Speaker #0Bienvenue sur le podcast de la Souveraineté Personnelle, le podcast qui vous accompagne à redevenir roi et reine en votre royaume. Je suis Sylvie Renoulet, psychopraticienne et sophrologue, et je vous accompagne sur le chemin de votre souveraineté. Vous écoutez l'épisode numéro 25, Souveraineté et créativité, oser créer sa vie. Bonjour et bienvenue dans ce podcast dédié à la souveraineté personnelle. Avant d'entrer dans le vif du sujet d'aujourd'hui, je tiens à vous remercier du fond du cœur pour tous vos messages, plus touchants les uns que les autres, que vous m'avez adressés à l'occasion du premier anniversaire de ce podcast, il y a quinze jours. Ça a vraiment été un bonheur de lire vos voeux et vos encouragements, et toute cette énergie est venue renforcer. mon envie de poursuivre avec vous cette exploration de la souveraineté personnelle. Aujourd'hui, j'aimerais vous parler du lien entre créativité et souveraineté personnelle. Et si la créativité n'était pas un talent réservé à quelques élus ? Si elle était avant tout une capacité profondément humaine, un pouvoir naturel d'invention, de transformation, d'adaptation ? Pendant très longtemps, j'ai cru dur comme fer que je n'étais pas créative. Pourquoi ? Parce que dans ma carte du monde, et peut-être dans la vôtre aussi, être créatif ou créative, ça voulait dire être doué de ses mains, savoir produire quelque chose de beau, de visible, de reconnu. Et force est d'admettre que ce n'était pas vraiment mon cas. Quand j'étais plus jeune, ma mère a essayé de m'initier au tricot, à la couture. Elle était très douée pour ça. Et disons-le clairement, ça a été un échec total. Je ne sais pas vraiment dessiner non plus, ni faire de jolis bricolages. Sauf à être vraiment guidée pas à pas. Et pendant longtemps, j'en ai conclu, je ne suis pas créative. Et puis peu à peu, en approfondissant la question et en apprenant sur tout, À mieux me connaître, j'ai réalisé que changer de métier et oser me reconvertir, que déménager douze fois en 26 ans et reconstituer à chaque fois un réseau relationnel, que inventer des parcours de formation, que réaliser ce podcast, c'était de la créativité. La créativité, ce n'est pas seulement faire, c'est aussi, à mes yeux, Être souverain ou souveraine de sa vie, vous le savez désormais, ce n'est pas tout contrôler. C'est reprendre la main sur sa capacité à répondre à la vie plutôt que de la subir. La créativité, dans ce sens-là, devient alors un acte de souveraineté. Quand je refuse les scénarios imposés, quand je m'autorise à inventer ma propre manière de travailler, quand je trouve des solutions là où il n'y avait que des contraintes. En ce sens, la créativité s'est finalement composée avec le réel, avec ses ressources, ses limites et ses élans. Les neurosciences ne font que me conforter dans cette autre vision de la créativité en démontrant qu'elle n'est pas un don réservé à quelques-uns. C'est un processus cérébrale. Des chercheurs comme Antonio Damasio ont largement montré que nos émotions ne sont pas opposées à la pensée, bien au contraire. Elles sont au cœur de nos capacités de décision, d'adaptation et de créativité. Concrètement, créer c'est faire des liens entre des expériences passées, associer des idées qui jusque-là n'étaient pas connectées, imaginer une réponse nouvelle à une situation donnée. Et tout cela passe par l'émotion. Pourquoi ? Parce que le cerveau apprend, mémorise et explore toujours à partir de ce qu'il ressent. Or, nous sommes tous dotés d'émotion. Et là où ça devient vraiment intéressant, c'est que pour que le cerveau puisse créer, il doit être dans un état de sécurité interne. Quand on se sent relativement en confiance, même imparfaitement, le cerveau active des zones liées à l'exploration, la curiosité, la flexibilité mentale. C'est dans cet état-là que les idées circulent, que l'imagination s'ouvre, que quelque chose de nouveau peut arriver. émerger. A l'inverse, quand on est dominé par la peur du jugement, le perfectionnisme à outrance, l'autocritique permanente ou l'hyper contrôle, le cerveau interprète cela comme un danger. Il va alors activer ce qu'on appelle les circuits de survie, fait de vigilance excessive, de rigidité, de pensée binaire, de besoin de contrôle. Et dans cet état-là, La créativité n'est plus prioritaire. Le cerveau ne peut plus chercher à inventer, il cherche à se protéger. C'est une réaction neurobiologique normale. Créer ne demande donc pas d'être plus doué, d'avoir plus d'idées et encore moins de se forcer. Créer demande surtout de ralentir, de se sentir suffisamment en sécurité intérieure, de s'autoriser l'essai, l'imperfection, le flou. C'est pour cela que la créativité est aussi un chemin de régulation émotionnelle. Car ces éléments de ralentir, de se sentir en sécurité, de s'autoriser à l'erreur, ce sont des éléments que vous avez déjà entendus dans d'autres épisodes où je vous parlais d'émotion et de régulation émotionnelle. Donc plus je régule mon stress, plus je desserre l'auto-jugement, Plus je m'autorise à être humain, plus mon cerveau retrouve naturellement sa capacité à créer. Le plus grand ennemi de la créativité n'est donc pas le manque d'idées, c'est le juge intérieur. Cette petite voix qui dit « ce n'est pas assez bien, les autres font mieux que toi, à quoi bon ? » Je ne suis pas créative ou créatif. Alors que créer... C'est accepter de ne pas savoir à l'avance, de tâtonner et, comme je le disais tout à l'heure, parfois de se tromper. Et c'est en ce sens que, pour moi, la créativité peut aussi être un moyen d'accéder à la magie de la vie. Je trouve qu'il y a quelque chose de profondément magique dans le fait de suivre une intuition, de faire un pas sans garantie de résultat. de créer quelque chose qui n'existait pas encore. Cette magie-là peut naître quand on accepte de ne pas tout maîtriser. Alors, comment peut-on cultiver cette créativité au quotidien ? Voici quelques propositions de pratiques simples et accessibles. Premièrement, changez une micro-habitude. Le cerveau adore la nouveauté, du moins... quand elle est légère. Alors ça peut être emprunter un autre chemin pour rentrer chez soi, goûter un plat exotique, écouter un genre de musique inhabituelle. Et si vous avez comme moi une ado à la maison, c'est presque un passage obligé. Deuxième axe possible, créer sans objectif. Ça, c'est peut-être parfois un peu plus difficile. L'idée est régulièrement de prendre quelques minutes pour écrire par exemple, mais sans intention particulière. Chantez à voix haute ce qui vous vient à l'esprit. Notez des idées a priori inutiles. L'idée ici n'est pas de produire, mais juste de laisser circuler. Et cela peut ouvrir des portes inattendues. Troisièmement, autorisez le « pas encore » . Remplacer la croyance « je ne suis pas créative » par exemple, par une autre croyance plus porteuse, du genre « je suis en train d'explorer ma créativité » . Vous le savez, les mots façonnent notre perception et donc la réalité. Finalement, la créativité n'est pas ce que nous faisons, c'est plutôt la manière dont on entre en relation avec la vie. Créer, c'est oser façonner sa vie, faire des choix, inventer de nouveaux chemins, même et surtout quand ces chemins semblent déjà tout tracés. Créer, c'est choisir de ne pas s'éteindre, quel que soit son âge. C'est répondre à l'élan du vivant en soi. Et c'est pour moi, vous l'aurez compris, profondément un acte de souveraineté. Merci pour votre écoute et à très bientôt pour un prochain épisode. Si vous appréciez ce podcast, je vous invite à le noter 5 étoiles et à déposer un commentaire dans la rubrique avis, et pourquoi pas à le partager autour de vous. Vous retrouvez tous mes accompagnements et mes actualités sur mon site internet www.sophrolia.com A très bientôt !