Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue sur le podcast La Vie Suffit.
Joyeux Noël, chères auditrices et chers auditeurs, puisque le jour où sortira cet épisode, on est le 25 décembre.
Et de votre côté, écoutez, je ne sais pas si vous enchaînez les repas de famille, mais si c'est le cas, je souhaite que cet épisode puisse peut-être vous sauver la mise et vous aider à traverser tout ce qui peut être un peu tendu pendant les repas de famille, les remarques sexistes de l'oncle Roger, les débats misogynes, déplacés, les soucis, les conflits, les tabous, les non-dits, les malaises, les tensions transgénérationnelles, etc.
On va parler un peu de tout ça dans cet épisode et j'espère que ça vous aidera à passer des repas et des fêtes de fin d'année un peu plus doucement.
Je suis Chloé Bloom, entrepreneur aux Multicasquettes, et chaque jeudi, je vous partage les réflexions, les phases d'introspection, les clés qui, selon moi, permettent de vivre notre vie plus pleinement et de trouver plus d'épanouissement.
Chaque épisode est une invitation à exprimer encore plus librement toutes les parts de vous.
Si cela vous plaît, je vous invite à partager les épisodes à vos proches qui en ont besoin, ainsi que laisser une jolie note et un commentaire si vous souhaitez soutenir le podcast.
Alors, salut tout le monde.
Voilà, je vous réitère mes voeux. Si jamais vous fêtez Noël, et peut-être que ce n'est pas forcément le cas, puisque tout le monde ne le fête pas.
En fait, ce sujet d'épisode, il m'a été demandé depuis des années, mais je ne me sentais pas forcément de le faire parce que ce n'était pas un sujet que je me sentais d'aborder. Déjà parce que je n'arrivais pas forcément moi-même à trouver les clés. Puis aussi parce que je n'avais pas forcément envie de... d'impliquer les personnes de mon entourage ou quoi que ce soit dans mon récit.
Donc en fait, cette année, j'ai trouvé une autre manière de le faire. Je ne vais pas vous donner d'exemple tiré de mon histoire parce que je ne veux blesser personne, mais j'ai pu vraiment beaucoup bosser sur ce sujet-là quand même déjà de par mon histoire personnelle. Et puis tout simplement avec des personnes de mon entourage avec qui on a eu aussi beaucoup de discussions parce qu'elles travaillaient elles-mêmes sur le dossier depuis un moment quand même avec les familles. Enfin, avec les fêtes de fin d'année. Et en fait, c'est un vrai sujet.
C'est un vrai putain de sujet. Je sais que je ne suis pas la seule du tout à l'aborder. Il y a pas mal de personnes qui en parlent. Et en fait, tant mieux, parce que plus on a de clés, mieux c'est. Mais ça reste un sujet quand même qui peut être très angoissant pour beaucoup de personnes les repas de famille.
En fait, là, ce qu'on va se dire, c'est valable pour les fêtes de fin d'année, en effet. Mais pas uniquement, en fait. C'est valable pour les repas d'anniversaire, pour les vacances en famille, si jamais vous en faites. c'est valable aussi si jamais justement vous ne faites pas de fêtes de fin d'année ou quoi que ce soit. Ça vous fait ressentir énormément de solitude, enfin voilà, c'est valable dans tout ça. Je ne vous dis pas que j'aurais des super solutions à vous proposer, ni que je suis la mieux placée pour vous parler de ça, pas du tout. Mais en tout cas, moi j'ai compris pourquoi ça pouvait créer autant d'angoisse, que ce soit chez moi ou chez d'autres personnes, ce que ça pouvait réveiller aussi, et ce qui est parfois difficile, et les arbitrages que moi je fais et que d'autres personnes font aussi.
Donc j'espère que ça pourra vraiment vous aider et je vais essayer de faire court parce que je sais que vous êtes peut-être en famille et que peut-être que vous écoutez ça entre deux repas ou au chiotte, on sait jamais. Voilà, je ne sais pas en tout cas. En tout cas, je pense vraiment fort à vous où vous soyez et même si vous êtes seul.
Donc vraiment, cet épisode, il ne va pas vous aider à mieux supporter votre famille ni à devenir plus tolérante face à l'inacceptable, puisque ce n'est pas du tout le but, je pense que vous le savez, ni de sauver vos fêtes de fin d'année ou quoi que ce soit. En fait, l'idée, c'est plus ici de vous aider à comprendre ce qui se joue vraiment pendant les repas de famille. Vous aider aussi à vous protéger émotionnellement, arriver à mieux choisir consciemment la posture que vous voulez prendre par rapport à tout ça. Et puis, comme d'hab, essayer de vraiment vous faire respirer un bon coup, faire en sorte que vous ne vous sentiez pas seul, puisque si vous écoutez cet épisode, c'est que vous êtes des milliers à l'écouter. Et donc, c'est que toutes les personnes qui l'écoutent sont un minimum de près ou de loin concernées par ce sujet-là. Et donc, je crois que c'est important de déculpabiliser autour de ce sujet, peu importe les décisions qu'on prend. de déculpabiliser le fait de se sentir mal ou d'angoisser à l'idée de passer des repas de famille.
Donc déjà, avant toute chose, vraiment, ce truc qu'il faut comprendre, c'est que les fêtes de fin d'année particulièrement, ou même les repas de famille, mais je sais que c'est très présent pour les fêtes de fin d'année, c'est pas un synonyme d'enchantement et de douceur pour tout le monde. Et il y a quand même une grosse pression qui est mise parfois autour de Noël, comme quoi ça doit être un moment d'émerveillement, un moment magique, genre l'apogée de la symbolique familiale ou quoi que ce soit. Et en fait, pour beaucoup de personnes, Même quand ça se passe bien dans une famille, et je pense même notamment aux mamans qui scolentinent tout, les courses, les repas, débarrasser, etc. pendant que tout le monde est en train de se marrer à table, en fait ça peut être aussi une période de beaucoup de tension, de beaucoup de régression, vous verrez, et de beaucoup de fatigue, et ce n'est pas un échec personnel.
Donc une des premières choses que je voulais vous dire, c'est que les repas de famille de manière générale sont très chargés émotionnellement.
En fait le truc c'est que... Moi, j'ai pu le remarquer vraiment chez moi depuis des années, et je sais que mon expérience d'expatriation rajoute aussi à ce tableau-là, et je pense que je pourrais faire un épisode entier sur l'expatriation et ce que ça provoque aussi.
En fait, la famille, c'est le seul endroit où on redevient automatiquement, c'est un réflexe, c'est vraiment un truc super automatique, une version un peu plus ancienne de nous. On redevient et on revient dans une vie dans laquelle on a été. On redevient à un moment donné une version dans laquelle... on a vécu et une version que les autres connaissent en fait. Il y a beaucoup de rôles très figés.
Moi, je vois vraiment que ça, c'est un sujet qui revient beaucoup, des rôles qui sont très figés, où en fait, on a incarné un rôle en particulier au sein de notre famille. Et c'est comme si on avait beau avoir fait tout le taf du monde à côté pour s'en débarrasser de ce rôle-là, quand on revient dans notre famille, en fait, il va falloir faire un effort consciemment de ne plus incarner ce rôle-là. Ou alors, on va avoir l'impression que les autres personnes nous remettent automatiquement dans ce rôle-là, parce que c'est comme ça qu'ils nous connaissent. Donc ça va être, je ne sais pas, la maladroite, la gentille, la forte, la rebelle, la discrète, la médiatrice, etc. Enfin, voilà, il y a un peu tout ça.
Et en fait, les repas de famille, et donc les fêtes de fin d'année, puisqu'on enchaîne les repas de famille souvent, ça vient réactiver un peu ces rôles-là, les rôles figés. Ça peut réactiver aussi la notion de hiérarchie, en fait, entre... hiérarchie au sein d'une fratrie, hiérarchie au sein d'une famille avec l'âge, les anciens, les nouveaux, quoi que ce soit, hiérarchie au sein d'un couple aussi, forcément. Ça réactive aussi beaucoup de non-dits, souvent, ça c'est quelque chose que je vois beaucoup. Ça réactive aussi les notions de loyauté et ça ravive des blessures qui sont super anciennes. Il y a un truc que je trouve ouf, en fait. C'est vraiment un sujet avec toutes les personnes à qui je parle. C'est fou, comme nos parents, et dans notre famille de manière générale, nos familles nous voient comme on était avant.
En fait, ils ont souvent une idée de comment on a été quand on était plus jeune, et en plus de ça, souvent nos parents sont persuadés qu'ils nous connaissent jusque sur le bout des doigts, malgré le fait que les années soient passées, qu'on est des adultes, qu'on se soit construit différemment, qu'on est aussi déconstruits et qu'on ait fait aussi pas mal de thérapies que par exemple eux n'ont pas faites. Donc il y a aussi ce truc-là, nos parents nous voient comme on était avant, ils ont une idée de nous qui parfois est juste, mais qui est parfois pas tout à fait juste et qui peut être aussi erronée, et ce concernant plein de choses. Ça peut être concernant nos choix, donc les choix de couple, nos choix d'enfants.
Je vous donne des exemples qui sont pas tirés de ma propre expérience, mais par exemple le fait de ne pas vouloir d'enfant. Il y a des parents qui vont dire qu'en fait ils savent que leurs enfants sont en train de se tromper parce qu'en fait ils savent très bien que leurs enfants depuis qu'ils sont très petits en voudraient des enfants. Donc ça va être ce genre de choses là, ou ça va être les choix de couple. En fait, moi je sais très bien, je connais mon enfant, je sais qu'en fait il ne voudrait pas être en couple avec cette personne, mais c'est qu'il se force, ça va être des choses comme ça. C'est vraiment une idée qui est erronée en fait, de l'enfant adulte qu'on est devenu. Et puis ils ont aussi parfois des idées erronées, en tout cas obsolètes, de nos personnalités. Par exemple, de notre personnalité par rapport à notre sensibilité.
En fait, des fois je me dis que c'est fou, comme nos parents nous connaissent très bien, et à la fois ils peuvent être... complètement à la masse par rapport à ce qu'on est. Et donc, je me dis, en fait, c'est peut-être le cas de tous les parents, je ne sais pas, parce que je ne suis pas maman, mais en vrai, les parents, si vous ressentez ça parfois, ça serait super drôle que vous commentiez et que vous m'expliquiez si vous vous sentez un peu là-dedans. Mais en tout cas, moi, en tant que fille, je le ressens. Et avec d'autres personnes de mon entourage aussi qui m'expliquent ça par rapport à leurs parents.
c'est super intéressant, franchement, de se dire, mais en fait, à quel moment les parents peuvent dire ça de moi, sachant que je suis euh... Tout le contraire, c'est comme s'ils avaient une image de moi, de comment j'étais avant, et en fait, aujourd'hui, c'est tout le contraire qui s'exprime dans ma vie. Par exemple, ça peut être par rapport à notre sensibilité, à nos émotions, à notre capacité d'empathie, à notre humour, à notre susceptibilité, ça peut être sur plein de très différentes personnalités. Ça peut être par exemple des parents qui pensent que vous êtes ultra susceptibles, parce que quand vous étiez petit, vous réagissiez beaucoup, dès qu'il y avait beaucoup de moqueries à table, etc. Sauf qu'en fait, vous n'êtes pas du tout quelqu'un de susceptible, c'est quelque chose que vous avez beaucoup déconstruit avec le temps. Et en fait, vous vous êtes rendu compte qu'en fait, non, c'est juste que vous supportiez pas l'humiliation, chose qui est normale, que personne ne supporte en réalité. Et qu'en fait, vous n'êtes pas du tout susceptible et vous n'êtes plus du tout quelqu'un qui est susceptible dans sa vie d'adulte. Et quand vous rentrez chez vous, bah en fait, il y a ce truc de « Ah non, mais de toute façon, elle, elle est hyper susceptible, on peut rien lui dire, on marche sur des oeufs avec elle. » Bah non, je suis pas comme ça. Donc voilà, ça peut être des exemples un peu comme ça.
Et puis ça va être aussi un peu la même chose sur parfois les idées toutes faites et les rôles figés qu'on peut... On peut nous donner, donc encore une fois, là je parle des parents, mais en vrai ça peut être la même chose avec la fratrie, ou avec les conjoints, ou avec les oncles, avec les tantes, avec les grands-parents, ou peut-être même avec les enfants, je ne sais pas trop. Moi je ne me situe pas du tout dans un truc où il y a une génération en dessous de moi. Donc je ne sais pas, mais en tout cas, en tant qu'enfant, enfin en tant qu'adulte enfant, voilà, c'est des choses que je peux voir, ou même par rapport aux valeurs et aux opinions. où parfois les membres de notre famille peuvent être persuadés qu'on a telle et telle valeur ou qu'une telle valeur ne fait pas partie du tout de notre système de valeurs ou qu'on a des opinions qui sont comme ci, qui sont comme ça. Ça peut même être des opinions politiques, mais en fait qui sont à la masse et qui ne nous ont pas vu grandir et qui ne nous ont pas vu nous forger nos valeurs, qui ne voient pas peut-être la vie qu'on a construite aussi en tant qu'adultes autour de certaines valeurs. Ça peut être aussi autour de nos capacités.
Et donc vraiment, si je vous dis tout ça, c'est parce que je sais que ça peut vraiment être des sources de souffrance de voir parfois notre propre famille, avoir une idée toute faite à propos de nos capacités, et de douter de nos propres capacités, ou alors au contraire d'être persuadé qu'on a ou qu'on n'a pas certaines capacités, que ce soit le fait d'être capable de faire quelque chose, de finir des choses, d'y arriver, ou d'avoir un talent, ou d'avoir des compétences dans quelque chose ou pas.
En fait, c'est juste ultra blessant, triste, déprimant de voir que notre propre famille est persuadée qu'on n'a pas des capacités. pas certaines capacités dans quelque chose alors qu'en fait nous c'est des capacités qu'on a déjà révélé et qu'on utilise déjà. En fait, ça peut être triste. Ça peut vraiment nous rendre triste parce qu'on a l'impression que qu'en fait on n'est pas connu qu'on n'est pas reconnu et qu'on est en complet décalage et qu'en fait c'est comme si nos familles n'arrivent pas à nous voir avec des yeux neufs avec des nouvelles lunettes et ça je sais que enfin vraiment c'est un truc dont je parle beaucoup c'est quelque chose qui est difficile à vivre le figement le figement de rôle qu'on peut vivre au sein de notre famille, d'avoir l'impression qu'en fait, toute notre famille nous voit encore comme on était, on laisse dans un rôle qui est super figé, alors que ce sont des choses qu'on a beaucoup déconstruites, sur lesquelles on a travaillé.
Et je sais que si vous écoutez ce podcast, c'est que c'est forcément, vous faites forcément ce travail-là de déconstruction, d'évoluer, de vous révéler, machin. Et je sais à quel point ça peut être super enfermant quand vous retournez dans votre famille, peut-être, de voir qu'en fait, ils n'ont pas du tout voulu changer de regard sur vous, et qu'ils sont persuadés que vous êtes toujours la même que quand vous étiez enfant, ou la même qu'il y a quelques années, je ne sais pas.
Et là, l'idée, c'est que là, vraiment, en fait, je ne peux blâmer personne. Je pense qu'il y a plein de raisons à ça. Je ne veux pas faire de psychologie de comptoir ou de psychanalyse ou quoi que ce soit, mais je pense qu'en fait, il y a sûrement quelque chose de l'ordre de c'est rassurant de voir que quelqu'un ne change pas. C'est rassurant sûrement de se dire que son enfant n'a pas changé et que c'est toujours notre petite fille ou notre petit-fils chéri et qui n'a pas bougé, etc. et qu'on est encore en maîtrise, etc. C'est sûrement très rassurant d'être persuadé qu'on a un frangin ou une frangine qui n'a pas changé. En fait, je pense qu'il y a quelque chose de rassurant là-dedans. Ça donne la sensation qu'en fait, ça ne nous échappe pas, que la personne, elle ne nous échappe pas. Et ça évite aussi de se mettre en comparaison avec elle. Je pense qu'il y a quelque chose dans ce goût-là, mais encore une fois, je ne sais pas. Voilà.
En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'à chaque fois de retourner dans sa famille pour des repas, des repas ou des événements ou quoi que ce soit, en fait, c'est comme si ça faisait heurter deux de nos vies, qui sont un peu parallèles. C'est-à-dire que ça vient... crée un choc entre la vie d'adulte qu'on a construit et qu'on continue de construire et de déconstruire et celle de la vie de l'enfant qu'on a été parfois et qu'on a été autrefois. En fait, ça crée un choc entre ces deux vies parallèles. Je trouve que parfois, ça peut être un peu schizophrène, mais surtout qu'on a un peu cette sensation d'avoir le cul entre deux chaises et d'avoir la sensation que nos deux vies ne se retrouvent pas, alors que les deux existent, d'être aussi bien l'enfant de nos parents ou la sœur de nos frères et sœurs. Et en même temps, d'être cet adulte qui se construit, qui se déconstruit, etc. Et c'est comme si... J'aimerais bien que les deux vies, elles se mélangent et qu'elles se mettent ensemble, mais en fait, c'est difficile et ça crée pas mal de dissonance cognitive. En tout cas, ça peut être assez délicat.
Donc il y a souvent ça aussi qui... Enfin, je trouve que ça, c'est quelque chose qui charge beaucoup émotionnellement, les repas de famille.
Et puis, il y a aussi autre chose, c'est que les repas de famille et les fêtes de fin d'année, etc., ce qu'on nous vend comme étant l'apogée de la famille, etc., c'est aussi souvent, parfois... je sais pas, un moment qui nous met en pleine tête ce qu'on n'a pas voulu voir parfois pendant des années dans notre propre famille. Ça nous fait voir aussi parfois ce qui est dysfonctionnel dans nos propres familles. On en prend plein la poire.
Moi, personnellement, ça ne me fait pas ça, mais ça me fait aussi beaucoup voir le fait que mes parents vieillissent et le temps qui passe et donc que moi, je vieillis aussi. Et donc, ça me ramène constamment à la peur de la mort, etc., à la peur de perdre mes parents. Voilà, donc ça reste difficile. Enfin, franchement, ça reste super difficile de voir le temps qui passe et ce qui est révolu. Voilà la notion éphémère des choses. Donc ça me rend profondément triste et mélancolique forcément. J'ai d'autres personnes autour de moi, ça leur fait voir ce qui est dysfonctionnel dans leur propre famille. Et c'est difficile. Et ce qui peut être difficile aussi, c'est par exemple au sein d'un couple, ça met forcément en miroir les deux familles. Donc ça peut mettre en miroir le fait qu'il n'y a plus de famille d'un côté, ou le fait qu'il y a une famille qui est dysfonctionnelle d'un côté, ou le fait qu'il y a une famille qui va être, je ne sais pas... Aux abonnés absents ou toxiques d'un côté ou quoi que ce soit. Donc ça met des choses en miroir, c'est pas facile.
Ce qui peut être difficile aussi, c'est les différences d'éducation avec les enfants. La différence entre frères et sœurs, de l'amour de nos parents. Et ça peut aussi tout simplement mettre en lumière la solitude qu'on peut ressentir même quand on a une famille, parce qu'on n'a plus envie d'aller les voir, parce que peut-être qu'on a coupé les liens avec notre famille ou quoi que ce soit. Ou peut-être parce qu'on n'a plus... de... enfin, on n'a plus nos familles, en tout cas, et ça, ça peut être extrêmement, extrêmement difficile. Donc ça peut être un peu lourd.
Donc déjà, il y a cette première chose-là où je trouve que ça... ça charge vraiment émotionnellement, en fait, parce que c'est beaucoup plus profond que ça en a l'air. C'est pas juste un repas de famille. Ça met en exergue tellement de sujets qui sont super profonds autour de la mort, autour du temps qui passe, autour des valeurs très profondes, cardinales, autour de l'angoisse, du futur. autour de d'où je viens, mais c'est quoi mes racines, mais en fait qui je suis, où est-ce que j'ai grandi, il y a quelque chose de très identitaire là dedans, et mon cercle, et ma sécurité, et mon cocon, et la maternité, la parentalité, enfin en fait il y a énormément de sujets qui ressortent là dedans, même quand on n'en a pas forcément conscience.
Il y a un autre sujet aussi qui qui fait que les repas de famille parfois ça peut être très relou, c'est le choc des générations.
Oh putain ! Alors ça c'est pareil, c'est un vrai sujet.
Moi je dis souvent, franchement les boomers, c'est chaud, soit ils se sont remis en question, soit il n'y a plus rien à faire.
Alors encore une fois, je sais qu'il y a des boomers qui m'écoutent, si vous ne soyez pas susceptibles, on en rigole, mieux vaut en rire qu'en pleurer. C'est juste qu'en fait, forcément, moi je suis dans une famille où du coup il y a quatre générations différentes, il y a mes parents boomers, moi je suis milléniale, j'ai un frère qui est Gen Z, et puis j'ai mes nièces par exemple qui vont être, je ne sais même plus en fait, la toute petite génération, toute nouvelle quoi, voyez, si vous voulez ça peut être un peu ça. Par exemple. Mais en fait, il y a des chocs de générations.
Donc, il y a plein de thèmes, en fait, qu'il y a certaines générations qui ont connu et que d'autres générations ne connaissent pas. Et il y a plein de thèmes que les générations nouvelles, Gen Z, parfois milléniales aussi, déconstruisent et que les autres générations, boomers et plus, et parfois milléniales, honnêtement, parce que je connais des milléniales qui ne se déconstruisent absolument pas, qui, en fait, elles n'ont jamais déconstruit ces thèmes-là. Et donc, c'est que de la projection. Et c'est insupportable. Et en fait, c'est là où on se prend les remarques à table. Des remarques sexismisogistes, racistes, grossophobes, homophobes, transphobes. C'est insupportable.
Insupportable.
Ouais, c'est chaud.
C'est chaud, en fait.
C'est chaud. Et en fait, le truc, c'est que c'est des sujets qui sont difficiles à aborder. Parce que c'est même difficile, parfois, pour ces personnes-là, de se remettre en question et de comprendre, en fait, pourquoi on pense différemment. Parce qu'en fait, c'est... à des années-lumière de sujets avec lesquels ils ont baigné. Je ne sais pas comment expliquer ça. En fait, il y a forcément des transferts qui se font d'une génération sur l'autre et beaucoup, beaucoup de projections. Et d'expliquer, par exemple, à une telle personne à table pourquoi quand elle fait un accent africain, c'est un truc qui est hyper raciste et que c'est le genre de choses qu'il faut arrêter de faire, alors qu'elle croit que c'est juste quelque chose de drôle, en fait, ça prend du temps d'expliquer pourquoi c'est un truc qui est raciste. parce que la personne, elle va vous répondre en face, ouais, mais me fais pas passer pour quelqu'un que je suis pas, on peut plus rien dire, c'est donc celle-là qu'on va entendre ce genre de trucs, on peut plus rien dire, ouais, nous, on n'était pas autant susceptibles, et puis y'a ci, et puis y'a ça, et puis c'était mieux avant, et puis tous ces trucs-là, un peu, en fait, voyez si vous voulez. Donc, ça, c'est chaud, enfin, clairement, faut le dire, c'est chaud.
Donc, choc générationnel, en plus, choc générationnel, je trouve, mais je peux me planter, en tout cas, dans mon entourage, à moi, et dans l'entourage des gens que je connais, donc ça reste un entourage éloigné. Les visions politiques sont très différentes entre générations, chose que je remarque. Alors moi, au sein de ma propre famille, ce n'est pas le cas, donc je suis assez contente pour le coup. Mais parfois, des visions politiques, je veux dire de se retrouver avec quelqu'un qui est en mode extrême droite et qui ne connaît rien du tout au sujet d'actualité et au sujet qui touche aux inégalités, au racisme, au féminisme, etc. C'est super compliqué.
C'est super compliqué, ça peut vite partir en débat, ça peut vite... de partir en mode « ouais mais nous on connaît rien, de toute façon vous les jeunes, vous êtes comme ci, vous êtes comme ça » . Et puis au-dessus de ça, il y a aussi beaucoup d'injonctions sur le couple, les enfants, le travail, qui est, selon une génération, qui n'est pas du tout la même en fonction d'autres générations.
Et je vous donne un exemple, aujourd'hui il y a plein de personnes, boomers et même milléniales en fait, qui disent de la Gen Z qu'en fait ils ne veulent plus rien foutre et qu'ils ne veulent pas travailler. Et j'en parlais avec mes parents il n'y a pas très longtemps, parce que mes parents ne disent pas ça de la Gen Z, et ils sont justement allés à une conférence il n'y a pas longtemps qui déconstruisait un peu cette idée-là pour mieux comprendre la Gen Z. Et je trouvais ça génial parce que j'ai vu tellement d'autres personnes dire ça de la Gen Z, alors qu'en fait, la Gen Z, ce n'est pas du tout vrai. En fait, ce n'est pas du tout, du tout, du tout vrai. C'est au contraire, ils vont être sensibles à d'autres choses. Et ils sont beaucoup plus sensibles sur... En fait, ils sont beaucoup plus déconstruits par rapport à plein d'injonctions. Donc bref, je trouve ça très bien. Je ne dis pas encore une fois qu'une génération est mieux qu'une autre. Ce n'est pas du tout ce que je dis. Mais en tout cas, il y a des conflits de génération.
Par exemple, il y a des trucs aussi où je sais que... Moi, mon attitude, elle va énerver parfois des générations qui sont au-dessus de moi, la génération plus boomer, avec le côté affirmé, avec tous ces trucs-là, et effectivement, avec le fait que je fasse beaucoup moins de compromis, par exemple. Et puis, la génération Z, elle va plus énerver la génération boomer aussi parfois, par le côté un peu plus « je m'en fous, de toute façon, je suis quelqu'un de plutôt libre » , etc. Enfin, en fait, voilà, il y a des conflits de génération, c'est un truc qu'il ne faut pas ignorer. Et moi, je sais que c'est vraiment un truc que j'en discute très souvent avec mes potes et avec mon conjoint, pour le coup.
En fait, ce qui est chaud à chaque fois, c'est souvent ça. C'est les conflits générationnels et le fait qu'il y ait des notions qui ne sont absolument pas déconstruites dans certaines générations et qui font qu'en fait, on se retrouve avec des discours qui sont bourrés d'injonctions, de raccourcis, de sophismes. Et c'est difficile, en fait, dès qu'on aborde des sujets sociétaux et des problèmes sociétaux. Mais voilà, après, je ne dis pas du tout que c'est le cas dans toutes les familles. Je sais que ce n'est pas le cas du tout dans... dans toutes les familles.
En fait, ce qu'il faut comprendre ici, c'est que c'est pas juste, ouais, telle génération est comme ça, c'est des vieux cons, etc. C'est pas du tout ça. C'est qu'en fait, il y a un conflit de valeurs, un conflit de monde et un conflit de récits qui se passent. En fait, on n'a pas grandi avec les mêmes récits, chaque génération grandit avec un récit qui est différent, des valeurs qui sont différentes, un contexte mondial et sociétal qui est très différent. Et il y a aussi, dans ces générations, justement, qu'on n'a pas déconstruit pas mal de ces notions-là dont je vous parle, Une petite tentative maladroite de garder un pouvoir symbolique, de garder une emprise symbolique, de garder un rôle symbolique de pouvoir et d'importance, etc. au sein de la famille ou au sein de la société. Voilà, bon. C'est aussi des choses qu'il faut savoir. Voilà.
Un autre vrai vrai sujet aussi, c'est tout ce qui est problème dans la fratrie, en fait. C'est un sujet qui est méga tabou. En tout cas, moi, je trouve que c'est un sujet qui est super tabou. Mais c'est un vrai sujet. C'est aussi un vrai sujet.
Dans une fratrie c'est pas tout beau tout rose. même quand ça a l'air tout beau tout rose. même quand on s'entend très bien il y a aussi plein de non-dit, il y a plein de choses parfois qu'on ne dit pas il y a parfois des choses qu'on dit mais qui vont rien changer pour autant. on peut très très bien s'entendre avec nos frères et soeurs dans une fratrie ou ne pas avoir de fratrie je ne sais pas mais on peut rencontrer aussi des problématiques qui nous affectent profondément et en fait le truc je trouve C'est que la fratrie, c'est souvent un des lieux qui est le plus violent symboliquement, parce qu'en fait, ça touche vraiment à la notion d'identité, de comparaison, et de ma place dans ce monde et auprès des gens qui m'aiment, en fait. Je trouve qu'il y a beaucoup ce truc-là.
Donc ça peut être, par exemple, un frère qui va avoir un comportement qui est toxique, une sœur qui va vous provoquer, une personne qui va nier les problèmes, la personne ou le frère ou la sœur qui va vous utiliser un peu comme déversoir émotionnel, la personne qui, au contraire, va être adorable et qui va être la médiatrice complètement. épuisée parce qu'elle ne fait que prendre sur elle. Donc ce n'est même pas forcément des problèmes dans la fratrie entre eux, mais ça peut être aussi le fait de constater qu'il y a une personne dans la fratrie qui ne va pas bien et que les parents ne le voient pas. Ou par exemple, une personne dans la fratrie qui a des problèmes avec les parents et les autres le vivent mal parce qu'il y a tellement d'amour aussi qu'en fait, ça peut être compliqué de voir ça et de se sentir complètement impuissant. Donc c'est aussi quelque chose qui est là. Et la fratrie, c'est encore un autre sujet.
C'est encore un autre sujet qui est vraiment hyper profond, que moi personnellement je ne me sens pas du tout de traiter en profondeur, mais je pense que c'est vraiment quelque chose qu'il ne faut pas négliger. Nos relations dans nos fratries, avec nos frères et sœurs, etc., peuvent être parfois sources d'angoisse, et peuvent être vraiment quelque chose qui nous travaille profondément, notamment sur notre identité, sur notre comparaison, sur notre place au sein du foyer, et sur la responsabilisation qu'on a de nos émotions. Je m'explique, ça peut être... En fait, on se connaît bien entre frères et sœurs. On a grandi ensemble, on a grandi dans le même foyer, au moins pour un certain temps. Et il y a forcément... En fait, personne n'est pareil. Et ce n'est pas possible que des enfants soient pareils. Il y en a un qui va toujours être plus sensible que l'autre, une qui va être plus drôle que l'autre, quelqu'un qui va être plus costaud, courageux que l'autre. Enfin, peu importe, en fait. Sauf qu'on le sait, ça. C'est des choses qu'on sait et qu'on ressent. Et en tant qu'adulte, on a encore tendance à garder ces mêmes schémas de je me responsabilise parce que je sais que par exemple mon frère est plus sensible que moi ou que ma sœur est plus sensible que moi, donc je sais qu'avec elle, je vais devoir prendre des pincettes et pas faire ci et pas dire la vérité, ou pas parler de moi, parce que sinon ça va la mettre pas bien, ou pas faire ça devant lui, ou pas dire la vérité devant lui, parce que je sais qu'il va mal le prendre. Donc ça va être des choses comme ça, et qui peuvent être vraiment très lourdes, en fait, et qu'on fait parfois sans s'en rendre compte. Et je pense que de faire un petit pas en arrière et d'observer ça, ça nous permet aussi parfois de mieux comprendre ce qui se joue au sein de ces repas-là, en fait. C'est comme un système.
Il y a encore plein d'autres sujets, mais l'idée, ce n'était vraiment pas de vous faire un épisode qui soit trop long. Moi, ce que je voulais vous dire surtout, c'est qu'en fait, il y a plusieurs options qui s'offrent à vous. Quand vous rencontrez toutes ces choses-là et quand vous êtes dans des repas de famille comme ça, il y a plusieurs injonctions. Je pense qu'il n'y a pas une solution qui est la meilleure et qui ait la voie absolument à suivre. Et moi, je ne vais pas être un exemple là-dessus. Mais en fait, il y a une grande chose que j'ai retenue de tout ça et de ce travail que je fais, c'est d'être capable de choisir en conscience ce qui est juste pour soi.
Donc vous avez par exemple une des premières options, ça va être la présence minimale consciente, ce que j'appelle comme ça en fait.
C'est en fait, je suis là, mais je ne suis pas disponible pour tout, je choisis mes combats, il y a des choses dans lesquelles je ne veux absolument pas mettre de pièces dans la machine. Et puis il y a des discussions dans lesquelles je me retire émotionnellement de toute façon.
Moi, c'est des stratégies que je vais adopter par exemple sur certains sujets et par exemple dans les familles qui ne sont pas la mienne, qui n'est pas ma famille proche. Donc par exemple, ça peut être des sujets que je vais... des stratégies que je vais utiliser dans ma belle famille ou quand je vais dans la famille qui est moins proche, par exemple, ou avec certaines personnes de ma famille. C'est, voilà, je suis là. Mais en fait, je choisis précautionneusement dans quelle machine je veux mettre mes pièces. Et je sais me retirer émotionnellement de certaines discussions parce qu'en fait, je sais, par exemple, que ça n'aboutira pas, qu'il n'y a rien de bon, forcément, qui va en ressortir. Ou qu'en fait, derrière, j'ai une personne qui, je sais, de toute façon, n'est pas du tout prête ni à avoir de débat. ni de discussion, ni de retirer quoi que ce soit, ou qui ne s'intéresse pas du tout à moi, ou il y a un enjeu derrière que je n'ai pas envie de provoquer. Par exemple, il y a une jalousie et je n'ai plus du tout envie de nourrir la machine.
Donc par exemple, je suis là, mais je n'ai pas du tout envie de me rendre disponible à tout. Donc ça, c'est une des manières de faire. Et ça nécessite aussi, du coup, forcément, de lâcher prise sur le fait de toujours vouloir convaincre, expliquer, avoir raison et faire entendre ce qu'on a à dire. Forcément, ce n'est pas facile. Je ne dis pas du tout que c'est facile. Mais en tout cas, on se sauve de l'énergie. Ça peut être frustrant, mais on se sauve de l'énergie.
Il y a une autre option qui est aussi la confrontation calme.
En fait, le fait de poser une limite qui est très claire, de nommer un malaise sans chercher à convaincre, de dire stop, de dire moi, écoute, là, je ne suis pas du tout d'accord avec ça. Mais du coup, je ne préfère pas qu'on en parle. Mais voilà, ça peut être vraiment quelque chose de très calme. Si vous savez faire et que vous vous sentez capable de faire.
Après, honnêtement, question qui m'a été très, très, très souvent posée cette année, ça a été Chloé, comment on fait ? pour ne pas être dans l'émotionnel par rapport à tous ces sujets qui touchent notamment, par exemple, je pense à deux grands sujets sur lesquels on m'adresse souvent la question, c'est tout ce qui va toucher au féminin, au féminisme, et tout ce qui va toucher au racisme, etc.
Je ne suis pas la mieux placée pour répondre à cette question, mais ce que je peux vous dire, c'est que je pense que c'est complètement normal qu'il y ait de l'émotionnel, en fait, parce qu'on est sur des sujets qui sont très lourds. Et ça, c'est des choses que j'ai déjà nommées dans plusieurs épisodes. Donc si vous sentez, si vous savez... que vous n'êtes pas du tout en mesure de ne pas péter un plomb. Parce que franchement, il y a de quoi péter un plomb. Parfois, il y a vraiment de quoi péter un plomb. Si vous savez qu'en fait, sur un domaine en particulier, vous allez péter un plomb et qu'en fait, ça va vous bouffer et vous allez en souffrir, en fait, il vaut mieux même pas essayer de choisir une confrontation calme, mais de se dire en fait, voilà, je préfère me retirer directement ou même quitter la pièce.
Ou troisième option, c'est une troisième option que je voulais vous donner. En fait, c'est de l'évitement stratégique.
c'est je vais partir un peu plus tôt, je vais venir un petit peu moins longtemps, il y a certains moments auxquels je ne vais pas assister, ou quand je sens qu'il y a une discussion qui risque moi de me bouleverser et qui va atteindre... quelque chose de viscéral et en gros j'entends une discussion qui est complètement lunaire et j'arrive pas à ne pas l'ouvrir dans ces moments là je préfère quitter la pièce. je dis que je vais aux toilettes où je vais juste me reposer où je vais aider quelqu'un à la cuisine ou voilà ça va être des exemples comme ça. donc ça c'est aussi l'évitement stratégique que vous pouvez tout à fait faire.
il ya une autre option qui va être l'absence assumée.
donc de carrément pas venir pas y aller passer noël autrement et sans justifier et ça encore une fois j'allais dire c'est c'est complètement ok. je vois des gens se mettre tellement de pression par rapport au devoir familial. De, en fait, non, mais en fait, j'ai quand même pas vu mes parents depuis tant de temps, il faut absolument que je le fasse. Et puis là, il y a ci, puis là, il y a ça. Et je suis désolée de dire ça, mais souvent, ce sont des personnes qui ont des familles tellement merdiques et dysfonctionnelles. Malheureusement, et c'est extrêmement triste, mais en fait, c'est complètement OK de s'autoriser à repenser la manière de passer ces fêtes-là et ces repas de famille. Et en fait, c'est là où je vais en venir sur la conclusion que je vais vous donner aussi, qui est de... qu'est-ce qui te coûte le plus ? Et on y reviendra. Donc, en tout cas, il y a la notion d'absence assumée. Je ne dis pas que ça ne coûte rien, mais il y a l'absence assumée.
Et puis, il y a une autre option aussi, qui peut être pas mal, c'est d'avoir une communication qui va être plutôt axée sur le lien, plutôt que la différence.
C'est-à-dire, en gros, on se retrouve avec quelqu'un qui est en train de débattre sur des sujets, je ne sais pas, qui sont misogynes, xénophobes, ce que vous voulez. Bon, vous, vous êtes au bout, quoi. Clairement, il faut le dire. Mais en fait, c'est quelqu'un que vous ne voulez pas confronter, que vous allez fréquenter peut-être pendant tout le repas de famille ou je ne sais pas trop. L'idée, ce n'est pas de faire comme si on était d'accord avec cette personne. Moi, personnellement, ça me semble infaisable, en fait, tout simplement. Mais ça va être de plutôt axer sur le lien qu'on a avec cette personne avant d'essayer de trouver les sujets de discorde. Et parfois, on n'a pas grand-chose en commun. Mais dans notre famille, on a forcément un truc, en fait.
Donc, ça peut être de dire très calmement... « Ok, écoute, on n'est pas d'accord là-dessus. Est-ce qu'on peut s'intéresser à nos différents points de vue calmement et accepter de ne pas être d'accord ? » Si ce n'est pas du tout le genre de personne qui peut entendre ça, ça peut être juste se rappeler des choses qui nous lient. Qu'est-ce qui nous lie ? Et donc, en fait, c'est un peu une manière d'acheter la paix. On va parler de nos souvenirs, on va parler d'un sujet en particulier qu'on a en commun. C'est histoire de garder quand même un bon moment en essayant de ne pas entretenir de rancœur par rapport au reste. En tout cas... Vraiment je vous dis pas du tout que c'est la meilleure solution mais moi je sais que c'est quelque chose que je fais pas mal en me disant en fait au lieu de l'en vouloir parce que j'ai l'impression que cette personne est d'un "sombre connard" ben en fait non il y a des trucs très bien aussi chez cette personne là et il faut que j'essaye d'occulter le reste au moins le temps d'un repas et je vais me concentrer plutôt sur des trucs qui sont super plaisants qu'on a en commun. peut-être le fait que c'est quelqu'un qui est très généreux qui est très curieux ou qui s'y connaît super bien sur un truc qui me passionne aussi ou quoi que ce soit. Ou j'ai des souvenirs qui sont super marrants avec cette personne, ou quoi que ce soit, ou des photos, quoi que ce soit. Et en fait, ça permet de passer un bon moment, ça permet de nourrir.
Ça demande par contre d'occulter tout le reste, mais je pense que ça permet aussi d'être moins extrême. Parce qu'en fait, parfois, on peut être aussi un peu extrême en se disant « Voilà, mais en fait, moi, c'est mort. Lui, vu qu'il a ces valeurs-là, etc. C'est impossible, il ne peut pas m'asseoir à sa table, etc. » Et vraiment, je le comprends. Je le comprends, mais je pense que... Tout est une question d'arbitrage. Et en fait, c'est ça que je voulais vous partager vraiment en conclusion. C'est qu'en fait, je pense qu'il n'y a pas de solution miracle, il n'y a pas de solution universelle. Il y a juste les solutions qui sont justes pour soi.
En gros, déjà, je pense que par rapport à toutes les options que je vous ai données, il y en a plein d'autres. Simplement, la question à se poser à chaque fois, c'est de se dire qu'est-ce que ça me coûte ? En fait, est-ce que ça me coûte plus de continuer à essayer de faire entendre raison à cette personne ou de me retirer émotionnellement de la conversation. Est-ce que ça me coûte plus de continuer à faire semblant que les remarques de cette personne ne m'atteignent pas ou est-ce que ça me coûte plus de recadrer cette personne fermement, quitte à m'énerver un petit peu ?
Donc, je peux vous donner des exemples, mais ça va être par exemple, est-ce que je veux continuer ? En fait, qu'est-ce qui me coûte le plus ? Faire semblant qu'il n'y a aucun souci dans notre relation. et qu'il n'y a pas de problème et je me plie en quatre à chaque fois pour ne pas blesser cette personne ? Ou est-ce que ça, je ne me sens pas bien ? En fait, à chaque fois que je sors du repas de famille, je me sens comme une merde, je pleure parce que je suis frustrée, parce que je ne comprends pas ce que j'ai fait pour que cette personne ait un souci avec moi ou quoi que ce soit. Donc ça me coûte énormément par rapport à mon estime de moi, ça me coûte du sommeil ou quoi que ce soit. Et bien en fait, cette année, c'est un exemple encore une fois, je n'ai juste pas envie d'agir comme ça. Je me demande qu'est-ce qui me coûterait le plus ? Je ne vais plus du tout agir comme ça, je ne vais plus prendre de pincettes, j'en ai rien à foutre et ça me coûte parce que j'ai peur.
J'ai peur de la réaction, j'ai peur que ça aille au fight, j'ai peur que ça aille au conflit. Mais en fait, un conflit me coûterait moins que l'état dans lequel je me sentirais en sortant du repas de famille. J'espère que je suis claire quand je vous parle.
En gros, c'est ça. Et c'est toujours ce truc de « qu'est-ce qui me coûte ? » Est-ce que ça me coûte de continuer à protéger telle personne ? Ou est-ce que ça me coûte de la recadrer ? Qu'est-ce qui me coûte le plus ? Je ne dis pas qu'est-ce qui fait le plus peur, parce que souvent on a plus peur des solutions qui sont bonnes pour nous, mais pas tout le temps. Donc en fait, c'est vraiment qu'est-ce que ça me coûte ? Qu'est-ce qui est le plus coûteux pour moi ? Où est-ce que je fais un compromis ? Et où est-ce que je fais une compromission où je sacrifie carrément mon intégrité ?
Est-ce que ça me coûte plus de continuer à manager les insécurités de quelqu'un ou de juste lui dire maintenant tu te démerdes ? Qu'est-ce qui me coûte le plus ? Qu'est-ce qui me coûte le plus de ménager quelqu'un parce qu'on sait que ça va le blesser ? ou d'en avoir rien à faire et ensuite d'avoir peut-être un conflit ou de voir que la personne va être blessée. Il n'y a pas de bonne réponse à ça. Il n'y a pas de truc extrême de « il faut toujours être hyper intègre, dire tout ce qu'on pense, etc. »
Moi, je ne pense pas. Et je me vois prendre sur moi dans des situations où, putain, je ne suis pas d'accord. J'entends des trucs qui sont lunaires, mais lunaires, vraiment lunaires, des discours qui sont ultra individualistes, qui sont à l'opposé de mes valeurs. des personnes qui consomment des médias que je trouve débiles, des opinions politiques qui me font halluciner, etc. Et en fait, il y a des moments dans lesquels je sais qu'en fait, ça me coûterait trop de l'ouvrir, de rentrer dans des débats, de recadrer, d'avoir du conflit. Je ne peux pas l'assumer émotionnellement. En fait, ça me coûte moins de choisir en conscience que juste de me retirer émotionnellement. Je ne vais pas argumenter. Oui, oui, c'est bien. Bon, j'arrête. Ce n'est pas grave. Et il y a d'autres trucs où ça va être le contraire, où je vois une personne... qui est insupportable, qui crée un malaise en permanence, qui est gênant, qui fait des remarques gênantes, etc. Et en fait, ça fait des années que je dis rien, que je prends sur moi ou quoi que ce soit. Et en fait, ça me coûte mon estime de moi, ça me coûte mon Noël, mon ambiance et tous ces trucs-là. C'est un exemple, encore une fois. Ben voilà, en fait, je ne vais pas avoir envie de continuer à choisir ce truc qui me coûte tant. Et peut-être que je vais avoir envie plutôt de me dire, ben en fait, merde, quitte à aller au conflit, moi, ça me coûtera moins, je serai en paix. Voilà. Donc, c'est vraiment toujours cette question à se poser.
Il y a un truc, justement, par rapport à cette mauvaise ambiance que je voudrais préciser. Je ne sais pas si ça peut vous toucher ou pas, que vous soyez parents, enfants, frères, sœurs, ou quoi que ce soit.
Parfois, dans une famille ou dans un repas de famille, il y a une personne qui fout la merde. Je le dis vraiment comme je le pense. Il y a une personne qui m'éloigne, en fait. Il y a une personne qui est problématique, qui a des comportements problématiques, que ce soit la personne qui a vraiment... beaucoup trop de coups dans le nez et qui fait des remarques qui sont très lourdes ou une personne qui qui a des comportements déplacés, des remarques qui sont très déplacées ou quoi que ce soit. Cette personne par exemple, ça fait des années qu'elle met une mauvaise ambiance dans le repas de famille ou en tout cas elle met, vous le savez, ça c'est vraiment un truc que j'entends pas mal aussi autour de moi, de bah à chaque repas de famille tout le monde appréhende parce qu'on sait que cette personne elle va mal se comporter. Mais tout le monde tolère. Personne dit rien parce qu'en fait tout le monde achète la paix, tout le monde veut que ça se passe bien. Sauf qu'en fait ça se passe pas bien. dans le fond, puisque cette personne est problématique et qu'en fait, tout le monde est tendu à l'idée que cette personne soit là. Tout le monde est agacé. Tout le monde prend sur elle. En fait, tout le monde est sur les nerfs à l'idée que cette personne soit là. Donc en fait, c'est un truc qui est assez hypocrite, mais qui arrive extrêmement souvent. En fait, il y en a tout le temps un ou une qui fout la mauvaise ambiance et qui est problématique, mais que tout le monde tolère. Et en fait, ça pourrit un peu le truc de tout le monde et tout le monde appréhende.
Il y a un truc que moi, je voudrais préciser parce que j'ai eu le débat il n'y a pas très longtemps, avec des gens que je connais bien. qui me disait qu'en fait, si quelqu'un osait dire quelque chose, ou recadrer, ces personnes-là, en fait, qui allaient le recadrer, allaient foutre une mauvaise ambiance, et allaient créer du conflit et allaient pourrir le Noël. Ça, je vous le dis comme je le pense, c'est très problématique de dire ça, et je trouve que c'est complètement faux.
Et donc c'est juste un petit rappel que je voudrais donner. Quand on recadre quelqu'un qui est problématique, que ce soit des remarques sexistes, je sais pas, homophobes, peu importe. des gestes qui sont déplacés, de l'agressivité, des humiliations, quoi que ce soit. Quand on recadre, on passe tout le temps pour des relous, tout le temps. Ça, il va falloir changer ses mentalités. J'espère vraiment qu'en 2026, on va arriver à changer ça. En fait, on passe tout le temps pour les relous quand on recadre, parce qu'on est en train de briser un cycle qui est là depuis des années. On brise quelque chose qui était toléré, mais qui dérangeait tout le monde. On brise un cycle. En fait, on dit tout haut ce que plein de gens pensaient tout bas. Sauf qu'en fait, ça ne se fait jamais sans étincelle. Et du coup, on passe pour les relous. Voilà.
Et ce ne sont pas les personnes qui recadrent, qui mettent une mauvaise ambiance. Ce ne sont pas les personnes qui ne tolèrent pas ça, qui mettent cette mauvaise ambiance. Ce sont les personnes qui sont problématiques, qui mettent la mauvaise ambiance. Même quand elles se font recadrer, et même si ça part au conflit, ce sont les personnes qui sont problématiques, qui foutent une mauvaise ambiance. C'est parce que vraiment, il y a cette énorme pression dans beaucoup de familles, de si tu ne prends pas sur toi. Et bien c'est qu'en fait tu fous une mauvaise ambiance, faut que tu prennes sur toi, faut que tu prennes sur toi. Non, en fait il faut recadrer les gens qui sont problématiques, et tant qu'on n'arrivera pas à faire ça, que ce soit par rapport à des choses qui sont lourdes, à du consentement, à des valeurs, à du sexisme, à plein de choses en fait, les choses ne changeront pas parce qu'on est tout le temps en train de Laissez les choses être, laissez les choses faire. Donc je dis pas qu'il faut toujours faire des leçons de vie et de morale à tout le monde, c'est pas du tout l'idée. Mais vraiment, c'est de remettre la faute, si on peut appeler la faute, mais je vais plutôt dire la responsabilité, au bon endroit.
Si vous recadrez, que vous posez des limites, ou que vous remballez, vous recadrez, vous dites stop, ça suffit, en fait, à quelqu'un qui est problématique, ce n'est pas vous qui mettez une bonne ambiance, c'est la personne qui est problématique de base. D'accord ? et Je l'espère, vous devriez avoir du soutien d'autres personnes, et peut-être que ce ne sera pas le cas. Peut-être qu'on va faire peser sur vous le fait de recadrer, etc. Mais vraiment, sachez-le, ce n'est pas vous qui êtes problématique de base. La problématique de base, c'est le tonton qui est lourd et qui fait des remarques graveleuses depuis des années que tout le monde tolère. Ben non, vous recadrez et vous dites que c'est un gros porc, en fait, ce n'est pas vous qui êtes problématique. Ça va être la personne qui est moralisatrice, ça va être les remarques déplacées, ça va être tout ça. c'est ça qui est problématique, c'est pas les gens qui refusent de tolérer ça, voilà, et je crois que c'est un... Je vous dis ça, je ne sais pas trop si ça va changer quelque chose, mais moi j'aurais eu besoin d'entendre ça à plein de moments. Donc oui, il y a de l'injustice parfois là-dedans. Il y a beaucoup d'injustice là-dedans. Et parfois, on va arriver à faire entendre raison aux gens qui pensent que c'est nous qui mettons une mauvaise ambiance ou quoi que ce soit. On va arriver à l'expliquer et ça va changer. Et parfois, ça ne va pas être le cas. Et c'est aussi des choses qu'il faut savoir.
Donc vraiment, le truc, c'est toujours d'être dans quelles sont les stratégies que j'emploie pour conserver la paix et quelle est la stratégie qui me coûte le moins. Quelles sont les stratégies qui me permettent de conserver la paix et qui font qu'en fait j'arrive vraiment à me sentir mieux ? Donc c'est en fait qu'est-ce que je choisis en conscience pour moi ? Tout en gardant en tête, vraiment, garder en tête que quand on tente d'expliquer quelque chose à quelqu'un qui n'est pas réellement intéressé pour comprendre ce truc, vous vous fatiguez pour rien. Quand on essaye de convaincre quelqu'un qui de toute façon ne veut pas être convaincu, c'est une illusion. Quand on essaye d'argumenter. face à des attaques qui sont en plus cons, vous vous épuisez pour rien de nouveau.
Donc ce qui va vous aider c'est plutôt de je l'ai beaucoup dit cette année ça va être la connaissance, ça va être de vous éduquer, ça va être d'avoir assez d'éloquence aussi, de faire des phrases qui sont courtes, des limites qui sont claires, de savoir pourquoi vous posez un stop, ce qui est ok, ce qui est pas ok, plutôt que de vous sentir parfois bête face à des remarques. Vous ne l'êtes pas, c'est juste que parfois on est prise de court tout simplement. Ça va être de vous retirer quand les discussions deviennent toxiques et quand en fait on n'est plus du tout en train de parler du fond, mais qu'on est en train de parler de la forme. Et là, on est vraiment sur des détournements ultra toxiques et manipulateurs.
Et puis, un truc qui peut peut-être vous aider, en tout cas, moi c'est une technique que j'ai et qui fonctionne bien, c'est d'avoir un allié dans la pièce. D'avoir une alliance avec une personne ressource, si elle existe. Et cette personne n'est pas obligée de savoir quelle est votre personne ressource.
Donc soit elle sait que c'est votre personne ressource, c'est-à-dire vous l'avez briefée, vous lui avez dit qu'en fait c'était vous appréhendiez ce repas. Et que du coup, si vous vous sentiez mal, vous avez peut-être besoin, soit qu'elle vous aide à changer le sujet, soit de se voir un petit moment dans la cuisine, soit de discuter, d'aller prendre l'air ou quoi que ce soit. soit elle n'est pas au courant, c'est pas grave mais vous choisissez cette personne en ressource comme étant une personne qui, vous le savez, a des comportements qui sont sains, qui vous soutient dans vos démarches, qui pourra prendre votre partie, entre guillemets si jamais il y a conflit avec qui vous vous sentez assez en sécurité avec qui vous sentez qu'il y a des réflexions qui peuvent être similaires. Et ça, si vous pouvez avoir ça, je trouve que c'est très intéressant et très important surtout.
Et enfin, je voudrais vraiment finir par rappeler que parfois on n'a pas de famille, ou parfois on a une famille qui est dysfonctionnelle, et que c'est aussi une réalité que beaucoup de gens vivent pendant les fêtes, la solitude pendant les fêtes. C'est pas un échec, c'est pas lié à votre valeur ou quoi que ce soit. Et il y a vraiment un truc à savoir, c'est que d'être mal entouré, ça peut être vraiment beaucoup plus violent que d'être seul. Donc il y a aussi parfois peut-être un travail à faire, mais c'est en société en fait, c'est un truc de société, autour du mythe de Noël comme étant, comme je vous disais, le sommet affectif, machin. En fait c'est un truc qui exclut énormément de gens, cette idée-là. Et bien que moi j'aime particulièrement les fêtes de Noël parce que j'ai la chance de pouvoir les vivre dans un environnement qui me plaît, et avec des gens que j'aime et où ça se passe plutôt bien, je pense qu'en vrai c'est hyper chouette de réinventer la manière dont on veut passer les fêtes. De se créer ses propres rituels, avec sa famille affective peut-être, de s'autoriser à vivre des fêtes peut-être autrement. Voilà.
Là, l'idée, encore une fois, ce n'est pas de supporter, c'est de vous rappeler en permanence que vous pouvez choisir consciemment ce que vous acceptez ou ce que vous n'acceptez pas. Que oui, parfois, il y a des compromis quand on ne peut pas changer les choses, mais qu'en fait, c'est ce qui nous coûte peut-être le moins. Et parfois, c'est des compromissions, Donc en fait, c'est choisir consciemment ce qu'on accepte et ce qu'on ne veut pas accepter et qu'on ne veut plus mettre dans notre système nerveux. Voilà. Rappelez-vous que les fêtes et les repas de famille, ce n'est pas des tests de loyauté. C'est juste quelques jours, un repas ou quoi que ce soit, et que vous pouvez choisir consciemment à l'avance comment survivre le mieux possible, on va dire ça comme ça, à ses repas. Et encore une fois, je vous dis pas que c'est facile, c'est pas vrai. Voilà.
Donc de mon côté, écoutez, je vais vous laisser là-dessus. J'espère que vraiment que ça pourra vous faire du bien cet épisode. Écrivez-moi, mettez-moi un petit mot, franchement, dites-moi. Franchement, je serais très très touchée d'avoir vos feedbacks, surtout quand on est de 25. Comment ça s'est passé, vos repas de famille, ou voilà, comment vous passez les fêtes, même si c'est sur un DM, sur un Insta. En vrai, si vous avez été confrontés à des trucs comme ça, et comment vous avez réagi, et si cet épisode vous parle, il vous aide, et tout. Enfin, franchement, ça me fait vraiment toujours plaisir d'avoir de vos nouvelles, de savoir un peu comment vous vivez les choses. Et notamment, je sais aussi qu'on a forcément beaucoup de valeurs en commun, et de choses qui sont de sujets lourds qu'on porte aussi ensemble, et on sait très bien qu'il y a des petits chocs générationnels sur ces sujets-là. Donc, je serais très contente de savoir comment vous les avez vécues au sein de votre famille, et pendant les faits.
de mon côté je vous embrasse très très fort je pense qu'à cette heure là je vais retourner en repas de famille donc je vais appliquer tout ce que je vous ai dit et puis je vous embrasse très fort et on se retrouve la semaine pro pour un nouvel épisode que je vous avais promis aussi du coup sur tout ce qui était bilan et compagnie voilà, bisous !