Speaker #0Ce que ton enfance t'a appris sur l'amour, sans que tu le saches, c'est le sujet de l'épisode 117 du podcast Les Chemins du couple. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission est de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple, c'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour transformer vos difficultés en opportunités de vivre la relation amoureuse que vous méritez. Je vous souhaite de passer un très bon moment, démarrons ensemble ce nouvel épisode. Alors, peut-être que tu crois avoir choisi ta façon d'aimer. Tu crois que tes décisions, tes réactions, ta manière de te rapprocher, de te protéger, ce que tu attends de l'autre, ce qui te blesse, ce qui te rassure, que tout ça, c'est toi, ton caractère, ta personnalité. En réalité... L'essentiel, c'est écrit bien avant que tu puisses t'en souvenir dans les toutes premières années de ta vie. Et tu le joues ou tu le rejoues encore, peut-être aujourd'hui, sans le savoir dans ton couple. Parce qu'avant même de savoir parler, tu as appris des choses sur l'amour. Pas dans les livres, pas dans les mots, tu l'as apprise dans ta peau, dans ta façon dont on te prenait dans les bras ou pas. dont on répondait à tes pleurs ou pas, dont on t'accueillait quand tu en avais besoin ou peur. De tout ça, ton cerveau de bébé, enfant, en a tiré des conclusions très tôt sur ce qu'est l'amour, sur ce qu'on peut en attendre et sur ce quoi, toi, tu vaux également dans le lien avec l'autre. Et ces conclusions, tu les portes encore comme une carte invisible que tu suis sans même savoir qu'elle existe. Alors avant d'entrer dans le vif, deux précisions. Tout ce que je vais parler aujourd'hui vaut autant pour les hommes que pour les femmes, chacun avec son histoire. Et surtout, il ne s'agit jamais d'accuser non plus tes parents, tes éducateurs, ta famille. La plupart ont fait de leur mieux, avec leur propre carte à eux, héritée de leurs propres parents, de leur propre histoire. Et souvent sans rien connaître de tout ça. Comprendre d'où vient ta façon d'aimer, ce n'est pas désigner des coupables. C'est allumer la lumière sur un mécanisme en toi pour que tu choisisses d'arrêter de le subir. Alors, pour comprendre, il faut vraiment voir ce qu'un tout petit enfant bébé cherche avant tout le reste. C'est de se sentir en sécurité et de se sentir aimé. C'est une question de survie au sens propre, parce qu'un bébé ne peut pas vivre seul. Il dépend entièrement de ceux qui s'occupent de lui. Alors en permanence, sans pouvoir le formuler, il pose des questions, il enregistre des réponses. Et quand je dis « il pose des questions » , c'est pas nommé avec les mots, ça peut être des pleurs, c'est avec les yeux. Mais la question interne qui se passe, c'est « est-ce que je peux compter sur l'autre ? » Quand j'ai besoin, est-ce qu'on vient ? Si la réponse le plus souvent a été oui, tu as appris que le lien est sûr et qu'on peut s'appuyer sur les autres sans danger. Si la réponse a souvent été un non ou seulement un parfois, tu as peut-être appris à te méfier ou à t'agripper très fort pour ne pas perdre ce qui pouvait potentiellement disparaître. La deuxième question, interne bien évidemment, c'est est-ce que je suis aimable tel que je suis ? Est-ce qu'on m'aime quand je vais bien comme quand je vais mal ? Quand je suis sage comme quand je fais des bêtises ? Ou est-ce que je dois être d'une certaine façon gentille, fort, performant, gentille, forte, performante, discret, discrète pour qu'on s'occupe de moi ? Selon la réponse que tu as reçue de tes parents, de tes éducateurs, tu as installé tout au fond soit le sentiment d'avoir de la valeur juste parce que tu existes, soit la courbe. conviction qu'il faut la gagner encore et encore par une attitude précise, choisie et déterminée par les autres. La troisième question, c'est qu'est-ce que je peux faire de mes besoins et de mes émotions ? Est-ce que je peux pleurer, avoir peur, réclamer sans que ça pose problème ? Ou est-ce que mes besoins dérangent, fatiguent, agacent et qu'il vaut mieux les ranger dans une boîte bien au fond de moi ? Là encore, tu as appris une règle silencieuse. Que tes besoins sont les bienvenus ou qu'ils sont de trop. Et il y a peut-être une dernière chose que tu as apprise. L'appui plus la plus puissante. Juste en regardant. En observant aussi les adultes autour de toi. Et surtout, bien évidemment, le couple parental. Ceux de tes parents, ceux de tes éducateurs. S'il y en avait un, tu as peut-être enregistré sans le vouloir à quoi ressemble l'amour dans leur mode de fonctionnement. Tendre ou froid. Calme ou explosif. Fais de mots ou de silence. De respect ou de rapport de force. Pour toi. c'est devenu tout simplement ça, l'amour. Du côté de la femme ou de l'énergie féminine, souvent, l'une de ces leçons qui revient, c'est l'idée que pour être aimée, il faut se rendre utile, prendre soin, se faire un peu petite, ne pas trop demander, être gentille. Du côté de l'homme, souvent, c'est plutôt l'apprentissage qu'on ne montre pas ses besoins ni ses failles, qu'il faut être solide, gérer seul, que demander de l'aide, c'est faiblir. Mais ces leçons se croisent dans tous les sens. Et beaucoup de femmes ont appris aussi à ne rien demander. Et beaucoup d'hommes à se rendre indispensables. Alors, pourquoi on ne voit pas cette carte ? Pourquoi elle est finalement si difficile à repérer ? Mais c'est pour une raison toute simple. Elle s'est dessinée, comme je le disais, bien avant les mots. On parle du psychiatre anglais John Bowlby, qui a montré quelque chose de fondamental. Dans nos toutes premières années, à partir des... Ces milliers d'expériences minuscules qu'on va vivre, on se construit ce qu'il a appelé des modèles internes, des sortes de cartes mentales du lien. Et quand je parle d'expérience minuscule, c'est chaque minute de notre vie est une expérience. Une carte, on va avoir cette carte de ce qu'on peut attendre des autres. Et une carte aussi de ce qu'on vaut soi-même. Et comme ces cartes se sont formées tellement tôt, Avant que tu en aies le moindre souvenir, avant même le langage, tu ne le vis pas comme des croyances apprises. Tu les vis comme la réalité. Tu ne te dis pas « je crois que l'amour est dangereux » . Tu sens simplement que l'amour est dangereux, comme une évidence. Et c'est ça qui rend le câblage si puissant et si invisible. Il ne se présente jamais comme une opinion, mais comme une vérité sur le monde. Et tant que cette carte reste sous le seuil de ta conscience, Elle continue de parler en toi, à voix basse, de guider tes réactions. Et bien des années plus tard, sans que tu fasses le lien, elle joue leur jeu. Une des personnes que j'ai accompagnées a vraiment mis du temps à comprendre une chose le concernant. Il a grandi entre deux parents qui s'aimaient en s'écharpant. De grandes disputes, des portes qui claquent, suivi de réconciliations passionnées. Et pour le petit garçon qu'il était, l'amour c'était ça, c'était cette insensité, ces montagnes russes. Cette preuve qu'on tient à l'autre puisqu'on se déchire et on se retrouve. Et adulte, dans une relation paisible avec une femme stable et douce, il s'ennuyait. Il provoquait des tensions sans comprendre pourquoi, persuadé au fond qu'un amour aussi calme était un amour tiède. Et le jour où il a posé les mots dessus, ça l'a bouleversé. Il ne fuyait pas une mauvaise relation, il fuyait le calme. Parce que, dans sa carte à lui, dessinée tout petit, le calme voulait dire qu'on ne l'aimait pas vraiment. Si en m'écoutant tu sens que cette vieille carte te pousse dans ton couple à toujours attendre de l'autre une preuve, une présence, une réparation qui ne vient jamais tout à fait, alors j'ai quelque chose pour toi. Une série de vidéos entièrement gratuites qui s'appelle « Se libérer de l'attente » . Je t'y aide à reconnaître ce schéma d'attente, à comprendre la blessure ancienne qui l'alimente et à revenir vers un appui plus solide en toi qui ne dépend plus de ce que fait l'autre ou ne le fait pas. C'est gratuit, c'est pensé autant pour les femmes que pour les hommes et le lien est dans la description de cet épisode. Pour l'instant, continuons. Pourquoi tu la rejoues encore et encore ? Il y a un dernier mécanisme assez troublant. qu'il faut nommer pour comprendre pourquoi cette carte s'invite toujours dans ton couple. Et ce n'est pas un hasard si tu te retrouves encore et encore dans des situations qui réveillent précisément tes vieilles blessures. Arville Hendrix, thérapeute de couple américain, a mis en lumière une idée qui dérange autant qu'elle est claire. Nous sommes inconsciemment attirés par des partenaires qui recréent, d'une manière ou d'une autre, le paysage affectif de notre enfance. Pas forcément les mêmes personnes, mais les mêmes émotions. les mêmes manques, les mêmes façons d'aimer ou de blesser. Comme si tout au fond, une part de nous cherchait à rejouer l'histoire ancienne, en espérant cette fois qu'elle finisse autrement. Tu as grandi avec un parent un peu absent, un peu distant, tu risques de tomber plusieurs fois amoureux de personnes fuyantes, évitantes. Comme pour enfin décrocher l'amour que tu n'avais pas obtenu. C'est une tentative. de réparation mais à l'aveugle. Et il y a une autre version, tout aussi piégeuse. Parfois, on se jure de faire exactement l'inverse de ses parents. Tu as détesté la froideur de ton père, alors tu te promets d'être tout son contraire. Mais à vouloir fuir un modèle de toutes ses forces, on reste accroché à lui, juste à l'envers. Et on tombe souvent dans un autre piège symétrique. Dans les deux cas, Le reproduire ou l'inverser, c'est encore la vieille carte qui tient le volant et qui guide votre relation. Et c'est une chose que je vois se rejouer sans cesse presque chez toutes les personnes que j'accompagne. Cette fidélité secrète à un scénario qu'on n'a pourtant jamais choisi consciemment. Tant que ce scénario reste dans l'ombre, ce scénario s'impose à toi. Mais le simple fait de l'éclairer. de te reconnaître, commence déjà à desserrer son emprise. Du côté de l'énergie féminine, ça donne souvent un constat un peu troublant qui est de tomber plusieurs fois sur le même type d'homme ou de rejouer avec ton partenaire la dynamique exacte que tu avais avec un parent. Du côté de l'homme ou de l'énergie masculine, c'est souvent de te surprendre à reproduire avec ta compagne les silences ou les colères que tu détestais chez ton propre père alors que tu t'es juré. de ne jamais devenir comme lui. Du coup, je vais te confier moi ce qui me tient le plus à cœur dans tout cet épisode et en fait, dès le début, je t'en ai parlé. Parce qu'à mon yeux, à mes yeux et à vos yeux, j'aimerais que ça soit le plus important. Comprendre tout ça peut faire remonter des choses, de la tristesse, parfois de la colère. Surtout qu'entre tous ceux qui auraient dû t'apprendre que tu étais aimable et qui ne l'ont pas fait, ou pas assez. Cette émotion, elle est juste, tu n'as pas à la nier. Mais je voudrais t'emmener un cran plus loin, vers un endroit beaucoup plus apaisé. Tes parents, eux aussi, avaient leur carte, dessinée dans leur propre enfance, par des parents qui avaient leur leur. Ils ont aimé comme ils avaient appris à aimer, avec ce qu'ils avaient, et le plus souvent sans même savoir qu'une autre façon était possible. Ce n'est pas une excuse, c'est une explication. Et l'explication, contrairement à la rancune, ça libère. Et puis on va aussi rajouter une petite précision. La psychologie, les recherches, Internet, facilitent aujourd'hui beaucoup l'apprentissage de qui nous sommes au quotidien, dans notre histoire. À leur époque, ce n'était pas du tout la même dynamique. Parce que le jour, vraiment, où tu vas cesser d'attendre de ton enfance qu'elle ait été autre chose que ce qu'elle a été, où tu vas faire la paix avec ton histoire telle qu'elle s'est écrite, il se passe quelque chose souvent d'immense. Tu cesses de la porter comme un poids ou comme une dette qu'on te devrait encore. Tu peux enfin la regarder en face, la remercier presque de t'avoir appris à survivre comme tu as pu et décider à ton rythme ce que tu veux en garder et ce que tu veux laisser derrière toi aujourd'hui. Du côté de la femme ou de l'énergie féminine, faire cette paix, c'est souvent arrêter d'en vouloir à une mère qui ne t'a pas montré comment recevoir de l'amour. Et comprendre qu'elle non plus, sans doute, ne l'a jamais reçu. Du côté de l'homme, c'est souvent pardonner à un père qui ne savait pas dire les choses. Et voir derrière sa dureté, un homme qui faisait comme il pouvait. Et cette paix-là, étrangement, ne t'éloigne pas de toi. Elle te rend plus libre. Parce qu'on ne peut pas réécrire une histoire avec laquelle on est encore en guerre. Et surtout, tu n'es pas condamné à répéter les schémas. C'est là que tout bascule. Et c'est là qu'il y a eu vraiment une excellente nouvelle dans ton histoire. Et je veux que tu l'entendes vraiment. Une carte qui a été dessinée peut être redessinée. Et la meilleure nouvelle, c'est que ce pouvoir-là ne dépend pas de l'autre. Il ne dépend que de toi. J'ai consacré un épisode entier à cette idée, l'épisode 57, sur le fait que ton bonheur en couple dépend bien plus de toi que de ton partenaire. Et je t'y renvoie. Parce que c'est exactement le levier dont il est question ici. Ton cerveau n'est pas figé, jamais. Ce qui s'est appris très tôt peut se réapprendre plus tard par d'autres expériences. Chaque fois que tu vis dans ta relation quelque chose qui contredit ta vieille carte, chaque fois que tu oses demander et qu'on te répond, que tu te montres et qu'on ne te rejette pas, que tu te fais confiance et que l'autre est là, tu ajoutes un trait neuf sur la carte. Tu n'effaces pas l'ancienne d'un coup, ça ne marche pas ainsi. Mais tu en retraces une autre, par-dessus, plus juste, plus libre. Et tu n'es pas seul à pouvoir le faire. Une relation, quand elle devient un peu plus consciente, est l'un des endroits les plus puissants pour réparer ce qui s'est abîmé tôt. Ton couple peut cesser d'être la scène où tu rejoues sans fin ton passé pour devenir le lieu, ou enfin, où tu vis une autre histoire. Du côté de la femme, ça donne souvent « j'ai compris que je n'étais pas obligée de tout mériter, que je pouvais seulement recevoir sans me sentir en dette de quelque chose » . Du côté de l'homme, ça donne souvent « j'ai osé, une fois, montrer que je n'allais pas bien et le ciel ne m'est pas tombé sur la tête » . Au contraire, l'autre s'est rapprochée. Voilà ce qui change, un trait après l'autre. Une vieille carte qui cesse peu à peu de décider à ta place. Reconnaître cette ancienne carte, voir d'où elle vient et comment elle pèse sur ton couple, c'est déjà un pas immense. Il restera une question sans doute, celle qui te brûle peut-être là maintenant. Peut-on vraiment réécrire quelque chose d'aussi ancien ou est-ce joué d'avance ? Ce n'est pas joué d'avance, pas du tout. Et tout commence par revenir à toi, cette part de toi qui attend encore de l'extérieur ce qu'elle n'a pas reçu. Et c'est exactement le chemin. que je te propose de prendre maintenant. Et si cette carterité te parle, si cette vieille attente tournée vers l'autre, ce manque qu'on espère voir comblé par quelqu'un d'extérieur, alors la suite, je l'ai pensée pour toi. C'est une série de vidéos entièrement gratuites qui s'appelle « Se libérer de l'attente » . Elle est faite pour toi. Si tu sens que tu attends de ton couple qu'il vienne combler un manque très ancien et que ta paix dépend trop, de ce que l'autre te donne ou ne te donne pas. Dans cette série, je t'aide à reconnaître ce schéma sans te juger, à comprendre la racine d'où il vient dans ton histoire et à revenir vers toi, vers cet appui intérieur qui ne dépend plus de personne et qui, au passage, change tout dans ton couple. Pour la recevoir, le lien est dans la description de cet épisode. Tu laisses ton prénom, ton email, la première vidéo est accessible immédiatement, c'est gratuit et c'est pensé autant pour les femmes que pour les hommes. En arrivant à la fin de cet épisode, j'aimerais vraiment que tu retiennes surtout cette chose. Tu n'as pas choisi la carte avec laquelle tu es entré dans l'amour. Personne ne l'a choisi. Mais aujourd'hui, adulte, tu n'es plus l'enfant qui subissait. Tu es la seule personne qui peut décider d'en redessiner les contours. Tu n'es pas responsable de ce qu'on t'a appris, tu es responsable maintenant de ce que tu en fais. Et toute la clé est là, dans ce passage. Une carte comprend pour soi-même nous gouverne en silence. Une carte qu'on a regardée en face et dont on a fait la paix avec l'origine redevient un simple dessin qu'on est libre de corriger trait après trait. Alors je te laisse juste avec cette question. Quelle est la chose que ton enfance t'a apprise sur l'amour et que tu rejoues peut-être encore aujourd'hui sans vraiment l'avoir choisie ? Je te retrouve très bientôt sur un prochain épisode du podcast Les Chemins du couple. Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? Alors pensez à laisser un avis, un commentaire. Rappelez-vous également de vous abonner afin d'être averti du nouveau contenu qui va paraître. Et enfin, si vous désirez plus de ressources, dans la description, vous avez de multiples informations pour me retrouver. Je vous retrouve très bientôt.