Speaker #0Bonjour et bienvenue dans ce 31e épisode du Journal d'Une agoraphobe. On continue ensemble notre défi JANVOIX, un épisode par jour tout au long de janvier avec chaque fois une petite contrainte originale. Mais pas d'inquiétude, ma mission reste la même, partager avec vous mon parcours de guérison. Peut-être que mes expériences vous inspireront, vous donneront Des pistes ou simplement l'envie de parler de sujets qui, soyons honnêtes, sont encore bien trop souvent tabous. Aujourd'hui, la contrainte c'est explique comment tu gères les doutes face à un grand projet. Ok, défi accepté, c'est parti. Alors reprenons où on en était hier. Je vous disais que j'avais commencé un travail sur moi, une espèce de reprogrammation mentale Pour chasser ces idées parasites qui me murmurent à l'oreille Tu n'es pas capable, tu vas échouer, pas évident hein. Mais bon, même si je travaille tout ça, la vie, elle, ne s'arrête pas, elle continue d'avancer à son rythme. Et là, bam, un énorme projet débarque. Il faut qu'on déménage. Ma fille, entre au lycée, l'année prochaine et là où on habite actuellement, les transports. en commun, c'est juste pas possible pour elle. Trois bus, deux heures pour y aller, deux heures pour revenir. Ah oui, et un détail qui a son importance, rappelez-vous, je ne conduis pas. Donc, changer d'endroit devenait une évidence. Au début, je commence à chercher des appartements à la cool. Vous savez, un coup d'œil par-ci, un site immobilier par-là, mais un jour, complètement par hasard, Je tombe sur un projet de construction. Et là, tout s'aligne. La maison serait prête pile pour août, juste à temps pour la rentrée. Bon, le prix, comme d'hab, un peu plus élevé que prévu, mais ça semblait faisable. Et surtout, ma fille et moi, on a eu un vrai coup de cœur. On s'est projetées direct. Sauf qu'évidemment, cette maison était à l'opposé de ce que j'avais en tête. Moi, je cherchais... un appart en centre-ville. Tout prêt, facile d'accès. Là, c'est une maison, pas encore construite, un peu excentrée, limite campagne, et franchement, ça m'a ramenée à toutes mes contradictions. Une semaine avant, j'aurais juré que vivre dans une maison, c'était hors de question. Pourquoi ? Parce que je flippe de tout, de la campagne, des insectes, et oui, phobie bonus dont je n'avais jamais parlé jusqu'ici, et même marcher 10 minutes pour aller acheter une baguette. Bref, tous mes doutes sont remontés à la surface. Comment je vais gérer ça ? Comment je vais faire mes courses, aller bosser, vivre ma vie alors que je ne suis pas encore totalement guérie ? Honnêtement, ça m'a tétanisé. Mais en même temps, quelque chose en moi savait qu'on allait la prendre cette maison. C'était irrationnel, mais je ne pouvais pas faire marche arrière. Et là, c'est parti en cacahuète. Comment j'ai géré ces doutes ? Moi qui ne suis jamais malade, voilà que je me retrouve au boulot avec une envie de vomir monumentale. Fièvre, douleur, l'impression que j'allais m'effondrer. J'ai dû rentrer chez moi. Et là j'ai passé 24 heures clouée au lit, incapable de faire quoi que ce soit. Je n'ai rien mangé, juste écouté des livres audio pour m'occuper l'esprit. Et puis, 24 heures plus tard, je me lève. Pas encore au top de ma forme, mais debout. Et là, je prends mon téléphone, j'appelle le promoteur et fixe une date pour signer le compromis de vente. Bam, décision prise. À partir de ce moment-là, tout s'est débloqué. J'ai enchaîné les démarches comme une machine. Compromis signé, appartement mis en vente, rendez-vous avec la banque pour le prêt, et tout s'est passé comme sur des roulettes. En trois visites, mon appart était vendu. Une fois que j'ai dépassé mes doutes, c'était comme si... tout devenait simple. C'est un peu ma méthode. Un gros blocage, un moment de pause pour digérer et ensuite, je passe à l'action. Voilà, c'est comme ça que j'ai géré cette énorme montagne de doutes. Au final, j'ai réussi à transformer un projet qui me terrifiait en une réalité qui nous correspond parfaitement. J'espère que cet épisode vous a parlé. Si vous aussi, vous avez de grands projets qui vous foutent un peu la trouille, dites-moi. en commentaire comment vous gérez ça. Je serai ravie de vous lire et d'échanger avec vous. Et bien sûr, si vous avez aimé cet épisode, pensez à vous abonner, à laisser une petite note ou un commentaire. Ça me fait chaud au cœur et ça m'encourage à continuer. Merci encore pour votre écoute et je vous dis à demain pour la suite du défi JANVOIX !