- Speaker #0
Hello et bienvenue sur le podcast La Révolution dans l'Assiette. Je suis Claire, photographe culinaire et créatrice de recettes végétales, passionnée et engagée pour un avenir plus responsable. Chaque semaine, je te retrouve seule ou accompagnée de mes invités à la découverte d'une alimentation végétale et plus responsable. Ensemble, nous allons ouvrir les portes de l'univers végétal et partir l'explorer. Alors, installe-toi bien et c'est parti ! Hello et bienvenue dans cette nouvelle vidéo ! Aujourd'hui, on se retrouve pour une interview et je suis partie à la rencontre de Valérie, une créatrice de viande végétale artisanale. Je te laisse avec la première partie de l'épisode et on se retrouvera dans un prochain épisode avec la deuxième partie. Installe-toi bien et je te souhaite une bonne écoute. Hello Valérie, enchantée.
- Speaker #1
Bonjour Claire, enchantée, merci de me recevoir.
- Speaker #0
Je suis ravie de pouvoir t'accueillir ici sur le podcast. Et puis, merci de prendre le temps de me recevoir chez toi, du coup.
- Speaker #1
Oui, ça fait plaisir.
- Speaker #0
Donc, pour donner un peu de contexte aux auditeurs, tu es fabricante de viande végétale.
- Speaker #1
Exactement, de façon totalement artisanale.
- Speaker #0
C'est ce que j'avais un peu vu sur les réseaux, parce que du coup, c'est comme ça qu'on s'est contacté.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Alors, pour commencer, je vais te demander de te présenter.
- Speaker #1
Ok, parfait. Donc, bonjour, mon nom est Valérie Guertin, je suis la fondatrice de Veggie Daily et je suis fabricante de viande végétale artisanale. Et puis, comme vous pouvez l'avoir déjà remarqué, je suis québécoise.
- Speaker #0
Ça s'entend avec elle.
- Speaker #1
J'ai un... Petit accent. Mon petit accent chantant.
- Speaker #0
Tu es arrivée il y a longtemps ici ?
- Speaker #1
Depuis décembre 2017. Donc, ça va faire six ans.
- Speaker #0
D'accord. C'est un choix de venir ici ?
- Speaker #1
En toute honnêteté, moi et mon mari, on voulait aller vivre à Berlin, mais mon mari vient ici de la région grenobloise. Et puis, on était censés venir ici quelques mois, le temps de pouvoir mieux s'installer à Berlin. J'ai même appris l'allemand et tout. On était vraiment décidés d'aller en Allemagne. Et puis, en fait, j'ai réalisé que je voulais rester en France. Je suis vraiment tombée en amour des montagnes. mentalité ici. J'adore la France. J'ai l'impression d'être un peu dans le centre du monde ici. Puis j'ai toute cette beauté qui m'entoure. Franchement, je vois pas pourquoi je voudrais aller dans des buildings à Berlin. Je comprends tout à fait.
- Speaker #0
Elle est magnifique. Là, on peut voir à travers les fenêtres, on est entouré de montagnes.
- Speaker #1
Avec les petits oiseaux qui font cuicui. C'est trop bien.
- Speaker #0
C'est très beau. Est-ce que tu peux nous parler un peu de ton parcours, du coup, dans l'alimentation végétale et même dans la création de ton entreprise ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Moi, ça fait un peu plus de dix ans maintenant que je suis végane. Nous, on a décidé de devenir végane, je dis nous parce que c'est une décision qui a été faite avec mon mari à ce moment-là. On a écouté, c'était un documentaire qui s'appelait « La santé dans l'assiette » ou « Forks over knives » . Puis, ça a été vraiment l'élément déclencheur. Je pense qu'on a écouté le documentaire en novembre, puis on s'est dit, bon, pour la résolution de la nouvelle année. on va devenir vegan, puis bon, on est devenus vegan du jour au lendemain, mais évidemment, au début, on mangeait encore un peu de fromage, tu vois, et on n'est pas parfait. Quand je suis déménagée en France, je suis tombée aussi dans le fromage un peu, parce que, tu sais, c'est difficile, je suis quand même gourmande. Mais ouais, nous, ça a été un peu du jour au lendemain, on décide, ça y est, on change totalement de vie, parce qu'on était vraiment des personnes qui étaient extrêmement gourmandes, tu sais, moi... Je n'avais aucune scrupule à manger du foie gras, même si je savais très bien que ça avait été gavé un canard. Je le savais en plus. En fait, moi, la cruauté animale, ça me paraissait normal dans un sens. Je l'ai faite vraiment au tout début, moi, pour ma santé, parce que je suis une petite personne égoïste. Puis je l'assume. Mais bon, maintenant, je ne suis plus une personne si égoïste que ça, parce que c'est vrai que ça m'a ouvert les yeux énormément. Après, une fois que j'ai franchi le pas pour moi, pour mon cul, en fait, j'ai réalisé que je le faisais aussi pour la planète, pour l'écologie. Puis finalement, c'est vrai qu'à force de me renseigner, c'est en tout dernier que j'ai vu qu'il y avait de la cruauté animale. Puis franchement, quand je vais mourir, je vais me réincarner. J'espère vraiment pas que ça va être dans un animal d'élevage. J'aimerais vraiment pas ça, du coup. Effectivement, maintenant, je ne veux pas participer à ça. Puis je suis fière de ne plus participer à ça. Puis maintenant, je comprends. Puis j'ai ouvert les yeux. Mais j'ai fait, on dirait, ce que tout le monde a fait à sens contraire. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui s'ouvrent les yeux à cause de la souffrance animale. Moi, ça a été le dernier élément qui m'a fait vraiment me dire, OK, je ne changerai plus jamais. C'est mon mode de vie. Maintenant, je suis végane. Puis je le resterai pour toujours, tu vois.
- Speaker #0
Je suis un peu pareil. C'est d'abord la santé. En me renseignant, c'était l'environnement, la nature, parce que je suis très sensible à ça. Et après, la cause animale, en effet.
- Speaker #1
Ça me fait plaisir de rencontrer quelqu'un qui a eu le même parcours que moi, parce que c'est vrai que c'est rare, non ?
- Speaker #0
C'est beaucoup la santé animale qui prime.
- Speaker #1
Exactement. Pour être honnête, moi, j'ai toujours l'impression que nous, en tant qu'humains, on a énormément de problèmes. Donc, c'est peut-être... pour ça que je n'ai pas réalisé dès le début parce que je pense que je veux tellement qu'on règle les problèmes de nous en tant qu'humains que je ne peux pas penser à régler ceux d'une autre espèce avant les nôtres. Donc, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui pourraient dire que je suis une vegan species. Bon, mettez les labels que vous voulez. Au final, je milite pour la planète, les animaux puis pour la santé. Donc, quel parcours que j'ai eu pour arriver à là, au final, c'est le résultat qui... compte, je pense.
- Speaker #0
En soi, c'est la finalité. Après, que ce soit la santé, l'environnement ou sa santé, ça n'a pas un peu importe.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Je trouve ça chouette que du coup, c'est un parcours différent que tu nous présentes. Parce que c'est vrai qu'il y en a beaucoup, c'est la sensibilité. Pourquoi la viande végétale de spécialiser dedans ?
- Speaker #1
Moi, comme je disais, j'ai toujours beaucoup aimé ... Je suis une épicurienne, je suis gourmande, puis moi, je suis canadienne. Chez moi, c'est « meat and veggies » et des féculents dans l'assiette. Je ne pouvais pas concevoir une assiette sans viande. Honnêtement, je n'avais pas envie. Oui, j'ai plein de plats que j'aime qui sont végétariens, mais j'avais l'impression de tourner alentour du pot, puis d'avoir vraiment fait tout ce que je pouvais faire sans viande, avec des légumineuses, des lentilles et tout. Je m'ennuyais vraiment des plats qui me faisaient saliver. J'ai envie d'aller faire un barbecue, j'ai envie de manger un burger. C'est des choses que je me sentais de plus en plus exclue sans avoir quelque chose qui allait vraiment ressembler à une protéine animale parce que c'est tout ce que je suis habituée. Du coup, j'ai expérimenté. En plus, au tout début, il n'y avait pas énormément de recettes. Tu sais, tous les... Fallait vraiment aller dans tous les livres de recettes possibles et inimaginables pour trouver au moins une recette de ces temps. Puis après, c'est parti de là. J'ai trouvé une recette que j'aimais, puis je me suis dit, je pourrais la décliner. Tu vois, je pourrais... Et si j'essaye de la cuire comme ça ? Ah, ça me rapproche plus du porc si je fais ça. Puis c'est à force de plusieurs essais que je suis arrivée maintenant à faire autant de viande végétale que possible. Donc voilà, voilà tout. C'est la curiosité. Oui, exactement. Oui, vraiment, vraiment. Beaucoup d'essais et erreurs. J'imagine, oui.
- Speaker #0
Donc du coup, aujourd'hui, tes assiettes sont composées avec des alternatives principalement ou pas spécialement ?
- Speaker #1
Ah non, quand même. Je ne mange pas de la viande végétale absolument tous les jours. Je pense que comme tout dans la vie, il faut tout manger avec parcimonie. J'essaie que ça soit le plus équilibré, mais je ne peux pas vous mentir. Quand je fais des grosses semaines de travail, oui, je vais peut-être plus avoir de viande végétale dans l'assiette, parce qu'il faut être honnête, c'est une facilité. Je veux dire, faire du riz en 10 minutes, quelques saucisses, une petite salade et basta, c'est fini. Alors que ça demande beaucoup plus de travail de faire cuire les lentilles, faire cuire les légumineuses, de rajouter du goût. Il faut travailler. Mais non, j'essaie quand même de varier le plus que possible mon alimentation. Puis je ne veux pas que tout le monde mange de la viande végétale tous les jours. Je trouve que c'est comme la viande animale. Il faudrait que ça soit comme une place festif, quand on reçoit, quand on veut se faire plaisir. Puis oui, certainement, des fois, une fois de temps en temps, pour la faciliter.
- Speaker #0
Je suis bien d'accord avec toi. Pour moi aussi, c'était cette occasion-là que je consommais des alternatives. Voilà. Est-ce que tu pourrais me dire en quoi la viande artisanale que tu fais toi est différente de celle des industriels ? Maintenant, on trouve de plus en plus d'industriels qui sont industrialisés.
- Speaker #1
Énormément. Moi, je milite un petit peu contre ce genre de viande végétale qui est hyper transformée, que moi j'appelle des simili-carnés. Les simili-carnés versus moi, la viande végétale, je trouve que c'est vraiment ce qui les différencie. C'est que moi, mes ingrédients sont naturels, ne sont pas... ultra transformé. C'est des ingrédients qu'on peut trouver dans tous les gardes-mangers des véganes. Presque tous les ingrédients dans les gardes-mangers de monsieur et madame tout le monde. Certainement qu'il y a bien des gens qui nous écoutent qui n'ont peut-être pas du gluten de blé à la maison, mais bon, c'est quand même un ingrédient qui n'est pas ultra transformé qu'on peut trouver en magasin bio facilement. Puis, moi, j'essaie d'utiliser pas de colorant. J'utilise aucun colorant, aucun exhausteur de goût, aucun conservateur. J'utilise le plus d'ingrédients qui sont locales que possible. Mes métraves, ils viennent d'ici, ils viennent du Trièvre. Mes champignons, ils viennent du Trièvre. Tous mes ingrédients qui sont frais, j'utilise vraiment localement d'ici. Après, il y a des épices comme, par exemple, le paprika fumé, ça ne vient pas de France, donc nécessairement, je vais le chercher, ça vient d'Espagne. Mais c'est quand même indispensable pour donner le goût fumé, par exemple, dans mes larbons, dans mes saucisses à hot-dogs. Du coup, voici comment on se différencie énormément. Moi, je n'ai pas de fibre de je ne sais pas trop quoi, je n'ai pas de E400. pas trop quoi. J'ai tous les ingrédients que j'utilise, vous êtes capables de les prononcer. Vous les connaissez, c'est quelque chose de familier. Puis honnêtement, vous allez sentir l'amour puis la passion que je mets dans chacun de mes produits parce que c'est vraiment ça, je les ai élaborés avec beaucoup d'amour, beaucoup de passion, vraiment beaucoup de temps puis d'énergie, beaucoup de pleurs et de rires.
- Speaker #0
En tout cas, pour les avoir goûtés, c'est vrai qu'ils sont délicieux, notamment le bluff et le blanc dedans. Ils sont vraiment excellents.
- Speaker #1
J'ai du foulet pour toi aussi, d'ailleurs, avant que tu partes.
- Speaker #0
Et du coup, tu pourrais nous citer un peu les ingrédients que tu utilises, juste pour avoir une idée.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Du coup, le gluten de blé dans absolument tous mes produits, sauf un seul qui est le fudgeto que j'ai fait sans gluten. Parce qu'on m'a souvent demandé d'avoir des produits qui étaient sans gluten, donc je me suis un peu botté le cul pour en sortir un. Puis je suis pas mal fière, d'ailleurs. Sinon, j'utilise énormément du tofu. Mon tofu vient du sud-ouest de la France, parce que c'est là qu'on cultive le soja. Et puis, d'une entreprise qui est géniale, qui s'appelle Okadelis, qui est aussi artisanale. J'utilise, comme je vous disais, des betteraves, beaucoup d'oignons, beaucoup d'ail. Après ça, l'oignon et l'ail, je l'utilise de toutes les façons possibles et inimaginables, que ce soit en frais, en sec. En granules, en poudre, en toutes les façons possibles et inimaginables, parce que vraiment, l'oignon et l'ail, ça donne du goût à absolument tout. Donc ça, c'est vraiment dans absolument toutes mes préparations. Puis après, c'est beaucoup d'épices. C'est ce que j'allais dire,
- Speaker #0
les épices,
- Speaker #1
ça donne vraiment... Exactement, c'est beaucoup d'épices. Puis moi, je suis un peu comme la queen des épices.
- Speaker #0
Du coup, tu arrives bien à les assembler et à les mettre dans tes produits pour ressortir en beau. un bon goût et qui se rapproche plus ou moins de la même.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ça, c'est un talent. Je trouve ça un talent parce que c'est pas facile des fois de les assosiner. Je sais que des fois, il y a des questions qu'on se pose et tu goûtes, tu fais « Ah non, ça va pas » .
- Speaker #1
Ouais, exactement. C'est vrai. Mais moi, je sais pas, ça vient comme naturellement chez moi. Pour vrai, j'ai pas... Dans le goût de mes épices, c'est pas mon problème. Souvent, c'est... Le temps de cuisson, le type de cuisson, le temps de repos, quelle cuisson faire avant l'autre, ça c'est plus mes problèmes que j'ai pour créer mes viandes végétales plutôt que les saveurs parce que ça je dois avouer que j'ai pas mal ça inné à l'intérieur de moi. Même très jeune, les cocktails que je faisais très jeune, normalement quand on est très très jeune puis qu'on commence avec les cocktails, on fait des choses très très basiques. Ben moi non, non, non, à 14 ans quand j'ai voulu prendre... Me faire des cocktails, ce n'était pas à moitié. J'ai fait ça pour de vrai, comme il faut, avec plein de types de boissons différentes. C'était recherché. C'est vrai que j'ai ça un petit peu inné à l'intérieur de moi, donc j'ai voulu utiliser ça, certainement.
- Speaker #0
T'as baigné dans la cuisine petite ?
- Speaker #1
Ouais, ouais. Je dois avouer que j'ai eu une chance incroyable d'avoir une maman qui cuisinait merveilleusement bien. Je rendais tous mes amis jaloux tout le temps. D'ailleurs, tous mes amis venaient tout le temps à la maison. Des fois, je me demandais s'ils ne venaient pas pour manger les plats de ma maman. Et puis, pour parler avec ma super awesome maman, au lieu de passer du temps avec moi, je me posais souvent la question.
- Speaker #0
Et du coup, quelles sont tes inspirations dans ton travail ? Comment tu t'inspires au quotidien ?
- Speaker #1
Honnêtement, vivre en France, c'est très, très inspirant, déjà à la base, parce que ce n'est pas une alimentation que je suis confortable avec. Comme moi, j'ai baigné dans la nourriture qui est beaucoup de culture. Ma mère me cuisinait beaucoup asiatique. les banais de l'afrique puis du moyen-orient de beaucoup de pays mais c'est vrai que La France faisait peut-être un des parties qui était le moins bien représentée dans mon assiette. Donc, c'est des plats que je ne suis pas habituée et qui piquent ma curiosité. Je me demande très, très souvent, par exemple, je n'ai jamais goûté à un, c'est con, hein, mais un poireau vinaigrette, tu sais, le plat de bistrot. Puis là, c'est ainsi, je n'arrête pas d'y penser parce que je n'y ai jamais goûté. Puis là, j'ai regardé plein de recettes, puis je pense que je vais bientôt me lancer. C'est très beau. Il est bien cuit,
- Speaker #0
le poivre.
- Speaker #1
Ouais, j'imagine, vraiment.
- Speaker #0
Un truc tout simple, hein.
- Speaker #1
Ouais, exactement. Mais voilà, donc du coup, je m'inspire beaucoup des plats de différents pays. Puis c'est vrai que là, ces temps-ci, je suis pas mal inspirée par ce que la France a fait. J'essaie toujours de prendre inspiration de ce que la France fait, mais de toujours regarder. Un peu de ma personnalité et de mon originalité.
- Speaker #0
Je pense que c'est ça aussi qui est important dans la cuisine, pour avoir son propre style, notamment. Et quels ont été tes principaux défis auxquels tu as pu te confronter quand tu as commencé à créer tes propres produits et recettes aussi ?
- Speaker #1
On dirait que quand tu commences, tu n'as pas une idée de comment ça va être la largeur, de le mettre « up to scale » . Ça, ça a été un gros défi pour moi, parce que... Il y a une énorme différence en te faire du sétan pour toi, tes amis, puis de le faire de façon professionnelle. Tu sais, je pense que quand j'ai commencé, par exemple, je réalisais pas qu'il me fallait un frigo professionnel, tu vois. C'est con, hein ? Il me semble que ça fait du sens, mais j'imaginais qu'avec le frigo que j'ai déjà, qui est pour moi, perso, plus peut-être un petit frigo mini. Ça allait fonctionner. Du coup, j'ai commencé comme ça au tout début. Puis j'ai bien vu rapidement que ça n'allait pas le faire. Que finalement, je virais tout ce qu'il y avait de moi perso. Puis je le mettais sur le balcon en priant qu'il n'allait pas faire trop chaud. Puis là, j'ai dit OK. Donc là, il me faut un frigo. Puis après, l'équipement a été un gros frein pour moi parce que ça commence. Après, c'est un pétrin, puis après ça, il te faut un autre blender, puis après ça, il te faut une autre table en inox, puis un autre évier, puis toutes ces choses-là, ça chiffre.
- Speaker #0
Oui, du coup, ça allait plus vite que prévu ou pas forcément ?
- Speaker #1
Disons que moi, je suis une éternelle optimiste, donc je m'attendais à beaucoup mieux dès le départ. Mais c'est vrai qu'au tout début, quand je suis arrivée, il n'y avait absolument pas de problème. personne sur le marché de la viande végétale où il y avait mes compétiteurs industriels qui commençaient à peine. Du coup, c'est vrai qu'au début, j'ai eu mon effet nouveauté. Puis un autre de mes gros freins, c'est que maintenant, on trouve dans tous les hypermarchés à des prix hyper compétitifs de la viande végétale ultra transformée.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai qu'on en trouve quelques-uns. Ça commence vraiment à se développer.
- Speaker #1
Oui, exactement. Puis c'est vrai que je peux comprendre. Je me mets à la place de l'acheteur. C'est beaucoup plus facile de juste se faire quelques pas, d'aller faire ses courses où on le fait habituellement, puis de prendre une version industrielle. Donc, je comprends aussi, mais je trouve ça un peu dommage parce que c'est vrai que j'ai perdu une grosse part de marché depuis que j'ai beaucoup de concurrents.
- Speaker #0
Oui, c'est ça en fait, c'est la facilité. Du coup, on se dit, au supermarché, chouette, il y a des alternatives, enfin. Et c'est vrai que moi, avant, je ne connaissais pas du tout le fait que tu fasses de la viande végétale. Et notamment que tu pouvais en vendre sur Internet et avec la livraison. Parce que je me suis dit, autour de chez moi, il n'y a rien.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Mais là, en sachant que tu envoies.
- Speaker #1
Oui, maintenant, j'envoie. Là, j'ai trouvé une super solution parce que franchement, ChronoFresh, il me saignait tous les mois. C'était, ça commençait à me... Je commence à m'arracher les cheveux de la tête avec Renaud Fraîche. J'ai trouvé une alternative qui est vraiment pas mal, je pense, et qui a été recommandée en plus par des gens de l'industrie, donc qui a déjà été testée. Je suis super contente. Maintenant, vous pouvez me commander pour seulement 10 euros de frais de port, ce qui est cher pour être honnête, mais c'est bien mieux que 40. Soyons honnêtes.
- Speaker #0
Oui, après, comme tu l'as dit au début, cette alternative-là, on la mange de manière occasionnelle quand on reçoit des amis.
- Speaker #1
Exactement, exactement.
- Speaker #0
C'est pas un truc qu'on mange tous les jours, donc en fait, on n'est pas obligé d'en avoir tous les mois ou toutes les semaines.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Puis après, comme on est en grande quantité, est-ce que ça se conserve assez longtemps ?
- Speaker #1
Oui, puis tous mes produits, on peut les congeler facilement, même qu'ils deviennent meilleurs après la décongélation, parce que dans chacun de mes produits, il y a du soja sous plein de... formes différentes, comme le tofu ou la sauce soja, par exemple. Et puis, à la décongélation, c'est un exhausteur de goût naturel, parce que ça fermente. Donc, oui, moi, je recommande à tous mes clients de toujours congeler. D'ailleurs, tu vois, j'ai sorti mes faux cisses, puis ils étaient au congélateur. Mais pourtant, je les ai faites cette semaine.
- Speaker #0
OK. Non, mais c'est intéressant. Je ne savais pas que le fait de congeler le soja permettait de lui donner un peu plus de goût.
- Speaker #1
Oui, bon, ce n'est pas hallucinant, mais je veux dire, hyper. pas du tout en qualité. C'est déjà ça.
- Speaker #0
C'est intéressant. Et au niveau, est-ce que tu as rencontré des défis au niveau de texture, cuisson ?
- Speaker #1
Ah oui, oui, oui, absolument. Si j'ai, ah oui, il y a des cuissons en fait qui sont, qui rendent des trucs on dirait comme pas assez cuits. Du coup, on dirait que tu manges quelque chose qui est très, je ne sais pas comment expliquer la texture, c'est un peu âpre en bouche, comme il manque une texture, il manque Il manque une cuisson, c'est pas agréable. Puis aussi, des fois, j'ai fait trop de cuisson sans avoir refroidi assez entre chaque cuisson aussi. Ça peut faire ça. Donc, ouais, le travail de la texture, c'est pas évident, honnêtement. C'est vraiment pas évident. Comme je te disais, c'est beaucoup d'essais-erreurs. Oui,
- Speaker #0
ça a l'air très technique quand même pour faire ces produits-là.
- Speaker #1
Ouais, quand même.
- Speaker #0
comment ? Tu es toute seule ?
- Speaker #1
Oui, vraiment toute seule, grâce à YouTube et puis un mari exceptionnel. C'est vrai que je lui en parle beaucoup, puis après ça, on va se dire pourquoi ça n'a pas fonctionné. Puis, ah oui, mais tu te souviens, c'était comme la dernière fois quand j'ai fait ça. Ça veut peut-être dire que quand tu cuis comme ça, ça fait ça. C'est beaucoup de déduction. Mais honnêtement, je me suis pas mal formée moi tout seule. Puis c'est vrai, je dois le dire, il y a ma maman aussi qui est devenue végane pas longtemps après moi. Puis comme je vous l'ai déjà dit, ma maman est exceptionnelle en cuisine. Ça m'a aussi beaucoup aidée à lui en parler. Puis qu'on réfléchisse à tout ça les trois ensemble, mon mari et ma maman.
- Speaker #0
Oui, ça doit aider quand on peut s'appuyer sur quelqu'un et qu'il mange comme nous.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Quand on est seul, c'est compliqué. Est-ce qu'il y a des retours qui ont été particuliers ou qui t'ont surpris par rapport à tes produits ?
- Speaker #1
Oui, j'ai eu des gens qui m'ont dit que ça goûtait tout pareil. Ça, ça me blesse énormément. Ça m'a blessée d'une force. En plus, c'est un de mes clients professionnels. Ça m'a vraiment fait mal.
- Speaker #0
Mais tout pareil ?
- Speaker #1
Je lui ai fait goûter l'entièreté de tous mes produits et il m'a dit que tout goûtait pareil. J'ai fait un effort extrême pour développer tous ces produits. Et puis, je pense que c'est totalement faux, honnêtement. C'est vraiment très, très blessant. C'était très, très blessant d'entendre ça. Surtout d'un professionnel. Tu te dis, franchement, réfléchis avant de parler. Ma vie, c'est tout pour moi. Puis, tu me dis que tout goûte pareil.
- Speaker #0
Il était peut-être mal au dessus.
- Speaker #1
Oui, je ne sais pas. Je ne sais pas ce qu'il avait mangé ou je ne sais pas. à ce moment-là, mais je trouve ça super blessant parce que je fais un travail incroyable pour que justement, tout soit différent. Je pense vraiment, vraiment pas. Il y a plein d'entreprises qui font des choses qui sont le même sétant, qui est décliné en plein de saveurs différentes. Ça, je pourrais l'accorder, mais moi, j'ai un vrai travail de texture, de goût. Tous mes produits sont différents, donc ça m'a vraiment blessée. Sinon, je peux vous dire aussi un autre commentaire. C'était ma... Au tout début, quand j'ai sorti mon faux chouteau, ma meilleure amie Clem, elle est italienne. Puis elle m'en a acheté au tout début. Puis elle m'a dit que ça se sentait que c'était le produit que j'avais le moins travaillé. Ça m'a super blessée parce que tout au contraire, vu que c'était un produit sans gluten, que c'est pas du tout ma spécialité, j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup travaillé dessus. Mais... C'est vrai que c'était la toute première fois que je faisais le fotsuto. Puis effectivement, la première fois que je le faisais en beaucoup de kilos. Fait que peut-être que ce n'était pas le plus réussi, disons. Mais c'est vrai que ça m'a botté le cul. Puis qu'après, j'ai amélioré ma recette quand même.
- Speaker #0
C'était positif,
- Speaker #1
du coup. Oui, au final, c'était positif. Puis assez excusé aussi.
- Speaker #0
Attention au mot que vous utilisez. ça peut blesser ouais exactement mais c'est sûr mais je suis je suis une petite personne très émotionnelle faut l'avouer est-ce que tu aurais des conseils pour des personnes qui veulent arrêter doucement la viande enfin la viande traditionnelle en vrai oui
- Speaker #1
Si oui, bien honnêtement, pour arrêter de manger la viande traditionnelle, si vous êtes vraiment des gens qui aimez la viande, tournez-vous vers les alternatives, surtout au tout début. Ça va vraiment vous aider à savoir aussi comment vous alimenter et que ça soit gourmand. Moi, je trouve que c'est vraiment… la viande végétale, ça aide vraiment à transitionner vers une alimentation végétale sans compromettre sur le goût et sur la gourmandise. Mais du coup, si les gens, ils débutent, moi, je vous dis, allez-y à fond. Puis je pense que comme là, ça fait un moment que je fais de la viande végétale, puis c'est vrai que je le retrouve de moins en moins dans mes assiettes. Bon, moi, je suis quand même fabricante de viande végétale, donc je suis peut-être la même bonne personne pour vous dire ça, parce que c'est vrai que pour moi, c'est la facilité de juste descendre en bas dans mon atelier puis de prendre un paquet. Mais je veux dire, c'est vrai que le plus dans son parcours, végétales, moins en moins, t'en as besoin. C'est vrai que c'est beaucoup plus au début puis au final, ben en fait, t'arrives à trouver des trucs plus tard dans ton parcours végétal, disons, entre guillemets.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. D'abord, on commence par remplacer vraiment la viande.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Là, au fur et à mesure, une fois qu'on apprend à cuisiner, à découvrir les saveurs, du coup, on espace un peu plus.
- Speaker #1
Exactement. Puis je pense qu'après ça, c'est comme juste plus facile de raisonner, de... Comment remplacer ta protéine ? Je pense que c'est surtout ça au tout début. Tu es tellement focus sur que tu ne veux pas manquer de protéines, puis c'est normal. Surtout que ça fait un gros changement dans ta vie. Tu mangeais énormément de protéines animales, puis hop, c'est normal que tu aies un sentiment où c'est vide si tu ne fais pas, si tu n'en manges pas assez. Moi, c'était tellement important au début. Mon homme, il est tellement grand, il est costaud et tout. Il fallait que je le nourrisse. C'est pas comme moi, en me disant « je vais me faire une salade et je vais me rajouter des légumineuses » . Lui, il était comme « moi, j'ai besoin de tellement de légumineuses pour me sentir plein » . Il fallait que je travaille la légumineuse et tout, donc ça prenait du temps. Alors que d'acheter des protéines végétales, je savais qu'il allait y avoir son apport en protéines, donc c'était plus facile au tout début. Donc ouais, pour les débutants, viande végétale !
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que la question de la protéine, c'est le premier truc qui revient quand une personne veut commencer.
- Speaker #1
Oui, vraiment. Tout de suite,
- Speaker #0
ça. La première, c'est comment tu fais pour remplacer les protéines.
- Speaker #1
Exactement. Mais c'est vrai, ouais.
- Speaker #0
Alors qu'au final, on n'en a pas besoin de tant que ça et on en retrouve un peu partout. Bon, il y a des trucs en plus grande quantité,
- Speaker #1
mais... Oui, c'est ça, exactement.
- Speaker #0
Comment est-ce que toi, tu vois l'avenir de l'industrie de la viande ? Est-ce que tu veux augmenter ?
- Speaker #1
C'est très intéressant comme question. Normalement, on me la pose à l'inverse. Qu'est-ce que je pense du futur du véganisme ? C'est très intéressant de demander l'inverse, le futur de la viande. Ben, ça dépend. Est-ce qu'on parle de petit futur, genre 2030, 2040, 2050 ? Parce que moi, je peux te dire que je pense qu'en 2005. environ, on va taper un gros mur, puis là, l'industrie de la viande va s'effondrer. Je pense que ça va être à ce moment-là, parce qu'on parle aussi qu'en 2050, il va y avoir la guerre de l'eau. Je pense que tout va venir en même temps. Si on n'a pas d'eau, on ne peut pas nourrir les bêtes. Donc là, gros prix de la viande va augmenter de façon extrême, parce que si on n'a plus d'eau, on ne peut pas nourrir... Je veux dire, tout est lié. Donc là, je pense que tout va exploser à ce moment-là. Puis si vous me demandez pourquoi 2050, je parle de ces années-là parce que sur Wikilink, je ne sais pas si vous connaissez Wikilink, mais c'est un endroit où est-ce qu'il y a des choses qui sortent qui ne sont pas censées sortir au public normalement. Du coup, il y a un rapport de Nestlé qui est sorti sur Wikilink qui, évidemment, ce n'était pas pour que le public puisse voir ça. Il disait dans son rapport que si on continuait au rythme actuel, en 2050, il n'y aura plus d'eau potable sur Terre.
- Speaker #0
C'est quand même inquiétant parce que c'est quand même Nestlé qui doit être très, très au courant parce qu'ils pompent nos nappes phréatiques au Canada. Ils prennent l'eau gratuitement. Donc, c'est quand que ça va s'arrêter ? Du coup, moi, je prends ça pour pas mal véridique. Puis même si c'est ça demandé, s'ils ne sont pas optimistes. Il y a même des gens qui disent que c'est très optimiste de dire que c'est 2050. Je suis une éternelle optimiste, donc on va garder ce chiffre en tête. Mais ouais, je pense que 2050, le futur, ça va être difficile pour s'alimenter, vraiment, pour vivre.
- Speaker #1
Oui, du coup, je n'étais pas du tout au courant de ça. Oui, c'est vrai que ça fait peur de se dire qu'en 2050, potentiellement, nous n'avons plus d'eau potable.
- Speaker #0
Oui, moi, ça m'inquiète énormément.
- Speaker #1
Oui, du coup. C'est vrai que l'eau, en fait, on en a besoin pour tout, que ce soit pour les cultures, pour nous, pour notre propre santé.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Oui, pour tout, en fait.
- Speaker #0
Puis, j'ai l'impression qu'à chaque fois que je parle de cet argument, on me regarde comme si j'étais une maudite complotiste. Tu sais, mais... J'aime pas ça, vous dire ce message-là. J'aimerais bien vous dire que tout va bien, que les oiseaux font cucui, qu'on vit à Disneyland, mais non, c'est pas la réalité. Je suis pas complotiste pour autant. C'est la triste réalité. Je dis la vérité. Il suffit d'un petit Google search pour s'en rendre compte. J'ai raison.
- Speaker #1
Est-ce que toi, dans ta fabrication de viande végétale, l'eau, tu t'en consommes moins,
- Speaker #0
j'imagine ? Ah ben oui, bien, par rapport, par exemple, à un bœuf, c'est incroyable. Je pense qu'on parle, ah, je veux pas dire des conneries, mais je pense que c'est bien plus que 100 litres d'eau pour comme un kilo de steak de bœuf. Moi, pour mon bœuf, j'utilise, certes, pour un kilo, je vais utiliser peut-être un litre d'eau, mais on s'entend, ce n'est pas énorme. C'est tout ce que j'utilise, de la bonne eau des Alpes en plus.
- Speaker #1
Oui, puis j'imagine qu'il y a peut-être des solutions pour récupérer l'eau, enfin peut-être pas toutes, mais une partie de l'eau pour pouvoir, je ne sais pas, pour une autre cuisson ou pour…
- Speaker #0
Non, mais là, littéralement, c'est que je le mélange avec ma farine, quoi. Donc, c'est vraiment nécessaire. Mais je pense que oui, j'utilise très, très peu d'eau. C'est vraiment très écologique par rapport à...
- Speaker #1
Oui, il y a de l'avion industriel, ça,
- Speaker #0
il n'y a pas de photo. Oui, il n'y a pas de photo, exactement.
- Speaker #1
Pour une personne qui aimerait soit se lancer dans la fabrication de dents, tu aurais des conseils ? Si jamais dans nos auditeurs, il y en a qui...
- Speaker #0
Oui, s'il y en a qui veulent se lancer, j'ai une expression québécoise qui me vient vraiment en tête. Ça serait « attache ta tuque avec de la broche » . Ce qui est littéralement, nous, on dit que c'est un bonnet. Donc, de l'attacher avec la broche comme avec un agrafe, ça veut dire comme, ouais, attache-toi, quoi. C'est pas facile. Fais-le en Italie ou en Belgique ou en Allemagne, mais pense-y deux fois avant de lancer ça en France, tu sais. Ou attends peut-être une petite décennie avant.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses que les Français ne sont pas prêts encore ?
- Speaker #0
Ouais, je me demande si je suis pas un... peu trop précurseur en France. C'est compliqué. C'est compliqué de changer les mentalités du vieux continent. C'est compliqué de changer les mentalités du peuple de la gastronomie, chez qui on leur a dit le gras, c'est la vie. Chez qui tout est bon dans le cochon.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr qu'avec cette expression, c'est compliqué. Ouais,
- Speaker #0
c'est très, très dur de changer les mentalités. Je me sens un peu méchante de dire ça. Parce que quand j'ai débuté, on m'a mis plein de bâtons dans les roues, puis tout le monde m'a dit que je n'allais jamais y arriver. Du coup, je n'ai pas envie d'être cette personne-là. Mais j'aurais peut-être plus aimé qu'au lieu de me dire « tu ne vas pas y arriver » , on me dise « tu vas y arriver, mais ça va vraiment être difficile » . Donc voilà, tu peux y arriver si tu veux te lancer, mais attache ta tuque avec de la broche.
- Speaker #2
Et voilà, c'est déjà la fin, mais je te retrouve très vite dans un prochain épisode. En attendant, tu peux t'abonner, cela fait toujours plaisir, partager cet épisode à tes proches, et me laisser une note sur la plateforme de ton choix, cela aide à faire découvrir le podcast. Tu peux également me rejoindre sur Instagram à Claire Obscure, pour trouver encore plus de contenu autour de l'alimentation végétale, ainsi que des recettes. Et moi je te dis à très vite dans un prochain épisode, et je te souhaite une belle journée, soirée, après-midi, où que tu sois, pour écouter cet épisode. Et rappelle-toi, on peut changer le monde une assiette après l'autre.