Speaker #0Je n'aime plus, mais je reste. C'est le sujet de cet épisode 108 du podcast Les Chemins du Couple. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du Couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission est de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple, c'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour transformer vos difficultés en opportunités de vivre la relation amoureuse que vous méritez. Je vous souhaite de passer un... très bon moment, démarrons ensemble ce nouvel épisode. Alors, il y a souvent une phrase que j'entends dans mon travail, dans mes accompagnements depuis maintenant plus de 15 ans, qui est formulée presque mot pour mot par des personnes qui ne se connaissent pas, qui n'ont rien en commun et pourtant vous êtes extrêmement nombreux à dire. Je n'aime plus mais je reste. Alors souvent cette phrase, quand on est seul avec soi-même, à l'édit, à voix basse, souvent on ressent de la honte, parfois une certaine forme même de soulagement d'oser enfin la poser quelque part. Et juste derrière, il y a toujours la même question, celle qui empêche de dormir, celle que tu vas retourner dans ta tête depuis des mois, parfois des années. Est-ce que c'est fini ou est-ce que c'est juste éteint ? Alors aujourd'hui, j'ai envie de m'arrêter sur cette différence. Parce que ce que j'observe, c'est que souvent tu la confonds presque tout le temps. Et cette confusion, elle coûte très cher. Tu confonds le lien qui s'est éteint ou le lien qui est en train de s'éteindre, qui est un état et qui très souvent peut se rallumer, avec un « c'est fini, je dois partir » qui est un verdict et qui engage la vie passée et... la vie à venir. Ce ne sont pas les mêmes choses. Et pourtant, quand tu ne ressens plus rien, les deux se ressemblent à s'y méprendre. Alors je te le dis tout de suite, je ne vais pas trancher pour toi dans cet épisode. S'il faut que tu restes ou que tu partes, c'est ton libre choix, ton libre arbitre. Ce n'est pas mon rôle. Et un petit rappel pour tout le monde, personne ne peut le faire à ta place. Ce que je veux, c'est t'aider à mieux lire ce que tu ressens pour que le doute redeviennent une question que tu peux examiner au lieu d'un verdict que tu subis sans l'avoir choisi. Et dans cet épisode, je m'adresse aux deux. Autant à la femme, autant qu'à l'homme. Parce que je veux aussi que vous vous compreniez mieux. Cet épisode, il prolonge une réflexion que je déroule avec toi depuis quelques semaines, depuis quelques épisodes, sur ces couples qui ne se disputent même plus, qui vivent côte à côte comme deux colocataires polis. Sauf qu'ici, je vais t'amener un cran plus loin, là où le froid a duré si longtemps qu'une question a fini par s'installer. Est-ce que je reste ? Et pour éclairer tout ça, je vais m'appuyer sur deux personnes dont les travaux ont changé ma façon de regarder ce moment. C'est l'anthropologue Hélène Fischer et la chercheuse Barbara Freddickson, dont les deux regards éclairent exactement ce qui se joue dans ce moment, en plus de mon œil d'experte de thérapeute de couple. Alors, déjà le... le cliché qui nous trompe. Quand tu imagines la fin d'un amour, tu imagines du bruit. Tu imagines des cris, une trahison découverte, des valises dans l'entrée, une porte qui claque. Tu imagines quelque chose de spectaculaire parce que c'est ce que le cinéma t'a montré. Et parce qu'au fond, une catastrophe, au moins, ça a le mérite d'être clair. Mais le désamour, le vrai, celui qui s'installe dans les couples qui durent, ne fait presque jamais de bruit. Il ressemble à un dîner où chacun regarde son téléphone, non pas par colère, mais parce qu'il n'y a plus rien à se dire, qui semble valoir la peine de lever les yeux. Ça va ressembler à deux personnes qui s'organisent très bien, les enfants, les vacances, les courses, le boulot, mais qui ne se touchent plus depuis si longtemps qu'elles ne savent même plus dater la vraie intimité. Du côté de la femme, ça va se vivre souvent comme une absence à soi-même. Elle va se dire, ah il est gentil, il est présent, il n'a rien fait de mal, et c'est ça le pire, parce que je n'ai rien à lui reprocher. Et pourtant, quand il me prend dans les bras le soir, je compte les secondes en attendant que ça se termine. Elle se demande si elle-même a un problème, si elle est devenue froide, si quelque chose s'est cassé en elle, si elle ment à tout le monde, à lui, aux enfants, à elle-même. Mais elle continue à faire tourner la maison impeccablement. Et derrière cette façade qui fonctionne, elle a déjà commencé en silence. Un deuil que personne autour d'elle ne soupçonne. Du côté de l'homme, le désamour se vit plutôt comme un doute qu'on n'ose pas regarder. Tu te surprends à te demander « est-ce que je l'aime encore ou est-ce que je suis juste habituée à elle ? » Et aussitôt, tu écartes la question parce que tu as une vie, des enfants, une maison et que tout casser pour une sensation que tu n'arrives même pas à nommer te paraît insensé. Alors tu ne pars presque jamais. La peur et l'habitude, voire la honte, tiennent toute la place et tu t'éteins sur place, toi aussi. Je pense très souvent à un couple que j'ai accompagné, ils étaient ensemble depuis 20 ans et elle m'a raconté un minuscule geste. Le genre de choses qu'on ne penserait même pas à amener en séance. Le soir, quand il rentrait, il posait ses clés dans la coupelle de l'entrée, il enlevait sa veste et il disait ça va en filant vers la cuisine. Voilà, et elle m'a dit, avant il m'embrassait en rentrant, il posait la main dans mon dos et maintenant c'est ça va, comme on le dirait à un collègue. Elle ne sait même plus quant à ça a changé. Personne n'a décidé d'arrêter de l'embrasser. Il s'est juste dilué en fait. Un soir, peut-être de fatigue, de lassitude, après l'autre. Un soir, un soir après l'autre. Et le plus troublant, c'est que lui, quand je l'ai reçu, quand on a travaillé ensemble, il ne savait pas du tout de quoi je parlais. Il était sincèrement persuadé d'être un homme présent et attentionné qui rentre tous les soirs à la maison, qui demande à sa femme comment elle va. Elle, elle vivait un deuil minuscule. chaque soir et lui ne voyait même pas qu'il y avait quelque chose. La même entrée, le même ça va et deux personnes qui ne vivent pas du tout la même scène. Est-ce que tu remarques quelque chose ? Dans aucune de ces scènes, il y a un coupable. C'est ça le cliché qui te trompe. Tu crois qu'un amour ne s'arrête que quand quelqu'un a fait quelque chose de mal alors que la plupart du temps, il s'éteint sans que personne n'ait rien fait. Juste parce que plus... personne n'a entretenu le feu. Alors pourquoi on lit mal le désamour ? Pourquoi est-ce que tu lis si mal ce qui t'arrive ? Pourquoi est-ce que « je ne ressens plus rien » se transforme aussi vite dans ta tête en « il n'y a plus rien » ? La première raison, c'est que personne ne t'a jamais appris à faire la différence entre deux choses très différentes, l'élan des débuts et l'amour qui dure. Hélène Fischer, qui a passé sa vie à étudier ce qui se passe dans le cerveau quand on aime, à montrer que ce ne sont pas les mêmes mécanismes. J'en parle dans l'épisode que je travaille beaucoup, les étapes de la vie de couple. Au début d'une histoire, la phase lune de miel, il y a une espèce d'ivresse où l'on pense à l'autre tout le temps, où le cœur s'arrête, où tout est intense. Cet état-là, par nature, ne dure pas. Il est fait pour s'estomper. Au bout d'un an, deux ans, trois ans. Et il va laisser la place à autre chose. à un attachement plus calme, plus profond, plus tranquille. C'est simplement le passage normal d'une forme d'amour à une autre. Sauf que personne ne t'a dit, alors le jour où l'ivresse des débuts n'est plus là, où l'on ne ressent plus le frisson, beaucoup se disent, ça y est, je ne l'aime plus. Et c'est là que ça se joue, ce que j'appelle l'erreur de lecture. Tu prends un ressenti, je ne sens plus le frisson, et tu en fais un fait, il n'y a plus d'amour. Or ce n'est pas... pas du tout la même information. L'un te parle de ton état du moment, l'autre prétend te dire la vérité sur toute ta relation. Et entre les deux, il y a un monde. La deuxième raison est encore plus importante et c'est Barbara Freddickson qui me l'a fait comprendre. Elle a passé des années à étudier ce qu'est l'amour, concrètement dans le corps et dans le quotidien. Et elle propose une idée qui dérange un peu au début. Mais l'amour n'est pas une chose qu'on possède, un réservoir qu'on aurait plein ou vide. L'amour dans sa recherche, c'est une succession de tout petits moments de connexion. Un regard qui se croise vraiment, un rire partagé. Des langages de l'amour nourris. Une main posée sur une épaule, un instant où l'on se sent à deux sur la même longueur d'onde. Des micro-moments, et ces micro-moments, tu les fabriques ou tu cesses de les fabriquer. Laisse-moi te donner une image très concrète, parce que c'est plus parlant. Un micro-moment, c'est tout bête. C'est le matin, tu dis, il fait gris aujourd'hui. Et l'autre lève les yeux de son bol une seconde, te regarde vraiment et répond, oui, on devrait réserver quelque chose pour ce week-end. Voilà, il vient de se passer quelque chose de minuscule. Un fil s'est tendu entre vous pendant une seconde. Et ce fil a nourri le lien sans que ni l'autre, ni l'un, ni l'autre n'y pense. Maintenant, on reprend exactement la même scène. Mais l'autre répond, hum, sans lever les yeux ou ne répond pas du tout. Le fil ne s'est pas tendu. Et une vie de couple. Ce n'est pas trois grandes déclarations par an, c'est pas un week-end par mois. C'est des centaines et des centaines, voire même des milliers de ces petits fils, chaque jour, qui se tendent et qui retombent. Quand ils se tendent, le réservoir se remplit tout seul. Quand ils retombent, jour après jour, mois après mois, le réservoir se vide tout seul. Et c'est exactement ça que tu finis par rappeler « je ne ressens plus rien » . J'espère que tu vois ce que ça change. Si l'amour était un objet, alors « je ne le ressens plus » voudrait dire « je l'ai perdu » . Et ce serait terrible et définitif. Mais si l'amour est fait de micro-moments, alors je ne ressens plus veut dire quelque chose de très différent. Ça veut dire que les micro-moments, ce sont taris, que vous avez arrêtés sans même vous en rendre compte, de vous regarder, de vous toucher, de rire ensemble, de rendre service à l'autre. Et ce qui s'est tari peut parfois recommencer à couler. C'est une possibilité vraie pour certains couples que tu vas effacer trop vite. Quand tu confonds le silence avec la mort. Je t'avais parlé il y a quelque temps de ces couples qui ne se parlent plus vraiment, qui se réduisent à la logistique, qui se disent bonne nuit sans se voir. Ce dont je te parle aujourd'hui, c'est l'étape où ce silence a duré si longtemps que tu as fini par le prendre pour une réponse. Comme si le froid, à force, était devenu une preuve. Alors que le froid ne prouve rien. Le froid dit juste que le feu n'a pas été entretenu. Il ne dit pas s'il reste des braises. Avant de continuer de te partager la suite, je m'arrête un instant, car si en écoutant cet épisode, tu te poses la question « est-ce que je reste et je répare mon couple, je sauve mon couple ou est-ce que je pars ? » alors j'ai créé quelque chose exactement pour toi. C'est une série de 4 vidéos entièrement gratuites, pensées autant pour les femmes que pour les hommes. En 4 vidéos courtes, je te montre d'abord ces signes que tu tournes en rond depuis trop longtemps, puis pourquoi tu n'arrives pas à décider et ce que ton indécision est réellement en train de protéger. Et enfin, tu verras le chemin pour sortir du brouillard et regarder ton couple avec clarté, pour décider depuis un endroit calme, que ce soit pour reconstruire ou pour partir en paix. Pour la recevoir, tu cliques sur le lien dans la description de l'épisode, tu laisses ton prénom, ton email et la première vidéo arrive directement. Maintenant reprenons. La peur dessous. Maintenant que c'est posé, j'ai envie de t'emmener un petit peu plus loin, un petit peu sous la surface, encore. Parce que tant que tu restes à... je ne ressens plus rien, tu tournes en rond. La vraie question n'est pas là. La vraie question, celle qui te tient, éveiller la nuit, c'est une peur. Et cette peur, je vais la nommer, parce que tant que tu ne la nommes pas, elle décide à ta place. Cette peur, c'est la peur de te tromper sur quelque chose d'aussi grand que ta vie, de couple tout entière. D'un côté, il y a la peur de te tromper en restant. La peur de te réveiller dans 10 ans, dans 15 ans et de réaliser que tu as laissé filer ta seule vie par confort, par habitude. que tu as fait semblant pendant si longtemps que tu as oublié ce que ça fait d'être vraiment vivant à côté de quelqu'un. Cette peur-là te souffle, pars avant qu'il ne soit trop tard. De l'autre côté, il y a la peur de te tromper en partant, la peur de casser une famille, de faire du mal à des enfants, de blesser quelqu'un qui ne le mérite pas, pour courir après une sensation. Et de comprendre, une fois que tout est détruit, que ce que tu as pris pour du désamour n'était qu'une fatigue, une période. Peut-être même un feu mal entretenu que tu aurais pu rallumer. Cette peur-là te souffle, reste ne détruit pas tout pour une illusion. Et tu es là au milieu, partagé entre ces deux peurs qui parlent en même temps et qui se contredisent. C'est pour ça que tu n'arrives pas à décider et ça n'a rien à voir avec un manque de courage. C'est que les deux directions sont aussi effrayantes l'une que l'autre et qu'aucune ne t'offre la moindre garantie. Alors tu fais la seule chose qui te semble possible, tu te figes. Tu restes immobile en espérant que quelque chose, un jour, tranche à ta place. Et ça te donne des journées assez étranges. Tu fais tes courses en pensant à ça. Tu réponds à tes mails en pensant à ça. Tu souris à une photo de famille en pensant à ça. Tu vis une sorte de double vie. Pas avec un amant ou une maîtresse, mais avec cette sensation qui tourne en boucle dans ta tête pendant que tu fais semblant, devant tout le monde, que tout est normal. Et le soir allongé, dans le noir, côte à côte. Tu écoutes sa respiration et tu te demandes comment deux personnes peuvent être aussi proches physiquement, mais finalement aussi loin à l'intérieur. Souvent du côté d'une femme, cette peur, elle prend souvent le visage de la culpabilité. Tu te dis peut-être que tu n'as pas le droit de ne plus aimer quelqu'un de bien. Et tu te surprends à te juger, à te trouver ingrate, monstrueuse même, de ressentir ce vide, alors que tout le monde te répète que tu as de la chance. Et cette culpabilité t'enferme, parce qu'elle t'empêche même de regarder la question en face. Tu préfères peut-être te dire que c'est toi le problème, plutôt que d'ouvrir les yeux sur ce qui se passe. entre vous. Chez l'homme, cette peur se cache souvent derrière le silence et le devoir. Toi qui restes parce qu'on ne quitte pas une femme avec qui on a tout construit. Tu n'oses même pas formuler la question parce que la poser, ce serait déjà la trahir. Alors tu la gardes pour toi, tu serres les dents, tu investis, tu t'investis ailleurs dans le travail, dans le sport, dans tout ce qui te permet de ne pas sentir ce vide. Et tu t'éteins un petit feu en te disant que c'est ça. la vie d'adulte, que c'est normal que tout le monde fait pareil. Et pendant ce temps, le vrai problème reste intact, parce que personne ne l'a regardé, la peur a pris toute la place, et le savoir, lui, celui qui pourrait te dire vraiment si c'est fini ou seulement endormi, ce savoir-là, il reste enfoui, sous la peur, sous la culpabilité, sous le bruit. Alors, comment savoir, comment faire la différence entre un lien qui est mort et un... et a un lien qui est seulement sommeil. Il y a une image que je veux que tu retiennes de cet épisode. Au moins une seule. Quand tu regardes une cheminée le matin après une nuit, le feu a l'air éteint, il n'y a plus de flammes, plus de chaleur visible. Juste un tas de cendres grises. Et tu pourrais croire en regardant que tout est froid, que c'est fini. Mais tu sais ce que font les gens qui connaissent le feu ? Ils ne regardent pas les cendres, ils écartent les cendres, patiemment. Et ils cherchent en dessous. Parce que très souvent, sous cette couche, grise qui a l'air morte, il reste des braises encore chaudes, encore capables de repartir avec un peu d'air, avec un peu de bois. Le désamour, c'est exactement ça. Quand tu ne ressens plus rien, tu regardes les cendres. Et la question que tu te poses, c'est est-ce que le feu est éteint ? C'est la mauvaise question. Parce qu'elle te fait regarder la surface. La bonne question, la seule qui compte, c'est est-ce qu'il y a des braises sous la cendre ? Et là, il y a encore deux erreurs possibles. Deux erreurs que je vois... tout le temps en séance avec mes accompagnements. La première, c'est de prendre des braises encore chaudes pour des cendres froides et de regarder trop vite, de conclure trop vite que c'est mort et de partir alors qu'il restait quelque chose à rallumer. La seconde, c'est l'inverse, c'est de prendre des cendres froides pour des braises et de rester encore 10 ans, 20 ans, assoufflés sur des braises qui n'existent pas par peur de regarder la vérité en face. Je ne vais pas te dire à toi ce que tu as sous la main. En fait, personne ne peut le faire à part toi-même. Je ne peux pas, et ça serait en plus malhonnête, de prétendre le faire en un épisode. Ce que je peux te dire, c'est que tu ne le sauras jamais tant que tu resteras à fixer les cendres. Il faut écarter la couche grise et aller regarder en dessous, calmement, sans la peur qui te crie de partir, sans la culpabilité qui te crie de rester. Et ça, regardez vraiment, c'est un chemin. Comme tu le sais, j'accompagne. En visio, tout le monde, les hommes, les femmes, les couples, a regardé ça avec le plus de paix possible. Et c'est ça qu'on va installer avec moi dans mes séances, dans mon bilan. Je peux même te donner une autre image de ce qu'a ressemble des braises. Parce que c'est plus concret que tu ne le crois. Des braises, ce n'est pas un grand frisson retrouvé, c'est tout petit. C'est un passement. quand tu l'imagines refaire sa vie avec quelqu'un d'autre alors que tu croyais ne plus ressentir. C'est ce réflexe quand il t'arrive quelque chose de bien dans la journée de vouloir le lui raconter à lui d'abord, avant tout le monde. C'est ce moment devenu rare où il dit une phrase drôle comme avant et où quelque chose en toi sourit malgré toi. Ces signaux-là sont faibles, mais ils sont noyés sous des mois de fatigue, de petites rancœurs. Et c'est pour ça que tu ne les vois plus. Mais s'ils sont encore là, même par éclair, c'est qu'il reste de la chaleur sous la cendre. A l'inverse, si tu écartes la cendre et que tu ne retrouves vraiment plus rien, pas le même pincement, pas le même réflexe, juste du soulagement à l'idée qu'ils ne soient pas là ce soir, alors c'est une autre information et elle compte tout autant. La sortie, ça commence par regarder vraiment ce chemin. Justement, je l'ai construit parce que je vois trop de personnes tranchées dans leur vie, un soir de fatigue sur un coup de découragement ou de colère. et le regretter ensuite dans un sens comme dans l'autre. Et donc si tout ce que je viens de te décrire te parle, si tu te demandes depuis des mois, peut-être des années, s'il faut que tu restes ou que tu partes, Pour démarrer, j'ai préparé pour toi une série de 4 vidéos entièrement gratuites. Je l'ai pensée autant pour les femmes que pour les hommes, parce que cette question-là, on la porte des deux côtés. Dans la première vidéo, je te montre les signes qui disent que tu es coincée dans le doute depuis trop longtemps. Ces signes qu'on n'ose pas regarder. Dans la deuxième vidéo, tu découvriras pourquoi tu n'arrives pas à décider et surtout ce que ton indécision est en train de protéger. Parce qu'elle protège toujours quelque chose. Dans la troisième, je te donne le chemin pour sortir du brouillard, revenir à toi, et démêler ce qui t'appartient vraiment de ce qui appartient à ta peur, à ta culpabilité, au regard des autres. Et la quatrième vidéo, c'est la suite du chemin pour continuer, une fois que tu y vois plus clair. Pour la recevoir, le lien est dans la description de cet épisode, tu laisses ton prénom, ton email, et la première vidéo est accessible immédiatement. Je voudrais te laisser avec une seule idée, ce soir. Ne plus rien ressentir, ce n'est pas une réponse, c'est une question. Et tu as le droit de prendre le temps de la lire avant d'y répondre, au lieu de la laisser se transformer toute seule, dans le silence, en un verdict que tu n'as jamais prononcé. Alors je te pose la question et je te laisse avec elle. Et si la vraie question n'était pas « est-ce que je l'aime encore ? » mais « est-ce que j'ai vraiment écarté les cendres pour aller voir s'il reste des braises ? » ou « est-ce que je n'ose plus regarder ? » Prends le temps d'y répondre et je te retrouve très bientôt dans un prochain épisode. Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? Alors ? pensez à laisser un avis, un commentaire. Rappelez-vous également de vous abonner afin d'être averti du nouveau contenu qui va paraître. Et enfin, si vous désirez plus de ressources, dans la description vous avez de multiples informations pour me retrouver. Je vous retrouve très bientôt.