Speaker #0Ce que cache ta lassitude amoureuse, c'est l'épisode 103 du podcast Les Chemins du Couple. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du Couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission est de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple, c'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour transformer vos difficultés en opportunités de vivre la relation amoureuse que vous méritez. Je vous souhaite de passer un très bon moment, démarrons ensemble ce nouvel épisode. Alors aujourd'hui, j'ai envie de te parler de cette phrase qu'on porte parfois pendant des mois, des années, sans vraiment la dire, mais qui va sortir un soir, presque par accident, et qui va vraiment, au niveau de la maison, faire tout changer, tout vaciller. Je l'aime, mais je ne suis plus heureuse. Je l'aime, mais je ne suis plus heureux. C'est une phrase qu'on entend beaucoup plus dans la bouche des femmes. et beaucoup moins dans celle des hommes. Mais je vais ouvrir cet épisode de podcast pour les deux. Si tu es une femme et que cette phrase est la tienne en ce moment, tu vas te reconnaître. Si tu es un homme et que c'est ta compagne qui te l'a dite, tu vas comprendre ce qu'il y a vraiment dessous, et c'est précieux parce que tu auras enfin une boussole pour répondre autrement. Et si tu es un homme qui, lui aussi, se dit qu'il aime sa femme, mais qu'il ne se sent plus heureux avec elle, C'est parfaitement normal aussi. Prends bien évidemment tout ce qui te parle à toi dans cet épisode. Parce que quand je dis que la femme qui n'est plus heureuse, je parle surtout d'une énergie, ce qu'on appelle l'énergie féminine. Cette façon d'aimer en se tournant vers l'autre, en prenant soin, en anticipant, en se rendant disponible. Et beaucoup de femmes fonctionnent comme ça et beaucoup s'épuisent dans ce mode de fonctionnement sans s'en rendre compte la p... plupart du temps. Mais certains hommes portent également cette même énergie en eux et vont aussi se retrouver un jour à dire la même phrase. Et donc il y a un point surtout où je suis clair, je ne suis pas là pour faire la guerre entre les hommes et les femmes. Cet épisode n'est pas là pour désigner un coupable, il est là pour justement faire la paix. Il est là pour t'aider à comprendre à toi qui te dis cette phrase ou à toi qui l'entends ce qui se cache. dessous. Et pour t'aider à mettre des mots beaucoup plus clairs sur ce que tu vis, je vais m'appuyer sur certains travaux. D'abord ceux du psychologue américain Gary Chapman, qui montre qu'il existe cinq grandes manières de recevoir l'amour et qu'on parle rarement la même langue à deux. J'en ai déjà parlé dans certains épisodes, on va y revenir un petit peu dessus. Ensuite, la chercheuse Brené Brown sur la honte parce que c'est elle, sous la phrase « je ne suis plus heureuse » qui fait tellement mal, c'est souvent de la honte, et enfin ceux de la psychologue canadienne Sue Johnson, fondatrice de la thérapie centrée sur les émotions, qui a décrit avec une précision assez rare ce qui se passe dans un couple quand la chaleur baisse sans que personne ne s'en aperçoive. Dans l'imaginaire collectif, quand un couple se sépare après 20 ans ou 25 ans de vie commune, on se raconte souvent toujours la même histoire. Il y a eu un drame, une crise, une dispute violente qui a tout cas cassé. une infidélité, une trahison, un événement précis qu'on peut nommer, situé dans le temps, qu'on peut juger. Et c'est précisément ce cliché qui va nous aveugler. Parce que la grande majorité des couples qui se séparent, à ce passage de la vie, ne se séparent pas après un drame. Ils se séparent après une longue lassitude qu'ils ont l'un et l'autre, qui finit par prendre... Cette lassitude finit par prendre... Cette fin d'amour. Il n'y a pas forcément eu d'éclat. Il y a eu une érosion lente, silencieuse. Chacun s'est éloigné dans sa bulle sans bien comprendre comment. Et un soir, l'un des deux a dit la phrase et l'autre l'a reçue comme un coup et plus personne ne savait quoi faire. Je te donne un exemple. Par exemple, vraiment, cette femme, si tu te reconnais, peut-être toi, le soir, tu es dans la cuisine, tu es en train de ranger la dernière vaisselle et tu dis comme ça. Vraiment, je crois que je ne suis plus heureuse. Ton partenaire est assis sur le canapé, il écoute à moitié et il répond après un temps. Comment ça ? Elle entend la question, elle entend l'incompréhension dans la voix, elle entend tout ce qu'elle aurait à réexpliquer depuis le début, mais il n'y a plus la force. Elle dit, oh, vas-y, c'est bon, rien, laisse tomber. Elle finit la vaisselle, monte se coucher. Et lui va rester un peu perdu, il ne comprend pas ce qui vient de se passer, et il décide, pour ne pas faire d'histoire, de ne pas y revenir. Autre scène, autre situation, quelques semaines plus tard, dans le même couple, c'est lui qui s'inquiète. Il sent qu'elle est ailleurs. Elle parle moins, elle ne demande plus rien, elle ne lui reproche plus rien non plus. Et ça, finalement, ça l'inquiète. Parce qu'avant, elle lui en voulait. Et maintenant, elle lui en veut même plus. Il en arrive vraiment, lui, là, monsieur, tout doucement, à se dire qu'elle a peut-être rencontré quelqu'un. Il a senti quelque chose qui lui échappe, mais il ne sait pas le nommer. Et ce couple n'est pas en train de se quitter, il est en train de se perdre totalement de vue. Et tant qu'un des deux... ne sait pas nommer ce qui se passe vraiment, ça va continuer. La lassitude finit par ressembler à une fin d'amour. Alors, pourquoi on confond finalement la lassitude avec la fin de l'amour ? Quand le désir va s'éteindre dans le couple, qui a des années de vie commune, on croit toujours que c'est le désir de l'autre qui meurt. Tu te dis, je ne le désire plus, je ne suis plus heureuse avec lui, je ne ressens plus rien pour lui, et donc tu en déduis que tu ne l'aimes plus. ou qu'il ne t'aime plus assez. Dans la grande majorité des cas, ce n'est pas le désir de lui qui s'est éteint en premier, c'est souvent le désir de soi. Tu as passé des années à tenir la maison, les enfants, les parents qui vieillissent, le travail, la charge mentale, l'agenda de la famille, les anniversaires des cousins, la santé de tout le monde. Tu as été utile, organisée, fiable, présente. Tu as été une mère, une fille, une professionnelle, une compagne, tout ça en même temps. Mais à un moment donné, sans t'en rendre compte, tu as cessé d'être une femme à tes propres yeux. Tu n'as plus ni le temps, ni la place, ni l'énergie d'être autre chose que d'être utile. Et quand une femme ne se vit plus comme une femme, c'est tout ton désir qui s'éteint. Son désir pour la vie comme avant, les projets, les rires, tout ça pour l'autre, ça n'existe plus. Et ce mécanisme-là ? Très précis, c'est ça que tu confonds avec la fin de l'amour. Tu te dis je ne l'aime plus, alors que ce qui s'est éteint, c'est ton propre regard de femme sur le monde. Et lui aussi se trouve dans ce monde. Cette confusion-là pousse à des décisions souvent très lourdes pour une mauvaise raison. Tu pars, tu casses les 15 années, les 20 années, 25 années de vie commune en te disant que tu vas enfin te retrouver. Trois ans plus tard, c'est souvent vrai, tu t'es retrouvé, toi. Et tu comprends, parfois trop tard, que la femme que tu avais perdue n'avait jamais été perdue à cause de l'autre. Distinguer une lassitude d'une fin d'amour, c'est apprendre à entendre ce qui parle vraiment sous la phrase « je crois que je ne suis plus heureuse » . Quatre confusions reviennent presque systématiquement chez les femmes que je rencontre à ce passage, avec un critère simple à la fin, pour départager ce que toi tu vis. Si on confond facilement lassitude et fin d'amour, c'est qu'on ne nous a jamais appris à les distinguer. On apprend aux petites filles à aimer fort, à donner beaucoup, à prendre soin. On apprend aux petits garçons à être présents, à protéger, à fournir, à travailler dur. Mais on n'apprend à personne que l'amour, dans la durée, traverse des phases, que certaines de ces phases ressemblent à la fin, alors qu'en fait ce sont juste des passages. Et puis on va retrouver dans cette confusion une raison plus profonde que le psychologue américain Gary Chapman a... très bien décrit, il a observé qu'il existe cinq grandes manières de recevoir l'amour. Les paroles qui valorisent, les moments de qualité passés à deux, les services rendus, les cadeaux, le contact physique. Et ça j'en parle dans un précédent épisode, je te mettrai le lien sous cette vidéo. Pour que tu puisses le réécouter, il est vraiment décrit en détail ces cinq langages de l'amour. Mais chacun de nous reçoit principalement dans un... ou de ces deux langages, mais la difficulté, c'est qu'on donne souvent aux autres, à l'autre, dans le langage dans lequel nous, nous aimerions le recevoir, pas dans celui qui remplit le réservoir. Donc, vraiment, c'est l'épisode numéro 6, je te mets le lien, vraiment, tu vas le réécouter, l'écouter, le réécouter, parce que c'est une pièce centrale pour comprendre cette histoire de lassitude. Et ce que Chapman nous dit, en résumé, c'est qu'on peut très bien continuer à aimer quelqu'un pendant des années, mais que cette personne ne se sente pas aimée du tout, simplement parce qu'on ne parle pas le même langage. Et de la même manière, on peut très bien continuer à être aimé par quelqu'un, mais ne plus rien recevoir parce que tout ce qu'il nous donne est dans un langage qui ne nous parle pas. Quand le réservoir est à sec des deux côtés, ou en tout cas d'un côté, on conclut qu'il n'y a plus d'amour, alors qu'il y a juste un malentendu de langage. Et un malentendu qui dure au moins 15, 20 ou 30 ans, ça finit par s'appeler de la lassitude. Puis, il y a aussi autre chose dont je t'ai déjà parlé, épisode 88, les micro-renoncements. C'est ces petits moments où l'on se quitte soi-même sans s'en rendre compte. Quand on dit oui en pensant non. Quand on repousse une envie de ne pas déranger, pour ne pas déranger. Quand on se tait alors qu'on devrait dire quelque chose. Et à force de petits renoncements, On se quitte également doucement, on perd contact avec ce qu'on aime, ce qu'on veut, ce qui nous fait vibrer. Et le jour où on ne se reconnaît plus soi-même, on ne reconnaît plus la femme ou l'homme qui partagent notre vie non plus. Et donc on confond en plus la perte de soi avec la perte de l'autre. Et on cherche alors un coupable qui n'existe pas. Donc j'ai identifié vraiment dans cet espace-là, dans les couples que je rencontre, Quatre confusions qui reviennent presque systématiquement. Quatre façons de prendre une lassitude pour une fin d'amour. Et je te préviens, certaines de ces confusions ressemblent tellement à des évidences qu'on ne pense jamais à les remettre en question. La première, c'est la fatigue d'attendre qui est prise pour le désamour. Tu as demandé à ton conjoint depuis des années la même chose. Plus de présence, plus d'écoute, plus de gestes pour toi, plus d'attention, sans que tu doives les réclamer. Tu l'as dit 5 fois, 10 fois, 50 fois. À chaque demande, il a promis qu'il allait faire un effort. Parfois, il en a fait et puis tout est redevenu comme avant. À un moment, tu t'es arrêté de demander simplement parce que tu étais épuisé. Et dans le silence qui suit l'arrêt des demandes, tu commences à te dire que tu ne l'aimes peut-être plus. Or, ton silence n'est pas le silence du désamour, c'est le silence de la fatigue. Et le critère, il est très simple. Si tu te demandes encore au fond de toi, est-ce qu'il va comprendre cette fois, à chaque petite ouverture, ce n'est pas la fin de l'amour. La fin de l'amour ne pose plus la question. L'image pour cette confusion, c'est le trajet en voiture, le retour de chez ses parents, âgé à elle, le silence est plein, pas de vide. Le silence est là en fait, c'est pas du vide. Elle ne demande plus rien et lui, il croit que ça va. Le deuxième, c'est le réservoir d'amour, vide. qui est pris pour du désamour. Et c'est ici que je reprends Gary Chapman. Tu as besoin de paroles qui te disent que t'es belle, qui te remercie, qui te valorise. Et lui, il t'offre des services rendus. Il t'offre des cadeaux, une vie matérielle assurée, une maison qui tient. Il aime en faisant, en réparant, en payant, en assurant. Toi, tu as besoin d'autre chose. Et son langage, à lui, ne te remplit pas. Un jour, ton réservoir est sec. Tu lui dis que tu ne te sens plus aimé, il ne comprend pas parce qu'à ses yeux, il a tout donné. Et de son côté, à lui aussi, le réservoir peut être vide parce qu'il a besoin parfois d'entendre qu'il compte et que tu ne lui dis plus non plus depuis longtemps. Et le critère, c'est si le mot qui te manque le plus dans cette relation, c'est merci, je te vois, tu comptes, ou un geste sans contrepartie, c'est un réservoir qui est vide. Pas une fin d'amour. La troisième, c'est l'usure du désir de soi prise pour de l'extinction du désir de lui. Tu te dis, je ne le désire plus et tu penses que c'est lui qui a changé. Or, sous ce constat, il y a presque toujours une même chose. Tu as passé 25 ans à tenir la maison, les enfants, les parents, le travail, la charge mentale, l'agenda, la santé de tout le monde. Tu as été utile, organisée, fiable, aisante. Tu as été une mère, une fille, une professionnelle, une compagne, tout ça en même temps. Et à un moment donné, sans que tu t'en rendes compte, tu as cessé d'être une femme à tes propres yeux. Et quand une femme ne se vit plus comme une femme, elle ne désire plus rien comme une femme, lui compris. Et le critère, c'est si la lassitude se lève quand tu te retrouves seule un moment, un voyage, une formation, un week-end avec une amie, c'est ton désir de toi qui s'est éteint, pas ton amour pour lui. Le quatrième, c'est la fin du couple par an. Prise pour la fin du couple. Pendant 20 ans, vous avez porté un projet immense à deux. Élever des enfants, leur faire une maison, les conduire jusqu'à leur propre vie. Vous étiez un couple parent. Quand les enfants partent, le syndrome d'univide. Ce couple parent meurt et il meurt très vite. Plus vite que vous n'avez le temps de comprendre ce qui se passe. Toi, tu vis un grand vide qui ressemble à une fin. Lui en face n'est pas dans ce questionnement. Pour lui, le couple va. Ils sont. ensemble, ils ont construit. Ils s'étonnent même parfois agacés que tu ressortes tout ça maintenant alors que les enfants sont grands. Et le critère c'est que tous les couples qui ont élevé des enfants vivent ce deuxième passage sans exception. Le couple qui résiste à ce deuil s'éteint dans la cohabitation. Le couple qui le traverse devient un autre couple, plus libre, plus tendre, plus choisi. Ça c'est vraiment important. Avant d'aller plus loin et avant d'aller voir la peur qui se cache derrière ces quatre confusions, je voulais te dire un mot. Si en m'écoutant aujourd'hui, tu te reconnais, toi ou la personne qui partage ta vie, sache que j'ai préparé une série gratuite de vidéos qui s'appelle « Les trois saboteurs invisibles de ton couple » . Tu t'inscris une fois, tu reçois la première vidéo immédiatement et les suivantes arrivent dans ta boîte e-mail. Le lien est dans la description de l'épisode, je t'en reparle plus à la fin. La série s'appelle « Les trois saboteurs invisibles de ton couple » . Alors, qu'est-ce qu'il y a vraiment en dessous de ces quatre confusions ? Toujours la même peur, la peur de ne pas avoir réussi. Et c'est ici que la chercheuse Broné Bron apporte un éclairage qui change tout. Elle a étudié la honte pendant des années et elle a découvert que chez les femmes, la honte tourne autour d'une idée assez écrasante qui revient sans arrêt, ne jamais être assez. Pas assez patiente, pas assez belle, pas assez maternelle, pas assez performante, pas assez disponible, pas assez aimante. Et au passage du nid qui se vide, quand on prend du recul sur ses 20 ans, ce « jamais assez » prend une forme particulière. Il devient « je n'ai pas réussi à rendre mon couple heureux malgré tous mes efforts » . Et c'est très précisément cette honte-là qui pousse à transformer une lassitude en verdict. Parce que dire « c'est fini, c'est défendable » , c'est une décision adulte presque digne. On peut l'expliquer à ses proches, on peut tourner la page. La honte de l'échec est rangée dans cette case nette. Ce couple ne pouvait pas marcher, c'était écrit. C'est beaucoup plus supportable que d'admettre la chose la plus difficile qui est de se dire. Pendant 25 ans, on s'est aimé dans la mauvaise langue. On s'est manqué sans le savoir. Et il faudrait reprendre depuis le début pour tout réparer. Cette deuxième option demande une humilité immense et un courage immense. Beaucoup de femmes préfèrent partir plutôt que d'admettre qu'elles se sont peut-être trompées de stratégie pendant... Deux décennies. Du côté des hommes, ce mécanisme se traduit autrement. Lui, sa honte à lui, c'est d'être perçu comme faible ou un mauvais mari. Quand sa femme lui dit qu'elle ne se sent plus heureuse, ce qu'il entend, c'est « tu n'as pas été à la hauteur, tu n'as pas su me rendre heureuse, tu as raté ton couple » . Et plutôt que de regarder ça en face, il préfère se replier dans le travail, se durcir, parfois s'éloigner. C'est la même peur qui est traitée autrement. Le problème, c'est que ces deux peurs qui sont en réalité la même peur de chaque côté, créent une mécanique que je vais essayer de te décrire parce qu'elle est très précise. La psychologue canadienne Sue Johnson, qui a fondé la thérapie centrée sur les émotions et qui a passé sa carrière à observer les couples en difficulté, a décrit ce qu'elle appelle le désengagement émotionnel. Au début d'un couple en crise, il y a souvent ce qu'on appelle la danse de la poursuite et du retrait. L'un cherche à se rapprocher, à demander... à parler, à comprendre, l'autre se retire, se tait, fuit. Mais à 20 ou 25 ans de couple, cette danse-là est passée depuis longtemps. Ce qui s'installe à la place est beaucoup plus subtil et beaucoup plus dangereux. C'est un désengagement parallèle. Chacun s'est retiré dans sa bulle. Lui dans le travail, le sport, les copains, les projets. Elle dans la maison, dans les enfants, même quand ils ne sont plus là. Donc ça va être par exemple les petits-enfants dans ses amis. et la chaleur entre eux a... baisser lentement sans qu'aucun ne s'en aperçoive. On ne se dispute plus parce qu'on ne se rencontre plus. On est poli, on organise, on vit côte à côte. Et c'est exactement ce que vivent les couples dont je te parlais tout à l'heure. Ce couple depuis 25 ans, avec l'aîné qui vient de partir, quand elle dit qu'elle ne l'aime plus, ce qu'elle vit en réalité, c'est ce désengagement parallèle qui s'est installé entre eux. Lui s'est désengagé, mais il ne s'est pas le nommé. Il appelle « j'ai beaucoup de travail en ce moment » . Aucun des deux n'a cessé d'aimer. Les deux ont simplement cessé, depuis des mois ou des années, de se chercher activement l'un l'autre. Et le désengagement, ça ressemble tellement à la fin de l'amour qu'on le confond. Sue Johnson dit une chose très précieuse à ce sujet. La femme à couple, ce n'est presque jamais la haine, c'est l'indifférence. Tant que tu vis encore un trouble en disant « je ne suis plus heureuse » , tant que ça te coûte de dire cette phrase, tant que tu y reviens la nuit, tu n'es pas dans l'indifférence. Tu es dans le désengagement. Et le désengagement, ça se rouvre. Et donc tout ce que je viens de te montrer aujourd'hui, je le travaille depuis des années avec les femmes. et les hommes que je rencontre en accompagnement. Et j'ai vu très souvent la même chose. Il ne suffit pas de comprendre intellectuellement qu'on confond une lassitude avec une fin d'amour pour sortir de la confusion. Il faut des fois un cheminement, des repères précis, des éclairages sur les mécanismes invisibles qui ont installé cette confusion lentement à ton insu. Et c'est exactement pour ça que j'ai préparé cette série gratuite qui s'appelle les 3 saboteurs invisibles de ton couple. Dans la première vidéo, je te présente ce que sont les trois saboteurs, comment ils s'installent. Dans la deuxième vidéo, j'entre dans le détail du premier saboteur, celui qui touche presque tous les couples à un moment donné. Dans la troisième vidéo, je te montre comment les trois saboteurs s'articulent. Et dans la quatrième vidéo, tu vas aller encore un peu plus loin. Pour t'inscrire, le lien est dans la description de cet épisode. Tu laisses ton nom, prénom, ton email. Tu reçois la première vidéo immédiatement. Les suivantes arrivent dans ta boîte mail. Cette série est totalement gratuite. Elle s'adresse. autant aux hommes qu'aux femmes, et en plus, ou qui soient en couple depuis quelques mois ou depuis des années. Pour terminer, j'aimerais te laisser avec une idée qui résume pour moi tout ce que je viens de te dire. La lassitude amoureuse n'est pas l'inverse de l'amour. C'est de l'amour qui s'est épuisé à force de ne pas être traduit, à force de ne pas être reconnu, à force d'être confondu avec autre chose. Le jour où tu cesses de confondre une lassitude Avec une fin, tu ne te résignes pas, tu te donnes une chance et tu en donnes une au couple que vous êtes en train d'inventer après tout ce que vous avez traversé. Donc avant de te laisser, je voudrais te poser une question, une seule. Si tu avais encore 20 ans devant toi à deux, est-ce que tu voudrais les passer avec lui, avec elle ? Je te retrouve très bientôt pour un prochain épisode. Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? Pensez à laisser un avis, un commentaire. Rappelez-vous également de vous abonner afin d'être averti du nouveau contenu qui va paraître. Et enfin, si vous désirez plus de ressources, dans la description, vous avez de multiples informations pour me retrouver. Je vous retrouve très bientôt.