- Speaker #0
Pourquoi une personne qui est en clôture ?
- Speaker #1
En fait, dans le réseau, il faut deux types de personnes. Le socle, c'est l'entourage proche. Si on prend par exemple Cristiano Ronaldo, sa maman, ça a été super important pour lui. Georgina. Et Georgina aussi, je pense que sa femme est très importante. Parce qu'on a des moments hauts et des moments bas dans un projet et dans une vie. Et c'est dans les moments bas qu'on peut tout abandonner. Donc si quelqu'un enfonce le clôture en disant « je te l'avais dit, tu es un incapable, tu vois que on va arrêter le projet » . Il y a beaucoup de projets qui sont arrêtés comme ça. Et quand on a un entourage qui est fort, et on dit qu'on est la moyenne des 5 personnes qu'on côtoie le plus et c'est important, dans ces moments-bas, la maman de Christophe Ronaldo lui dit non. J'ai le mouton à 5 pattes.
- Speaker #0
Expert en influence relationnelle et fondateur de business entourage. Avec lui, on va parler de réseau, d'influence authentique et de personnel branding, mais surtout de comment devenir quelqu'un qu'on n'oublie pas. Jérémy, merci d'être là, on va plonger dans le direct. Bonjour Jérémy.
- Speaker #1
Bonjour,
- Speaker #0
bienvenue dans le Mouton à 5 pattes. Je te reçois dans le cadre du sujet du jour, qui est le networking stratégique, influence et personnel branding, avec ce merveilleux livre 15 règles d'or pour créer un réseau influent. Jérémy, avant de se lancer directement dans tous les conseils possibles et imaginables, qui es-tu ?
- Speaker #1
On a combien de temps là ?
- Speaker #0
Je sens que tu veux.
- Speaker #1
J'ai eu trois vies en fait.
- Speaker #0
Trois vies ?
- Speaker #1
D'études, moi j'ai fait ingénieur civil. Et j'ai commencé dans le consulting, dans une Big Five. Et après cinq ans, j'ai lancé mon propre cabinet. Parce que je voulais vraiment avoir plus de liberté pour pouvoir donner mes conseils. Et je me suis retrouvé à 28 ans à conseiller le comité exécutif et le CEO de BNP Paribas. sur des enjeux à plusieurs milliards quand Fortis et BNP ont dû fusionner. Donc, j'étais en train de piloter avec des roadmaps et tout ça, tout le plan industriel.
- Speaker #0
OK. Comment tu t'es retrouvé ? Déjà, on n'est même pas encore dans la troisième vie, mais comment tu te retrouves à avoir un client pareil déjà ?
- Speaker #1
C'est le réseau, en fait. C'est le réseau. Donc, je connaissais déjà BNP et j'ai fait un entretien chez eux qui s'est bien passé. Et derrière, j'ai créé quelque chose. C'est comme ça, parce qu'on arrive dans une banque. Maintenant, comment arriver à 28 ans à se faire repérer du CO ? C'est autre chose. C'est qu'avant, j'étais un profil invisible. Donc, quand j'étais en première boîte, j'étais invisible. Ce qui m'a joué des tours, c'est là que j'ai compris qu'il fallait connaître des gens. Et chez BNP, je n'ai pas fait la même chose. C'est que j'ai créé quelque chose qui pouvait être utile. Et ça a réussi à être remonté. Il y a ce que j'appelle des personnes tremplins jusqu'au CIO qui a reçu ça. Et qui a dit, qui a fait ça ? Je veux qu'on continue ça. Et c'est comme ça que j'ai travaillé pour eux pendant... quasi 10 ans sur des projets au niveau groupe. Incroyable. Le premier projet était la fusion entre les deux banques. Ensuite, je pilotais un peu toutes les réconciliations financières sur des milliards, parce qu'il devait faire des économies. J'étais au milieu de tout un spaghetti où je devais fiabiliser les chiffres pour être sûr que quand on les communique au marché, ce soit exact.
- Speaker #0
OK, top. Et alors, du coup, comment tu arrives dans ta troisième vie ?
- Speaker #1
Après, je suis quelqu'un qui a besoin d'être stimulé. Avant, je connectais les chiffres. Mais il me manquait l'humain. Et aujourd'hui, je connais que les humains. Et donc, j'ai tout quitté. Je suis parti vivre en Australie. Donc, les gens n'ont pas trop compris parce qu'on fait des études pour avoir une carrière. La carrière est là. On a des hautes responsabilités. On est bien vu. Et on lâche tout. Et en plus, on part au bout du monde. Donc, c'est comme si on repartait à zéro dans un autre pays. J'ai été dans le pays le plus éloigné de la Belgique. Je me suis retrouvé à Sydney.
- Speaker #0
Tu peux difficilement faire plus de vies. Voilà,
- Speaker #1
et là, j'ai tout recommencé. C'est au bord des plages que j'ai créé aujourd'hui mon activité qui est business entourage. Alors pourquoi le déclic de ça, de cette troisième vie ? C'est que pour aller en Australie, j'ai le seul moyen, parce que j'avais 36, 37 ans déjà à ce moment-là, c'était d'avoir un visa. Et je devais passer par une école, une école de langue, en me disant bon, on va aller, on va s'inscrire dans cette école, on va faire quelques heures. Sauf que là, en Australie, ça ne rigole pas. Il faut vraiment être tout le temps dans cette école-là. Sinon, si on n'est pas à 90% du temps là-bas, On est renvoyé dans notre pays. Et là, en fait, j'étais dans une classe avec des étudiants qui avaient 20-25 ans. Moi, j'avais 10 ans de plus. Et c'était des gens qui n'avaient pas d'ambiance dans la classe. Et moi, je ne peux pas être dans un endroit où il n'y a pas d'ambiance. Et j'ai créé l'ambiance dans la classe. J'ai créé l'ambiance dans l'école. Et tout d'un coup, je reçois une lettre de recommandation. Bravo, tu as impacté toute l'école. Les résultats ont explosé parce que les gens étaient à l'aise. Et donc, quand on est à l'aise quelque part, ça fonctionne mieux. Et là, je me dis, ah, OK, je suis capable d'impacter des gens. Et c'est sur les plages, à Sydney, que j'ai créé Business Entourage en me disant « Mais c'est quoi le problème de la majorité des gens ? » C'est qu'il y a beaucoup de gens qui étaient bons, qui sont bons dans leur business, mais qui sont nuls dans les relations, qui sont trop seuls. Et quand ils ont vu mon parcours, ils se sont dit « Mais comment t'as réussi à faire ça ? » Et aujourd'hui, dans un monde du digital, je me suis dit « Pourquoi pas donner du conseil là-dedans ? » Et c'est très très vite parti avec aujourd'hui les TEDx, la Commission européenne, chez qui j'ai fait des conférences encore il y a trois semaines. J'étais dans un très très grand groupe qui fait des milliards en France pour vraiment... expliquer comment se crée un réseau influent qui est le sujet aujourd'hui.
- Speaker #0
Incroyable ! Donc tes premiers clients sont en Australie ou ils sont ici ?
- Speaker #1
Alors pourquoi j'ai failli rester en Australie ? Je suis revenu pour deux raisons. La première c'était en 2018, que je ne dis pas de bêtises, mais c'était parce qu'il y avait la Coupe du Monde et je pensais que la Belgique allait gagner et je voulais vivre ça de l'intérieur. Puis un peu la famille, la maman qui voyait que j'étais... Et puis, j'ai quand même un business qui est très francophone. Et donc, mes premiers clients se sont faits, c'était en Belgique. C'était en Belgique. Donc, directement, j'ai lancé un programme et j'ai mis mes premiers clients très rapidement.
- Speaker #0
Et c'était quel signe de programme ?
- Speaker #1
Là, on a commencé sur du digital. Je me suis dit, le plus facile pour tester, c'est de faire une formation en ligne. Avant, ce que j'ai fait, et je le dis à tout le monde, c'est qu'il faut tester le marché le plus rapidement. Donc, je ne vais pas faire une formation si je sens qu'il n'y a pas un besoin. Donc, j'ai été… La première chose que j'ai fait quand je suis venu en Belgique, j'ai acheté un tableau blanc. Je l'ai mis dans le coffre, j'ai appelé un ami, le réseau, bah le réseau fort, j'ai fait moi une petite soirée, amène 10 amis et on va un peu tester ça. Et donc il a amené 10 personnes et sur les 10 personnes, il y en avait qui voulaient aller plus loin. Donc je me dis ok, on va aller faire ça chez une autre personne. Et j'ai fait ça 4-5 fois et au final j'avais déjà mes premiers clients comme ça. Et je me suis dit allez maintenant que je vois que ça peut fonctionner, on va faire une formation et c'est là que c'est parti. Aujourd'hui, il n'y a plus que de 15 000 personnes qui ont souscrit à une masterclass ou quelque chose comme ça. Et on a des plus de 1000 clients.
- Speaker #0
Et tu as créé des gros événements aussi récemment que j'ai vus.
- Speaker #1
Oui, on a un summit chaque année. C'est ce que je dis dans une des règles du bouquin. Il faut un événement de networking annuel. Les plus grandes marques ont leur événement annuel parce que ça permet de consolider le réseau, voir ses clients parce que parfois, on les voit à distance. Moi, j'ai plus de 15 pays qui sont représentés. Et donc, on fait un événement, mais qui est aussi inspirant pour montrer en fait que ce que je dis, ça fonctionne. Et donc, on a des intervenants qui sont de niveau mondial. et qui viennent expliquer leur parcours. C'est une expérience qu'on vit et trois jours après, les gens ressortent avec pas mal de clés, mais surtout l'envie d'entreprendre et en tout cas de mieux réussir sans plus aucune limite.
- Speaker #0
Le futur du recrutement, c'est Wiggly. Vous en avez sûrement entendu parler, le monde du recrutement change vite. Avec Wiggly, l'idée n'est pas de remplacer le recruteur, mais de l'aider à aller plus loin. C'est une plateforme qui combine AI et intelligence humaine pour trouver les bons talents plus vite et plus juste. Franchement, si vous recrutez sans Wiggly,
- Speaker #1
vous ratez une longueur d'avance.
- Speaker #0
En tout cas, on voit à ce moment-là qu'il pleut des post-LinkedIn autour de ce summit, parce que j'en ai vu pas mal en tout cas passer à ce moment-là. Pour toi, pour revenir un petit peu à la base, quelle est la différence entre, on va dire, faire du réseau et vraiment faire du networking stratégique ?
- Speaker #1
Oui, déjà, il y a le côté aussi, je vois qu'il y a beaucoup de gens qui disent « Non, mais faire du réseau, c'est opportuniste » .
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et donc, du coup, ils n'ont même pas envie de se créer des contacts parce qu'ils se disent, mais moi, je ne suis pas comme ça. Je n'ai pas envie d'aller dans des événements, de devoir me vendre, vendre des projets avec des gens que je n'aime pas. Ça, c'est le mauvais réseau. Le bon réseau, c'est qu'il faut trouver des gens. Le but du réseau, c'est qu'on a un projet. Maintenant, il faut trouver les gens qui vont nous aider à réussir ce projet-là. Et c'est dans tout. Hier, j'étais sur un autre podcast où quelqu'un me dit, oui, mais on peut réussir seul. Je lui dis, donne-moi un exemple de quelqu'un qui a réussi seul. Et il n'a pas réussi pendant, j'ai dit, tu as une heure. Il n'a pas réussi. Et donc, c'est qu'on soit entrepreneur, ou on a peut-être besoin d'un investisseur, on a peut-être besoin de quelqu'un qui peut nous ouvrir un marché, qu'on soit un artiste qui a besoin d'un producteur, la réussite, c'est une succession de rencontres. Maintenant, il faut bien le faire, et je dis un bon réseau, c'est un réseau, pas des gens qu'on n'aime pas, c'est des gens déjà qu'on aime bien et qui ont les mêmes valeurs profondes, qui sont totalement différents complémentaires, mais qui ont les mêmes valeurs profondes. Moi, mes valeurs, c'est des gens qui sont réactifs, proactifs. Si je n'ai pas des gens comme ça dans mes équipes, par exemple, ou des partenaires qui sont comme ça, ça ne va pas le faire sur le long terme. Donc, il y a ça. Et puis aussi, c'est la loi de la réciprocité. Moi, c'est comme ça que je l'ai créée. C'est donner sans attendre rien en retour. Et le sans attendre rien en retour est important. Parce qu'il y a des gens qui sont dans le calcul. Et là, on est dans le calcul stratégique, c'est la stratégie calculée. Alors, le réseau, c'est le reste de la stratégie parce qu'ils font tomber une finesse sur les bonnes personnes. Mais stratégie calculée, on dit, je veux aller voir cette personne-là. parce qu'elles veulent m'être utile et vraiment l'utiliser et prendre, prendre, prendre, là, ce n'est pas bien. Et moi, j'étais dans l'inverse où j'ai donné beaucoup, mais parce qu'en fait, ça me faisait plaisir de faire plaisir. Donc, si ça ne me faisait pas plaisir, je disais non aussi. Et il y a des gens qui ont du mal à dire non. Mais à ce moment-là, on part de rien. Moi, j'ai commencé, j'étais dans mon cote à Louvain-la-Neuve, où même c'est la première fois que je devais interagir avec des gens en dehors de ma famille. Je n'osais même pas sortir la première semaine de ma chambre de peur d'interagir avec d'autres étudiants qui étaient dans le même cote. Aujourd'hui, je me retrouve à réseauter avec les personnes les plus inaccessibles de la planète, mais tout est parti sur ce fait que j'ai d'abord donné. Et donc, du coup, les gens disent « Ah, mais c'est cool, merci Jérémy. Attends, on va t'inviter là. » Et puis, on rentre comme ça dans des sphères de plus en plus privées. Et c'est là qu'à un moment, on rencontre des gens qu'on aime bien, qui sont complémentaires et qui peuvent en plus nous aider dans nos projets. C'est comme ça qu'on est dans ces projets. Et c'est ce qui s'est passé chez BNP. Si je n'avais pas eu ces deux personnes intermédiaires avec qui on s'entendait bien et qui n'avaient pas eu confiance en mon projet, ce projet serait peut-être resté dans mon ordinateur. Donc, grâce à eux, grâce au réseau interne. C'est remonté jusqu'au CIO et le jour où j'ai reçu ce mail, où je vois le nom Jean-Laurent Bonafé a apprécié ton analyse, il faut qu'on aille plus loin. Je me dis, waouh, la magie des relations, c'est le pouvoir des relations, c'est ultra important.
- Speaker #0
C'est ultra important. Et alors, tu m'as déjà donné des éléments de réponse, mais est-ce que tu te considères à la base comme un introverti ou un extraverti ?
- Speaker #1
Je pensais que j'étais introverti, mais en fait, je suis ambiverte. C'est un mot que personne ne connaît. Enfin, pas beaucoup. J'avais un post LinkedIn, les gens me disent « Mais ambiverte, je ne sais pas ce que ça veut dire. » Déjà, les gens ne savent pas c'est quoi la différence entre introverti et timide. Quand je posais la question, et moi-même, je ne le savais pas. Timide, j'étais timide. Parce que timide, c'est on est très, très timide. On devient réservé parce qu'il y a un moment qui s'est passé dans notre vie où on devient réservé. Et moi, j'ai eu une humiliation à l'école où j'avais un professeur qui... J'avais un appareil dentaire, mais à ce moment-là, c'était avec un palais. Et le professeur de néerlandais m'a mis devant la classe pour répéter un mot, je n'y arrivais pas. Il m'a fait répéter une fois, deux fois. 3 fois, 4 fois, 10 fois, 12 fois, et je voyais dans la classe les élèves qui commençaient à rigoler. Et j'ai vécu, c'était de la moquerie, une humiliation totale. Donc après, on se renferme, on n'ose plus aller s'exposer aux autres, parce qu'on a peur de revivre cette humiliation, et donc du coup, on devient timide. Introverti, c'est plus dans la manière de recharger ses batteries. Quelqu'un qui est introverti peut être très très bon dans les relations, mais il a juste besoin d'être seul, parce que c'est quand on est seul qu'on recharge les batteries. Et moi, j'ai ces doubles casquettes, c'est que j'adore être dans des événements. Mon summit, je suis trois jours, il y a des centaines de personnes et ça me nourrit l'effet full. Mais je ne peux pas rester comme ça dix jours. Après, directement après, je reviens chez moi et ça me fait du bien d'être seul. D'ailleurs, mon appartement, je l'ai acheté parce que j'étais dans la nature avec la terrasse et ça me ressource. Et donc, je suis dans les deux, c'est que j'ai des faces où je n'ai aucun problème. être avec beaucoup de personnes et puis j'ai besoin d'être seul pour me ressourcer et recharger mes batteries.
- Speaker #0
Alors, du coup, je vais te poser une autre question. Est-ce que pour toi, aujourd'hui, avec ton expérience, justement, avec tous ces summits, les masterclass, est-ce que pour toi, n'importe qui peut faire du networking stratégique ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu entends par stratégie comme ça ?
- Speaker #0
Est-ce que n'importe qui peut aller réseauter ? dans un but derrière entrepreneurial, mais avec, comme tu dis, d'abord... Stratégique,
- Speaker #1
c'est obtenu, c'est arrivé à réaliser ses rêves et ses objectifs. Voilà,
- Speaker #0
je ne vais pas juste boire un verre. Je viens quand même dans cet événement pour des raisons très particulières. Est-ce qu'aujourd'hui, il y a une typologie de personnes ou est-ce que n'importe qui peut se lancer et aller dans un événement de networking pour construire des relations ?
- Speaker #1
Alors, c'est pour ça que j'ai écrit ce livre aussi, pour faire passer ce message-là, parce que moi, je pars de tellement loin, timide. Alors, de base... introvertie mais finalement c'est ambiverte incapable de parler à quelqu'un, je baissais les yeux avant de parler à quelqu'un, donc je pars de loin et aujourd'hui je suis à l'aise avec n'importe quelle personne je me dis si je peux y arriver en étant timide, donc ça veut dire que j'ai ces barrières là et je ne suis pas extaverti de base je me dis bah oui, et c'est pour ça qu'on a écrit une méthode qui est réplicable, donc moi je dis oui, mais qu'est-ce qu'il va falloir faire c'est aller dans l'inconfort et c'est comme ça qu'on peut dans tout y arriver C'est comme parler devant un public. Aujourd'hui, je parle sur des grandes cindres. Mais avant, moi, parler devant un public, c'était impossible. Et en fait, tout est dans l'état d'esprit. Dès qu'on est petit, à l'école, on dit parler devant un public, c'est quelque chose de normal. Tout le monde parlerait devant un grand public parce que c'est quelque chose de normal. Mais comme aujourd'hui, on dit c'est la plus grande peur au monde de parler devant un public, les gens ne gèrent rien que ça. Ils n'osent pas. Mais si dès qu'on était petit, on nous conditionnait à dire mais ce n'est pas grave, c'est le rejet, le regard des autres, ce n'est pas grave, on s'en fout. On serait capable de faire beaucoup de choses. Et moi, j'ai dû aller dans l'inconfort pour parler devant des grandes scènes. J'ai dû vivre des humiliations. Et puis, je me suis dit, mais une humiliation. Donc, je me suis retrouvé devant 50 personnes. Bon, là, ce n'était pas quand j'étais en conférence, mais j'étais dans un exercice. Ils m'ont regardé. Mais qu'est-ce qu'il est en train de faire ? Je suis rentré le soir chez moi. Je n'en ai pas dormi de la nuit parce que j'ai de nouveau vécu une humiliation. C'est ressasser la douleur de quand j'étais à l'école. Mais après, c'est là que tout est dans l'état d'esprit. Je me suis dit, mais au final, est-ce que c'est grave ? J'ai toujours la famille. j'ai toujours les amis, j'ai toujours la santé je me suis dit bon bah c'est provisoire dans trois jours les gens ne se souviennent plus de ça et comme j'ai vécu aujourd'hui le pire Si je revis l'illumination sur scène, ce n'est pas grave parce que je sais que le pire, c'est finalement, ce n'est pas grave. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, quand je suis dans des conférences devant des centaines de personnes, je n'ai même plus peur. Je prends du plaisir. Donc, pour moi, c'est possible pour tout le monde. Il faut juste être capable de dépasser ces barrières qui nous empêchent de pouvoir aller vers l'autre. Et donc, je vois plein de gens que je forme qui n'osaient pas regarder dans les yeux et qui, après, développent leur projet, se retrouvent à la télé devant les caméras et sont à l'aise. Et donc, je me dis, waouh, c'est réplicable. Plein, plein de gens, même au Summit. On transforme les gens timides, des gens qui étaient dans le gaming, se cacher dans une chambre de peur d'être dans l'extérieur, ils sont, trois jours après, ils sont sur la scène avec le micro et limite à l'aise. Et même à se retrouver, parce que nous on a la radio qui vient dans notre événement, à parler à la radio. Et je me dis, waouh. Et tout ça, c'est juste des déclics à créer. Donc oui, c'est possible. Après, il y a aussi des techniques, il faut savoir être intéressant, savoir discuter, ça, ça s'apprend aussi.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qu'il faut clarifier en premier ? Qui on est ou à qui on s'adresse ?
- Speaker #1
Pour moi, on m'a toujours dit, par exemple, à mon summit, on me dit comment t'arrives à avoir tous ces speakers. On a eu les plus grands influenceurs, on prend le Fisch, la 2.8, les entrepreneurs comme Taïkris, on a eu Patrick Hinet qui est le plus grand producteur de cinéma. On m'a dit comment t'arrives à les convaincre de venir. Et en fait, je pense que le networking, ce n'est pas commencer à parler de ses projets, c'est d'abord parler de la vision. on connecte en fait sur la vision. C'est sur la vision et après, il y a la mission et les valeurs. Mais à partir du moment où les gens disent, mais... Moi, par exemple, beaucoup de gens ont été diminués dans leur vie, à l'école, par la famille, et se sont éteints alors qu'ils ont des super bons projets. Quand moi, je parle de cette vision, on me dit, moi, j'ai envie que vous réussissiez. Alors, vous étiez diminués. Tous les gens qui ont été diminués dans leur vie vont dire, mais ça me touche ton projet. J'ai vécu ça. Attends, je vais t'aider sur ce projet-là parce que je suis sur la vision. Je ne vais pas expliquer que je fais des conférences, des masterclass, mais je dis, moi, j'ai cette vision-là, j'ai ce message-là. C'est comme Elon Musk, comment il arrive à faire bosser des gens jour et nuit. C'est parce qu'il a cette vision. On va être les premiers à faire quelque chose. Il y a des gens qui disent « Ouais, on veut être dans les premiers. » Et ils parlent de la vision. Et alors après, il arrive à embarquer des gens dans ça. Ty Criss qui a écrit la préface du bouquin, c'est pareil. Il arrive à convaincre n'importe qui avec sa vision. Il n'a jamais été aux études. Il lance un opérateur télécom. Mais le truc qui est dans l'absolu, techniquement, impossible à faire. Mais il a convaincu des investisseurs qui ont mis 2 millions d'euros. Après, ça s'est tendu à 10 millions d'euros. Même les banques ne l'ont pas cru. Enfin, ils n'ont pas cru parce qu'il n'a pas fait de dipôme. Mais sa vision. a fait qu'il a su avoir plein d'investisseurs à côté. Même son chirurgien était tellement convaincant que tout le monde mettait de l'argent alors que le truc était impossible. Et en plus, il a réussi. Il a réussi. Donc vraiment, le networking, quand on va voir des gens, ce n'est pas commencer à pitcher son projet, c'est aller d'abord sur la vision. Et si ça connecte sur la vision, après, ça va aller plus loin.
- Speaker #0
En fait, il y a quand même, parce que dans ce que tu dis, moi, je vois quand même qu'il y a plusieurs types d'événements. de networking différents, c'est-à-dire que déjà, il y a des tailles différentes, il y a des cibles différentes. Quels sont un peu, toi, tes conseils ? Parce que du coup, moi, personnellement, j'ai passé des années en Belgique d'abord à éplucher un petit peu ces événements de networking. J'ai vraiment eu du mal à retrouver un réseau ou un événement qui me correspondait. Quels sont un peu tes conseils, toi, pour bien cibler quel type d'événement, à quel type d'événement il faut aller ?
- Speaker #1
En fait, c'est drôle ce que je vais dire parce que je cible pas. Parce que je vais dire autant les événements que les gens. Je donne un exemple, moi je suis dans l'entrepreneuriat, et mon meilleur réseau je l'ai fait au Festival de Cannes. Le Festival de Cannes c'est le cinéma.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu faisais au Festival de Cannes Jérémy ?
- Speaker #1
Ça n'a rien à voir, mais c'est ça qui m'a fait rencontrer indirectement, on appelle ça les réseaux faibles. Ça veut dire que si on est avec des gens qui nous ressemblent trop dans le même secteur, le réseau reste fermé parce qu'on a tous les mêmes contacts communs. Par contre quand on va dans un réseau faible, et je vais expliquer comment ça peut arriver, c'est comme ça que j'ai rencontré... François-Henri Pinault, qui est quand même un des plus grands PDG et caring en France. Je l'ai rencontré, ce n'est pas parce que j'étais dans un événement entrepreneurial, c'était au Festival de Cannes. Et au Festival de Cannes, moi, j'ai commencé à travailler aussi avec des gens comme Stromae, au World Music Awards. Mais qu'est-ce qui se passe ? C'est que dans ces milieux-là, il y a des sponsors, il y a des événements annexes où là, tous les grands PDG sont là. Et c'est comme ça qu'on se retrouve à une soirée avec François-Henri Pinault. Et comment je me suis retrouvé au Festival de Cannes ? Je reviens sur la loi de la réciprocité. C'est que j'avais rencontré, j'ai apporté de la valeur. Et donc, du coup, je me suis fait re... Tout ça, en fait, j'ai commencé dans une discothèque en Belgique.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Où on m'avait dit, pour sortir timidité, fais des rencontres, un maximum de rencontres. Je me suis dit, le meilleur moyen, j'ai 23, j'étais au début de la vingtaine, on va sortir en boîte. Mais moi, ce n'était pas genre pour faire la fête. C'était vraiment pour dépasser cette timidité. Et malheureusement, pour rentrer en boîte, il faut payer une entrée. Et je n'avais pas d'argent. Je n'ai jamais reçu d'argent de poche de mes parents. Donc, j'étais à la débrouillardise. J'ai trouvé un club qui cherchait des ambassadeurs, qui était le Louis Galerie, qui maintenant est devenu le Boudi Nice. Et je suis devenu l'un des meilleurs ambassadeurs. Donc, du coup, je me fais repérer par les patrons. Et à ce moment-là, les patrons disent, tu peux aller dans le VIP. Donc, on rentre déjà dans une couche plus fermée. Et dans le VIP, je rencontre des gens. Oui, personne ne me snob. Le rejet parce qu'on ne me connaît pas. La réussite, ce n'est pas ce que tu connais, mais c'est aussi qui tu connais qui te connaît. Et dans ce VIP, je me dis, on va quand même faire des rencontres. C'est Pareto, une ou deux rencontres peuvent t'amener plus loin. Et donc là, je rencontre quelqu'un qui...
- Speaker #0
Attends, je t'arrête parce que quand tu dis rencontre, ça veut dire que tu vas... proactivement vers une personne.
- Speaker #1
Oui. Moi, mes valeurs, c'est la proactivité. Ça ne sert à rien d'attendre que les gens viennent à toi. Mais j'étais là, à ce moment-là, j'étais dans l'inconfort. Moi, j'étais en train de me prendre des claques. Je pars de loin. Je me prenais des claques. Ça fait mal. Mais après, j'ai compris avec l'expérience que le rejet, il ne faut pas le prendre personnellement. C'est simplement parce qu'ils ne me connaissaient pas. Ils ne me connaissaient pas. Il y a des gens qui ne me connaissaient pas à ce moment-là et qui me snobbaient. Aujourd'hui, ils me courent derrière. Et donc, c'est juste une question de maturité, de est-ce qu'on nous connaît ou pas. C'est malheureux, mais il faut... Voilà, ça fait partie du...
- Speaker #0
Ok, et donc quand tu approches, tu lui dis quoi ?
- Speaker #1
Tu te souviens ? Là, j'étais maladroit en fait. Mais de base, moi, le networking, j'étais juste curieux. J'étais juste curieux. Je me dis, je vais leur parler et je vais apprendre d'eux. Je vais apprendre d'eux. Et puis, il y en a, ils n'ont rien à faire, beaucoup. Et puis, il y en a qui avaient déjà entendu mon nom. Ah, mais c'est toi dans ce club qui as été ambassadeur ? Ah, mais fais la même chose pour moi. Et donc, je me suis retrouvé comme ça dans le milieu de la mode. Et c'est via le milieu de la mode que je suis arrivé après sur Paris et que j'étais invité au Fashion Week. Donc, j'étais sur des grands défilés. Et là, je rencontre un DJ. Et on parle, il me dit « Ah, mais Jérémy fait la même chose pour moi, c'était Michael Canitro. » Le gars qui était en fait de base, à ce moment-là, le Didier officiel du Festival de Cannes. Et d'ailleurs, j'en parle dans les remerciements de mon bouquin, parce qu'il m'a ouvert des portes. Mais aujourd'hui, c'est lui qui a fait tout le show. Il a un concept qui est monumental, mais c'est lui qui a fait tout le show. Par exemple, la cathédrale de Paris, quand elle a été réouverte, où toute la planète était là, il y a un show, lumière, Didier, c'est lui qui a fait ça. C'est lui qui, le PSI, quand ils ont gagné, il était dans le stade, c'est lui qui a fait la musique et tout ça. et Mickaël m'a dit écoute apporte moi de la valeur, essaye de me mettre dans les médias et à ce moment là j'étais en train de travailler avec un organisateur de soirée sur une soirée sur un gros yacht où on allait recevoir Jean-Claude Vendamme et moi je m'occupais aussi de la partie comme j'avais un réseau mode donc de nouveau rien à l'entrepreneuriat, Christian Diger et je les mets sur le yacht et Mickaël est venu sur ce yacht et il cherchait des médias, ça a tiré des médias il s'est retrouvé avec un reportage journal télévisé de RTL TVI Qu'est-ce qui se passe ? C'est que derrière, il me dit « Jérémy, moi je vais t'inviter maintenant dans des événements festivals de Cannes. » Et là, on se retrouve dans les plus gros événements festivals de Cannes. Et c'est là où on commence à rencontrer tous des PDG, tous des gens qui là sont dans mon réseau. Donc c'est de l'indirect. Et c'est ce que je dis, c'est que parfois il y a des gens, ils vont dans un événement, ils vont cibler en disant « Ah, il faut que cette personne importante. » Et donc parfois, il parle à quelqu'un, il regarde au-dessus de l'épaule. Il ne peut jamais faire ça en disant « Cette personne, je la connais, mais je ne lui parle pas pour lui parler. Je dois trouver quelqu'un de plus important. » Il ne faut jamais faire cette erreur-là. Parce qu'en fait, la personne, n'importe qui, c'est la loi de Metcalfe, connaît d'autres personnes. Et la personne que vous ne pensiez pas importante, en fait, son frère ou sa sœur, c'est le plus grand PDG au monde. Et moi, j'ai déjà eu des choses comme ça où j'ai juste sympathisé avec quelqu'un parce que c'est de l'humain. J'aime bien la personne et elle me dit « quand tu viens en Suisse, viens manger chez moi » et tu te rends compte qu'en fait, c'est la fille d'un des plus grands industriels. Et c'est important pour moi de ne pas cibler. On peut en fait, si juste de l'intelligence relationnelle à avoir, on peut créer un business juste en parlant à quelqu'un dans l'avion à côté. C'est ce qui s'est passé avec Ty Chris, il a eu 300 000 euros en parlant à l'avion. Moi aussi, dans l'avion, je parle à quelqu'un, ça m'apporte des opportunités. Mais le problème, c'est qu'il y a plein de gens, j'observe, ils ne vont pas parler à leurs voisins. On a peur des inconnus. On le disait en préparant juste avant que les gens, quand ils vont dans des événements, ils restent avec les gens qu'ils connaissent.
- Speaker #0
Exact, exact.
- Speaker #1
Et alors, moi, j'étais un électron libre. Déjà, un conseil, c'est aller seul dans des événements. Comme ça, vous êtes obligés d'aller dans l'inconfort.
- Speaker #0
Un conseil que je donne à mes équipes aussi toujours, parce qu'humainement, tu vas rester avec ceux que tu connais. Donc, autant aller seul.
- Speaker #1
Donc, effectivement. Donc voilà, je ne cible pas les événements ni les personnes. Maintenant, si je suis face à une personne et on n'est pas sur les mêmes valeurs profondes, je ne vais pas faire semblant non plus. Je sais que c'est quelqu'un parce que ça ne colle pas sur les valeurs. Même si c'est quelqu'un qui peut me donner un million d'euros pour investir dans mon projet, je ne vais pas le faire. Parce qu'après, c'est pour ça qu'on voit que quand on s'associe avec des gens qui n'ont pas les mêmes valeurs, ça termine en faillite ou en procès. On voit beaucoup d'associés comme ça. Et donc, moi, mon réseau a été beaucoup plus facilement alimenté par des gens indirects. C'est le réseau faible qui n'ont rien à voir avec mon secteur, que je n'ai pas ciblé, mais eux, après, m'ont ramené vers des bonnes personnes parce qu'ils m'ont invité à des événements. Et donc, c'est le festival de Cannes, finalement, qui m'a amené à rencontrer énormément de grands entrepreneurs. Et là, ça devient très intéressant par rapport à mes activités.
- Speaker #0
Tu m'étonnes. Et un peu de jet set, tout ça, quand même. Un peu de jet set.
- Speaker #1
Oui, c'est… J'avoue, j'avoue.
- Speaker #0
Le monde du recrutement change. Et non, l'IA ne remplacera pas les recruteurs. Elle les rend bien meilleurs. Wiggly, c'est la plateforme qui combine le pouvoir de l'IA et l'intelligence humaine pour sourcer, matcher et engager les bons talents plus vite. Si vous recrutez aujourd'hui sans Wiggly, vous recrutez à l'ancienne.
- Speaker #1
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- Speaker #0
Tu parles souvent, d'ailleurs dans tes posts LinkedIn que j'ai lus, c'est assez souvent revenu que d'oser aller vers l'autre. Quels sont pour toi trois types de comportements ? On a déjà parlé de la proactivité, d'aller plutôt seul. Est-ce que tu as d'autres petits quick tips pour se lancer dans le networking ?
- Speaker #1
On néglige souvent ça, c'est qu'on est observé dès la première seconde. Déjà, avant de parler à quelqu'un, quand vous rentrez dans une salle, Vous êtes déjà observé. Donc ça veut dire qu'en fait, le non-verbal est super important. De nouveau, je donne un exemple. Moi, quand je commençais à sortir et que je ne pouvais pas rentrer dans les boîtes, je tentais quand même l'audace. Et si on arrivait en baissant les yeux avec une micro-hésitation vers la sorteur, on était recalé. Par contre, si on arrive et qu'on est sûr de soi, qu'on regarde dans les yeux, qu'on a un sourire et que limite on leur serre la main comme si c'était normal d'être à l'intérieur, on a plus de chances de rentrer à l'intérieur. Donc en fait, déjà qu'on a un événement, c'est tout est dans l'énergie. C'est bête, mais le regard et le sourire, c'est ça qui va capter d'abord la personne. Et dès qu'on capte le regard de quelqu'un, on sourit. Et puis si on voit que la personne nous ressent, on va parler. On va parler et puis là, en fait, il ne faut même pas hésiter. C'est ce que j'appelle dans le bouquin la règle des trois secondes. Au plus on attend, au plus on ne va pas y aller. Et la règle des trois secondes, ça circuite, ça court-circuite les excuses qu'on va se mettre. Et c'est pareil dans le business, comme quand on voit quelqu'un une soirée, c'est une jolie fille, un joli garçon, on va lui reparler, mais on a peur. Et au plus on attend, au moins on va y aller. Et au plus on réfléchit, au plus on va y aller. Au plus, on va être moins naturel et on va limite bégayer. Et du coup, ça ne se passe pas. Et ça, ça permet de rester authentique les trois secondes, de ne pas se mettre des excuses, de ne pas être dans la peur. Et puis, quand on est face à quelqu'un, c'est un peu la... Ce n'est pas l'instinct de survie, mais il suffit de poser une bonne question. Je suis à l'événement avec vous. Pourquoi vous êtes là ? Et puis, après, c'est tout un art de discuter avec un principe d'écoute qui fait qu'on peut tenir comme ça une discussion avec une personne pendant 30 ans. minutes, une heure, deux heures, des gens très très importants.
- Speaker #0
Moi, je trouve que la partie la plus compliquée, ce sont ces trois secondes. C'est-à-dire que c'est la première question que tu vas poser. Souvent, on parle de « icebreaker » , où on se dit, mais on arrive, qu'est-ce que je vais dire pour ne pas paraître ridicule ? Il n'y a pas forcément l'intérêt derrière, mais je lui parlerai bien. Est-ce que là, il y a des...
- Speaker #1
question à poser un petit peu plus pertinente que d'autres ou alors on va dans le métier vous êtes vous êtes à l'événement vous faites là déjà je peux donner un acte de cerveau aussi c'est que parfois il ya il ya des gens trois secondes mais ils vont quand avoir du mal parce que si je vais passer des peurs et c'est la peur d'aller et qu'on se fasse remballer si on va parler à quelqu'un maintenant si on peut faire venir les gens à soi et moi je sais que je vais à des galas charité j'ai un smoking et j'ai une espèce de rose qui est doré comme ça et les gens viennent me voir, ça vient d'où ? Et donc c'est eux qui viennent me parler. Et donc en fait, on a une discussion. C'est un icebreaker, mais ce n'est pas nous qui allons le faire, c'est les autres qui vont venir naturellement ou un pins ou quelque chose comme ça et disent où ça vient. Et donc on est déjà dans une discussion. Maintenant, le principe, c'est toujours jamais parler de business avant de connecter. Donc moi, je ne parle jamais de business, sauf si on me le demande. Mais je ne vais pas commencer à pitcher mon business si on ne me le demande pas. Il faut d'abord connecter. Et comment on connecte, c'est intéressant aux gens. Donc moi, je vais poser une question tout simplement. Pourquoi vous êtes là ? Qui vous êtes ? Et après, je vais creuser parce que je suis curieux. Le networking, c'est curieux. Je dis, comment vous êtes arrivés ? Quand j'ai rencontré Brad Pitt, c'est ça qui m'a fait. Je lui ai dit, mais comment tu es arrivé là où les autres ne sont pas arrivés ? Et là, c'est eux qui vont... Et je m'intéresse parce que moi, j'ai envie d'apprendre.
- Speaker #0
Et avec ton expérience maintenant, avec toutes ces années, toutes les personnes que tu as rencontrées, est-ce qu'il y a des gens ? qui t'impressionne encore ou des gens chez qui tu serais un petit peu... Tu n'oserais pas vraiment aller ?
- Speaker #1
Il y a tellement eu de répétitions dans tout ça que j'étais avec un client, je ne vais pas le donner, mais c'est une grande star internationale, je lui ai même donné un ordre. Enfin, je l'ai même engueulé. Donc, je vais très, très loin. Mais chaque fois, moi, c'est un défi continu où je me dis, OK, aujourd'hui, je sais parler avec un tel, un tel, un tel. Maintenant, est-ce que je vais te donner des ordres ? Je vais même donner un ordre sans qu'il s'en rende compte à la première ministre en me disant, il va me remballer, mais il m'a suivi sur ce que j'ai dit. En gros, je l'ai déplacé d'un endroit à un autre et il l'a fait. Je dis, ah, wow ! Parce que j'ai... J'ai appris à être sûr de moi aussi. Les gens, oui, quelqu'un qui m'avait impressionné vraiment quand je l'ai rencontré, c'était Bernard Tapie. Parce que Bernard Tapie, c'est pas... C'est un gros personnage qui a du caractère et intérêt à assurer. Et ça s'est super bien passé, mais il m'a testé. Je lui ai dit, je connais votre fille. Il me dit, oui, c'est ça. Il me demande le numéro de téléphone. Donc c'est quelqu'un... il ne va pas croire les belles paroles de tout le monde. Du coup, il a dit, OK, le gars, il ne dit pas n'importe quoi parce qu'il y a beaucoup de gens qui disent n'importe quoi. Donc, il va tester. J'aime bien être testé. Les plus grands entrepreneurs vont tester. À un moment, quand tu dis quelque chose, si je te dis quelque chose que tu vas creuser, je vais te creuser jusqu'au bout l'histoire. Mais il y en a, après, ça reste flou. Donc, lui m'avait impressionné. Après, c'est tous des gens. Nicolas Sarkozy, je l'ai croisé aussi une fois quand il était avec la promotion de son bouquin. C'est quelqu'un qui est impressionnant aussi. C'est des gens qui sont impressionnants. Mais après, dans l'absolu, par exemple Brad Pitt, je n'ai pas eu peur. Parce que je me suis dit, on est tous des êtres humains. Il est bon dans le cinéma, mais moi je peux lui apprendre des choses aussi. Je suis bon dans la stratégie, je suis bon dans le consulting. Il est bon dans son truc, ok, il est plus connu que moi, mais on s'en fout. Et au plus, on prend les gens simplement, comme si c'était limite des amis. Au plus, ça va bien se passer. Moi, je vois les gens, dès qu'on les met sur un piédestal, on est plus naturel. De nouveau, je prends un restaurant, tu vas avec... L'homme ou la femme de ta vie, tellement que tu as peur, tellement que tu mets un enjeu, en fait, tu n'es plus toi-même, toute ta synergologie change et en fait, ça va mal se passer. Et souvent, il y a des gens qui disent, mais je ne comprends pas, moi, j'attire que les gens que je n'aime pas. Mais c'est parce que tu es naturel, tu ne fais pas un personnage. Et moi, quand je rencontre des gens très, très importants, je suis naturel. Je ne vais pas commencer à jouer un personnage pour les impressionner. Et au plus, on est naturel et simple, au plus, ça fonctionne. Mais il faut se mettre dans sa tête qu'on est tous des êtres humains et que... Il n'y a personne au-dessus et surtout, il n'y a personne en dessous.
- Speaker #0
Déjà, ça demande un certain niveau de confiance en soi.
- Speaker #1
Ça se travaille, parce que moi, je n'avais pas du tout confiance en moi, de base.
- Speaker #0
Ça se travaille. Mais ce que j'entends beaucoup, en tout cas, ce que je ressens dans ce que tu dis, c'est beaucoup d'authenticité et de vulnérabilité. Et est-ce que cette authenticité et vulnérabilité t'a déjà aussi amené ? à avoir vraiment du business ? Est-ce que tu peux dire aujourd'hui, en fait, c'est vraiment ça l'acquis de ma réussite ? Ou alors, est-ce que c'est plutôt partiel, je vais dire, que le côté vulnérable, on va dire ?
- Speaker #1
Il y a l'authenticité. Je pense que ce qui m'amène du business, c'est que les gens... En fait, c'est de la synchronisation. C'est l'aisie, on est sur la même longueur d'onde. et à ce moment là si maintenant on a des choses qui sont complémentaires ça va se faire mais ce qu'il y a c'est qu'on sent directement les requins qui viennent juste pour t'utiliser et moi j'ai jamais je suis pas dans cette approche là c'est que je passe tout simplement un bon moment avec la personne et naturellement elle va plus facilement donner sa carte de visite à quelqu'un avec qui elle a passé un bon moment que quelqu'un qui est déjà en train de parler de business et après c'est savoir après entretenir la relation et là c'est quand on se voit et qu'on n'est plus supposé qu'en discutant de notre vie qu'on se dit mais attends moi je peux t'aider là-dessus. En fait, moi je suis toujours je peux t'aider, ce n'est pas j'ai besoin, c'est je peux t'aider. Je peux t'aider là-dessus et ça devient naturel. Elle dit, tu sais faire ça ? Oui, je sais le faire. Et donc du coup, vas-y, aide-moi. Et c'est comme ça qu'après, il y a des business qui se créent.
- Speaker #0
Incroyable. Quel est, on va dire, le résultat le plus improbable que tu aies obtenu grâce ? à tout ce network.
- Speaker #1
Grâce au pouvoir d'Irassou. On a fait un truc, mais il y a plein de choses. Mais il y a un truc avec un client, c'était exceptionnel. Je ne m'imaginais pas que ça allait aussi loin. Mais là, c'est tout. Les planètes se sont alignées parce que ça a été mondial. Moi, j'étais content, j'étais fier parce que je ne m'y attendais pas. Je savais qu'on pouvait aller loin, mais pas à ce niveau-là. En gros, c'était une marque de bijoux belges. Et ils sont venus chez moi, via une intermédiaire qui m'a dit, qui m'a envoyé un message sur Facebook. Messenger, Jérémy, il faudrait que tu rencontres. C'est ça aussi le réseau. C'est que si... Moi, elle ne m'avait pas parlé. La personne, je ne la connais pas. Je ne l'aurais peut-être pas répondu parce que j'étais... Malheureusement, quand on a trop de sollicitations, on ne peut pas... Mais comme c'était une amie, je dis OK, je vais voir. Il est venu. Donc, on a appris. Donc, le réseau, ce n'est pas juste échanger derrière un ordinateur. Il fallait qu'on se voit pour voir, se sentir, voir si on a les mêmes valeurs. Je vois. Proactif, réactif, génial. Ça colle. Et il me dit, voilà, j'ai une marque de bijoux. Je voudrais la faire connaître dans le monde entier. C'est belge, mais voilà. Je dis, écoute, de nouveau, le principe, c'est dans le bouquin. Je dis OXP. ton objectif, ta marque, tu veux la rendre visible, maintenant c'est le P, c'est qui le P que tu dois avoir ? On va mettre une liste de personnes que tu dois avoir. Et donc, on met une liste de noms, tiens, une Miss France, et puis il dit, va au fond de ta pensée. Et donc, on arrive sur les mannequins Victoria's Secret. Je dis, allez, vas-y, on va mettre le plan en place. Et les bijoux se sont retrouvés sur les mannequins Victoria's Secret.
- Speaker #0
Des de la marque, du coup.
- Speaker #1
Et ça s'est retrouvé sur l'une qui après a adoré. Mais ça, je ne vais pas spoiler le livre parce que j'explique la technique de pourquoi elle a adoré. Parce qu'il faut être différentiel.
- Speaker #0
15 règles d'or, attention.
- Speaker #1
En gros, là, je ne spoil pas, mais je veux dire, c'est arrivé sur ça. Et donc, elle a adoré. Du coup, un mois après, j'ai son agent, en tout cas sa personne de confiance qui me racontait. Elle dit, écoute, elle aime bien les brasser. Elle va se marier. Ça va être en Grèce. Il y aura tout le gratin. Est-ce que ça ne te dérangerait pas qu'on fasse des brasseries pour toutes les demoiselles d'honneur ? Moi je dis, attends, je dois regarder avec la marque. Moi je dis, c'est génial, mais je dois quand même poser la question à la marque. Je parle à la marque, bien sûr qu'ils disent oui. Donc on se retrouve à un mariage avec le gratin et toutes les demoiselles d'honneur avec le bracelet. C'était des mannequins Victoria's Secret, dont Aléa Ambrosio. Deux mois encore après, là il y a mon téléphone qui commence à… Je sens qu'il y a un truc avec mon téléphone et je vois des notifications et je vois en fait une photo. Et en fait c'est Aléa Ambrosio, c'est quand même une des plus grandes icônes de Victoria's Secret. Elle est à Rio de Janeiro, c'est en 2016, je pense, les Jeux Olympiques, avec la flamme olympique devant des milliards de gens. Et qu'est-ce qu'elle a au poignet ? Le bracelet de la marque. Et donc, quand on a comme ça, c'est dû aussi un peu du celebrity marketing sans l'aide. Mais quand on voit ça, les gens sont observateurs et disent « c'est quoi ce bracelet-là ? » . Et donc, après, quand ils connaissent la référence, normalement, les marques, du coup, ça explose. On voit l'effet Kate Middleton. Et d'ailleurs, la marque s'est fait racheter après par le groupe. Et donc, c'est assez génial parce qu'on se dit « waouh, on part d'un truc » . qui était dans un café à Bruxelles, à se retrouver avec une marque qui est propulsée aux Jeux Olympiques. Donc, il y a ça. Après, dans mon rôle de connecteur, je suis aussi connecteur, c'est que quand tu te retrouves à prendre le thé dans le bureau de la première ministre, qui était à ce moment-là Sophie Wilmès avec le patron de Forbes, tu te dis, ah ouais, quand même, c'est sympa que tu supervises Stromae au World Music Awards et que là, tu es avec des gens comme Maria Carey, Miley Cyrus. C'est des choses incroyables et tout devient impossible et donc je suis sur des projets ou une application qu'on a rendu numéro un sur l'Apple Store. Voilà, ça c'est toutes des réalisations qu'on arrive, mais après ça peut être des choses simples aussi. Moi je suis très très content quand je vois quelqu'un qui n'ose pas regarder dans les yeux et qui me dit « Jérémy, j'ai osé sortir de ma chambre et je regarde maintenant les gens dans les yeux. » Et qu'après tu vois qu'ils évoluent et que leurs projets avancent. rien que ça aussi tu reçois un WhatsApp ça me touche et c'est pour ça que je suis aujourd'hui aligné dans cette troisième vie parce que la réussite c'est pas juste l'argent c'est aussi l'impact que tu peux créer parce que ça te nourrit c'est la pyramide de masse tu te sens beaucoup plus utile avant je connectais les chiffres je dis ouais c'est sympa je fais des avis sur des milliards c'est bien pour l'ego mais c'est pas mais l'humain quand on voit qu'on s'est transformé des humains et qu'on voit qu'on crée de la croissance c'est ça qui est génial c'est incroyable ouais ouais bah écoute dans le recrutement c'est
- Speaker #0
Exactement ce qu'on fait. Je m'y retrouve complètement, en tout cas dans ton histoire. Tout à fait, alors ce n'est pas un autre sujet, mais le networking uniquement physique ou digital aussi ?
- Speaker #1
Il faut les deux. Il faut travailler sa e-réputation. L'Indien, j'ai eu des opportunités aussi via l'Indien parce que j'ai mis un poste. Il y a des gens qui lisent le poste et après, ils vont voir le profil. C'est comme ça que je suis devenu ambassadeur au Cercle de Wallonie. Amit Fajjawi, je pense que je reçois un email le dimanche matin, je me dis pourquoi un dimanche ? Je pense que si je fais le lien, je pense que c'est parce que j'avais posté quelque chose qu'il a vu et c'est comme ça qu'après on s'est vu en réunion et que je suis devenu ambassadeur du Cerdo-Hallonis, même indirectement, il a vu mon expertise et j'ai eu un article dans le Trends, tout ça par des réseaux sociaux. Mais après, in fine, il faut se voir, c'est pour ça que c'est important d'avoir les deux, il faut être capable quand on est face à quelqu'un de savoir défendre ses intérêts et connecter. Mais ça, c'est partie réseaux sociaux. Et aujourd'hui, sur les réseaux sociaux, j'ai pas mal de gens qui me suivent beaucoup sur Instagram aussi, mais il y a beaucoup de personnalités. Mais s'ils me suivent, c'est bête. Mais les gens ne pensent pas à ça. Quelqu'un suit en disant, tiens, on a d'autres amis en commun qui nous suivent. Donc, c'est un peu l'effet aussi grégaire en disant, mais lui, il est quand même suivi par plein de gens importants. Son profil a l'air bien, je vais le rajouter plus facilement que quelqu'un d'autre. Et donc, après, c'est très facile de contacter parce qu'on a des beaux réseaux sociaux bien faits. Le patron de Forbes, quand je l'ai amené dans le bureau de Sophie Wilmès, tout est parti de l'Instagram. Mais il a vu mon profil, il dit « Tiens, il travaille avec pas mal de personnalités, ça a l'air quelqu'un de crédible, je vais lui répondre. » Et puis, je l'ai invité une journée à Bruxelles. Et c'est comme ça que dans cette journée-là, il s'est retrouvé dans le bureau parce qu'il y avait de nouveau des synergies. Je ne l'amène pas dans le bureau juste pour faire plaisir qu'il soit dans le bureau. C'est que Sophie Wilmès était dans le classement top 100 des femmes les plus puissantes au monde. Donc, lui, ça l'intéressait d'interviewer. et elle C'est cool d'avoir comme ça. Car Forb, c'est un magazine important. C'était Forb France aussi. Donc, c'était parce que Forb Belgique n'existait pas à ce moment-là. Mais c'est fort. Et je ne sais plus pourquoi je dis ça.
- Speaker #0
On parlait du networking sur les réseaux. Oui,
- Speaker #1
donc il faut les deux. Il faut les deux. Et aussi, quand on rencontre quelqu'un physiquement et qu'après on donne la carte de visite, on va être googlisé. Donc, il y a des gens, moi je fais le test, on voit n'importe quoi sur les réseaux. On tombe sur leur LinkedIn, leur Instagram, on se dit, ben non, c'est pas assez mature leur projet. Derrière, on le voit, quand quelqu'un est un touriste, semi-touriste, professionnel ou quoi. Et donc, du coup, il y a plein de gens qui disent, mais c'est dommage, la rencontre s'est bien passée, mais il n'y a plus rien derrière. Ben oui, mais c'est parce qu'après, tu vas quand même être un peu recherché. On te connaît d'une soirée, mais on veut voir quand même après un peu plus loin avant de vraiment faire une réunion avec toi. Donc les deux sont compatibles, il faut maîtriser les deux.
- Speaker #0
On parle beaucoup d'automatisation, mais au fond, le recrutement reste une histoire de personnes. Et c'est exactement ce que fait Wiggly. Rapprocher la tech et l'humain. Une AI qui aide à mieux comprendre les gens, pas à les remplacer. Et quel est l'avenir pour toi ? Le networking demain, ce sera plus humain, physique ou digital ? Ou alors ça continuera à être une combinaison des deux ?
- Speaker #1
C'est toujours une combinaison des deux. Maintenant, il y a aussi l'intelligence artificielle qui arrive. Mais je pense qu'on reste des animaux sociaux. Donc, on réfléchit avec un cerveau gauche, un cerveau droit, rationnel, émotionnel. Alors, j'expliquais dans notre podcast que c'est vrai que parfois, il y a des gens qui tombent amoureux de leur chat GPT. C'est vrai ? Et donc, du coup, il y a un peu de l'émotionnel aussi. Mais je pense un peu, moi, en tout cas, quand je prends une décision, pareil, je suis un comptable, je dois avoir le comptable pour voir si le feeling passe. Donc, je veux dire, pour des petits projets, il n'y a pas d'impact. On peut tout gérer un peu à distance, mais quand on commence vraiment et quand on évolue dans un projet, à un moment, il y a de l'impact, il y a de l'ampleur. C'est des gros contrats. Moi, je me suis retrouvé sur des contrats à plusieurs millions. Il faut voir les gens. Il faut voir les gens. Et c'est là où on va ressentir aussi la connexion des valeurs. Donc, ça restera. Voilà, on est comme ça. On est des humains. Ça restera pour moi une compétence qu'il faut avoir ad vitam aeternam, mais qui peut être encore optimisée avec tout ce qui va arriver, comme l'intelligence artificielle ou des choses comme ça.
- Speaker #0
Et est-ce que tu observes régulièrement des décalages entre les images sur les réseaux sociaux et la personne en réalité, une fois que tu la rencontres ?
- Speaker #1
Pour être honnête, oui. Il faut faire très attention à ce qu'on voit sur les réseaux sociaux. Moi, j'ai accompagné des influenceurs, mais des très, très grands. Et entre ce qui est montré et le réel, c'est un monde de différence. Et c'est pour ça qu'il ne faut pas...
- Speaker #0
Qu'est-ce qui est mieux, du coup ? Qu'est-ce qui est...
- Speaker #1
Moi, je dis qu'il faut toujours être authentique. Mais malheureusement, je vais dire, c'est pareil, l'image que je renvoie sur les réseaux sociaux, surtout sur Instagram, je suis de base quelqu'un de très simple. Mais quand on voit mon Instagram, ça va être... On me voit avec des stars. Mais je sais pourquoi je le fais, parce que ça peut trier des choses. Mais les gens, du coup, moi, je me souviens qu'il y avait quelqu'un. Je me disais, non, mais j'avais à ce moment-là 28 ans. Je croise dans le métro. Je prends le métro parce que parfois c'est plus efficace que prendre la voiture. Elle me dit « mais qu'est-ce que tu fais en métro ? T'as pas un chauffeur ? » Je dis « non mais j'avais 28 ans » . Mais c'est parce qu'on voyait des images de « j'étais dans la Villa DiCaprio à Cannes » ou des choses comme ça. Et donc dans l'imaginaire des gens, on pense que je suis dans un monde de luxe, alors que pas du tout. Moi, on me demande de dormir sur un matelas pneumatique, il n'y a aucun souci. Et donc il y a une dissonance entre l'image et la réalité. Mais moi, les gens me disent « on te préfère » . On dit « ouais, t'es super simple, t'es super accessible » et ça touche, mais les réseaux sociaux ne donnent pas cette image. Donc, il y a une dissonance, mais il y en a pour beaucoup, beaucoup. Et le problème, quand on regarde Instagram, on a l'impression que tout le monde est beau, tout le monde a réussi dans la vie et c'est horrible. Parce que des gens, il ne faut jamais se comparer dans la vie. Parce que quand on se compare, on dit « mais on est déminable » . Alors que non, attention, il y a beaucoup de choses, on se met toujours sur son bon nombre sur les réseaux sociaux, mais la vie réelle, ce n'est pas tout le temps comme ça. On va mettre ce qu'on… voilà, il y a des gens, ils vont peut-être vivre une soirée de dingue. sur le moi, mais ça va être que ça sur le moi. On a l'impression qu'ils sont tout le temps sur des choses folles, alors que le reste du moi, non.
- Speaker #0
Non, tout à fait, c'est vrai. Quelles sont les trois choses que tu aimerais qu'on retienne de toi ?
- Speaker #1
C'est pour ça que j'écris le bouquin aussi. C'est que... D'ailleurs, ma mission aussi, c'est que je déteste les injustices. Et je vois malheureusement autour de moi énormément de gens qui sont brillants, mais qui se font casser. Ça veut dire, par exemple, moi, ça m'est arrivé quand j'ai fait ma première conférence, on m'a dit qu'il ne sera jamais conférencier. Aujourd'hui, j'ai le standing ovation. Donc, il y a toujours des gens qui vont nous rabaisser et parfois, c'est pour des mauvaises raisons. Et je dis aux gens qui se font rabaisser, déjà, c'est pour ça que j'ai écrit Business Entourage, il faut savoir bien s'entourer et suivre son intuition aussi. Donc, je veux dire, si jamais vous êtes rabaissé, dans le bouquin, je donne l'exemple du joueur de football Ibrahimovic. Quand on voit son parcours, de base, il est Merci. Il est parti en Suède, mais ce n'est pas un Suédois de base. Et il n'a pas des yeux bleus et cheveux blonds. Il a dû faire dix fois plus ses preuves que les autres pour réussir. On lui mettait des bâtons dans les roues et n'importe qui aura abandonné. Et c'est ça que je mets dans le bouquin, c'est que si vous avez un mauvais nom, si vous êtes quelqu'un qui avait rabaissé, si personne ne croit en vous, vous allez voir qu'il y a un chemin pour y arriver. Et je montre ce chemin-là, je dis il ne faut pas, parce que les gens disent c'est pour les privilégier avec une cuillère. Et ça, c'est le premier message que je fais repasser. Attention, vous pouvez créer un réseau influent, même si vous partez de rien et que vous avez tout contre vous. Je vous montre des exemples et je vous montre mon propre exemple parce que je suis parti de zéro contact. Le deuxième point que je fais passer aussi, c'est très inspirationnel. Il y a du concret avec les exemples, mais aussi, je veux montrer que tout est possible. Et donc, quand j'explique mon histoire ou je montre toutes les étapes, que je suis quelqu'un de timide et le défi, c'est que, j'en ai parlé un peu à la maison, je suis timide. Vraiment, elle a toujours été un peu à me challenger. Tu es un rêveur, tu es un rêveur. Et donc, c'est parti sur, tu vas aller voir, je vais leur prouver qu'ils ont tort. Ça, c'est le message. Quand quelqu'un vous diminue, prouvez, ça doit être votre force, prouvez qu'ils ont tort. Et donc, j'ai dit, je vais me mettre quelqu'un qui est inaccessible dans le monde. Et c'est parti sur Brad Pitt. Et j'ai réussi à être à l'aise avec cette personne-là. Et j'explique comment je le fais. Alors ça, c'est le côté inspirationnel. Après, le but, c'est de réussir ses projets et ses rêves. Mais je montre aussi qu'en fait, tout est possible dans la vie. Et beaucoup de gens se restreignent. Et quand on comprend, voilà. C'est pour ça, d'ailleurs, que j'ai accepté de venir sur ton podcast. Parce que je dis, sur les visions, c'est le mouton à cinq pattes. Et beaucoup de gens sont différents aussi. Et du coup, ils prennent ça comme une faiblesse alors que c'est la plus grande force des gens et tout le monde est différent en fait. Et donc, je veux montrer aussi que parfois quand on est différent, on peut aller très très très très loin aussi. Et donc, c'est vraiment un bouquin aussi qui fait passer ces messages-là. Ma propre maman qui n'est pas entrepreneur, elle a lu le bouquin et elle me dit j'ai envie d'entreprendre maintenant. Et donc, ça c'est les messages que je veux faire passer. Et aussi, c'est dans la quatrième couverture, c'est je dis le talent c'est le moteur, le réseau c'est l'accélérateur. C'est pour ça que je l'ai fait à sortie du livre, là c'est un coup de bol, chez McLaren. parce qu'ils ont été champions du monde, c'est une Formule 1. Et je dis, il faut les deux. Il faut les deux parce que beaucoup de gens disent, ah, mais juste avec des compétences, et moi j'ai fait ingénieur civil, ce n'est pas les compétences qui font réussir. C'est important, il faut l'expertise, mais il faut aussi connaître les bonnes relations. Et l'ensemble des deux, c'est ce que je dis, et la Formule OXP, O, objectif, P, personne, c'est là qu'on fait des choses formidables.
- Speaker #0
D'ailleurs, ça me fait penser, parce qu'au tout début de l'épisode, tu as parlé des personnes tremplantes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, vite fait, parce que justement, après, tu parles maintenant de l'importance des relations. C'est quoi une personne très importante ?
- Speaker #1
En fait, dans le réseau, il faut deux types de personnes. Le socle, c'est l'entourage proche. Si on prend par exemple Cristiano Ronaldo, sa maman, ça a été super important pour lui. Georgina. Et Georgina aussi, je pense que sa femme est très, très importante. Parce qu'on a des moments hauts et des moments bas dans un projet et dans une vie. Et c'est dans les moments bas qu'on peut tout abandonner. Donc, si quelqu'un enfonce le clou en disant, mais je te l'avais dit, tu es un incapable. tu vois que on va arrêter le projet. Il y a beaucoup de projets qui sont arrêtés comme ça. Et quand on a un entourage qui est fort, et on dit qu'on est la moyenne des 5 personnes qu'on côtoie le plus, et c'est important, dans ces moments bas, la maman de Cristiano Ronaldo lui dit non, on continue, continue. Il aurait pu abandonner et ne jamais vivre cette vie-là. Et donc ça, c'est le socle. Le socle, c'est vraiment avoir la stabilité et dans les moments bas, avoir des gens qui peuvent nous nourrir et nous encourager à aller plus loin. Et puis les personnes tremplin, c'est on a un objectif, un rêve. Qui sont ces personnes qui vont nous propulser à accélérer tout ? Pour faire simple, je prends l'exemple d'un acteur. un acteur, il a le talent, il va devoir avoir la confiance d'un producteur. DiCaprio, dès qu'il a eu un producteur qui lui a donné sa chance, parce qu'il a galéré avant, il ne faut pas croire, dès qu'il y a une personne qui a réussi, sa carrière a été propulsée. Et ça, c'est des personnes tremplin. Moi, j'ai créé une technologie dans le champagne, c'est une pièce pour fixer les fontaines sur les bouteilles de champagne. Moi, une personne tremplin, ça a été l'administrateur délégué de Goemio. Il m'a fait un article dans le Goemio, il m'a fait une recommandation. Ça ouvre, ça ouvre des portes, ça ouvre des portes. Et comme ça, il y a plein de personnes tremplins qui vous font avancer. C'est ça, les personnes tremplins. Chez BNP, ces deux personnes-là, Jean-Michel et Alain, ces deux personnes-là, c'est grâce à eux. Si eux n'étaient pas là et qu'ils n'avaient pas remonté ce travail sur la table du CIO, ma vie aurait été différente. Et c'est ça, des personnes tremplins. Mais il faut aller à la recherche de ces personnes. Et on va faire énormément de rencontres qui vont... pas être intéressante, mais c'est comme ça qu'à la fin on trouve ces personnes tremplantes. Moi, on m'appelle l'entrepreneur aux 5000 rejets. Donc Forbes a fait un article sur ça. Donc il faut être prêt aussi à avoir beaucoup, beaucoup de rejets parce qu'au final, on va avoir les bonnes personnes. Et je dis, c'était Henri PFR, parce que je l'ai vu et il a un exemplaire de mon bouquin. Et je lui ai dit, mais toi, comment ça a commencé ? Il me dit, mais moi, ça me parle le réseau parce qu'il m'expliquait qu'au début, il contactait les chaînes YouTube et je pense qu'il a... Alors, je ne suis plus sûr du chiffre, mais je pense qu'il m'a dit qu'il a contacté 400 personnes. Et sur les 400, je pense qu'il y en a eu 4 ou 5 qui ont dit, vas-y, on y va. Et c'est après comme ça qu'on explose. Et c'est ça, les personnes de tremplin. Mais c'est des chiffres, c'est des stats. Vous n'allez pas les trouver comme ça, sauf un coup de chance directement. J'ai aussi donné à Tony Parker et on a eu cette discussion. Il fait, mais tu penses que c'est la chance, les rencontres ? Je dis, non, on la provoque. On la provoque. Moi, j'en ai fait tellement qu'à un moment, tu vas tomber, c'est des statistiques, tu vas tomber sur des bonnes personnes qui vont être compatibles et qui vont t'aider. Mais il faut accepter le rejet.
- Speaker #0
Si tu devais donner un seul conseil pour devenir inoubliable, ce serait lequel ?
- Speaker #1
Inoubliable ? C'est une bonne question, ça. Je vais revenir sur la loi de la réciprocité. C'est donner de la valeur aux gens. Et aussi, quand les gens vont mal. C'est très marrant, je le dis aussi dans le bouquin, il y a les rats du navire. Quand ça va mal, tout le monde part.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
et dans une conférence j'ai eu le patron de Forbes Belgique et quand il a quitté la télé qu'il a créée, il a vu cet effet là qu'il y a plein de gens, mais par contre ceux qui étaient là et ça on revient sur l'entourage proche qui était là, il va s'en souvenir toute sa vie de ces moments là, et on devient inoubliable pas quand on est là pour les moments hauts mais surtout quand on est dans les moments bas avec des gens et donc quand on amène les gens moi j'ai vu quelqu'un qui avait été ça allait pas bien elle m'a dit tu sais que t'es un des rares qui prend Alors... de mes nouvelles, mais ils se souviennent de ça. Et après, c'est des gens qui sont doués, qui reviennent, et on ne le fait même pas pour ça. C'est parce que, moi je dis, je reviens sur ma mission de vie. Quand quelqu'un est mal ou qu'il a été diminué et qu'il s'est passé quelque chose qui est injuste, ça me rend fou et j'ai besoin de lui faire remonter la pente. Et c'est pour ça que je suis aujourd'hui coach, parce que c'est en élève, on est des élévateurs, il faut que chacun ait dans sa vie des élévateurs.
- Speaker #0
Merci beaucoup Jérémy. Qu'est-ce que je peux te souhaiter pour ces cinq prochaines années ?
- Speaker #1
De prendre plus de vacances parce que je n'en prends pas assez. Et après, c'est de continuer dans cette mission-là. C'est que le livre, c'est cool parce qu'il a été numéro un sur Amazon. Incroyable. En fait, c'est d'arriver... L'entrepreneuriat en Belgique, parfois, n'est pas assez ambitieux. Et c'est de continuer avec un bouquin ou peut-être d'autres outils de... d'amplifier ça avec un maximum de gens et de voir vraiment un maximum de success stories belges qui deviennent mondiales. Donc, c'est ça. Et alors, moi, je suis content chaque fois que je vois quelqu'un qui évolue de me dire « Oh, j'ai contribué » . Alors, c'est toujours les gens infinis qui arrivent, mais je suis content d'avoir été une pièce du puzzle qui a permis de contribuer à ça.
- Speaker #0
Le connecteur.
- Speaker #1
Mais en fait, c'est ça. C'est la règle 15. du bouquin qui est un peu plus caché. Mais quand on active ça, je dis dans son réseau, le meilleur conseil, c'est d'avoir des connecteurs. Parce que les connecteurs, il vaut mieux avoir, ça aussi sur la qualité du réseau, il vaut mieux avoir dans son réseau cinq personnes qu'on aime beaucoup, mais qui connaissent la planète entière, que mille personnes où c'est superficiel et qui ne connaissent personne. Et donc ça, c'est la qualité du réseau aussi. Et moi, je suis un connecteur et je suis content grâce aujourd'hui à mon réseau. Et puis, c'est utile à plein de gens et créer plein de croissance en Belgique et aujourd'hui, même partout dans le monde, parce qu'on a été sur des projets au niveau mondial. Donc, ça fait plaisir.
- Speaker #0
Génial, Jérémy. Un tout grand merci. Je te souhaite tout ça, du coup. Tout le meilleur. Merci d'être venu dans le Mouton à 5 pattes. Et pour tous nos auditeurs, je vous dis à très bientôt. Au revoir.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Merci, Jérémy, pour ce partage hyper authentique et ultra concret. Si vous nous écoutez, foncez découvrir ses contenus, son livre, ses outils. et tout ce qu'il construit autour du networking stratégique et du personal branding. Merci à tous d'avoir été avec nous et à très vite dans le Mouton à 5 pattes !