Speaker #0La charge mentale qui abîme le couple. C'est le sujet de cet épisode 102 du podcast Les Chemins du Couple. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du Couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission est de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple, C'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour transformer vos difficultés en opportunités de vivre la relation amoureuse que vous méritez. Je vous souhaite de passer un très bon moment. Démarrons ensemble ce nouvel épisode. Alors, aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui ronge les couples très souvent en silence ou alors en mode reproche, attaque. Et ce sujet, on en entend de plus en plus parler, c'est la charge mentale. Alors, avant de commencer, je vais poser deux choses parce que c'est un sujet où on peut... glisser très, très, très vite vers la guerre homme-femme. Et si aujourd'hui tu écoutes cet épisode pour aller encore plus débattre avec ton mari ou avec ta femme sur ce sujet-là, c'est pas du tout l'endroit et moi en tout cas je ne veux pas t'amener sur ce sujet-là. Premièrement pourquoi ? Parce que quand je parle de l'homme et de la femme dans cet épisode et comme dans tous les épisodes. surtout si tu es écouté les derniers enregistrés, on va parler d'énergie féminine et d'énergie masculine, tout en sachant que chaque homme a une énergie féminine et une énergie masculine, juste il y en a une qui va être plus forte que l'autre, et chaque femme a une énergie masculine et une énergie féminine, sauf qu'il y en a parfois où ça va être la masculine qui va être la plus forte, la féminine qui va être la plus forte. Bref, certaines femmes... portent l'énergie masculine plus fortement, certains hommes portent l'énergie féminine plus fortement, c'est très bien, il n'y a pas de bon ou de mauvaise chose. Ce qui compte, c'est que tu te reconnaisses dans ton propre mode de fonctionnement, pas que tu te ranges dans un genre de case. Et d'ailleurs, les personnes non genrées vont peut-être se retrouver dans les deux. Tout est ok. Deuxièmement, oui, il y a une statistique majoritaire derrière ce que je vais te dire, mais il y a surtout ton couple à toi. Écoute avec ce qui résonne pour toi et laisse de côté ce qui ne te parle pas. Aujourd'hui, donc comme je te disais, on entend parler dans tous les sens la charge mentale. Et attention, c'est une réalité, elle existe, mais elle est quasi toujours pour de très nombreuses personnes, très, voire non, haut, mal expliquées. J'aurai l'occasion d'y revenir, mais c'est important parce que dans cet épisode, tu vas pouvoir surtout découvrir le moment où la charge mentale arrête d'être une fatigue et va devenir de la rancœur. Et la rancœur, c'est ce qui abîme les couples pour de bon. Parce qu'on peut réparer une dispute, mais on ne répare pas quelqu'un qui a fini par décider en silence qu'il ne demanderait plus et qu'il resterait dans la rancœur. Donc... La première chose qu'il faut entendre, c'est que la charge mentale, ce n'est pas la quantité de tâches que tu fais à la maison. Tu peux faire la moitié des tâches et porter la totalité de la charge mentale. Tu peux faire 10% des tâches et porter une charge mentale beaucoup plus lourde que certaines personnes qui vont faire 10 fois plus de tâches que toi. D'accord ? Donc, un, on n'est pas tous égaux par rapport à ça. Deux, il n'y a pas de vérité absolue. et Trois, il faut bien que d'abord tu comprennes toi comment tu fonctionnes et ton rapport à la charge mentale. Et je t'invite bien évidemment à prendre du recul et à ouvrir les yeux et à t'ouvrir surtout au mode de fonctionnement de ta partenaire, de ton mari en face sur ce sujet-là. C'est là le vrai sujet derrière tout ça finalement. Donc la charge mentale c'est quoi ? C'est le travail qui est invisible. qui se passe souvent avant que la tâche soit faite. Anticiper qu'il va falloir prendre rendez-vous chez l'orthodontiste. Identifier le bon professionnel. Décider du moment qui colle avec l'agenda de tout le monde. Vérifier que le rendez-vous a bien été pris, que la personne s'y est rendue. Quatre opérations mentales pour un rendez-vous. Et pour certaines personnes, il doit y en avoir 30 comme ça par heure. Pour certains, par jour. Pour d'autres, par semaine. Et dans un foyer avec des enfants, ça sera peut-être plus. À nouveau, on n'est pas tous égaux. face à ce sujet-là et parce que ça nous renvoie à notre fonctionnement aussi de notre cerveau. Une sociologue qui travaille à Harvard, Alison Daminger, a regardé de près ce travail mental. Elle, elle l'appelle le travail cognitif domestique. Et elle a vu que dans la grande majorité des couples, les femmes portent les trois premières opérations. Anticiper, identifier, décider. Et que les hommes se proposent, surtout pour la quatrième, exécuter. Et d'ailleurs, on le dit, souvent les hommes sont plus dans le faire, les femmes sont plus dans l'être. L'énergie masculine, l'énergie féminine. Attention, rappelle-toi bien ça, parce qu'on va retrouver aussi des hommes qui sont beaucoup dans l'être et des femmes qui sont beaucoup dans le faire. Et donc, c'est pour ça, il faut bien comprendre ça, que la phrase de l'homme, « Tu n'as qu'à me demander » , c'est un cadeau qui n'en est pas un. Parce qu'en fait, pour pouvoir lui demander, il faut déjà avoir anticipé, identifié, décidé. Toi, tu vas lui demander l'exécution, mais tu n'as pas posé la charge. Tu as juste donné un bout. Et l'incompréhension se porte très souvent ici. Eve Rotsky, qui a publié un livre qui s'appelle Fair Play, dit qu'un couple qui partage vraiment a partagé les trois étapes. La conception, la planification et l'exécution. Tant qu'une seule personne conçoit et planifie, et que les deux exécutent, le couple ressemble à une entreprise où il y a un PDG et un assistant. Et le tableau partagé, ou sur les informations sur le frigo, n'y change rien. Parce que le tableau, c'est encore le PDG qui le fait. C'est encore elle qui l'a fait. Et c'est là qu'en fait, ça devient lourd à porter. Pas juste fatigant. Lourd parce que ton cerveau n'éteint jamais. Tu te réveilles la nuit en sursaut parce que t'as oublié de signer un papier pour l'école. Moi, c'était de préparer le sac de piscine des enfants. Tu fais des courses en récitant mentalement la liste des besoins de tout le monde, sauf en plus souvent les tiens. Tu lis un livre et au bout de trois pages, tu te rends compte que tu n'as rien lu, que tu pensais à la composition du week-end et de l'organisation X, Y, Z. Et le plus dur, c'est qu'en fait, cette charge-là, on la voit pas, personne ne la voit. ton partenaire non plus. Et des fois, même toi-même, tu ne vas pas l'avoir. Parce que tu te dis c'est normal, toutes les mères font ça, toutes les femmes font ça. C'est précisément en fait cet aspect-là qui est invisible en fait à tout le monde. Mais c'est ce terrain-là qui est le terrain de la rancœur. Alors imagine cette scène, tu te reconnaîtras peut-être en partie un dimanche, entre deux repas de famille. Elle qui dirige une entreprise, ils ont deux enfants, 8 et 11 ans. Lui est cadre dans une boîte avec un gros engagement professionnel. Elle est sur le canapé, tablette en main, elle finalise la semaine, l'agenda, le plan des repas, le rendez-vous à droite, le voyage scolaire, le sac, les devoirs, bref. Le samedi, c'était les courses, l'entraînement de foot et entre deux, un dossier show pour sa boîte, un mail. à ses associés. Et lui, en fait, il finit un épisode de série ou un match de foot. Allez, allons-y pour les clichés, un petit peu. Il lève les yeux et il dit, mais vraiment avec quelque chose de très gentil. Ça, je le vois et en fait, en même temps, ils sont vraiment gentils, c'est pas méchant. Ça va, t'es ok, t'as besoin de quelque chose ? Tu me demandes, surtout si t'as besoin. Et elle, elle va dire, non, non, c'est bon, ça va. Mais, en posant la tablette, elle va... commencer à ressentir quelque chose de très froid, monter, souvent c'est pas de la colère. C'est quelque chose qui ressemble à... En fait, de toute façon, c'est toujours la même chose. Je ne te demanderai plus rien, j'en ai ras-le-bol. Alors, pourquoi le « il suffit de demander » ne règle rien ? Et pourtant, vous allez voir que je vous invite à demander. Cette phrase qu'on entend très souvent, « il suffit de demander » , « tu n'as qu'à me demander » , « je le ferai si tu me le disais » , c'est vraiment une phrase qui est dite avec sincérité, presque. toujours dans le couple. Et le conjoint ou la conjointe qui la prononce pense vraiment qu'il offre son soutien. Il pense être disponible. Et de son point de vue, il l'est. C'est pour ça que je veux définitivement arrêter les guerres, mais ouvrir à la compréhension. Et en fait, il a raison. Il l'est ou elle est disponible. Et j'en parle. Il faut apprendre à demander, à exprimer ses besoins, même... si cela ne règle pas tout dans la mécanique de couple, il y a de nombreuses choses plus complexes, mais ça, on va en reparler plus tard. Mais quand tu portes la charge mentale demandée, on l'a vu, ce n'est pas léger. Demandée, c'est d'abord se rappeler qu'il fallait faire le truc et donc l'avoir anticipée. Ensuite, c'est formuler la demande pour certaines relations dans un ton qui n'est pas trop sec, parce que tu sais qu'il peut ou elle peut se braquer si tu prends en plus un ton. de chef ou de femme ou d'homme autoritaire. Il faut négocier le moment parce que là, s'il regarde un match, il faut le répéter le lendemain s'il l'a oublié. Et puis, il faut vérifier que ça a été fait correctement. Et puis du coup, il faut gérer ta propre culpabilité de l'avoir demandé. Parce qu'au fond, tu te dis, mais pourquoi je dois demander alors qu'il a les mêmes yeux que moi pour voir qu'il faut aller faire des courses ? Tu comprends ? Vous vous reconnaissez là-dedans ? Donc, pour certaines personnes, demander te coûte... beaucoup plus que de faire toi-même. Et tu comprends du coup pourquoi un jour, tu finis par dire, laisse, je vais le faire. Et cette phrase, dite 5000 fois sur 10 ans, elle s'imprime dans le corps. Tu vas devenir une femme ou un homme qui ne demande plus. Parce que demander te déçoit deux fois plus. Une fois quand tu dois t'abaisser et que tu as l'impression de t'abaisser à une demande, parce qu'en plus, c'est comme ça qu'on nous éduque. Et culturellement, donc, ça devient compliqué. Et une deuxième fois, quand la chose n'est pas faite comme tu voulais. Et finalement, au cœur de tout ça, il y a quelque chose de plus profond encore. Et il faut le nommer. Quand tu attends qu'il devine, qu'elle devine. Quand tu lui parles à demi-mot. Et quand tu fais une tête en espérant qu'il va te demander ce qui ne va pas, tu ne fais pas que de la mauvaise communication. Tu fais une vérification d'amour. Tu te dis, dans une partie de toi, qui n'a rien à voir avec la raison, Si ou elle m'aimait vraiment, il ou elle verrait. Si ou elle, il ou elle me connaissait vraiment, il ou elle devinerait. Et le sous-entendu, c'est pas une faiblesse de caractère, c'est un test. Et ce test que ton conjoint perd quasi à chaque fois, même sans savoir qu'il y avait un examen. Et le problème, c'est que le sous-entendu ne crée jamais de la rencontre dans le couple. Il crée de la déception, la déception répétée devient de la rancœur et la rancœur. C'est précisément le sujet dont je vais te parler maintenant. Avant de continuer, je voulais te dire que je publie une série gratuite de vidéos que j'ai préparée spécialement pour toi. Les 3 saboteurs invisibles de ton couple. C'est 4 vidéos courtes qui mettent des mots sur ce qui ronge les couples sans qu'ils le voient. La charge mentale dont je te parle aujourd'hui, c'est un symptôme parmi d'autres. Et dans la série, on regarde le terrain sur lequel ce symptôme... Pouce et tu vas pouvoir découvrir lequel des trois saboteurs est le plus actif chez toi, dans ton couple. Pour t'inscrire, va dans le descriptif de cet épisode, sous la vidéo. Tu laisses ton prénom et ton email et tu vas recevoir la première vidéo immédiatement. Maintenant, on continue. La rancœur. La rancœur, c'est la facture. La rancœur, ce n'est pas un défaut de caractère, c'est une information. Quand tu... Porte la charge mentale d'un foyer pendant des années. Ton cerveau tient un compte. Pas parce que tu es mesquin, mesquine, mais parce que tu es vivant. Ce compte, c'est combien de fois j'ai pensé pour deux. Combien de fois j'ai dit laisse, je vais le faire. Combien de samedis je suis seule à courir entre l'anniversaire d'un enfant et la pharmacie. Et les courses. Et un jour, ce compte arrive à un seuil. Et au-delà de ce seuil, ton corps refuse. Et pas avec des mots. pas avec quelque chose de plus ancien, tu n'as plus envie qu'il te touche le soir. Tu te surprends à le regarder finir son assiette comme tu regarderais un colocataire dont tu attends qu'il déménage. Tu réponds par monosyllabes. Tu deviens surpoli, ce qui est la pire forme de colère, parce que c'est de la colère qu'il ne reconnaît même plus que celle de la colère. Harriet Lerner, qui a écrit un très bon livre sur la colère des femmes, dit que la rancœur s'installe quand on n'a pas pu transformer ses besoins en paroles claires et qu'on a fini par les transformer en silence et en suradaptation. Elle parle d'une danse, la danse de la colère. Tu encaisses, tu encaisses et un jour tu explores et l'explosion ne porte plus sur le bon sujet. Donc personne ne te comprend et la rancœur retombe à un cran plus bas. Et ça recommence. La rancœur, elle ressemble à ça. Tu mets cinq minutes de plus dans la voiture parce que tu n'as plus envie de rentrer. Tu fais durer un appel avec une amie pour repousser le moment où il va te demander ce qu'on a prévu pour le week-end. Tu n'aurais plus assez blague. Et tu te dis, mais en fait, c'est terrible. Je ne suis même plus sûre d'aimer cet homme. Or, souvent, la rancœur ne dit pas que tu n'aimes plus. Elle dit que tu portes trop, depuis trop longtemps, dans un système où, en plus, tu n'as pas appris à demander pour de vrai. Et il y a un mot que j'utilise souvent dans mes accompagnements, et j'en ai déjà parlé dans les épisodes précédents, ce sont les micro-renoncements. Un micro-renoncement, c'est ce petit geste où tu te quittes sans t'en rendre compte. C'est dire oui alors que c'est non. C'est te taire alors qu'une parole juste devrait être posée. C'est repousser ton besoin pour ne pas faire de vagues. Une micro-renonciation toute seule, ce n'est rien. 100 par jour, pendant 10 ans. C'est ce qui produit la femme qui dit à voix basse « je ne sais même plus ce que j'aime, je ne sais même plus si je l'aime » . Et la charge mentale fabrique de la micro-renonciation à grande échelle. Parce que pour penser à tout, il faut d'abord ne cesser de penser à soi. Et la facture, parce qu'il y en a toujours une, la voilà. Tu finis par regarder ton couple, ta vie, ton conjoint. Tu te dis que ce n'est plus toi qui habite ça. C'est une silhouette de toi. Plus efficace, plus polie, plus seule. Maintenant, je vais te parler de l'autre, en face. Parce que dans cet épisode, il n'y a pas de coupable et une victime. Il n'y a pas un coupable et une victime. Il y a deux personnes qui portent chacun une charge mentale, souvent, bien entendu, invisible. Et en plus... qui ne savent même pas la nommer à l'autre. Lui, qu'est-ce qu'il porte ? Il porte ce qu'on appelle parfois, très souvent, la projection. La pression silencieuse de continuer à pourvoir. Combien il faut gagner pour que le projet familial tienne ? Comment je vais pouvoir payer les prochaines vacances ? Ce qu'il faudra faire si l'entreprise là, ou si la crise qu'on est en train de vivre fait qu'il y a des plans sociaux. La peur, jamais dite, de devenir invisible si... il arrêtait de réussir. Et puis il va porter aussi l'auto-injection de ne pas se plaindre. Parce que dans une culture où on demande aux hommes d'être grands, forts et beaux, en gros, et ben en fait on lui dit surtout ne te plains pas. Parce qu'un homme qui se plaint c'est un homme qui faillit. Donc il va encaisser en silence. Romuald Levant a beaucoup travaillé sur ce qu'il appelle l'alexithymie normative masculine. C'est un mot assez compliqué pour dire quelque chose de très simple. Beaucoup d'hommes ont été élevés à ne pas reconnaître ni nommer ce qu'ils ressentent. Ils se retrouvent adultes à avoir des émotions qui les traversent sans qu'ils sachent mettre les mots. Et quand ils sont submergés, ils ne disent pas « je suis submergé » . Ils se taisent, ils regardent la télé, ils s'éloignent. D'autres peuvent exploser et avoir même recours à de la violence verbale, voire même physique. Mais quand il dit « tu n'as qu'à demander » , Il croit vraiment tendre la main. Il ne voit pas que sa main est posée sur l'exécution et pas sur la charge mentale. Et il ne te dit pas, lui non plus, que son boulot du moment l'épuise, que sa boîte le mange, que la pression de la maison qu'on est en train de rembourser lui serre la gorge la nuit. Il ne te dit pas que parce qu'il pense, qu'il est incapable, qu'il a peur. En fait, il ne va pas te dire qu'il ne se sent pas viril ou que... parce qu'en fait il sait que tu en as déjà trop. Il garde tout ça pour lui. Et quand tu deviens froide, il va se fermer aussi. Et la rancœur chez lui ressemble à un retrait, pas forcément à une explosion. Il va s'absenter sans vraiment partir. Il va regarder plus la télé, il va rentrer un peu plus tard. Et donc il faut pouvoir entendre les deux. Ta charge à toi qu'on voit moins parce qu'elle est cognitive, sa charge à lui qu'on voit moins parce qu'elle est silencieuse. Et le drame, c'est que vous habitez dans le même salon, et que vous portez chacun un poids dont l'autre ignore la nature exacte. Demandez sans sous-entendu. Alors, qu'est-ce qui change ? Ce n'est pas un truc à faire, une chose à reconnaître d'abord, et puis quelque chose à apprendre. Mais pour de vrai, pas en se le promettant un dimanche soir. Ce qu'il y a à reconnaître, c'est que tu fais quand tu attends qu'il devine. Ce n'est pas de la communication, c'est une vérification d'amour. Et tant que tu testes son amour avec des devinettes, tu vas perdre. Parce qu'aucun être humain ne peut deviner ce qu'un autre être humain ne dit pas. Quand on s'aime depuis dix ans, on connaît l'autre, oui, mais on ne le lit pas dans son cerveau. C'est un discours que je clame haut et fort. Ce que tu attends, ce n'est pas qu'il te lise, c'est qu'il te voit. Et tu ne peux l'aider à te voir que si tu acceptes de te montrer. Te montrer dans ce contexte, ça veut dire formuler ce dont tu as besoin sans sous-entendu. Sans, tu pourrais penser à. Sans, ce serait quand même normal que. Sans soupir derrière la phrase. Te montrer, ça peut ressembler à ça. Mais tiens, j'ai besoin que tu prennes en main. le mercredi soir, le foyer, du début à la fin, en y pensant toi. Et pas de me dire, tu n'as qu'à me dire ce que je dois faire le mercredi soir. De prendre toi la totalité du mercredi soir, comme moi je prends la totalité du dimanche. C'est exigeant. Pas pour lui, pour toi. Parce que quand on a appris à porter et demander pour de vrai, c'est un acte vertigineux. Tu acceptes qu'ils te disent non, ou qu'ils te disent oui, mais maladroitement. Tu acceptes le risque qu'ils te déçoivent. Et que cette déception ne soit plus l'épitaphe de votre couple, mais une matière à conversation. Et j'utilise un mot, un mot que tu m'as déjà entendu prononcer dans d'autres épisodes, c'est la fidélité à soi. La fidélité à soi, c'est l'inverse exact des micro-renoncements. C'est reconnaître ton besoin avant de le sacrifier. Ce n'est pas de l'egoïsme, c'est l'inverse. Parce que c'est seulement quand tu es fidèle à toi que tu peux, ouf, offrir une parole claire à l'autre. Tant que tu te trahis pour faire tenir la maison, tu offres à ton couple une version de toi qui n'est plus tout à fait toi. Et tu nourris en parallèle une rancœur qui finira par tout casser. La charge mentale, le sous-entendu, la rancœur, ce sont des symptômes visibles d'un saboteur invisible qui va ranger ton couple. Ce saboteur, il n'est pas le seul, il y en a trois qui usent les couples en silence, sans que personne dans le couple ne sache mettre le doigt dessus. C'est précisément ce que j'ai voulu... poser dans la série gratuite les 3 saboteurs invisibles de ton couple. 4 vidéos courtes. La première arrive dans ta boîte email dès que tu t'inscris. Tu vas y reconnaître le saboteur qui est en train de faire le plus de dégâts chez vous, comprendre pourquoi il a pris autant de place et voir ce qui peut être posé là maintenant pour que la rancœur arrête de monter. C'est gratuit et c'est conçu pour les couples qui veulent avancer concrètement et pas faire un cours de théorie. Pour t'inscrire, va dans le lien dans le descriptif de cet épisode. Tu laisses ton nom, ton email, tu reçois la première vidéo. Je reviens à notre dimanche soir, à notre dimanche plutôt, sur le canapé, la tablette posée, et oh, je ne te demanderai plus jamais rien, qui montait. Si cette femme arrive à se déposer, à dire ce qui lui pèse, à formuler un besoin et pas un reproche, son conjoint ne devient pas magiquement un autre homme. Mais lui, de son côté, il a quelque chose à entendre, qui n'est plus un sous-entendu. Il a un Merci. terrain pour répondre, il a une matière. Et de proche en proche, ils peuvent recommencer à respirer ensemble. Le couple regagne une place pour le désir, parce qu'un cerveau saturé n'a pas de place pour le désir. Ils redeviennent partenaires de vie et plus seulement co-gestionnaires d'une PME familiale. Et c'est ça que je te propose de viser. Pas un couple parfait, mais un couple où tu n'es plus seul à penser, où il n'est plus seul à porter ce qu'il ne dit pas non plus. Alors voilà la question avec laquelle je te laisse là maintenant. Et si ce qui abîmait ton couple, ce n'était pas qu'il ne fasse pas, mais c'est peut-être que tu n'as jamais cessé de penser à sa place. Qu'est-ce que tu portes là sans que tu n'aies jamais vraiment nommé ? Je te souhaite une belle continuation, une belle réflexion sur ce sujet et je t'invite bien évidemment à partager l'épisode à ton partenaire pour comprendre la dynamique. entre vous deux. À très bientôt ! Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? Alors pensez à laisser un avis, un commentaire. Rappelez-vous également de vous abonner afin d'être averti du nouveau contenu qui va paraître. Et enfin, si vous désirez plus de ressources, dans la description, vous avez de multiples informations pour me retrouver. Je vous retrouve très bientôt !