Speaker #0Vivre avec son conjoint que rien ne satisfait, quand le reproche est devenu permanent, c'est le sujet de ce 130e épisode du podcast Les Chemins du couple. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission est de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple, c'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour transformer vos difficultés en opportunités de vivre la relation amoureuse que vous méritez. Je vous souhaite de passer un très bon moment Démarrons ensemble ce nouvel épisode. Te souviens-tu de la dernière fois où tu as fait quelque chose de bien aux yeux de ton, ta conjointe ? Et je ne vais pas parler d'une absence de reproche, d'une soirée où rien ne t'est retombé dessus. Je parle de quelque chose de bien, de remarqué, de dit à voix haute. Si la réponse te vient tout de suite, tant mieux. Si tu dois chercher loin, très loin, si tu réalises là que ça fait des mois, voire des années qu'à la maison, tout ce que tu fais est passé au crible et que rien n'est jamais tout à fait assez bien, alors cet épisode est pour toi et ou pour ton ou ta partenaire. Et il est aussi pour l'autre, celle dont on parle moins, la place dont on parle moins. Parce que dans cette histoire, il y a quelqu'un qui critique et ce quelqu'un, dans l'immense majorité des cas, ne se vit pas du tout comme un critiqueur. Il se vit, il vit. Il se voit comme quelqu'un de lucide, d'exigeant, qui voit ce qui cloche et qui le dit, pour que les choses finalement s'améliorent. Et on lui tend le mot « critique permanente » . Mais il tombe des nues, elle tombe des nues, la personne, moi, mais je fais juste des remarques. Peut-être que cette personne, c'est ton ou ta conjointe. Peut-être, et je te demande d'accueillir cette hypothèse avec douceur, que c'est toi. Un mot avant de commencer, le cliché dans notre culture a un visage celui de la femme qui critique, qui harcèle, qui n'est jamais contente. La réalité que je vois est beaucoup plus équilibrée que ça. Il y a autant d'hommes qui corrigent que de femmes qui reprennent, qui dénigrent à longueur de journée. Souvent, ça va être le ton qui risque d'être un petit peu plus différent, ça va être un peu plus technique, ça passe davantage inaperçu. Mais le reproche n'a pas de genre, il a juste des styles. Aujourd'hui, on va regarder ce que ce climat fait à celui qui le subit, parce que c'est une usure profonde et invisible. Et on va ouvrir ce qui se cache derrière la critique chronique, parce que c'est presque toujours autre chose que ce qu'on croit, et le comprendre change tout des deux côtés. Alors, commençons par décrire ce climat, parce que ceux qui ne l'ont pas vécu ne mesurent pas ce que c'est. Vivre avec quelqu'un que rien ne satisfait, ce n'est pas vivre avec quelqu'un qui se dispute beaucoup. C'est beaucoup plus discret et beaucoup plus constant. C'est un brouillard. Le pain n'est pas bon, la table n'est pas mise comme il le faut, t'as pas rangé correctement dans le lave-vaisselle, tu t'es occupé des enfants mais tu les as couchés trop tard, tu as organisé le week-end mais il a fallu améliorer cette réservation ou faire ça différemment ou prendre un autre chemin que le GPS a donné. Bref, chaque geste accompli revient avec une annotation, un commentaire comme une copie corrigée. Jamais rien de grave, jamais rien d'assez gros pour en faire une vraie scène, juste un filet continu de rectification qui recouvre tout. Et ce qui rend ce climat si particulier, c'est ce qui en est absent. Le positif ne fait pas partie du circuit. Ce qui est réussi est normal, donc invisible, donc muet. Ce qui est raté ou perfectible, par contre, est signalé. Résultat, la seule parole qui circule sur ce que tu fais est corrective. Ta maison, peu à peu, se transforme en salle d'examen permanente avec un examinateur qui ne rend que les copies annotées en rouge, jamais les félicitations. Et de l'autre côté, il faut le dire tout de suite, il n'y a presque jamais de méchanceté consciente. Celui qui critique est sincère. De son point de vue, il ne critique pas, il constate. J'ai fait partie, il y a des années, de cette team-là. Je vous le dis, donc si je vous écris cet épisode, c'est vraiment que vous puissiez comprendre quand même les dégâts que ça fait. Le pain n'est pas le bon. Ben oui, il fallait prendre le multisérial et pas le pain complet. Bref, c'est un fait. Et la personne ne comprend pas pourquoi. On lui en veut en plus de dire des choses vraies. Et donc du coup, elle va conclure souvent que l'autre est susceptible, fragile, qu'on ne peut rien lui dire. Et du coup, chacun va camper sur sa lecture. L'un se sent démoli à petit feu, l'autre se sent censuré pour... délit de lucidité. Du coup le brouillard entre les deux est pécime. Du côté de la femme ou de l'énergie féminine, si tu es celle qui subit, tu connais peut-être cette étrange fatigue de faire, cette hésitation à chaque initiative. À quoi bon proposer un restaurant ? De toute façon, il sera mal choisi. À quoi bon ranger ? Ça sera mal rangé. Du côté de l'homme ou de l'énergie masculine, si tu es celui qui subit, tu connais peut-être cette version-là. Tu en fais de moins moins à la maison. Et tout le monde y voit de la paresse, alors que c'est une forme de protection. On n'expose pas volontiers ces gestes à un correcteur infatigable. Et j'insiste. Inverse les rôles, si c'est ta configuration. Tout ce qui suit fonctionne dans les deux sens. Regardons précisément ce que ce climat produit. Parce que c'est là que se joue le drame silencieux de ces couples. Le psychologue américain Martin... Martin Seligman a mis en évidence il y a longtemps un mécanisme fondamental, l'intuissance apprise. Quand un être vivant fait l'expérience répétée, que rien de ce qu'il tente ne change le résultat, il finit par intégrer une leçon dévastatrice. À quoi bon ? Et il cesse d'essayer. Pas par faiblesse, par apprentissage. Son système a conclu logiquement que l'effort ne sert à rien. C'est... exactement ce qui arrive à celui qui vit sous le reproche permanent. Qu'il fasse beaucoup ou peu, bien ou mal, le verdict est le même, insuffisant. Alors, après des années, il cesse d'essayer, il n'organise plus, ne propose plus, n'initie plus. Et voilà le cercle dans toute sa perversité, en fait. C'est pervers ce cercle. Ce retrait, le critiqueur le voit. et il y trouve la confirmation éclatante que ses reproches étaient fondés, tu vois bien qu'il ne fait rien. Si je ne disais rien, rien ne serait fait. Plus je critique, moins il essaye. Moins il essaye, plus je critique. Chacun fabrique de bonne foi la preuve qui accuse l'autre. Et il y a plus grave que le retrait des gestes. Il y a ce qui se passe dans la vraie valeur de soi. On peut tenir à distance le jugement d'un collègue, d'un étranger. Mais le jugement de la personne qui partage ta vie, celle qui te connaît le mieux au monde, a un accès direct à ce que tu crois valoir. À force d'être insuffisant aux yeux de l'autre, on finit par se sentir insuffisant tout court. J'avais consacré un épisode à la reconnaissance dans le couple, épisode 41. Je t'y renvoie parce que c'est exactement le contrepoint de ce qu'on regarde aujourd'hui. La reconnaissance est à l'amour ce que l'eau est à une plante, et le reproche permanent. est un arrosage à l'eau salée. Un homme que j'ai reçu avec sa femme illustrait tout sans le savoir. Dirigeant brillant, précis, qui reprenait sa femme sur tout. La cuisson, l'itinéraire, la façon de parler aux enfants, le choix des assurances. Et quand elle a dit en séance qu'elle n'en pouvait plus de ses critiques, il a eu cette réponse sincèrement étonnée, mais je ne critique pas, j'optimise. Et ça me fait vraiment sourire, parce que j'aurais pu dire ça il y a des années. Dans son monde, celui de son entreprise, Signaler ce qui peut être amélioré est une marque de rigueur, presque un cadeau. Alors, je lui ai posé une seule question. Depuis combien de temps n'as-tu pas dit à ta femme qu'elle avait bien fait quelque chose ? Il a cherché longtemps. Dans ce silence, en face, une femme qui pleurait, touchée. Et du coup, il a entendu ce qu'elle vivait depuis des années. Un management de la performance appliqué à une histoire d'amour. Elle n'avait pas... épouser un auditeur de qualité, elle avait épousé un homme qui autrefois la regardait faire avec admiration. Avant de continuer cet épisode et ce sujet, je m'arrête un instant, parce que si ce climat te parle, d'un côté ou de l'autre, il faut que tu saches une chose, le reproche permanent est l'un des mécanismes les plus sournois de ce que j'appelle les saboteurs invisibles. Ces fonctionnements qui usent un couple sans faire de bruit. Je leur ai consacré une série de vidéos entièrement gratuites les trois saboteurs invisibles de ton couple pour t'aider à les repérer chez vous et à retrouver un foyer où on le respire. C'est gratuit. C'est pensé autant pour les femmes que pour les hommes et le lien est dans la description de cet épisode. Maintenant, continuons. Alors, qu'est-ce qui fabrique un critiqueur chronique ? Parce que personne ne choisit ce rôle. Et le comprendre change le regard des deux côtés. Un psychologue américain, Albert Ellis, a décrit avec beaucoup de force ce qu'il appelait la tyrannie des « il faudrait » . Certaines personnes vivent sous un régime intérieur d'exigences rigides. Les choses doivent être faites comme il faut. Les gens devraient se comporter correctement. Tout ce qui dévie du bon standard est une faute qui appelle correction. Et Ellis montrait le prix de ce régime. Une frustration permanente. Parce que la réalité et les gens qu'on aime deviennent sans cesse du standard. Le critiqueur chronique est d'abord ça. Quelqu'un qui vit dans un écart perpétuel entre ce qui est et ce qui devrait être. Et qui souffre de cet écart avant même d'en faire souffrir les autres. Regarde-le bien. Il se traite lui-même comme il te traite. Il se reprend, se juge, ne se félicite jamais. Tu n'es pas sa cible, tu es dans le champ de tir d'une mitraillette qui tire sur tout, lui compris. Et sous les traits des « il faudrait » , il y a souvent deux racines que je retrouve sans cesse en accompagnement. La première, c'est l'héritage, le parent critique, celui dont on n'a jamais réussi à obtenir un « c'est bien » , qui s'installe dans la tête de l'enfant. Et l'enfant devenu adulte, parle à son conjoint avec cette voix-là sans même la reconnaître. On critique comme on a été critiqué. C'est la langue maternelle du reproche. La seconde racine, c'est l'angoisse. Pour certaines personnes contrôlées, chaque détail est une façon de tenir l'inquiétude à distance. Un monde où le pain est bon et la table bien mise est un monde où rien de grave ne peut arriver. La critique est alors un paratonnerre. Elle ne parle pas de toi. Elle parle de sa peur. Et il y a une dernière chose la plus importante peut-être. Le reproche permanent est presque toujours un espoir qui a mal tourné. On ne reproche pas à quelqu'un dont on n'attend plus rien. Derrière chaque « tu ne fais jamais » , il y a un « j'aimerais tellement que » qui n'a jamais été dit en clair. Une attente déçue qui a renoncé à demander et qui s'est mise à corriger. C'est une très mauvaise nouvelle pour le climat du couple. Mais c'en est une très bonne sur le fond, là où il y a du reproche. Il reste de l'attente. Et là où il reste de l'attente, tout n'est pas mort. Du côté de la femme ou de l'énergie féminine, si tu te reconnais dans ce rôle de celle qui critique, cherche l'attente sous ton reproche le plus fréquent. Et tu trouveras souvent un besoin de soutien ou de considération qui n'a jamais été formulé autrement qu'en correction. Du côté de l'homme ou de l'énergie masculine, Si c'est toi le correcteur, cherche l'angoisse ou l'héritage sous ta rigueur et demande-toi qui, dans ta propre histoire, ne t'a jamais dit c'est bien. Et maintenant, je voudrais te parler de regard. Parce que tout ce climat repose, au fond, sur une direction du regard. Il y a une loi de l'attention que tu peux vérifier partout. On ne voit que ce qu'on cherche. Le critiqueur chronique a entraîné son œil pendant des années à chercher l'écart, le défaut, le perfectible. Et son œil est devenu excellent à ce jeu. Il trouve. Mais pendant qu'il trouve l'écart, il ne voit plus tout le reste. Les mille choses faites, tenues, portées chaque jour par l'autre, devenues invisibles à force d'être normales. Alors imagine ce qui se passe quand ce regard se retourne. Quand un soir, au lieu de chercher ce qui manque, tu cherches ce qui est là. La personne en face de toi, celle que tu corriges depuis des années. C'est la même que tu as choisi un jour, entre toutes. Celle dont tu admirais au début exactement ce que tu passes aujourd'hui au crible. Elle est toujours là, sous l'inventaire des manques. Il suffit pour la revoir de changer ce que ton œil cherche. Et la gratitude dont je te parle n'est pas une politesse. C'est une expérience qui bouleverse celui qui la refait. Des personnes très critiquées m'ont décrit ce moment. La première fois qu'elles ont regardé leur conjoint en cherchant délibérément ce qui allait, et l'émotion qui les a saisies. Un mélange de tendresse et de honte douce, tout ça était là et on ne le voyait plus. La gratitude ne demande pas de baisser tes standards, elle demande d'élargir ton champ. L'écart existe et tout le reste aussi. Du côté de la femme, retrouver ce regard, c'est souvent revoir l'homme qui fait, à sa façon, tout ce qu'il sait faire sans le dire et que ta déception avait fini par... effacée. Du côté de l'homme, c'est souvent revoir la femme qui porte, chaque jour, une quantité de choses que tu ne remarques que quand elle manque. Et pour celui qui subit, entendre à nouveau un merci ou un c'était bien après des années de rouge dans la marge, c'est l'expérience dont je te laisse imaginer la puissance. Quand ce climat change, c'est toute la maison qui change de température. Celui qui subissait recommence à faire, à proposer, à initier. Parce que l'élan revient dès que l'effort a une chance d'être vu. Le cercle s'inverse. Là où la critique fabriquait du retrait, la reconnaissance fabrique de l'énergie. Et le critiqueur découvre, souvent stupéfait, que son conjoint, qui ne faisait rien, se remet à faire énormément, sauf qu'aucune remarque ait été nécessaire. On obtient par la gratitude ce que des années de correction n'ont jamais obtenu. Et chacun peut amorcer ce basculement de sa place. Si tu es celui qui critique, ton levier est double. chercher la tente cachée sous ton reproche le plus fréquent. Et là, dire en clair, une demande vaut 100 corrections. Et remarquer à voix haute ce qui va, pas pour flatter, pour rétablir la vérité. Parce que le tableau réel de ta vie contient infiniment plus de choses qui vont que ton œil entraîné de temps montre. Si tu es celui qui subit, ton levier est ailleurs. Cessez de laisser le verdict de l'autre décider de ta valeur. Son regard est abîmé par son histoire, ses il faudrait, son angoisse. Il ne mesure pas ce que tu vaux, il mesure son propre écart intérieur. Et nommer ton usure, calmement, avant qu'elle ne devienne du détachement, parce que cette usure-là non traitée est l'une des routes les plus directes vers les départs intérieurs dont j'ai parlé dans mes précédents épisodes du podcast. Du côté de la femme, ça donne souvent, j'ai remplacé mes reproches par des... demande et démercie et j'ai retrouvé un homme que je croyais disparu. Du côté de l'homme, ça donne souvent j'ai arrêté d'optimiser ma femme et la maison est redevenue un endroit où l'on vit, un lieu d'un endroit, au lieu plutôt d'un endroit où on est évalué. Voilà ce qui revient, un foyer où chacun respire, où l'élan de faire l'un pour l'autre renaît de lui-même. Comprendre l'usure de l'un, ouvrir ce qui se cache derrière la critique de l'autre. et sentir ce que le changement de regard rend possible, c'est déjà sortir du brouillard. Reste à désamorcer chez vous les mécanismes qui remettent sans cesse le rouge dans la marge et à reconstruire un climat où la parole nourrit au lieu de corriger. Ce climat de reproche permanent, cette usure invisible qui éteint l'un et emprisonne l'autre, c'est typiquement le travail des mécanismes que je démonte dans ma série de vidéos gratuites Les trois saboteurs. invisible de ton couple. Elle est faite pour toi si tu vis sous le crible ou si tu commences à te reconnaître dans le rôle du correcteur et que tu veux retrouver un foyer où l'un, où l'on, se parle autrement qu'en annotation. Dans cette série, je te montre les trois saboteurs, comment ils installent ces climats qui usent sans faire de bruit et par où commencer concrètement pour inverser la vapeur chez vous. Pour le recevoir, le lien est dans la description de cet épisode. Tu laisses ton prénom et ton email et la première vidéo t'arrive tout de suite. C'est gratuit et c'est pensé autant pour les femmes que pour les hommes. Maintenant voilà ce que j'aimerais que tu retiennes. Le reproche permanent n'est presque jamais ce qu'il paraît être. Derrière lui, il y a un espoir mal... qui a mal tourné. Des attentes jamais dites en clair. Un héritage, une angoisse. Et quelqu'un qui se traite lui-même plus durement encore qu'il ne te traite. Et devant lui, il y a quelqu'un qui s'éteint. Parce que l'amour ne survit pas longtemps là où on se sent toujours insuffisant. Mais souviens-toi de la bonne nouvelle cachée dans cette mauvaise. On ne reproche rien à quelqu'un dont on n'attend plus rien. Là où il y a du reproche, il reste de l'attente. Et là où il reste de l'attente, il reste quelque chose à réveiller. À condition de changer de langue et de regard. Je te laisse avec une question à garder pour toi. Sous le reproche que tu fais le plus souvent ou sous celui que tu reçois le plus souvent, quelle attente jamais dite en clair ? est en train de se cacher. Je te retrouve très bientôt pour un nouvel épisode du podcast Les chemins du couple. Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? Alors pensez à laisser un avis, un commentaire. 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