- Speaker #0
Bienvenue dans un nouvel épisode de Paye ta tournée. Paye ta tournée c'est une discussion autour d'un verre ou de plusieurs avec des gens qui construisent le commerce, le digital et le retail au quotidien. Le principe est simple, prendre le temps, parler vrai, sortir un peu du discours bullshit LinkedIn et avoir les conversations qu'on a normalement quand les micros sont censés être coupés. Installez-vous et servez-vous un verre et bienvenue dans Paye ta tournée. Alors on est le 6 mai 2026, on est au Moonshiner, le barman aujourd'hui c'est Andrea qui m'a raconté un petit peu son histoire, c'est un italien qui fait des superbes cocktails et aujourd'hui on va parler avec quelqu'un qui a vu 20 ans de commerce, d'e-commerce et qui va nous expliquer un peu ce qui a réellement changé et ce qui est resté du bullshit. J'ai rencontré notre invité qui est Julien il y a quelques semaines finalement, il n'y a pas si longtemps que ça. Et la première fois, je l'ai rencontré pas en vrai, parce que j'ai réécouté une visio qui avait été faite avec une amie qu'on a en commun, une collègue qu'on a en commun. Et j'ai été vraiment impressionné par sa façon d'être et par le personnage. Et quand la première fois, j'ai pu échanger avec Julien et ensuite, j'ai pu déjeuner avec lui, ça m'a confirmé que c'était quelqu'un qui est passionnant et qui a plein de trucs à raconter. Donc, je suis très, très content d'être aujourd'hui avec Julien. Bonjour Julien.
- Speaker #1
Bonjour. Bonjour Adrien.
- Speaker #0
Julien avant de commencer comment est-ce que tu t'appelles et qui est-ce que tu es ?
- Speaker #1
ça peut durer longtemps ouais c'est clair à commencer par le nom Julien c'est la partie facile j'ai pas l'habitude de donner mon nom de famille parce que les gens le retiennent pas de toute façon on le donne pas si tu veux pas restons sur Julien je pense qu'il y en a qui me reconnaîtront et puis ceux qui voudront me connaître ils se débrouilleront pour retrouver qui je suis on mettra ton profil LinkedIn ou pas à la fin ?
- Speaker #0
si tu veux ok ça demande un petit peu d'enquête Merci. Alors, on est dans un bar à cocktails. Et tu sais quoi ? Je vais zapper. On ne va pas dire qui tu es parce qu'on va le découvrir après qui tu es. C'est quoi ton cocktail qui est en train d'arriver ? Alors, soit celui qui est en train d'arriver ou soit ton cocktail phare, celui que tu aimes bien prendre.
- Speaker #1
Celui que j'ai pris juste avant, il était... Enfin, ce qui m'a séduit dans la description du cocktail, c'était le fait qu'il y avait du houblon. J'aime bien le houblon, j'aime bien la bière. Et un cocktail avec du houblon, je me suis dit que ça doit être sympa. Ce n'est pas de la bière, mais c'est un petit goût de bière. J'aime bien l'amertume. Donc, j'ai testé ça et c'était excellent.
- Speaker #0
Alors, Julien, bon. On sait quel cocktail tu représentes, mais tu travailles dans l'e-commerce, sinon tu ne serais pas dans Paye ta tournée. Tu peux nous en dire un peu plus, ce que tu fais aujourd'hui. Je sais qu'on ne va pas dévoiler le nom de ton employeur, c'est ça, mais explique-nous un petit peu ce que tu fais dans l'e-commerce aujourd'hui. Et après, je vais te poser des questions un peu sur tes origines.
- Speaker #1
Je pense que ce qui est spécifique à mon cas dans le monde de l'e-commerce, c'est que je travaillais dans une société dont l'e-commerce n'est pas le cœur de métier.
- Speaker #0
Mais qui fait partie des leaders.
- Speaker #1
Mais c'est un des leaders, en effet. Je suis moi-même, je travaille sur une solution qui est leader du marché. Pourtant, dans une société dont ce n'est pas la priorité absolue, on va dire ça comme ça. Donc, ça fait de moi, par nature, quelque part, un outsider. Ça veut dire aussi un état d'esprit un peu différent, peut-être, des écosystèmes que tu représentes et que tu côtoies au quotidien. Parce que moi je ne peux pas revendiquer d'être le meilleur ou le plus fort ou je ne sais pas quoi. Moi je suis juste celui qui fait le mieux possible dans son écosystème et qui se bat avec les armes qu'il a dans un monde qui est quand même globalement très concurrentiel, où les décisions se prennent basées sur une perception du marché, une image que les gens se font. Aussi parce que les décideurs pensent à leur CV, donc ils pensent aussi à la marque qui est véhiculée par la solution qu'ils choisissent. Et donc ça c'est des armes que moi, globalement, je n'ai pas à ma disposition. Donc je suis différent.
- Speaker #0
T'es différent et très mystérieux, on sait toujours pas ce que tu fais. Est-ce que je peux dire que t'es avant-vente ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Bon, on peut dire que t'es avant-vente, meilleur boulot du monde à mon sens, mais on va en discuter tout à l'heure. Et t'es dans l'e-commerce depuis un certain temps, t'es extrêmement humble. T'es arrivé quand dans l'e-commerce ? C'était quoi ta première expérience ?
- Speaker #1
Ma première expérience ? En tant qu'avant-vente dans l'e-commerce, c'était chez Miracle. Ça je peux le citer je pense.
- Speaker #0
Ouais ouais, et donc gros leader, l'icône française.
- Speaker #1
Voilà, j'ai commencé chez Miracle. Alors ce qui est intéressant c'est qu'avant d'être chez Miracle, j'étais pas du tout dans l'e-commerce. Par contre, j'étais déjà dans des startups dites du cloud. Et j'avais très envie... d'aller dans l'e-commerce parce que j'ai un peu un background retail. Et donc pour moi, c'était un peu l'e-commerce, la façon de réunir deux passions, le logiciel et le retail. Et Miracle, à l'époque où j'y suis rentré, n'était pas du tout ce que c'est aujourd'hui. C'était totalement inconnu. J'ai identifié une pépite, j'ai su que c'était là que je voulais aller.
- Speaker #0
En quelle année tu les as rejoints ?
- Speaker #1
Ça c'était en début 2017. Donc bien avant...
- Speaker #0
L'explosion qu'ils ont pu avoir.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Et d'ailleurs c'était assez challenging comme process de recrutement. J'avais affaire à des gens qui eux venaient vraiment soit du retail, soit du e-commerce. Méga experts, oui. Je pense que nos auditeurs connaissent bien la boutique, donc ce n'est pas la peine que je rentre dans les détails. Mais ce n'était pas un coup facile. Et j'ai réussi à rentrer. Et c'est comme ça que j'ai vraiment mis un pied officiellement dans ce rôle, dans cette unité-là.
- Speaker #0
Tu étais dans la tech déjà, dans le digital, dans la tech, pas forcément l'e-commerce.
- Speaker #1
C'était plus IT. Les postes que j'occupais avant étaient plus proches Je... Plus proche des sujets de stockage, de sauvegarde, d'infrastructure, des choses comme ça.
- Speaker #0
Donc, tu es arrivé au sujet Marketplace. Là, tu es arrivé dans un des sujets qui était hyper compliqué à l'époque et ça l'est toujours. Marketplace, c'est e-commerce plus Marketplace, plus gestion de tout ce qu'il y a autour. Il fallait beaucoup évangéliser. Dans la partie Sales Engineer, moi, j'aime bien l'utiliser en anglais parce qu'il y a vraiment les deux parties, Sales Engineer. Tu es plus Sales ou plus Engineer ? Tu as fait une école d'ingé, si je me souviens bien. Oui,
- Speaker #1
j'ai fait une école d'ingé.
- Speaker #0
Donc, tu sais développer, tu sais coder.
- Speaker #1
Oui. J'ai une bonne culture technique, ça c'est sûr, mais j'ai un tempérament aussi très commercial. J'ai été commercial d'ailleurs aussi. Je me suis un peu cherché avant de trouver le job d'un moment. Je pense que d'ailleurs c'est un point commun à pas mal d'amende, c'est qu'on est des profils atypiques et on finit par atterrir là-dedans parce qu'on est particulièrement bon pour être ce que beaucoup ne sont pas. On est à la fois très bon dans plein de choses, mais en même temps... les meilleurs nulle part. Donc, c'est un truc un peu… Moi,
- Speaker #0
la meilleure image que j'ai, mais en fait, c'est un peu bullshit parce que j'ai eu un débat hier avec une personne qui me disait la même chose. On est les moutons… Enfin, je ne suis plus avant-vente, mais les avant-ventes sont des moutons à cinq pattes. Tu vois, mais en fait, tu prends un CSM, c'est aussi un mouton à cinq pattes. Tu prends un implementation consultant, c'est aussi un mouton à cinq pattes. Bon, tu ne t'en sors pas. Mais je trouvais que l'avant-vente, c'est vraiment par définition celui qui doit vraiment comprendre le business, la tech, le produit, le marché. Tellement de composantes, c'est juste passionnant.
- Speaker #1
Oui, et puis je pense qu'il y a aussi beaucoup d'avant-vente différents. Dans le rôle, il y a des profils très très différents. T'en as qui sont des anciens consultants, qui sont des gens particulièrement honnêtes, qui veillent, je dirais, à faire des conseils, à promulguer des conseils très avisés en avant-vente. Parce qu'ils se projettent dans le delivery, dans est-ce que c'est vraiment la bonne solution pour rendre service à mon client. Il y en a qui sont comme ça, il y en a qui sont un peu plus dans la vente. Donc ils disent moi finalement peu importe ce que je raconte, ce qui compte c'est que je sois convaincant.
- Speaker #0
Ça sert très plus à la culture de la boîte aussi et les objectifs qu'on te met. Bon on va en parler tout à l'heure du roadmap en vente. En tout cas toi t'es arrivé on peut dire il y a une dizaine d'années dans l'e-commerce. T'as un background technique et digital depuis bien plus longtemps et depuis 10 ans. Et puis là tu travailles dans un des leaders depuis quelques années, on peut dire ça depuis 4 ans.
- Speaker #1
ça fait 8 ans maintenant ah oui
- Speaker #0
8 ans et ce qui est rigolo c'est que avant de commencer à enregistrer tu me racontais que tu travaillais sur un projet qui était aux Etats-Unis un autre nord de l'Europe ton périmètre c'est pas juste France mais t'as une bonne vision de ce qui se passe en Europe, aux Etats-Unis,
- Speaker #1
au niveau global de tout ce qui se passe et puis en plus on a en France quand même un tissu industriel encore assez important avec des entreprises internationales donc je peux toucher des utilisateurs qui sont dans le monde entier Merci. Donc même si ce sont des contrats qui sont signés en France, je peux faire des processus de vente un peu dans tous les pays du monde.
- Speaker #0
Bon, moi j'aimerais bien qu'on discute un peu de ton rapport à l'e-commerce. Un truc qui m'a marqué la dernière fois qu'on s'est vu, quand on a déjeuné ensemble, justement c'est ton rapport à l'e-commerce et déjà le rapport personnel. Parce que paradoxalement, tu travailles dans l'e-commerce. Mais toi t'es pas un mec de l'e-commerce, t'es un mec du commerce, du retail physique. Moi j'avais bien aimé ça, est-ce que tu peux nous en parler justement ?
- Speaker #1
Ouais parce que finalement l'e-commerce c'est quoi ? Tu vois t'as pas le café de l'e-commerce mais finalement ça couvre quoi ? C'est quoi le point commun de tout ça ? Parce que si on se place d'un point de vue solution, l'e-commerce ça peut toucher à tout. Je crois même qu'on avait parlé mais à un moment on parlait de faire de l'e-commerce dans la banque. Mais pour moi l'e-commerce dans la banque c'est pas de l'e-commerce.
- Speaker #0
La définition d'e-commerce, c'est electronic commerce, commerce digital, tout est digital, donc en fait c'est le commerce.
- Speaker #1
Donc tu passes une commande en ligne, c'est l'e-commerce.
- Speaker #0
Non mais tout, dans ta banque, ça ne veut plus rien dire, tout est digitalisé. Aujourd'hui avec la DEMAT, on pourrait dire que tout est digital.
- Speaker #1
Est-ce que tu as besoin d'un fonds d'e-commerce pour que ce soit de l'e-commerce ? Peut-être pas. Un simple canal digital qui a appelé depuis un WeChat en Chine, c'est l'e-commerce. Donc finalement l'e-commerce c'est quoi ? Ce n'est pas clair. Donc c'est pour ça que j'ai pu te dire effectivement que moi je suis avant tout quelqu'un du commerce, c'est-à-dire du transactionnel.
- Speaker #0
Et t'aimes bien aller dans les magasins physiques, c'est genre ça. Moi c'est ça qui m'a marché, c'est ce qui m'avait marqué. C'est que tu dis oui, oui, je t'avais demandé t'aimes bien aller sur quel site, et tu dis non je m'en fous des sites, moi je vais dans les magasins. Et c'est tellement contradictible parce que tu vends des solutions e-commerce et tu vas dans les magasins.
- Speaker #1
Et je me suis fait des ennemis à cause de ça. Parce que moi je ne suis pas un gros utilisateur de l'e-commerce en réalité. Je n'aime pas spécialement cette expérience-là. Moi, ce que j'aime, c'est... J'aime acheter, j'aime vendre. J'ai une culture très retail. J'aime les marques aussi. L'expérience, la personnalisation, tous ces sujets-là, c'est des sujets auxquels je suis hypersensible. Mais c'est vrai que plus que l'e-commerce, c'est vraiment le commerce et au sens retail du terme. Après... Ça va au-delà du retail au sens fashion retail, wholesale, etc. Ça peut être aussi de la vente de pièces détachées, d'équipement automobilier. Ça, ça m'intéresse quand même. Mais ce qui m'intéresse, c'est surtout finalement un assortiment, des catalogues, du stock, des prix, des promotions et la conversion.
- Speaker #0
Sur la partie perso, quand tu vas aller dans des boutiques, c'est quoi les boutiques que tu aimes bien ? sur le texte.
- Speaker #1
que tu aimes bien ou tu trouves qu'ils ont une bonne expérience en magasin là il y a un peu deux sujets il y a la vibe que tu ressens quand tu découvres une marque par exemple j'ai découvert ce week-end CP Compagnie je ne connais pas ils font quoi ? moi non plus je ne connaissais pas c'est mon fils qui m'a parlé de ça et apparemment c'est le même créateur que Stone Island ok alors lui visiblement il est aussi dans les marques il a 12 ans il a 12 ans mais il est une fashionista je peux dire que pour ce qui est de l'expérience retail j'ai mon cobaye et donc il m'a traîné dans une boutique dans le Marais CP et compagnie donc qui est leur flagship je pense que c'est seul à Paris et effectivement quand je suis rentré dans la boutique je me suis dit ouais ça ça me plaît pourquoi je sais pas parce que j'ai aussi cette humilité de me mettre dans la peau de l'acheteur lambda et de dire en fait je suis pas en train d'analyser je veux pas analyser je veux juste vivre une expérience Merci. Et je veux que ça me plaise. Et en fait, je n'ai pas de problème à sortir le portefeuille si ça met le sourire sur le visage. Et là, oui, j'ai eu envie d'acheter. Donc voilà, ça, c'est typiquement une marque. Je pense que là, quand ce sera les soldes, parce que c'est quand même des produits un petit peu haut de gamme. Ils vendent quoi ? C'est des imperméables, des hoodies, des trucs comme ça. C'est du fashion, on va dire, plutôt haut de gamme. Je ne sais pas, ça rappelle un peu Arcteryx par certains côtés. je me suis même pas renseigné sur la marque je sais pas je vais regarder un jour non mais t'as pris ce qu'il y avait à prendre voilà je suis rentré ça m'a plu il y avait l'univers la vibe ça ça m'a plu donc je m'en suis souvenu et quelque part j'ai le projet d'acheter un produit chez eux voilà j'adhère au truc t'as acheté ou pas quand t'y es allé ? j'ai pas encore acheté mais je pense que ça va pas tarder si c'est pas moi ça sera mon fils mais voilà je vais passer à la caisse à un autre et ça c'est un peu le kiff voilà c'est ça mon kiff finalement c'est C'est la surprise, l'expérience, la nouveauté, le côté mode aussi. Il y a des tendances, suivre un peu les tendances, être dans le coup, c'est cool. Ça j'aime bien. Finalement, une marque c'est quoi ? C'est l'expérience d'achat. Donc là par exemple, CP Compagnie, je ne connais pas encore leurs produits, j'en ai pas, donc je ne peux pas dire si ça me plaît ou pas. Mais j'ai aimé l'expérience au magasin. Il y a des marques que j'aime par leurs produits. Par exemple, Fusalp, c'est une marque dont je trouve les produits sont de très bonne qualité. Je suis un skieur, mes enfants skient. On aime beaucoup les produits Fusalp. Je trouve que ce sont des produits qui sont techniques, qui sont de très bonne qualité, qui se démodent assez peu. Ils sont assez constants dans leur univers. Ça, par exemple, c'est une marque que j'aime. Si on revient au sujet de l'achat en ligne...
- Speaker #0
Tu m'avais dit que tu n'achetais pas beaucoup sur Amazon, par exemple. C'est étonnant.
- Speaker #1
Non, mais j'achète sur Amazon. Tu n'achètes,
- Speaker #0
mais tu n'es pas compulsif.
- Speaker #1
Non. Pas du tout, je ne suis pas le genre à aller au lit Et mettre sur Amazon et à parcourir les catalogues Et tu me disais même plus fort
- Speaker #0
Si j'ai besoin d'un truc je vais dans le magasin
- Speaker #1
En fait je préfère toujours aller au magasin En réalité je préfère toujours aller au magasin Tu vois il y a les BHV qui sont en train de se vider Ça me rend malade parce que c'est un truc que j'adorais faire D'aller acheter mes trucs au BHV
- Speaker #0
J'ai été voir d'ailleurs Shein On a visité avec Laetitia il y a quelques mois
- Speaker #1
J'ai trouvé l'idée intéressante Mais bon Oui, oui, oui.
- Speaker #0
globalement le truc ça le fait pas quoi donc en ligne pas beaucoup de marques qui t'inspirent ou de trucs waouh non en fait non j'ai pas un site si tu veux où je me dis voilà pour moi c'est le et pourtant tu vois Julien c'est paradoxal parce que tu discutes toujours dans ton cadre professionnel avec des enseignes des marques qui ont des projets de refonte de sites d'évolution etc tu dois voir des trucs des glingos, pas juste en France, mais à l'international. Il n'y a aucun site qui t'a bluffé dernièrement ?
- Speaker #1
Franchement, non, je trouve que ce n'est pas encore...
- Speaker #0
Parce que tous les sites se ressentent ? Parce qu'on est arrivé à une commodité et en fait, ça y est, c'est une plaquette.
- Speaker #1
C'est ça, tout ça est très standard. Finalement, l'e-commerce n'est plus... ça a été, et on peut partir sur ce terrain-là d'ailleurs, ça peut être assez passionnant. Je pense que l'e-commerce a été une nécessité, un différenciateur, mais aujourd'hui, même depuis quelques années, pour moi, c'est devenu une commodité. Tous les sites se ressemblent. Globalement, tout le monde à la course, le dernier gadget, que ce soit le moteur de reco, le chatbot, le machin, il y a toujours des modes comme ça. Super, mais à la fin, pour moi, ça ne change pas grand-chose. Finalement, il y a un univers. Si on parle des marques, si on parle du fashion, il y a un univers, il y a des produits, il y a une expérience d'achat et puis une promesse qui est tenue ou non. Si la promesse est tenue, si le produit est bon, Tu vois, c'est finalement l'expérience de bout en bout. Il faut que tout soit cohérent, que tout marche. Un site e-commerce, ça ne va pas te faire gagner plus grâce au site e-commerce.
- Speaker #0
Je suis assez d'accord avec toi, voire complètement d'accord avec toi. Ça, c'est lissé par les usages. C'est-à-dire que les consommateurs, ils s'attendent à avoir le panier en Ausha droite. Si tu le fous en bas à gauche, ça va bugger. Mais comme un magasin, tu as la porte, etc. Donc, les sites e-commerce se commoditisent et je vais aller même plus loin. Ça va peut-être te faire grincer les dents, mais les plateformes, ils commercent aussi ce community. Du coup, tout le monde fait peu ou pro la même chose parce que tu prends n'importe quelle solution, elle va faire le taf, elle va faire 95% ou 98% en standard. Et c'est très, très dur de se différencier. Mais est-ce qu'on veut se différencier ? Pas forcément. Et la différence, elle va se faire sur la logistique, le service, la feed et tout ça. Voilà, c'est ça. Plein d'autres choses que tu peux faire, mais plus vraiment sur je displeie mon feed rapidement, ma PDP doit être… canons etc parce que finalement le pire qui peut s'arriver aujourd'hui sur une expérience d'achat en ligne c'est que le produit soit pas disponible pour moi c'est au delà du non pire tu achètes et tu le reçois pas c'est encore pire parce que c'est une frustration tu le reçois pas c'est ça que tu dis ouais tu le reçois pas ou tu le reçois endommagé ou je sais pas quoi c'est encore pire parce qu'à la limite s'il est pas là ça va mais si t'achètes mon pote et que derrière je sais pas quoi il y a une merde ou je sais pas quoi c'est encore pire après ça c'est un truc très personnel pour moi le pire c'est de voir retourner un produit
- Speaker #1
comme je suis anonyme je peux le dire mais je n'ai jamais fait un retour de ma vie jamais c'est trop dur pour moi je te comprends complètement je le donne à quelqu'un je ne sais pas mais je ne peux pas aller au bureau de poste ou aller à non ça me saoule c'est pour ça que je préfère aller en magasin parce qu'en magasin le produit je le vois je le touche je sais ce que j'achète je sais ce que j'achète je vais pas le retourner tu fais jamais un retour d'un produit en magasin enfin c'est rare dans le fashion peut-être un peu ça peut arriver oui enfin normalement tu le testes tu le vois en général tu l'essayes il te convient peut-être dans les trucs électroniques où tu peux pas vraiment le tester ça peut arriver mais encore si c'est le cas c'est pas grave tu reviens à la boutique globalement aller dans une boutique c'est moins désagréable que d'aller au bureau de poste de faire la queue avec les gens qui veulent fermer leur livret A ou je sais pas quoi tu
- Speaker #0
disais tout à l'heure que les sites web les sites e-commerce commodities est-ce que c'est le cas aussi du retail des magasins est-ce qu'il y a des magasins Tu vois, on est en 2026, là, ces derniers mois qui t'ont marqué, tu te dis, putain, c'est intéressant, la manière de payer, la manière de voir le produit, etc. Il y a des trucs, waouh, ou pas, que t'as pu voir à Paris ou quand t'as voyagé ?
- Speaker #1
Récemment, je me suis dit, je me demande si c'était pas H&M ou Uniqlo ou... Uniqlo, c'est pas mal. Une grande enseigne, où je me suis dit, ouais, quand même, là, ça commence à être pas mal du tout.
- Speaker #0
Uniclo tu balances tous tes produits dans le truc avec la réfilé et tout ça ça c'est acquis pour moi Decathlon c'est pareil Nespresso ils sont pas mal aussi c'est acquis t'es hardcore quand même quand tu dis c'est acquis c'est hardcore c'est pas acquis oui c'est cool pour nous mais la majorité ne le propose pas non mais je veux dire c'est plus de l'innovation ça je suis d'accord avec toi si
- Speaker #1
les retailers sont prêts à faire l'effort, c'est à leur portée. Tu vois, pour moi, c'est pas une vraie innovation. Ah, je sais pas. Là, récemment, je me souviens, ça me reviendra, parce qu'en fait, là, je fais une fixation sur un autre truc.
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #1
C'est que j'ai pas mal voyagé en Asie depuis deux ans, et là, j'ai vu des trucs en Huawei.
- Speaker #0
Vas-y, raconte.
- Speaker #1
Donc, en Chine, en particulier, enfin, oui, en Chine, en Chine et à Hong Kong, tu as quand même, pour moi, ils sont en avance sur nous. Si on commence par la Chine, le plus frappant, c'est le paiement. C'est-à-dire qu'en Chine, il n'y a plus de paiement carte bancaire. Déjà, il n'y a pas de carte bancaire, il n'y a pas de visa, ils ne connaissent pas la visa. Donc tu payes, les espèces, c'est pareil, c'est mort. Donc tu payes avec le téléphone, typiquement avec un QR code, avec ton application WeChat ou Alipay. Donc ça, ça ouvre des perspectives assez intéressantes. bon c'est un pays culturel C'est un peu différent si on parle du vol, c'est beaucoup plus sécurisé, il y a beaucoup de caméras partout, le vol c'est quelque chose qui n'existe pas. Les produits sont littéralement en libre-service, tu les scans, tu les prends, tu pars avec. Ça c'est une promesse dont on entend parler dans le retail depuis longtemps.
- Speaker #0
Ça permet de débloquer des usages et des technologies qu'on n'aurait pas forcément en France.
- Speaker #1
Voilà, donc moi j'ai eu des expériences d'achat en Chine notamment, qui sont pour moi le futur. Surtout si on parle du fashion, tout ce qui est électroménager aussi, tu y copies beaucoup Apple. Tu as une marque en particulier, je pense qu'on ne va pas tarder à voir arriver, je commence à le voir un petit peu dans mes feeds, dans les réseaux sociaux que je consulte, même si je n'y contribue pas beaucoup. Il y a une marque qui s'appelle LifeN, qui est un peu un concurrent de Dyson. qui fait des rasoirs électriques, des sèches-cheveux, des brosses à dents électriques. Ils ont des produits qui technologiquement sont vraiment au niveau d'un Philips, d'un Brown, d'un Dyson, etc. Et ils ont tout copié sur Apple en termes d'expérience client. Donc c'est hyper épuré. Donc ils font pas mal des pop-up stores dans les malls avec des magnifiques stands où tout est hyper épuré. hyper éclairé avec une lumière blanche sur le stand. Mais ce n'est pas cher du tout. C'est un sèche-cheveux à 25 euros, rasoir à 15 euros, des trucs comme ça. Mais technologiquement, ce sont des produits très aboutis. Donc des très bons produits, extrêmement bien packagés, très bien présentés. Et puis bien sûr, tu as tout le sujet data, tout ce qui est feed data, etc. Ils sont au top aussi là-dessus. Donc une fois que tu es engagé dans le truc, tu es…
- Speaker #0
Quand tu dis que la Chine est en avance, Tu penses que c'est des choses qui pourraient arriver, on va parler de la France, ou culturellement ? J'ai du mal à me dire qu'on peut copier-coller des choses, parce qu'il y a la culture, il y a la manière d'acheter, etc. Il y a la législation, il y a plein de trucs. Tu penses qu'il y a beaucoup de choses qui pourraient s'appliquer ici en France ?
- Speaker #1
Oui, je pense. Et puis là, j'ai parlé de la Chine, mais en fait, par exemple, en Hong Kong, il y a une chaîne de magasins japonais qui s'appelle Don Don Donki, qui a une expérience... Alors, c'est plutôt du grosserie, on va dire. C'est... tu as un peu de tout. C'est un peu... si tu veux, c'est un intermarché, mais en version parc d'attractions japonais. C'est ultra chargé en termes de déco, c'est assez bas de plafond, t'es pas dans des grands hangars, t'es vraiment dans une sorte de labyrinthe, avec des petites allées très très denses, avec des linéaires hyper chargées, donc une densité de produits extrêmement élevée, avec un assortiment colossal. Des produits, alors évidemment le concept c'est des produits japonais, donc il y a un petit côté exotique, il y a un côté un peu ludique, mais tout est fait en fait pour te distraire pendant tout ton parcours jusqu'à la caisse. Tu ne peux pas rentrer là-dedans sans dépenser au moins 100 euros, et si ce n'est pas pour acheter à manger, c'est pour acheter des gadgets, parce que tu trouves ça rigolo quoi. Il y a des cosmétiques, il y a de l'hygiène, il y a de tout en fait. Et par exemple, quand tu passes au rayon boucherie, en fonction du rayon dans lequel tu es, tu vas avoir le bruit des animaux. Donc tu passes devant le poulet, ça fait des bruits de poules. Je ne crois pas, sérieux. Après,
- Speaker #0
on va être dehors aussi, etc.
- Speaker #1
Tu as compris. Et puis, il y a un côté un peu... Expérientiel, du coup, oui. Oui, mais ça nous paraît très puéril à nous, parce qu'on dirait que c'est ridicule. Mais pour les Asiatiques, c'est tout ça super. Et surtout au Japon,
- Speaker #0
ils sont complètement dedans.
- Speaker #1
Donc je ne sais pas si ça passerait en France. Mais je pense que dans des quartiers un peu branchouilles, hétéroclites, etc., il y a moyen de développer des concepts comme ça. Et les enfants adorent ça. Et il n'y a rien de pire que traîner des enfants dans des magasins, surtout quand ce n'est pas pour leur acheter des jouets. Et là, tu peux être sûr qu'ils repartent avec un truc.
- Speaker #0
Je suis ton fils de 12 ans, j'ai l'impression que c'est lui qui décide ce qu'on va acheter ou pas.
- Speaker #1
Je pense que je ne suis pas le seul.
- Speaker #0
Alors Julien, moi j'aimerais bien parler avec toi de ton rôle d'avant-vente et ce que j'ai été avant-vente pendant plusieurs années. Déjà alors, peut-être explique aux deux personnes ce que c'est qu'un avant-vente chez un éditeur et ensuite j'aimerais bien avoir, surtout qu'on discute, en 2026 c'est quoi un avant-vente et vers où ça va ?
- Speaker #1
Pour moi le rôle de l'avant-vente c'est de projeter les clients, enfin les prospects, dans l'utilisation de la solution qu'on leur propose pour répondre à leurs enjeux. Donc concrètement ça se traduit par une maquette. qu'on va présenter en disant, si demain vous avez notre solution, voilà comment vous allez l'utiliser, voilà les fonctionnalités qui sont disponibles, et voilà les bénéfices que vous pouvez espérer en tirer. Et d'ailleurs, voici dans votre industrie les autres clients que nous avons qui utilisent cette solution avec des succès que vous connaissez ou que vous ne connaissez pas dont je vais vous parler, pour ce que je peux en parler en tout cas. Dans les grandes lignes, c'est comme ça que je vois le job.
- Speaker #0
Le lave-en-vente, il est en binôme avec... Le commercial qui gère la relation, le contrat, la tarification, en général c'est plutôt ça. Et tout ce qui est produit et périmètre technique, implémentation, c'est l'avant-vente. Qui le fait ou qui le fait avec des autres personnes en interne ?
- Speaker #1
Moi je suis avant-vente solution, c'est-à-dire que je n'interviens pas sur l'aspect projet, implémentation. Ça c'est d'autres équipes qui sont généralement des intégrateurs, des partenaires. ça peut être de l'interne aussi mais globalement moi j'interviens plutôt sur le volet vraiment purement solution et effectivement je vais aider le commercial à définir le panier en quelque sorte quels sont les produits qu'on va mettre au panier quels sont les options dont il a besoin etc de quoi il a besoin le commercial lui se chargera de la négociation finale sur la base de cette
- Speaker #0
BOM Bill of Contemporary et donc c'est lui qui se charge de closer le deal bon alors le rôle d'avant-vente et d'ailleurs il y a 50 millions Alors non ! solution consultant solution engineer sales engineer pre-sales et après en français les alternatives en français mais bon il y a 50 milliards de noms il y a des petites nuances mais bon en gros c'est ça et alors en 2026 c'est quoi son rôle ? et alors je vais être un peu polémique mec parce que tu vois il y a alors j'étais moi c'était en 2008 2007-2008 ce que j'étais avant de vendre le rôle bah tu faisais tout tu étais même là sur les conférences à expliquer ce que c'était aussi évangéliste tu fais tout bon en fonction des boîtes Merci. Aujourd'hui, notamment avec l'IA, mais aussi avec le marché qui se durcit, avec les intégrateurs qui vont avoir leur parti, tu vois comment a évolué ce rôle d'avant-vente ? Toi, ton rôle, comment il a évolué ces dix dernières années ?
- Speaker #1
En fait, il a tellement basculé pour moi il y a quelques semaines.
- Speaker #0
Quelques semaines même ?
- Speaker #1
Oui, c'est difficile de parler des dix dernières années. Vas-y, parle de maintenant. On va revenir au sujet de l'IA, mais si tu veux, l'enjeu pour un avant-vente, c'est de montrer En fait, le rêve d'un avant-vente, c'est de pouvoir montrer un produit fini à un client. C'est de lui dire...
- Speaker #0
Qu'il se projette. Voilà,
- Speaker #1
parce que moi, mon job, c'est quoi finalement ? C'est de lire un cahier des charges qui est émis par un client, de m'en imprégner, de comprendre exactement ce qu'il veut. Je dois comprendre ce qu'il veut, je dois imaginer en fait ce qu'il a en tête, d'après ce qu'il a écrit dans son cahier des charges, dans son RFP, comme on dit. Une fois que j'ai fait ça, je dis bon, maintenant, moi, avec ma connaissance, mon expertise, solution, industrie, métier, etc., à quoi ça va ressembler avec ma solution ? Et je monte un prototype en quelque sorte. Donc jusqu'à peu de temps, c'était assez difficile parce qu'il y a beaucoup de travail justement d'implémentation, de configuration, de personnalisation. Donc il y a un effort important qui se chiffre en centaines de milliers d'euros, souvent après la vente, pour que le projet devienne réalité. Avec l'arrivée de l'IA, et en particulier Cloud Code que je mentionnais plus tôt, ce temps a été considérablement raccourci parce que tu peux fortement... customiser les choses à moindre effort. C'est-à-dire là où avant j'aurais eu besoin de développeurs,
- Speaker #0
de graphistes,
- Speaker #1
d'architectes, de tout un panel de compétences rares, chères, etc. Finalement, maintenant, je peux très rapidement avoir un résultat proche d'un résultat final parfois en quelques minutes. Sans exagérer, c'est l'affaire de quelques minutes. Ça m'est arrivé récemment de montrer des projets quasiment terminés ou en tout cas, ça avait l'air terminé aux yeux du client vraiment en quelques heures.
- Speaker #0
Julien, là, tu décris un truc qui est Merci. la super démo. Il y a démo et POC ou MVP ou ce que tu veux. Là, tu me dis, avec Claude, tu fais une super démo ou tu es à la limite où la démo, elle se transforme en presque POC MVP.
- Speaker #1
C'est ça le problème. C'est là la vraie transformation. Oui, voilà. La transformation, c'est qu'en fait, le projet, il est presque fait.
- Speaker #0
Avant, on vendait des slides ou des vidéos et tout ça. Il y a 10 ans. Maintenant, tu es carrément presque un truc que tu peux pousser.
- Speaker #1
Et tu parlais du bullshit et c'est là où je pense que mon profil t'intéresse parce que justement, Moi, je n'avais pas les moyens de faire du bullshit. Donc moi, dans l'organisation dans laquelle je travaille, je n'ai pas beaucoup de ressources. Encore une fois, ce n'est pas le cœur de métier de mon entreprise. Donc je dois parler à des clients qui font confiance dans la marque de mon entreprise pour délivrer des projets qui vont correspondre à ce qu'ils attendent. Donc je ne peux pas trop bullshiter, je n'ai pas trop les moyens de bullshiter. Et on en a de moins en moins, mais ce n'est pas la tendance. La tendance, c'est plutôt de couper les coûts, réduire les effectifs, etc. Donc tu dois soit être très convaincant, soit être un gros menteur, soit avoir des outils magiques. Et là, on est en train de tomber dans la dernière catégorie. C'est-à-dire que maintenant, on a un outil magique, l'IA, et en particulier Claude, qui nous permet en fait de compenser ce manque. Donc là où avant, tu avais des entreprises qui avaient des ressources, qui faisaient du méga bullshit, qui faisaient des maquettes, qui faisaient du Figma, qui faisaient peut-être même du dev... très custom et il te disait que c'est le standard et en tout cas il faisait suffisamment enfin il faked suffisamment le truc pour que ça ait l'air vraiment fini et que le client se projette et gagne la ligne là dessus mais ça c'est fini parce que un des enjeux je me permets de rebondir pour les auditeurs qui sont pas aussi familiers sur tout ça c'est
- Speaker #0
que quand tu es un annonceur, une marque et tu cherches une solution, tu vas demander 50 fonctionnalités et il faut dire que les 50 sont standards. Donc tu vas pouvoir montrer une démo et dire que ça c'est standard dans l'outil.
- Speaker #1
Pourquoi c'est important que ce soit standard ? C'est parce que ça ne va pas demander trop de projets. Puisqu'en fait au moment où le client prend sa décision sur la solution, il ne sait pas encore combien ça va lui coûter en implémentation. Donc il se dit plus je vois des choses qui ressemblent à ce que je veux en avant-vente et plus il y a des chances que ça me coûte peu en projet. Ce qui est en fait pas vrai.
- Speaker #0
Alors moi j'ai plusieurs questions pour toi par rapport à ce que tu viens de dire. La première, c'est quoi les réactions des clients et des commerciaux quand tu arrives avec une démo plus plus, tu vois. Et la deuxième, c'est quoi la réaction des intégrateurs. Et puis la troisième, c'est si toi tu le fais, les concurrents aussi le font. Donc finalement vous faites la même chose. Mais comment déjà avec l'interne, tu vois, tes commerciaux. Et puis les clients, l'impact que ça a quand tu fais cette démo.
- Speaker #1
Les commerciaux, ils ne se rendent pas forcément compte de l'importance que ça a. Bisque. Tout le monde n'a pas la même perception. Déjà, les clients, parce que ce qu'il faut voir aussi, c'est qu'on est dans des projets IT. Mais dans l'e-commerce, on s'adresse à des gens du métier. Donc finalement, souvent, moi, je fais des démos à des gens qui ne sont pas du tout techniques. Eux, ils se disent, non, mais attends, moi, ce que je veux, c'est que quand je clique là, ça fasse ça, que quand j'affiche telle page, ce soit comme ça. Et surtout, que je veux que ce soit telle police, en telle taille, etc. Des trucs qui, pour nous, d'un point de vue technique, sont des détails. Mais pour eux, c'est vachement important. Donc évidemment, comprendre ce qui est important pour ton interlocuteur, c'est un peu la base. Mais là où avant nous ça nous coûtait cher de faire cet extra mile pour arriver à ce niveau de raffinement, d'excellence, maintenant ça ne coûte plus rien en fait. C'est juste un prompt en disant tiens tu sais quoi change-moi ça parce que je sais que le client est sensible à ça, donc plutôt que de me mettre comme ça, mets-le comme ça. Et maintenant on peut le faire super vite. Donc le client lui finalement s'il voit ce qu'il voulait il est content. Lui il ne se dit pas oh ouais le monde a changé avant quand j'ai appelé. Il n'est pas bluffé. Non pour lui c'est normal.
- Speaker #0
Parce qu'il n'a pas vu ce qu'il avait mis une heure ou une semaine. Exactement. Ouais t'as raison.
- Speaker #1
Il s'en fout lui. Non mais il ne le sait pas surtout. Oui, il ne le sait pas.
- Speaker #0
Toi, tu le sais, c'est ça la transformation. Mais avant, toutes les agences, les trucs, elles bossaient le week-end, elles se bordaient dans une fin de la nuit pour avoir le résultat similaire.
- Speaker #1
Mais je pense que le point le plus important, ça va être le troisième que tu as mentionné. C'est-à-dire là, je viens de parler du client, tu as parlé du commercial. Le commercial, lui, finalement, s'il voit un client qui a vu ce qu'il voulait voir, si lui, en plus, il est un peu épaté, il est content. S'il est content, je suis content, moi, c'est mon job de le servir. Et après, il y a effectivement le point qui devient plus intéressant, mais qui, je pense, va nécessiter qu'on se revoie dans pas très longtemps. parce que je n'ai pas encore suffisamment de retour d'expérience. C'est comment t'expliquer à un client que tu lui as montré son projet terminé en avant-vente et qu'après, il y a un intégrateur qui lui réclame 500 000 euros pour faire le projet.
- Speaker #0
J'ai discuté il y a quelques jours avec le patron d'un très, très gros intégrateur. Et je discutais avec lui et je lui dis exactement la même chose dans la tranche. Je lui dis, mais mon pote, ton métier est en train de se transformer, mais pas dans le bon sens. Les clients sont en train d'internaliser. il n'y a plus besoin d'intermédiaire, enfin, il y a moins besoin d'intermédiaire. Et toutes les personnes à qui j'ai parlé de ça, côté agence, etc., ils se décomposent, ils regardent leurs pieds, etc. Et lui, il m'a regardé et il me dit « Ouais, mais il n'y a pas de problème. Nous, on se repositionne sur de l'accompagnement, sur de l'architecture, etc. » J'ai trouvé son discours sensé. C'est-à-dire que oui, il y aura moins de taf, mais il y aura quand même du taf. Et là, je suis d'accord. C'est-à-dire que, tu vois, ça ne va pas complètement disparaître. Mais il va falloir qu'il se transforme parce que c'est violent.
- Speaker #1
il y aura moins de place pour les nuls aussi il va y avoir deux types d'agences il y a ceux qui ont compris et qui disent ok je profite de l'avancée technologique pour réduire mes devis parce que je peux faire plus vite ce que je faisais avant avec plus de ressources donc plus vite avec moins de ressources et moins cher et puis il y a ceux qui vont continuer d'essayer de facturer et qui perdront les deals
- Speaker #0
Toi, l'IA, c'est quelque chose que tu utilises au quotidien pour le boulot et aussi pour le pro. Ça transforme ton métier et tu sais où est-ce que, on parlait d'avant-vent de ton rôle, où est-ce que ça va être dans six mois, dans les prochains mois ? C'est quoi l'impact que ça va avoir pour toi, Julien ?
- Speaker #1
Je ne peux pas spéculer sur l'impact que ça va avoir pour moi plus tard. Je peux juste parler de ce que je vis au quotidien. Je l'utilise tous les jours, vraiment tous les jours.
- Speaker #0
Pro-perso.
- Speaker #1
Ou surtout pro. Pro et perso, pro et perso. Beaucoup pro quand même. Oui, je l'utilise de tous les genres. Et en plus, c'est important de souligner que je ne suis pas du genre early adopter. Moi, je suis plutôt quelqu'un d'assez sceptique. Avant qu'une techno me convainque réellement, tu vois, j'aime bien la tordre dans tous les sens. Et je pense qu'il y a quelques mois ou il y a un an, le chat GPT a fait effectivement beaucoup de buzz. Je me souviens avoir eu des discussions en disant « Ouais, bon, ok, c'est un nouveau mode d'engagement pour le search. Peut-être que Google va être un petit peu embêté parce que les gens vont faire du prompt plus que du search dans Google. Mais bon, Google va réagir. » Ils ont réagi avec Gemini qui est un super produit. Peut-être que dans le search, il y aura du Gemini embarqué, et Overview,
- Speaker #0
etc.
- Speaker #1
Donc ça commence à infuser partout. En fait, c'est difficile de voir où tout ça va. Donc moi, je ne me risquerais pas à faire des spéculations là-dessus. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a un an, je t'aurais dit, écoute, pour l'instant, ce n'est pas ça. On ne sait même pas si ça va vraiment marcher. Les hallucinations, c'est quand même une réalité. C'est un vrai problème. C'est un problème dans des tas de domaines. J'ai des connaissances dans le monde juridique. qui utilisent aussi pas mal l'IA et qui me disent « Non mais attends, il faut faire quand même vachement attention parce que des fois, ça dit n'importe quoi. » Moi aussi, je vois quand j'automatise certaines réponses à des qui-est-des-charges pour des clients, je vois qu'il y a des confusions entre certains produits. Tu vois, il faut quand même repasser derrière. Oui, il faut repasser.
- Speaker #0
Ça ne remplace pas tout, mais bon, ça te fait quand même 95% du taf.
- Speaker #1
Mais entre ce que ça faisait il y a un an et ce que ça fait maintenant, déjà, il y a un gros changement. Donc, on peut raisonnablement penser que c'est quelque chose… qui ne va pas s'éteindre du jour au lendemain et que ça va quand même fondamentalement transformer notre industrie.
- Speaker #0
Bon, Paye ta tournée, c'est quand même un hors-série du café de l'e-commerce. Je te propose d'entrer dans une nouvelle tournée, la tournée de l'actualité. J'ai gardé trois news et je pense que tu as écouté le dernier épisode, donc tu vas les découvrir et j'aimerais bien avoir ton avis là-dessus. La première news, elle date toute de moins de dix jours. C'est OpenAI qui fait face à des tensions internes liées au coût croissant de son infrastructure IA. Il y a une croissance en deçà des attentes. Oui, ils déchirent tout, mais ils commencent à arriver à un plateau. Les coûts d'infrastructures augmentent, mais on le savait. Et donc, ce qui se passe, et tu l'as vu sûrement ces dernières heures avec Claude, etc., les coûts commencent à augmenter. Ce n'est pas gratuit, les LLM et la consommation des LLM. Qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce que tu penses qu'on va arriver à une inflation et que ça va commencer à faire x5, x10, x20, x50 et on va continuer à payer ? Ou non, on va trouver des modèles asiatiques, justement chinois, qui vont coûter moins cher ? C'est une vraie préoccupation. la souscription et les coûts d'utilisation de l'IA ?
- Speaker #1
Moi, je n'ai pas de réponse sur les coûts des infrastructures. Je pense que le problème d'OpenAI, c'est la monétisation plus que leurs coûts. C'est plus un problème de revenus, à mon avis, que de coûts. Parce que l'impression que j'ai, c'est que Claude a réussi à trouver un moyen de monétiser le service qu'il propose. Nous, on est quand même une entreprise d'une certaine taille avec beaucoup de moyens. Et on a un ROI sur l'IA. Donc, même si les prix étaient multipliés par 10, on continuerait à l'utiliser. Et si c'est x100,
- Speaker #0
tu l'utiliserais ?
- Speaker #1
Si c'est x100...
- Speaker #0
Tu paierais combien ? Tu payes Tchad GPT ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Tu payes quoi ? En perso, tu... En perso, je ne paie rien. Ok. Je me débrouille avec le gratuit. Mais tu serais... Ouais, donc la question ne peut pas se poser. Moi, je vous dis... Non,
- Speaker #1
mais je pourrais payer après 20 euros par mois. Moi,
- Speaker #0
je pourrais même aller à 100, tu vois, 100, 150. Mais mon pro perso, moi, je l'utilise tout le temps. Mais 100, 150, sans problème. pour avoir ça. Mais bon, le monsieur et madame tout le monde, jamais de la vie ils paieraient autant. Mais tu comprends que les prix augmentent pour justement caler avec tous ces coûts ?
- Speaker #1
Oui, je comprends parce que si derrière tu fais vraiment des économies et c'est même ce que je suis en train de me dire, je suis en train de me dire, les entreprises ont et ils l'ont bien compris, je pense que moi à mon niveau, je suis un peu en phare sur tout ça, je découvre, j'arrive un peu après la fête, les entreprises ont compris ou en tout cas ils ont anticipé. qu'on allait vraiment avoir des réductions de coûts, qu'ils vont avoir besoin de moins de ressources, on va avoir besoin de moins de développeurs, on va avoir besoin de moins de tas de fonctions. J'ai fait un exercice intéressant, je me suis amusé à faire un plan de financement immobilier, je n'ai pas spécialement de projet, mais juste pour le fun, je me suis dit tiens, je vais demander à l'IA de me sortir un plan de financement avec une optimisation fiscale en fonction de mon taux marginal d'imposition, etc. D'ailleurs, je n'ai même pas besoin de lui dire tout ça parce qu'il le fait tout seul. Donc je lui ai dit tiens, j'ai trouvé cette baraque, qu'est-ce qui se passe si je l'achète, je la rénove, je la revends ? Est-ce qu'il vaut mieux que je la loue ? Est-ce qu'il vaut mieux que je la loue sur Airbnb en saisonnier ? En quelques minutes, il m'a sorti un fichier Excel avec 10 onglets, avec tous les scénarios possibles et en me faisant une recommandation en fonction de mon profil fiscal sur quelle était la meilleure solution. Tu ne vas pas me faire croire que ça, ça ne va pas coûter quelques emplois quelque part. Forcément ! d'un point de vue juridique, avant d'aller voir un avocat, tu vas probablement dégrossir le sujet dix fois. D'un point de vue comptable, je pense que si, il va y avoir beaucoup de...
- Speaker #0
Tout est bouleversé, je suis complètement d'accord avec toi. Deuxième actualité, et je voulais rebondir...
- Speaker #1
Juste, finir du coup, parce que t'as parlé d'inflation des prix des infrastructures, mais du coup, moi, la conclusion que je tire de ce que je viens de te dire, c'est qu'on va plutôt faire une déflation, c'est-à-dire que les entreprises vont réduire leurs coûts et ils vont aussi essayer de réduire leurs prix de vente pour être plus compétitifs face à leurs concurrents. Donc, on va peut-être assister à une forme de déflation.
- Speaker #0
Moi, je ne suis pas certain. Dans le sens où les solutions, les SaaS, etc., pourquoi pas ? Parce qu'elles vont devoir être plus compétitives, etc. Mais les IA, aujourd'hui, elles perdent toutes de l'argent. Le modèle ne fonctionne pas. Il faut qu'elles trouvent leur business model. En rigolant avec des potes, on se disait, c'est vraiment le truc où on te file une grog gratos, et une fois que t'es addict, on commence à augmenter les prix. On est exactement là. Donc on verra bien. Et en même temps, je te dis ça, mais les modèles continuent à être optimisés. Il y a des modèles locaux aussi. Là, tu vas tout exploser. Là, ça encore rebouleverse. Tu vois,
- Speaker #1
ça, c'est un sujet. Est-ce que demain, justement, c'est LLM ? en ligne, sur des infrastructures publiques, ne sont pas en danger face à des modèles locaux qui peuvent être hébergés. Je vois beaucoup d'histoires sur des Mac Mini hébergés chez des particuliers.
- Speaker #0
Oui, mais demain dans les lunettes. Tu vois, on peut aller même plus loin. Dans le téléphone déjà, c'est un no-brainer. Dans des écouteurs, pourquoi pas. Dans quelques années, ça sera là. Et ça peut être très puissant. Et du coup, oui, ça changera complètement. Mais bon, les modèles aussi s'améliorent. Bon, je ne sais pas, c'est très difficile. Cela dit, on peut imaginer aussi que Je ne sais pas, il y aura un plateau des demandes, 90% des demandes sont basico-basiques et on peut les traiter en local. Et certaines demandes complexes, on aura besoin d'une collection, d'une puissance de calcul plus importante. J'ai une deuxième actualité pour toi Julien, je voulais la garder parce que je savais que tu étais un mec du retail, du briquet de mortard. Et alors, il y en a plusieurs, la dernière qui a fait les news c'est Gymshark, tu connais ? Gymshark c'est une boîte de fringues, c'est une marque de mode sport. qui ouvre sa première salle de sport à Miami. Et en fait, c'est vraiment le retailer qui se transforme et qui ouvre une salle de sport. Et il y en a une autre, alors peut-être que tu as entendu parler, c'est Allbirds. Allbirds, ils vendent des baskets et il y a quelques mois, ils ont expliqué qu'ils changent leur modèle. C'est un retailer Allbirds, ils ont des magasins, etc. Ils changent et ils deviennent une AI company, une AI société. Et il y a quelques heures, tu vois, en préparant l'épisode aujourd'hui, j'en parlerai du coup dans le podcast de cette semaine, ils ont changé leur nom pour New Bird AI. C'est un pivot, what the fuck, tu vois ? Et donc ma question c'est, est-ce que le retail est mort ? Est-ce que le traditionnel récapitulat est mort ?
- Speaker #1
S'il y a bien un truc qui ne doit pas mourir, c'est le retail. Non, qui ne doit pas, ok, mais il faut se réinventer. Non mais se réinventer, mais oui, mais d'accord, mais... Non, pour moi, les boîtes qui font de la tech, c'est des boîtes de tech, ceux qui font du retail, c'est du retail.
- Speaker #0
Et le modèle d'avoir un magasin, t'as vu GameStop, qui veut racheter eBay, bon c'est combien, what the fuck, mais... les modèles de retail qui ont un magasin qui te vendent un produit ça va continuer à persister moi je serai toujours client en tout cas moi j'irai l'ailleurs des magasins est-ce que t'es la Gen Z t'es cette nouvelle génération moi j'ai un fils de 12 ans je peux te dire qu'on passe plus de temps ensemble en magasin qu'à regarder des écrans il faut toujours tu vois la course à se différencier à créer des expériences uniques etc parfois il y en a qui se perdent et mémoire Tu peux aussi te dire qu'entre crever et tester quelque chose, un dernier move, il faut tester quelque chose. Je trouve qu'il y a beaucoup de réflexions, d'intextualisation sur l'Astra, le retailer, où est-ce qu'il va, qu'est-ce qu'il fait. Je ne vais pas prendre un carrefour à un Walmart parce que c'est vraiment des anomalies aussi, c'est des masques d'ondes, mais qui se voient comme des boîtes de tech. Enfin, c'est des boîtes de tech, tu vois. Elles ont vraiment cette approche plateforme-écosystème.
- Speaker #1
Oui, après... Rien n'empêche d'internaliser de la technologie. C'est-à-dire, moi, j'ai des très grands clients dans le wholesale, par exemple, qui sont mieux armés que nous, donc un gros éditeur de logiciels, pour couvrir leurs besoins parce qu'en interne, ils ont des équipes. Oui, oui.
- Speaker #0
Mais leur business model, je vends un produit à un consommateur. Mais c'est pour servir leurs besoins internes. Là, on parle vraiment de retailers what the fuck qui pivotent et qui sont complètement modèles.
- Speaker #1
Moi, j'y crois pas trop. Je veux dire ça comme ça.
- Speaker #0
Dernière news que j'ai gardée pour toi. Je voulais une news un peu rigolote, légère, what the fuck. Alors là, moi, j'étais complètement par terre quand je l'ai lue. C'est les recherches par Emoji qui explosent. Et en fait, ça fait... Oui, j'adore ta tête. Alors, c'est vraiment à l'audio, mais c'est exactement ça.
- Speaker #1
Après m'avoir dit que le retailer faisait l'IA, maintenant, tu es avec moi.
- Speaker #0
Entre l'année dernière et cette année, et même le très même dernier de cette année, il y a plus de 40% d'augmentation. Et donc, on parle de quoi ? Dans le moteur de recherche interne du city commerce, au lieu de taper sneakers, jeans, enfin, baskets, jeans ou eau, tu vas mettre les maudits. Et tu vas travailler les trucs. Alors, avec Laetitia, on s'est amusé à tester les city commerce. Amazon, ça marche bien, ils reconnaissent les maudits. D'autres ne fonctionnent pas.
- Speaker #1
tu y crois ou pas cette tendance complètement what the fuck de chercher avec Emoji et finalement c'est une nouvelle génération on n'était pas dedans le search alors déjà c'est la bonne nouvelle pour ceux qui vendent du search c'est qu'il y a encore des gens qui utilisent le search parce qu'il n'y a pas si longtemps on disait que ça allait disparaître je suis d'accord avec toi à voir maintenant Emoji bah écoute pour moi le principe a toujours été de comprendre le comportement des clients tu vois il y en a qui il y en a qui prennent leur burger avec cornichon donc sans cornichon C'est le principe de la personnalisation. Il y en a qui mettent des émojis, il y en a qui ne les mettent pas. Mais ce qu'il faut, c'est que les retailers le sachent, si on parle du retail. Donc, tant qu'ils analysent la donnée et qu'ils détectent des comportements, il faut qu'ils les prennent en compte et qu'ils adaptent leur expérience. Donc, si les clients veulent mettre des émojis, il faudrait... Toi,
- Speaker #0
c'est une demande que tu as déjà eue en avant-vente par tes prospects, par tes clients ou pas ?
- Speaker #1
Non, moi, on m'a jamais demandé de gérer les émotions. Non, on n'est pas des spécialistes du search non plus. Non,
- Speaker #0
mais bon, tu l'aurais vu dans un RFP, etc. Non, je ne l'ai pas vu. Je ne l'ai jamais vu non plus. Mais bon, c'est legit, il y a une vraie étude. Julien, on arrive au moment du shot vérité. Alors, je vais te donner des cartes. Je vais aller les regarder et je vais te demander d'en choisir deux. Une qui est importante pour toi et une... qui est importante pour les autres, les gens qui t'entourent ? Ou alors celle que si l'autre ne l'a pas, ça t'agace profondément ?
- Speaker #1
J'ai choisi deux cartes et pour répondre à ta question, je dirais curieux. Je commence par celle-là parce que pour moi, c'est plus important.
- Speaker #0
T'es un mec curieux ?
- Speaker #1
Oui, je pense que la curiosité, tu vois, tu demandais ce que c'est le job d'avant-vente, on travaille dans la tech, on travaille dans un univers qui bouge en permanence, on a parlé de l'IA. L'IA, c'est un truc qui va à une vitesse. Je n'ai jamais vu ça. Si tu n'es pas curieux, tu es mort avec l'IA. Toi et moi, on a connu les années 2000, les années Internet. On a connu une révolution technologique. Et je ne pensais pas en connaître une deuxième telle que celle-là. De nos vivants. C'est génial. Donc, en fait, je suis super excité. Alors, il y avait plein d'autres cartes qui auraient aussi raconté une histoire autour de ça. Mais finalement, la curiosité, c'est celle qui résume le mieux.
- Speaker #0
Et dans la tech, si tu n'es pas curieux, tu es mort. Parce que ça change tout le temps.
- Speaker #1
donc en fait il faut être méga curieux et il faut s'intéresser à plein de sujets tu peux jamais t'ennuyer et j'irais même plus loin je dirais que si on est tous bouffés par notre quotidien on a jamais le temps de rien la vie est dur donc être curieux c'est pas toujours facile ça nécessite un effort et une bonne façon je trouve de rester curieux c'est aussi de rencontrer des gens et c'est pour ça aussi que je te remercie au passage de m'avoir invité parce qu'en fait en te rencontrant ça m'a aussi euh... inspiré, tu vois, on discute de sujets, tu me challenges, tu me parles de trucs dont je ne connais pas, je me dis comment ça se fait que je n'ai pas entendu parler de ça, je ne peux pas être partout, je ne peux pas tout suivre et finalement c'est un bon filtre aussi, les gens de l'écosystème, de l'écosystème que ce soit du retail, de la tech, etc. C'est une bonne façon aussi de flairer les tendances et de se dire ok là ça vaut la peine que j'investisse un peu d'effort et que je sois curieux sur ce point précis parce que c'est là que ça se passe. Et puis parfois c'est des coups de sac. Mais parfois, on tombe sur des vrais pépites qui te changent la vie.
- Speaker #0
C'est un mindset. Parce qu'en fait, vu que tout passe, tout disparaît, tu ne sais jamais, tu ne peux pas dire je vais actuer une semaine sur l'IA. Non, c'est soit tu es à fond, tu suis ce qui se passe, soit pas. Et alors, la carte où tu as choisi qui t'agace le plus ou un truc qui t'énerve, tu as pris quoi ?
- Speaker #1
J'ai choisi Pragmatique. En fait, celle-là, je ne peux pas la laisser passer. Alors, je ne sais pas comment je vais la tourner pour répondre à ta question, mais le pragmatisme, c'est quelque chose qui… Celui qui en manque,
- Speaker #0
ça t'agace ?
- Speaker #1
Ouais. Je pense que c'est quelque chose d'important. Je pense qu'on est aussi dans un business. Je côtoie des interlocuteurs qui représentent des business. Ils ont un enjeu vis-à-vis de leurs employés, vis-à-vis de leurs investisseurs. Ils doivent être performants, ils doivent prendre des décisions. Et il y a un moment où il faut aussi être pragmatique. Et malheureusement, on est quand même dans un univers qui est beaucoup pollué par le bullshit, puisque tu en parlais. Il y a beaucoup de bullshit, il y a des marques très fortes, il y a des gens qui racontent beaucoup d'histoires, il y a des gens qui sont très convaincants. Et c'est très bien, il faut des gens convaincants, il faut des belles histoires à raconter, mais les gens qui prennent des décisions, ils doivent aussi avoir devant leurs yeux des faits et ils doivent prendre des décisions qui sont avisées et il faut qu'ils soient pragmatiques. C'est une responsabilité, je pense, qu'ils ont.
- Speaker #0
Mais donne-moi un exemple concret, sans citer de nom, etc. C'est-à-dire quoi ? Tu as un exemple qui te vient en tête de... Putain, il aurait fallu... Il y a eu un manque de pragmatisme et des décisions qui ont été prises qui sont complètement débiles. Dans le cas de Pro... Tu vois que ça peut être avec tes partenaires, tes clients qui te demandent des trucs qui sont compliqués et ça peut être aussi des clients qui te demandent des trucs hors sol. En fait,
- Speaker #1
tu sais quoi, je vais répondre un peu volontairement à côté de la place mais je pense que c'est une tendance et ça vient pas de moi. Tu vois, je suis curieux, j'écoute un peu ce qu'on me dit et j'ai un commercial avec qui j'ai une très bonne relation qui m'a dit, tu sais quoi, on bosse beaucoup ensemble, on a traversé des deals.
- Speaker #0
Il s'appelle Sébastien.
- Speaker #1
On a vécu des trucs un peu compliqués ensemble. Et récemment, il m'a dit, tu sais quoi Julien, j'ai remarqué un truc, les clients sont de moins en moins compétents.
- Speaker #0
Oui, mais ça, ça a toujours été le cas.
- Speaker #1
Non, mais non.
- Speaker #0
Mais peut-être de moins en moins, ok, je ne l'avais pas... Non, mais... Non, alors moi, attends, pardon, je te laisse couper, je ne devrais pas te couper. Non, vas-y. Mais le monde est de plus en plus compliqué, donc je leur trouve des excuses, mais vas-y, continue.
- Speaker #1
Non, mais lui, son propos, c'était, j'ai affaire à des gens... qui ne cherchent pas à comprendre. Et en fait, tu ne trouves pas sous quel angle leur faire voir des choses qui sont factuelles. Ils ne comprennent pas en fait. Et surtout, ils ne font pas d'efforts. En fait, ils ne veulent pas comprendre, ils veulent juste une solution. Et comme le monde est un peu tendu en ce moment, les entreprises, c'est un monde impitoyable. Il y a des gens qui ont peur de perdre leur job. Si tu te mets en avant, tu prends le risque de te faire shooter. Donc finalement, ils ne sont pas dans une logique. Pragmatiques justement, ils sont plutôt dans une logique de, finalement, quelle est l'attitude ou la posture que je dois adopter qui fait que j'aurai encore mon job dans trois mois, dans six mois, dans un an. Et donc on n'est pas en train d'avoir des discussions entre adultes intelligents qui se projettent dans un avenir lointain, on est juste, parfois on vend des concepts à des gens qui sont juste en train de sauver leur peau pour les trois prochains mois. Et ça c'est très difficile à gérer.
- Speaker #0
Julien on arrive presque à la fin, mais c'est le moment, il y a encore un dernier verre, donc on va prendre notre dernier verre. Et pour le dernier vers, j'ai envie de parler un peu du futur, de ce qui va arriver. Tu en as un peu parlé sur l'IA. En fait, tu m'as dit, je ne sais pas ce qui va arriver. Donc ça, je n'accepte pas cette réponse. Tout le monde fait son… En janvier, tu sais, sur LinkedIn, le bullshit des prédictions. Fais-moi ta prédiction pour 2026, 2027. Ça peut être l'IA ou autre chose. Balance-moi une prédiction. Une ou deux prédictions que tu vois sur le marché.
- Speaker #1
moi je verrais bien un monde tu vois on parle tout le temps des générations X, Z machin etc et je l'ai fait d'ailleurs tout à l'heure Gen Z tu as dû déclencher un truc moi j'ai le sentiment peut-être que je me trompe complètement mais tu me demandes de faire des spéculations sur le futur moi pourtant tu vois je suis quelqu'un je suis dans le concret le retail tu m'as dit pragmatique tout à l'heure tu as sorti la carte tu vois brick and mortar retail e-commerce commerce
- Speaker #0
et pas un mec curieux voilà
- Speaker #1
Je te mets la pression là. Moi, je t'ai parlé de déflation, tu m'as parlé d'inflation, je t'ai parlé de déflation. Moi, je me demande si on n'est pas en train de rentrer dans un monde nouveau. Peut-être, si je devais résumer, peut-être une nouvelle vague hippie. Il y a peut-être une génération qui va arriver, qui se dit... Parce que bon, on est tous confrontés à ça autour de nous, on a des jeunes qui ne trouvent pas de boulot, qui se disent qu'il y a toutes sortes de problèmes politiques, les guerres, l'écologie, etc. Il y a plein de raisons pour lesquelles c'est la fin du monde dans pas longtemps et donc on se pose des questions existentielles, ça c'est une chose. Mais il y a aussi peut-être des gens qui se disent, mais en fait, ça sert à quoi de bosser ? Si le monde n'est fait que d'IA et que je peux remplacer mon futur job par de l'IA, finalement peut-être que je n'ai pas besoin de bosser du tout, peut-être que finalement le sens de la vie ce n'est pas le travail, peut-être qu'on est... Dans un monde qui va être de moins en moins matérialiste, que posséder des choses c'est pas si important que ça, et je pense qu'il va y avoir une tendance un peu plus spirituelle. Je me demande s'il va pas y avoir une petite vague de quêtes plus artistiques, plus spirituelles, moins matérialistes, et évidemment ça va avoir un impact considérable sur les marques, sur la façon dont ils vont se présenter au monde et les valeurs qu'ils vont véhiculer parce que... C'est vrai, finalement, s'il y a moins de travail, s'il y a moins d'argent, s'il y a moins d'argent pour s'acheter une maison, une voiture et partir en voyage, ce n'est pas si important, c'est quoi qui est important ? Je me demande s'il n'y a pas des gens qui se posent ce genre de questions. Je vois autour de moi quand même une petite tendance autour de ça. Il y a toujours eu la mode du yoga, etc. Mais je vois bien que les gens cherchent autre chose. Et ça va challenger le modèle économique tel qu'il est aujourd'hui.
- Speaker #0
Julien, moi, je suis un mec méga optimiste. Et je suis dégoûté de faire l'avocat du diable ici. Regarde, pendant le Covid, tout le monde s'est dit Namasté, on va à la campagne, on arrête de la surconsommation, etc. La planète et compagnie. C'est revenu à la normale et c'est reparti de plus belle. On parlait de seconde main tout à l'heure. Il y avait la mode. Alors, je n'aime pas utiliser ce mode parce qu'il y avait une vraie tendance. Il y avait des vrais usages derrière. Elles se sont toutes cassées la gueule. Les sites de seconde main, etc. En fait, pour certains, c'est du marketing. Et pour d'autres, il y avait un truc, mais il n'y a pas de business model parce que finalement, les consommateurs, ce qu'ils veulent, c'est le prix le moins cher. les Timouchines et compagnie, nous montrent juste que, in fine, ce que les consommateurs, la majorité des consommateurs veulent, c'est le prix. Bref, tout ça pour dire, je crois que c'est un vœu pieux, parce que malheureusement, business fucking business, hélas, et je ne sais pas. J'aimerais bien, moi, j'adorerais te croire, mais on veut tout toujours plus vite, plus fort, moins cher, etc.
- Speaker #1
Je vais te contredire un peu, il y a quand même une conséquence du Covid qui est assez claire. C'est l'exode vers la campagne, vers les côtes. Il y a le télétravail qui s'est vachement développé.
- Speaker #0
Qui est revenu en arrière, c'est un peu un boubranc.
- Speaker #1
Dans une certaine mesure. Il y a eu un rééquilibre.
- Speaker #0
Regarde toutes les grosses boîtes qui ont dégagé.
- Speaker #1
Tu peux panier qu'il y a eu quand même un gros mouvement, notamment d'actifs, vers des endroits plus paisibles.
- Speaker #0
Et on se déplace moins. Aujourd'hui, les Zoom, les Google News, c'est accepté.
- Speaker #1
Je ne vais plus voir les clients, ça ne sert à rien.
- Speaker #0
Tout le monde l'accepte. En fait, ça fait chelou.
- Speaker #1
Moi, ça m'arrive d'aller chez des clients en présentiel, physiquement, pour que tout le monde soit en ligne. Donc, je suis en conf call chez le client avec le client qui est en ligne. Je suis sûr que les gens qui nous écoutent ont déjà eu cette expérience. Donc oui, il y a une forme d'hypocrisie dans ça. Je reste convaincu qu'il y a des questions existentielles qui se posent. Au même titre que pendant le Covid, des gens sont partis vivre à la campagne ou à la mer, avec toute cette IA, il y a des gens qui vont revoir complètement la façon de travailler, qui vont... Tu vas aussi revoir leurs priorités personnelles, je te dis, d'un point de vue financier, matérialiste, etc., qui vont peut-être être attirées par des quêtes différentes.
- Speaker #0
Julien, merci beaucoup. On arrive au moment de l'addition. Ça y est, on a bien drinké. Mais avant de payer, j'aimerais bien avoir ta recours. Est-ce que tu as une recours à un livre, à un site, à une chaîne YouTube ou quoi que ce soit que tu pourrais recommander aux auditeurs, pro ou perso, tu vois ? Ça peut être lié à l'e-commerce ou pas.
- Speaker #1
Là encore, je vais... Non, moi, je ne suis pas là pour faire la promotion de quoi que ce soit. En fait, si. Il y a une seule chose que je recommande aujourd'hui, c'est Cloud Code.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Voilà. Qui que ce soit qui n'a pas…
- Speaker #0
Il a augmenté ses prix ce matin et tout le monde s'est barré. Donc, il y a de l'or. Mais dans une semaine, ça va aller mieux. Oui,
- Speaker #1
mais voilà. Si vous êtes curieux et si vous voulez voir à quoi le futur va ressembler, ça, c'est le truc à faire. Voilà, moi, je… Alors,
- Speaker #0
le mot Cloud Code, ça fait peur pour les gens qui ne codent pas. Dis-nous vraiment en 10 secondes. Ça veut dire quoi Cloud Code ? Est-ce que tout le monde doit tester ?
- Speaker #1
Cloud Code, c'est un service d'anthropique qui permet à n'importe qui de programmer sans faire une seule ligne de code. Donc on le compte et Cloud s'occupe de coder. Et il a accès à tout ce qu'il faut comme service sur l'ordinateur ou en ligne pour publier les applications. Donc en fait, j'ai fait l'expérience moi-même. J'étais en vacances la semaine dernière. J'étais avec le père du meilleur copain de mon fils. Et lui, il est dans un business totalement différent.
- Speaker #0
Il s'appelle Stéphane.
- Speaker #1
Et je lui ai dit... tu dois absolument essayer Cloud Code je lui ai fait une démo puisque c'est un peu mon métier aussi je lui ai fait une démo de Cloud Code et après il y a sa femme qui a écrit à ma femme en disant merci Julien ça fait deux jours qu'il est collé sur son écran à l'écran du Cloud Code donc oui aujourd'hui moi je recommande d'essayer Cloud Code après vous aimez ou vous aimez pas c'est pas grave, au moins vous savez ce que c'est et vous comprenez ce qu'il se passe parce que si quelqu'un me croise il entendra forcément parler et sinon De façon plus générale, non, soyez curieux et puis suivez ce que les algorithmes vous recommandent en fonction de vos intérêts. Parce que c'est aussi, il n'y a pas de mal à ça, c'est aussi une façon de découvrir des choses. Et moi, tous les jours, je découvre plein de choses sur des tas de sujets différents. Et ça m'inspire et ça me fait du bien.
- Speaker #0
Alors, si on est curieux d'en savoir plus pour toi, est-ce qu'on est, donc tu m'as dit OK tout à l'heure, mais est-ce que tu es toujours OK qu'on mette ton profil LinkedIn ? Oui, bien sûr. On n'enlève pas ton téléphone, on n'enlève pas ton mail, on met ton profil LinkedIn, tu acceptes tout le monde ? oui bien sûr ok bah alors tu vas avoir un rush de personnes du café de e-commerce qui vont te contacter Julien encore merci beaucoup on se connaissait pas il y a quelques mois ça s'est fait très vite je suis extrêmement content et honoré que t'aies pu passer tu vois on est en semaine tu prends sur toi ta vie de famille t'as deux enfants et une femme et t'as pris du temps pour échanger merci beaucoup à très bientôt bah on se croisera dans des salons et puis à d'autres événements et à très bientôt Julien ciao ciao merci moi je voulais juste te dire enfin je voulais juste compléter sur ce que tu disais parce que tu disais enfin sur le profil LinkedIn en fait la réalité c'est que pour me rencontrer en vrai le plus simple c'est d'aller au salon du retail donc que ce soit NRF c'est une fois par an voilà NRF Tech for Retail bah évidemment on peut me contacter sur LinkedIn mais parce que tu parlais de ça voilà moi je suis sur tous les salons tu vois
- Speaker #1
Céline grâce à qui on se parle Merci. t'as contacté sur LinkedIn t'as accepté quelqu'un que tu connaissais pas t'as répondu au message de quelqu'un que tu connaissais pas du tout et au final on est là je réponds aux gens parce que je suis curieux t'as des sales dans tous les sens qui te contactent dans tous les sens bon bah l'échange là ça fait une heure et demie qu'on est ici ça va ? les drinks étaient bons ?
- Speaker #0
c'est très bon merci c'est parce que j'ai le micro collé à la bouche c'est ça
- Speaker #1
Il y a des trucs sur lesquels tu as regretté de dire ou pas ? Non, pas du tout. Il y a des coupes ou pas ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
On fait passer ça au PR, au legal de ta boîte ?
- Speaker #0
Non, il n'y a aucun problème de ce point de vue-là. Ma boîte n'est pas comme on pourrait le croire. On ne l'a pas citée en plus. On pourrait, on pourrait. Tout le monde va rendre profit d'une télé.
- Speaker #1
Oui, grave. Et il y a des sujets qu'on n'a pas abordés que tu aurais bien aimé qu'on aborde ?
- Speaker #0
Spécialement, non, non. Je pense qu'on a fait le tour. Je ne sais pas si on a été suffisamment... Off, tu vois ? Je suis impatient d'avoir la porte. Non,
- Speaker #1
vas-y, balance-moi du off. Bah,
- Speaker #0
balance-moi alors.
- Speaker #1
Je sais pas.
- Speaker #0
Et moi, je veux du off. Tu vois, un truc, par exemple, qui m'a choqué, il n'y a pas si longtemps que ça, un client pas très mature dans l'industrie, un industriel, à qui on a fait une démo e-commerce et qui avait dans l'audience ses utilisateurs métiers. Mais bon, c'est des gens qui venaient d'autres entités, tu vois, qui... Ils venaient pas de l'e-com, ils venaient pas du... En fait, je ne sais pas d'où il venait à vrai dire, mais comme dans ces grosses boîtes, tu as des réorganisations, tu as des gens qui prennent un nouveau rôle et ils débarquent. Ils ne connaissent rien.
- Speaker #1
Ils ont le job title, mais c'est tout.
- Speaker #0
Oui, voilà. Et puis d'ailleurs, on ne t'a pas forcément fait clairement le tour de table. Enfin bon, bref, tu tombes un peu des nuits parfois. Et je me souviens qu'après avoir fait une démo, il y a quelqu'un qui pose une question et qui dit, mais les données des produits, qui est-ce qui les a saisies ? Je lui dis, là c'est un environnement de démo, donc on a mis des données de ce qu'on a trouvé, c'est du mock-up data.
- Speaker #1
Il dit,
- Speaker #0
mais qu'est-ce qui va les remplir chez nous ? Je lui dis, c'est vous ? Il dit, nous on doit remplir les données produits. Et là, tu vois, je suis tombé de ma chaise. Ça faisait deux heures que je présentais une solution e-commerce, et j'avais en face de moi des gens qui ne savaient même pas ce que c'était qu'un ping. Ils ne comprennent rien. En fait, ils ne savaient pas du tout ce qu'ils foutaient là, et qu'ils n'avaient pas compris. que leur nouveau job ça allait être ça donc ils découvraient leur job au travers de la démo que je leur faisais parce qu'ils se sont dit on va lancer un projet e-commerce pour ça on va mettre une nouvelle équipe et on a pris tous les gens qui se sont fait virer des autres équipes suite au plan social ou je sais pas quoi on les a mis là et puis voilà donc ouais le niveau de maturité parfois des interlocuteurs est assez déconcertant il doit se former aussi ouais voilà et il n'y a pas de mal à ça mais bon voilà ça fait partie du truc le truc c'est que c'est dans des grands groupes
- Speaker #1
Il y a des enjeux à plusieurs centaines de milliers d'euros, voire des millions. C'est pour ça que ça fait grincer les dents. Quand ton commercial dit que les gars sont de plus en plus bêtes ou qu'ils comprennent de moins en moins, je dis que le monde est de plus en plus compliqué. Tu parlais de salon tout à l'heure. Tu vas dans un salon, tout le monde fait la même chose. Moi-même, je ne comprends rien à ce que fait la moitié des boîtes. Tu regardes le truc, enlevez les frictions du truc. Ton LinkedIn, je suis customer experience. Ça ne veut rien dire. En fait, on est dans un monde très compliqué.
- Speaker #0
Ouais, mais parce que aussi, plutôt que de dire clairement les choses, il y avait clairement dans tes cartes, j'ai failli le prendre, être clair. Et je pense que c'est important d'être clair. Moi, j'aime bien être clair. Moi, je n'ai pas besoin de me cacher. Je sais ce que je fais. Tu vois, je n'ai pas besoin de raconter, enfin, d'embrouiller les gens, de brouiller les pistes. C'est très clair ce que je fais. Moi, je vends du e-commerce. Voilà, vous avez un inventaire, vous avez un assortiment, vous avez des clients qui veulent passer des commandes en self-service. Vous avez besoin d'une solution e-commerce. C'est ça que je fais, c'est pas compliqué, tu vois ?
- Speaker #1
Non, ça a des bonnes lignes, mais ça a des bonnes lignes sur comment est-ce que c'est fait. Oui, oui, après c'est une autre histoire. Et on nous en demande de plus en plus compliqué. Julien, qui est-ce que je devrais recevoir là-dedans ? Si je devais recevoir une prochaine personne paye ta tournée dans ton entourage que tu connais ? Il y a quelqu'un qui vient en tête ?
- Speaker #0
Aurore Bertrand ?
- Speaker #1
Pardon ?
- Speaker #0
Aurore Bertrand ?
- Speaker #1
Je sais pas c'est qui.
- Speaker #0
Buxi ?
- Speaker #1
Ah oui, bah Aurore. Bah oui, tu la connais ?
- Speaker #0
Ah oui, je la connais bien.
- Speaker #1
Pourquoi tu la connais bien ?
- Speaker #0
c'est une très bonne copine et là elle s'est arrêtée c'est pour ça je serais curieux ça fait longtemps que je ne fais pas de ces nouvelles je vais lui envoyer la même photo qu'on a faite tout à l'heure je ne sais pas si elle offre ou pas je suis curieux de savoir comment elle vit sa nouvelle vie c'était quelqu'un qui était très investi dans son travail et avec qui j'ai adoré travailler et j'adorerais travailler encore avec elle et je travaille dans un écosystème que tu connais bien où il y a quand même beaucoup de spécialistes et donc moi je suis entouré de startups qui font des trucs super bien, qui sont passionnés par ce qu'ils font, qui le font mieux que les autres et que moi j'ai envie d'embarquer avec moi, j'ai envie de travailler avec ces gens là, j'ai envie de satisfaire les clients avec les meilleurs donc moi je sais reconnaître les meilleurs, j'ai un peu d'expérience.
- Speaker #1
Une startup française qui est ou pas française
- Speaker #0
Le problème, ça m'amène à l'autre sujet un peu off dont j'avais envie de parler. Je suis très inquiet pour les startups. C'est très compliqué aujourd'hui. Moi, j'ai plein d'anciens collègues qui ont pris des plans de départ, qui ne pouvaient pas dire non et qui ont dit « je m'en vais et je vais dans une startup » . Ils sont partis dans des startups. Tu vois les startups, tu te dis « mais qu'est-ce qui me dit qu'un chat GPT, un Claude, il ne fait pas la même chose dans six mois ? » C'est un vrai problème. Ce n'est pas un problème que l'IA le fasse. Le problème c'est comment ? Tu peux organiser ta vie professionnelle avec aussi peu de certitude sur le futur. Tu vois, c'est un vrai défi social, quoi. Il y a un vrai sujet. Tu vois, comment tu conseilles à tes enfants quelles études ils doivent faire ? Tu sais pas si demain tout sera pas fait par l'IA. Je prenais pas ce sujet très au sérieux il y a encore un an ou deux. Maintenant, je me pose vraiment des questions. Je suis confiant, tu vois, je suis comme toi, je suis quelqu'un d'assez optimiste. Je sais qu'il y a une voie quelque part. Et que bon an, mal an, tout ça, ça va se mettre en place. Mais il y a des vrais challenges. Et puis, il y a vraiment beaucoup de boîtes qui vont mourir, c'est sûr.
- Speaker #1
Il ne faut juste pas être le dernier de la classe. En fait, moi, je le vois comme ça. Parce que tu vois, si tu as un truc innovant, etc., tu t'es posé des questions. C'est un concours, en fait. Les premiers sont prêts, les derniers sont dégagés. Donc, si c'est un truc mainstream, tu peux te remplacer, machin, ça sera fait. Mais si c'est un truc de niche, qui apporte vraiment de la valeur, etc., différenciante, et que tu l'as bien pensé.
- Speaker #0
Je crois que c'est toi-même qui m'as dit la dernière fois qu'on s'est vu, qui était peut-être la première d'ailleurs. Tu m'as dit l'IA, ça va être la fin du bullshit. C'est un peu ça. Ça va faire un filtre énorme entre les gens qui ont créé des barrières, entre ceux qui prétendent avoir créé le service qui est rendu. C'est confortable. Et donc, si tu n'as pas une vraie valeur ajoutée à apporter, si ta valeur n'est pas claire, et si en fait l'effort, il est humain, c'est toi en tant qu'individu, tu dois rendre un service à tes clients. Si tu n'as pas un service à rendre, il ne sera pas monnayé et tu n'as pas de business.
- Speaker #1
Ça a toujours été le cas, mais ça l'est encore plus maintenant.
- Speaker #0
Et c'est des choses de plus en plus physiques, c'est de moins en moins du pur logiciel, c'est de moins en moins... Ça va changer, ça va changer des choses c'est sûr. Et il y a beaucoup de startups dont le business model n'est pas suffisamment pérenne, qui est trop basé sur du bullshit, qui ne vont pas faire l'enflot. Donc il ne faut pas aller dans ces boîtes-là.