Speaker #0Personne ne pourra jamais assez vous rassurer. C'est le sujet de l'épisode 99 du podcast Les Chemins du Couple. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du Couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission est de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple, c'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour transformer vos difficultés en opportunités de vivre la relation amoureuse que vous méritez. Je vous souhaite de passer un très bon moment, démarrons ensemble ce nouvel épisode. Alors, il y a peut-être un conseil que tu as déjà reçu, lu. entendu, et peut-être que même toi, tu te les dis vraiment à toi-même en fait, surtout à un moment où tu avais l'impression d'être dans une profonde souffrance dans ta relation de couple. Et ce conseil, c'est qu'en fait, il faudrait que tu aies moins besoin de lui. Il faudrait que tu sois plus homme, plus détaché, que tu arrêtes d'attendre autant de lui. Et si tu es un homme, peut-être que toi, tu as entendu, compris autre chose. qui serait plutôt de débrouille-toi tout seul, n'attends rien, sois solide. Et peut-être l'un ou l'autre que finalement tu as essayé sincèrement et qu'au fond ça n'a pas vraiment marché. Et ce conseil justement est à moitié faux. Et c'est lui aussi qui te fait tourner en rond pendant des années. Parce que la vérité c'est que nous sommes faits pour nous calmer les uns les autres. Je vais prendre un autre exemple, peut-être que ça va te parler, mais par exemple si tu es une jeune fille et que ta maman a vécu des histoires compliquées avec les hommes, elle t'aura dit « mais tu n'as besoin de personne, tu n'as pas besoin d'hommes dans ta vie » , ce genre de discours. Si tu es un homme, pareil, avec des parents qui ont vécu des choses compliquées dans la relation de couple, en fait ils projettent leur propre vécu. Et c'est pour ça que les conseils des autres sont toujours très compliqués. Petite parenthèse. Mais, en tout cas, peut-être que tu as entendu vraiment, attention, les femmes sont comme ci, les femmes sont comme ça, construis-toi tout seul, voilà, ce genre de choses. Et c'est pour ça que je dis que ce conseil est à moitié fou. Je reviens, parce que j'avais envie de vous redonner ces exemples-là qui venaient de m'arriver en tête. On est des êtres de lien. Donc, ça veut dire que nous sommes faits aussi, physiologiquement. donc d'un point de vue vraiment physique, hormonal, pour apprendre à se calmer les uns les autres, pour être en relation les uns avec les autres. Et donc, avoir besoin de ton conjoint, de ta conjointe, pour te sentir en sécurité, ce n'est absolument pas une faiblesse. Ce n'est pas un défaut qu'il faut corriger. Ce que je veux vraiment que tu comprennes tout de suite dès le départ, c'est que c'est profondément... humain. Et en fait, le vrai problème, il n'est pas là. Le problème, c'est le jour où tu as confié la totalité de cette fameuse sécurité, ce sentiment de sécurité, sans apprendre à le faire en partie par toi-même. C'est-à-dire que tu as donné tout ça dans les mains de l'autre. C'est ça quand on décrit ou quand on parle de dépendance affective, par exemple. C'est-à-dire qu'on arrive... plus à rien faire seul. Mais l'idée, ce n'est pas de tout faire seul. Donc, c'est pour ça que finalement, une personne, quelle qu'elle soit, ta femme, ton mari, ne pourra jamais assez te rassurer. Et ce n'est pas parce qu'il ou elle t'aime mal, c'est parce qu'une réassurance qui vient entièrement de l'extérieur de toi ne peut jamais remplacer un impuie, un appui. intérieure que tu n'as jamais construit à l'intérieur de toi. Je répète les mots, mais c'est hyper important de comprendre ce sujet-là. Donc, le piège, souvent, c'est de croire qu'assez de réassurance ferait taire la peur que tu ressens. Je vais te prendre un exemple. d'une situation d'un couple que j'ai accompagné qui m'a expliqué ça. Et ça te permettra peut-être de mieux comprendre la situation. Donc, ce n'est pas une scène avec une dispute ou une soirée qui tourne mal, en fait. Justement, c'est tout l'inverse. C'est un moment où tout va bien. Donc, ce couple, ils étaient ensemble depuis une douzaine d'années. Et ils ont réussi à s'offrir un week-end rien que tous les deux. Deux enfants, chez les grands-parents. Ils faisaient beau. Et ils ont prévu un bel endroit. Donc tout était réuni pour que ça soit parfait. Et c'est justement là, dans cet instant, où finalement il n'y avait aucune raison d'avoir peur, que la peur s'est quand même invitée dans ce week-end. Du côté de la femme, voilà ce qui s'est passé. Elle était là, la main dans la sienne, au dîner. Il était attentif, il était présent. Il avait tout organisé. En plus, il faut en profiter quand même ! Et pourtant, à un moment donné, elle lui demande « Tu es content d'être là avec moi ? » Alors elle pose la question, mais c'est qu'elle n'écoute pas. Ce n'est pas vraiment la réponse, mais c'est la chaleur de la réponse, le grain de sa voix. Est-ce qu'il y a de l'élan ou juste un « Mais oui, poli » ? Il jette un œil à l'heure pendant deux secondes et quelque chose à l'intérieur d'elle se met à briller. Dans sa tête, ça tourne. Il est là, il a tout fait ça pour moi, alors pourquoi est-ce que je ne suis pas tranquille ? Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? C'est vraiment la situation, les mots qu'elle m'a expliqués. Et en fait, elle a reçu énormément d'informations, mais en fait ça ne suffisait pas à l'intérieur d'elle d'éteindre ce qui se jouait, ce qui se jouait, sa peur. C'est vraiment ça. J'ai un autre exemple. Un peu une situation similaire où là, c'est aussi lui qui avait tout réservé. Il voulait vraiment faire plaisir à sa femme. C'était vraiment... Il avait tout organisé. C'était vraiment très, très chouette. Il voulait l'impressionner, en fait. C'était vraiment quelque chose qui était très important. Et elle s'est émerveillée sur le moment. Et là, tant qu'elle s'émerveillait régulièrement... Eh bien, c'était OK. Puis, il y a eu un moment donné, il m'a expliqué qu'il ne savait pas trop ce qui s'était passé. Donc, c'est un autre couple que j'ai accompagné, pour vous remettre un peu le contexte. Et en fait, elle a eu un coup de fatigue ou quoi que ce soit, et elle était beaucoup plus silencieuse. Alors, bien évidemment, j'ai creusé. En fait, elle était simplement fatiguée par la route. Mais bon, lui, en fait, qu'est-ce qui s'est passé ? C'est tout de suite, il s'est dit, OK, c'est bon, j'ai raté mon coup. Je n'ai pas été à la hauteur. Et qu'est-ce qu'il a fait à ce moment-là ? Il ne dit pas, mais j'avais tellement envie que tu sois heureuse. Il a commencé à se refermer, à devenir plus sec. Et il est repassé en mode organisation. Il gérait les choses très pratico-pratiques. Il faisait les choses. Mais en fait, il n'exprimait plus du tout ce qu'il... La joie, les émotions. Il était en fait vraiment figé tout en continuant à faire. Et en fait, lui aussi dans cet exemple attendait quelque chose de l'extérieur, donc de sa femme, pour se sentir bien. Donc voilà, je t'ai pris deux exemples pour que tu puisses comprendre ce qui peut se jouer du côté de l'énergie féminine et du côté de l'énergie masculine. Parce que, en fait, ces deux personnes-là, si tu t'es reconnu dans l'un ou dans l'autre, que tu sois un homme ou une femme, tu sais très bien que dans mes épisodes, je ne mets pas de différence. La forme est différente, mais en fait, les deux cherchaient une preuve d'amour. Dans la voix, dans l'intonation, dans les yeux de l'autre. Et en fait, tous les deux attendaient à l'extérieur d'eux le signal qu'ils pouvaient être tranquilles. Et tous les deux, même au milieu d'un week-end parfait, n'y arrivaient pas. D'accord ? Donc c'est vraiment ça qu'il faut apprendre à comprendre. C'est que même sur des bons moments, Ça va être, à l'intérieur de soi, très compliqué pour les personnes qui attendent constamment de la réassurance. Alors, pourquoi est-ce que tu vas me dire, ou peut-être que tu entends ça et tu reconnais ton ou ta partenaire, et peut-être que tu te demandes, ok, on reçoit autant, on est gâté, mais en fait, finalement, la personne, elle reste, ou toi, tu restes sur ta faim. Eh bien, en fait, comme je te le disais, nous sommes faits biologiquement pour nous calmer aussi les uns les autres. Stephen Porges a beaucoup étudié notre système nerveux, cette partie de nous qui décide sans qu'on y pense si on est en sécurité ou en danger. Et il a montré vraiment quelque chose de magnifique, que notre corps se détend en présence d'une personne avec qui il se sent en sécurité. Une voix douce, un visage apaisé, une main posée dans le dos et notre rythme cardiaque ralentit, notre respiration se pose. Ça s'appelle la co-régulation. Et le premier exemple, c'est le bébé. Un bébé ne sait pas se calmer tout seul. C'est impossible pour lui. Il se calme parce qu'on le prend dans les bras, parce qu'il emprunte littéralement le calme de l'adulte qui le tient. Et du coup, je vais revenir sur ce sujet. Toutes les théories où il faut laisser un bébé pleurer, regardez même votre propre histoire. Si vous êtes de l'héritage de parents où il fallait laisser un bébé pleurer la nuit pour qu'il fasse ses nuits, eh bien... je peux vous assurer que vos bases intérieures, de sécurité intérieure, ont été dès là ébranlées. Donc je ne vais pas faire de diagnostic comme ça, mais c'est vraiment essayer de savoir comment vous, vous avez grandi aussi en tant que bébé. Ça, c'est la première chose qui est très importante. Et en fait, on ne perd jamais complètement ce fonctionnement. Toute notre vie, la présence rassurante de l'autre... va continuer d'apaiser notre système nerveux. Donc, je te le redis, avoir besoin de ton conjoint pour te sentir en paix, ce n'est absolument pas un défaut. C'est la façon dont les êtres humains sont fabriqués. Mais le piège, il est où ? En fait, il tient dans une image qui est très simple. Pense à ton téléphone. Quand la batterie est vide, tu peux le brancher sur une batterie de secours ou sur celle de quelqu'un d'autre. Il va se réallumer, il va refonctionner. C'est ça que fait la... réassurance. Tu te branches sur le calme de ton conjoint et ça marche, vraiment. Sur le moment, tu te recharges. Je voulais revenir, je vous reprends cet exemple qui me revient, cette histoire d'ailleurs de bébé. Regardez toujours si une maman stressée, angoissée, pas bien, prend son bébé dans les bras, qu'est-ce qui se passe ? En général, le bébé ne se calme pas et c'est pour ça que le bébé va souvent se calmer. chez les personnes, même là pour le coup, qui sont beaucoup plus calmes et beaucoup plus apaisées. On aura l'occasion de revenir, mais c'est important de bien comprendre ce mécanisme. Des enfants qui sont face à des adultes hyper stressés, hyper angoissés ou autres, n'apprennent pas non plus à se calmer au sein de la maison. Je reprends encore une image pour vous. Je travaille de plus en plus. cette notion de stress à la maison, du retour des parents. On parle souvent du tunnel du soir. Mais en fait, si vous vous rentrez de votre journée en tant que parent, hyper énervé, stressé, le travail, la route, les bouchons, et en fait, vous essayez de passer une bonne soirée avec vos enfants, mais en fait, vous êtes dans un état hyper énervé, comment voulez-vous que les soirées aussi se passent bien ? Donc, c'est ça la co-régulation aussi. juste prenez ça en tête, on aura l'occasion d'en parler, et si ce sujet vous intéresse, n'hésitez pas à me faire un petit email, parce que je le travaille beaucoup, pour à un moment donné, il faut repenser aussi notre état quand on rentre le soir. Donc, bref, je reviens à ma métaphore du téléphone. Tu te branches sur le calme de ton conjoint ou de ta conjointe, ça marche, sur le moment, tu te recherches, ça marche. Le problème, c'est que si donc, ta propre batterie, repensez au truc du soir, à toi est complètement... à plat parce que dans ce cas, la seconde où tu te débranches à la seconde où le contact s'arrête, tu retombes à zéro. La journée reprend, l'autre va travailler, l'autre va se coucher, tu sens plus la présence et voilà que t'es de nouveau à plat et tu vas devoir te rebrancher. Et en fait, c'est pas que la recharge ne marche pas, c'est que ta batterie, elle est morte en fait. Elle ne tient plus entre deux recharges. Et c'est ça en fait. qui va souvent poser problème, et c'est souvent ça qui se passe aussi dans cette notion de dépendance affective qui fait souffrir. Il y a un deuxième mécanisme qui s'ajoute, qui est toujours un peu plus discret, et qui explique pourquoi il faut toujours un peu plus. Notre cerveau s'habitue à tout ce qui se répète. C'est ce qu'on appelle l'habituation. Un parfum qu'on adore, on ne le sent plus au bout de dix minutes. Le premier « je t'aime » dit, dans un certain contexte, va te faire un énorme plaisir et le centième, dit de la même façon, ne te fera plus rien. Et alors, sans t'en rendre compte, tu en demandes un peu plus, un peu plus souvent, un peu plus fort, pour retrouver finalement le même apaisement. Et ton conjoint ? Lui va finir par se sentir épuisé ou jamais à la hauteur parce que quoi qu'il donne, ça ne semble jamais suffire. Mets les deux ensemble et comprends tout. Te recharger sur l'autre, c'est bon et c'est normal, mais si tu n'as que ça sans une batterie intérieure, et si par-dessus le marché, ton cerveau s'habitue à chaque moment, alors forcément, personne ne pourra jamais te rassurer assez. C'est donc pas une question de quantité. tu pourras recevoir dix fois plus que ça ne changerait rien tant que ta batterie intérieure, elle reste à plat et incapable de garder ce que tu as reçu. Avant de voir dans la suite de cet épisode comment on sort de ce fonctionnement, j'ai envie de te dire un petit mot. Si en m'écoutant aujourd'hui tu te reconnais dans cette manière d'aller chercher à l'extérieur de toi une sécurité qui ne vient jamais tout à fait, j'ai préparé une série de quatre vidéos gratuites qui s'appelle « Se libérer de l'attente » . Tu t'inscris une fois, tu reçois la première vidéo tout de suite dans ta moitié mail, et les suivantes arrivent tous les jours. Le lien est dans la description de l'épisode, et je t'en reparle un peu plus en détail dans quelques instants. Donc, le vrai problème n'est donc pas que tu aies besoin de l'autre, parce qu'il y a une erreur très répandue qui fait beaucoup de dégâts. Quand on comprend qu'on dépend trop de l'autre, pour se sentir en sécurité. On croit en général qu'il n'y a qu'une seule sortie, très très très quand même développée en développement personnel, et qu'à un moment donné, il faut remettre de l'équilibre dans tout ça, qui est, apprends à t'aimer toi-même, apprends à faire les choses seul, et puis après mets-toi en couple. Non, ça, c'est pas la seule sortie, et j'ai même envie de dire que ce n'est absolument pas la meilleure sortie. Il ne faut pas se durcir, il ne faut pas devenir indépendant. Il ne faut pas avoir moins besoin de lui ou d'elle. C'est une fausse sortie. En réalité, il y en a une qui est vraie. Si on s'appuie sur le travail d'un thérapeute de couple américain, Stan Tatkin, qui décrit en fait trois grandes façons de fonctionner dans le lien. La première façon, il appelle l'île. L'île, c'est la personne qui a appris, souvent très tôt, qu'on ne pouvait compter que sur soi. Alors elle se débrouille seule, elle ne demande rien, elle a l'air solide, autonome et parfois un peu distante. Et c'est souvent cette image-là qu'on prend pour un modèle. Regarde, lui, elle, il ou elle n'a besoin de personne. Sauf qu'en fait, l'île n'a pas réglé le problème, elle l'a enterrée. Elle a tellement peur d'avoir besoin qu'elle a couplé le pont. Mais à l'intérieur d'elle, la peur est toujours intacte. Et c'est très souvent ce que vont vivre... sur tous les hommes. Et c'est exactement ce que je te parlais aussi dans les précédents épisodes, si tu les as écoutés. La deuxième façon, c'est la vague. La vague, c'est la personne qui a besoin de beaucoup de contacts, de signes, de présence, qui monte très haut quand le lien est très bon, et qui s'effondre dès que l'autre s'éloigne. Elle se rapproche, elle relance, elle vérifie. C'est très souvent ce que vivent beaucoup de femmes, les effets de vague. Et ces deux-là, Regarde bien, on dirait des contraires. L'une se cramponne, l'autre se coupe. Mais c'est exactement la même chose. Ce sont deux personnes qui n'ont pas d'appui à l'intérieur d'eux et qui gèrent ça de manière totalement opposée. L'une en s'accrochant au dehors, l'autre en faisant semblant de n'avoir besoin de rien. Donc la seule vraie sortie, c'est l'encre. L'encre, ce n'est pas quelqu'un qui n'a besoin de personne, au contraire. L'encre s'appuie pleinement sur l'autre, elle sait se laisser rassurer par l'autre, elle sait se laisser aimer par l'autre sans honte. Mais elle a aussi à l'intérieur d'elle un sol, un endroit où revenir quand l'autre n'est pas disponible. Du coup, elle peut se brancher sur sa batterie de l'autre quand elle en a besoin et tenir sur la sienne le reste du temps. J'espère que tu vois bien la nuance. La sortie, ce n'est pas d'avoir moins besoin de ton conjoint, de ta conjointe. C'est de te construire un appui à toi pour pouvoir t'appuyer sans lui, sans t'y noyer. Je pensais à ce couple que j'ai accompagné. Ils ont monté une entreprise ensemble et ils dirigent ça à deux depuis des années. Au travail, l'homme, c'est l'appui de tout le monde. C'est celui qui reste calme quand un dossier est très compliqué. C'est d'ailleurs celui vers qui les salariés se tournent dans la tempête. Personne ne tient mieux que lui. Puis un jour, il m'a dit une phrase que je n'ai vraiment pas oubliée. Il m'a dit « Au bureau, quand tout tremble, c'est moi qui tiens » . Par contre, chez moi, il suffit qu'elle soit ailleurs, deux heures, un peu froide, occupée avec les enfants. Et là, il y a vraiment quelque chose à l'intérieur de moi que je ne comprends pas. Cet homme, c'est une île au travail, qui devient une vague à la maison. Il a tout l'air d'une encre, mais son sol à lui. Il l'a posée entièrement sur sa femme. Et du coup, quand elle s'éloigne un peu, le sol se dérobe. Alors, il reprend tout en main. Laisse, je m'en occupe. Il gère, il contrôle. Et sans le vouloir, il la pousse doucement vers la sortie. C'est tout. Tout le paradoxe, à force de vouloir qu'elle le rassure, il fait fuir la personne dont il attend tout. Et ça, c'est vraiment important que tu puisses le comprendre, qu'il n'y a pas de vérité de nouveau absolue, il y a vraiment des modes de fonctionnement qu'il faut apprendre à observer, à comprendre, puis à remettre de la douceur finalement quelque part. Maintenant, comprendre tout ça, qu'est-ce que ça change concrètement ? Le jour où tu vas commencer à te construire cet appui à toi, à l'intérieur. Qu'est-ce que ton couple y gagne ? Parce qu'en fait, c'est pas uniquement que toi qui va mieux. C'est tout le couple qui va apprendre à respirer. Eh ben, si on reprend nos exemples du début d'épisode avec le week-end, côté femme. Avant, quand elle avait besoin de tranquillité, elle surveillait l'intonation de son conjoint, la voix. Mais le jour où elle a bien son encre à elle, en fait, qu'il soit tendre, qu'il soit un peu plus distrait, qu'il réponde un peu sur le côté. Mais en fait, son sol, son intérieur ne bouge pas. Elle peut se dire, oh bah tiens, elle est peut-être fatiguée. Ou d'ailleurs, il ne dit rien sur nous, mais c'est ok en fait. Il y a beaucoup moins de suppositions, de films, de ruminations. Et puis elle va aussi juste, peut-être tout simplement, lui demander en fait. Et ce qui change pour le couple, c'est qu'elle va arrêter de lui demander 10 fois par jour de... prouver quelque chose. Et lui, son mari qui se sentait sans cesse en train de passer un examen, il va apprendre à se détendre. Il va revenir vers elle plus librement parce qu'il n'a plus l'impression de rater quelque chose. La pression va retomber et la tendresse, la vraie, celle qui n'est pas réclamée, va revenir d'elle-même. Du côté des hommes, avant, dès que sa femme était un petit peu absorbé ou un peu critique, en fait, lui, il se durcissait et il reprenait le contrôle. Et le jour où il a commencé à vraiment comprendre son appui intérieur, eh bien, du coup, il a pu traverser ce moment où elle est ailleurs sans le vivre comme un verdict sur lui, sur sa valeur, sur qui il est. Il peut même, et ça, ça change tout, lui dire tu m'as manqué au lieu de bouder ou de tout gérer à sa place. Ou même, j'ai vu que t'avais besoin d'un petit moment tranquille, est-ce que là c'est ok ? Et pour le couple, en fait, c'est immense. Parce qu'une femme qui voit que son conjoint est capable de dire Ah bah tiens, j'ai besoin de toi, je vois que... Au lieu de se fermer, elle va se sentir reliée à lui. Elle va cesser aussi de se cogner contre un mur. Le couple redevient un endroit où finalement on se parle, au lieu d'un endroit où l'on encaisse en silence. Et c'est ça le plus beau. Et c'est ça que je veux que tu entendes très bien. Quand chacun a son propre appui à l'intérieur, la co-régulation, ce dont je te parlais tout à l'heure, se met enfin à marcher dans les deux sens. Vous pouvez même vous recharger l'un sur l'autre. Et oui, il y aura des moments où l'autre aura plus besoin que l'autre. C'est pas grave, ce n'est plus une question en fait. Et d'ailleurs, ce n'est plus une question de survie. Se rassurer va redevenir un cadeau qu'on se fait. Et non une dette. qu'on va réclamer. Du coup, l'espace du couple va cesser d'être un terrain où l'un quémande, l'autre fuit. Il redevient juste ce qu'il devrait rester et être, l'endroit le plus safe. Celui où tu te poses, celui où tu te recharges, celui où tu repars vers d'autres activités plus solides. C'est ça un couple vivant. Ce n'est pas deux personnes qui n'ont besoin de rien. C'est deux personnes qui tiennent chacune debout et qui choisissent. librement de s'appuyer l'une sur l'autre. Maintenant, peut-être que tu te demandes, ok, mais ce sol intérieur, cette batterie à moi, comment je la construis, puisqu'à première vue, je ne l'ai pas. C'est exactement la bonne question. Aujourd'hui, tu ne vas pas avoir trois conseils rapides, parce que ça te ferait croire que tout se règle en cinq minutes. Et ça, ce n'est pas honnête. Ce chemin, je le travaille depuis des années, avec les hommes, avec les femmes que j'accompagne. Et très souvent, j'ai vu vraiment que très souvent, la première étape, en fait, ce n'est pas de se forcer à changer. C'est de comprendre précisément ce qui se joue et d'où ça vient. Et c'est bien pour ça que j'ai créé une série de quatre vidéos gratuites qui s'appelle « Se libérer de l'attente » . Quatre vidéos où tu t'inscris via le lien sous cette vidéo, sous cet épisode, dans la description de cet épisode. Tu laisses ton prénom, ton email, tu reçois la première vidéo immédiatement. et les quatre quatre jours suivants, arrivent dans ta boîte e-mail. C'est gratuit, ça s'adresse autant aux hommes qu'aux femmes, en couple ou célibataire, qui sentent qu'ils attendent de l'autre une tranquillité qui ne vient jamais tout à fait. Et donc si c'est ton cas, je serais vraiment très heureuse de te retrouver à travers cette série de vidéos. Pour terminer, je vais te laisser avec l'idée qui résume tout ce que j'ai te dit aujourd'hui. Personne ne pourra jamais te rassurer assez. Et ce n'est pas une mauvaise nouvelle. c'est une libération, c'est un espace qui libère. Parce que ce n'est pas en ayant moins besoin de ton conjoint que tu vas trouver la paix, c'est en te donnant à toi un appui sur lequel revenir pour pouvoir enfin t'appuyer sur l'autre sans t'y perdre. Et du coup, j'ai envie de te laisser avec une petite question, comme à chaque fin d'épisode, qui va autant pour les hommes que pour les femmes. Si tu n'avais pas à avoir moins besoin de l'autre, mets en fait à te construire enfin un sol à toi pour pouvoir t'appuyer. Qu'est-ce qui se passerait pour toi ? Qu'est-ce que ça changerait profondément dans ta relation ou dans ta future relation ? On se retrouve très bientôt ! Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? Alors pensez à laisser un avis, un commentaire. Rappelez-vous également de vous abonner afin d'être averti du nouveau contenu qui va paraître. Et enfin, si vous désirez plus de ressources, dans la description, vous avez de multiples informations pour me retrouver. Je vous retrouve très bientôt.