Speaker #0La peur de te retrouver seule qui te fait rester en couple. Confondre solitude et liberté, c'est le sujet de cet épisode 134. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission est de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple C'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour transformer vos difficultés en opportunités de vivre la relation amoureuse que vous méritez. Je vous souhaite de passer un très bon moment Démarrons ensemble ce nouvel épisode. Alors, si tu es honnête avec toi, vraiment honnête, est-ce que ce qui te retient dans ton couple ce soir n'est peut-être plus l'amour ? C'est peut-être l'image de l'appartement vide, le silence à 19h quand tu rentrerais et que personne ne demanderait comment s'est passée ta journée. Les dimanches, les vacances à réserver pour une personne. Cette pensée qui tranche à ta place chaque fois que la question se présente. Tout plutôt que seul. Si cette phrase te parle, je veux d'abord que tu saches une chose. Tu n'as pas à en avoir honte. La peur de la solitude est l'une des peurs les plus anciennes et les plus universelles qui soit. Nous sommes faits pour le lien. Et la perspective de le perdre remue quelque chose de très profond. Ce n'est pas une faiblesse de la ressentir. Le problème commence quand elle prend le volant, quand ce n'est plus toi qui reste, c'est elle qui te garde. On va poser un cadre tout de suite pour être très clair. Je ne vais pas te dire de partir, ce n'est jamais mon rôle. Et cet épisode n'est pas un plaidoyer non plus pour le célibat. Je ne parle pas non plus aujourd'hui des relations destructrices où la peur est entretenue par l'autre. C'est un sujet à part qui mérite son propre espace. Je parle. Des couples, on va appeler ça ordinaire, qui sont usés ou éteints peut-être, où l'on reste sans plus savoir si on l'a choisi. Parce qu'à chaque fois qu'on se pose la question, c'est la peur du vide qui répond à notre place. Et ce que je veux faire avec toi, c'est un petit peu essayer de commencer à désarmer cette peur. Pas pour te pousser dehors, pour te rendre ton choix, ta responsabilité. parce qu'un couple qu'on ne peut pas quitter n'est pas un couple choisi, c'est un abri. Et tu mérites mieux qu'un abri. Et l'autre aussi ! Ça vaut autant pour les femmes que pour les hommes. Cette peur n'a pas de genre. Elle a juste des visages un petit peu différents et on va les regarder. Commençons par ouvrir cette peur. Parce que « j'ai peur d'être seule » est une étiquette posée sur un carton qui contient beaucoup de choses. Et elles ne se traitent pas toutes de la même façon. Il y a la peur du silence. Celles de la maison sans bruit, des repas sans personne en face, ce vide sensoriel que certains redoutent plus que tout. Il y a la peur des moments sociaux, les dimanches, les fêtes, les mariages des autres, tous ces événements conçus pour deux où on serait un chiffre impair, seul. 1. Il y a la peur du regard des autres parce que dans nos têtes le couple reste une réussite et la solitude un échec. et annoncer une séparation à 45, 50 ou 60 ans. C'est affronter les regards qui évaluent. Il y a la peur de l'avenir, vieillir seul, tomber malade seul, cette projection qui sert le ventre. Il y a la peur pratique, la logistique, l'argent, la maison, tout ce que le couple porte à deux. Et il y a la plus intime de toutes, la peur identitaire. Qui suis-je sans le couple, sans le nous ? Quand on est en couple depuis 20 ou 30 ans, le nous a absorbé tant de « je » qu'on ne sait plus très bien. ce qui resterait. Mais pour le test, il est simple à formuler, moins simple à regarder. Est-ce que tu restes ? Le test, c'est ça, pardon. Mais est-ce que tu restes pour quelque chose ou contre quelque chose ? Rester pour, c'est rester pour ce lien, cette personne, cette vie qu'on construit, même si elle est imparfaite. Rester contre, c'est rester contre le vide, contre les dimanches, contre le regard des autres. De l'extérieur, les deux se ressemblent. On reste, mais de l'intérieur tout est différent. Celui qui reste pour pense à son couple avec de l'élan, même fatigué. Celui qui reste contre pense à son couple avec du soulagement négatif. Au moins je ne suis pas seul. L'un va habiter la relation, l'autre va occuper un abri. Souvent de les côtés de l'énergie féminine, cette peur va prendre souvent la voie du marché imaginaire. Qui voudra de moi à mon âge, avec mon histoire ? Comme si ta valeur avait une date de péremption fixée par d'autres. Souvent de les côtés de l'énergie masculine, elle est souvent plus muette, plus profonde, que la personne elle-même le croit. Beaucoup d'hommes d'énergie masculine n'ont jamais habité seul. dans une vie émotionnelle. Le couple s'occupe de leur intérieur comme de leur agenda. Et l'idée de se retrouver seul avec eux-mêmes va les démunir bien plus que l'organisation, même s'ils n'en parlent jamais. Voici maintenant une première chose qui va aider à désamorcer cette peur. Et elle vient de la science. C'est le chercheur américain John Cacioppo qui a consacré sa carrière à étudier la solitude. Et sa découverte centrale... va renverser tout ce qu'on croit. La solitude n'est pas une situation, c'est une sensation. Elle ne se mesure pas au nombre de personnes autour de toi. Et ça, je suis sûre que tu le comprends. Elle se mesure à la qualité du lien ressenti. On peut vivre seul et se sentir profondément relié par ses amitiés, ses proches, sa vie. Et on peut vivre à deux, dormir à deux, dîner à deux, et se sentir désespérément seul. Parce que le lien réel... celui qui nourrit, ne circule plus. Et là, j'ai envie de te poser la petite question qui pique. Cette solitude que tu fuis en restant, es-tu sûr de ne pas déjà la vivre ? Réfléchis bien à tes soirées, chacun dans sa pièce ou côte à côte devant un écran. Réfléchis à la dernière fois où tu t'es senti vraiment vu, entendu, rejoint. Beaucoup de personnes qui restent par peur de solitude la vivent déjà depuis des années. La solitude la plus dure qui soit, c'est celle... qu'on éprouve à côté de quelqu'un. Parce qu'être seul dans son appartement, c'est de la solitude simple. Elle dit son nom. Être seul à deux, c'est de la solitude avec témoin. Et le témoin te rappelle chaque jour ce qui devrait être là et qui n'y est pas. J'avais parlé de ce fameux territoire dans l'un des tout premiers épisodes de mon podcast, l'épisode 15, Partiront rester. Je t'invite à l'écouter à nouveau parce que des années plus tard, Tout ce que j'ai continué à apprendre, à voir, à observer en accompagnement les couples, les femmes et les hommes, tient dans cette nuance. La question n'est pas seulement où tu seras le mieux, elle est d'abord depuis quel endroit tu choisis, pour ou contre. Une femme que je recevais tournait sa décision depuis des mois avec des arguments très construits dans les deux sens. Et un jour, je lui ai proposé un exercice tout simple. Si je pars, point de suspension. Et elle n'a pas dit « je serai triste » , elle n'a pas dit « ce sera dur » , elle a dit « je finis seule » . C'est définitif, c'est un verdict. Et c'est la vitesse de cette réponse qui annonçait la peur qui parlait, qui est plus rapide que la réflexion en fait. Et du coup, bien évidemment, en explorant, on a découvert qu'elle n'avait jamais vécu seule, qu'elle était passée du foyer de ses parents à son premier couple, puis à celui-ci. Elle ne fuyait pas une solitude connue et douloureuse, elle fuyait une solitude imaginée, qu'elle n'avait jamais rencontrée. C'est vraiment ça. Avant de continuer, si tu te reconnais un peu dans cette décision impossible à poser, j'ai construit vraiment une série de vidéos entièrement gratuites qui s'appelle Partir ou Rester. Elle va t'aider à démêler ce qui, dans ton hésitation, parle de ton couple et de ce qui parle de tes peurs, pour que ta décision, quelle qu'elle soit, viennent enfin du calme et non de la panique. C'est gratuit, c'est pensé autant pour les femmes que pour les hommes et le lien est dans la description de cet épisode. Maintenant, continuons sur ce sujet-là. La deuxième vérité, au niveau que la peur de la solitude prend le pas, c'est que cette solitude que cette peur décrit, cette façon de penser au désert, Hum... la science ? Elle a essayé de vérifier la fiabilité de ce genre de prédiction. Daniel Gilbert, psychologue américain, lui a comparé ce que les gens prédisent de leurs émotions futures avec ce qu'ils vivent réellement. Et la conclusion, c'est qu'on est de très mauvais prophètes de nos propres cœurs. Face à un événement redouté, on surestime systématiquement deux choses. L'intensité de la douleur à venir et surtout sa durée. Ce qu'on imagine insupportable et interminable se révèle dans la réalité difficile puis absorbable. Parce qu'on oublie dans nos prévisions notre capacité d'adaptation. Cette force silencieuse qui nous a déjà fait traverser tout ce que nous avons traversé. Applique ça à ta peur, elle te projette le premier soir dans l'appartement vide, le pire moment. Elle te dit, ça sera ça pour toujours, mais elle ne te montre jamais le sixième mois, jamais l'appartement apprivoisé, les habitudes recréées, les amitiés que tu as réinvesties, recréées, créées, et la personne que tu deviens. Je ne vais pas te mentir, en peignant l'inverse, une séparation c'est dur, il y a des vrais deuils, il y a des vrais soirs qui sont difficiles, mais entre un dur un temps et c'est pour toujours et ça sera comme ça, il y a un monde. Et ta peur te vend le second, c'est-à-dire le désert pour toujours, pour éviter le premier, que ça ne dure qu'un temps. Et il y a autre chose aussi que ta peur t'empêche de voir, c'est que la même pièce vide peut se lire de deux façons. La peur appelle la solitude. Elle n'a pas tort, il y aura de la solitude. Mais cette pièce contient aussi ce qu'elle ne te montre jamais. Du silence qui repose, de l'espace où personne ne soupire, des soirées qui n'appartiennent qu'à toi. la possibilité de tout réinventer. Et je ne dis pas que c'est mieux, je dis que c'est dans la même pièce aussi et que c'est une décision qui ne voit que la moitié du tableau n'est pas une décision, c'est un réflexe. C'est vraiment la confusion à défaire. Ce que ta peur appelle uniquement solitude, d'autres qui y sont passés, j'y suis moi-même passé, l'appelle aussi avec le recul la liberté. Les deux mots décrivent la même pièce, mais tout dépend. de qui va la visiter ? Est-ce que c'est toi ou est-ce que c'est ta peur ? Du côté de l'énergie féminine, le mauvais prophète utilise souvent l'argument du « trop tard, à ton âge, refaire sa vie » et il oublie de te dire que des milliers de femmes découvrent après 50 ans des années qu'elles décrivent les plus belles, les plus fidèles à elles-mêmes. Du côté de l'énergie masculine, c'est plutôt « tu ne sauras pas gérer le quotidien, la vie émotionnelle, la solitude » Mais ça oublie de te dire que tes capacités, qu'on ne t'a jamais demandé de développer, tu vas les développer. Comme tout ce que tu as appris quand il a fallu l'apprendre. Et j'en arrive à une ressource qui change beaucoup de choses et qui ne dépend d'aucune décision du couple. Il existe des personnes que la solitude n'effraie pas. Pas parce qu'elles sont plus fortes, ni plus froides, ni moins aimantes. Au contraire, ce sont souvent des personnes très reliées. Leur secret est d'ailleurs... Elles ont développé quelque chose que j'appelle l'amitié avec soi-même. Être en leur propre compagnie, pour elles, ce n'est pas un exil. C'est une compagnie. Une soirée seule n'est pas un abandon. C'est un rendez-vous. Et cette amitié-là, elle ne tombe pas du ciel, elle se construit. Comme toutes les amitiés, en passant du temps ensemble. Du temps choisi avec soi, pas du temps subi. Et je veux que tu mesures ce que ça change pour toi qui as peur. La peur de la salutide au fond, C'est la peur d'être enfermé avec quelqu'un que tu ne connais pas, au pire que tu n'aimes pas beaucoup, toi. Celui qui s'est apprivoisé n'a plus cette peur-là. Non pas parce qu'il a réglé la question du couple, mais parce qu'il a réglé la question de sa propre compagnie. Le vide n'est plus un gouffre, c'est une pièce où on sait y vivre. Et voici le plus beau, c'est l'amitié avec soi-même. Ce n'est pas un outil de départ, c'est une ressource universelle. Si tu restes, elle transforme ton couple. parce que tu cesses de demander à l'autre de te sauver du vide. Et cette demande-là, invisible, pesait sur votre lien plus que tu ne le crois. On aime différemment quand on n'a plus besoin de l'autre pour se supporter soi-même. On aime plus léger, plus libre, plus vrai. Et si un jour la vie te fait traverser une solitude choisie ou subie, tu la traverseras accompagnée du seul compagnon garanti à vie, toi. Du côté de l'énergie féminine, cette amitié commence souvent par réhabiliter les moments seuls que tu fuis ou que tu remplis machinalement et par découvrir, surprise, que certaines de tes plus belles heures sont celles où personne ne te regarde. Du côté de l'homme, elle commence souvent par oser rester un moment sans occupation, sans écran, sans mission, juste avec ce qui se passe dedans et par constater que ça ne... tue pas et que ça apprend beaucoup. Alors, ce qui change quand la peur tombe. Imagine maintenant le jour où cette peur ne décide plus. Pas le jour où elle disparaît. Elle ne disparaît jamais tout à fait. Mais le jour où elle redevient une voix parmi d'autres, au lieu d'être le juge qui tranche. Ce jour-là, pour la première fois depuis longtemps, tu peux poser la vraie question. Est-ce que je veux cette vie avec cette personne sans Le pistolet de la solitude sur la tempe ? Et cette question-là, posée librement, a deux belles réponses possibles. La première, et je la vois souvent, c'est oui. Des personnes qui désarment leur peur découvrent qu'elles veulent rester vraiment pour le lien, pour l'histoire, pour ce qui peut encore grandir. Et leur couple change, parce qu'un amour choisi ne ressemble pas à un amour abrité. L'autre le sent, on le sent toujours quand on passe du statut de refuge à celui de la solitude. délu. La seconde réponse, c'est de constater qu'une fois la peur retirée, il ne restait qu'elle, que l'abri était vide depuis longtemps. C'est une découverte qui est rude, mais elle vaut mieux que des années supplémentaires d'anesthésie, parce qu'elle permet d'avancer en conscience avec respect pour ce qui a été. Je ne sais pas laquelle de ces réponses est la tienne si tu es concerné par ce sujet, et à ce stade peut-être que toi non plus. C'est justement le signe que la peur décide encore. Et ta part du chemin commence, modestement, par des moments choisis, avec toi-même, apprivoisés un à un, et par cette vigilance nouvelle. Quand la question de ton couple se pose, écoutez qui répond en premier, toi ou elle. Du côté de l'énergie féminine, ça donne souvent, le jour où j'ai cessé d'avoir peur de finir seule, j'ai enfin pu regarder mon couple pour ce qu'il était, et ma réponse m'a surprise. Du côté de l'énergie masculine, ça donne souvent, j'ai appris à être avec moi, et c'est le couple entier qui a respiré, parce que je ne m'accrochais plus, je choisissais. Voilà ce qui revient, une décision qui t'appartient, et un amour, quel qu'il soit, qui cesse d'être un abri anti-vide. Voir que tu restes peut-être contre, voir que tu restes peut-être contre plutôt que pour. Voilà, j'espère que tu as bien compris, c'est l'histoire du pour ou contre. comprendre que ta peur exagère et que la solitude ne se mesure pas au statut, commencer l'amitié avec toi-même, c'est déjà reprendre le volant. Reste maintenant à y voir plus clair, vraiment, dans ce que ton couple est devenu pour décider depuis le calme, dans un sens ou dans l'autre. Et c'est exactement ce que je te propose maintenant. Parce que si cette décision, tournant toi, brouillée par la peur du vide, elle mérite beaucoup mieux qu'un réflexe de survie, cette décision. Et c'est pour ça que j'ai créé cette série de vidéos gratuites Partir ou Rester. Elle est faite pour toi si tu sens que c'est la peur plus que l'amour qui te garde et que tu veux enfin démêler ce qui te lie de ce qui te retient. Je vais t'y donner des repères concrets pour distinguer ce qui est encore vivant dans ton couple de ce qui te fait seulement peur dehors. Et pour cheminer vers une décision prise depuis le calme, L'amour ! ou la lucidité, mais jamais depuis la panique du vide. Pour la recevoir, le lien est dans la description de cet épisode. Tu laisses ton nom, ton email. La première vidéo est disponible immédiatement. C'est gratuit et c'est pensé autant pour les femmes que pour les hommes. Voilà ce que j'aimerais vraiment que tu retiennes. La peur de te retrouver seule ne t'informe pas sur ton couple. Elle t'informe sur ta relation à toi. Elle exagère, elle peint le pire moment et appelle l'éternité. Et elle te cache ! que la même pièce vide contient de la solitude et de la liberté, selon ta façon de voir les choses. Un couple qu'on ne peut pas quitter n'est pas un couple choisi, c'est un abri. Et ni toi ni l'autre ne méritez de passer les prochaines décennies dans un abri. Désarmer cette peur ne te fera pas partir, ça te rendra ton choix. Et c'est peut-être le plus beau cadeau que tu puisses faire à ton couple, être là demain matin. Non pas parce que tu ne peux pas faire autrement, mais parce que tu l'as choisi. Je te laisse avec une question à garder pour toi cette semaine. Si tu savais, avec une certitude absolue, que tu serais bien seule, est-ce que tu resterais ? Écoute ta réponse, quelle qu'elle soit, elle mérite d'être entendue. Je te retrouve très bientôt pour le prochain épisode du podcast Les Chemins du couple. Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? Alors pensez à laisser un avis, un commentaire. Rappelez-vous également de vous abonner afin d'être averti du nouveau contenu qui va apparaître. Et enfin, si vous désirez... plus de ressources dans la description. Vous avez de multiples informations pour me retrouver. Je vous retrouve très bientôt.