Speaker #0Bienvenue sur le podcast de la Souveraineté Personnelle, le podcast qui vous accompagne à redevenir roi et reine en votre royaume. Je suis Sylvie Renoulet, psychopraticienne et sophrologue, et je vous accompagne sur le chemin de votre souveraineté. Vous écoutez l'épisode numéro 11, la responsabilité personnelle. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de mon podcast consacré à la souveraineté personnelle. Aujourd'hui, je vous propose de parler d'un autre pilier fondamental de cette souveraineté, la responsabilité. Dans les films de super-héros, on entend souvent cette phrase « de grand pouvoir implique de grandes responsabilités » . Eh bien, c'est un peu la même chose ici. Pas de souveraineté sans une pleine responsabilité. Être souverain, c'est assumer pleinement la responsabilité de sa vie, de ses choix, de ses erreurs, de ses besoins C'est sortir des schémas de dépendance, de victimisation ou encore de culpabilisation pour reprendre les rênes de notre existence. Dans cet épisode, je vous propose d'abord de comprendre pourquoi il peut être difficile de se responsabiliser, puis d'explorer la différence essentielle entre culpabilité et responsabilité, et enfin de découvrir comment ce changement de posture peut transformer profondément notre bien-être et notre liberté. intérieure. Alors tout d'abord, pourquoi avons-nous parfois du mal à prendre nos responsabilités ? Assumer ces responsabilités n'est pas une évidence pour tout le monde. Parfois, nous préférons rester dans un rôle de victime. même inconsciemment. Ce que l'on appelle la posture de victime en analyse transactionnelle est celle de la personne qui subit les choses, qui considère qu'elle n'a pas de prise dessus, qu'elle ne peut rien y faire. Et ce rôle de victime, aussi douloureux soit-il, nous décharge du poids du choix, de l'effort à fournir, de la peur d'échouer. Cette posture nous permet aussi d'attendre que l'extérieur change pour que notre vie aille mieux. Mais en réalité, ce que nous perdons dans cette posture, c'est notre pouvoir d'agir. Nous laissons les autres, nos proches, nos employeurs, la société, les élus, l'État, notre passé et j'en passe, devenir les maîtres de notre réalité. La bonne nouvelle, c'est qu'on peut en sortir. Et cela commence par un changement de regard, une prise de conscience. Je ne suis pas responsable de tout ce qui m'arrive, mais je suis responsable de ce que j'en fais. Je voudrais insister sur un point fondamental. Ne pas confondre responsabilité et culpabilité. Cette confusion est très fréquente et profondément enracinée dans notre culture. Depuis des siècles, et je dirais même des millénaires, on nous inculque un triptyque infernal. Faute, culpabilité, Punition. Si je ressens de la culpabilité, c'est que j'ai dû commettre une faute et que je dois donc être puni. Et notre inconscient a tellement bien intégré cela que nous sommes en général très doués pour nous punir nous-mêmes. Cela passe par exemple par l'auto-sabotage, ce processus consistant à se mettre soi-même des freins, des obstacles sur le chemin de la réussite ou du bonheur. Ce schéma faute-culpabilité-punition est partout. dans les récits religieux, avec l'idée du péché originel, dans notre culture familiale, où on punit les enfants qui ne se sont pas comportés comme attendus, dans notre système judiciaire, bien sûr, mais aussi éducatif, etc. Or, la culpabilité, loin d'être un moteur de changement, nous immobilise. Elle fige, elle enferme, exactement comme un jugement de culpabilité enferme en prison. Elle nous fait... porter une faute souvent imaginaire ou démesurée et nous pousse à l'autopunition ou à la soumission. Certains thérapeutes défendent encore l'idée d'une culpabilité saine qui serait le signe de notre conscience morale qui permettrait la remise en question. Personnellement, je ne suis absolument pas d'accord avec cela. La culpabilité, même à petite dose, nous empoisonne, nous ronge littéralement. Ce qui nous permet vraiment de grandir, de changer, de réparer, ce n'est pas la culpabilité, c'est la responsabilité. La responsabilité pour moi est au cœur d'un autre triptyque, vertueux celui-là, qui est erreur, responsabilité, correction. Quand je suis responsable, je reconnais que j'ai pu me tromper, que j'ai pu commettre une erreur. Mais je ne me condamne pas pour autant. Au contraire, je cherche à corriger cette erreur, à réparer, à m'ajuster. Ce triptyque-là nous fait avancer, évoluer. C'est exactement comme cela que nous avons tous appris depuis l'enfance, en faisant des erreurs et en les corrigeant. J'attire votre attention sur le fait qu'on essaye aussi de nous leurrer en nous faisant confondre responsabilité et obéissance. Être responsable signifierait respecter des règles, des consignes. Là encore, je m'inscris en faux. Suivre des lois et des règles c'est être obéissant, pas responsable. Responsabilité ici signifie je regarde la réalité en face, je prends ma part, j'agis sur ce qui relève de moi, je me remets en mouvement. Et cette responsabilité-là nous amène à une autre dimension dont on parle moins. Pour être responsable, il faut se connaître. Pourquoi ? Parce qu'être responsable, ce n'est pas seulement agir ou répondre face à une situation extérieure. Ce n'est pas seulement apprendre de ses erreurs. C'est aussi, et peut-être surtout, assumer ses valeurs et prendre en charge ses besoins. Et pour cela, il faut d'abord les avoir identifiés. Sur ces aspects, je vous renvoie notamment à l'épisode numéro 3 de ce podcast. Tant que je ne sais pas quelles sont mes valeurs fondamentales, Et donc mes limites, de quoi j'ai réellement besoin ? Je risque de projeter mes attentes sur les autres. J'attends que les autres, l'extérieur, respectent mon territoire, sans l'avoir défini, qu'ils devinent mes désirs, sans les avoir exprimés, qu'ils comblent mes besoins, qu'ils réparent mes blessures. Et si ce n'est pas le cas, je me sens abandonné, rejeté, frustré. Assumer sa responsabilité personnelle, permet donc aussi de sortir de la dépendance affective ou émotionnelle pour entrer dans un rapport plus équilibré à l'autre. Oui, nous avons besoin des autres. Oui, nous avons besoin de soutien, d'amour, de reconnaissance, mais pas à n'importe quel prix et surtout pas en nous oubliant ou en délégant notre bonheur. Prendre ses responsabilités, c'est pour moi un acte de puissance douce de maturité et de liberté. C'est reconnaître que je suis le seul maître à bord, même quand les vents sont contraires. Ce n'est pas toujours confortable, mais c'est profondément libérateur. Alors je vous invite, après cet épisode, à vous poser ces questions. Ma définition de la responsabilité est-elle juste ? Dans quelle situation aujourd'hui... Puis-je passer de la culpabilité à la responsabilité afin d'avancer ? Quels besoins ai-je peut-être négligé chez moi en attendant qu'un autre y réponde ? Et si vous le souhaitez, vous pourrez me laisser en commentaire vos réponses. Merci pour votre écoute et à très bientôt pour un nouvel épisode. Si vous appréciez ce podcast, je vous invite à le noter 5 étoiles et à déposer un commentaire dans la rubrique « Avis » et pourquoi pas à le partager autour de vous. Vous retrouvez tous mes accompagnements et mes actualités sur mon site internet www.sophrolia.com. A très bientôt !