Speaker #0Les disputes qui portent jamais sur le vrai sujet dans le couple. C'est le sujet de cet épisode 120 du podcast Les Chemins du Couple. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du Couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission est de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple, c'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour transformer vos difficultés en opportunités de vivre la relation amoureuse que vous méritez. Je vous souhaite de passer un très bon moment Démarrons ensemble ce nouvel épisode. Il est 22h, il reste une poêle dans l'évier qui n'a pas été lavée. Et en 10 secondes, vous voilà tous les deux à vous crier dessus comme si c'était la chose la plus grave du monde. Pour une poêle, le ton monte, les mots dépassent la pensée. Et une demi-heure plus tard, vous êtes chacun dans une pièce furieux, le cœur qui bat à vous demander comment une poêle a pu provoquer ça. La réponse, c'est qu'une poêle n'a jamais provoqué ça. La poêle n'était que l'allumette. Le vrai sujet, lui, était là, bien avant, sous la surface, et il n'a pas encore été dit. Et c'est ça aujourd'hui que je vais voir avec toi dans cet épisode, ces disputes qui ne portent jamais sur ce dont elles ont l'air de parler. Et on va le préciser d'emblée, ça ne dépend pas du fait d'être un homme ou une femme. Chacun, à sa façon, se bat. sur la surface, était le vrai sujet de fond, parfois sans même savoir ce qu'il y a en dessous. Aujourd'hui, je vais t'apprendre à reconnaître quand une dispute parle d'autre chose que d'elle-même. Tu vas essayer d'entendre ce qui se cache vraiment dessous, chez toi comme chez l'autre, et à comprendre pourquoi le jour où on nomme ce vrai sujet, on va désamorcer ce que mille disputes sur la vaisselle ne régleront jamais. Quant à la façon de s'y prendre, je vais t'en glisser un mot à la fin de cet épisode. L'indice qui ne trompe jamais, c'est souvent la disproportion. C'est ce signe qui ne trompe jamais et c'est par lui qu'il faut commencer. Ce signe, c'est vraiment la disproportion. Quand l'intensité de la colère dépasse et de loin l'importance réelle de l'objet. Tu peux être certain d'une chose. que ce n'est jamais l'objet, le problème. Personne ne se met dans une rage folle pour une poêle. Si une poêle déclenche une tempête, c'est que la poêle est devenue le symbole de quelque chose de bien plus grand. Pour celle qui crie, cette poêle dit peut-être « Je suis encore la seule à m'en occuper. Je porte tout, personne ne me voit. » Et soudain, ce n'est plus une poêle, ce sont des années de fatigue et de solitude qui vont remonter d'un coup. Prends une autre scène par exemple, le planning. Vous vous disputez sur qui emmène les enfants, qui a pris quel rendez-vous, l'organisation de la semaine. Sur le papier, c'est une question logistique. Mais écoute ce qui se joue vraiment dessous. Souvent l'un dit « je me sens seul à tout gérer » et l'autre entend « tu n'en fais jamais assez » et se braque. Le planning est devenu un champ de bataille pour une blessure que personne n'a nommée. Et c'est vrai dans l'autre sens aussi. Celui qu'on accuse, sur la poêle ou le planning, ne se défend presque jamais sur le fond du reproche. Il argumente sur les faits, mais si j'ai sorti la poubelle hier, comme s'il s'agissait de prouver un bilan comptable. Et en se défendant sur les faits, il rate complètement le message qui était en dessous, qui n'avait rien à voir avec la poubelle. Du côté de la femme, souvent, la dispute de surface est une façon maladroite de dire, un manque qu'on n'ose pas formuler directement, un besoin de soutien, de présence, de reconnaissance. Du côté de l'homme, souvent, c'est l'inverse. Face aux reproches, tu te concentres sur les faits, sur ce qui est juste ou faux, parce que l'émotion brute qui circule te déborde et que le terrain des faits est le seul où tu te sens à l'aise. Et pendant En ce temps, aucun des deux ne parle de ce qui fait. vraiment mal. Alors qu'est-ce qu'il y a vraiment sous ces disputes de surface ? Marshall Rosenberg, qui a écrit sur le sujet de la communication non-violente, a passé sa vie à répondre à cette question. Et il dit une chose lumineuse. Derrière chaque reproche, chaque critique, chaque colère, il y a un besoin non comblé qui cherche maladroitement à se faire entendre. Le reproche, c'est l'expression cabossée d'un besoin qu'on n'a pas su dire autrement. Quand ta compagne explose sur la poêle, Son besoin profond n'est pas que la poêle soit lavée. Son besoin, c'est de se sentir soutenu, de ne pas porter seul. Quand ton conjoint te reproche d'être toujours sur son téléphone, son besoin n'est pas que tu poses ton téléphone. C'est de se sentir important pour toi de compter. Mais ces besoins-là, on a rarement appris à les dire simplement. Alors ils sortent déguisés en reproches, en piques, en disputes sur des détails. Et l'autre, qui ne reçoit que le reproche, ne peut pas deviner le besoin caché en dessous. J'avais consacré un épisode sur les désaccords comme miroir de nos peurs et de nos vulnérabilités. C'est l'épisode 60. Je t'y renvoie parce que c'est exactement ça. Nos disputes ne disent pas ce qu'elles ont l'air de dire. Elles pointent en creux vers nos endroits les plus fragiles. Une femme me racontait cette mise dans une colère vraiment noire. un matin parce que son mari avait laissé encore la porte d'un placard grande ouverte. Une broutille, elle le savait, elle s'en voulait même de réagir comme ça. Mais en posant des mots dessus, elle a compris ce qui hurlait sous cette porte. Ce qu'elle disait, sans vraiment le formuler, c'était « je suis seule à voir les choses, la seule à m'occuper de tout » . Et lui traverse la maison sans rien remarquer, comme si tout reposait sur moi. Le vrai sujet n'était pas la porte. Le vrai sujet, c'était « je me sens seule et j'aimerais qu'on me soulage » . Mais ça, elle ne l'avait jamais dit. Elle avait juste crié pour une porte. Avant d'aller voir ce qui se cache vraiment sous ces disputes, si tu te reconnais dans ces tempêtes qui éclatent pour un rien et qui reviennent sans cesse, c'est souvent que des mécanismes plus profonds tirent les ficelles en coulisses. Je les ai réunies dans une série de vidéos entièrement gratuites. Les trois saboteurs invisibles de ton couple. Tu y verras les trois mécanismes qui rallument ces disputes et comment commencer à les apaiser. C'est gratuit, c'est autant pour les hommes que pour les femmes. Le lien est dans la description de l'épisode. On continue maintenant. Le vrai sujet est presque toujours le même. Et ces besoins cachés, quand on les observe de près, tournent presque tous autour de la même chose. C'est sans doute, moi, ce qui me frappe le... plus à force d'accompagner des couples, des milliers de personnes au fil des années. Derrière l'immense majorité des disputes, même les plus bêtes en apparence, il y a une seule grande question que chacun pose à l'autre sans oser la formuler. Est-ce que tu es là pour moi ? Est-ce que je compte ? Est-ce que je peux compter sur toi si je tombe ? Et c'est pour ça que la même dispute revient encore et encore sous mille prétextes différents. La poêle un jour, le planning le lendemain, une remarque sur la belle-mère la semaine suivante. Les sujets changent, mais la question dessous, elle ne change pas. Et tant que cette question profonde « es-tu là pour moi ? » ne reçoit pas de réponse rassurante, elle continuera de ressurgir en s'accrochant à n'importe quel prétexte. Tu pourrais régler la question de la vaisselle pour de bon en achetant à la vaisselle. Tu ne régleras rien. parce que la vaisselle n'a jamais été le sujet. Voilà pourquoi se battre sur la surface est sans fin. On croit régler des problèmes concrets, mais on laisse intact, le seul qui compte, ce besoin d'être sûr de l'amour de l'autre. C'est comme écoper un bateau sans jamais chercher la fuite. Du côté de l'énergie féminine, souvent cette question prend la forme « Est-ce que je compte assez pour que tu fasses attention, pour que tu sois vraiment présent ? » Pas seulement là, physiquement. Du côté de l'homme, souvent ça prend la forme de est-ce que je suis encore assez bien à tes yeux ? Est-ce que je te déçois ? Est-ce que je fais ? Est-ce que ce que je fais a de la valeur pour toi ? Deux formulations de la même peur, celle de ne pas compter vraiment. Alors maintenant, je vais bouger un tout petit peu ton regard. Jusqu'ici, on a surtout parlé de toi, de ce que tu caches sous tes propres disputes. Maintenant, retourne la chose. et pense à l'autre, à ces moments où c'est lui qui explose pour un rien, où c'est elle qui s'emporte pour un détail ridicule. La prochaine fois que ça arrive, essaye quelque chose de nouveau. Au lieu de te défendre sur les faits, au lieu de te dire « mais qu'est-ce qu'il a ? Qu'est-ce qu'elle a ? » c'est complètement disproportionné. Demande-toi « qu'est-ce qui fait si mal en dessous ? » Parce que je peux te le garantir, personne ne se met dans un état pour une poêle, pour une porte de placard. Si l'autre réagit aussi fort, c'est qu'une vraie blessure vient d'être touchée, souvent une blessure ancienne qui n'a rien à voir avec toi. Quand tu regardes la colère de l'autre, De cette façon, quelque chose va forcément changer en toi. Tu cesses de voir un adversaire injuste et excessif et tu commences à voir une personne qui a mal et qui ne sait pas le dire autrement qu'en criant. Cette bascule de l'agacement vers la compassion désamorce à elle seule une énorme partie du conflit. Parce qu'on ne peut pas continuer à se battre contre quelqu'un dont on vient soudain. d'apercevoir la blessure. Souvent, du côté de l'énergie féminine, ça peut être de comprendre que ces justifications à lui, ces faits alignés, cachent souvent la peur de ne pas être à la hauteur, de te décevoir. Du côté de l'homme, ça peut être d'entendre, sous sa colère pour un détail, un appel, un « je me sens seul, viens vers moi » qui n'a rien d'une attaque. Voir la blessure de l'autre, c'est déjà commencer à la soigner. Là où tout change, au lieu de se battre sur la surface, l'un de vous ose nommer ce qu'il y a vraiment en dessous. Et imagine la différence. Au lieu de « tu laisses encore tout traîner » , je pourrais essayer de dire « je me sens seule à porter à la maison et ça me pèse » . Au lieu de « tu es toujours sur ton téléphone » , « ose, tu me manques, j'ai l'impression de ne plus compter pour toi » . Et ce n'est pas du tout la même conversation qui va s'enclencher. La première déclenche une bataille. la seconde va ouvrir le cœur. Parce que quand tu nommes le vrai sujet, tu ne donnes plus à l'autre quelque chose à combattre. Quand tu lui donnes quelque chose à comprendre, tu ne l'attaques plus, tu le montres. Et face à quelqu'un qui se montre vraiment, qui dit sa peine au lieu de la déguiser en reproche, l'autre, le plus souvent, se radoucit parce qu'il n'y a plus à se défendre. Et ce que vous y gagnez est immense. Des disputes qui... au lieu de tourner en rond pendant des années, vont enfin au fond et vont se régler parce qu'elles touchent enfin le bon endroit et tu n'as besoin de personne pour commencer. La prochaine fois que tu sens la colère monter pour un détail, tu peux t'arrêter une seconde et te demander qu'est-ce que je ressens vraiment là, de quoi j'ai besoin et tenter de dire ça plutôt que de crier sur la poêle. Du côté de l'énergie féminine, ça va souvent donner le jour... où j'ai vraiment dit à ma peine, ma peine au lieu de râler, il a enfin entendu et il s'est rapproché. Et du côté de l'énergie masculine, ça donne souvent quand j'ai osé dire que je me sentais nulle au lieu de me justifier, tout est retombé d'un coup. Voilà ce qui revient des disputes au lieu des disputes qui vont réparer au lieu d'abîmer la relation. Apprendre à voir le vrai sujet sous la dispute de surface, chez toi, comme chez l'autre. C'est déjà transformé profondément votre façon de vous disputer. Reste à comprendre pourquoi, malgré ta bonne volonté, ces mêmes disputes reviennent. Et quel mécanisme en coulisses t'empêche de dire le vrai sujet au moment où ça compte ? C'est là qu'il va falloir changer de regard. Et ces disputes qui reviennent toujours sous d'autres prétextes, ces vrais sujets qui restent coincés sous la surface, c'est souvent que trois mécanismes invisibles t'empêchent à chaque fois de toucher le fond. Et je les ai réunis dans la série de vidéos « Les trois saboteurs invisibles de ton couple » . Elle est faite pour toi si tu te reconnais dans ces tempêtes qui arrivent pour un rien, ces disputes qui ne se règlent jamais vraiment et si tu veux surtout enfin comprendre ce qui se joue et rejoue encore en dessous. Tu vas y découvrir les trois saboteurs, comment ils t'empêchent de nommer le vrai sujet et par où commencer pour les désamorcer. Pour la recevoir, le lien est dans la description de cet épisode. Tu laisses ton prénom, ton email et la première vidéo est accessible tout de suite. Maintenant, j'ai envie de te proposer de garder un seul réflexe de cet épisode. La prochaine fois qu'une dispute éclate pour trois fois rien, ne te demande pas qui a raison sur la poêle. Demande-toi plutôt de quoi est-ce qu'on parle vraiment là-dessous. Parce que ce n'est presque jamais la poêle. C'est toujours quelque part une histoire d'amour de p***. peur de ne pas compter, de besoin d'être vu. Nommer ce vrai sujet, c'est sans doute le geste le plus simple et le plus puissant pour qu'une dispute serve enfin à vous rapprocher au lieu de vous user. Alors je te laisse avec une question. La dernière fois que tu t'es emporté pour un détail, si tu y repenses honnêtement, était-ce vraiment le sujet ou le vrai, celui que tu n'as pas dit, se cachait-il ailleurs ? Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? Pensez à laisser un avis, un commentaire. 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