Speaker #0Aimer pour ne pas être quitté, quand trop donné en couple devient une assurance contre l'abandon. C'est le sujet de ce 131ème épisode du podcast Les Chemins du Couple. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du Couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission ? et de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple, c'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour transformer vos difficultés en opportunités de vivre la relation amoureuse que vous voulez. mérité. Je vous souhaite de passer un très bon moment, démarrons ensemble ce nouvel épisode. Alors on dit de toi peut-être que tu donnes trop, que tu aimes trop, que tu en fais trop, que tu te sacrifies. Et toi-même peut-être, tu portes cette étiquette comme une médaille, un peu lourde. Je suis comme ça, je suis quelqu'un qui donne. Alors je vais commencer par te dire quelque chose qui peut peut-être un petit peu te bousculer. et qui j'espère surtout va te libérer. Trop donner n'est pas un excès d'amour. C'est de l'amour qui a peur. Et cette nuance change absolument tout. Parce qu'il existe deux façons de donner qui se ressemblent à s'y méprendre vu de l'extérieur. Il y a le don qui déborde, celui qui vient de l'élan, du plaisir de faire du bien à la personne qu'on aime. Et il y a le don qui s'accroche. Celui qui, sans le savoir, a une mission secrète, rendre le départ de l'autre impossible. Se rendre tellement indispensable, tellement précieux, précieuse, tellement irremplaçable, que la question de partir ne puisse même plus se poser. Ce dont là n'est pas un cadeau, c'est une police d'assurance, une assurance contre l'abandon, dont tu payes les primes tous les jours en énergie, en attention, en sacrifice. Et je vais te le dire avec beaucoup d'amour, parce que si tu te reconnais, tu n'as rien à te reprocher. Personne ne choisit cette stratégie. Elle s'installe toute seule, presque toujours très tôt dans notre vie. Et elle se déguise si bien en générosité que tu es probablement la dernière personne à pouvoir la voir. C'est tout le travail que je te propose aujourd'hui, de la rendre visible. Et il ne faut pas croire que ce soit une histoire d'homme ou de femme. Le surdon masculin existe. massivement. Il va juste avoir un autre visage. L'homme qui gère tout, répare tout, finance tout, prévient chaque besoin matériel et qui ne comprend pas sincèrement pourquoi elle se sent seule alors qu'il fait tout pour elle. On va regarder les deux aspects, autant les hommes que les femmes. C'est important. Et à la fin, je te dirai comment travailler tout ça. Apprenons d'abord à distinguer ces deux dons parce que tout part de là. Le don libre est le don assurance. on va les appeler comme ça, produisent les mêmes gestes, les mêmes attentions, les mêmes plats préparés, les mêmes problèmes réglés. La différence est invisible à l'œil nu. Elle est à l'intérieur, dans ce qui se passe en toi, autour du geste. Voilà les signes du don assurance. Et je ne te demande pas de les écouter, et je te demande, pardon, au contraire, de les écouter honnêtement. D'abord, tu donnes sans qu'on ne te demande rien. Tu anticipes, tu devines, tu préviens les besoins avant même qu'ils existent. Parce qu'une part de toi veille en permanence, comme un radar. Ensuite, il y a ce qui se passe quand l'autre n'a besoin de rien. Un week-end où tout va bien, où il est autonome, heureux, occupé. Et toi, au lieu de te reposer, tu sens monter un truc un peu diffus, presque une petite inquiétude. S'il n'a besoin de rien, ou si elle n'a besoin de rien. À quoi je sers ? Troisième signe que tu ne sais pas recevoir. Quand on te donne, quand on t'aide, quand on prend soin de toi, tu es mal à l'aise. Tu minimises. Tu t'empresses de rendre. Comme si recevoir créait une dette insupportable. Et enfin, il y a la compatibilité secrète. Tu dis que tu donnes sans compter. Et c'est faux. Tout est compté quelque part. La preuve. Cette phrase qui monte dans les mauvais jours. Après tout ce que j'ai fait pour lui, pour elle. Le don libre ne connaît rien de tout ça. Il donne quand l'envie est là. Il se repose quand elle n'y est pas. Il reçoit avec joie. Il ne tient aucun registre. La différence tient en une question que je te propose maintenant. Quand tu donnes, est-ce que tu offres ou est-ce que tu t'assures ? Du côté de la femme ou de l'énergie féminine, le don assurance prend souvent la forme du soin total. Tu portes la maison, les émotions de chacun. les anniversaires de sa famille à lui. Tu es devenu l'infrastructure invisible de sa vie et tu espères secrètement qu'il mesure un jour tout ce qui repose sur toi. Du côté de l'homme ou de l'énergie masculine, ça prend souvent la forme du pourvoyeur absolu. Tu travailles plus, tu offres plus, tu règles chaque problème pratique avant qu'elle ait pu même s'en apercevoir et tu crois sincèrement que c'est ça. Aimer pendant qu'elle, de son côté, répète qu'elle aimerait juste que tu sois là, présent. sans rien faire. Alors, d'où vient cette façon de donner ? Une psychologue américaine, Ariette Brecker, a consacré un livre entier à ce qu'elle appelait la maladie de plaire. Ce besoin compulsif d'être gentil, utile, arrangeant, disponible, qui ressemble à une qualité et qui fonctionne comme une prison. Et sa conclusion rejoint tout ce que j'observe. Derrière la gentillesse sans limite, il n'y a pas un accès de bonté, il y a une peur celle du rejet. La personne qui ne peut pas s'arrêter de donner a appris quelque part que l'amour était conditionnel. Et quand on est aimé, et on est donc de l'amour conditionnel, on est aimé quand on est utile, sage, serviable et qu'on cesse de l'être, d'être aimé, quand on dérange, demande ou qu'on coûte. Remonte le fil de ton histoire et tu trouveras presque toujours des réponses. Un ou une enfant qui a compris que maman était plus tendre quand la petite fille ou le petit garçon aidait. Qu'on l'a remarqué quand elle était sage. Que sa place dans sa famille se méritait par des services rendus. Un garçon à qui on l'a fait sentir qu'il comptait quand il était fort et utile, jamais quand il pleurait. Ces enfants-là tirent une conclusion logique et terrible. Ce que je suis ne suffit pas. Ce que je fais doit compenser. Et 30 ans plus tard... Il donne, donne, donne, avec au fond du ventre cette équation. Jamais révisée. Si je m'arrête de donner, on n'aura plus de raison de me garder. J'avais consacré un épisode à ce que cache la dépendance affective. L'épisode 66, l'amour à tout prix. Je tire en voix parce que le surdon en est l'un des visages les plus travestis. Celui qui passe pour de la force, on dit d'ailleurs que ces personnes, qu'elles sont solides, généreuses. Toujours là pour tout le monde, ce sont des femmes fortes et des hommes forts. Mais personne ne voit la peur sous cette façade. Une femme que j'accompagnais incarnait tout ça sans le savoir. Elle portait leur vie entière, la maison, les enfants, l'agenda du mari, les liens avec les deux familles. Mais elle était épuisée. Et des fois elle me disait, ouais mais c'est normal que je sois fatiguée. Un jour je lui ai posé une question toute simple. Et si tu arrêtais de tout faire, une semaine, juste une semaine, qu'est-ce qui se passerait ? Mais je m'attendais à ce qu'elle parle du linge, des rendez-vous manqués, des enfants limite malheureux. Elle est restée silencieuse et j'ai vu la panique monter. Une vraie panique, disproportionnée. Et en fait, elle a fini par dire très bas la phrase qui était cachée sous des années de dons. Mais si il n'a plus besoin de moi, si mes enfants n'ont plus besoin de moi, qu'est-ce qui va les retenir ? Tout était dit. Elle ne donnait pas pour faire du bien, elle donnait pour qu'on reste. Son dévouement n'était pas un cadeau qu'elle lui faisait ou qu'elle faisait aux enfants. C'était une assurance qu'elle se payait. Et la prime augmentait chaque année. Alors si cette phrase te traverse aussi, si ce sujet t'interpelle, toi aussi, si il ou elle n'a plus besoin de moi, qu'est-ce qui, il ou elle, le retiendra ? Alors j'ai construit quelque chose pour toi, une série de vidéos entièrement gratuites. Se libérer de l'attente. Je t'aide à comprendre d'où vient cette peur de ne pas suffire. Pourquoi tu as appris à acheter ta... place dans le cœur des autres et comment revenir vers un appui en toi, celui qui permet d'aimer par envie et non pas par peur. C'est gratuit, c'est pensé autant pour les femmes que pour les hommes et le lien est dans la description de l'épisode. Maintenant, continuons. Il faut aussi que je te dise une autre vérité un peu plus difficile mais qui va te libérer. Cette assurance que tu payes si cher ne protège rien. Le surdon ne retient pas. Dans bien des cas, il éloigne. Et il faut comprendre pourquoi. Parce que c'est contre-intuitif. Dans une relation déséquilibrée, où l'un donne beaucoup plus que l'autre, les deux sont malheureux. Celui qui donne trop, on le comprend, il s'épuise, il s'aigrit. Mais celui qui reçoit trop est mal aussi. Et c'est le point que personne ne voit. Recevoir sans cesse, sans pouvoir rendre à la hauteur, fabrique un mélange pénible de dettes, de culpabilité et de malaise. On se sent redevable en permanence, un peu écrasé, un peu infantilisé. Et que fait un être humain face à ce qui le met mal à l'aise ? Il s'éloigne. Voilà le paradoxe dans toute sa cruauté. La dette que tu accumules pour retenir l'autre Merci. est exactement ce qui lui donne envie de respirer ailleurs. Puis il y a une seconde raison plus intime encore. Le surdon transforme la nature même du lien. À force de tout gérer, tout porter, tout prévenir, tu glisses sans le savoir du rôle de partenaire au rôle d'intendant. De la place d'amoureuse à la place d'organisatrice, d'organisateur. Et le service, aussi précieux soit-il, ne fait pas battre les cœurs. L'autre t'est reconnaissant sincèrement. Comme On est reconnaissant à quelqu'un d'efficace. Mais la reconnaissance et le désir sont deux émotions différentes. Et la première ne se transforme jamais en seconde. On ne tombe pas amoureux d'un dévouement. On tombe amoureux d'une présence. Du côté de la femme, souvent ce paradoxe explique peut-être des choses qui vont te ronger. Plus tu en fais, moins ils semblent te voir. Et ce n'est pas de l'ingratitude pure. C'est que tu as disparu derrière tes services. Il ne voit plus que la machine tourne. Du côté de l'homme, il explique cette phrase que tu ne comprends pas. Je fais tout pour elle et elle se sent seule. Oui, mais parce que tu n'as jamais demandé tout ça. Elle demandait toi, ta présence, ton intérieur. Et tu lui as donné des services à la place, comme on paye en mauvaise monnaie. Donc, j'ai envie aussi de te faire goûter ce qu'il y a de l'autre côté. Parce que la porte de sortie de tout ça, ce n'est pas d'arrêter de donner. Tu es fait pour donner, c'est une belle chose, de toi, ne change pas. Mais la sortie, c'est de retrouver le don libre et la différence se sent physiquement. Le don qui a peur du vide, tu donnes, tu guettes, est-ce qu'il est remarqué, est-ce que ça compte, est-ce que ça suffit ? Chaque geste part avec un âme-son invisible et tu attends que ça morde. Et quand ça ne morde pas, le geste te revient en amertume. Donner comme ça, c'est épuisant parce que ce n'est jamais fini. Une assurance. il faut la payer tous les mois, sinon la couverture saute. Le don libre, lui, nourrit celui qui donne. Tu offres parce que l'envie est là. Le geste part et est complet, sans hameçon. Et que l'autre le remarque ou le célèbre, quelque chose en toi est content. Parce que le plaisir était dans le don lui-même. Tu connais déjà cette sensation, tu la vis peut-être avec tes amis, avec des inconnus, dans ces gestes gratuits. qui te laisse le cœur léger. C'est le même don, rendu à sa nature, débarrassé de sa mission de sécurité. Et il y a un secret que les personnes qui ont fait ce chemin découvrent avec stupeur. Le don libre touche l'autre infiniment plus que le don assurance. Parce que l'autre sent la différence et il l'a toujours senti. Un geste offert librement arrive comme un cadeau. Un geste chargé d'attente arrive comme une facture déguisée. Même geste, réception opposée. Du côté de la femme, retrouver ce don-là, c'est souvent redécouvrir la joie de faire plaisir, celle du début. Quand tu cuisinais par exemple pour lui, par amour, et pas encore pour une fonction. Du côté de l'homme, c'est souvent découvrir une heure de vraie présence, offerte, sans téléphone, sans projet. Et ça va la toucher beaucoup plus que ce que tu vas acheter ou que tu répares depuis des années. Quand le don redevient libre. Tout un équilibre se remet en place. D'abord, l'autre retrouve une place. Ton surdon, sans que tu le veuilles, lui avait tout appris. Plus rien à donner, plus rien à porter, plus de façon de compter pour toi. En cessant de tout faire, tu lui rends quelque chose d'immense, la possibilité de donner à son tour, de prendre soin de toi, d'être utile à votre histoire. Et tu découvriras peut-être, surprise, que l'autre se met à donner dès qu'il y a enfin de la place pour ça. Ensuite, tu vas sortir de l'épuisement de sa rancune. Cette phrase qui montait après tout ce que je fais, elle s'éteint d'elle-même quand tu ne fais plus que ce que tu as envie de faire. Parce qu'un don sans dette n'attend pas de remboursement. Et l'autre cesse de vivre avec une créancière silencieuse, ce qui détend tout le climat. Et ta part du chemin, celle qui ne dépend que de toi, commence par une lucidité toute simple. regarder tes prochains gestes et te poser la question de tout à l'heure. Celui-là, je l'offre ou je m'assure ? Tu n'as rien d'autre à changer pour l'instant, juste à voir. Parce que le jour où tu vois l'assurance, tu peux commencer à interroger la peur qui commande. Cette idée ancienne que ta présence seule ne suffirait pas à ce qu'on te garde. Cette idée-là, je te l'ai dit avec toute mon expérience, est fausse. Ce que les gens gardent précieusement, ce ne sont pas les personnes qui font tout. Ce sont les personnes avec qui ils se sentent bien, vivants, libres. Tu as le droit d'être gardé pour ta présence, encore faut-il la rendre visible, en la sortant de derrière le surdon. Du côté de la femme, ça donne souvent j'ai arrêté de tout porter, j'ai eu très peur, et comme il s'est rapproché, comme si la place que je laissais l'inviter, enfin, je me suis sentie apaisée. Du côté de l'homme, ça donne souvent j'ai remplacé une partie de ce que je faisais par du temps, où je suis juste là, et elle m'a dit qu'elle me retrouvait. Voilà ce qui revient, un échange qui circule dans les deux sens. et un amour qui respire, allégé d'une police d'assurance. Voir la différence entre offrir et s'assurer, comprendre la peur qui commande ton don et entrevoir la légèreté de l'autre côté, c'est déjà un grand pas. Reste la racine, cette peur ancienne de ne pas suffire, qui ne se désarme pas par la seule compréhension. C'est exactement là que je vais te proposer maintenant. Parce que cette peur de ne pas suffire, cette façon d'acheter ta place dans le cœur de l'autre, à force de dons et cette attente épuisante qu'ils finissent par voir tout ce que tu fais, c'est exactement le terrain que je travaille dans ma série de vidéos entièrement gratuite « Se libérer de l'attente » . Elle est faite pour toi si tu t'es reconnu dans ce don qui a peur, si tu t'épuises à être indispensable et si tu veux comprendre d'où vient cette idée que ta présence seule ne suffirait pas. Dans cette série, je t'aide à repérer ce fonctionnement sans te juger. à remonter à ta racine dans ton histoire et à reconstruire un appui en toi. Cette sécurité intérieure qui permet d'aimer et de donner par envie et non par peur. Pour la recevoir, le lien est dans la description de cet épisode. Tu laisses ton prénom, ton email et la première vidéo t'arrive tout de suite. C'est gratuit et c'est pensé autant pour les femmes que pour les hommes. Voici ce que j'aimerais que tu retiennes. Trop donner n'est pas un excès d'amour, c'est de l'amour qui a peur. Et cette peur te fait payer jour après jour une assurance qui ne te protège de rien. Parce qu'on ne retient personne par la dette et qu'on ne tombe pas amoureux d'un dévouement. Ce que l'autre a choisi un jour, c'est toi, ta présence, ton monde, ta façon d'être. Les services sont venus se mettre devant avec les années comme un écran. Et la sortie n'est pas de donner moins d'amour, c'est de donner de l'amour véritable, libre, sans hameçon. Et de laisser ta présence rependre la place que tes services occupaient. tu risques d'y découvrir quelque chose de bouleversant. Et on peut te garder pour toi. Je te laisse avec une question. Ton prochain geste pour l'autre, regarde-le bien au moment où il part. À qui s'adresse-t-il vraiment ? À lui, à elle ou à ta peur ? Je te retrouve très bientôt pour un nouvel épisode du podcast Les Chemins du couple. Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? Alors pensez à laisser un avis, un commentaire. Rappelez-vous également de vous abonner afin d'être averti Merci. du nouveau contenu qui va paraître. Et enfin, si vous désirez plus de ressources, dans la description, vous avez de multiples informations pour me retrouver. Je vous retrouve très bientôt.