- Speaker #0
Donc on a réussi, on va dire, à passer tous ces caps, tous ces heures, et aujourd'hui le groupe n'a jamais été aussi solide. Est-ce pourtant facile ? Non, on a encore beaucoup, beaucoup de choses devant nous, mais en tout cas on peut dire qu'on a créé aussi les conditions de pouvoir bâtir quelque chose d'encore plus puissant pour la suite.
- Speaker #1
Bonjour,
- Speaker #0
je suis Anthony Baron et vous écoutez les After Deciders, un podcast à déconcilier qui accueille des leaders entreprenants, acteurs de l'économie réelle, portant au quotidien des mutations et des innovations dont les actions impactent notre société. Bonne écoute à tous.
- Speaker #1
Nous nous immergeons aujourd'hui dans l'univers de l'assurance. Nous avons l'honneur et le privilège d'accueillir Laetitia Léonard-Rutter, députée CEO de Generali France. Bonjour Laetitia.
- Speaker #0
Bonjour à tous.
- Speaker #1
Et bienvenue à vous dans ce nouveau numéro des After Decider. Alors dans cette interview, nous allons revenir sur les aimants de votre parcours, l'histoire et le positionnement actuel de Generali en France, la stratégie et les transformations menées. par le groupe, ainsi que les modes de management et de gouvernance appliqués. Et puis, on abordera également les enjeux technologiques dans un contexte économique incertain. Alors Laetitia, sur votre parcours académique, vous êtes diplômée de la CHC Paris et de l'Université de Saint-Gal en Suisse, complétée par des études à l'Université de New York, à l'Institut des hautes études de l'entreprise et à l'Institut des hautes études de défense nationale. Et vous débutez votre carrière professionnelle en 2000 en tant qu'analyste en fusion-acquisition chez JP Morgan. à Londres, dans le secteur des télécommunications, des médias et des technologies. Et en 2003, vous rejoignez le siège du groupe AXA en tant que chargé d'affaires en Corporate Finance. Évolution assez marquée au sein du groupe pendant plus de 15 ans, puisqu'en 2006, vous êtes notamment responsable du capital management du groupe, tout en assurant des fonctions de responsable middle et back office et de chief risk officer au sein d'AXA SA. Et en 2014, vous êtes promue directrice financière d'AXA Global PNC, donc une entité dédiée aux... des activités de dommages et de réassurance dommages. En 2016, vous intégrez AXA Entreprises en tant que directrice marketing et services et en 2017, vous devenez Chief Data Officer d'AXA France. Laetitia, vous avez occupé des fonctions et des rôles variés chez AXA. Déjà un retour sur cette première étape de votre parcours, des fonctions de la gestion des capitaux à la Chief Data Officer. Comment ces expériences ont-elles façonné votre approche de la finance, dans l'assurance notamment, et en intégrant les données et la technologie ?
- Speaker #0
Alors pour revenir sur mon parcours, je pense que ce qui est intéressant et déjà pour comprendre, il faut revenir un tout petit peu en arrière. Et c'est vrai que quand j'étais étudiante et notamment HEC, j'ai vraiment voulu, eu à cœur de comprendre vraiment les rouages de l'économie, comment tout ce monde fonctionnait, comment est-ce que finalement on crée de la valeur et comment on crée de l'impact surtout. Et c'est vrai que pour moi qui venais plutôt d'un univers parental autour de la fonction publique, d'un milieu artistique, c'était pas du tout mon métier. Ce n'est pas du tout mon domaine et néanmoins, j'ai eu envie de découvrir ça parce que je sentais que les entreprises, c'était là où vraiment se passait le maximum de choses dans l'économie aujourd'hui. Et c'est pour ça que, vous l'avez dit, dans mes études, notamment à HEC, j'ai multiplié les expériences, que ce soit en Suisse, que ce soit à New York, à la NYU aussi, pour vraiment appréhender du mieux possible le monde qui m'entourait. Et c'est ce qui a un peu traduit ensuite mon envie de rentrer dans ces métiers des fusions acquisitions, dans lesquels c'est des années qui comptent double. On apprend beaucoup et vraiment, on comprend vraiment comment on fabrique de l'impact, de la valeur au sein des entreprises. Après, j'aurais pu finalement faire une carrière entièrement dans la finance et j'ai été directrice financière, y compris chez Generali. Le poste auquel je suis rentrée ensuite, c'est celui de directeur financier. Mais ce qui m'a paru intéressant à un moment dans ma carrière, c'est de mettre sur stop et de me dire peut-être que j'ai envie de découvrir autre chose, de faire un pas de côté pour finalement réussir à appréhender le métier d'une façon un peu différente. Finalement, on peut se dire que prendre la direction marketing quand on vient de la finance, c'est quelque chose qui est totalement en opposition, mais pas tellement. Et en fait, on peut apprendre à porter et apprendre énormément à ses fonctions. Ce que j'ai pu faire, on peut vraiment être beaucoup plus en proximité avec la réalité du terrain, avec les clients, avec les réseaux de distribution. Et ça, c'était intéressant. Et quand j'étais Chief Data Officer aussi, c'était au début. de ce qu'on a appelé le big data, un peu ce qui vient en précurseur. Et c'est vrai que ça m'a beaucoup aidée. Et que quand ensuite je suis revenue sur des fonctions plus financières, j'ai appréhendé mon métier de manière beaucoup plus large, très différente, avec beaucoup plus de profondeur. Et je pense qu'aujourd'hui, j'ai exercé cette fonction de directrice financière de manière totalement différente à si j'avais juste eu un parcours plus traditionnel au sein des métiers de la finance.
- Speaker #1
Effectivement, en novembre 2018, vous rejoignez Generali France. Donc, il avait dit... en tant que directrice financière et membre du comité exécutif, peut-être notamment la promotion d'une finance utile au métier, peut-être aussi liée à ce parcours opérationnel typiquement sur la partie data ou marketing, et donc une finance utile au métier orientée données performantes. en s'appuyant sur des technologies comme l'IA pour anticiper les risques et optimiser les opérations. Alors pourquoi rejoindre Generali après 15 ans au sein du groupe AXA ?
- Speaker #0
Oui, ça c'est une bonne question et on me la pose souvent. Il y a plusieurs réponses. Cette réponse n'est pas sur une seule dimension, elle est sur plusieurs. Déjà pour moi, c'était l'opportunité de rentrer au COMEX d'une entreprise. Et ce n'est pas la promotion en tant que telle, mais plutôt la capacité. à avoir de l'impact et à voir les enjeux au plus haut niveau de l'entreprise, avec une vision vraiment 360 des sujets. Et ça, je suis quelqu'un qui aime beaucoup avoir de l'impact, de la liberté d'action, etc. Et c'était quelque part me positionner davantage et mieux pour exercer ce type de fonction. Et puis derrière ça, il y a eu aussi deux autres aspects qui pour moi étaient absolument clés. Donc deux aspects. Le premier de ces deux aspects, ça a été vraiment l'entreprise. C'est-à-dire que pour moi, Generali France, C'était, je sentais, j'avais l'intuition que cette entreprise était à un stade de développement très intéressant, un stade où on pouvait accélérer, où il y avait beaucoup de choses à faire. Même si la France, c'est un marché assez mature, on peut se dire qu'il n'y a pas beaucoup de perspectives de développement. J'avais le sentiment que chez Generali France, c'était le bon endroit pour être au bon moment. Et ça, c'est vraiment quelque chose qui, dans ma carrière, est revenu très souvent. J'ai eu la chance, mais aussi les opportunités pour pouvoir justement être. aux bons endroits, au bon moment. Et j'avais vraiment l'intuition et le sentiment qu'on allait pouvoir faire beaucoup chez Generali. C'était une terre de transformation très fertile. Et ça, c'est ce qui m'a aussi beaucoup attirée dans le projet d'entreprise autour de Generali France. Et puis enfin, après, c'est aussi une rencontre d'hommes et de femmes, je dirais. Donc, je connaissais déjà le patron de Generali France, Jean-Laurent Granier, avec lequel j'avais travaillé. Mais j'ai aussi découvert tout un comex, partiellement renouvelé quand je suis arrivée. Et c'est vrai que chez Generali, quand on rentre, On ressent beaucoup d'engagement collectif, d'empathie. C'est un peu, généralement, vous savez, notre couleur, c'est le rouge. Cette raiditude, c'est quelque chose qu'on incarne, qu'on vit. Et moi, je me suis sentie tout de suite bien accueillie. J'ai senti qu'il y allait avoir beaucoup de... qu'on allait être dans une approche très constructive. Et ça aussi, c'est un choix qui est extrêmement important quand on décide de changer d'entreprise. Est-ce qu'on sent qu'on va pouvoir s'y sentir bien pour faire tout ce qu'on doit faire ?
- Speaker #1
Alors, en juillet 2024, vous êtes nommée directrice générale déléguée. Débutiste CEO par Jean-Laurent Granier, que vous avez cité tout à l'heure, qui est le CEO de Generali France. Et en parallèle de vos fonctions opérationnelles, vous êtes également administratrice indépendance de Ausha et vice-président de la commission économique et financière de France Assureurs. Alors, suite à cette nomination en tant que débutiste CEO, comment est-ce que vous l'accueillez ?
- Speaker #0
Alors cette nomination, elle fait du sens, elle est dans la continuité quelque part de mon parcours au sein de Generali France. Chez Generali France, moi je suis rentrée en 2018, vous l'avez plus ou moins dit. Ça veut dire que j'ai travaillé à deux plans successifs, deux plans stratégiques successifs qui se sont enchaînés et dans lesquels on a eu beaucoup de succès. Donc mon intuition première avait été la bonne et on est allé au-delà de ce qu'on espérait tous ensemble dans ce cheminement. Quand je suis rentrée... j'avais un poste de directrice financière. Et c'est vrai que c'est un poste d'observation formidable, un poste à 360 dans lequel finalement, on est totalement en prise avec toutes les problématiques de tous les métiers et on a cette vision, cette vision un peu consolidée des enjeux. Et donc, pour moi, je dirais que ça a été quelque chose d'assez logique, c'était un petit peu dans la continuité. Ce que je ressens fortement, c'est qu'aujourd'hui, en fait, pour vous expliquer un peu aussi la mission qu'on m'a confiée, ça a été plusieurs choses. Ça a été d'abord de me dire, mon pur périmètre fonctionnel, il va s'élargir au-delà de la fonction finance. J'ai l'honneur, on va dire, de chapeauter aussi des fonctions de technique assurance, c'est-à-dire la souscription, la tarification, aussi les investissements, la trésorerie, le risque, la fonction actuarielle. Enfin, tout un tas de fonctions qui tournent tous autour du pilotage technique et financier. Et donc ça, ça me permet vraiment d'avoir encore plus de... on va dire d'impact sur tout ce pilotage technico-financier. Et puis après, ce qui est très intéressant, c'est qu'au-delà de cette performance financière, mon poste directrice générale déléguée, ça me permet vraiment d'aller au-delà de ça, d'aller dans la performance de l'entreprise, une performance durable, une performance vis-à-vis de ses clients, de ses distributeurs, de ses employés aussi. Tout ça, c'est très important. Et voilà, et donc quelque part, ça a été un... un chemin de continuité dans mon parcours tel que je le vis aujourd'hui.
- Speaker #1
Alors qu'on comprend bien effectivement la continuité, malgré tout, quelle est la situation de Générali France à votre arrivée en tant que directrice générale déléguée ?
- Speaker #0
Alors la situation de Générali France, elle est solide. Le groupe n'a jamais été aussi solide pour nous lors de la fin du nouveau plan stratégique. C'est un plan dans lequel on a cru sur notre marché de manière rentable. on a aussi On a aussi étendu toute notre activité, et moi j'étais aux avant-postes, on a étendu notre métier d'assureur puisqu'on a réussi à faire l'acquisition d'une entreprise qui s'appelle La Médicale qui assure les professionnels de santé. On a aussi créé une alliance tout à fait unique sur le marché avec Klesia en santé et en prévoyance. Donc quand j'arrive, on a une entreprise qui n'a jamais été aussi forte, qu'on a développée depuis deux plans stratégiques successifs avec succès. Une entreprise qui a réussi à passer tout un tas de crises, parce qu'on n'a pas été épargnés comme nous. Il y a eu Covid, il y a eu les taux négatifs. Vous savez, pour les assureurs, les taux négatifs, c'est un poison. On a eu ensuite une remontée des taux, on a eu l'inflation, on a eu maintenant le contexte géopolitique, on a eu des émeutes, des événements climatiques. Donc, on a réussi, on va dire, à passer tous ces caps, tous ces heures. Et aujourd'hui, le groupe n'a jamais été aussi solide. Est-ce pourtant facile ? Non, on a encore beaucoup, beaucoup de choses devant nous. Mais en tout cas, on peut dire qu'on a créé aussi les conditions de pouvoir bâtir quelque chose d'encore plus puissant pour la suite.
- Speaker #1
Generali est créé en 1831 en Italie et 1832, c'est la création de la France. C'est la première, je pense, entité finalement créée par le groupe. Est-ce que vous pouvez nous définir justement un peu mieux les activités du groupe Generali, à la fois en France et peut-être au niveau mondial, si toutes les activités du groupe ne sont pas représentées en France ?
- Speaker #0
Bien sûr. Donc, Generali France, c'est le cinquième assureur. sur notre pays. On a la chance d'assurer 8 millions de clients particuliers et 500 000 entreprises. Et notre activité, c'est vraiment d'assurer ce que les gens ont de plus précieux et de donner des ailes à leur vie et à leurs rêves. Et donc, dans ce qu'ils ont de plus précieux, bien évidemment, il y a tout ce qui est matériel. On tient à sa maison, on tient à sa voiture, mais c'est aussi, et quand on est une entreprise, ça peut être aussi ses bâtiments et puis la responsabilité. C'est la responsabilité civile que l'on a. Mais c'est aussi tout ce qui tourne autour de l'assurance vie. Et derrière ça, chez nous, on met beaucoup de choses. C'est bien évidemment votre santé, mais aussi tous les accidents de la vie. Et puis, c'est aussi des solutions en épargne, en retraite. Et donc, derrière tout ça, bien évidemment, ça, c'est vraiment ce qu'on offre. Donc, vous voyez qu'on est un assureur qui est sur toute une gamme de produits très larges. Et on a une vision de notre métier qui est vraiment très ancrée chez nous. C'est vraiment de se dire, on veut être là. tout au long de la vie de nos clients. Ce qui est terrible dans notre métier, on sait que les gens ne veulent pas penser, ne se pensent pas spontanément toujours à l'assurance. Je crois qu'il y a des sondages qui ont été faits, c'est quelques minutes par an seulement, dans l'esprit des gens. Néanmoins, pour nous, il faut qu'on les accompagne tout au long de leur vie, parce qu'il y a des questions clés à des moments clés de votre vie. Quand vous vous installez dans un nouveau logement, quand vous avez des projets pour votre famille, quand vous passez à la retraite, etc. Tout au long de votre vie, quand vous devez transmettre votre patrimoine. on a des questions clés à aborder avec nos clients et on veut être là. Et on ne veut pas être là uniquement en cas de pépin, quand il vous arrive vraiment la tuile et qu'on doit rembourser. Non, non, non. Notre but, c'est d'être dans un dialogue, dans du conseil, pour anticiper, pour prévenir les risques, pour vous aider à appréhender la suite des choses.
- Speaker #1
Et comment, justement, vous arrivez à mettre en place ces mécanismes de proactivité pour aller au-devant des besoins de vos clients ?
- Speaker #0
Alors, il y a beaucoup d'initiatives qui sont là et c'est quelque chose qu'on a travaillé de longue date et qui fait vraiment... partie intégrante de notre plan stratégique. On n'est pas là uniquement pour construire des produits. Je pense que dans l'état d'esprit de tout le monde chez Generali, on est là pour offrir des solutions. Donc une solution, c'est bien plus que ça. C'est du service, c'est de la prévention, c'est de l'attention. Et c'est aussi quelque chose qu'on fait bien évidemment avec nos réseaux de distribution.
- Speaker #1
Les deux réseaux. Ça, d'agence en propre ? Alors,
- Speaker #0
on a plusieurs réseaux chez Générali France, et je pense que c'est bien qu'on y revienne quelques instants, puisqu'on a un modèle de multidistribution tout à fait unique. Donc, on a effectivement ce qu'on appelle des réseaux propriétaires, c'est-à-dire vraiment des réseaux qui vendent uniquement la marque Générali et qui nous sont dédiés. On a deux réseaux salariés, et on a aussi deux réseaux d'agents, d'agents généraux et puis d'agents spécialisés, la médicale. On a aussi, mais on a aussi tout un tas de... partenaires et généralement un très très fort ADN partenarial, que ce soit des banques, des banques privées, des banques régionales, des banques, différents établissements bancaires. On a aussi des partenaires, des courtiers, des grossistes, des conseillers en gestion de patrimoine. On travaille aussi sur Internet avec un nombre de partenaires, etc. Et ce qui fait qu'on aborde les clients de tout un tas de manières en fonction de ce qui est mieux pour eux, pour pouvoir justement établir un dialogue avec eux. Et c'est ça qui est important pour nous, c'est de créer des solutions qui soient pertinentes pour nos clients, qui les accompagnent des offres à la hauteur.
- Speaker #1
C'est un grand bicanal finalement, donc on regarde tous les dispositifs à disposition. pour effectivement assurer la proximité avec les clients. Est-ce que vous savez définir également globalement quelle est la part de chaque canal en termes de distribution ?
- Speaker #0
Alors, je ne vais pas aller dans beaucoup de détails, mais c'est vrai qu'on est extrêmement multidistribué et donc les réseaux tiers occupent la plus grosse partie actuellement de notre chiffre d'affaires, qui est de 19 milliards. Donc voilà, c'est quand même des sommes assez importantes. Et puis après, on a l'ensemble des réseaux qui contribuent également à ça. et... Un des axes forts de nos nouveaux plans stratégiques, c'est de rééquilibrer aussi au mieux entre ces différents réseaux de distribution. Voilà la manière dont on va opérer sur notre marché en France.
- Speaker #1
Alors, Generali France, c'est 9300 collaborateurs. Au niveau du groupe, c'est 87 000 collaborateurs. En termes d'évolutions récentes, quels ont été les événements majeurs, notamment en termes de relations clients, en termes de services, en termes de prévention aux subscriptions ? qui ont amené justement les évolutions au sein de Generali ?
- Speaker #0
Alors, il y a beaucoup, beaucoup d'initiatives, si vous voulez. On a été dans une dynamique de transformation extrêmement importante pour réellement accompagner nos réseaux de distribution et leur donner les moyens d'offrir le meilleur service, le meilleur conseil à leurs clients. Et donc, ça veut dire qu'on a déployé des moyens importants en termes d'outillage informatique, mais pas uniquement, mis à disposition de nouveaux produits, de nouvelles filières. pour les équiper au maximum et faire en sorte qu'il y ait une machinerie interne à Generali qui puisse être très sophistiquée et très compliquée, mais que pour le client, on soit dans un maximum de fluidité, de conseils, d'expertise. Et donc tout ça, c'est difficile de donner. Je serais forcément fausse si je vous donnais un ou deux exemples. C'est plus une dynamique globale autour de l'expérience client, l'expérience utilisateur dans son ensemble qu'on a travaillé. grâce à nos forces, en s'appuyant sur nos forces et avec l'ensemble des équipes pour arriver à ça.
- Speaker #1
L'expérience client fait partie effectivement de beaucoup d'enjeux, en tout cas actuels, et qui sont effectivement très en lien avec les attentes aussi, je pense, des consommateurs. Globalement, si on revient un peu sur les enjeux auxquels Generali peut être confronté aujourd'hui, vous avez évoqué effectivement l'expérience client, mais est-ce qu'il y a d'autres enjeux, d'autres défis qui vous attendent ?
- Speaker #0
Oui, alors en fait, et c'est vrai que ça me permet aussi de revenir un petit peu sur la manière dont on a construit notre plan stratégique, parce que pour revenir aussi sur ce qui s'est passé depuis ces succès et de nos deux derniers plans stratégiques, c'est vrai que quand on a bâti le plan actuel, on a vraiment voulu, parce qu'on voit bien que notre montre est marquée par beaucoup, beaucoup de crises, on a aussi voulu essayer de réfléchir, prendre du recul vraiment aux grandes tendances du monde. Les grandes tendances du monde pour l'assurance, et il y en avait trois qui se sont distinguées particulièrement, c'est la transition démographique, la transition climatique et la transition technologique. Et ça, on les voit, on s'est projeté plus qu'à trois ans à 2030. Ça, pour nous, c'est vraiment des tendances, des transitions de fond. Et on invite tous nos collaborateurs, toutes nos équipes à les voir, non pas comme des risques, et se faire peur, mais au contraire comme des opportunités. Une opportunité pour nous d'exercer notre métier de manière encore plus pertinente parce qu'on doit appréhender cette notion, ces risques croissants, ces risques qui sont là, qui se développent tous un par un. Si on les regarde, ils sont tous vraiment là pour durer. Et c'est pour ça que l'assurance a un terrain de jeu extrêmement fertile pour les années à venir, je pense, et qu'il faut être très positif là-dessus. Et c'est ça qu'on va appréhender de manière globale et sur lequel on a vraiment bâti tout notre plan stratégique, qui a été un des tournants aussi dans la manière dont on a appréhendé. Et ça, on l'a vraiment fait nous-mêmes. On est très fiers de ce plan parce qu'on a mis plus d'un an à le concocter. Et c'est vraiment notre patte.
- Speaker #1
Vous ne pouvez pas être accompagnée du tout par un cabinet de conseil ou autre ? Très peu, vraiment.
- Speaker #0
Plutôt pour tenir le crayon, je dirais, et puis un peu pour nous challenger. Mais à la base, on voulait vraiment capitaliser sur nos forces et puis se projeter dans quelque chose qui soit notre propre. propre réflexion et on est très fiers de ça aussi parce que c'est un exercice et je pense que c'est aussi le thème du podcast sur lequel on échange aujourd'hui quand on veut transformer les entreprises quelque part, il faut que ça vienne de nous, il faut que le sens la trajectoire, elle vienne de nous et c'est pour ça qu'on a bâti ça en interne on a fait un diagnostic assez cru de quelles sont nos forces quels sont nos points d'amélioration sur quoi est-ce qu'on va pouvoir s'appuyer Et quelque part, je trouve que ce n'est pas un hasard si notre plan, on l'a appelé Boost 2027, parce que Boost, c'est un peu ça l'idée. C'est on s'ancre, on s'ancre sur des convictions profondes et puis aussi des appuis forts qu'on a, nos forces, pour aller plus loin, se projeter dans l'avenir de manière aussi positive. Vous voyez, il y a un espèce d'élan derrière le mot Boost. qu'on souhaite aussi traduire, insuffler à toute notre organisation. Et je pense que dans l'idée du Boost, il y a ça. C'est n'ayons pas peur de l'avenir. Notre métier d'assureur, c'est des risques. Les risques, ça peut faire peur, mais c'est la nature même de ce qu'on fait, de prendre ces risques, quelque part, d'arriver à les comprendre, à les interpréter, à les mettre en lumière, aussi à pouvoir les agréger pour soutenir l'économie et pour offrir un meilleur service. Donc ça, pour nous, c'est très important.
- Speaker #1
On comprend bien justement quels sont les trois défis majeurs auxquels vous êtes confrontés. Transition démographique, transition climatique, transition technologique. Le plan BOOS 2027 que vous avez bâti, quels sont globalement les axes majeurs qui permettent de répondre justement à ces défis ?
- Speaker #0
Alors peut-être je reviens en quelques mots sur ces grandes transitions et puis qu'est-ce qui les caractérise, qu'est-ce qui fait qu'elles nous parlent à nous aussi. Alors si on prend la transition... Donc je pense que c'est quelque chose qui n'est pas visible à l'œil nu. C'est l'allongement de l'espérance de vie, qui est une très bonne chose et dont on se félicite. En bonne santé, on espère tous bien évidemment. Mais c'est aussi un système dans lequel il y aura beaucoup plus de frais de santé, de retraités. Vous savez, en 100 ans, on va passer de 5 actifs pour un retraité à 1,4 actifs pour un retraité. Donc tout ça, ça nous interpelle. Voilà, et donc ça... Ça ne se voit pas à l'échelle humaine, mais c'est une révolution silencieuse et ça va nous impacter. Donc effectivement, en santé, en prévoyance, bien vivre, mieux, en bonne santé, avoir accès aux soins, avoir accès à du service et du conseil. Et on voit que le système français, très protecteur, un modèle social très protecteur, on a quand même des dépenses de santé qu'il va falloir juguler, accompagner, etc. Et donc, on voit tout le potentiel de ce marché autour de la démographie. C'est aussi les questions de transmission entre générations, etc. Et donc, ça, c'est des choses à accompagner. Donc, ça, c'est un point important. Si on parle maintenant de climatique, sur le climatique, je pense que plus personne n'est vraiment climato-sceptique aujourd'hui. En 2022, on a eu, sauf les Américains, mais on a eu beaucoup de catastrophes en tout genre.
- Speaker #1
Et ça continue.
- Speaker #0
Et ça continue. Et on le voit à la fréquence, y compris parfois des périls secondaires, que ce soit la sécheresse, les inondations, etc. Les grêles, on voit bien. Feux de forêt, etc. Il y en a beaucoup. Et si on ne veut pas se retrouver comme la Californie, être inassurable, on voit bien qu'il ne va pas falloir subir tout ça. Il va falloir qu'on travaille sur la prévention. Pour nous, la prévention, c'est un maître mot et on a énormément d'actions à ce titre qui sont enclenchées et qui vont encore se déployer. On pourra y revenir. Mais notre axe vraiment très fort, c'est de devenir pour nous un référent en matière de prévention en France pour arrêter... de subir tous ces dégâts, mais vraiment d'être davantage à la manœuvre.
- Speaker #1
Et puis sur la technologie... Je vais justement citer un exemple sur la partie climatique. Je vais citer l'exemple d'un de nos clients, qui est une entreprise industrielle, qui s'est retrouvé à un moment donné à subir des inondations successives sur son site de production. Et à un moment donné, son assureur lui a dit qu'il n'était plus du tout en capacité de pouvoir poursuivre. son contrat d'assurance. Ils se sont retrouvés un peu en panique quelque part. Et là, ça a été un enchaînement d'actions pour eux, pour essayer de trouver une solution afin d'assurer à nouveau ce site. Ils ont mis en place différentes solutions, pots de contournement notamment de ce point d'eau qui venait impacter régulièrement. C'était deux à trois inondations par an sur le site, avec globalement près d'un mètre d'eau dans l'usine. Et je comprends effectivement dans ce que vous dites que c'est un sujet que vous regardez de près.
- Speaker #0
Oui, alors on le regarde de près. C'est quelque chose qui va se construire aussi, vous voyez, au cas présent, entre le public, le privé, le monde académique aussi. On n'aura pas toutes les solutions en tant qu'assureurs, mais néanmoins, on voit bien que la prévention, c'est un axe majeur. Et nous, par exemple, pour tous ces phénomènes de risque industriel, on a créé une entreprise, RiskCare, avec des partenaires, qui nous permet justement... d'aider les entreprises à faire des diagnostics en amont de leurs sites, de leurs risques, et ensuite de mettre en œuvre un plan d'action, des solutions pour les aider justement à continuer à être assurables. Et ça, pour nous, c'est clé. Et puis, dans ce domaine, vous citez une entreprise, mais il y a aussi tous les particuliers, tous les particuliers qu'on assure. Et c'est vrai que nous, on a tout un dispositif d'alerte que vous connaissez. Si vous êtes client généraliste, vous avez dû recevoir en amont, avant les grêles, par exemple. Oui, de la prévention. La prévention, mais pas uniquement. C'est-à-dire qu'on met à disposition, par exemple, sur notre site, via notre site Internet, Ensemble face au risque. C'est un outil tout simple de diagnostic. qui est ouvert à tous, que vous soyez client ou non de Générali, qui va vous donner très rapidement, en fonction vraiment de la géolocalisation précise d'un endroit, à quel risque vous êtes exposé, quelles sont les mesures que vous pouvez mettre en place de prévention, et ça, dans l'optique de baisser la sinistralité. Nous-mêmes, on est exposés aussi sur des zones particulières. Générali est un grand acteur de l'outre-mer, et par exemple en Nouvelle-Calédonie, où il y a eu beaucoup, beaucoup... Il y a eu des émeutes, mais pas uniquement. On a eu aussi des phénomènes climatiques, aussi à La Réunion, dans ces territoires un petit peu qui sont au-delà de nos frontières purement métropolitaines. Typiquement, on a vu que quand on prévient bien, notamment je pense à La Réunion, un certain nombre de catastrophes, de phénomènes cycloniques hautes sur ces territoires, on voit qu'à la fin, la facture pour les clients, pour l'assureur bien sûr, mais d'abord pour les clients, elle est un petit peu moins élevée que notre part de marché. naturel. Donc, on voit que c'est des choses qui sont travaillées aussi avec la préfecture, avec tout un écosystème autour de la prévention, que ça a de l'impact, ça a de l'effet et il faut aller dans cette direction.
- Speaker #1
Et donc, si on aborde effectivement le troisième axe majeur de transition technologique, quels sont justement les avancées de votre côté ?
- Speaker #0
Alors, sur la transition technologique et plus globalement l'IA, donc nous, on invite vraiment nos équipes à se saisir de ce sujet, de ne pas en avoir peur. Et donc, en se disant, c'est vraiment pour nous l'occasion, à titre personnel chacun, y compris dans sa vie personnelle, mais aussi professionnelle, de gagner en efficacité et aussi d'être encore plus pertinent et plus proche de nos clients. Donc, notre vision, c'est vraiment de réussir à sophistiquer notre modèle, notre machine en interne, grâce à tous ces outils, toute cette technologie. Et je pense que vraiment, ce qui distingue cette technologie d'autres, c'est qu'elle est vraiment accessible à tous. Et ce qu'on vit, c'est probablement peut-être aussi important que l'arrivée de l'ordinateur ou Internet. Et que donc, chacun doit s'en emparer pour quelque part être augmenté de ses capacités. Mais l'idée derrière, bien évidemment, c'est pas de déshumaniser totalement la relation avec nos clients, etc. Au contraire, l'idée, c'est d'être encore plus pertinent. Et ce que je trouve intéressant chez Generali, on a vraiment pris ce virage parce qu'on... On a déjà un programme qui est d'équiper l'ensemble de nos collaborateurs à Copilot avec Microsoft pour que chacun appréhende, puisse prompter, apprendre à faire au mieux. Et on voit que là-dessus, on a déployé des gros programmes de formation et que la mayonnaise, elle prend. Et puis ensuite, d'avoir aussi des cas d'usage encore plus poussés avec de l'IA agentique, comme on dit, pour vraiment réussir vis-à-vis de nos clients à leur apporter... Du conseil, de l'expertise, de la fluidité, de la rapidité aussi d'exécution. On le voit sur le traitement d'un sinistre, on n'a pas envie que ça dure trop longtemps. Et aujourd'hui, voilà, on est là. On est à la fois pour acculturer tout le monde à ces nouvelles technologies, mais aussi commencer à avoir de l'impact. Et dernière chose sur laquelle j'ai envie d'insister aussi, c'est qu'on n'envisage pas l'IA uniquement d'un point de vue technologique chez nous. On regarde aussi beaucoup l'aspect humain. l'aspect transformation du modèle de l'entreprise, des métiers. Donc, c'est une dimension qui est totalement intégrée à notre observatoire des métiers. On a ouvert une commission pour favoriser le dialogue social avec nos partenaires sociaux, pour justement comprendre en quoi ça transforme nos métiers, comment on va le faire, et faire en sorte que tout le monde soit derrière et comprenne. ce qui se passe, quelles sont les possibilités que ces nouvelles technologies offrent et comment est-ce que ça peut aussi modifier, changer nos métiers.
- Speaker #1
Et ces nouvelles technologies amènent également une hausse des attaques cyber. Comment est-ce que le général ministre se positionne sur ces risques ?
- Speaker #0
Oui, alors nous, effectivement, vous savez, c'est intéressant que vous en parliez parce que tous les ans, France Assureur fait une cartographie des risques. Et le risque cyber, ça fait des années que ça sort comme le risque numéro un. D'accord. Devant d'autres. Et par exemple, pour être tout à fait exact, cette année, pour la première fois, le risque climatique est ex-éco numéro un avec le risque cyber. Donc, on a bien fait d'en parler juste avant. Mais néanmoins, on voit que le risque cyber, c'est une préoccupation. Pourquoi ? Parce que quand ça touche, ça touche tout de suite, ça fait des impacts absolument qui peuvent être catastrophiques sur une entreprise. On sait qu'une entreprise sur deux a eu à subir ces attaques, et notamment les petites entreprises. Donc aujourd'hui, notre approche chez Generali, c'est de ne pas seulement être dans la réparation, mais c'est vraiment d'avoir une approche vis-à-vis de nos clients, notamment les petites entreprises, avec des solutions qui soient aussi du diagnostic de risque, de la prévention, un écosystème qui va permettre d'être capable de... Prendre des mesures et prendre des actions pour pouvoir répondre au mieux à ces attaques. Et puis en interne, nous-mêmes, on s'applique nos propres recettes, puisqu'on sensibilise énormément tous nos collaborateurs à ces problématiques de résilience, de sécurité informatique. Et ça fait partie des axes forts du développement des solutions pour les assurances qu'on met en œuvre dans notre plan stratégique. C'est des choses qu'on envisage aussi avec des partenaires, parce que sur ce type de... Les expertises techniques aussi. Ce sont des choses qu'on construit à plusieurs parce qu'on ne pense pas qu'on a forcément toutes les solutions en tant qu'assureur. On doit se faire aider aussi d'un certain nombre de partenaires. Et c'est tout ça qu'on construit aussi autour de ces solutions cyber.
- Speaker #1
Très clair. Merci beaucoup Laetitia de nous avoir décrit justement ce plan stratégique, en tout cas sa déclinaison sur les axes majeurs. Une question également sur ce plan. Vous êtes filiale d'un groupe italien. Est-ce que ce plan a été construit spécifiquement sur la France ou s'agit-il d'une déclinaison d'un plan global sur la France ?
- Speaker #0
Alors, comme je vous l'ai dit, ce plan, il a mûri. On a pris un certain temps à le concocter. Et donc, forcément, il s'inspire de ce qu'on a fait précédemment et il se projette dans l'avenir. Et c'est quelque chose qu'on a fait, je dirais, en parallèle, en parallèle avec notre groupe, parce qu'on est à la fois... dans le fait de partager et de aussi arriver à puiser des idées du groupe. Et nous-mêmes, on insuive des idées vers le groupe. Il ne faut pas oublier que Generali France, c'est le deuxième contributeur au groupe. C'est le deuxième pays derrière l'Italie. Le deuxième pays, c'est la France. Donc, c'est une grande fierté. C'est aussi une grande responsabilité. Et à ce titre...
- Speaker #1
On a de l'écoute.
- Speaker #0
Exactement, on a de l'écoute et c'est dans les deux sens. Et puis, on partage énormément, par exemple, sur ces grandes transitions dont on parle. Ça fait partie des choses qui sont partagées. Aussi, le fait que nos réseaux, on croit vraiment à une assurance qui ne soit pas hors sol, mais très proche, très dans le conseil, avec des réseaux qui peuvent vraiment nous aider à conseiller les clients. Ça, c'est vraiment des convictions qui sont très fortement partagées avec le groupe. Ça veut dire qu'on a une même vision de notre métier. Et derrière, les solutions locales, elles peuvent être un petit peu différentes. Bien sûr, on les décline, chaque marché est un peu spécifique. Mais la France est un gros marché en Europe. C'est le premier marché européen, mis à part l'Angleterre, si on le met de côté. C'est un gros marché d'assurance. Et donc, on décline ce plan à la fois totalement en lien et dans l'esprit de celui du groupe, mais avec aussi nos particularités. Donc, c'est un exercice qui fonctionne dans les deux sens.
- Speaker #1
Vous avez évoqué, Laetitia, l'intelligence artificielle. Je voudrais refaire un petit focus autour de cette thématique. Vous avez expliqué que vous intégrez ces nouvelles technologies en termes d'usage en interne. Est-ce que vous pourriez nous citer l'exemple d'une application ou d'application métier qui intègre l'IA aujourd'hui ?
- Speaker #0
Oui, alors je vais prendre le premier exemple qui me vient à l'esprit parce que justement, il a été récompensé lors d'un trophée d'innovation dans l'assurance au titre de l'IA. Donc voilà, c'est intéressant pour moi de le citer. C'est en fait une solution de plusieurs agents IA. autour de l'indemnisation, c'est-à-dire du remboursement, de la réparation suite à un sinistre. Et donc, vraiment, ce que nous permet de faire l'intelligence artificielle, c'est toute une chaîne qui est facilitée depuis la déclaration d'un sinistre par notre client jusqu'à son indemnisation. Parce qu'au début, quand un client vous envoie un email ou de la manière dont il rentre en contact avec vous, déjà, c'est noyé dans tout un tas d'autres communications. Donc, il y a tout un premier travail de triage. Et donc, dès ce stade-là, il y a tout un modèle qui va permettre d'orienter vers le meilleur canal et vraiment les bons services la requête de notre client. Et ensuite, cette requête, elle va être vraiment analysée par rapport justement à l'historique du client, son contrat, les incidents similaires qu'on a eu, toute notre base de données extrêmement extensible sur des cas un peu similaires, comment on les a traités, etc. Il y a toute cette base d'expérience qui est maintenant des fois sous forme de données. totalement non structurés, des mails, des écrits, de tout, des rapports d'expertise. Il y a tout un tas d'un corpus très important de données qui est à nos dispositions qui va permettre vraiment de synthétiser et de faire une recommandation à nos équipes qui va de temps en temps permettre d'indemniser quasiment automatiquement et assez simplement nos clients et puis parfois, qu'il y ait une intervention aussi d'un gestionnaire qui va pouvoir déjà avoir une recommandation issue de la machine. pour les prochaines étapes. Et donc, lui, il va vraiment se concentrer sur ce qui fait la différence, comment on en parle au client, comment on ajuste, comment on affine. Mais il va pouvoir déjà s'appuyer sur tout ça. Et à la fin des fins, ça fait une réponse qui est plus pertinente, souvent, et aussi qui est plus rapide pour nos clients. Et on a des très, très bons scores de pertinence, si vous voulez. Des avis qui sont déjà collectés par tous ces modules, ces agents IA qui ont été construits. Donc c'est vrai que sur ce territoire, par exemple, l'IA fait beaucoup de sens parce que c'est beaucoup d'opérations très fréquentes, très répétitives, sur lesquelles on a beaucoup de choses à apprendre en regardant ce qu'on a fait dans le passé et les caractéristiques même des contrats des clients.
- Speaker #1
On comprend bien effectivement les bénéfices liés notamment à l'accélération des temps de traitement. et puis surtout la qualité client qui prédomine. Quelles sont, selon vous, les pratiques qui sont les plus transformantes dans le secteur de l'assurance grâce à l'IA ?
- Speaker #0
Alors, il est encore un petit peu tôt pour le dire, mais je pense que ce sujet du traitement des signes vis-à-vis des clients, c'est vraiment un très beau territoire pour toutes ces solutions. Je pense qu'il y en a un autre pour moi qui me vient en tête, c'est vraiment, ça va être vraiment l'accès, l'expérience client, la manière dont on interagit avec les clients. La pertinence des solutions qu'on peut apporter, ça vraiment pour moi, là aussi on voit beaucoup de possibilités pour faciliter toute cette mise en relation au client. Et c'est vraiment ça qu'on souhaite faire en premier, c'est comment est-ce que l'IA peut nous aider à agir de manière plus pertinente, moins déshumanisée vis-à-vis nos clients avec de la valeur ajoutée et des services notamment.
- Speaker #1
Et les modèles India, vous les avez développés vous-même ou vous vous êtes appuyé sur des modèles de marché type LLM ?
- Speaker #0
Alors, dans l'assurance, on est déjà par nature beaucoup, beaucoup dans les modèles. Donc pour nous, c'est un peu un continuum. Donc on avait déjà beaucoup de modèles propriétaires, bien évidemment. Je dirais que là-dessus, on n'a pas de religion, c'est-à-dire qu'on mélange les solutions. On a créé notre propre écosystème en interne pour pouvoir isoler nos données, faire en sorte qu'elles ne soient pas noyées dans un cloud partagé, etc. bien évidemment. mais on est assez agnostique quand on pense que la technologie est meilleure à l'extérieur, que ce soit par exemple pour reconnaître des documents, traquer la fraude ou autre. On s'inspire des meilleurs et généralement, on travaille de manière... Suivant les cas d'usage, on va dire qu'on est capable de mixer entre de l'interne et de l'externe, mais on a développé beaucoup de solutions en interne.
- Speaker #1
Donc on a bien compris effectivement que l'IA faisait partie du plan de transformation, en l'occurrence qui est mené par Generali. Si on reste toujours sur ce cadre, qui est clairement du plan de transformation, d'un point de vue RH, quelles sont les compétences clés que vous avez identifiées initialement comme manquantes ou à renforcer pour mener à bien ce plan de transformation ?
- Speaker #0
Alors moi je ne dirais pas qu'il y a beaucoup de choses qui manquent, parce qu'on a la chance d'avoir un collectif d'une telle richesse que... qu'on a beaucoup de compétences déjà au sein de notre entreprise. Je pense que d'ailleurs, un des plus gros axes, une des plus grandes forces de Generali France aujourd'hui, c'est vraiment l'engagement des collaborateurs. Ça fait, comme je l'ai exprimé, deux plans stratégiques successifs qu'on a menés avec succès dans la transformation. Donc on a déjà tout ça à notre actif et on voit qu'on a des sondages internes qui nous montrent que voilà. Les gens adhèrent à notre stratégie, les gens se projettent, les gens ont confiance en notre stratégie et on a un score d'engagement qui est supérieur à celui de la moyenne de notre secteur. Donc ça, c'est un benchmark qui a le mérite d'être clair.
- Speaker #1
Comment se mesure ce score d'engagement ?
- Speaker #0
Ce score d'engagement, il est fait par sondage interne et ensuite par un fournisseur extérieur qui compare aussi ces mêmes types d'enquêtes avec d'autres acteurs de la place. Et c'est un sondage qui est fait de manière approfondie tous les trois ans et ensuite. Une fois par an, un sondage un peu plus court, mais qui est fait pour l'ensemble du groupe, d'ailleurs pas seulement la France, mais à l'échelle du groupe dans son ensemble. On a un score d'engagement qui est très fort. Néanmoins, nous, on a des convictions en termes de management, d'excellence dans le management sur ce qu'on souhaite développer. Et il y a plusieurs axes qui, à mon sens, sont importants. Je dirais que le premier, c'est vraiment celui du sens. de donner la trajectoire sur... où on veut aller, pourquoi à nos équipes, partager cette vision, quel impact est-ce qu'on veut avoir. Et c'est pour ça qu'on a mis du temps, quelque part, sur notre plan stratégique, à le fabriquer, à le constituer, parce qu'on a vraiment été puisés dans nos convictions et ce qu'on a envie de partager. Ça, c'est important parce que derrière, c'est ce qui va permettre à chacun, et c'est un axe fort pour nous, c'est la responsabilisation des équipes. Aujourd'hui, il faut accorder sa confiance. Moi, je le dis, je le pratique moi-même. Il faut faire confiance. Si on a recruté des gens, on a aussi des personnes totalement bien formées à ces aspects. Je préfère accorder la confiance, quitte à me tromper une fois sur 20 et à revenir en arrière, que de perdre du temps. Et ça permet d'avoir des décisions décentralisées, au plus proche des besoins, etc. Et d'avoir un collectif qui fonctionne avec beaucoup plus d'impact et de manière beaucoup plus... plus agile. Donc la responsabilisation, ça fait partie des axes forts pour moi. Et puis je dirais qu'au-delà de ça, la collaboration, la coopération, c'est absolument clé. C'est quelque chose qu'on a mis en avant très fortement de longue date chez nous, qui s'incarne de plusieurs manières. Mais si on doit faire le choix entre les compétences techniques ou des compétences de ce type, on va choisir avant tout cette capacité à voir les choses de manière transverse. d'être à l'écoute, de co-construire des solutions, parce que sinon le changement il s'ancre pas. Il s'ancre pas dans la réalité, vous risquez d'être tout seul à faire quelque chose. Et ce qui est important c'est que ce changement il dure, il puisse impacter sur le long terme et accompagner dans la durée. Donc ça c'est des choses qui sont importantes. Et puis après on a un management qui je trouve d'ose, est un management d'amélioration continue. Aussi faire mieux chaque jour, c'est un peu ça notre définition de l'excellence. Et donc, c'est... De l'exigence, bien sûr, mais c'est aussi de l'empathie, de la bienveillance. Accompagner, former. On a beaucoup formé, on forme toujours beaucoup nos équipes. Tout un tas de choses. On a parlé de l'IA, mais ça peut être aussi la durabilité, ça peut être aussi l'évolution de leur propre métier. Donc, on essaye d'embarquer au maximum autour de ces valeurs. Ce qui est important pour nous, notre excellence managériale au sein de Generali France.
- Speaker #1
Quelles sont les actions majeures que vous engagez ? pour fidéliser vos collaborateurs et faire en sorte qu'il y ait un maximum de rétention. Je justifie d'ailleurs ce score d'engagement.
- Speaker #0
Alors, il y a déjà tout ce que j'ai dit précédemment, c'est-à-dire donner à chacun des responsabilités, la possibilité d'avoir de l'impact. Ça, c'est extrêmement important. Et créer les conditions aussi pour se sentir bien au sein de l'entreprise. Et donc, on a un axe de diversité, équité, inclusion qui est très important pour nous, sur lequel on a une approche très volontariste pour que... chacun se sente bien au sein de l'entreprise. Et ça, pour nous, c'est ce qui va aussi faire en sorte que chacun puisse apporter sa manière différente de voir les choses, son point de vue, pour plus d'impact et pour une société qui nous ressemble davantage, construire la manière aussi dont nos clients sont et être le reflet, le miroir de nos clients.
- Speaker #1
Quelles sont les valeurs chez Generali ?
- Speaker #0
C'est la responsabilisation. Je suis déjà venue dessus, c'est important, vous l'avez compris. C'est la coopération. On a parti, c'est l'empathie. aussi bien pour nos clients bien évidemment au premier chef et aussi en interne, c'est des valeurs qu'on porte fort et l'amélioration continue donc voilà j'ai déjà un petit peu disséminé ces mots clés dans la réponse pour pouvoir les résumer mais ils ont été très bien expliqués donc merci beaucoup
- Speaker #1
Laetitia si on parle maintenant d'engagement en termes d'impact et de responsabilité environnementale quelle est la politique RSE si on devait la décrire de généralie Merci.
- Speaker #0
Alors notre politique RSE, c'est quelque chose qui a été mené de longue date. Et c'est une politique qui est très incarnée dans l'ensemble de notre rayon, de notre rayonnement et de nos actions. Et pour nous, moi j'aime bien la synthétiser sur nos cinq rôles. Il y a cinq rôles qu'on peut jouer quand on exerce le métier d'assureur. On peut être un assureur responsable. C'est ce qu'on a raconté tout à l'heure sur la prévention par exemple. On peut être un investisseur responsable. Ça je vous le détaillerai un peu. Les gens nous ont confié leurs économies, leur épargne, etc. Comment leur offrir des solutions d'investissement qui soient durables ? Ça, c'est un axe très important pour nous. Il y a plus de deux tiers de nos investissements qui sont aujourd'hui dans des fonds, dans des solutions « vertes » , durables. Des fonds à impact. Des fonds à impact. Pas uniquement, mais tout ce qui s'appelle les articles 8, les articles 9, tout ce qui a une dimension, on va dire, ESG. Notre rôle d'investisseur durable, en tant qu'assureur, il est extrêmement important.
- Speaker #1
Ça, c'est deux tiers. Plus de tiers, oui, exactement. Des investissements qui sont faits sur des fonds plutôt ESG.
- Speaker #0
Exactement. Et puis ensuite, on a un rôle en tant qu'employeur responsable. Comment est-ce qu'on crée un environnement avec ces valeurs de diversité, d'équité, d'inclusion ? On a un rôle de distributeur responsable. On a un peu évoqué nos agences. On a une initiative d'agence bas carbone pour aider chaque agent à faire le bilan de son agence et prendre tout un tas d'actions, de mesures pour les emmener cheminer dans cette direction. Et puis enfin, il y a le rôle... en tant que citoyen responsable, comment on agit pour la société civile dans son ensemble. On a une fondation qui protège les plus vulnérables. Mais voilà, on a ces cinq leviers d'action qui font que chez nous, la durabilité, ce n'est pas seulement une idée qui fourmille, etc. C'est quelque chose qui est très ancré. Et je sais que tout le monde me demande est-ce que ce n'est pas en train de reculer avec tout ce qu'on voit outre-Atlantique, etc. Et en fait, chez nous, comme on l'a ancré très fortement avec des initiatives concrètes sur ces cinq rôles, Quelque part, les choses sont ancrées, engagées et on va poursuivre en cette voie,
- Speaker #1
bien évidemment. Et social, quels sont justement les engagements de Generali sur ces deux sujets ?
- Speaker #0
Bien sûr, alors sur la partie sociétale, on a une fondation qui s'appelle THSN, ça veut dire The Human Safety Net. Si vous voulez, c'est un sort de filet de sécurité pour les populations les plus vulnérables. Et donc, on va agir auprès des familles en situation précaire, auprès des réfugiés, par exemple, pour leur offrir un maximum de solutions pour justement, face aux aléas de la vie, pouvoir les aider dans leur vie. Et ce qui est remarquable, je pense, c'est qu'au-delà de l'engagement financier qu'on peut tous avoir dans une fondation, c'est aussi que nos collaborateurs sont très impliqués. On a près de 20% de nos collaborateurs qui sont engagés dans des actions autour de notre fondation et c'est à peu près deux fois plus que dans n'importe quelle fondation d'entreprise. Ça veut dire que l'engagement qu'on a, c'est pas seulement un engagement pécunier, avec un tech, etc., ou un virement, mais c'est aussi... La manière dont nos collaborateurs, en fonction, c'est peut-être du mécénat de compétences, donc en fonction de ce que vous avez à apporter, du temps que vous donnez aussi, la manière dont vous pouvez apporter votre pierre à l'édifice, vous engager dans une cause qui vous tient à cœur et avoir de l'impact aussi. Donc voilà, c'est comme ça qu'on fait rayonner cette initiative.
- Speaker #1
Et comment ça se passe ? Ils prennent quelques jours sur leur temps de travail pour aller justement faire bénéficier leur savoir en termes de mécénat de compétences ? Alors,
- Speaker #0
en fait, c'est une combinaison de plusieurs facteurs. C'est-à-dire qu'effectivement, au début, c'est parti avec des personnes qui étaient totalement engagées, qui faisaient ça sur leur temps libre. Et puis, on a aussi décidé de pouvoir offrir, mettre à disposition une journée. pour ces actions au sein de l'entreprise de manière totalement dédiée. Donc voilà, on fait un peu les deux, mais je peux vous dire que la plupart des collaborateurs qui s'engagent dans ces causes, ils ne comptent pas leur temps et ils s'investissent. Et on peut très, très bien faire à la fois son métier quotidien d'assureur et aussi cet engagement en parallèle. Mais le fait qu'on donne une journée pour s'engager, ça participe aussi vraiment à ancrer ça. Et puis après aussi... Il y a plein d'animations qui sont faites par les managers aussi. Chaque manager peut décider, dans le cadre d'un séminaire ou autre, de faire une animation autour de ces thèmes.
- Speaker #1
C'est une très bonne initiative, je la partage totalement. On l'applique aussi dans notre entreprise et on en fait beaucoup la promotion justement du mécénat de compétences. Ça fait cinq ans globalement qu'on le fait. Et effectivement, sur le même principe que vous, qui consiste à déléguer deux journées dédiées aux associations sur le temps de travail. Voilà, et je suis totalement pour. Et d'ailleurs, c'était une initiative que j'avais identifiée quand j'étais en Angleterre. Donc voilà, le modèle anglo-saxon est très axé aussi sur ce modèle. En termes de diversité, inclusion, politique de handicap, vous l'avez évoqué tout à l'heure. Est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Alors pour nous, l'inclusion et la diversité dans toutes les communautés est important. donc Il y a ce qu'on fait pour une meilleure égalité professionnelle entre hommes et femmes, mais pas uniquement. Il y a aussi ce qui concerne le handicap, ce qui concerne l'orientation sexuelle. Et c'est des thèmes qui nous sont chers. Et ça peut paraître anecdotique, mais on a tous les ans un événement, c'est l'Inclusion Day, la journée de l'inclusion. Cette année, c'est devenu la semaine de l'inclusion, parce que justement, il y a tellement de sous-thèmes à aborder. Ça peut être aussi les aidants, etc. qui font qu'il faut vraiment un espace de discussion très large pour en parler. On a pas mal de communautés, les communautés pour les femmes, les ailes, la communauté We Proud pour l'orientation LGBTQI+. On a aussi sur les soignants, etc. Donc tout un tas de communautés qui vivent. Et on prend des engagements forts, y compris au plus haut niveau de l'entreprise, en signant un certain nombre de chartres d'engagement. Et on en a signé une récemment pour vraiment exprimer et que tout ceci soit vraiment porté tout au sein de l'entreprise, y compris au plus haut niveau. Et donc, on a des engagements très, très précis sur un certain nombre de dimensions. Et c'est quelque chose vraiment qu'on fait vivre dans nos pratiques managériales, pratiques de management au quotidien, avec beaucoup d'actions qui sont prises à tous les niveaux. C'est des choses qu'on mesure aussi régulièrement pour voir les progrès. voir les zones d'ombre, etc. et pouvoir les éclairer et s'améliorer de manière continue sur tous ces thèmes.
- Speaker #1
Si on aborde maintenant les sujets de perspective, notamment du secteur assurantiel, comment, selon vous, l'assurance va-t-elle évoluer d'ici 2030, avec notamment deux axes que vous avez évoqués, Laetitia, l'impact des transitions écologiques et numériques ?
- Speaker #0
Alors, sur l'impact des transitions écologiques, d'abord, on l'a beaucoup abordé. Je pense que notre défi, c'est de continuer à faire en sorte que le monde reste... assurables. Et donc, bien évidemment, ça va être toutes ces actions, la manière dont on va pouvoir nouer des partenariats publics-privés, un petit peu comme on le fait, nous, avec notre ballon général. Vous savez, le ballon qui flotte dans le ciel de Paris, le jumeau de celui des Jeux Olympiques qui est dans le 15e. Derrière ce ballon, on peut penser que c'est une attraction touristique, mais c'est plus que ça. C'est aussi un laboratoire volant et c'est tout un écosystème avec à la fois la mairie de Paris, le CNRS et maintenant Copernicus et plein d'autres acteurs Copernicus. Vous savez, c'est un grand acteur européen de l'observation par satellite. Ça va nous permettre vraiment de mesurer l'impact de la pollution sur tout un tas de choses et le dérèglement climatique. Et donc, c'est ça le genre d'initiative sur lequel on va être embarqué pour avoir un impact au-delà de notre propre entreprise, mais réellement un impact social qui permette réellement de faire bouger les lignes. et de se positionner en amont des sujets. Et ça, c'est très important. Sur ce volet climatique, je pense que c'est ça, c'est cet aspect vraiment d'assurabilité, de solution, de prévention qu'on souhaite déployer. Sur la transition numérique, pour nous, ça va se situer à deux niveaux. D'abord, bien évidemment, pour accompagner nos clients face à ces menaces cyber, on en a parlé. Et cette transformation pour leur offrir des solutions les plus pertinentes possibles. Et puis c'est aussi sur notre propre transformation, comment est-ce qu'on peut être dans un modèle qui continue à mettre le client autour, au centre, et qui s'appuie sur toutes ces technologies en interne, pour pouvoir être le meilleur, offrir le meilleur service, être capable d'être en contact le plus souvent avec lui, et lui offrir des services qui soient... les plus pertinents pour lui. Donc, c'est vraiment ça pour moi, les deux axes sur lesquels la transition numérique va nous impacter.
- Speaker #1
Et l'environnement réglementaire du secteur ? On sait qu'il est à Pépore. Je pense notamment à des réglementations type Dora, Nice 2, etc. Pour vous, c'est une contrainte ou une opportunité pour avancer dans l'évolution du secteur ?
- Speaker #0
Alors, moi, j'encourage toujours les équipes à voir les choses de manière extrêmement positive. La réglementation, on en a besoin, notre métier. Notre métier repose sur de grandes responsabilités. Les Français nous confient leurs économies, leur argent, et donc on leur fait une promesse à très long terme. Et donc c'est normal qu'on soit réglementé pour assurer la résilience de nos entreprises. Après, tout est une question de dosage. Et c'est vrai qu'un des reproches qui est fait à l'Europe dans son ensemble, c'est vraiment d'asphyxier ses entreprises par trop de réglementations. Et je pense que... La France et l'Europe ont la chance d'avoir des champions en assurance au niveau mondial. On peut le noter, c'est assez fort. Il y a peu d'autres secteurs comme ça, peut-être le luxe, l'automobile, etc. L'énergie un peu, mais en assurance, on a encore la chance d'avoir des champions à l'échelle européenne. Et ça, ça veut dire que la réglementation, il a été important de préserver la stabilité du système financier et de la mettre sous contrôle face à ces crises multiples dont on a parlé. mais aujourd'hui... Il faut chercher aussi un sens politique derrière ce qu'on veut faire. Et il y a un enjeu de ne pas nous asphyxier, parce que chaque réglementation prise isolément, elle peut faire du sens, mais la somme de tout, parfois c'est trop. Et c'est vrai qu'on doit aussi nous répondre, et on a envie, et c'est notre rôle d'assureur, répondre aux grands défis de l'avenir. Le rapport Draghi montre qu'on a un sujet de compétitivité en Europe, qu'il va falloir financer la transition énergétique. Qu'on veut aussi être de plus en plus autonome, souverain, indépendant par rapport à d'autres blocs au niveau mondial. Et que donc ça, l'assurance, l'assurance avec tout ce qu'on a au sein de l'assurance vie, c'est un moyen important de flécher de l'argent, des investissements vers nos entreprises. Et ça, c'est vraiment quelque chose où je sais que notre secteur, parfois, manque de pédagogie, est vu comme quelque chose d'un peu poussiéreux et obscur. J'en profite puisque je suis avec vous là aujourd'hui pour repasser ce message vraiment. L'assurance joue un rôle absolument important et nécessaire sur la manière dont on va investir dans l'économie et le monde réel. Vous savez, l'assurance vie c'est le placement préféré des Français. L'assurance vie elle est investie à 80% dans l'Europe. Elle est investie à plus de deux tiers au sein des entreprises, sous forme d'actions, sous forme de dettes. et puis le reste c'est aussi On investit aussi dans la dette du pays. On finance aussi des hôpitaux, des écoles. C'est un investissement qui est réellement productif. C'est un investissement qui va être en mesure de faciliter, de financer toutes ces grandes transitions dont on a parlé. Vous savez aussi, on est aussi aux avant-postes pour maintenant financer l'effort de la défense. qui est clé. Donc ça, c'est vraiment quelque chose que je veux réitérer. Quand je vois écrit que le fonds euro, qui constitue le socle de l'assurance vie, est improductif, le fonds euro, ce n'est pas des euros dans un fonds. Ce n'est pas une tirelire dans laquelle on met de l'argent et il n'y a rien qui se passe. Bien au contraire, ça va vraiment financer toutes nos entreprises européennes. Et ça, il faut le répéter, il faut le marteler.
- Speaker #1
C'est l'économie réelle.
- Speaker #0
C'est l'économie réelle.
- Speaker #1
Laetitia, si vous deviez donner un conseil à un dirigeant qui souhaite transformer sa société, voire aussi son secteur, à travers les responsabilités que vous avez, grâce à l'innovation et l'humain, quel serait ce conseil ?
- Speaker #0
En matière de conseil, je pense qu'il faut rester très humble et il faut vraiment partir de chacun, ce qui nous mobilise, ce qui nous motive et ce qui fait qu'on est chacun capable de se dépasser. Donc moi, je vais vous parler de moi et de la manière dont moi j'appréhende les choses. Je pense que... déjà pour moi ce qui est important c'est penser à l'impact personnellement qu'on souhaite avoir d'un projet qu'on a et de se dire quel est l'objectif que je vise, qu'est-ce qui va me motiver, qu'est-ce qui va créer l'envie, susciter l'adhésion, qu'est-ce qui pour moi est en résonance avec une problématique particulière, un enjeu à traiter, celui de la retraite, celui de la santé, etc. Qu'est-ce qui moi dans mon métier où je me dis vraiment ça, j'ai vraiment envie de faire la différence. Et puis ensuite, une fois qu'on s'est dit ça, il va falloir créer Et je pense que ça, c'est tout l'enjeu de nos organisations. Finalement, les conditions du changement au sein de l'organisation avec de l'écoute, une qualité d'exécution, de la diversité, de l'inclusion. Faire en sorte que moi, je suis toujours impressionnée par la manière dont le collectif peut être embarqué et va au-delà souvent de ce qu'on a même imaginé. Donc ça, c'est vraiment une réflexion à avoir. Une fois, ce n'est pas tout d'avoir une idée. Encore faut-il pouvoir l'exécuter. et toute cette qualité de coopération interne d'embarquement, elle est... Elle est très, très importante et pensons à bien structurer vraiment nos modes de fonctionnement en interne, développer l'autonomie, la responsabilité des collaborateurs pour y arriver. Et puis la dernière chose, je pense qu'il faut rester agile, il faut rester à l'écoute, il faut rester humble avec tout ce qui se passe aujourd'hui et appréhender les choses d'une manière assez globale. Donc moi, je dirais, voilà, rester ouvert, rester agile, rester avec son œil d'enfant aussi, ses envies, rester positif.
- Speaker #1
Et Sia, qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour la suite ?
- Speaker #0
Un plan stratégique mené avec succès, avec des équipes toujours aussi engagées et des clients satisfaits.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui vous rendra fière dans ce plan stratégique ?
- Speaker #0
Ce qui me rendra fière, c'est vraiment d'avoir, je dirais, construit l'assurance de demain, porté ma pierre à cet édifice.
- Speaker #1
C'est une très belle conclusion. En tout cas, merci beaucoup Laetitia. Cette interview arrive à sa fin. Alors j'ai été très marqué, encore une fois, par ce discours qui a été le vôtre et cet échange. Je trouve que vous avez su mettre en avant l'impact de l'assurance, notamment chez Generali, qui a cette capacité à pouvoir transformer les risques en opportunités, et ça de façon responsable, en important notamment un modèle de coopération lié à de l'impact. Et puis tout ça, pourquoi ? Finalement pour alimenter et financer aussi l'économie réelle. Voilà, et on l'a très, très bien compris. Donc, c'était très clair et je vous remercie vraiment pour ce partage. Et sans oublier également toute la mobilisation qui est engagée aussi, et vous l'avez très bien dit par Générali, dans l'assurance responsable et toutes les responsabilités qui vont autour. Vous aviez cité notamment cinq piliers majeurs autour des responsabilités. Sans oublier l'humain, qui est un axe majeur et vraiment différenciant chez vous. Donc, un remercié Laetitia, j'ai beaucoup apprécié cet échange.
- Speaker #0
Je voudrais aussi vous remercier. Pour quelque chose de différent, je trouve que ce podcast est une très bonne idée. Alors moi, j'écoute pas mal de podcasts parce que c'est vrai que dans ce monde d'images permanentes et de connexions, ça fait du bien d'avoir un média dans lequel on peut vraiment couper toutes ces sollicitations et écouter et prendre le temps. Je pense que c'est un média pour lequel on a vraiment le temps d'échanger comme ça et d'aborder des sujets de fond qui nous tiennent à cœur. Et je trouve que cette pause est extrêmement salutaire dans un monde qui a trop d'images. La voix, l'écoute, le partage, je trouve que ça incite beaucoup au partage et à l'écoute. Et moi, j'écoute beaucoup de podcasts très variés, très éclectiques, dans tout un tas de domaines assez variés. Mais voilà, c'est un format que j'apprécie beaucoup. Donc, ravi d'avoir pu faire ça ensemble ce matin.
- Speaker #1
Effectivement, c'était un plaisir. Et je confirme que le format, en tout cas, que nous, on a souhaité adopter, est celui vraiment du partage. La notion de temps arrive finalement plus tard. Le tout étant de pouvoir, encore une fois, exprimer tout ce qu'il y a à dire. On s'adresse à un public d'entrepreneurs, de dirigeants d'entreprises. Et c'est 70 000 personnes qui écoutent ce podcast. Et en l'occurrence, on prend vraiment le temps d'aller en profondeur, comprendre les problématiques qui vous concernent, les enjeux auxquels vous êtes confrontés. Et puis, encore une fois, toute cette trajectoire qui amène un plan de transformation et le succès qui doit en découler.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté les After Decider, un podcast produit par Adéquancy. retrouver l'intégralité de nos épisodes sur les plateformes de streaming. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. A très bientôt.