Speaker #0La dépendance affective chez l'homme, le visage qu'on ne voit pas, c'est le sujet de ce 95e épisode du podcast Les Chemins du Couple. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du Couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission est de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple, c'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour tous. transformer vos difficultés en opportunités de vivre la relation amoureuse que vous méritez. Je vous souhaite de passer un très bon moment. Démarrons ensemble ce nouvel épisode. Aujourd'hui, je te parle des hommes. Et si tu es une femme et que tu te reconnais dans le portrait que je vais faire, c'est parfaitement normal. Prends tout ce qui te parle. Parce que j'ai Regardez ce qui se dit sur la dépendance affective et ses taux de dépendance. très révélateur. Certains spécialistes affirment qu'elle touche surtout les hommes, d'autres qu'elle touche surtout les femmes. Et en fait, au fond, personne n'arrive vraiment à se mettre d'accord, puisque nous sommes sur le terrain de la psychologie où de nombreuses vérités peuvent coexister. Pour moi, en fait, ça dit tout, parce que la vraie question n'est pas de savoir qui des hommes ou des femmes en souffre le plus, parce que ce n'est pas un concours. La seule question qui compte aujourd'hui, c'est de savoir si toi, dans ta façon d'aimer, dans ton couple, dans tes relations, tu fonctionnes comme ça. Bien évidemment que quand je dis l'homme, je vais parler surtout d'une énergie, ce qu'on appelle l'énergie masculine. C'est-à-dire cette façon de se protéger en se taisant, de toujours être tout seul, de se rendre indispensable plutôt que de dire qu'on a besoin de l'autre. Beaucoup d'hommes fonctionnent comme ça. Mais bien entendu, certaines femmes portent cette énergie. très fort en elle aussi. Et à l'inverse, certains hommes se reconnaîtront davantage vendredi, dans quelques jours, en résumé, dans le prochain épisode de ce podcast, quand je te parlerai du féminin. Alors, écoute bien les deux épisodes et garde simplement en tête que ce qui décrit ta façon à toi de fonctionner. Et s'il y a bien un point sur lequel je veux être claire tout de suite dans mon approche, je ne suis pas là pour faire la guerre entre les hommes et les femmes. Cette guerre, sincèrement, je la trouve épuisante et surtout, elle ne sert profondément à rien. Je crois que le jour où on apprendra à mieux vivre ensemble, au lieu de chercher qui de l'homme ou de la femme a raison ou vaut mieux que l'autre, on vivra tous dans un monde beaucoup plus doux. Donc ce n'est pas le sujet aujourd'hui et j'y reviendrai bientôt, mais c'est ma place comme experte du couple et je tenais vraiment à ce que tu la connaisses. avant d'entrer dans le sujet. Dans les épisodes précédents, je t'ai parlé de l'attente, de cette posture silencieuse qui s'installe dans le couple et de ce moment où attendre devient une habitude qu'on ne s'en rend même plus compte. Aujourd'hui, ce que je voudrais te proposer, c'est une question qui se cache souvent juste en dessous et qu'on ose rarement poser. Et si derrière l'homme qui semble n'avoir besoin de personne, Il y avait en réalité une personne, un homme, une dépendance affective immense, mais simplement invisible. Pour t'expliquer pourquoi cette dépendance reste à ce point invisible, je vais m'appuyer sur plusieurs recherches. D'abord ceux du psychothérapeute américain Terence Rill, qui a montré comment la souffrance affective des hommes se cache derrière des comportements qu'on ne pense jamais reliés à une fragilité. Ensuite, Ceux du psychologue Ronald Levant, qui a décrit une chose très précise, qu'il appelle l'alexithymie. Masculine normative. C'est-à-dire le fait que beaucoup d'hommes ont appris, dès l'enfance, à ne plus savoir nommer ce qu'ils ressentent. Et bien évidemment, on va croiser aussi les recherches de John Gottman sur le silence, celles de Brené Brown sur la honte. Et tu vas voir, tout cela se rejoint sur un point très simple, que j'ai envie de te transmettre. aujourd'hui. Quand on pense souvent à une personne dépendante affective, on a presque toujours la même image en tête. On imagine une femme, une femme qui regarde son téléphone toutes les cinq minutes, qui relit le dernier message, qui attend qu'il rappelle, qui demande sans cesse, si on l'aime encore, qu'il n'arrive pas à le lâcher. C'est l'image qu'on voit dans les films, dans les magazines, dans les conversations entre amis, et je ne parle même pas des réseaux sociaux. Et la dépendance affective, dans l'imaginaire collectif, a... un visage de femme. Et c'est bien pour ça que j'ai décidé de commencer par un épisode spécifique aux hommes, pour que vous messieurs qui m'écoutez, vous puissiez voir ce qu'il y a vraiment en vous. Et pour vous mesdames, qui êtes en couple avec un homme, que vous puissiez un tout petit peu, peut-être, ouvrir un nouveau regard sur lui. Ce cliché-là nous aveugle. Parce qu'en fait, pendant qu'on regarde du côté de la femme qui s'accroche, en fait, on ne va pas voir l'homme qui... dans d'autres relations dépend tout autant, mais autrement. On ne le voit pas parce qu'en fait, il ne s'accroche pas. En tout cas, pas de cette façon-là. Il ne va pas forcément réclamer, il ne va pas forcément relire les messages. Il ne demande pas si on l'aime. Au contraire, on va avoir souvent des hommes qui ont l'air solides, autonomes, occupés, parfois même un peu distants. On dit de lui que ça va être quelqu'un qui n'a besoin de personne et c'est précisément ce qui rend sa dépendance impossible à repérer. Pour ça, je vais te donner deux scènes pour rendre un petit peu l'image un peu plus concrète. La première, une femme après une dispute qui va envoyer trois messages d'affilée à son conjoint pour comprendre, pour réparer, pour s'assurer que le lien entre eux tient toujours. Et si je te décris cette femme, tu vas tout de suite penser, ben voilà quelqu'un qui dépend beaucoup de l'autre pour se sentir en sécurité. Et tu auras raison. Mais la seconde, le même soir, dans un autre couple, après la même dispute, un homme ne va rien dire, il va se fermer. Il va se mettre à son ordinateur, aller travailler, il va répondre par des phrases courtes. Il va regarder sa femme à la dérober pour voir si elle est encore en colère. Il vérifie discrètement l'heure à laquelle elle s'est connectée. De l'extérieur, on dirait quelqu'un de très indépendant, presque détaché de cette situation. En réalité, il fait la même chose que la femme aux trois messages. Il cherche désespérément à savoir si le lien tient toujours. Il le fait juste en silence, par le contrôle, au lieu de le faire par la parole. Sa dépendance est tout aussi forte. Elle est simplement invisible. C'est cette dépendance invisible que je veux mettre en lumière aujourd'hui parce que tant qu'on ne la voit pas, ni lui, ni sa partenaire ne peuvent rien faire. Alors, si la dépendance affective masculine est à ce point invisible, en fait, c'est aussi parce qu'elle a été rendue très invisible, très tôt, bien avant notre couple, dans notre culture. Il ne faut pas oublier que beaucoup de garçons grandissent avec une petite phrase qui les suivra. toute leur vie, une phrase qu'on ne leur dit même pas toujours à voix haute, mais qu'ils captent partout. Un homme, ça ne dépend de personne. Un homme, ça gère. Un homme, ça ne me pleure pas. Un homme, ça ne se plaint pas. Ça ne demande pas d'aide. On félicite le petit garçon qui est fort, qui se débrouille tout seul, qui ne fait pas d'histoire. Et sans le vouloir, on lui apprend une chose, lourde conséquence, montrer que tu as besoin de quelqu'un, c'est montrer une faiblesse. Le psychologue américain Ronald Levant a mis un nom sur ce phénomène. Il parle. d'alexithymie masculine normative. C'est un grand mot, mais l'idée est très simple. C'est la difficulté à identifier et à nommer ce qu'on ressent. Et ce psychologue a observé que pour beaucoup d'hommes, cette difficulté n'est pas un trouble, c'est le résultat de leur éducation. À force d'avoir entendu sonner rien, soit fort, ne pleure pas, ils ont fini par perdre l'accès à une partie de leurs émotions. Ils n'ont pas développé ce qu'on appelle l'intelligence émotionnelle. Ils ressentent bien sûr, mais ils ne savent pas. plus mettre de mots dessus. Et quand la peur de perdre l'autre monte en eux, ils ne disent pas j'ai peur, ils ne le savent même pas. La peur va sortir autrement, de façon déguisée. Le psychothérapeute Terence Rill, dans un autre livre qui dit déjà tout, je vous le dis en français, qui dit je ne veux pas en parler, a passé sa carrière à montrer cette chose-là. Derrière beaucoup d'hommes qui semblent froids, irritables, surinvestis dans le monde du travail ou simplement absent. Il peut y avoir une souffrance affective bien réelle, mais cachée, parce qu'ils n'ont jamais appris d'autres langages. Riel explique que notre culture autorise plus les femmes à exprimer la tristesse et le besoin, et autorise plus les hommes à exprimer la colère et l'action. Du coup, la même peur de perdre l'autre va s'exprimer en larmes et en mots chez l'une, et en silence et en contrôle ou en colère chez l'autre. J'espère que tu vois aussi un petit peu le lien si tu as écouté mes épisodes précédemment, dont le 88 où j'avais parlé des micro-renoncements, ces petits moments où on se quitte soi-même sans s'en rendre compte. Chez beaucoup d'hommes, ces micro-renoncements ne passent pas par le fait de dire oui quand on pense non, comme c'est souvent le cas d'ailleurs chez les femmes. Ils passent par le silence, renoncer à dire qu'on a besoin, renoncer à dire qu'on a peur, renoncer à demander de la tendresse. Et à force de renoncer en silence, l'homme finit par devenir sec, distant, fermé, sans même savoir tout ce qu'il a mis sous clé. Je pense à un homme que j'ai accompagné il y a quelques temps. 42 ans à peu près, en tout cas la quarantaine, début de la quarantaine. Et il était déjà chef d'entreprise, petite dizaine de salariés. Et en fait, c'était quelqu'un de très respecté, de solide, vraiment l'homme à qui tout le monde demandait conseil. D'ailleurs, on avait travaillé aussi cet aspect. Et quand il est venu me voir, alors, c'est pas lui qui en avait eu l'idée, puisque comme je suis spécialiste de relations, il ne voyait pas l'utilité, mais c'est sa femme. qui lui avait dit qu'elle se sentait vraiment seule depuis des années. Et en fait, il ne comprenait pas. Il était même presque agacé puisqu'il me dit « Mais en fait, je ne vois même pas de quoi elle parle. Je suis toujours là, je m'occupe de tout. Je n'ai jamais regardé une autre femme. » Et après quelques temps, et après avoir vu certains de mes contenus, certains de mes programmes, quand on a échangé un peu plus profondément, en fait, il a lâché une phrase qui m'a vraiment touchée. Et il m'a dit « En fait, je crois que j'ai tellement peur qu'elle parte que je ne préfère même pas y penser. » alors je me plonge dans mon travail. Et c'est fou parce qu'en fait, c'était pas du tout un homme détaché. C'était un homme vraiment terrifié à l'idée de perdre sa femme qui avait juste enfoui cette terreur sous 15 ans de travail acharné. Il avait commencé très jeune. Maintenant que tu vois un petit peu pourquoi c'est invisible, je voudrais aussi te montrer quelques masques que ça prend, quelques visages que ça prend. Parce que la dépendance affective masculine, elle se cache... Aussi, derrière cinq masques, on peut les appeler des attitudes également. Et je te préviens, à nouveau, certains de ces masques ressemblent tellement à des qualités, peuvent parler à tellement aussi de nombreuses femmes, où en fait, ça peut être juste des simples traits de caractère qu'on ne pense jamais à les relier à une peur de perdre l'autre. Donc, il faut prendre du recul. Le premier masque, c'est le contrôle et la jalousie. Dans quelques épisodes, il y en aura un spécial sur la jalousie. En fait, il veut savoir où tu es, avec qui, il jette un oeil au téléphone, il te pose des questions, l'air de rien, sur ce collègue dont tu parles un peu trop. Il se dit qu'il protège le couple, ce qu'il est normal de vouloir savoir, mais ce qu'il y a vraiment en dessous, c'est une phrase qu'en général il ne dira jamais, j'ai tellement peur que tu trouves mieux que moi, que j'ai besoin de te garder à l'œil. En théorie de l'attachement, on appelle ça une stratégie d'hyperactivation. Quand le lien semble menacé, la personne se cramponne. surveille, cherche à reprendre le contrôle pour se rassurer. Deuxième masque, c'est le sur-travail. Et celui-là, c'est peut-être le plus piégeux, parce que la société applaudit. Il se jette dans le boulot, il rentre tard, il construit, il dit je fais ça pour nous, et c'est sincère. Mais le travail, c'est aussi l'endroit où il se sent compétent, utile et irremplaçable. Là où il n'a pas à affronter le vide qu'il sentirait si il s'arrêtait. Tant qu'il est indispensable quelque part, Il n'a pas à se demander s'il est aimable juste pour qui il est. C'est ce que les chercheurs sur l'attachement appellent une stratégie de désactivation. Au lieu de se cramponner, il met de la distance. Il s'investit ailleurs. Il se convainc qu'il n'a pas vraiment besoin de cette proximité. C'est l'inverse exact du premier masque et pourtant c'est la même peur. Simplement traité et vécu à l'intérieur de soi différemment. Le troisième masque, c'est le retrait et le silence. Dès que quelque chose ne va pas, il se ferme. Tu lui demandes ce qu'il a, il répond rien, ça va. Mais à l'intérieur, ça retourne. John Gottman, qui a observé des milliers de couples, a donné un nom, j'en ai déjà parlé aussi, c'est le Stonewalling, le mur de pierre. Et il a montré une chose importante, ce retrait est beaucoup plus fréquent chez les hommes, pour une raison en partie physiologique. Quand la tension monte, le corps masculin met plus de temps à se calmer. L'homme est littéralement submergé à l'intérieur. Il se ferme pour ne pas déborder. De l'extérieur, ça ressemble à de l'indifférence. À l'intérieur, c'est souvent quelqu'un qui se noie, qui ne sait pas comment dire. La vraie phase, celle qu'il ne dira pas, c'est « Si je te montre tout ce que je ressens, j'ai peur de ne plus me contrôler, que tu me trouves faible. » Le quatrième masque, c'est le besoin d'être indispensable. C'est celui qui répare tout, qui gère tout, qui a toujours une solution, qui va être le pilier sur lequel tout le monde s'appuie. C'est très beau et en même temps, il faut regarder ce qu'il y a en dessous. Il ne supporte pas de ne servir à rien. Parce que tout au fond, il pense une chose qui lui fait très mal. Si un jour... Tu n'as plus besoin de moi, pourquoi est-ce que tu resterais ? Il va confondre être aimé et être utile. L'être et le faire, on en parle beaucoup ça dans les incompréhensions entre les hommes et les femmes. Alors il sera indispensable pour ne jamais avoir à vérifier si on l'aimerait juste pour lui. Le cinquième masque, c'est l'irritabilité. Il s'agace pour un rien, le ton monte vite, il claque une porte pour une histoire de chaussures dans l'entrée. On dirait de la colère et tout le monde, lui en premier, croit que c'est de la colère. Mais ça peut être aussi de l'angoisse qui n'a pas trouvé d'autre porte pour sortir. Souviens-toi de ce que disait Terence Rill, la culture autorise les hommes à exprimer la colère, pas la peur ni la tristesse. Alors la peur et la tristesse se transforment en agacement, parce que c'est la seule émotion qui a le droit de sortir. Et là je vais te faire une pause parce que je te vois peut-être venir. Tu es peut-être... une femme en écoutant ces cinq masques. Peut-être que tu t'es reconnue. Je vais vous faire une petite confidence. Moi, qui ai une énergie masculine très forte, j'étais beaucoup dans l'irritabilité quand j'étais une ancienne dépendante affective et quand dans le sur-travail. Alors le sur-travail, pour tout vous l'avouer, je crois que j'y suis encore un peu. Mais donc en fait, c'est exactement ce que je parlais au tout début. Il n'y a pas Je suis obligée de prendre des exemples d'une énergie masculine et une énergie féminine pour que vous puissiez tous vous reconnaître, mais ce n'est pas genré, d'accord ? Donc si tu t'es reconnu, ce n'est pas une erreur, ce n'est pas grave, c'est juste cette énergie-là, elle n'a pas de genre dans physique, c'est une énergie. En dans tous les cas, garde simplement ce qui te parle. Avant d'aller voir la peur qui se cache derrière ces cinq masques, je voudrais te dire un mot. Si en m'écoutant aujourd'hui... tu reconnais l'un de ces masques chez toi ou chez la personne qui partage ta vie, sache que j'ai préparé une série gratuite de 4 vidéos qui s'appelle « Se libérer de l'attente » . Derrière l'attente, il y a de la dépendance affective. Donc, inscris-toi, tu reçois la première vidéo immédiatement et les suivantes arrivent dans ta boîte mail. Le lien est dans la description de l'épisode ou sous cette vidéo. Et je t'en parle un peu plus en détail. On va continuer maintenant. Alors, qu'est-ce qu'il y a finalement ? vraiment derrière ces cinq masques. Toujours la même chose, et c'est très simple. C'est la peur de ne plus compter, la peur de ne plus être à la hauteur, la peur de perdre le regard de l'autre, celui de ta partenaire, de ton partenaire, celui qui disait que tu valais quelque chose. Et il y a une couche encore plus profonde, et c'est la chercheuse Broné Brown qui l'a mieux décrite. Elle a interrogé des centaines d'hommes sur la honte, sur ce qu'ils redoutent par-dessus tout. Chez les femmes, la honte... tourne souvent autour de l'idée de ne pas être assez sur tous les plans à la fois. Et chez les hommes, Broné Bron a découvert une chose presque unanime, leur plus grande honte, c'est d'être perçu comme faible. Un homme préfère souvent qu'on le croit froid, dur, en colère, plutôt que faible. Et avoir besoin de l'autre au point d'avoir peur de le perdre, dans la tête de beaucoup d'hommes, c'est exactement ça, être faible. Terence Rill décrit alors un mécanisme implacable qu'il appelle l'oscillation entre la honte et la grandiosité. Quand l'homme sent monter cette peur, cette vulnérabilité qu'il vit comme une honte, il bascule de l'autre côté pour ne plus la ressentir. Il se rend plus fort, plus performant, plus contrôlant, plus indispensable, plus dur. Le masque, ce n'est pas du cinéma, c'est une fuite. C'est ce qu'il fait pour ne pas sentir la honte d'avoir besoin. Un homme qui contrôle, qui travaille trop, qui se... t'es, qui veut tout réparer ou qui s'énerve, c'est peut-être un homme qui te dit, sans le savoir et sans les mots, j'ai peur de te perdre et j'ai encore plus peur que tu vois à quel point j'ai peur. Ce que ça va faire dans le couple, c'est que, bien évidemment, le problème, c'est que de l'autre côté, tu ne vois pas la peur. Tu vois un homme distant, un homme qui contrôle, un homme qui se met en colère, tu le vis comme quelqu'un de froid ou quelqu'un qui t'étouffe et c'est complètement normal parce que la peur, il l'a tellement bien cachée que personne ne peut la deviner. Surtout pas derrière un masque qui ressemble à de la dureté. Alors qu'est-ce que tu vas faire si t'es la partenaire ou le conjoint ? Tu vas te protéger, tu vas prendre de la distance, tu vas te fermer un peu à ton tour, tu te dis qu'il ne t'aime pas, ou peut-être plus comme avant, et c'est là que la mécanique se met à tourner. Parce que cette distance que tu prends, lui, il va la ressentir comme la confirmation exacte de sa peur la plus profonde. Tu vois, elle s'éloigne. j'avais raison d'avoir peur. Et plus il a peur, plus il serre le masque, plus il contrôle, plus il se tait, plus il se réfugie dans le travail. Ce qui t'y fait prendre encore un peu plus, ce qui fait prendre à l'autre, à la femme, à la partenaire, encore un peu plus de distance. Et du coup, vous tournez alors à deux dans une boucle sans fin, où chacun croit se protéger et où personne ne se rejoint. Les chercheurs appellent ça la danse de la poursuite et du retrait. Et c'est l'une des dynamiques les plus douloureuses dans la relation de couple, parce que les deux s'aiment, mais les deux se ratent. Et c'est exactement là que va se rejoindre l'épisode que vous allez écouter là maintenant. Et le p... prochain épisode. Parce que pendant que l'énergie masculine se ferme, par peur, l'énergie féminine, elle, va bien souvent attendre et se suradapter. Mais par peur aussi. En fait, ce sont vraiment les deux phases d'une même pièce. Et donc, au prochain épisode, je te montrerai comment ça va se vivre du côté de l'énergie féminine, du côté de la femme. Donc si tu peux, écoute les deux épisodes, parce que c'est en... comprenant les deux mouvements et en même temps qu'on va commencer vraiment à se rejoindre. Alors tout ce que je viens de te montrer aujourd'hui, moi je le travaille depuis des années avec les femmes et les hommes que j'accompagne. Et j'ai vu très souvent la même chose. Il ne suffit pas de comprendre intellectuellement qu'on porte un masque pour réussir à le poser. Il faut un cheminement, il faut des repères, il faut des exercices concrets. Et surtout il faut pouvoir aussi reconnaître les signes spécifiques qui montrent qu'on attend, qu'on dépend, qu'on a peur, et peut-être sans jamais se l'être avoué. C'est exactement pour cela que j'ai préparé une série de vidéos, de quatre vidéos d'ailleurs, gratuites, qui s'appellent « Se libérer de l'attente » . Le lien est dans la description sous cette vidéo. Première vidéo, je te propose un panorama très concret des sept signes invisibles. Dans la deuxième vidéo, je vais explorer l'origine des schémas. Dans la troisième vidéo, Je t'accompagne vraiment à comment tu vas revenir à toi. Et dans la quatrième vidéo, je te propose la suite du chemin, un programme pour ceux et celles qui veulent aller plus loin. Donc, le lien pour t'inscrire est en description de cet épisode. Tu laisses ton nom, ton email et tu reçois immédiatement la première vidéo. Cette série est gratuite. Elle s'adresse autant aux hommes qu'aux femmes, en couple, célibataire, depuis quelques années, depuis quelques mois, depuis quelques semaines. mais qui sentent qu'ils se protègent derrière quelque chose sans vraiment savoir le nommer. Et donc si c'est ton cas, je serais vraiment heureuse de te retrouver à travers cette vidéo. Pour terminer cet épisode de podcast, je voudrais te laisser avec une idée qui résume tout ce que je viens de te dire. La dépendance affective, côté énergie masculine homme, n'est pas le contraire de la force. C'est une force qui a appris à cacher sa peur. Et le jour où un homme... ose nommer cette peur, au lieu de la déguiser en contrôle, en travail, en silence, il ne devient pas plus faible, il devient plus présent dans la relation. Du coup, je te laisse avec une question qui vaut autant pour les hommes que pour les femmes qui portent cette énergie. Et si la personne dont tu attends le plus le regard, ce n'était pas ton conjoint mais toi-même, le jour où tu cesseras de te juger faible, d'avoir simplement besoin d'être aimé, qu'est-ce qui se passerait pour toi ? Je te retrouve très bientôt pour un nouvel épisode. À très bientôt ! Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? Alors pensez à laisser un avis, un commentaire. Rappelez-vous également de vous abonner afin d'être averti du nouveau contenu qui va paraître. Et enfin, si vous désirez plus de ressources, dans la description, vous avez de multiples informations pour me retrouver. Je vous retrouve très bientôt !