Speaker #0Crise de couple ou fin ? Savoir si c'est un passage qu'on traverse ou une rupture qui se prépare, c'est le sujet de cet épisode 121 du podcast Les Chemins du couple. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission... et de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple, c'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour transformer vos difficultés en opportunités de vivre la relation amoureuse que vous voulez. mériter. Je vous souhaite de passer un très bon moment, démarrons ensemble ce nouvel épisode. Peut-être que tu te demandes en ce moment si ton couple est en train de se finir. J'ai d'abord une chose très importante à te dire. Le problème n'est pas que tu hésites. Le problème c'est que personne ne t'a jamais donné les repères pour distinguer une crise qu'on traverse d'une rupture qui se prépare. Et sans ces repères, c'est normal de tourner en rond. Parce que vu de l'intérieur, au cœur de la tempête, une mauvaise passe et un vrai naufrage se ressemblent énormément dans la relation de couple. Dans les deux cas, il y a de la distance entre vous, de la lassitude, des disputes ou un silence pesant. Et cette petite voix qui demande est-ce que c'est encore réparable ou est-ce que je m'accroche à quelque chose qui est déjà mort ? Et cette question, si tu la retournes dans tous les sens, souvent seule, parfois depuis des mois, sans arriver à trancher, je le connais, c'est une des spécificités de mon accompagnement. Mais avant tout, si c'est ton cas, ne te juge pas. Hésiter là-dessus, ce n'est ni de la lâcheté, ni un manque d'amour, ni un signe que c'est forcément fini. C'est le signe que tu prends la chose au sérieux et que tu n'as simplement pas de carte. pour lire ce que tu traverses. Et ce sujet vaut autant pour les femmes que pour les hommes, même si l'un, souvent, rumine et cherche pendant que l'autre évite et espère que ça passe tout seul. Aujourd'hui, je ne vais pas te dire s'il faut rester ou s'il faut partir. Personne ne peut le faire à ta place. Mais je veux t'aider à comprendre pourquoi tu n'arrives pas à trancher et à voir la vraie différence entre une crise et une fin pour que tu puisses regarder ta situation avec des repères plutôt qu'avec la panique ou le déni. La grille complète pour te situer, je te dirai à la fin où la trouver. Alors, demandons-nous d'abord pourquoi c'est si difficile et pourquoi tout ce que tu as peut-être déjà lu, entendu, ne t'a pas aidé. Quand on est rongé par cette question, on ferait... on fait presque tous la même chose. On tape le soir des choses comme « signe que mon couple est fini » , Google. Et on tombe sur des listes, 10 signes, 15 signes, que c'est terminé. Et le problème de ces listes, c'est qu'elles aggravent souvent le trouble au lieu de l'apaiser. Parce que ces signes, on les coche souvent presque tous, à un moment donné ou à un autre de notre relation. Même moi, ça m'arrive. Tout le monde y passe. On ne se désire plus comme avant, on se dispute pour des riens, on s'ennuie, on ne se comprend pas, on pense parfois à quelqu'un d'autre, on se demande si l'herbe est plus verte ailleurs. Tu lis ça et tu te dis ça y est, c'est fichu, tous les voyants sont en rouge. Sauf que ces mêmes signes, on les retrouve dans des quantités de couples qui deux ans plus tard vont très bien parce qu'ils traversaient simplement une mauvaise passe. Le défaut de ces listes... c'est qu'elles confondent les symptômes et le diagnostic. Avoir de la fièvre ne te dit pas si tu as un simple rhume ou tu es en train de faire une crise d'apanicite ou une septicémie. On est bien d'accord. C'est le même symptôme pour les deux. Et les signes d'un couple en crise et ceux d'un couple qui se termine sont en surface presque identiques. Et ce n'est pas en comptant, en vérifiant les symptômes que tu sauras. C'est en regardant autre chose. plus en profondeur, ce que ces listes ne te montrent jamais. Du côté de la femme, de l'énergie féminine, souvent, ce doute s'accompagne d'une recherche active. Tu lis, tu en parles à une amie, tu fais des tests en ligne, tu cherches une réponse à l'extérieur. Du côté de l'homme, souvent, c'est plus silencieux. Tu regardes la question pour toi, tu la repousses, tu te concentres sur le travail, ou le concret, ou les choses à faire, en espérant que cette question se dissolve d'elle-même à l'intérieur de toi. Deux façons de gérer la même angoisse sans plus de repères l'une que l'autre. Alors, posons la première chose juste et elle est essentielle. Une crise n'est pas une fin. Eric Erickson, qui a étudié toute sa vie les grandes étapes de l'existence, a montré que les crises, loin d'être des accidents, sont des passages normaux et même nécessaires. Le mot crise d'ailleurs vient d'un mot grec qui ne veut pas dire catastrophe, mais moment de décision, point de bascule. Une crise, c'est un carrefour, c'est pas un mur. Et c'est vrai pour... tous les couples comme pour les personnes. Toute union, absolument toute traverse des crises. L'arrivée des enfants, le départ, un deuil, un changement de travail, un chômage, le milieu de la vie, l'usure du quotidien. Bref, tu l'as compris, autant de secousses qui ébranlent le couple et c'est normal. Et une crise n'est pas le signe que ton couple est raté, c'est le signe qu'il est vivant et qu'il traverse et qu'il traverse comme tous les autres les épreuves de la vie. La plupart de ces crises sont des passages. On en sort souvent transformés, parfois plus solides qu'avant. J'avais consacré un épisode entier à cette question. Pourquoi certains couples survivent aux crises quand d'autres non ? C'est l'épisode 42 et je tire en voix. Parce qu'il prolonge bien ce qu'on est en train de regarder aujourd'hui. Je repense à cet homme qui était venu me voir il y a quelques temps, convaincu que c'était fini. Plus de désir, détention permanente. l'impression de vivre avec une étrangère. Il avait dans la tête toutes les preuves que c'était terminé. Et pourtant quelque chose le retenait de partir. Lui pensait que c'était de la lâcheté. En réalité, il n'avait aucun repère pour savoir ce qu'il vivait, si ce qu'il vivait était la faim ou une tempête de plus. Ce qui l'a aidé, ça n'a pas été que je lui dise quoi faire, je ne l'ai pas fait d'ailleurs et je ne le ferai jamais. Ça a été de lui donner de quoi lire sa propre situation. Une fois qu'il a eu ses repères, il a pu décider en... paix, ce qui était juste pour lui. Et c'est tout ce que je lui souhaitais, non pas une réponse venue de moi, mais la sienne, enfin claire. Si cette question te ronge, si tu sens que tu as besoin justement de repères pour y voir clair, j'ai créé quelque chose pour toi, une série de vidéos gratuites qui s'appelle Partir ou Rester. Je t'aide à sortir du brouillard, à distinguer ce qui peut encore se réparer de ce qui est vraiment terminé, pour que tu puisses décider avec lucidité. et non dans la peur. C'est gratuit, c'est autant pour les hommes que pour les femmes. Et le lien est dans la description de cet épisode, ou sous cette vidéo. Maintenant, continuons. Alors, comment distinguer un passage d'une vraie fin ? Mais d'abord, pourquoi est-ce si difficile de voir de l'intérieur ? Un spécialiste des transitions de vie, William Bridge, a décrit quelque chose qui éclaire beaucoup ce moment. Il explique que... Tout grand passage comporte une zone de milieu, la zone neutre, un entre-deux, où l'ancien n'est plus vraiment là et où le nouveau n'est pas encore arrivé. Et dans cette zone-là, tout est flou, désorienté, inconfortable, on ne sait plus où on en est. Et c'est exactement ce que traverse un couple en crise. Vous êtes dans cette zone neutre. L'ancien équilibre est cassé, le nouveau n'est pas encore trouvé. Et c'est précisément pour ça que tu n'arrives pas... à lire ce qui se passe. Tu essayes de juger l'issue alors que tu es en plein milieu du tunnel, là où par nature, on ne voit rien. Et la vraie différence entre une crise et une fin, je vais te la nommer. Même si la regarder en détail dans ta situation demande une vraie grille. Elle demande du temps. Mais en fait, elle ne se trouve pas dans l'intensité de ce que tu ressens aujourd'hui. On peut souffrir énormément dans une crise qui n'est qu'un passage et être très calme dans un couple qui, lui, est bel et bien éteint et fini. La différence va se jouer ailleurs, en profondeur, dans ce qui reste ou non de vivant sous la tempête. Est-ce qu'il y a encore quelque part de l'élan, du soin, une colère même, une douleur, qui est le signe qu'on tient encore à l'autre ? Ou est-ce que, dessous, il n'y a plus que de l'indifférence ? Ce vide qui ne fait même plus mal. Souffrir du lien. c'est qu'il est encore vivant. Ne plus rien ressentir du tout, c'est un autre signal. Voilà la nature de la différence. La lire précisément, point par point, dans ta situation à toi. C'est ce que je te propose, juste encore un petit peu après. Du côté de la femme ou de l'énergie féminine, ce discernement s'est souvent cessé de te fier à la seule intensité de tes émotions du moment qui montent et descendent, pour aller voir le front. Du côté de l'énergie masculine ou de l'homme, c'est souvent accepter de regarder ce que tu fuis et de constater qu'éviter la question ne la fait jamais disparaître. Elle a juste continué à travailler en silence. Maintenant, j'ai envie de te parler un tout petit peu de courage. Parce que cette question, crise ou fin, beaucoup la fuient. Et c'est humain. La regarder en face fait peur, des deux côtés. Si tu as peur que ça soit la fin, tu préfères parfois ne pas regarder. te dire que ça va s'arranger tout seul. Et si une part de toi voudrait partir, tu as peut-être peur de ce que tu découvrirais en t'autorisant à y penser vraiment. Alors on repousse, on s'étourdit, on laisse traîner, des mois, parfois des années. Mais voilà ce que j'ai envie de te dire, le vrai courage ici, ce n'est pas de décider tout de suite. C'est juste d'oser regarder. D'arrêter de fuir la question. De la poser enfin, calmement, avec les bons outils. Parce que tant que tu fuis, Tu restes dans le pire des endroits, celui du doute permanent, qui use bien plus que n'importe quelle décision. Et cette incertitude qui dure fatigue souvent davantage que la vérité, même quand la vérité est difficile. Il y a quelque chose d'apaisant à le savoir. Regarder la question en face ne t'oblige à rien. Ça ne veut pas dire que tu vas partir, ça ne veut pas dire que tu vas rester. Ça veut juste dire que tu vas enfin sortir du brouillard, reprendre la main sur ta propre vie, au lieu de la subir. Du côté de la femme, ce courage, c'est souvent oser regarder au-delà de la peur de briser la famille, de décevoir, de faire de la peine. Du côté de l'homme, c'est souvent oser ouvrir une porte émotionnelle que tu gardes fermée et de te dire que comprendre ce que tu ressens n'est pas une faiblesse, mais le début d'une décision lucide. Le passage du flou au repère qui ? change presque tout. C'est important parce que la plupart des gens dans cette situation ne souffrent pas seulement de leur couple, ils souffrent surtout de ne pas savoir, de vivre suspendu un pied dedans, un pied dehors, sans avancer ni dans un sens ni dans l'autre. Et cet entre-deux, c'est l'endroit le plus épuisant qui soit. Le jour où tu as des repères clairs, tu sors de cet entre-deux. Si tu comprends que vous traversez un passage, tu peux t'y engager pleinement. Cesser d'avoir un pied dehors et mettre ton énergie à reconstruire au lieu de la gaspiller à douter. Et si tu comprends que c'est vraiment terminé, tu peux l'envisager avec moins de violence. Parce qu'une décision posée en conscience fait toujours moins de dégâts qu'une rupture subie dans le chaos. Dans les deux cas, tu regagnes quelque chose de très précieux, la paix de celui qui sait où il va. Et ça, personne ne peut le décider à ta place. Mais personne ne peut t'en empêcher non plus. C'est entièrement à ta portée. Tu peux décider aujourd'hui d'arrêter de subir le doute et de te donner enfin les moyens d'y voir clair. Du côté de l'énergie féminine, ça donne souvent le jour où j'ai compris ce qu'on traversait vraiment, j'ai arrêté de m'épuiser dans l'angoisse et j'ai pu agir. Du côté de l'énergie masculine, Ça donne souvent, une fois que j'ai osé regarder, j'ai presque été soulagée parce que tout valait mieux que ce brouillard dans lequel je vivais depuis si longtemps. Voilà ce qui revient, la clarté et avec elle, la capacité à choisir ta vie. Comprendre qu'une crise n'est pas forcément une fin et que la vraie différence se lit en profondeur, pas dans la douleur du moment, c'est déjà sortir un peu du brouillard. Reste le plus important pour toi. Lire concrètement ta situation à toi avec une vraie grille, point par point, pour savoir de quel côté tu te trouves. Et c'est exactement ce que je te propose là maintenant. Cette question qui te ronge, crise ou fin, besoin de repères clairs pour enfin savoir où tu en es, c'est précisément ce que j'ai voulu te donner dans la série de vidéos gratuites Partir ou rester. Allez, faites pour toi si tu tournes en rond depuis trop longtemps, si tu n'en peux plus de ce doute permanent et que tu veux enfin y voir clair dans un sens ou dans l'autre. Dans cette série, je te donne une vraie grille de lecture pour distinguer ce qui peut encore se réparer de ce qui est vraiment terminé, et pour décider en conscience et en paix, plutôt que dans la peur ou la culpabilité. Pour recevoir le lien, le lien est dans la description de cet épisode. Tu laisses ton prénom, ton email, la première vidéo est accessible tout de suite. C'est gratuit et c'est autant pour les femmes que pour les hommes. Maintenant, une dernière chose et qui peut-être, peut-être pour toi, je l'espère, la plus libératrice. Hésiter ne fait pas de toi quelqu'un de faible ou d'indécis. Ça fait de toi quelqu'un qui n'a pas encore les bons repères. Et des repères, ça se trouve. Une crise n'est pas une condamnation et le doute n'est pas une réponse. C'est juste un appel à regarder de plus près. Tu n'as pas à savoir ce soir si tu vas rester ou partir. Tu as seulement à décider une chose, celle de ne plus rester dans le flou. Alors je te laisse avec cette question. Si tu es honnête quand tu penses à ton couple, est-ce que tu ressens encore quelque chose, même de la douleur, ou est-ce qu'en dessous, c'est devenu plus silencieux ? Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? 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