, ou il faut varier aussi ?
- Speaker #1
Alors, conseiller, je ne sais pas. Maintenant, je pense que c'est comme quand on commence à découvrir un peu le végétal. Il est recommandé de ne pas manger une fois par semaine de viande et voir un peu plus s'il y a affinité. Et une fois qu'on commence à goûter au végétal, je pense que le cru, il est important de s'y intéresser parce qu'il y a beaucoup d'énergie dans ces végétaux qu'on ne cuit pas et on peut en trouver le bon bénéfice.
- Speaker #0
Est-ce que tu... Du coup, je vais rebondir un peu sur la question d'avant, c'était par rapport à la saisonnalité et le cru. C'est vrai qu'en hiver, du coup, on va arriver sur l'automne et l'hiver, et du coup, qu'est-ce que...
- Speaker #1
Comment il fait ?
- Speaker #0
Voilà, parce que l'été, c'est assez facile, il y a tout ce qui est salade, crudités, et du coup, l'hiver, c'est vrai que...
- Speaker #1
Alors, on va utiliser un peu plus d'épices, beaucoup plus d'épices. On va essayer de se réchauffer avec le gingembre, avec le piment, des choses comme ça. Et il y a ce que j'appelle les vieilles techniques, mais ce ne sont pas des vieilles techniques. De mettre un peu d'eau chaude dans les plats pour réchauffer un peu ce qu'on va utiliser permet de mettre à bonne température.
- Speaker #0
Sans dépasser toujours les 42-45°C. D'accord. Et du coup, est-ce que tu veux nous parler un peu plus de l'alimentation crue et végétalienne ?
- Speaker #1
Ouais, pourquoi pas, ça dépend. Moi, je reste au cuisine, il ne faut pas l'oublier. Après, je connais un peu les bienfaits, mais je ne m'expose pas à tout ce que peut apporter. Enfin voilà, je ne suis pas... pas formé pour ça, même si j'avais des connaissances. Il y a des gens mieux formés que moi pour répondre à ces questions-là,
- Speaker #0
je pense. C'était juste pour savoir si toi, tu avais remarqué quelque chose parce que du coup, tu ne t'alimentes peut-être pas tout le temps, mais de temps en temps.
- Speaker #1
Je m'alimente quasiment tous les jours de cette façon-là. Même au début, j'avais commencé à faire des cures de june. Des cœurs de jus, oui. J'ai fait un jeûne aussi qui était assez impressionnant parce que je travaillais en même temps que je faisais mon jeûne. Donc, c'était assez intense. Oui, j'ai vu la différence, la vitalité qui s'est décuplée, la lucidité aussi qui était assez intéressante. Et je l'ai vu aussi par mon associé qui, tout le long, pendant un an, quand on travaillait ensemble, Elle s'alimentait complètement de cette façon-là. Il était même parti frugivore. Donc, elle ne s'alimentait que de fruits. Pas de fatigue, quasiment pas de fatigue. C'est assez incroyable. D'autres questions,
- Speaker #0
c'est comment tu trouves l'inspiration quand tu dois enlever certains aliments ? Du coup, comment tu t'inspires ?
- Speaker #1
C'est comme pour une recette. Je me base sur mes recettes d'auparavant et j'essaie de les remettre à cette alimentation. Il y a des fois même que je parle avec des gens et je ne me rends même pas compte que je parle de recettes traditionnelles. Parce que j'ai quand même gardé les mêmes termes au final. Je switch sur certains termes, il y a beaucoup de termes. Je prends toujours la crème pâtissière, pour moi c'est une crème pâtissière. Pourtant, ce n'en est pas une. Il faut bien se mettre dans l'idée. Mais en fait, j'essaie de me dire, une crème pâtissière c'est quoi ? C'est du lait, de la vanille, du jaune d'œuf, du sucre. Et après tu cuis et là dans l'esprit, il faut la couleur, il faut le sucre, il faut la tenue. Et la texture. Et la texture, la tenue, la texture. Et en fait je pars de cette façon, je décompose cette recette d'une façon où il faut essayer de comprendre les différents points importants et à partir de là j'essaie de reproduire de cette façon.
- Speaker #0
Donc c'est vraiment de comprendre comment, à la base, c'est fait quand c'est non végétal, et d'essayer d'apporter ça de manière végétale.
- Speaker #1
C'est ça. Et après, il y a des fois, c'est pas du tout la même chose, ça c'est clair. Mais si ça part sur autre chose, c'est marrant aussi. Oui,
- Speaker #0
il y a beaucoup de tests et d'expériences.
- Speaker #1
C'est ça. C'est toujours des tests. On n'arrête pas.
- Speaker #0
Oui, du coup, c'était un peu la même chose, mais c'était pourquoi crudivore ? Et comment... Comment t'es passé à là ? Mais du coup, tu as déjà répondu. Si tu veux rajouter quelque chose.
- Speaker #1
Pourquoi Crudivore ? Moi, je respecte en fait cette alimentation. On me demande à chaque fois, mais pourquoi tu ne referais pas un peu de cuisines ? Ce que j'aimerais en soi, de faire un Crudivore, un jour, ça viendra peut-être. Mais du fait qu'on est parti, ce serait dommage de mentir. On est parti sur ce concept-là. Aujourd'hui, 42 degrés, c'est ça. C'est une alimentation vivante, c'est Crudivore. Et... Je m'y plie à deux dents, ça me convient totalement. Je ne m'épuise pas, je ne suis toujours pas épuisé au niveau recherche. Peut-être un peu moins qu'auparavant, mais il y a toujours des nouveaux produits qui arrivent pour changer un peu les recettes qu'on fait aujourd'hui et c'est ça que j'aime. Et heureusement qu'il y a les saisons qui changent, ça aussi c'est génial. C'est ça, produit à chaque fois. Le 7 en ce moment là.
- Speaker #0
Et t'es tout seul à créer les recettes ?
- Speaker #1
Ou vous êtes plusieurs ? Je m'aime tout seul. De discuter avec vous, d'échanger avec les collègues, de se faire un repas à la maison, d'aller manger au restaurant, d'ouvrir un livre. On va dire la seule inspiration, les parcours, de se balader. Je pense que la créativité, elle vient d'un peu tout et n'importe quoi. C'est incroyable. Des fois, il y a des déclics. Tu te dis, ah mais ouais, ça, ça peut être intéressant. Je pense que ça part comme ça. Il n'y a pas d'une idée qui vient de proprement moi. Pour moi, une idée, elle est partagée de base. Oui,
- Speaker #0
en fait, c'est s'inspirer. Et puis, il y a l'invité.
- Speaker #1
De reparler, de la tester. Et de la tester avec un collègue. De dire, on s'en passe à ça. Donc là, on ne part pas encore à un autre truc. Je pense que c'est collégial avant tout.
- Speaker #0
Et vous testez toutes vos recettes avant de les proposer ?
- Speaker #1
La plupart.
- Speaker #0
La plupart.
- Speaker #1
La plupart. Parce que j'aime bien le freestyle aussi. Les gens qui me connaissent le sauront.
- Speaker #0
D'accord. Donc des fois, ça vous arrive de proposer une recette et que vous avez...
- Speaker #1
Que je n'aurais pas testé auparavant. Oui, bien sûr. Bien sûr, ça me va.
- Speaker #0
Et parce que du coup, c'est à mon tour.
- Speaker #1
Parce que je me connais et que j'ai besoin aussi de ce côté un peu...
- Speaker #0
Et c'est ce que les clients recherchent quand ils viennent ici aussi, de tester de nouvelles choses.
- Speaker #1
Oui, parce que j'ai des habitués que je fais tester des choses aussi, assez souvent. Il y a des gens qui viennent quand même assez souvent, ou il y a des personnes à force qu'on se connaisse depuis... Peut-être pas l'ouverture du restaurant, mais presque. Je sais que ce ne sont pas des fins palées, mais qui aiment bien découvrir un peu ce que je fais de nouveau. Ça m'arrive de ne pas goûter.
- Speaker #0
Et ça fait combien de temps que le restaurant est ouvert ?
- Speaker #1
Il y en a un autre qui s'ouvre.
- Speaker #0
Oui, c'était la prochaine question du coup. Niveau projet, est-ce que tu as des projets pour la suite, avec ce restaurant ou avec d'autres ?
- Speaker #1
Et donc oui, on est sur la fin, mais on est en train d'ouvrir une... Une épicerie takeaway, traiteur, juste à côté, dans le 4ème, qui va être ouverte, on fait l'inauguration le 15 octobre, si ça se passe bien.
- Speaker #0
Ça arrive à grands pas.
- Speaker #1
Ça arrive à très grands pas, oui.
- Speaker #0
Et du coup, c'est quoi le concept de ce restaurant ?
- Speaker #1
Toujours le même. C'est pas un restaurant, c'est un takeaway. C'est plus un laboratoire version beaucoup plus grand.
- Speaker #0
Du coup, ça serait des... des plats emportés dans l'idée du cru sans gluten et est-ce qu'il y a eu des difficultés que tu as rencontré en mettant en place de l'alimentation du coup végétale cru mais aussi du coup tu as dit sans gluten ?
- Speaker #1
Non je vois pas où est le problème une fois que tu le comprends une fois que tu as les bonnes clés en main il y en a Les portes s'ouvrent.
- Speaker #0
Et est-ce que tu as une conscience écologique ou alors même pour la société ?
- Speaker #1
Totalement. Je pense que ça va dans le même sens que faire du bio. Oui,
- Speaker #0
ça fait partie aussi de l'essence du restaurant.
- Speaker #1
Oui, l'éthique du restaurant. Totalement. Le respect de la nature en fait partie. Et c'est pour ça. Alors là, il y a un truc, je ne sais pas si on va y arriver. Je me lance sur, enfin, je dis quelque chose, mais je ne suis pas sûr de y arriver à 100%. Parce qu'on m'a toujours fait la remarque que j'utilisais trop de boîtes en plastique, des tupperware, c'est pour ranger comment les préparations. Et c'est vrai qu'au début, quand on a ouvert, c'était, enfin, moi, je travaillais comme ça dans d'autres restaurants. Et voilà, des tupperware et des bacs gastro en métal, enfin, en inox, c'est pas le même prix. Mais par contre, au niveau de durée, clairement, l'inode, ça vit. Et sur le coup, quand tu commences à ouvrir ton entreprise, tu te dis, ouais, non mais bon, d'un truc à 45 euros, à 45 euros, tu en as 100. Tu fais vite le calcul, tu te dis, ouais, ben pour un 100, pas comme ça. Mais le problème, quand tu es lancé sur un truc comme ça, pour changer derrière, c'est compliqué. Enfin, t'as du mal à revenir en arrière. Et sur le deuxième, là, j'ai décidé qu'il n'y aurait aucun tu peux avoir. C'est dur, totalement. J'ai dit, on passe que les bacs en inox. Pour l'instant, j'en ai jeté trois. On va voir si je vais y arriver. Après, on a beaucoup de parfaits en verre. J'espère pouvoir aussi utiliser ça. Le but, ce n'est pas d'acheter des verroirs.
- Speaker #0
Dans cette démarche, tu es tout seul ou on t'aide ? Par exemple, ça peut être pour donner des conseils ?
- Speaker #1
Il y a le label. qui m'a beaucoup conseillé l'année dernière parce que j'avais encore quelques points qui a qui a payé du type les allait tu perds il y avait un truc je pense c'est fait pour les millions de maïs que j'utilise sur les boîtes là bon maintenant c'est terminé de sa source et que du recyclable mais elle me disait que le minot de maïs était pas bon non plus enfin chaque année il ya des nouveaux trucs qui arrivent je suis pas au courant de truc où je me je me comment je me Je n'intéresse pas tous les jours à savoir quelles sont les nouvelles normes, des choses comme ça. Mais par d'autres entreprises, des personnes un peu plus bienveillantes viennent m'en parler.
- Speaker #0
C'est chouette de pouvoir mettre cette démarche en place parmi le fait d'avoir déjà mis en place. C'est déjà énorme d'avoir un restaurant végétalien dans Paris. Est-ce qu'il y a des projets d'ouvrir en France ? Oui,
- Speaker #1
mais je ne sais pas quand. On va essayer de tenir ces deux-là, c'est le but. Maintenant, si l'occasion s'y prête, pourquoi pas.
- Speaker #0
Et est-ce que le fait d'avoir une alimentation crue et végétale et sans gluten, est-ce que c'est plus cher qu'une alimentation normale ou pas forcément ?
- Speaker #1
Non, ce n'est pas plus cher. Je ne suis pas d'accord. Les produits qu'on utilise sont des produits nobles, ça oui. Mais on fait la comparaison entre le poisson... le lait aujourd'hui, c'est aussi des produits nobles, c'est des produits qui coûtent aussi cher. Au final, on peut très bien s'alimenter de cette façon-là. On n'est pas obligé d'utiliser à chaque fois aussi tous ces produits nobles. Le cacao, ça coûte cher, le beurre de cacao, ça coûte cher, mais on n'est pas obligé de l'utiliser tous les jours. Il faut le savoir, il y a d'autres produits qui coûtent beaucoup moins cher, qui sont très bien. Non, je ne suis pas d'accord. Moi, je ne pense pas. Ça ne coûte pas plus cher que le non-végétal.
- Speaker #0
Et quels produits tu as toujours dans tes placards ou dans ta cuisine ?
- Speaker #1
Beaucoup d'huile. J'adore les huiles. Les huiles, le tamari. Quoi d'autre ? Pas mal d'épices. J'adore les épices. Ouais, voilà. Principalement, ça va être ça en priorité. Bon, après, ça, c'est pas cru, mais j'adore le riz.
- Speaker #0
Le riz cru, c'est pas très bon.
- Speaker #1
Si, mais il faut le fermenter. Enfin, voilà, ce procédé-là, je me suis pas encore... Apparemment, on pourrait faire de la fermentation, mais pas avec théier sur le sujet, vraiment.
- Speaker #0
La lactofermentation, c'est quelque chose que tu utilises ?
- Speaker #1
Ouais, c'est ce que j'utilise beaucoup, ouais. J'utilise beaucoup, mais alors, la lactofermentation, je suis toujours en apprentissage. J'en apprends tous les jours, là-dessus. de diverses personnes et c'est intéressant. Moi, je suis sur la base pour l'instant. Je pense qu'elle est pas mal. On fait des choses assez intéressantes. J'adore en plus laisser oublier. On a une belle cave pour ça et c'est assez pratique. Là, j'ai des petites pépites de plus de devant. Le jour où je vais les ouvrir, ça va être intéressant. Se trouver après des testeurs. C'est moi qui teste en premier. Mais non, la recto-formatation, c'est très intéressant parce qu'on part sur des goûts. On fait quelque chose. soit on connaît, on sait où on va aller plus ou moins par rapport aux épices qu'on va mettre, mais des fois, ça évolue tellement, ça décuple en goût. C'est intéressant, très intéressant. Et après, derrière, en plus, ce qui est intéressant, c'est qu'on peut le retravailler et le réutiliser pour faire encore autre chose derrière. Et ça, moi, j'adore. Tu pars d'un truc, tu refais encore un autre truc derrière. Une boîte,
- Speaker #0
c'est la même chose.
- Speaker #1
Eh oui.
- Speaker #0
Du coup, c'était pour un niveau inspiration. Est-ce que tu t'inspires de la cuisine du monde ?
- Speaker #1
Totalement, bien sûr.
- Speaker #0
Quel type de cuisine peut nous en dire plus ?
- Speaker #1
Quel type de cuisine ? Japonaise, coréenne. J'aime bien très Brésil. L'Italie, beaucoup.
- Speaker #0
Alors, il y a quelque chose qui m'intrigue, c'est l'Italie et le cru.
- Speaker #1
L'Italie et le cru ? Oui,
- Speaker #0
parce que du coup, pour comprendre l'Italie, c'est tout ce qui ne va pas être bizarre.
- Speaker #1
Oui, mais ce n'est pas parce qu'on s'inspire d'un... d'un pays ou de ses origines. On s'inspire de quoi ? De leur goût, de leur façon de faire, mais après, il faut toujours imaginer qu'on le reproduise d'une certaine façon.
- Speaker #0
Tout à fait. Et du coup, c'est quoi que tu retires de ces...
- Speaker #1
En fait, on n'utilise pas de blé, donc déjà, c'est fait, on utilise autre chose. Et on va donner l'illusion de manger une pâte, mais qui ne l'est pas, par exemple. On va faire des pâtes à pizza, les pâtes à pizza, on ne va pas les faire lever en la forme. Le goût, on le travaille un peu autrement, c'est plutôt ça en fait. Et un peu l'esprit. Oui, oui,
- Speaker #0
tout à fait.
- Speaker #1
C'est les formes, c'est même la texture. C'est pas vrai, c'est quand même, quand on prend des pâtes assez fines, elles sont un peu croustillantes, plus, ça pourrait marcher, ouais. Après, c'est ce que tu mets dans l'intérieur.
- Speaker #0
Oui, en soi, c'est pas la tradition qui vous inspire, mais c'est plus la manière de faire. Oui, il est ça. par les saveurs, entre guillemets. C'est ça. C'est très intéressant. On arrive doucement à la fin de cet épisode. Et du coup, je voulais savoir, où c'est que les auditeurs pouvaient te retrouver, que ce soit en physique dans ton restaurant ou alors sur les réseaux ?
- Speaker #1
Alors, en physique, au 109 rue Faubourg-Passanière, mais aussi maintenant, dans quelques semaines, au 17 rue Maubeuge, donc Paris 9e aussi, à partir du 15 octobre. Et... Les réseaux sociaux. Ah, les réseaux sociaux. Oh là là. Et je ne sais pas. Sur
- Speaker #0
LinkedIn, Instagram.
- Speaker #1
Non, Instagram, je ne le connais pas. Je crois que c'est Fabien Borgel. Oui, non, Fabien Borgel. Alors, 42 degrés, oui. Mais ce n'est pas moi qui le gère. Donc, clairement, vous avez tombé sur une autre personne. Après, il y a des fois, je le regarde, mais je le regarde une fois par mois, on va dire. Et Fabien Borgel, une fois de temps en temps aussi.
- Speaker #0
Donc, Deux petites questions, ça serait, selon toi, à quoi devrait ressembler l'alimentation de demain ?
- Speaker #1
Ah, pas mal. Une alimentation consciente. Une alimentation où on arrête de manger pour manger et bien on conserve. Alors, c'est un peu une contradiction ce que je vais dire. Pour moi, c'est important de se retrouver à table. C'est très important. C'est l'une des bases des choses qui font que ce monde tourne. C'est qu'on aime bien quand même se retrouver à table, manger, discuter. Ça se fait très à la française. C'est peut-être aussi pour ça. Je suis un peu trop français. C'est vrai. Je pense que je restais sur mon point. Une question de conscience. et manger pour se nourrir et non pas manger juste pour manger. Donc ça n'a rien à voir avec ce que j'ai dit juste apparemment.
- Speaker #0
En soi, ça fait sens. Et la deuxième question, c'est quel conseil tu pourrais donner à une personne qui veut se lancer où il a déjà mis un pied dans l'alimentation végétale ?
- Speaker #1
D'être curieux, aventurier, ne pas avoir peur. Et tout doucement, commencer à enlever des choses de son placard pour d'autres, pour essayer de pouvoir faire des tests et s'amuser.
- Speaker #0
Très bien, c'est une très bonne réponse qui me convient. T'as quelque chose à rajouter ou que tu aimerais dire aux auditeurs ?
- Speaker #1
J'en ai plein qui me viennent à la tête.
- Speaker #0
Tu peux tout dire.
- Speaker #1
Je peux tout dire. Tu peux tout dire. Eh bien, merci. À très bientôt. On va rester simple.
- Speaker #0
Et est-ce qu'il y aurait une personne que tu pourrais me recommander, que tu aimerais voir passer sur le podcast, par exemple ?
- Speaker #1
Marie Laforêt, vous avez déjà le faire, non ? Je l'ai déjà fait. Ah d'accord, Marie Laforêt. Ah ouais, bien sûr. Totalement. Idole. J'adore ce qu'elle fait.
- Speaker #0
Très bien. Eh bien, merci beaucoup, Fabien. Et puis, à une prochaine, peut-être. Et voilà, c'est déjà la fin, mais je te retrouve très vite dans un prochain épisode. En attendant, tu peux t'abonner, cela fait toujours plaisir, partager cet épisode à tes proches et me laisser une note sur la plateforme de ton choix. Cela aide à faire découvrir le podcast. Tu peux également me rejoindre sur Instagram à Claire Obscure pour trouver encore plus de contenu autour de l'alimentation végétale ainsi que des recettes. Et moi je te dis à très vite dans un prochain épisode et je te souhaite une belle journée, soirée, après-midi, où que tu sois, pour écouter cet épisode. Et rappelle-toi qu'on peut changer le monde une assiette après l'autre.