Speaker #0Bonjour et bienvenue sur le podcast La Vie Suffit.
Pourquoi est-ce que parfois vous avez tant de mal à vous imposer alors qu'on sait exactement ce qu'on veut ? Comment est-ce qu'on peut expliquer ce décalage entre ce qu'on ressent parfois et ce qu'on ose dire ou ce qu'on ose faire ? Et pourquoi est-ce qu'on continue de se trahir sans s'en rendre compte ?
Aujourd'hui dans cet épisode, on va enfin parler de souveraineté, d'autorité intérieure, d'autorité radicale, bref ce sujet que vous m'avez tant demandé, on va l'explorer aujourd'hui dans ce nouvel épisode.
Je suis Chloé Bloom, entrepreneur aux Multicasquettes, et chaque jeudi je vous partage les réflexions les phases d'introspection, les clés qui, selon moi, permettent de vivre notre vie plus pleinement et de trouver plus d'épanouissement.
Chaque épisode est une invitation à exprimer encore plus librement toutes les parts de vous.
Si cela vous plaît, je vous invite à partager les épisodes à vos proches qui en ont besoin, ainsi que laisser une jolie note et un commentaire si vous souhaitez soutenir le podcast.
Salut tout le monde,
Je suis très contente de vous retrouver pour cet épisode qui m'a été demandé pas mal de fois en réalité, puisque je sais que je vous l'avais suggéré dans... différents épisodes précédents, d'aborder enfin ce sujet d'autorité intérieure, d'autorité radicale, etc. Donc si jamais c'est le premier épisode que vous écoutez de moi, ne vous inquiétez pas, je vais réexpliquer de toute façon ce que ça peut être et ma vision de cette chose-là.
Mais voilà, on va se retrouver pour aborder cette notion de présence et de posture, en fait, qui nous permet dans la vie de nous positionner clairement face aux choses, de nous positionner et d'asseoir aussi parfois nos opinions, parfois notre confiance en nous, notre posture, nos avis, nos envies. etc. sans nous épuiser, sans nous excuser, sans s'adapter tout le temps au millimètre près à tout le monde, sans se surjustifier aussi. On va parler du corps, on va parler de toutes les hésitations qu'on peut avoir, on va parler des décisions, on va parler du syndrome de la sorcière aussi, on va parler de lucidité. Voilà.
Donc en fait l'idée c'est vraiment de comprendre dans cet épisode ce que c'est déjà que cette notion d'autorité intérieure dont je vous parle, que j'appelle aussi, vous verrez souvent, l'autorité radicale, et comment la développer, c'est quoi les signes aussi de quelqu'un qui n'a pas... d'autorité intérieure, en tout cas qui en a très peu et qui n'arrive pas à compter sur cette autorité-là. Et je vous rassure tout de suite, il y a énormément de gens qui sont dans cette position-là et c'est pas spécialement quelque chose d'étonnant. Donc en fait, c'est assez important et notamment aussi particulièrement pour les femmes. Et comment justement, en fait, on peut retrouver une espèce de manière assez naturelle, fluide, très incarnée et simple de s'affirmer dans la vie sans en faire des caisses, sans se surjustifier, sans s'épuiser, etc. Voilà, en fait, si vous voulez, on va aborder un petit peu tout ça.
Je préfère vous prévenir. Il y a énormément de choses à dire sur ce sujet-là, parce que c'est un sujet qui m'habite depuis des années, dans le sens où se positionner dans la vie, s'affirmer, affirmer sa voix, ses opinions, etc., sans que ce soit au détriment des autres, sans que ce soit au détriment aussi du collectif, parce que j'ai des valeurs qui sont aussi tournées autour du collectif, etc. C'est quelque chose qui est ultra important pour moi, donc il y a aussi beaucoup, beaucoup de choses à dire. C'est aussi un sujet que j'explore pas mal. Je pourrais pas tout dire dans cet épisode, parce que sinon on est barrés pour deux heures et demie de podcast, ça va pas être possible, mais il y a beaucoup de choses à dire. donc je vais essayer de vous pour faire passer des choses qui sont issues de mon expérience.
En réalité, pour être 100% transparente avec vous, quand j'ai préparé l'épisode, j'avais une dizaine, quinzaine de points à vous exposer. Et au bout du troisième point, j'estimais déjà 45, voire une heure, 45 minutes, voire une heure de podcast. Donc ce que je vais faire, c'est que je vais vous expliquer seulement trois points. On va partir sur trois points. Et je vous en garde pour un peu plus tard. Et je vous le dis également, parce que du coup, en préparant ce podcast, j'ai eu cette idée-là. Est-ce qu'on se ferait pas un atelier ? Vraie question.
J'avais déjà fait un atelier sur les sujets qui sont un peu piquants comme ça, assez particuliers, assez profonds, et qui nécessitent quand même de l'exploration de soi et en même temps une vraie compréhension pour débloquer ces choses-là. J'aime bien vous les proposer en atelier. Donc, en préparant cet épisode, je me suis dit, mais en fait, il faut que je propose un atelier comme ça, où on se prend une heure et demie, voire deux heures grand max, pour travailler ensemble sur le sujet-là. avec des cartographies, des schémas, des dessins, pour vraiment bosser sur votre autorité intérieure, votre autorité radicale propre. Donc je ne peux pas le faire d'ici la fin de l'année, parce que j'ai déjà un agenda qui est surbooké. Par contre, je voudrais le faire en janvier.
Donc j'ai calé la date, je vous le dis tout de suite. Donc j'ai calé la date du 22 janvier. Ça va être le jeudi 22 janvier, à midi heure française. Je vais faire cet atelier-là, qui sera sur l'autorité intérieure radicale, etc. Si jamais vous voulez déjà pré-réserver votre place, je fais un tout petit prix pour le moment parce qu'il y a très peu d'informations encore sur l'atelier dans le sens où c'est très en avance et que je ne vous ai pas détaillé exactement tous les points très précis qu'on verra dans cet atelier. Je sais juste que je veux faire un atelier et que c'est vraiment quelque chose qui est important à bosser et que ce sera sous le même format que ce que j'avais proposé déjà pour l'atelier sur l'intensité avec un workbook. Et tout ce qu'il faut est vraiment un atelier en live, si vous voulez, avec moi. Et je peux vous donner la date et l'heure. Ce sera le jeudi 22 janvier à midi, heure française. Donc si vous voulez déjà réserver votre place, et vu que c'est peu précis, on a mis un tout petit prix jusqu'à la semaine prochaine, vous pouvez y aller, le lien est dans la description de l'épisode. Mais attendez peut-être d'écouter cet épisode aussi pour voir si le sujet vous parle. Dans tous les cas, il y aura cet atelier, vous pouvez déjà réserver votre place, les places sont limitées.
Donc ce fameux sujet, en fait, c'est le sujet de l'autorité intérieure. j'appelle ça moi l'autorité radicale parce que je suis assez radicale sur le sujet et que je trouve que c'est quelque chose qui est assez radical, ça veut pas dire que c'est absolu pour autant mais vous pouvez aussi l'appeler la notion de d'autorité intérieure alors mon point de vue sur ce truc là en fait si vous voulez comment est-ce que je l'explique c'est que si vous voulez ce que ça évoque pour moi c'est le moment, le sentiment le feeling qu'on a dans notre colonne vertébrale à sentir ce qui est juste ou pas ce qui est aligné, c'est pas juste de l'alignement mettre du poids dans le oui, mettre du poids dans le non, la direction qui est respectueuse de nos valeurs, mais aussi de ce qui compte pour soi, pour les autres, etc. C'est une posture dans laquelle, en fait, on a notre propre système de navigation qui va nous orienter dans la vie. Et j'insiste là-dessus, ça ne se fait pas forcément au détriment des autres.
En gros, c'est pas parce qu'on choisit son propre système de navigation en permanence qu'on devient quelqu'un d'ultra-individualiste ou d'égoïste ou quoi que ce soit qui se fait passer Adieu ! soit avant de faire passer tout le collectif et le vivre ensemble, etc. Non, ça c'est pas forcément vrai.
Mais si vous voulez, pour moi, l'autorité intérieure, c'est quand notre petite voix intérieure, ce que vous appelez vous parfois la petite voix intérieure, cesse d'être une suggestion et que ça devient une direction. Qu'en gros, on suit notre propre direction, notre propre boussole, et que c'est la seule autorité qui a du pouvoir sur nous, c'est celle qui vient de l'intérieur. C'est pour ça que j'appelle ça une autorité intérieure. Peut-être que, par exemple, moi je crains l'autorité, mais L'autorité la plus forte et qui a le plus d'emprise sur moi, c'est ma propre autorité, c'est l'autorité intérieure de ce que je veux, ce que je sais, ce que je ressens, ce que je crois. C'est cette espèce d'autorité intérieure.
L'autorité intérieure, c'est quelque chose qui se ressent. Ce n'est pas quelque chose qui se pense et qui se dit « allez, je me mets dans mon autorité intérieure » ou « allez, moi je suis trop quelqu'un d'aligné » . Pas du tout. C'est un truc qui se ressent vraiment, qui va amener plusieurs notions différentes, qui va amener déjà la notion de cohérence. vous m'entendrez beaucoup parler de ça et c'est quelque chose aussi dont je parle énormément dans la vie de manière générale, que ce soit par rapport à notre système de valeur ou même par rapport à la manière d'exister tout simplement, la notion de cohérence découle de l'autorité intérieure.
Je vais vous donner des exemples. Quand on me demande de faire quelque chose, que c'était déjà le cas quand j'étais salariée, mais ça peut être quelque chose encore aujourd'hui parce que je suis entrepreneur ou dans ma vie perso ou peu importe, j'ai un truc à faire en particulier qui fait partie d'un projet. J'ai une tâche qui fait partie d'un projet à faire et je le sais, en fait je le sais, je le ressens, c'est hyper fort. ça n'a aucune cohérence de faire les choses de cette manière-là. Pour que l'ensemble soit beaucoup plus cohérent, il faudrait le faire un tout petit peu à côté. Il faudrait le faire un tout petit peu différemment. Ou il faudrait que je me l'approprie différemment. Ou il faudrait que mon discours soit aussi différent. Donc ça peut être la même chose, par exemple, quand vous avez un discours à lire, la même chose quand vous avez quelque chose à annoncer à quelqu'un, ou quand on vous donne une manière de faire, ou une méthode à appliquer, et que vous sentez qu'en fait ça va complètement vous dénaturer vous-même de l'appliquer exactement de cette manière-là. Parce qu'en fait, ça ne crée plus aucune cohérence. Il n'y a plus aucune cohérence et je pense que ça dépend des gens. Mais pour moi, la notion de cohérence est quelque chose qui est très haut placé dans mon système où quand il y a quelque chose qui manque de cohérence, ça crée énormément de frottement à l'intérieur de moi dans le sens où du coup, ça n'a aucun sens. Ça n'est pas efficace, ça n'est pas efficient, c'est difficilement explicable, ce n'est pas optimisé, ce n'est pas performant. Voilà.
Ça crée énormément, énormément de frottement, en fait, le manque de cohérence dans un système. Le manque d'harmonie aussi, je peux parler d'harmonie, je sais que c'est quelque chose dont je vous parle beaucoup aussi, la notion d'harmonie, mais ça peut être aussi dans une ambiance, ça peut être dans un choix vestimentaire, ça peut être dans un choix de branding, ça peut être dans une situation sociale, une discussion, un groupe d'amis ou quoi que ce soit. quand il y a quelque chose qui n'est pas cohérent ou que je sens qui n'est pas juste, si je vais à l'encontre de mon autorité intérieure qui est là, qui me dit en fait ce truc de non mais en fait là... Ça, c'est pas cohérent. Ça, ça va pas. Alerte rouge, ça va pas. C'est pas juste, y'a pas de justesse et y'a pas de cohérence. J'ai l'impression que je passe dans une posture de... Alors j'en parle pas des gros mots, mais je pense que ça peut vous parler notamment par rapport au système nerveux. Je commence à entrer dans une posture de survie, où mon système nerveux passe en mode survie. J'ai l'impression d'être en train de me battre avec moi-même. Voilà, je vous parle de moi, mais j'espère que ça peut vous parler.
Donc y'a cette notion de cohérence, y'a cette notion de justesse, y'a la notion de vérité aussi qui compte beaucoup. Dans la notion d'autorité radicale, il y a beaucoup d'idées de direction et de mouvement. En fait, l'autorité intérieure, c'est vraiment ce qui va nous donner une direction. Encore une fois, je vous ai beaucoup parlé de notions d'antéléchie, parfois de volonté de puissance, etc. L'autorité intérieure, c'est... C'est le seul gouvernement que vous reconnaissez, j'ai envie de dire, qui va vous donner une direction qui, parfois, est un peu floue, certes, mais en tout cas, quand votre direction est claire et précise, elle viendra de là. Quand c'est juste, elle viendra de là. C'est ce qui légitime ce que vous ressentez, c'est ce qui légitime votre direction, c'est ce qui légitime vos paroles, c'est ce qui légitime vos directions, vos décisions, vos opinions, etc. En fait, l'autorité intérieure, c'est ce qui donne aussi de la légitimité de tout ça, c'est qu'en fait, la légitimité ne vient même plus... un sujet, c'est un non-sujet, puisque ça vient d'une autorité qui est à l'intérieur. D'accord ? Voilà, un petit peu cette idée.
Si je devais vous expliquer d'où vient ce concept, entre guillemets, d'un point de vue un petit peu plus philo, c'est un concept qui a été étudié par plusieurs philosophes. Je vous ai déjà parlé d'Anna Arendt aussi, qui explique souvent que l'autorité, c'est une force sans... c'est vu comme une force sans coercition. Et elle faisait, par exemple, beaucoup la différence entre la notion d'autorité du pouvoir et de la violence. Donc, en gros, Anna Arendt explique que l'autorité, c'est quelque chose qui va s'imposer sans jamais menacer, mais sans jamais argumenter non plus. C'est vraiment quelque chose qui s'impose de manière tout à fait naturelle. Et si vous voulez, l'autorité radicale, pour moi, c'est un petit peu cette chose-là. C'est quelque chose qui existe sans que ça bataille. C'est comme ça. Et en fait, c'est indiscutable, si vous voulez. C'est indiscutable. Ça ne veut pas dire que ce n'est pas discutable avec des gens à l'extérieur, mais en tout cas, je sais que ce que je ressens, c'est là. Et c'est légitime. Et ce que je crois, c'est là. C'est légitime. Ça ne veut pas forcément toujours dire que c'est vrai et qu'on ne doit pas se remettre en question, évidemment. Mais c'est vraiment une forme d'autorité qui s'impose de manière tout à fait naturelle, sans violence, sans recherche de pouvoir, sans argumenter, sans menacer, etc.
Parmi les philosophes, il y avait Foucault aussi, qui en parlait et qui disait que la manière dont un individu va s'autoréguler, se gouverner soi-même, se structurer, etc., ça va construire une forme d'autorité sur soi. Donc on n'est pas, encore une fois, sur de la domination de « je m'écoute pas, j'écoute pas mes pensées, j'essaie de dominer tout ce qui m'arrive, mes émotions, etc. » Mais plutôt, en fait, je suis en train de m'organiser à l'intérieur de manière tout à fait consciente.
Après, évidemment, c'est des personnalités qui en parleront beaucoup mieux que moi. Mais moi, ce que je voudrais vous dire avant tout, c'est que la notion d'autorité intérieure, pour moi, c'est un peu comme une encre. C'est un ancrage, quelque chose, c'est une posture, c'est un endroit, c'est un point, une verticalité qui va orienter nos actions sans jamais avoir. besoin ou envie de les justifier à l'extérieur. C'est une très grande cohérence entre nos pensées, les sensations qu'on a, les émotions qu'on peut avoir, les paroles, les actes, etc. C'est aussi une capacité qui est tout à fait naturelle à poser des limites sans les annoncer, c'est-à-dire en fait, il n'y a même pas besoin de poser des limites, ça c'est un truc que j'ai déjà expliqué, pour moi ça vient vraiment de l'autorité intérieure. Quand on a une autorité intérieure qui est développée, radicale, qui est là, on n'a plus besoin forcément d'apprendre à poser des limites avec les gens. Parce qu'en fait, juste notre manière d'être, d'exister, de nous présenter, de nous relationner, etc., pose déjà cette limite-là de manière naturelle. Et évidemment, il y aura toujours des gens qui vont peut-être dépasser ces choses-là quand il y a un manque d'intelligence émotionnelle, relationnelle, etc., mais ça se fait quand même assez rare, et effectivement, on va recadrer ces gens de manière tout à fait naturelle.
Mais c'est vraiment quelque chose que j'ai compris, moi, au fur et à mesure des années, c'est que quand on a une autorité radicale qui est là, qui est développée, on n'a plus besoin de tout le temps apprendre à poser nos limites pour essayer de faire en sorte que les gens ne rentrent pas, ou que les gens ne dépassent pas ces limites-là, ou que, je dis les gens, mais ça peut être plein d'autres choses, que le travail, que les réseaux sociaux, que plein de choses, en fait, ne rentrent pas à l'intérieur. On n'a plus besoin de faire ça. En fait, c'est comme si c'était une posture normale et naturelle qui pose les choses avec le plus grand des calmes en disant, ben voilà, ça c'est ça, ça c'est ok, ça c'est pas ok, mais il n'y a même pas besoin de le dire, en fait. Moi, je fonctionne comme ça, point. ça j'aime, ok, point, ça j'aime pas, ok, point C'est un peu ce truc, cette capacité à créer des noms de sujets, si vous voulez.
L'autorité radicale, ça vient aussi d'une forme de densité.
Quand je parle de densité, je parle aussi de qualité de présence, de qualité dans la parole, de la façon de parler, de marcher, de regarder, de décider. En fait, c'est dense, c'est présent. Il y a beaucoup de conscience, beaucoup de présence, c'est pas à l'arrache. On est vraiment dans une grande qualité de présence.
Et surtout, un autre point qui est très fort, c'est la notion de fidélité à soi-même.
En gros, c'est une fidélité qui peut être modulée au fur et à mesure de notre vie, parce qu'on va changer en fonction des moments, des époques, de nos besoins. Il y a des moments où on va privilégier le collectif, d'autres moments où on va avoir besoin de privilégier peut-être notre individu. Il y a d'autres moments où on va privilégier certaines valeurs, à d'autres moments encore d'autres. Donc c'est une fidélité qui va se moduler, mais qui ne va jamais se diluer. En gros, je la dilue complètement à l'extérieur, et du coup je ne me suis plus du tout fidèle à moi-même. Donc c'est pas du tout une forme de... une juste décision de rigidité ou quoi que ce soit, c'est vraiment une posture.
Ce que je voudrais juste renuancer ici, parce que malheureusement, il faut toujours que je renuance, pose du contexte, etc., parce que je me rends compte que pour beaucoup de personnes, ça va très vite de faire des raccourcis ou de ne pas parvenir à nuancer certains discours. L'autorité radicale ou l'autorité intérieure, si vous voulez, ça se nuance aussi, ça ne veut pas du tout dire que c'est un absolu à tout prix et qu'en gros... On considère qu'on a tout le temps raison, qu'on doit convaincre tout le monde, que nous on est dans un chemin de vérité et qu'en gros on se fait pas ça dans tout le monde. Non, c'est pas du tout ça.
En fait, la notion d'autorité radicale, au contraire, je trouve qu'elle permet d'être encore mieux dans le collectif et elle coexiste complètement avec la relation avec autrui. Elle coexiste avec l'écoute, elle coexiste avec la complexité, elle coexiste avec la remise en question, elle coexiste aussi avec l'humilité. Voilà, c'est pas du tout une voix qui hurle en vous de « de toute façon j'ai raison, toi t'as tort, c'est moi d'abord » . Elle dit plutôt moi je sais ce que je porte et je l'assume. C'est plutôt quelque chose de vivant, d'organique. Ça s'ajuste, ça se module, ça se nuance. C'est quelque chose qui se nuance aussi.
Si je devais... Vous donnez très brièvement ce que ça donne quand on a une autorité radicale qui est plutôt forte. On sait ce qu'on veut, on n'est pas en train de s'excuser ou de se justifier de comment on est, qui on est, de nos choix, de nos décisions, des orientations qu'on prend, etc. On n'a pas besoin, encore une fois, comme je vous disais, de tout le temps poser des limites, parce qu'en fait ça existe juste par notre présence. Quand on dit non, c'est un vrai non, il n'y a pas besoin de l'excuser. Quand on dit oui, c'est un vrai oui aussi, il n'y a pas besoin de le compenser. On n'est pas dans la surjustification de nos choix. On assume une parole aussi sans se demander si c'est bien de dire ça ou si c'est pas bien de dire ça.
Par contre, on a aussi complètement conscience de l'impact émotionnel que ça peut créer chez autrui. Donc j'insiste là-dessus, vraiment l'autorité radicale, pour moi, elle est forcément imbriquée avec de l'empathie et avec de l'intelligence émotionnelle. C'est obligatoire. C'est vraiment quelque chose qui va avec, en fait. Je crois que c'est quand même très important de le dire. Et c'est aussi quelque chose qui... Je trouve, dans ce que j'ai pu travailler ces dernières années, quand j'ai vraiment aussi appris à travailler là-dessus, qui fait qu'on n'a pas besoin tout le temps d'essayer d'être différent des autres, d'essayer d'être exceptionnel, d'essayer de se distinguer tout le temps des autres, d'essayer de taper sur les autres pour essayer de se valoriser soi, et dire oui, mais moi, je ne suis pas comme ça, alors que les autres, ils sont comme ça. Ou de dire oui, mais nous, vous comprenez, on est différents.
Par exemple, c'est quelque chose que je vois beaucoup chez les entrepreneurs aussi, et que j'ai fait aussi. évidemment je mets de l'eau dans mon vin je reconnais aussi ce truc de... Oui, il y a plein de gens qui vous vendent du rêve, qui font ci, qui font ça, mais il ne faut pas les écouter. Nous, on est plutôt comme ça. Nous, au moins, on est sincère. Nous, au moins, on est authentique. On est ceci, on est cela. Là, c'est un très gros manque d'autorité radicale. En fait, à partir du moment où on a besoin d'expliquer comment on est, de justifier comment on est, et encore une fois, je plaide coupable, c'est vraiment quelque chose, vous m'avez entendu le faire plein de fois, à mon avis, c'est qu'en fait, il n'y a pas d'autorité radicale, en fait, à cet endroit-là. c'est que tant qu'on a besoin de dire et d'annoncer clairement ce qu'on est, qui on est, comment ça se passe avec nous et pourquoi, pourquoi on est différent, c'est qu'en fait, c'est pas quelque chose qui est encore incarné.
C'est un petit peu comme quand... Je suis désolée, je suis désolée si vous vous sentez visée, je sais pas s'il y aura des personnes qui vont se sentir visées qui vont écouter ça, mais c'est un peu comme quand quelqu'un marque dans sa bio Instagram numéro 1, machin, non, bah si t'étais numéro 1, t'aurais même pas besoin de le mettre, quoi. Numéro 1, on vende, je sais pas quoi, le meilleur coach, coach numéro 1 en France, je sais pas quoi, ou... Non, bah en fait, on a juste pas besoin de le nommer quand on l'est. C'est au contraire, Et en fait, il n'y a même pas besoin d'en faire des caisses quand il y a de l'autorité radicale. Voilà. Et en fait, c'est quelque chose qui fait qu'on n'en fait pas des caisses, mais qu'on n'a même pas en tête l'idée de se diminuer. C'est comme ça, point. C'est vraiment de l'autorité naturelle.
Et donc, l'idée, c'était aussi de faire le point sur à quoi ça ressemble, justement, quand on n'a pas d'autorité radicale ou quand on en a peu ou quand, en tout cas, elle n'est pas encore tout à fait solide.
Une des premières choses qui est très simple, que honnêtement, on a presque tous, c'est de dire oui alors que dans le ventre, on sent très bien que c'est non.
C'est de dire oui ou d'acquiescer ou de s'engager dans quelque chose ou de faire comme si ça allait bien ou de dire oui ça va, oui non non t'inquiète pas ça me dérange pas etc. Alors qu'en fait dans le corps ça dit tout le contraire parce qu'il y a un petit tiraillement, parce qu'on sent que ça bloque, parce qu'on sent que c'est pas juste, parce qu'on sent que ça gratte profondément. Mais en fait on va dire oui par automatisme, par habitude, par fatigue, parce qu'on n'a pas envie de se justifier. Mais le truc c'est que même en disant non on n'est pas obligé de se justifier non plus. Et souvent c'est un truc qu'on voit comme ça de je dis oui parce qu'en fait j'avais pas envie de me justifier. Ben ouais, sache que tu peux dire non sans te justifier pour autant, en fait. Mais c'est justement un endroit où il faut travailler aussi cette autorité radicale. Le problème, c'est pas le oui, en fait. C'est la croyance qu'on a besoin de justifier nos choix pour que ce soit validé et légitime pour les autres, en fait. Voilà, donc il y a ça.
Ça peut ressembler aussi au fait de beaucoup chercher l'avis des autres pour valider un truc qu'on sait déjà.
Par exemple, vous avez une intuition, vous ressentez quelque chose, vous avez une envie, vous avez un choix, mais que ça peut être vraiment pour des choses très très simples, même un repas. une couleur, vous êtes graphiste, vous êtes en train d'établir une identité visuelle, ça peut être pour une couleur, pour un habit, pour une date, pour n'importe quoi en fait, vous avez déjà une intuition au fond de vous, très clairement vous savez déjà ce que vous voulez faire, votre corps vous dit déjà ce qu'il faut, mais quand même vous allez demander l'avis de quelqu'un parce que ça peut peut-être vous valider ce que vous savez en fait. Donc le truc c'est que c'est uniquement pour se rassurer qu'on fait ça, et si la personne ne va pas dans notre sens, on va commencer à essayer de la convaincre, je pense qu'on a tous fait ça un jour. Voilà.
Donc ça c'est vraiment le truc qu'on retrouve le plus souvent. En fait, c'est la problématique de ne pas se croire encore soi-même. Et ça, on en reparlera dans les trois points à développer par rapport à l'autorité radicale, parce que c'est un truc qui est très, très, très courant. Voilà.
Un autre signe aussi de manque d'autorité radicale que vous pouvez reconnaître, c'est le fait de trop penser trop longtemps à quelque chose qui devrait être très simple.
Alors ça, c'est quelque chose que j'ai eu beaucoup de mal à comprendre, par exemple, chez certaines personnes de mon entourage ou certaines personnes de la communauté qui m'ont écrit. Et j'ai trouvé ça super intéressant de dialoguer là-dessus avec soit les personnes de mon entourage, soit avec vous, qui ont ce truc-là. De, en fait, un truc qui est très très simple, un choix qui est très simple. une décision qui est très simple, une question qui est très con, ben en fait, on commence à y penser trop longtemps et à se prendre trop la tête pour rien. Je crois que j'en avais déjà fait un épisode de podcast, il me semble, en 2021, où je l'avais appelé « Vous inventez des problèmes » ou un truc comme ça, et bon, l'épisode est vachement plus bienveillant que le titre, c'est promis, mais parce que c'est aussi quelque chose que je remarque, où souvent, on me pose des questions, il y a la réponse dans la question, et ça devient des questions qui sont bêtes, mais je comprends pourquoi on les pose, c'est parce qu'en fait elles sont pas bêtes, c'est juste qu'en fait derrière C'est pas la vraie question. La vraie question, c'est « je me sens mal, j'ai peur d'assumer ça, machin, etc. » Mais la réponse, vous l'avez déjà.
Ou par exemple, ça va être d'essayer de surcompliquer une situation parce que ça va légitimer un petit peu nos hésitations, le flou, le fait de ne pas prendre une décision trop rapide, parce que prendre une décision trop rapide, peut-être que c'est pas sage et peut-être que c'est pas la bonne décision. Donc en fait, si vous voulez, c'est un peu tergiversé, c'est compliquer quelque chose qui devrait juste être super simple.
En fait, le moindre choix banal qui devient une espèce de débat à l'intérieur de soi et qui est là en mode, ouais, mais est-ce que je devrais faire ça ? Mais est-ce que c'est vraiment le bon moment ? Mais est-ce que c'est vraiment raisonnable ? Et puis, est-ce que vraiment je me trompe ? Et c'est vraiment un processus que je trouve assez intéressant parce qu'en fait, du coup, c'est jamais les bonnes questions qui sont posées. Et je trouve que dans ces moments-là, il faut juste revenir à quelque chose de très simple. Et des fois, je me dis, en fait, au lieu de donner des réponses compliquées, je devrais juste dire, bah, tu veux quoi à ça ? bon ben go ! Il faudrait juste faire ça. En fait, les réponses, elles sont hyper simples.
Le truc, c'est que quand on manque d'autorité intérieure, la pensée prend toute la place, et notamment la place de la décision et du tranchant. Et on n'est plus capable de trancher parce qu'en fait, on commence à ruminer, on commence à compliquer les choses qui sont finalement à la base très simples, et on se crée des nœuds au cerveau pour franchement pas grand-chose. Et c'est pour ça, en fait, que quand, dans les pays anglo-saxons, quand on dit, il y a des gens qui disent « I am a novel thinker » , ça veut dire en fait « je suis une personne qui pense trop » . À chaque fois que j'entends ça, je suis là, mais le bullshit où vous baignez, en fait, ça n'existe pas. une personne qui pense trop, comme si c'était quelque chose d'identitaire. C'est juste qu'en fait, il y a autre chose. Il faut compliquer quelque chose qui était très simple. Ça peut être peut-être des ruminations, peut-être ça peut être du stress, peut-être c'est juste que vous avez peur, ou peut-être qu'en fait, vous avez juste du mal à avoir de l'autorité sur quelque chose. Mais ça peut être lié à plein de raisons.
Le fait de manquer d'autorité, c'est une évidence, encore une fois. Le désespoir de vous culpabiliser, le fait de ne pas avoir beaucoup d'autorité intérieure, ça peut être lié à plein de choses. je ne fais pas de psychologie de comptoir ni de psychanalyse mais ça peut qu'il y a plein de trucs des traumas, l'enfance, l'éducation, le milieu, le sexe, le genre. Ça peut être lié à énormément de trucs différents. Mais ça, ce n'est pas avec moi que vous le voyez, c'est plus avec la psy, en l'occurrence.
Plutôt que de se dire, moi, je suis quelqu'un qui complique tout et qui pense trop, etc., plutôt que de se complaire dans des identités un peu bullshit, l'idée, c'est plutôt de se dire, clairement, je complique un truc qui devrait être très simple pour moi, clairement, je fais quoi ? Est-ce que je peux revenir à quelque chose de plus simple ? Et si oui, comment ?
Un autre signe aussi, ça peut être par exemple de beaucoup s'épuiser dans les relations, de donner beaucoup, de se sentir vidée, d'être très poreuse, d'avoir du mal à gérer ce qui est à toi, ce qui est à moi, de beaucoup absorber, de reprendre toutes les conversations dans sa tête, d'imaginer ce qu'on aurait dû dire.
Donc ça, moi, c'est quelque chose que j'ai beaucoup eu et que j'ai encore parfois. En gros, de remettre en question qui je suis et ma place dans les relations, beaucoup en me refaisant les films, etc., le soir, en fait.
Et puis, autre chose que je vois aussi chez plein de femmes... Je dis des femmes parce que je suis au contact de femmes, mais j'imagine que ça arrive à beaucoup d'hommes aussi. C'est la notion d'être brillante.
Mais la majeure partie d'entre vous, vous êtes des femmes brillantes, personnes qui m'écrivent, dans la réflexion, etc. Et le seul problème que vous avez quand vous m'écrivez, bien sûr, c'est d'être en fait hésitante dans l'action.
Donc vous comprenez tout, vous analysez très vite, vous voyez très vite les gens, vous les cernez très bien, vous anticipez très bien les conséquences. Par contre, quand il commence à s'agir de poser un vrai geste, faire une action, prendre la décision et y aller pour de bon, vous vous retenez, et ce n'est pas une incapacité. C'est pas juste pourquoi je procrastine, machin, etc. En fait, dans mon monde, de mon point de vue, c'est juste une notion de verticalité qui n'est pas encore bien installée. C'est une forme d'autorité qu'il faut retrouver justement pour, OK, bim, j'ai cette autorité-là, je l'écoute, c'est légitime, j'y vais.
Après, si je dois continuer aussi, il y a la sensation d'être gentille, même quand on n'a pas envie, de toujours adoucir notre parole.
Donc moi, je viens de là et j'essaye encore une fois de le faire de moins en moins. Vous m'avez vu le faire aussi au fur et à mesure des années. Bien qu'il y ait beaucoup de gens qui écoutent mon podcast et qui me trouvent déjà très dure et autoritaire, je suis à 10% de ce que je peux affirmer et assumer dans la vie. Je suis quelqu'un de beaucoup plus tranché et de beaucoup plus affirmé que ce que je suis dans le podcast ou sur mes réseaux sociaux, par exemple. Quand on connaît dans la vie, on se rend compte que j'essaye d'adoucir beaucoup les bords dans mon métier pour pouvoir justement être plus accessible, on va dire, au grand public et plus agréable pour le grand public. public, entre guillemets, mais vous avez vu aussi qu'au fur et à mesure des années, c'est quelque chose que j'ai fait de moins en moins Parce qu'en fait, j'étais aussi dans ce truc-là, dans ce syndrome de « il faut que je sois gentille, donc je vais adoucir ma parole, je vais minimiser ce que je pense, je vais essayer d'arrondir un peu un choix, je m'excuse en permanent, je surjustifie plein de choses » . Ou par exemple, l'autre chose que vous pouvez peut-être faire, c'est dire « non mais c'est pas grave, alors que si, en fait, ça l'est » .
Il y a encore plein de signes dont je pourrais vous parler, comme le fait de savoir un peu trop tard, de ne pas écouter les premiers ressentis, de s'épuiser dans des rôles qui ne sont pas les nôtres. Voilà, il y a plein de signaux, en fait, que je pourrais encore vous expliquer pendant un bon moment, sauf que l'heure est en train de tourner. Mais il y a plein de choses comme ça.
Et le fait de manquer d'autorité radicale, vraiment, je vous rassure là-dessus, c'est quelque chose qui est, je ne vais pas dire normal, parce que moi, je souhaiterais que ce soit l'inverse, qui soit normal, mais qui est extrêmement courant. pendant des siècles, on a aussi appris à être aimable, à être sociable, à être douce, à être tolérante, à être adaptable, à être raisonnable, à être polie, etc. en tant que femme. Mais je sais qu'il y a aussi des hommes qui m'écoutent, même pour un homme en fait. Même si... Peut-être que c'est moins courant, je ne sais pas, encore une fois, je n'ai pas du tout de données là-dessus. C'est aussi quelque chose qui va manquer, en fonction de comment on a été éduqué, en fonction de ce qu'on a entendu, en fonction de ce qu'on a vécu, en fonction d'où on a grandi. Donc voilà, c'est juste normal.
Et en fait, l'autorité radicale, c'est exactement le contraire de tous ces conditionnements à être aimable, sociable, doux, tolérant, adaptable, parfait, raisonnable, poli, gentil. C'est tous ces trucs-là, en fait. Ça ne veut pas dire qu'on devient un connard fini. Ça ne veut pas dire qu'on devient dur, ça ne veut pas dire tout ça.
C'est juste que c'est l'exact contraire de ces conditionnements, c'est-à-dire, en fait, la seule autorité que je reconnais à 100% sur moi, c'est la mienne. Et ça, déjà en tant qu'enfant, un peu compliqué, si vous voulez, en tout cas, moi, avec l'éducation que j'ai eue, puis avec la plupart des éducations, je pense. Mais évidemment, ce n'est pas quelque chose qu'on nous enseigne. Donc, c'est quelque chose, je pense, qu'on peut construire petit à petit. Mais il y a des enfants qui partent avec beaucoup plus d'autorité radicale dans la vie parce qu'ils ont aussi été encouragés. à se faire confiance, à comprendre que leurs choix, leurs opinions, leurs envies, etc., ça avait du poids, ou qu'en fait ça méritait d'être écouté, que c'était totalement légitime, qu'ils pouvaient se croire, etc.
Donc si vous voulez, ça va commencer par quelque chose de très simple, c'est de, très simple, sentir ce qu'on sent, ok, qu'est-ce que je sens, ok, ben là je sens qu'en fait je sens ça, croire ce qu'on sait, donc en fait je sais quelque chose, ben je vais apprendre à le croire, et agir quand on se sent appelé à agir, tout simplement, ça commence juste par ça.
Donc, moi, si je devais vous donner... Les premiers points, parce qu'encore une fois, c'est ce que je vous disais, il y a énormément de choses à se dire vraiment sur ce sujet-là. Si je devais vous donner les trois premiers points, entre guillemets, pour bosser sur son autorité radicale, ça va être cela.
Le premier point, pour construire une autorité radicale qui soit forte, pour moi, ça va commencer dans le corps.
Votre corps, c'est votre encre, votre maison, votre habitat, votre socle, c'est tout. C'est pas quelque chose à dissocier de l'esprit, puisque c'est exactement la même chose, c'est la même chose juste sous une autre forme, donc c'est indissociable. Votre corps, ça reste une encre, dans le sens où l'autorité que vous avez va commencer dans votre corps, avec la moindre chose que vous ressentez, avec l'intelligence émotionnelle que vous allez développer, c'est-à-dire je comprends et je capte avec une profondeur accrue les émotions, je sais ce que c'est, je sais... les nommer, je sais pourquoi, je sais les reconnaître, je sais à quoi ça ressemble, je sais où ça se situe, etc. Mais ça va être aussi dans les moindres signaux qu'on peut avoir dans le corps, les besoins, en fait, les ressentis de tout ce qui va se passer d'un point de vue émotionnel, énergétique, hormonal, physique, en état de stress ou quoi que ce soit de son corps.
Donc évidemment, ça demande une grande connexion au corps, mais c'est même dans la respiration. Ok, là, ma respiration, elle change, je sens que c'est du stress, oui, si, il y a ça. dans la posture, dans le regard qu'on va avoir. la cohérence entre le geste et l'intention, etc.
C'est ce que je vous disais au début de l'épisode, dans notre corps, par exemple moi dans mon corps, je ressens dans mon corps avant tout ce qui est juste et ce qui ne l'est pas. Donc je ressens immédiatement ce qui me paraît être juste et ce qui ne l'est pas pour moi. Mais ce qui me paraît être juste pour moi, en fonction de mes valeurs évidemment, mais dans mes valeurs il y a aussi forcément le collectif, donc c'est dans mon corps je ressens ce qui est juste selon moi, en fonction de la situation, pour moi, pour l'autre et pour le collectif. Et quand je ressens que je suis dans une situation où je dois agir, où je dois faire, où je dois dire, où en tout cas je suis dans une posture où je sens que ça ne va pas, que ce n'est pas juste, que ce n'est pas aligné par exemple, que ce n'est pas cohérent, que ce n'est pas harmonieux, que ce n'est pas légitime ou quoi que ce soit, à l'intérieur ça hurle, ça gratte, ça crée du frottement, c'est extrêmement désagréable.
Je me suis déjà retrouvée dans des postures où je pleurais de frustration, c'est une émotion qui déborde complètement, parce qu'on me demandait de faire quelque chose que je trouvais totalement incohérent. est totalement illégitime, en fait. Et mon autorité intérieure me hurlait, mais en fait, tu fais ça, t'es folle si tu fais ça, en fait. Alors que c'était un truc vraiment banal, j'insiste. C'est vraiment un truc banal.
Donc, ça commence vraiment avec le corps, avec déjà la connexion qu'on a au corps, et aussi avec la posture, donc avec la posture intérieure qu'on va avoir dans le corps. C'est-à-dire que votre autorité intérieure, c'est pas une posture mentale de, en fait, moi, je décide comme ça, et puis c'est tout, je suis têtu et je ne bouge pas de mes positions, c'est... selon moi, un mécanisme de survie intérieure. Honnêtement, je trouve ça biologique, en fait. C'est biologique, c'est organique, c'est quelque chose de vivant. C'est pas un concept psychologique, en tout cas selon moi. C'est pas un concept psychologique, c'est presque une fonction corporelle. En gros, c'est comme une boussole qui va exister bien avant la pensée, bien avant la décision, bien avant la formulation même d'un désir. Quand je sens que quelque chose ne va pas, ou quand je sens que quelque chose n'est pas juste ou quoi que ce soit, je le pense même pas avec ma tête ou quoi que ce soit, c'est... hop, immédiatement, c'est non. Et après, je comprends pourquoi. Après, ok, mais pourquoi c'est non ? Ah bah là, je comprends pourquoi c'est non. J'espère que je suis claire quand je vous parle.
En fait, c'est comme si la posture avait déjà son truc, son idée, sa réaction, avant qu'il y ait une compréhension, avant qu'il y ait du mental, avant parfois qu'il y ait de l'émotionnel, etc. C'est juste que ça va vite. Et quand je trahis cette autorité-là, ou quand je n'écoute plus cette autorité-là, ça gratte, ça hurle, ça fait mal, ça griffe, ça s'agite. Ça crée beaucoup de frustration, ça crée du désordre, ça crée du chaos. Et j'insiste, il faut vraiment faire la différence entre ça et entre une réaction traumatique ou quelque chose qui refait juste surface. C'est vraiment une posture qui est calme.
En gros, c'est comme une posture depuis laquelle on est en train de créer du sens, produire du sens, avant qu'il y ait même de la conscience. C'est aussi pour ça que je trouve que c'est aussi très lié à la notion d'intuition. C'est comme du pré-verbal, c'est comme une ligne de conduite, si vous voulez.
Et Ce que j'explique aussi, quand je vous dis « ça gratte, ça hurle » , et je me suis déjà retrouvée à pleurer de frustration parce que je devais faire quelque chose qui n'était pas juste ou quoi que ce soit, c'est comme si ne pas écouter cette autorité qui est extrêmement forte, ça me paraît presque suicidaire. Donc attention avec les mots que j'emploie, évidemment. En fait, c'est juste que j'ai la sensation que c'est comme si ce n'était même pas un choix. C'est un instinct de préservation de mon intégrité. C'est un mécanisme de survie qui me permet de préserver mon intégrité et d'éviter Le moindre effondrement intérieur. Si je ne suis pas dans cette autorité-là, si je ne l'écoute pas, si je ne respecte pas cette autorité intérieure, là, je perds mon orientation, je perds en clarté, je suis dans un brouillard pas possible, je fatigue, mon système nerveux part en vrille complètement, je ne ressens plus de désir, je perds du sens complètement, il m'arrive d'avoir de la dissociation, je me regarde vive mais en mode apathie complète, c'est comme si en fait je me déconnectais de manière assez dangereuse. de mon corps, en fait. Parce qu'en fait, mon corps n'est plus en train d'indiquer la route, mon esprit se décolle, et puis la vie perd de toute son intensité, sa saveur, son sens, etc. Voilà, c'est un système de navigation intelligent. Je sais pas trop comment expliquer ça.
C'est toujours difficile d'expliquer les trucs qui se passent dans ma tête et dans mon corps avec des mots qui soient justes sans que ça paraisse compliqué. En tout cas, j'espère que je vous ai pas perdus.
Mais voilà, en gros, si vous voulez, c'est vraiment pour moi, dans le corps... Cette autorité radicale, c'est un système de cohérence et un système d'alerte qui va me maintenir dans la vie avec ma sensibilité et qui va me maintenir en bonne santé, qui va me préserver dans mon axe, dans mon alignement de manière existentielle, qui va empêcher que je me dilue de manière identitaire, qui va me permettre de préserver mon énergie aussi, qui va me permettre de garder de la précision dans ma manière de penser, dans ma manière de réagir, dans ma manière d'analyser les situations et qui va préserver mon intégrité tout simplement.
Et donc quand je suis avec cette autorité intérieure-là, je me sens bien, je suis vivante, je suis présente, je suis créatrice, je me sens bien. Et si dans les rares moments où ça m'arrive, je suis dans le rejet où il n'y en a pas, il n'y a pas cette autorité-là, sur certains sujets notamment, comme je vous disais, de demander l'avis à quelqu'un pour légitimer quelque chose que je pense, je me vide, je décroche, je fatigue, je me rétrécis, je me diminue, je me dissous, je m'épuise, je perds en confusion et je redeviens presque une petite fille. C'est vraiment là, pour le coup, il y a des trucs hyper infantiles qui se pointent. Donc voilà, c'est comme quelque chose de... comme une fondation.
Et ensuite, un autre point qui est hyper important, et ça, on en reparlera aussi dans l'atelier que je ferai, c'est la notion d'engagement avec soi et d'apprendre à se croire. À se croire.
Donc c'est quelque chose que vous m'entendez dire, je crois, aussi dans pas mal d'épisodes, la notion de se croire soi et pas juste croire en soi. Croire en soi, pour moi, c'est croire en nos capacités, croire en notre capacité à y arriver. Voilà, je vais dire ça comme ça. C'est cool à développer, c'est cool, voilà, il y a plein de gens qui vont vous faire des contenus, des trucs là-dessus. Moi, c'est pas exactement de ça dont je vous parle.
Moi, je vous parle de se croire soi, c'est-à-dire croire notre perception. Et c'est-à-dire ne plus penser qu'on est folle, ne pas douter du fait qu'on est folle et que peut-être qu'on est barge. Voilà, il y a un truc dans ce goût-là. C'est un truc que je vous ai déjà un petit peu expliqué, je crois, dans les angoisses existentielles que j'avais, ou c'est quelque chose que j'ai régulièrement, je sais aussi à quoi c'est lié, parce que c'est des angoisses existentielles qui sont issues de situations traumatiques parfois qui arrivent très tôt, mais pas uniquement, qui peuvent aussi arriver simplement avec les perceptions de la vie, la notion de sensibilité, d'hyperperception, il y a plein de choses.
Régulièrement, je doutais de mes perceptions, quand je percevais quelque chose, le premier réflexe que j'avais, c'était de me dire mais c'est moi qui craque, peut-être que je suis folle, et j'avais besoin de me retourner vers quelqu'un de repère pour me confirmer que je n'étais pas en train de perdre complètement la boule, et qu'en fait, ce que je percevais, c'était juste que je le percevais, et que du coup, peut-être que c'était là, mais que je n'étais pas complètement en train de défaser. Voilà, c'est vraiment quelque chose qui arrivait régulièrement. C'est quelque chose qui n'arrive plus, ça, quasiment plus, mais ce qui peut arriver, c'est la difficulté à me croire par rapport à ce que je sens juste, et donc d'avoir la réaction appropriée. Et je sais que vous aussi, parce qu'en fait, je reçois tout le temps des messages comme ça. Je vais m'expliquer comme ça, vous allez mieux comprendre.
En gros, quand on a de l'autorité radicale dans la vie, en fait, on va arriver à croire ce qui vient de nous. On va arriver à croire notre parole interne. Ah ben là, je vois ça, donc je crois que je vois ça, ça veut pas du tout dire... On n'est pas en train de se dire que c'est forcément vrai, mais on est en train de se dire, je le vois, j'invente pas, si je le vois comme ça, c'est que ça crée quelque chose, etc. Quand on va ressentir quelque chose, on va bien croire. qu'on ressent cette émotion-là. Quand on va apercevoir quelque chose, on va le croire. On va se dire, en fait, je suis en train de me dire la vérité. J'ai ces décisions-là, et je peux croire que j'ai envie de prendre cette décision-là. Je peux croire ce que je suis en train de voir. Si vous voulez, c'est un petit peu ce truc-là.
Quand au contraire, on n'en a pas beaucoup, ou pour X raisons, et je pense qu'il y a énormément de femmes qui ont pas ce truc-là, justement, et j'en fais partie aussi. En fait, on va tomber dans le syndrome de la sorcière. Alors moi, j'appelle ça le syndrome de la sorcière parce que j'ai vu cette formulation, une fois, formulée dans un livre d'Isabelle Sorante, qui appelle ça plutôt le complexe de la sorcière. Et du coup, ça m'a fait penser à cette notion-là que j'essaye de reprendre.
Donc moi, je vais vous expliquer ma vision un peu du syndrome de la sorcière, mais encore une fois, ce n'est pas du tout un truc qui existe. C'est la manière dont je le verbalise, mais ce n'est pas forcément un concept philo. C'est un peu ce truc-là.
Pour moi, le syndrome de la sorcière, c'est... Un mécanisme de doute assez profond où en fait on est très clairvoyante, on a une clairvoyance qui est assez naturelle, on voit les choses, on est très lucide, et ça rencontre en fait la réalité qui nous dit qu'en fait c'est disqualifié directement. On n'a pas le droit de voir, on n'a pas le droit de savoir, et que même si on voit ou qu'on sait, on est forcément folle. Et c'est tellement lourd qu'il en devient impossible de se croire. C'est-à-dire que, je vous donne un exemple qui est très bête.
Si par exemple, demain, vous voyez des licornes, Dans la rue. Une des choses que vous allez probablement faire, il y a deux voies possibles, soit vous vous dites, putain l'hélicorne ça existe, soit vous vous dites, en fait, l'hélicorne ça n'existe pas, je sais depuis toujours que ça n'existe pas, et tout le monde me dit que ça n'existe pas, donc si je les vois, c'est que je suis folle. Et donc la deuxième option, c'est le complexe de la sorcière, le syndrome de la sorcière, en gros. En gros, c'est un peu ça.
Donc c'est un peu la même chose quand on est lucide, ou qu'on voit quelque chose, ou qu'on a de la clairvoyance sur quelque chose, quand tout... la réalité autour de nous et le monde nous dit qu'on ne peut pas croire ça ben on se dit en fait la seule issue possible la seule option possible en fait c'est que c'est que c'est moi qui suis folle c'est que c'est moi qui peux pas me croire c'est que c'est moi qui suis pas légitime c'est qu'en fait je sais moi qui vais pas bien ou voilà ce cette espèce de syndrome de la sorcière justement qui arrive quand on manque d'autorité radicale justement quand il n'y a pas cette cette autorité-là, ça va... Ça implique forcément des choses, notamment la peur d'être punie pour savoir avant les autres, voir ou percevoir avant les autres.
Donc ça, c'est aussi un truc que moi j'ai depuis que je suis petite, de me dire en fait, vu que je vois quelque chose que je ne suis pas censée voir, je vais être punie. Vu que je vois ou je sais ou je perçois quelque chose que je ne suis pas censée percevoir ou quoi que ce soit parce que c'est avant les autres, je vais être punie, j'ai honte, j'ai peur, donc je dois cacher ça. Donc c'est quelque chose qui est fréquent et je pense que parmi vous, il y en a forcément aussi qui ressemble à ce truc-là. C'est un peu comme si, en gros, on n'a pas le droit, on a peur d'être autonome, d'être clairvoyante, de voir des choses, de percevoir des choses. Et j'insiste là, quand je parle de choses, je ne suis pas en train de parler de choses perchées ou de trucs subtils ou quoi que ce soit. Je suis juste en train de parler, par exemple, de voir que quelqu'un est en train de mentir ou de percevoir le fait qu'il y a une erreur dans la consigne d'un exercice ou qu'en fait, il y a deux personnes qui se tournent autour. Vous voyez, ça peut être n'importe quoi, vraiment des choses de la vie de tous les jours. Et le fait de s'en rendre compte avant tout le monde, le fait de voir avant tout le monde, le fait de percevoir ou le fait de se rendre compte d'un truc alors que la plupart des gens ne s'en rendent pas forcément compte, ça peut être vraiment plein de situations différentes. Ça peut impliquer une peur absolue d'être persécuté à cause de ça, d'être puni pour ça, d'être humilié pour ça. Il y a beaucoup cette notion d'être humilié. Donc là, on est aussi dans la notion de syndrome de la sorcière.
Ça peut être aussi la peur d'être isolé parce que justement on perçoit tout ça. Donc par exemple, en fait... Je me suis rendu compte de quelque chose, je vois quelque chose, on va tout le temps m'expliquer qu'en fait je dérange, que ça fait chier, parce qu'en fait je ne laisse pas au groupe le temps de comprendre, je ne laisse pas le temps au groupe de se rassurer, je ne laisse pas le temps au groupe de prendre ses marques. Donc ça c'est des trucs que j'ai entendus toute mon enfance. Je ne me suis jamais sentie persécutée, j'insiste là-dessus, mais il vaut mieux en récomprimer. Mais c'est aussi quelque chose qui peut revenir. Voilà.
C'est par exemple un truc qui est tout con, j'ai toujours entendu... Mes parents nous posaient des énigmes, ou quand on était dans un endroit, avoir des blagues ou des énigmes, et tout le temps, « Ok, Chloé, si t'as compris, laisse les autres. » « Si t'as compris, tu dis rien, laisse les autres. » « Laisse les autres trouver, laisse les autres deviner, etc. » Du coup, moi, j'avais pas vraiment le droit de pouvoir deviner, de pouvoir expliquer aux autres, ou quoi que ce soit. Ce qui n'est pas grave, ça ne m'a pas du tout traumatisée. C'est un exemple qui est simple que je vous donne, mais qu'on peut retrouver aussi dans la vie de tous les jours, de se dire, en fait, on va m'isoler parce que je perçois les choses. Vous voyez, par exemple, ça peut être ça.
Et la troisième chose qui revient énormément, c'est la peur de l'erreur fatale.
Moi, je suis encore un peu là-dedans, clairement. C'est en gros pas une erreur rationnelle, du style je me trompe et puis c'est tout. C'est une erreur existentielle. En gros, c'est une peur de je suis une erreur existentielle et mon intuition me trompe et ma capacité à percevoir le monde me trompe. Et en fait, je me perds complètement. C'est vraiment, on est dans un truc existentiel, en fait. c'est vraiment Une difficulté à se croire.
Et donc je vous parle aussi de la dernière, parce qu'en fait c'est comme ça que ça va se présenter parfois, la difficulté à se croire soi. De, je perçois un truc, je suis obligée de demander l'avis à quelqu'un d'autre, de savoir s'il voit la même chose que moi, ça me rassure parce que j'arrive même pas à croire que moi je le vois. Ou, si je ressens qu'il y a un comportement problématique, j'ai besoin de demander par exemple à mon conjoint, de, est-ce que lui aussi a bien capté qu'il y avait un truc qui était problématique ou quoi que ce soit, parce qu'en fait, je me sens corporelle. pas légitime de croire mes perceptions, alors que je vois très bien et que je suis assez lucide et que je vois les choses, etc. Mais de me dire, en fait, peut-être c'est moi qui suis folle ou peut-être que c'est moi qui m'invente. En fait, c'est comme s'il y avait une partie... de nous qui ne se pensaient pas fiables. Je pense que vous voyez ce que je veux dire. J'essaie de donner beaucoup d'exemples et de beaucoup expliquer pour que vous compreniez. Je ne vous prends pas pour des cons, je sais très bien que vous comprenez. Mais c'est vraiment ce truc-là, avec le manque d'autorité radicale, parfois c'est vraiment la difficulté à se croire soi. Et du coup, à ressentir que nos perceptions sont fiables. Voilà.
Se croire ça, ce n'est pas juste de la psychologie, c'est comme s'il fallait qu'on rééduque complètement notre autorité intérieure. En fait, ce que ça va impliquer de se croire soi et de développer cette autorité radicale-là, c'est déjà de reconnaître qu'on a des perceptions, que parfois on perçoit des choses en effet peut-être avant les autres, ou peut-être plus précisément, ou juste peut-être tout le monde voit les choses différemment, mais parfois on les voit un peu plus précisément, on a tous des capacités qui sont différentes ou quoi que ce soit, ou que parfois on va ressentir quelque chose avant de le comprendre, ou qu'on va savoir une réponse avant d'avoir pu la justifier, l'argumenter, etc. Donc ça, c'est quelque chose déjà qu'il faut apprendre juste à reconnaître.
Après, il y a aussi, pour justement apprendre à se croire soi, c'est comment est-ce que je peux légitimer et honorer le savoir que j'incarne ? C'est-à-dire ce que je sais dans mon corps, ce que j'incarne déjà, c'est légitime. C'est vraiment, c'est un vrai process de légitimer ce qu'on sait, légitimer ce qu'on incarne, légitimer nos sensations, légitimer notre intuition. C'est vraiment quelque chose à travailler, en fait, d'honorer. ce qu'on incarne et ce qu'on sait, puisque c'est déjà du savoir, et que ça a parfois beaucoup plus de valeur et beaucoup plus de vérité que du savoir qu'on va juste acquérir dans un livre sans jamais l'avoir incarné.
Après bon, là peut-être que je prêche déconvaincu, moi vous le savez que c'est l'incarnation qui passe avant tout, plus qu'avant le savoir, et c'est toujours pour ça que je vous dis, je ne parlerai que de choses que j'incarne déjà, sinon ça ne m'intéresse pas, je ne pourrai pas vous en parler, il y a plein d'autres gens qui vous en parleront mieux que moi.
Une autre chose qu'on peut faire aussi pour apprendre à se croire soi, c'est assumer publiquement notre intelligence. particulièrement en tant que femme.
Je pense que c'est super important d'apprendre à assumer ce qu'on voit, ce qu'on pense, notre alignement, nos opinions, la répartie et même d'assumer publiquement pourquoi est-ce que parfois, en face de nous, on a des gens qui disent des trucs vraiment très cons. D'assumer, en fait, comment est-ce que je peux essayer de le verbaliser ? D'assumer la capacité d'analyse qu'on a, d'assumer la capacité d'observation, d'assumer Merci.
Vous vous rappelez, j'avais fait un épisode sur le fait de tout le temps faire semblant d'être plus bête que l'on est. On en revient exactement au même sujet. La notion d'autorité radicale, c'est là-dedans, dans le fait d'apprendre à se croire soi. Il y a ce processus-là de travail de j'assume mon intelligence, je me crois et je me crois publiquement. J'arrive à me croire de manière grand public. Et j'affirme et j'assume ce que je suis de manière grand public. En plus de ça, ça va m'aider à me croire. Voilà. Donc... Il y a beaucoup d'aspects à travailler. Je pense que je vais m'arrêter là, sinon l'épisode va être extrêmement long. Et en plus, c'est un sujet qui peut parfois, pour certaines personnes, être un peu complexe à aborder.
Donc déjà, juste ça, j'espère que c'est des choses qui vont vous parler. Vous me le direz. Envoyez-moi un petit DM si c'est assez clair, si ça vous parle, si vous avez des questions aussi sur ce sujet-là, parce que du coup, j'ai envie de pouvoir prendre toutes vos questions aussi pour l'atelier. C'est toujours vraiment très bien pour moi de pouvoir vous lire et d'échanger.
Donc juste ne me balancez pas votre vie, dans le sens où Il y a encore quelques personnes qui le font parfois, de me raconter toute leur vie, de me balancer leur trauma, etc. Alors non, en fait, juste, vous n'avez pas mon consentement pour ça. Mais par contre, si vous avez des questions sur ce sujet-là ou qu'il y a un angle en particulier que vous aimeriez travailler pendant l'atelier ou autre, en quoi ça vous concerne, vous me mettez un petit message sur Insta, par exemple sur Instagram, parce que comme ça, je vous lis. Même si je ne pourrais peut-être pas répondre à tout le monde, je pourrais vous lire. Et moi, ça donne toujours de l'eau à mon moulin pour l'atelier. Et puis surtout, j'espère que c'est assez clair. Pour être totalement franche, je suis en compétition dans deux jours, donc je suis un peu stressée, un peu fatiguée, et j'ai pas mal de mal à articuler mes mots et mes phrases, etc. ces derniers temps. Voilà.
Je sais que comme d'habitude, il y en a qui vont gueuler, qui vont m'écrire en me disant que oui, mais je fais pas d'efforts, mes machins, mes machins. Eh bien faites votre propre podcast, puis vous verrez si vous y arrivez mieux que moi. Merci en tout cas pour toutes les autres 99% autres personnes qui sont très indulgentes avec ça.
Voilà, je fais de mon mieux, ce sera mieux les prochaines fois. Mais en tout cas, j'espère que là-dessus, j'ai pu au moins vous apporter des petites pépites, des petites connaissances, des petites choses qui vous font déjà raisonner et vous font un peu comprendre le sujet de cette autorité qu'on reconnaît à l'intérieur de nous et qui est ancrée et qui est là et qui fait qu'en fait, on se croit et qu'on prend des décisions qui sont justes et qu'on est alignés, etc. Voilà.
Donc, si vous avez envie de vraiment bosser sur le sujet, on fera ça sous forme de cartographie, je pense, sur un tableau blanc, avec des exercices sur le workbook, etc. On se fait l'atelier, je l'ai appelé souveraine, parce que c'est très lié, sur le fait de construire son autorité intérieure, le 22 janvier à midi, le lien pour réserver votre place avant tout le monde, donc là c'est le tarif early bird, il est sur le lien qui est dans la description de l'épisode de podcast.
Je vous embrasse, on se retrouve la semaine prochaine, bye bye.