Speaker #0Salut tout le monde et bienvenue sur le podcast La Vie Suffit.
Comment est-ce qu'on fait pour s'exposer sur les réseaux sociaux et assumer justement d'être exposé, de jouer un peu à l'influenceuse, de parler de soi, de faire du storytelling, de développer peut-être même un business en personal branding ?
En tout cas, comment est-ce qu'on fait pour s'exposer, s'assumer de le faire ? et faire face aux critiques. C'est ce dont on va parler aujourd'hui dans ce nouvel épisode.
Je suis Chloé Bloom, entrepreneur au Multicasquette, et chaque jeudi, je vous partage les réflexions, les phases d'introspection, les clés qui, selon moi, permettent de vivre notre vie plus pleinement et de trouver plus d'épanouissement.
Chaque épisode est une invitation à exprimer encore plus librement toutes les parts de vous.
Si cela vous plaît, je vous invite à partager les épisodes à vos proches qui en ont besoin, ainsi que laisser une jolie note et un commentaire si vous souhaitez soutenir le podcast.
Hello tout le monde, je suis très heureuse de vous retrouver,
je vous retrouve alors avant tout avec une voix légèrement nasillarde, je m'excuse d'avance si ça vous est désagréable, j'ai eu une bonne crève, c'est aussi pour ça que la semaine dernière j'ai pas pu sortir de nouvel épisode, bref, je vous passe les détails, voilà, j'espère juste que l'écoute vous sera quand même agréable.
Aujourd'hui un petit épisode qui va rejoindre un épisode que j'ai déjà fait il y a je crois deux ans sur la peur de briller, sauf qu'à ce moment là ça s'adressait à toutes les femmes. Là aujourd'hui, je voudrais que ça s'adresse vraiment à toutes les personnes, et particulièrement les femmes, qui s'exposent sur les réseaux sociaux, ou en tout cas qui ont le souhait de le faire, ou qui ont le souhait de lancer un business, et d'utiliser du coup les réseaux sociaux pour partager ce qu'elles font.
Donc que vous soyez déjà exposées ou pas, en fait, ça va s'adresser à vous, ça peut s'adresser aussi si vous êtes, je sais pas, solopreneur, thérapeute, prof de yoga, ou peu importe, et qu'en tout cas, il y a un moment donné où vous allez devoir utiliser votre image pour vendre, c'est encore... plus valable si justement vous avez l'intention ou que vous le faites déjà d'avoir un business qui est porté par votre personal branding.
Le personal branding, c'est votre marque personnelle donc forcément on voit votre tête, on voit votre visage, etc.
Cet épisode m'a été inspiré par une des dernières personnes qui a écouté mon podcast et qui a gentiment laissé un petit commentaire en disant que le podcast, elle l'avait beaucoup aimé pendant des années. Elle n'avait pas mis de commentaire pendant des années. Et elle en a laissé un récemment, puisqu'elle a dit qu'en gros, le podcast devenait de plus en plus autocentré et qu'elle ne s'y retrouvait pas. Ce que je comprends, donc il n'y a pas de souci. Après, si vous n'aimez plus de podcast, vous n'êtes pas obligé de vous signaler non plus en partant, il n'y a pas de problème.
Dans tous les cas, ça m'a été inspiré par ça, parce que ça faisait longtemps que je n'avais pas eu cette remarque-là. Et en réalité, c'est un sujet sur lequel j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup bossé ces dernières années depuis que j'entreprends en réalité. Parce que c'est quelque chose qui m'a très, très, très, très, très souvent été reproché. Donc forcément, si à un moment donné, ça m'est énormément reproché, c'est qu'il y a un peu de vérité là-dedans. Et donc aujourd'hui, ça ne me fait plus grand-chose qu'on me le dise parce que je sais, un, qu'il y a un peu de vrai dedans, mais deux, je sais aussi que c'est surtout beaucoup de projections et c'est surtout un manque de compréhension de pas mal de personnes de par le positionnement que j'ai choisi, à savoir personal branding plus parler de ma propre expérience pour pouvoir partager des choses, mais ça, on va en reparler.
En fait, je voudrais surtout que ça puisse vous servir. et que ça vous serve peut-être à vous remettre en question, mais que ça vous serve surtout à mieux vous assumer et à encore mieux porter votre business, votre entreprise, si jamais vous êtes entrepreneur. Après, peut-être que ce n'est même pas le cas et qu'en fait, vous n'êtes pas entrepreneur, mais que vous avez quand même envie de faire passer ces messages-là dans tous les cas. Donc, si vous voulez prendre la parole sur les réseaux ou les juste vous exposer ou quoi, ça vous servira.
En gros, pour vous refaire un tout petit peu l'histoire et donc faire la meuf autocentrée, évidemment, bien sûr. Depuis que je fais ce boulot, depuis en gros 2017, C'est un discours qu'on m'a beaucoup servi.
Au début, ça a commencé par des personnes de mon entourage, pas mes proches proches, mais ça a commencé par des potes, des copines pas mal, qui me disaient « Mais Clément, on ne te reconnaît pas, on ne comprend pas, on découvre quelqu'un d'hyper autocentré, on ne comprend pas ce que tu fais, à te montrer sur les réseaux sociaux, à parler en jeu, machin, on ne comprend pas, genre on ne t'a jamais connu comme ça, t'as changé, etc. » Et je me rappelle qu'à cette époque-là, il n'y a rien qui pouvait vraiment m'arrêter, parce qu'en fait, moi, je savais que c'était complètement faux, et que c'était juste qu'elle ne comprenait pas, en fait, le game, si vous voulez, à l'époque, il n'y avait pas beaucoup de gens qui avaient vraiment Instagram, je rappelle quand même que j'ai commencé à entreprendre sur Instagram, quand il n'y avait même pas encore les stories, pour vous dire, ouais, ouais, en mode milléniale.
Bref, mais je me rappelle qu'en fait, juste, elle ne connaissait pas vraiment le truc, elle ne connaissait pas cet univers-là, et c'est complètement ok, en fait, il n'y avait pas d'entrepreneurs parmi mes proches, en fait, tout simplement, et donc, je me rappelle que ça ne m'atteignait pas trop, parce que je savais que ça n'avait rien à voir avec le fait d'être auto-centrée, puis c'était juste qu'en fait, je pouvais partager, enfin, Tout ce que j'avais envie de partager et avec qui j'avais... Personne a partagé tout ça avant. Je sais pas si c'est très clair la manière dont je m'exprime, mais voilà.
Et puis le truc, c'est que petit à petit, ça a été quelque chose que j'ai entendu... de plus en plus, et que j'ai notamment beaucoup entendu quand j'ai commencé à switcher un peu de Chloé Lanchois qui parle de fitness, de nutrition, etc., et de bien-être, à Chloé Blum qui commence à parler de développement personnel, de spiritualité, de bien-être, etc. Et voilà, et en fait ce discours-là, je l'ai énormément, énormément entendu, la plupart du temps, de la part de personnes qui ne font pas du tout le métier que je fais.
À savoir, je l'ai toujours entendu de la part de personnes qui ne sont pas exposées sur les réseaux sociaux et qui ne l'ont jamais été. Je l'ai beaucoup beaucoup entendu de la part d'anonymes, j'ai eu énormément de commentaires comme ça sous mes épisodes de podcast, sur Instagram, enfin bref, plein de trucs comme ça. Je n'ai jamais reçu ce commentaire-là de la part de personnes qui font le même métier que moi, à savoir qui s'exposent aussi sur les réseaux sociaux, et je ne l'ai jamais eu non plus de la part de proches qui me connaissent très très bien. Je vous pose ça pour le contexte, mais il y a quand même une histoire derrière et c'est assez intéressant.
Le truc étant que j'ai beau avoir l'air d'être une femme qui est super affirmée, assertive, etc. J'ai pas toujours été comme ça, évidemment. Et que j'ai tendance, et j'ai eu beaucoup tendance, et je pense que c'est un chemin que je vous ai quand même pas mal partagé ces dernières années, à me remettre énormément en question et à prendre pour argent comptant les critiques qu'on faisait à mon égard. C'est-à-dire que j'avais beaucoup de mal à croire les compliments qu'on me faisait, mais énormément les critiques. Et donc, dès que j'entendais une critique, même si c'était infime, je me disais, si on me dit ça, c'est que c'est forcément vrai, donc il faut que je change, il faut que je me remette en question.
Et donc évidemment, en faisant ce métier-là. J'ai beaucoup entendu ça. Les deux grandes critiques que j'ai entendues, en fait, c'est ça. C'est ce truc de t'es hyper autocentré, tu deviens autocentré, t'es égocentrique, ou pourquoi tu te montres autant, qu'est-ce que t'as à vouloir te montrer autant, etc. Soit t'es superficiel, c'est hyper superficiel, etc. En gros, c'est les deux trucs que j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup entendu. Et donc, évidemment, les deux, je les ai cru, mais surtout les deux, j'ai voulu profondément me remettre en question dessus.
Je voudrais vous partager deux grands points. en fait dans cet épisode là parce que je pense qu'il y a forcément un des points que vous allez forcément vivre à un moment donné, peut-être que vous allez vivre les deux, mais je trouve que ces deux prismes qui sont du coup un peu différents et vous allez voir vous allez vous dire putain mais c'est hyper contradictoire mais en fait les deux donnent de l'eau à notre moulin et sont hyper importants.
Le premier la première chose c'est du coup comme je vous le dis qu'en fait j'ai intériorisé cette critique là.
Je me suis dit merde alors du coup C'est vrai, ça se trouve c'est vrai, je suis hyper superficielle et peut-être que je suis hyper auto-centrée et du coup ça veut dire que je suis égocentrique, merde, est-ce que je suis sûrement très narcissique, etc. Et du coup en fait ça a développé des peurs chez moi.
Ça a développé la peur de moi-même en fait, ce qui fait que j'étais tout le temps en train de me surveiller moi-même, ça a développé la peur d'être narcissique et ça a surtout développé un idéal de pureté chez moi, que je n'avais pas avant, qui a émergé et donc sur lequel j'ai travaillé aussi et je vais vraiment y revenir, un idéal de pureté de en fait je dois être irréprochable moralement.
Je dois faire ce job et... Et m'exposer sur les réseaux sociaux, etc. Uniquement si c'est pour que ce soit utile, pour que ça ait de la valeur pour les autres, et si c'est pour contribuer auprès de quelqu'un, ça ne doit jamais servir un besoin narcissique, ça ne doit jamais servir quelque chose d'un peu léger, ça ne doit jamais servir un peu de superficialité, et ça ne doit jamais servir quelque chose qui parle de moi.
Donc en fait, j'ai beaucoup intériorisé cette critique-là, et vraiment, je suis tombée dans cette volonté de pureté absolue. En fait, j'ai cru que j'avais un problème avec cet aspect-là de moi. Ce qui fait que... à la base quand même quand j'ai commencé ce boulot et donc si jamais vous êtes justement sur un modèle où vous parlez de vous et vous vous exposez et c'est votre voix ou votre image ou quoi que ce soit en fait il y a un moment donné où c'est complètement normal de parler de vous, de parler de votre expérience, de parler de votre histoire.
Je pense pas qu'on ait besoin de savoir de quelle couleur vous faites caca matin, midi, soir en fait évidemment même si peut-être que c'est complètement pertinent en fonction du business que vous avez, peut-être que vous parlez d'expertise des selles et effectivement les selles sont quelque chose d'extrêmement important et de très très très intéressant en réalité je pense qu'il y aurait plus de business autour de ça. Mais bref, voilà.
En tout cas, il y a une limite, vous n'êtes pas obligé forcément de faire ça, mais s'exposer aussi, c'est une manière de porter sa voix. Bref, je ne vais pas vous refaire tout le pataquès, parce qu'en fait, ça, j'en parle aussi énormément. Et donc, j'ai commencé comme ça à partager mon expérience, à faire pas mal de storytelling, et j'ai commencé à construire en fait une identité de marque autour de moi, en fait, qui a été très forte.
Et quand j'ai commencé à intérioriser cette critique-là de « Merde, je vais devenir narcissique, merde, j'ai cet idéal de pureté, il faut que je sois absolument irréprochable moralement » , Eh bien... je me suis tout doucement éloignée de ça parce que je me disais qu'il faut absolument que tout ce que je partage soit plein d'utilité, de valeur, de contribution que ce soit totalement pur et qu'en fait il faut que je parle de moi le moins possible.
En fait déjà juste ça, pardon pour les en fait, je sais que c'est désagréable les en fait que je dis juste ça c'est très hypocrite.
C'est très hypocrite. Je me mentais à moi-même parce que quand on s'expose et qu'on porte sa voix c'est pas juste pour servir les autres, c'est aussi pour servir une part de nous. Et en fait, il n'y a rien de pas honorable là-dedans. C'est surtout ça qu'il faut comprendre.
Donc attention, si vous vous dites, « Ouais, moi je fais ce job, c'est que pour les autres, je me monte, c'est que pour les autres, que pour servir mes clientes, que pour servir... Moi, je ne pense qu'aux autres, je ne pense qu'à mes clientes. » Parce que j'en vois vraiment beaucoup qui tiennent ce discours-là. Il y en a plusieurs parmi vous qui m'ont déjà écrit pour me dire ça. Attention, c'est toujours bien de se regarder quand même bien en face. Je ne dis pas... C'est faux, mais c'est pas vrai complètement non plus. Ok, on est là pour servir les autres, mais c'est aussi pour se servir soi. Il y a un moment donné, il faut quand même être assez honnête là-dessus. On peut être dans une très grande contribution. Et pour autant, être aussi au service de soi et le faire surtout avant tout pour soi parce qu'on a envie de partager nos idéaux, on a envie de partager nos valeurs, on a envie de porter notre voix, etc. Je pense que c'est juste être lucide et honnête, en fait, que de reconnaître ça.
Et moi... Quand j'ai entendu beaucoup ces trucs de « t'es autocentrique, t'es égocentrique, t'es narcissique parce que tu te montres, parce que tu parles de toi, parce qu'à chaque fois que c'est pour te mettre en valeur, ça c'est aussi quelque chose qui m'a beaucoup été reproché, parce que c'est toujours dans des choses qui sont à ton avantage, etc. » Je me suis dit « mince, si en effet c'est vrai, il faut que je supprime, un, cette part de moi qui veut briller ou quoi que ce soit, il faut que je fasse en fait comme si ça n'existait pas et que ce soit uniquement dans de la contribution et que ce soit uniquement pour les autres, il faut que ce soit vraiment dénué de toute morale bancale, si vous voulez. » Et j'ai vu qu'en fait, c'est parce que je m'interdisais encore une fois à cette part de moi qui a envie de se servir soi, qui oui, est un peu narcissique, qui oui, est un peu autocentré, qui oui, est un peu égocentrique, etc.
En gros, cette part de moi qui prend aussi le leadership, il faut clairement le dire, et cette part de moi, je vais l'appeler l'influenceuse, parce qu'en fait, la première personne qui a mis un terme sur cette part de moi, c'est Franck Lopvet, et ça a changé ma vie.
Cette part de moi, je vais l'appeler l'influenceuse.
En fait, c'est comme si j'avais la sensation que pour bien faire mon boulot et pour être crédible et pour avoir une légitimité, apporter ma voix, et à faire ce métier-là, et à parler de moi, il fallait que ce soit jamais pour servir l'influenceuse, il fallait que ce soit vraiment dénué de toute autre intention qu'être au service. Un, c'est hypocrite, comme je viens de vous le dire, et deux, moi je pense qu'en fait en faisant ça, on s'éloigne complètement de notre succès, on s'éloigne complètement de notre personal branding, on s'éloigne complètement de la personnalité inspirante qu'on a envie d'installer en réalité, et qui porte des messages, et qui inspire les autres, etc. En fait, c'est aussi simple que ça.
Cet épisode, je pourrais le résumer en une phrase, c'est Si vous voulez avoir un impact sur les autres, à un moment donné, il va falloir assumer d'être une influenceuse. Je vais détailler parce qu'évidemment, ça va beaucoup vous servir. Enfin, je pense que ça va beaucoup vous servir.
Donc un, j'ai vu ça. Je me suis rendu compte que c'était hypocrite et donc je suis allée creuser pour me dire « Ah putain, ok, j'ai forcément une part de moi qui est aussi une influenceuse. » Et j'ai fait un énorme travail là-dessus. Que ce soit cheminement introspectif, dans la vie, avec la confrontation, travail thérapeutique, travail avec Franck Lopvet, travail avec les plantes sacrées. Bref, je suis vraiment allée voir toutes mes parts d'ombre parce que je refusais d'être une personne narcissique, autocentrée, égocentrique. Pourquoi ? Parce que je me disais, et je le pense toujours, que c'est dangereux d'être comme ça, d'avoir un problème avec le narcissisme, d'avoir un problème avec le fait d'être autocentré, d'être égocentrique. Et quand on est exposé, je trouve qu'en fait, on devient dangereux.
Quand on est complètement autocentré et qu'on est exposé publiquement et qu'on influence les gens, je pense qu'on est dangereux.
Et donc, je voulais faire hyper attention à ne pas devenir comme ça. Un, pour ne pas me perdre. pour ne pas changer, je voulais absolument être une nana qui ne change jamais, qui reste hyper fidèle au milieu d'où elle vient, mais aussi parce que je voulais faire le bien, entre guillemets, si vous voulez, c'était un peu ce truc-là, je voulais faire le bien, et je voulais m'assurer que je ne devienne pas une gourou ou quoi que ce soit.
Donc j'ai vraiment été pendant des années en auto-surveillance de moi-même. Et ce qui est marrant, c'est que pendant ces années-là, où j'ai été en auto-surveillance de moi-même, et justement de cette part un peu d'influence, etc., j'ai jamais autant reçu de critiques que là-dessus. Et en fait, c'est en ça où j'ai une foi qui est absolue. absolue qui est, je pense, qu'à chaque fois, les critiques qu'on a quand on est exposé visiblement et les clientes, etc., qu'on a, elles nous invitent, elles disent pas forcément la vérité, mais elles nous invitent toujours à taffer et à travailler vraiment sur les parts de nous qu'on a le plus de mal à assumer et le plus de mal à incarner.
Et donc, je suis allée voir cette part-là. Je sais que je vous parle beaucoup de moi dans cet épisode, mais c'est parce que c'est, encore une fois, pour moi, une manière de vous apporter de la matière. Voilà. Est-ce que je me justifie sur le fait que je parle de moi ? Oui, toujours. En tout cas. En tout cas, voilà, j'ai fait beaucoup ce taf-là, donc c'est vraiment le principe du travail de l'ombre. Je vous en parle ça depuis des années, je vous invite à faire clair-obscur encore une fois, qui est complètement là-dessus. Et je me suis rendue compte.
Je me suis rendue compte que oui, en fait, il y avait une part de moi qui était aussi un peu égocentrique, entre guillemets, qui avait aussi un peu envie de briller, qui était aussi un peu une influenceuse, qui avait aussi envie de faire de la scène, etc.
Et forcément, la première chose que ça déclenche, c'est de la honte et du « non, c'est pas vrai, je suis pas comme ça » . Puis très vite, au bout de cinq minutes, on se rend compte que non, bah... si complètement, on a aussi complètement cette part-là de nous, influenceuse, et qu'en fait, il n'y a pas besoin forcément d'en avoir honte.
Moi, je sais pourquoi j'en avais honte à la base, c'est parce que je viens d'une famille qui est à l'opposé justement de ce délire-là et qui m'a aussi beaucoup fait comprendre que c'était pas... que ça n'avait pas de valeur et que c'était vraiment extrêmement superficiel et que c'était pas bien d'être comme ça, entre guillemets. Donc c'est aussi une part de moi avec laquelle j'ai dû me réconcilier, le fait d'être dans ce personal branding, de parler de moi, d'être un peu plus égocentrique, de me montrer... Voilà, donc j'ai dû aussi apprendre à déplaire à mes parents, déplaire à ma famille, avoir des moqueries, etc. Mais ça, je pense que je vous en reparlerai un peu plus tard, en tout cas dans d'autres épisodes. Donc ça, c'est la première chose.
J'ai déjà dû arrêter de lutter contre cette part-là, de la reconnaître, de la voir. Et ça, je vous en ai aussi pas mal parlé déjà sur les épisodes « Comment on s'autorise à briller » , « À rire » . etc, etc, tout le programme solaire est là-dessus. Donc arrêtez de lutter sur cette part-là et apprendre à l'assumer en fait consciemment. Et surtout, plus que tout, plus que tout, plus que tout, faire preuve d'humilité et arrêter de prétendre être au-dessus de ça. En fait, non. À un moment donné, il faut qu'on arrête de prétendre qu'on est au-dessus de ça, qu'on est au-dessus de ce truc de faire de l'influence, ou en tout cas et d'influencer les gens. Je vois même des gens qui marquent dans leur bio qu'en fait ils n'influencent personne. Mais à partir du moment où vous êtes exposé, en fait, et que vous êtes visible, bien sûr que vous influencez les gens ? Pourquoi est-ce que vous essayez de vous dépêtrer de ça en fait ? Pourquoi est-ce que vous essayez de faire, encore une fois, Bruce Willis dans sa putain de bâche en plastique dans Uncassable et de prouver à quel point, non mais vous, vous n'êtes pas comme les autres et vous, vous n'influencez pas et mais que vous soyez lanceur d'alerte, que vous soyez désinfluenceur parce que maintenant c'est devenu un nouveau terme, que vous, en fait, que vous soyez influenceur, que vous soyez dans le personal branding, que vous fassiez du business ou pas de business, en fait, vous influencez et à un moment donné je pense qu'il faut aussi se réconcilier avec ça.
Et vraiment ça moi, J'ai entendu plusieurs mentors dans ma vie, et j'ai entendu des chamanes, des énergéticiens, une psy, plusieurs personnes me le dire, me dire, mais en fait, Chloé, putain, assume de jouer à l'influenceuse, assume que t'es une nana visible, assume que t'es une nana charismatique, en fait, arrête de t'en excuser, arrête d'en avoir honte, parce qu'en fait, là, t'es en train de tomber dans un truc où tu veux qu'absolument tout soit pur, putain, mais accepte d'un peu d'être au centre de l'attention, tu vas voir que ton message va gagner en puissance, tu vas arrêter de te cacher derrière la pure contribution, et puis tu vas en fait te foutre la paix. tu vas te foutre la paix, ça va être beaucoup plus décomplexé de l'oignon. Et ce truc-là, c'est vraiment un travail que j'ai fait, qui a duré plusieurs années.
Ça m'a tellement décomplexé la tronche, mais ça m'a tellement décomplexé l'oignon, que ça a changé beaucoup de choses dans ma manière de créer du contenu, par exemple, ça a changé beaucoup de choses dans ma manière de m'assumer, ça a changé énormément de choses aussi dans mon rapport aux autres femmes, qui s'exposaient, etc. Ça a changé beaucoup de choses dans ma manière même de... par exemple de faire des shootings alors que je suis en public, de me filmer, de faire du facecam alors qu'il y a des gens qui peuvent me voir faire, dans ma prise de parole, je m'éclatais beaucoup plus dans mon contenu dès lors, de créer des programmes aussi, des choses qui me ressemblaient beaucoup plus. Bref, en fait, vraiment juste déjà de constater que j'avais cette part-là, plus de me réconcilier avec celle-ci et de me rendre compte qu'en fait elle n'avait pas moins de valeur que la pureté, ça m'a profondément aidée à mieux asseoir ma marque personnelle. Et à être encore plus authentique finalement, plutôt que de mettre ce bâton dans l'oignon finalement. On revient encore une fois à ça.
Donc ça, c'est le premier gros point. Et c'est vraiment, si je vous parle de cette histoire-là, c'est parce que je pense que c'est vraiment quelque chose, quand vous voulez vous exposer publiquement, qu'on va beaucoup vous reprocher parce que les gens ne vont pas comprendre, ce qui est compréhensible, dans le sens où tout le monde ne choisit pas cette exposition-là. Et pour la plupart des gens, ça leur fait extrêmement peur. C'est normal que ça fasse peur. et c'est normal que ça vous fasse peur aussi et moi ça me fait toujours peur et j'ai toujours eu peur etc. Mais en fait il y a des gens qui vont s'arrêter à cette peur là.
Il y a des gens pour qui en fait l'envie de partager va être plus forte l'envie de se montrer pourquoi pas va être plus forte et en fait quelles que soient vos intentions si vous avez envie de vous exposer et vous avez envie de partager, vous avez envie de vous montrer, vous avez même envie de parler de vous mais parce qu'en plus de ça vous savez que ça veut apporter de la valeur, franchement faites-le. Réconciliez juste vous avec cette partie-là influenceuse acceptez de jouer à l'influenceuse acceptez de jouer ce jeu-là, vraiment, parce que vous allez voir que c'est une des meilleures manières de vous immuniser contre toutes les critiques que vous allez avoir, mais aussi une manière de gagner vraiment en puissance dans votre message, de mieux asseoir votre business et de vous sentir beaucoup plus légitime.
Ce qui fait qu'aujourd'hui, quand on me dit, ouais, mais d'accord, elle se prend pour qui ? Ben, pour ce que je suis. Ni plus ni moins, en fait, juste pour ce que je suis, parce que c'est vrai. D'accord ? Voilà. Elle est hyper autocentrée. Oui, c'est pas... totalement faux, il y a une part autocentrée, mais je sais en tout cas pourquoi je le fais, donc je suis complètement à l'aise avec ça. Et vous allez voir après dans le point 2 qu'en fait, c'est pas de l'autocentrisme, mais je vais en reparler.
Avec le fait d'être égocentrique, enfin encore une fois, même je vous dis, il y a des personnes qui travaillent dans l'univers du développement spirituel, personnel, tout ce que vous voulez, c'est des personnes qui m'ont le plus servi ce truc-là, en me disant normalement quand t'es spirituel, tu t'exposes pas, normalement quand t'as assez travaillé sur toi, t'as plus besoin de te montrer machin, etc. En fait, en attendant, ces gens-là ne font rien. En attendant, ces gens-là n'impactent pas, en attendant, ces gens-là n'influencent pas, ou en tout cas pas à l'échelle qu'ils voudraient le faire. Et en fait, c'est complètement ok. Je pense qu'il n'y a même pas de comparaison à faire. Je suis complètement à l'aise maintenant avec le fait de recevoir ce genre de critique-là, parce qu'il y a une part qui est vraie, et il y a surtout une part qui est liée au fait que je ne suis pas captable et je ne suis pas compréhensible par ces personnes-là. Et de toute façon, ce n'est pas mon intention.
Donc, vous, ce que je peux vraiment vous conseiller, c'est ça, c'est se réconcilier avec cette part influenceuse. foutez-vous la paix, arrêtez de vouloir absolument que... toutes vos intentions soient des plus pures, que vous ne devez qu'éduquer les gens pareil. Arrêtez de toujours vouloir éduquer les gens dans tous vos contenus où à chaque fois que vous vous montrez, en fait, à chaque fois que vous faites ça, c'est comme si vous étiez en train de racheter le fait que vous vous exposiez. Comme si en fait, vous étiez en train de fauter parce que vous vous exposez, vous étiez en train de fauter parce que vous étiez en train de vous montrer, fauter parce que vous êtes en train de vous mettre en valeur publiquement, fauter parce que vous êtes belle, fauter parce que vous êtes une nana charismatique ou attirante, en train de fauter parce que vous influencez les gens ou parce que vous avez du succès. Vous avez un sentiment d'être constamment en train de fauter parce qu'il y a du succès là-dedans et parce qu'il y a de la visibilité. Et du coup, vous essayez de racheter ça avec des pseudo-intentions de « non mais moi, je le fais pour les bonnes raisons » . ou non mais moi c'est pur, non mais moi il n'y a pas d'ego, non mais moi il y a ci, non mais moi il y a ça. Franchement, arrêtez cette lutte-là.
Plus vite vous allez arrêter cette lutte et vous réconcilier avec tout ça, au plus vite vous allez passer au step d'après et vous vous rendre compte qu'en fait, ok, c'est l'éclate, allez, on y va, mes vraies intentions, c'est quoi, et on y va, et le business, et du coup ma marque, et mes messages, et mes machins, et voilà, et ce sera très bien. Je ne suis pas en train de vous dire de devenir une connasse finie, parce que je n'y crois pas et je pense que ça ne colle pas avec les discours que je véhicule non plus, mais vraiment, réconciliez-vous rapidement avec ça, vous allez voir que vous allez passer un step vraiment... incommensurable, je pense, dans votre business.
Et donc ensuite, ça m'amène au deuxième point, qui, vous allez le voir, va contredire celui-ci, mais qui en fait fait totalement partie intégrante du truc.
La deuxième chose sur laquelle j'ai beaucoup travaillé, justement, pour m'isoler par rapport à ces critiques-là, m'en amuser et me défaire de tout ça, c'est que j'ai appris à comprendre ce que ça signifiait être auto-centré ou être narcissique ou égocentrique ou quoi que ce soit dans la bouche des gens.
C'est-à-dire que j'ai appris à comprendre ce qu'ils étaient en train de voir de moi et est-ce que c'était vrai ou est-ce que c'était pas vrai. Et en fait, je me suis vraiment rendu compte que la plupart du temps, on me parle d'autocentrisme ou on me parle d'être au narcissique ou quoi que ce soit, parce qu'en fait, je parle depuis mon prisme et que ce que je transmets dans absolument tout ce que je fais, c'est-à-dire que mon personal branding va jusqu'au fond du trou finion de tous mes programmes, ça va, c'est pas juste mon image que j'utilise, c'est qu'en fait, tout ce que j'essaye de vous transmettre part de mon expérience. Je ne me sens pas légitime de vous parler de quelque chose que je n'ai pas expérimenté. Ça me regarde. Il y a plein de personnes qui vont vous... parler de choses qu'ils n'ont jamais expérimentées.
Aujourd'hui, il y a un nombre de coachs business florissants qui n'ont jamais eu de business. Personnellement, moi, je n'achète pas et je ne consomme pas. Mais en vrai, pourquoi pas ? Il y a un nombre de personnes qui enseignent sur des domaines dans lesquels ils sont experts parce qu'ils les ont étudiés. Par exemple, je ne sais pas, il y a des personnes qui vont énormément, parler, et dont c'est le business, de parler, par exemple, de l'endométriose. Et heureusement, et tant mieux, en fait. Et pour autant, ce sont des femmes qui n'ont pas d'endométriose. Elles ne l'expérimentent pas. En rien, ça n'enlève leur expertise, en rien du tout. Leur légitimité, elle est liée à leur connaissance, etc.
Moi, ce n'est pas du tout comme ça que j'ai construit mon business et ce n'est pas non plus comme ça qu'en fait, je me sens légitime et ce n'est pas de cette manière-là que j'ai envie de porter ma voix. Et ce, depuis toujours.
Depuis toujours et depuis que je suis jeune et quand je donnais déjà des conseils à mes copines qui se faisaient larguer quand j'étais au collège ou au lycée, etc. En fait, j'avais toujours besoin de transmettre depuis mon expérience. Parce que c'est comme ça que je sentais que j'arrivais le mieux à toucher les personnes, que j'arrivais le mieux à mettre des mots sur des choses que je comprenais profondément. C'est comme ça que je me sentais légitime. Et en fait, j'arrive à me sentir puissante et surtout j'arrive à donner de la valeur, c'est ça le mot, quand je peux utiliser mon empathie. C'est-à-dire quand je comprends profondément les émotions de la personne et qu'en plus de ça, je peux proposer des clés avec.
Et c'est ce que je dis toujours, je pense que je ne suis pas une des meilleures amies au monde qui écoute ses amis. Par contre, je suis l'amie qu'on appelle toujours quand on a envie de pouvoir déplacer des montagnes, parce que j'ai toujours le mot juste au bon endroit, au bon moment, et que ce que je dis, je sais que ça peut fragiliser, mais ça peut surtout faire bouger. Encore une fois, je ne me sauce pas dans ce que je dis, j'essaye de juste partager un aspect qui peut être utile.
Est-ce que je suis encore en train de me justifier parce que je suis auto-centrée ? Tout à fait ! Donc voilà, bref.
Donc en fait, si vous voulez, je suis allée comprendre, putain mais, est-ce que je suis vraiment auto-centrée ?
Et je me suis rendue compte qu'en fait, non. C'est simplement que la manière dont je porte ma voix et dont je m'expose, ça part de moi parce que je parle depuis mon prisme, que je transmets depuis mon expérience. Je n'ai jamais prétendu être neutre, c'est juste un angle que j'approche. Et en fait, le fait de se servir de son incarnation pour partager des leçons, pour donner envie aux gens de bouger des montagnes, pour impacter, ce n'est pas du narcissisme forcément. Ça peut en être, mais ça n'en est pas. Et moi, j'ai appris à bosser sur moi, à me regarder et à me faire accompagner par des thérapeutes. pour comprendre que j'étais pas narcissique.
Une des premières questions que j'ai posées aux thérapeutes qui me suivaient, c'est « j'ai peur d'être une perverte narcissique, comment est-ce que je le sais ? » Comment est-ce que je sais si je suis une perverte narcissique ou pas ? Parce qu'en fait, des fois, je me pose vraiment des questions, en fait, vu que c'est un truc que... On m'a déjà dit que, par exemple, j'étais narcissique, alors pas perverte narcissique, mais on m'a déjà dit que j'étais narcissique, et puis imagine, je le deviens sans m'en rendre compte, mais en fait, moi, je veux pas, mais c'est un pire truc, machin, etc. Pour vous dire, c'est une des premières questions que j'ai posées.
C'était très intéressant, tous les tests et tout ce qu'on a fait, justement, pour voir qu'en fait, mais pas du tout. Et que c'est justement parce que je suis driveée par mon empathie et la compréhension que j'ai des autres et des émotions et de ce qu'ils peuvent vivre, que j'ai envie de parler de mon expérience aussi. Donc, c'est juste un peu l'inverse du narcissisme, si vous voulez. Et ça n'empêche pas de parler de soi.
Et c'est pareil, la subjectivité n'est pas forcément de l'égocentrisme. Ce n'est pas parce que vous parlez depuis votre prisme à vous que vous êtes dans de l'égocentrisme tout le temps et que vous êtes égocentrique. Voilà, donc ça, c'est aussi des distinctions que j'ai appris à faire.
Et pareil, ce n'est pas parce qu'on utilise un personal branding et qu'on développe un personnage, une marque personnelle hyper forte, et je pense qu'aujourd'hui, c'est le cas avec Chloé Bloom, qu'on est obsédé par soi. Voilà, pas du tout. Et en fait, j'ai appris à ne plus tomber dans ces confusions-là. Voilà.
Le truc, c'est que... il y a une vraie confusion qui de toute façon sera faite à un moment donné si justement vous parlez de vous qui est faite par la plupart des gens qui ne s'exposent pas ils vont voir juste que vous parlez de vous, donc ils vont vous dire vous ne pensez qu'à vous, alors qu'en réalité quand on développe ce truc de personal branding etc et je pense par exemple à plein de personnes parmi vous, je vais régulièrement sur vos profils etc, les entrepreneurs que vous soyez solopreneurs ou pas et qui portent leurs messages, qui font des shootings, qui mettent leurs photos etc et Merci. et juste en fait qui ont un podcast, qui se servent de leur expérience. Il y en a même parmi vous qui rencontrent leur date, qui racontent leur date et tout. Moi, je trouve ça trop, trop bien. Et je sais, je sens derrière que c'est pas le narcissisme et l'égocentrisme et l'autocentrisme. Le moteur, c'est l'empathie. C'est comme si, encore une fois, je vais vous parler de moi. Moi, si je parle de moi, c'est pour pouvoir créer un miroir. Si j'expose mes opinions, mes erreurs et mon cheminement, c'est pour pouvoir ouvrir des réflexions, pour pouvoir ouvrir des prismes.
Et... Un truc qui est très intéressant aussi, que je voudrais préciser aussi, c'est que je ne parle jamais juste de mon prisme à moi. À chaque fois que je transmets quelque chose, ce n'est pas juste pour vous parler de « moi je pense comme ça » , c'est toujours quand « ok, moi je pense comme ça » , et du coup c'est que ce n'est pas forcément juste, je suis allée voir plein d'autres prismes avant ça. Je me suis toujours confrontée à plein d'autres angles de vue que le mien, pour pouvoir digérer le tout, en faire un truc que je trouve un peu cohérent, et à partir de là donner une pensée.
Donc en fait, ce principe-là, c'est la philosophie. Et on peut dire ce qu'on veut, je sais qu'à mon avis personne ne me voit comme une philosophe ici, mais en réalité je philosophe beaucoup et c'est à travers ma philosophie de vie et ma manière de philosopher sur la vie que je transmets tout ça. Et donc ça c'est pas de l'autocentrisme.
Mais bref, l'idée là n'est pas du tout de me justifier par rapport à ça, l'idée c'est peut-être d'essayer de vous réconcilier et comprendre aussi pourquoi parfois on se sent plus légitime en parlant de nos expériences, en parlant depuis notre prisme et comment on le fait. Même si l'objectif n'a jamais été l'admiration, il y a quand même toujours une petite... de part de nous, qui ont envie de l'être et d'envie d'être reconnus, évidemment. Mais le vrai objectif, en réalité, c'est très souvent derrière le fait de parler de soi. Quand on porte des messages, quand on porte un business, etc., et c'est sûrement votre cas, c'est souvent la transmission. Et quand vous comprenez ça, vous arrêtez de vous blâmer en permanence parce que vous vous exposez, parce que vous vous montrez, parce que vous partagez des choses qui vous ressemblent, etc.
Et honnêtement, moi, je trouve que les personnes qui essayent d'asseoir un personal branding, mais qui ne font que parler d'un sujet et qui, en réalité, ne parlent jamais de leurs histoires, qui ne parlent jamais de leurs expériences, qui ne parlent jamais de leur vécu, je suis désolée pour les balles perdues, mais pour moi, elles n'ont pas de personal branding. Ce n'est pas un personal branding qui est fort. C'est juste ta tête sur un message qui ne t'appartient pas. Ça, vous en faites ce que vous voulez, mais ce n'est pas mon sens du personal branding en tout cas. Voilà.
Ce sera forcément interprété, pas de problème, mais c'est vraiment comprendre aussi que cette empathie, c'est souvent votre moteur.
Là où du coup, je voudrais aussi amener une nuance, c'est que je n'ai jamais entendu. Je n'ai jamais. jamais entendu. T'es autocentré à propos d'un homme.
Je n'ai jamais entendu qu'un homme qui se montrait sur les réseaux sociaux, qui parlait de sa grosse thune, qui montrait ses caisses, qui montrait son immobilier ou tous ces trucs-là, je n'ai jamais entendu dire, et je n'ai jamais vu ces commentaires-là, de t'es autocentré, t'es narcissique, etc. Par contre, à propos d'une femme, c'est toujours le cas.
En fait, c'est comme si la superficialité chez un mec, vu que c'est complètement autorisé, Le fait de montrer et de partager ce qu'on veut et qui touche à soi, c'est complètement OK pour un homme. Par contre, le fait de se rendre visible et de se montrer, de s'exposer, et alors de parler de réussite et d'argent, on n'en parle même pas chez une femme, ça passe pas du tout. Il y a un espèce de double standard aussi à ce niveau-là. Voilà.
C'est vraiment quelque chose que j'ai pu voir. Par exemple, parler de nos sentiments, parler de nos émotions, parler de notre make-up, tout ça, ces trucs, ça peut paraître auto-centré. Par contre, comme je vous dis, voilà. Un mec qui parle de ses stratégies, etc., c'est pas autocentré.
Bon, écoutez, vous en faites ce que vous voulez, mais moi je trouve qu'il y a quand même un double standard là-dessus, et qu'en fait, il y a un moment donné où il va falloir arrêter ces discours-là, il va falloir arrêter de se tirer dans les pattes, il va falloir aussi comprendre pourquoi, en fait, une femme qui utilise son image et qui influence, qui joue mes mal influenceuses, mais quelles que soient en fait les motivations ou quoi que ce soit, en fait, c'est une manière de porter sa voix, c'est une manière de faire bouger les choses aussi. Je pense vraiment qu'il faut qu'on arrive à se réconcilier avec ça. D'ailleurs, on parle toujours des influenceuses et cervelées. Par contre, les influenceurs et cervelées, on n'en parle jamais de ça. Mais bon, bref.
Donc voilà, il y a vraiment cette chose-là de quand vous allez parler de votre expérience, faire du storytelling ou quoi que ce soit. En fait, on est en train de parler de notre lecture du monde. Et je trouve que c'est très intéressant. Et c'est ce que je dis vraiment souvent aussi. C'est que je pense que ce que je sais faire... de mieux, c'est de proposer ma lecture du monde aux autres. Parce que ma lecture du monde, elle n'est jamais constituée que d'un seul prisme. J'essaie toujours d'aller chercher plusieurs prismes, plusieurs lectures, de faire ce travail-là en amont, de débroussailler la jungle, et ensuite de proposer tout ce travail que j'ai fait, repaqué, simplifié et vulgarisé au reste du monde, en fait.
Et donc c'est en ça que je dis toujours, je crois que ce que je sais faire de mieux, c'est de proposer ma lecture du monde. Et donc pour ça, forcément, parlez de moi ou quoi que ce soit. Ça ne veut pas dire que c'est forcément juste, ça ne veut pas dire que c'est forcément bien ou quoi que ce soit. Mais je crois qu'en parlant de soi, on peut parler des autres. Je crois qu'en parlant de soi et en se montrant, on peut arriver à toucher les autres. On peut aussi faire résonner. En fait, on peut forcément faire résonner, mais on peut aussi faire vivre un business qui est vraiment incarné. Et comme je vous le disais, il y a un monde entre parler de ce qu'on bouffe matin, midi, soir, qui n'est pas forcément nécessaire pour parler de soi en réalité, et avec l'extrême opposé qui est de juste mettre sa tête tout en parlant de stratégie et de tips business, mais en fait, ce n'est toujours pas du personal branding et on n'apporte pas notre propre lecture du monde. Voilà.
Donc ça, c'est le deuxième point que je voulais vraiment vous partager. Je suis désolée si c'est un peu brouillon, un peu confus. Mais en tout cas, vraiment, plus vous allez assumer votre visibilité, plus votre message va gagner en puissance. Moins vous allez vous cacher derrière la pure contribution également. Et plus vous allez comprendre aussi que votre visibilité est souvent motivée par de l'empathie. Pas tout le temps, mais quand même souvent. que votre volonté de transmission est motivée par de l'empathie et pas forcément par de l'autocentrisme, plus vous allez aussi vous réconcilier avec ça.
J'espère que c'est des choses qui pourront tomber dans votre cœur. Si jamais ça vous est d'une quelconque utilité, vous m'écrivez, vous m'envoyez, vous partagez le podcast, vous vous abonnez, vous faites des stories, vous faites ce que vous voulez, justement, donner en visibilité à ce podcast-là, parce que forcément je sais que c'est aussi des épisodes qui touchent un moins grand public, du coup qui seront aussi moins partagés, et je n'ai aucun problème à vous demander de le partager.
Donc voilà, vous n'hésitez pas si vous trouvez que c'est pertinent. pour vos audiences, pour tout ça. Vous pouvez le partager dans vos stories sur Instagram ou quoi que ce soit. Peu importe, vous n'hésitez pas à me taguer dessus. Je vous embrasse fort, Et puis, on va se retrouver la semaine prochaine pour un nouvel épisode de podcast.
Mais en attendant, j'attends vraiment de savoir si ça vous a plu.
À très vite. Ciao !