Speaker #0Ultimatum dans le couple, si ça ne bouge pas, je pars, c'est le sujet de ce 122e épisode du podcast Les Chemins du couple. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission est de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple, c'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour transformer vos difficultés en opportunités de vivre la relation amoureuse que vous méritez. Je vous souhaite de passer un très bon moment. Démarrons ensemble ce nouvel épisode. Alors, peut-être que tu l'as déjà dite, cette phrase. Si tu ne changes pas, si ça ne change pas, je pars. Alors, peut-être que tu l'as dit un soir où il y avait du trop plein, avec aussi beaucoup de désespoir, en espérant surtout qu'elle provoque enfin le déclic que des mois de demandes n'avait pas obtenu et il ne s'est rien passé. Ou alors, peut-être qu'il s'est passé quelque chose. Trois semaines d'efforts, des attentions, des promesses et puis surtout, tout est revenu exactement comme avant. Et te voilà, finalement, avec ta menace, usée entre les mains, un peu plus découragée qu'avant de l'avoir lancée. Alors cette phrase, je l'entends très souvent en accompagnement, en séance, dans un sens ou dans l'autre. Je l'entends de la part de celui qui la prononce et celui qui la reçoit, celui ou celle, je ne fais pas de distinction de genre. Et je veux surtout commencer par te dire une chose, sans aucun jugement. Si tu es la personne qui en est arrivée à menacer de partir, ce n'est pas parce que tu es quelqu'un de dur, de manipulateur ou de méchant. Souvent, cette menace, cet ultimatum est presque toujours un cri, le cri de quelqu'un qui a... tout essayé, mais qui ne sait plus comment se faire entendre et qui sort alors l'arme ultime parce que les mots normaux ne passent plus. Et ce cri mérite d'être entendu. Et c'est ce qu'on va faire aujourd'hui. Ce sujet, ça vaut autant pour les femmes comme pour les hommes. J'entends des femmes épuisées de menacer dans le vide et des hommes qui n'osent même plus dire qu'ils sont à et l'inverse aussi exactement. Donc aujourd'hui... Je vais te proposer de voir pourquoi la menace de partir, l'arme finalement la plus lourde qui existe dans un couple, ne produit presque jamais le changement qu'on espère. Pourquoi quand elle semble marcher, ça ne dure pas ? Dans quel cas, oui, mettre l'autre face à quelque chose peut le ou la réveiller, parce que ça existe, mais on verra à quelles conditions. Et aussi, ce que cette envie de dire « je pars » révèle au fond de la... où tu en es toi. Ce dernier point, c'est peut-être le plus important. J'y reviens à la fin de cet épisode. Alors, commençons par la menace elle-même. Sur le papier, un ultimatum devrait être une efficacité redoutable. Tu poses la conséquence la plus grave qui soit la fin du couple, en face d'un comportement que tu veux voir changer. N'importe quelle personne rationnelle devrait s'exécuter. Et pourtant, dans la vraie vie, ça ne marche pas. presque jamais. Pour comprendre pourquoi, il faut regarder ce que la menace déclenche réellement chez la personne qui la reçoit. Un psychologue américain, Jack Brem, a décrit un mécanisme qui explique énormément de choses, la réactance. Quand un être humain sent qu'on menace sa liberté, qu'on veut le forcer, le contraindre, lui tordre le bras, il se produit en lui une réaction quasi automatique. Il résiste. Pas parce que la demande est illégitime, mais parce que c'est une contrainte. Quelque chose en nous se cabre dès qu'on nous dit « tu dois sinon » . Et plus la pression est forte, plus la résistance monte. C'est pour ça que ton ultimatum, au lieu de créer un déclic, va créer souvent un mur. L'autre ne réfléchit plus à ta demande, il se défend contre ta pression. Il y a un deuxième effet plus profond. Ce que tu veux au fond, ce n'est pas seulement que l'autre change de comportement. c'est qu'il a envie de le faire pour toi, pour vous, pour le couple. Or, la menace obtient au mieux de la soumission, jamais de l'élan. L'autre peut céder par peur de te perdre, mais il ne peut pas désirer sur commande. Et ce que tu récoltes alors, ce n'est pas de l'amour retrouvé, c'est de la peur habillée en bonne volonté, avec en dessous une rancune qui grossit, celle de quelqu'un qui se sent pris en otage dans sa propre histoire. Et suppose même que la menace fonctionne. Regarde bien ce qui s'installe alors, parce que c'est un piège de plus. Les premières semaines, l'autre fait des efforts. Et toi, au lieu de savourer, tu surveilles. Tu guettes le moindre relâchement. Tu comptes les attentions. Tu attends la rechute que tu pressens. Vous n'êtes plus deux partenaires. Vous voilà devenus un surveillant et un surveillé. Et ce climat d'examen permanent épuise l'un comme l'autre. Lui ou elle, l'autre, vit avec la sensation de passer un test sans fin où chaque oubli peut rallumer la menace. Et toi, tu vis le doigt sur la couture, incapable de te détendre puisque ta tranquillité repose maintenant sur sa conduite. Un couple peut tenir comme ça quelques jours, quelques semaines, mais personne ne peut aimer longtemps être dans une salle d'examen. Du côté souvent de la femme, de l'énergie féminine, l'ultimatum vient souvent après des années de demandes douces restées sans effet. C'est l'escalade de la dernière chance et tu ne comprends pas qu'on puisse te reprocher ta dureté après tout ce que tu as demandé gentiment. Du côté de l'homme ou de l'énergie masculine, recevoir cette menace fait souvent l'effet inverse de celui qu'elle cherche. Tu te fermes. Tu te sens pris au piège et quand tu changes, tu le fais avec le sentiment d'avoir cédé à un chantage qui abîme quelque chose en toi, en silence. Alors, il y a pire que l'ultimatum qui ne marche pas. C'est l'ultimatum qui se répète. Parce que la première fois qu'on dit je pars, l'autre va peut-être un peu trembler. La deuxième fois, il tremble moins. La cinquième fois, il ne tremble plus du tout. La menace la plus grave au monde, à force d'être brandi. sans être suivi des faits, devient un simple bruit de fond, une façon de parler, presque une ponctuation des disputes. Et à ce moment-là, sache qu'il se passe quand même deux choses graves et importantes. La première, c'est que ta parole perd de sa valeur, pas seulement sur ce sujet, sur tout. Quand tes mots les plus lourds ne pèsent plus rien, l'autre cesse peu à peu de prendre tes mots au sérieux. Tu voulais te faire respecter et c'est l'inverse qui se produit. Chaque menace non tenue enlève un peu plus de poids à tout ce que tu dis. Je vais te faire une parenthèse là. C'est comme dans l'éducation avec les enfants. Si tu expliques que tu veux ça et que sinon il y aura telle conséquence mais que tu ne tiens pas la conséquence, c'est la même chose. La seconde, c'est qu'on s'habitue. Tous les deux, vous allez vous y habituer. À vivre avec la rupture en suspens. Elle flotte au-dessus de ton couple, dégainée à chaque tempête, rangée à chaque accalmie. Et franchement, un couple qui vit sous cette épée ne peut plus se détendre vraiment. La sécurité de base, celle qui permet de baisser la carte, s'est dissoute dans les menaces. Puis, il existe une version plus discrète de ce poison dont on parle rarement, l'ultimatum silencieux. Celui qu'on prononce jamais, mais qu'on vit de l'intérieur. Alors tu ne dis plus « je pars » ou tu ne l'as peut-être même jamais dit. Tu y penses. Tu fais les calculs le soir. Tu regardes des appartements que tu ne visiteras pas. Tu construis mentalement un plan B que tu n'actives jamais. De l'extérieur, rien ne dépasse, rien n'est visible. Mais tu vis avec un pied dehors et l'autre le perçoit à mille petits signes. Cette façon d'être là sans t'engager tout à fait, de garder une porte entreouverte dans ton dos. Un couple où l'un des deux vit sur le seuil pour ne pas se déployer, c'est exactement comme celui qui vit sous les menaces criées. La forme change, la suspension est la même. J'avais consacré un épisode entier à l'expression des besoins dans le couple. Épisode 22, il faut remonter. Et je t'invite à l'écouter en complément. Parce que l'ultimatum est presque toujours ça, un besoin qui est resté muet trop longtemps, qui finit par sortir sous sa forme la plus brutale, faute d'avoir été dit « attends » . Sous sa forme la plus simple. Je me rappelle d'une femme en séance qui m'a dit un jour une phrase que j'ai jamais oubliée. Cela faisait des années que « je vais partir » revenait dans ses disputes. À chaque fois, sincère sur le moment. Lui changeait de bonne volonté quelques semaines, puis tout reprenait comme avant. Et un jour en reparlant, elle s'est arrêtée au milieu d'une phrase et elle a dit, presque finalement pour elle-même, en fait, « quand je lui dis que je vais partir, ce n'est pas à lui que je parle » . C'est à moi, c'est moi que j'essaye de convaincre. Tout était là. Son ultimatum n'était pas une stratégie pour le faire bouger. Lui, c'était sa propre décision, coincée dans sa gorge, qui cherchait une sortie, qui n'osait sortir que déguisée en menace, dans la colère. Parce que dans le calme, elle était trop effrayante à regarder cette décision. Ce jour-là, quelque chose a vraiment changé pour elle et pas dans son couple. pas tout de suite, mais dans sa façon de parler. Elle a cessé de lancer cette phrase en l'air et elle a commencé à se poser la question pour de vrais, calmement, pour elle-même. Et quelle que soit la suite de son histoire, elle m'a confié plus tard que cette période-là avait été la première depuis des années où finalement, elle s'était sentie honnête. Avant de continuer, si cette phrase, toi aussi, te traverse régulièrement, ce « je vais partir » monte dans les disputes ou tournent dans ta tête le soir, alors je te propose maintenant la chose la plus utile que n'importe quel ultimatum. J'ai créé une série de vidéos entièrement gratuites, partir ou rester, pour t'aider à regarder cette question en face, posément, et à démêler ce qui, dans ton couple, peut encore se réparer de ce qui est peut-être arrivé au bout. C'est gratuit. C'est pensé autant pour les femmes que pour les hommes. Et le lien est dans la description de l'épisode. J'y reviens un petit peu plus tard. Continuons maintenant. Maintenant, il faut aussi qu'on soit honnête et que je sois honnête avec toi. Parce qu'il y a une objection sérieuse et elle est fondée. Certaines personnes ne bougent qu'au pied du mur. C'est vrai. Il y a des conjoints, des conjointes installées dans le confort qui entendent des demandes sans les écouter et qui ne réalisent pas la gravité de la situation que le jour où elle devient réelle. Ce jour-là, parfois, quelque chose se réveille enfin. Alors l'ultimatum serait-il, pour ces cas-là, la bonne méthode ? Et regarde bien la différence parce qu'elle change tout. Ce qui réveille ces personnes-là, ce n'est jamais la menace criée, répétée, brandie comme une arme au milieu des disputes. Celle-là, on vient de le voir, elle use et elle braque. Ce qui réveille, c'est autre chose, une limite réelle. Une vérité dite une fois, Dans le calme, sans colère et surtout tenue. Pas « si tu continues, je pars » , hurler un dimanche soir. Plutôt, poser un matin tranquille. « Je ne peux plus vivre comme ça, ce n'est plus une dispute, c'est un constat. Il se passe quelque chose maintenant ou j'en tirerai les conséquences. » Et derrière ces mots, une personne qui a déjà commencé intérieurement à se mettre en mouvement. La différence entre les deux ne se joue pas dans les mots, elle se joue dans celui qui les prononce. La menace cherche à faire bouger l'autre, la limite dit où toi tu en es. La menace est un levier de pression, la limite est une vérité sur toi. Et l'autre sent parfaitement la différence. Un changement imposé de l'extérieur sous la contrainte ne tient jamais dans la durée. Le seul changement qui dure est celui que la personne finit par choisir de l'intérieur. La limite réelle laisse à l'autre ce choix. Et c'est exactement pour ça qu'elle peut, elle, déclencher un vrai réveil. Là où la menace ne déclenche qu'une obéissance provisoire. Et là, tu comprends sans doute pourquoi la vraie limite est si rare. C'est qu'elle coûte infiniment plus cher que la menace. Pour poser une limite et la tenir, il faut être réellement prêt à en tirer les conséquences et donc avoir déjà fait en soi une bonne partie du chemin. Et c'est pour ça qu'une limite se pose. à la fin d'un cheminement intérieur. Jamais au début. La menace, elle, ne coûte rien sur le moment. Elle s'attrape dans la colère comme on claque une porte. Si tu poses une limite sans être prêt à la tenir, l'autre le sentira. Et elle ira rejoindre le tas des menaces usées. Voilà le vrai ordre des choses. On ne pose pas une limite pour se donner du courage. On trouve d'abord sa clarté et la limite en découle. Souvent, du côté d'une femme ou d'une énergie masculine et féminine, cette bascule, c'est souvent le jour où tu cesses de crier « je vais partir » et où tu commences calmement à regarder ta vie en face. Et paradoxalement, c'est souvent ce calme-là, bien plus que tes menaces, qui fait comprendre à l'autre que c'est sérieux. Du côté de l'homme de l'énergie masculine, si tu es celui qui reçoit, entends bien ceci. Quand les menaces de ta compagne s'arrêtent et qu'elle devient paisible, ce n'est pas forcément que l'orage est passé. C'est parfois qu'une décision mûrit, le silence qui suit les ultimatums est souvent plus sérieux que les ultimatums eux-mêmes. Je vais m'arrêter sur ce que les menaces répétées font aussi à toi. Parce qu'on parle beaucoup de leur effet sur l'autre, mais presque jamais de leur effet sur celui qui les lance, ces menaces. Chaque fois que tu menaces de partir sans partir, tu te places, sans le vouloir, dans la position de celui qui mendie. Tu supplie sous une forme agressive. Mais tu supplie quand même. Regarde-moi, prends-moi au sérieux. Aie peur de me perdre. Et au fond de toi, tu le sens. Cette position t'abîme. Tu te couches en criant. Il y a quelque chose d'humiliant à brandir la porte sans jamais la franchir. Et cette humiliation-là, tu te l'infliges à toi-même, dispute après dispute. Donc je voudrais te proposer autre chose. Ta dignité. ne reviendra pas le jour où l'autre tremblera enfin. Elle revient le jour où tu arrêtes de menacer et où tu commences à parler vrai. Dire ton besoin, ta limite, ta vérité, une fois, posément, et t'y tenir. Quelqu'un qui parle vrai et se tient droit n'a pas besoin de crier « je pars » pour être pris au sérieux. Sa parole pèse, justement parce qu'elle est rare et qu'elle est tenue. Et ce respect-là, celui que tu inspires quand tes mots ont du poids, commence par celui que tu te rends à toi-même. Il y a un prix plus intime encore que tu es sans doute le seul, la seule à connaître. Cette personne qui menace et qui supplie dans la même phrase, tu ne la reconnais pas. Ce n'est pas toi. Ça. Toi, dans le reste de ta vie, tu es quelqu'un qui parle et qui fait. Quelqu'un dont vraiment les mots ont une valeur. Et chaque scène d'ultimatum te renvoie l'image de quelqu'un d'autre, une version de toi rétrécie par l'impuissance. Et tu ressors de ces moments, de ces soirées avec une honte diffuse qui n'a même plus grand chose à voir avec l'autre. Retrouve ta dignité, c'est aussi te retrouver toi. Du côté de l'énergie féminine, retrouver cette dignité, c'est souvent passer de « je le menace pour qu'il comprenne » à « je dis où j'en suis » . Du côté de l'homme, de l'énergie masculine, c'est souvent oser dire « je suis à bout » simplement, sans le déguiser ni en colère ni en menace, et découvrir que cette phrase a 100 fois plus d'impact que tous les éclats. Alors il est aussi important, c'est que cette envie de dire « je pars » révèle quelque chose. Non pas sur ton couple, mais sur toi. Parce qu'on ne menace pas de partir quand tout va bien. Si cette phrase monte en toi régulièrement depuis des mois, des semaines, des années, c'est qu'une question sérieuse est posée quelque part à l'intérieur de toi et qu'elle n'a jamais reçu de vraie réponse. Est-ce que je veux encore de cette vie-là ? L'ultimatum vu comme ça est souvent une façon d'éviter cette question. Tant que tu menaces l'autre, tu restes dans l'espoir qu'il change. et tu n'as pas à choisir toi. Tu remets ta décision entre ses mains. S'il bouge, je reste. S'il ne bouge pas, je verrai. Et les années passent comme ça, ta vie suspendue au comportement de quelqu'un d'autre. Et il faut oser nommer ce que cette dynamique t'offre, en secret, parce qu'elle a un bénéfice caché. Tant que c'est à l'autre de bouger, c'est l'autre qui portera la responsabilité de l'issue. S'il ne change pas et que tu finis par partir, ce sera de sa faute. S'il change, tu n'auras pas eu à trancher. Ta menace te protège du vertige de décider. De ce moment où il faudra dire « j'ai choisi, moi, en mon nom et emporter le poids » . C'est humain de reculer devant ça. C'est même le nœud le plus profond de l'ultimatum. Il te permet de rester officiellement victime de la situation, au lieu d'en devenir l'auteur. Et on ne peut pas passer des années dans cet abri-là, à l'usure. La vraie sortie ! Elle demande de rapatrier la question chez toi. Qu'est-ce que je veux moi ? Qu'est-ce qui est encore réparable à mes yeux ? Et qu'est-ce que je suis prêt, prête à faire, dans un sens ou dans l'autre ? Et ce que vous avez à y gagner tous les deux est réel. Un couple où l'on ne se menace plus retrouve un sol stable, même pour affronter des vérités difficiles. Les demandes redeviennent des demandes. Les limites des limites et des décisions, quand elles doivent venir, se prennent en conscience plutôt qu'elles n'explosent en l'air, dispute après dispute. Du côté de la femme, de l'énergie féminine, ça sonne souvent le jour où j'ai arrêté de menacer, j'ai enfin réfléchi pour de vrai et tout est devenu plus clair. Du côté de l'homme, de l'énergie masculine, ça donne souvent quand elle a cessé de brandir la rupture et qu'elle m'a parlé calmement, là j'ai vraiment entendu. Voilà ce qui revient dans les accompagnements, dans les séances que j'ai avec mes clients. Une parole qui pèse et une décision qui va vous appartenir à nouveau. Voir que la menace ne fait pas bouger, que seule la limite réelle réveille, et que ton « je pars » parle d'abord de toi, c'est déjà un grand pas. Reste la question qui est probablement la tienne, comment savoir où j'en suis vraiment et comment trancher ? Enfin, cette question qui tourne depuis trop longtemps dans ta tête, c'est exactement là que je veux t'amener. Ce « je pars » qui revient sans changer les choses, cette question qui tourne en toi sans jamais se poser, Clairement, c'est très exactement pour ça que j'ai construit une série de vidéos entièrement gratuites, partir ou rester. Elle est faite pour toi si tu en as assez de brandir une décision que tu n'arrives pas à prendre et que tu veux enfin te poser pour de vrai, calmement, avec des repères solides. Je t'y accompagne pour démêler ce qui, dans ton couple, révèle d'une crise réparable ou d'une fin qui ne dit pas son nom et pour ramener la décision là où elle doit être. entre tes mains, ni dans la colère, ni dans la peur. Pour recevoir cette série de vidéos, le lien est dans la description de cet épisode. Tu laisses ton prénom, ton email et la première vidéo arrive tout de suite. C'est gratuit et c'est pensé autant pour les femmes que pour les hommes. Ce que j'aimerais que tu retiennes, tiens en très peu de mots. La menace de partir ne fait pas bouger l'autre. Elle use ta parole et vous prive tous les deux du sol stable dont un couple a besoin. Ce qui réveille. Quand quelque chose peut encore être réveillé, c'est une limite vraie. Dites une fois dans le calme et tenu. Et si cette phrase « je pars » continue de monter en toi, écoute-la autrement. Elle ne te demande pas de faire peur à l'autre, elle te demande à toi de regarder enfin où tu en es. Parce qu'au fond, un ultimatum lancé dix fois, c'est une décision qu'on n'a pas encore osé prendre dans un sens ou dans l'autre. Alors je te laisse avec une question à garder pour toi cette semaine. Si tu ne pouvais plus jamais utiliser cette phrase comme une menace, qu'est-ce que tu serais obligé de te dire à toi et qu'est-ce que ça changerait ? Je te dis à très vite et je te retrouve dans le prochain épisode du podcast Les Chemins du couple. Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? Alors pensez à laisser un avis, un commentaire. 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