Speaker #0« Bienvenue sur le podcast de la souveraineté personnelle, le podcast qui vous accompagne à redevenir roi et reine en votre royaume. » Je suis Sylvie Renoulet, psychopraticienne et sophrologue, et je vous accompagne sur le chemin de votre souveraineté. Vous écoutez l'épisode 22 « Pensez par soi-même, opinion, vérité et souveraineté intérieure » . Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de mon podcast consacré à la souveraineté personnelle. Aujourd'hui, j'aimerais partir d'un élément peut-être inattendu. Une publicité. Qui n'a pas entendu parler de l'histoire du loup qui décide de se mettre à cuisiner et à manger des fruits et des légumes pour être accepté par les autres animaux ? Vous voyez de quoi je veux parler ! Cette publicité a déclenché une avalanche de réactions, notamment sur les réseaux sociaux. Des débats passionnés, des prises de position parfois très tranchées. Des « j'adore » , des « c'est scandaleux » , des « on nous manipule » , des « c'est juste une pub, détendez-vous » . Bref, Internet a fait du Internet. Mais je vais vous dire une chose qui va peut-être surprendre. Je trouve que cette polémique est un peu trop long. est extrêmement intéressante. Pas à cause du message de la publicité en elle-même « Je ne vais pas ajouter mon grain de sel dans la soupe de légumes » mais plutôt à cause de ce qu'elle a révélé chez celles et ceux qui l'ont regardé. Ce que j'ai trouvé plutôt sain, c'est que beaucoup de personnes ne se sont pas contentées de consommer cette publicité passivement. Elles l'ont regardée attentivement, elles ont réfléchi, elles ont questionné le sens l'intention, le message implicite. Et ça, à mes yeux, c'est un acte de souveraineté. Penser par soi-même, se demander qu'est-ce que ça me fait ? Qu'est-ce que je ressens ? Qu'est-ce que ça raconte du monde ? Est-ce que je suis d'accord ? Pas d'accord ? Pourquoi ? Dans une société où nous sommes bombardés de messages, d'images, de slogans, d'algorithmes qui pensent à notre place... Et de plus en plus, avec le déferlement de l'IA, reprendre le temps de réfléchir me semble loin d'être anodin. Ce qui m'a interpellé en revanche, c'est plutôt la manière dont certaines personnes ont exprimé leur point de vue. Comme si leur lecture de la publicité était la seule valable. Comme si celles et ceux qui pensaient différemment étaient naïfs, manipulés, idiots ou dangereux. Si tu ne vois pas ça comme moi, c'est que tu n'as rien compris. Et là, bien sûr, on ne parle plus de réflexion, on ne parle plus d'esprit critique, on parle de vérité imposée. Et c'est précisément à cet endroit que la souveraineté disparaît. Alors cette façon de faire n'est pas nouvelle. Il n'y a pas si longtemps, on parlait d'un côté des complotistes, des antivax, des irresponsables, de l'autre des moutons... des idiots dociles, etc. Et avant cela encore, il y a eu les racistes et les bien-pensants, les écolos et les pollueurs, et je pourrais continuer longtemps comme ça. En programmation neurolinguistique, il existe deux présupposés fondamentaux que j'utilise énormément dans ma pratique. D'abord, chacun a sa propre carte du monde. Ensuite, la carte n'est pas le territoire. Cela signifie d'abord qu'en fonction de nos expériences personnelles, de notre éducation, de notre culture, nous interprétons les événements et les situations que nous rencontrons de manière unique et donc différente des autres. Ensuite, cela veut dire que ce que nous percevons n'est jamais tout à fait la réalité telle qu'elle est, mais une part de la réalité. Comme je le disais à l'instant, nous percevons... la réalité à travers notre histoire, notre éducation, nos valeurs, nos croyances, nos blessures, notre culture, notre sensibilité. Ainsi, deux personnes peuvent voir exactement la même publicité et ne pas voir la même chose. Et c'est normal. Avoir une opinion, ce n'est pas détenir la vérité absolue, c'est exprimer sa lecture personnelle du monde. La souveraineté, ce n'est donc pas « j'ai raison » . et les autres ont tort. La souveraineté, c'est plutôt « Voilà comment moi je comprends les choses et j'accepte que ta lecture soit différente » . Alors bien sûr, selon les relations que l'on souhaite avoir avec l'autre, relations de couple, d'amitié, projets communs quels qu'ils soient, à petite ou plus grande échelle, il va falloir arriver à trouver un terrain d'entente, un espace commun et compatible. Mais lorsque les débats deviennent violents, C'est souvent quand on confond une opinion avec une identité. Quand critiquer une idée devient attaquer une personne, quand remettre en question un point de vue est vécu comme une agression. Or, une personne souveraine est capable de dire : « Je pense cela sans me confondre avec ce que je pense » . Alors je n'ignore pas qu'un célèbre philosophe a dit : Je pense, donc je suis. Pour autant, ce que je pense n'est pas qui je suis. Même si je ressens de la certitude par rapport à ce que je pense, je n'en déduis pas forcément que l'autre a tort. Quand on est souverain, on sait aussi qu'on peut faire évoluer son avis, changer de point de vue, nuancer, douter. Et le doute, contrairement à ce que l'on croit, n'est pas une faiblesse. C'est au contraire une force intérieure qui ouvre à l'écoute de l'autre et à la tolérance. Et c'est là que j'aimerais élargir un peu le propos. Si une simple publicité peut déclencher autant de réactions passionnées, alors imaginez ce qui se passerait si chacun se réappropriait cette capacité à réfléchir, à questionner, à débattre sainement sur des sujets autrement plus fondamentaux. L'éducation, la santé, l'écologie, la gouvernance, le vivre ensemble. Une démocratie vivante ne repose pas uniquement sur le fait de voter tous les cinq ans. Elle repose surtout sur des citoyens capables de penser par eux-mêmes, de confronter leurs idées sans s'écraser ni écraser l'autre. Des citoyens capables d'accepter la complexité et de renoncer aux réponses toutes faites. La souveraineté personnelle est finalement profondément politique, non pas au sens partisan mais au sens citoyen. Je crois profondément que retrouver notre souveraineté passe par un déplacement intérieur majeur. Accepter que nous n'avons pas toujours raison, accepter que notre vision est partielle, accepter que le monde est plus complexe que nos opinions. Ce n'est certes pas toujours très confortable, cela requiert de la maturité. La souveraineté ce n'est pas être sûr de soi en permanence, c'est être suffisamment solide intérieurement pour pouvoir écouter sans se sentir menacé, pouvoir penser sans chercher à dominer et pouvoir parler sans vouloir convaincre à tout prix. Autrement dit, c'est la capacité à penser librement. avec nuance, responsabilité et humanité et à tout faire pour trouver les espaces compatibles avec la pensée de l'autre pour faire société. Alors pour conclure cet épisode, j'aimerais vous laisser avec quelques questions. Quand je donne mon avis, est-ce que j'ai conscience de parler de ma réalité ou est-ce que je crois détenir la vérité ? Suis-je capable d'entendre un point de vue différent, voire totalement opposé, sans me sentir attaqué ? Est-ce que je m'autorise encore à réfléchir ou est-ce que je répète ce que mon camp pense déjà ? Et puis avant de vous quitter, j'ai quand même finalement envie d'ajouter mon grain de sel à tous ces débats sur cette jolie publicité. Personnellement, ce qui m'a le plus touchée C'est le regard rempli d'amour que la femme porte à la fin sur son compagnon qui a eu l'imagination d'inventer cette histoire pour rassurer son fils. Merci pour votre écoute et à très bientôt pour un prochain épisode. et pourquoi pas à le partager autour de vous. Vous retrouvez tous mes accompagnements et mes actualités sur mon site internet www.sophrolia.com A très bientôt !